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Kits découvillons destinés à dépister le coronavirus dans un hôpital de Barcelone le 15 avril 2020
Santé

Covid-19 : le monde se livre à une course effrénée au vaccin

by Sahel Tribune 18 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la lutte contre le coronavirus, le temps n’est pas encore à l’optimisme. Le patron de l’OMS invite à poursuivre la mise en œuvre des mesures de prévention du coronavirus.

Après des annonces optimistes ces derniers jours sur l’efficacité d’un vaccin contre le coronavirus à 90 %, le patron de l’OMS a donné un coup cinglant à cet optimisme, lundi 16 novembre 2020, au cours de la réunion du Conseil exécutif de l’OMS. « Depuis le début de la pandémie de COVID-19, nous savions qu’un vaccin serait essentiel pour maîtriser la pandémie. Mais il est important de souligner qu’un vaccin complétera les autres outils dont nous disposons, pas les remplacera », déclare Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, sur son compte Twitter. Selon lui, « un vaccin à lui seul ne mettra pas fin à la pandémie de COVID-19 ».

Au cours de cette session du conseil exécutif de l’OMS, Dr Tedros a avancé des arguments expliquant pourquoi « un vaccin » serait toujours insuffisant s’il n’est pas accompagné par d’autres mesures. Selon lui, plusieurs problèmes subsisteront même si on parvenait à avoir un vaccin efficace. « Au départ, l’offre sera limitée, de sorte que les agents de santé, les personnes âgées et les autres populations à risque seront prioritaires », a-t-il précisé. Toutefois, il fonde espoir que « cela réduira le nombre de décès et permettra aux systèmes de santé de faire face ».

Dr Tedros invite alors à ne pas renoncer prématurément aux mesures visant à contrôler l’expansion de la pandémie de coronavirus. Il s’agit entre autres de : poursuivre la surveillance ; tester, isoler et soigner ; tracer les contacts et mettre en quarantaine ; engager les communautés, etc.  

Malgré tout, notons l’existence d’un véritable engouement autour de la recherche de vaccin contre la Covid-19. La société américaine Moderna a annoncé lundi dernier l’efficacité de son vaccin à 94,5 %. Selon Dr Anthony Faucy, les résultats de ce vaccin sont « incroyablement impressionnants », confie-t-il à l’AFP. Du coup, les États-Unis espèrent vacciner 20 millions de personnes d’ici la fin de l’année.

Togola

18 novembre 2020 0 comments
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La tolerance une vertu
Éducation

#MardiPhilo : la tolérance, cette vertu devenue un idéal dans les sociétés modernes

by Sahel Tribune 17 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Comme à l’accoutumée, la Journée internationale de la tolérance a été célébrée, le 16 novembre dernier. Une occasion d’appeler à la tolérance et par ricochet à la paix dans le monde.

« La tolérance est en effet un état d’esprit, une prise de conscience, une exigence aussi ; c’est réaliser que la diversité culturelle est une richesse et non un facteur de division ; c’est percevoir que chaque culture, au-delà des différences immédiates et apparentes, recèle une part d’universalité et parle le langage commun de l’humanité », a expliqué Audrey Azoulay, directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour la science et la culture (UNESCO). C’était à l’occasion de la Journée internationale de la tolérance, lundi 16 novembre 2020.

Cette explication de Azoulay rejoint celle du panafricaniste Kwamé Krumah, ex-président ghanéen, qui estimait que le multiculturalisme est une chance pour une communauté puisqu’il permet l’enrichissement culturel. La cohabitation pacifique de plusieurs cultures permet à chacune d’elle d’opérer des synthèses pour ainsi s’enrichir. Cette même idée est partagée par Wenceslas Betu Mulumba, philosophe congolais, qui ne finit pas de nous parler de toutes les richesses de l’interculturalité à l’ère de la mondialisation. L’interculturalité permet de trouver une solution d’ensemble à beaucoup de problèmes auxquels l’humanité est confrontée, comme le chômage, le terrorisme, les méfaits de la science et de la technique, etc.

Toutefois, le monde est traversé de bout en bout par l’intolérance sous diverses formes. Des guerres intercommunautaires et intracommunautaires, des scissions dans les familles, la difficile cohabitation des sectes religieuses, le racisme, l’ethnicisme, sont entre autres des pratiques dans le monde qui prouvent que l’intolérance a gagné du terrain. Or, Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies, ne disait-il pas que la tolérance est « cette vertu qui rend la paix possible » ? Pourtant, cette paix est encore aujourd’hui un idéal hors de portée.

Reprenant ce passage de l’écrivain français du 18e siècle, Voltaire, « Qu’est-ce que la tolérance ? C’est l’apanage de l’humanité. Nous sommes tous pétris de faiblesses et d’erreurs ; pardonnons-nous réciproquement nos sottises, c’est la première loi de la nature », Audrey Azoulay estime qu’en invitant ainsi l’humanité à privilégier le dialogue, le message de voltaire est aujourd’hui une véritable actualité dans le monde. Face à la montée en puissance des djihadistes sur nos États, la nécessité de dialoguer est devenue pressante. Le dialogue revient de plus en plus dans les propositions.

Néanmoins, Audrey Azoulay fait comprendre : « À l’heure où les extrémismes et les fanatismes se déchaînent encore trop souvent, à l’heure où le venin de la haine continue d’empoisonner une partie de l’humanité, la tolérance n’a jamais été une vertu aussi indispensable. »

Pour le règne de sociétés de plus en plus tolérantes, les gouvernements doivent s’appuyer sur l’éducation. La tolérance devrait occuper une place de choix dans les programmes scolaires et universitaires afin de cultiver dans le cœur des élèves et étudiants cette vertu cardinale du vivre ensemble. Toutefois, il faudrait mettre en garde contre l’acceptation de l’injustice, de l’intolérable, sous le manteau de la tolérance. Faire cela, ce serait créer des mécontents et ainsi revenir à la case de départ.

Togola

17 novembre 2020 0 comments
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Discours de Bah Ndaw
Politique

Mali : des problèmes autour de la mise en place du Conseil national de transition (CNT)

by Sahel Tribune 17 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Depuis la publication du décret définissant la clé de répartition du CNT par le gouvernement, la semaine dernière, il n’est pas rare de constater, à travers des communiqués, des dénonciations de la part de la classe politique de la procédure de mise en place de cet organe législatif de la transition.

Sur ce sujet, le président de la transition, Bah N’Daw, au cours de sa visite de 48 heures en Guinée-Bissau, a laissé entendre, dimanche dernier : « J’ai signé un décret et je m’en tiens à l’esprit de ce décret. »

Pour la bonne marche de cette transition de courte durée, le président N’Daw appelle à former un front commun. « Je ne suis pas un homme politique. J’ai été commis pour une mission de 18 mois. Le chrono est déjà en marche », a-t-il indiqué à l’occasion d’un point de presse qu’il a co-animé avec le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, à l’aéroport international Osvaldo Vieira de Bissau.

Vendredi 13 novembre 2020, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) n’a pas manqué à faire savoir sa désapprobation, au cours d’un point de presse. « Sans étonnement et sans surprise, le M5-RFP a appris par les réseaux sociaux avant d’en avoir confirmation dans le journal officiel du mardi 10 novembre 2020, l’adoption de deux (2) décrets fixant les modalités de désignation des membres du CNT, et la clé de répartition dudit organe », a déclaré le M5 avant d’indiquer : « C’est dire que le M5 n’a pas été officiellement saisi de cette question vitale pour la bonne marche de la transition ».  

En plus du M5-RFP, plusieurs partis politiques ont fait des dénonciations par rapport au mode de désignation et de la clé de répartition des membres du CNT. Beaucoup soupçonnent le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) de vouloir mieux se servir.

Rappelons que le décret n° 2020 -0143/PT-RM du 9 novembre 2020 fixant la clé de répartition du Conseil national de Transition indique que vingt-deux membres du CNT viendront des forces de défense et de sécurité, huit représentants du Mouvement du 5 juin (M5-RFP), 11 représentants des partis et regroupements politiques, neuf représentants des Organisations de la société civile. Quant au mode de désignation, le décret n° 2020 -0142/PT-RM du 9 novembre 2020 fixant les modalités de désignation des membres du Conseil national de Transition mentionne que pour être membres du CNT, les candidats doivent être de nationalité malienne d’origine, jouir de leurs capacités physiques et mentales, n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation pénale, avoir les compétences requises, être reconnu pour son engagement patriotique et être de très bonne moralité. Un autre aspect du mode de désignation est que c’est le vice-président de la Transition qui reçoit la liste de candidatures dans un délai de 48 h à compter de la date de publication du décret. Celui-ci est alors chargé de l’examen des dossiers et d’arrêter la liste des membres du Conseil national de Transition (CNT).

Bakary Fomba, stagiaire

17 novembre 2020 0 comments
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Lutte contre le cancer du col de luterus
Santé

L’élimination du cancer du col de l’utérus: les trois étapes clés de la stratégie mondiale de l’OMS

by Sahel Tribune 17 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé, mardi 17 novembre 2020, la stratégie mondiale pour accélérer l’élimination du cancer du col de l’utérus. Un engagement commun semble indispensable dans la lutte contre cette maladie. 

La vaccination, le dépistage et le traitement. Voilà les trois étapes clés de la stratégie mondiale de l’OMS pour accélérer l’élimination du cancer du col de l’utérus. Selon l’OMS, la mise en œuvre de ces étapes pourrait apporter une amélioration significative dans la lutte contre cette maladie. Elle pourrait réduire jusqu’à plus de 40 % l’apparition de nouveaux cas et réduire également le nombre de décès lié à cette maladie d’ici 2050.

« Nous disposons maintenant des outils rentables »

Le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus se réjouit de cette nouvelle stratégie : « L’élimination de tout cancer aurait déjà semblé un rêve impossible, mais nous disposons maintenant des outils rentables et fondés sur des données probantes pour faire de ce rêve une réalité ».

Cette initiative de 194 pays permettra l’atteinte de certains objectifs d’ici 2030, selon l’OMS. Il s’agit entre autres : de la vaccination de 90 % des filles avec le vaccin contre le VPH avant l’âge de 15 ans, du dépistage à l’aide d’un test de haute performance à l’âge de 35 ans de 70 % des femmes, de l’identification et du traitement de 90 % de femmes vivant avec le cancer du col de l’utérus.

Une lutte bénéfique

Selon les estimations de cette nouvelle stratégie, les investissements dans les interventions pour l’atteinte de ces objectifs pourraient être bénéfiques pour les économies. « On estime que 3,20 dollars seront retournés à l’économie pour chaque dollar investi jusqu’en 2050 et au-delà, en raison de l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail », indique l’OMS dans son communiqué publié, mardi 17 novembre 2020.

Cette stratégie mondiale pour accélérer l’élimination du cancer du col de l’utérus était devenue une nécessité pressante parce qu’elle contribuera à ralentir la recrudescence du nombre de cas de cette maladie. « Sans prendre de mesures supplémentaires, le nombre annuel de nouveaux cas de cancer du col de l’utérus devrait passer de 570 000 à 700 000 entre 2018 et 2030, tandis que le nombre annuel de décès devrait passer de 311 000 à 400 000 », avertit l’OMS avant de préciser que l’incidence de cette maladie varie selon les contrées.

Négligence de la communauté mondiale de la santé

Selon l’OMS, il est bien possible de vaincre le cancer du col de l’utérus. Cela, « grâce à un engagement mondial commun envers les objectifs de développement durable. » Dans la mesure du possible, « l’OMS exhorte tous les pays à veiller à ce que la vaccination, le dépistage et le traitement puissent se poursuivre en toute sécurité, avec toutes les précautions nécessaires ». 

La Sous-Directrice générale de l’OMS, la Dre Princess Nothemba (Nono) Simelela parle sans fard. La négligence de la communauté mondiale de la santé durant des décennies est la cause principale de l’aggravation de cette maladie. En plus de ces décennies de négligence, la pandémie de covid-19 a porté un coup dur à la lutte contre cette maladie à travers l’interruption des services de vaccination, de dépistage. La fermeture des classes et des frontières, le traitement, etc., pour raison de coronavirus a également eu des impacts sur la lutte contre cette maladie, souligne-t-on.  

Pour souligner la nécessité de lutter contre cette maladie, le Dr Princess Nothemba Simelela explique que « la lutte contre le cancer du col de l’utérus est aussi une lutte pour les droits des femmes ». 

Fousseni Togola

17 novembre 2020 0 comments
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41eme session du CSA
Politique

41e session du CSA : les quatre priorités de la transition dégagées par Moctar Ouane

by Sahel Tribune 16 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Après quelques mois d’interruption de ses travaux, le Comité de suivi de l’Accord d’Alger a démarré les travaux de sa 41e session, lundi 16 novembre 2020, au siège de la MINUSMA. Les priorités de la transition politique en cours au Mali ont été dégagées.

Deux mois après la mise en place de la transition politique au Mali, les travaux de la 41e session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA) ont démarré, lundi 16 novembre 2020, à Bamako. Cette session intervient après une suspension de 2 mois.

Cette reprise des travaux de la 41e session a eu lieu au siège de la MINUSMA. Elle a été présidée par l’ambassadeur d’Algérie au Mali qui est également le président du CSA, Boualem Chébihi.

Au cours de ces travaux, le Premier ministre du Mali, Moctar Ouane a que cette transition exige de faire des choix et de définir des priorités claires. Ce afin de donner un nouvel élan à l’Accord pour la paix et la réconciliation (APR). « Pour cela, précise-t-il, il faudrait l’engagement sans faille de toutes les composantes de la nation malienne ».

Les priorités dégagées par le Premier ministre malien sont entre autres : la redynamisation du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) ; l’accélération des réformes politiques et institutionnelles ; la situation des écoles et les actions de développement.

Selon le président du Comité pour le suivi de l’Accord, la tenue de cette rencontre est la preuve de l’engagement et de l’attachement des parties maliennes de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation : « Je crois que sur ce plan, la tenue en elle-même de la session a été importante notamment dans le contexte actuel de la transition et de la crise sanitaire que traverse le monde ».

S’agissant de la gestion de la transition politique au Mali, Boualem Chébihi souligne que les priorités sont « les réformes institutionnelles, le parachèvement et la clôture de la Phase 2 du DDR, le rétablissement des services sociaux de base et le lancement des projets pilotes dans les régions du Nord ».

En plus de ces différents aspects, il a été question du projet de loi relative à la valorisation du rôle des cadis ainsi que des préparatifs pour la tenue des deuxième et troisième audiences publiques de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).

Pour sa part, Mossa Ag Attaher, ministre de la Jeunesse et des Sports et membre de la CMA, a indiqué au cours de cette session que la mise en œuvre de l’Accord pourrait atteindre 80 % au cours de cette transition si tout est mis en œuvre afin que la période transitoire réponde aux attentes de la période intérimaire. Toutefois, il tire les attentions sur la nécessité « de mettre à contribution la participation des mouvements signataires de l’accord au sein du gouvernement pour booster la mise en œuvre de l’accord », rapporte Studio Tamani.

Fousseni Togola

16 novembre 2020 0 comments
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Ernsto Ottone sous directeur general pour la culture de lUNESCO
Seko ni Donko

Audrey Azoulay : « Le trafic illicite constitue un vol caractérisé de la mémoire des peuples »

by Sahel Tribune 16 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le 50e anniversaire de la Convention de l’UNESCO de 1970 a servi d’occasion d’appeler à une action commune autour de la lutte contre le trafic illicite de biens culturels. Les biens culturels représentent le patrimoine, l’histoire, l’identité, voire l’avenir d’un peuple.

La pandémie du coronavirus a rendu le patrimoine culturel plus vulnérable en affectant la surveillance des sites archéologiques. Une situation qui expose davantage ces sites aux fouilles illicites, affirme Ernsto Ottone, sous-directeur général pour la culture de l’Organisation des Nations unies pour la science et la culture (UNESCO). C’était à l’occasion du 50e anniversaire de la Convention de l’UNESCO de 1970 qui précise les mesures à prendre pour interdire l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. Selon M. Ottone, « le trafic illicite de biens culturels en ligne a connu une très forte augmentation. » A ses dires, le monde a assisté à une recrudescence du trafic illicite de biens culturels, ces dernières années. Toutes les régions du monde sont affectées par ce phénomène, dit-il.

Pourtant, selon l’UNESCO, « Le trafic de biens culturels représente une source d’énormes profits illicites qui sont utilisés pour blanchir les produits du crime ».  La même source indique que la destruction, le pillage, le trafic et la vente de biens culturels se font généralement en complicité avec des groupes terroristes et extrémistes violents. Or, pour Ernesto Ottone, « piller, vendre ou acheter un bien culturel issu du trafic illicite participe à déposséder les peuples de leur patrimoine, de leurs histoires, de leurs identités, et donc de leur avenir ».

Selon le sous-directeur général pour la culture de l’UNESCO, cette Journée est une opportunité à saisir pour mobiliser la communauté internationale à accentuer la lutte contre ce fléau. Pour mettre fin au trafic illicite de biens culturels, M. Ottone prône une action concertée, gage de solutions communes. « La protection des biens culturels et la lutte contre le trafic illicite nous concernent tous », a-t-il déclaré. Il invite tout le monde à s’engager dans la lutte contre ce fléau : « Mobilisons-nous pour arrêter le trafic illicite des biens culturels ».

L’UNESCO, en collaboration avec L’ONUDC ainsi que d’autres partenaires de la communauté internationale, mouille le maillot pour venir à bout de ce fléau à travers une série d’actions concrètes : appel à la ratification et à la mise en œuvre des instruments internationaux pertinents, amélioration de la collecte de données pertinentes, promotion des outils de l’ONUDC pour la gestion des connaissances sur la criminalité organisée et plein d’autres. Selon Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, « le trafic illicite constitue un vol caractérisé de la mémoire des peuples. Éveiller les consciences et appeler à la plus extrême vigilance est nécessaire pour lutter contre cette réalité largement sous-estimée ».

Ce 20e anniversaire a été également l’occasion de célébrer, pour la première fois, la première Journée internationale de lutte contre le trafic illicite de biens culturels adopté par la conférence générale de l’UNESCO par consensus en 2019. 

Fousseni Togola

16 novembre 2020 0 comments
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Amina Mohammed vice secretaire generale des Nations Unies
Politique

Amina Mohammed : « Nous devons voir les femmes dans ce nouveau Mali »

by Sahel Tribune 16 novembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Pour la construction du nouveau Mali, la vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina Mohammed demande une forte représentativité des femmes dans les instances de décision. C’était au cours de ses deux jours de visite au Mali, les 12 et 13 novembre 2020.

Dans le cadre de la consolidation de la paix, de la cohésion sociale, de la réduction des conflits et surtout de la participation accrue des femmes et des jeunes à la transition politique en cours au Mali, Amina Mohammed, la vice-secrétaire générale des Nations unies a séjourné au Mali, du jeudi 12 au vendredi 13 novembre 2020. Au cours de cette visite, elle a fait comprendre la nécessité que les femmes jouent « un rôle accru dans la gouvernance et la société » au Mali. À ses dires, il est temps de « reconnaitre que les femmes représentent la moitié de la population ». Pourtant, elles sont invisibles sur la scène publique, déplore-t-elle.

La vice-secrétaire générale des Nations Unies a invité à accroitre le rôle des femmes « tant dans la gouvernance que dans tous les aspects » de la vie. Elle a égalementsouhaité que les femmes soient au cœur de la construction du nouveau Mali. « Nous devons voir les femmes dans ce nouveau Mali. Nous devons voir les femmes, mais aussi les jeunes et particulièrement les jeunes femmes », a-t-elle souhaité. Dans une interview accordée à TV5 Monde, vendredi 13 novembre 2020, elle a fait savoir que cette transition constitue une opportunité à saisir à cet effet.

À titre de rappel, Mme Mohammed effectue une tournée de solidarité en Afrique de l’Ouest et au Sahel dont les prochaines étapes devraient comprendre la Sierra Leone, le Ghana et le Nigéria.

Bakary Fomba, stagiaire

16 novembre 2020 0 comments
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