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Des poulets de chair chez un vendeur a Kalaban coro en decembre 2020 copie
Actu

Nouvel An : un réveillon marqué par le covid-19

by Bakary FOMBA 30 décembre 2020
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Communément appelé « fête de poulets », la célébration du « 31 décembre » de cette année est marquée par la pandémie à coronavirus et l’état d’urgence sanitaire instaurée par les autorités de la transition. Cette année, les avis divergent entre les fêtards en ce qui concerne le mode de célébration réveillon 2020 compte tenu de la situation actuelle du pays.

La célébration du réveillon de la « Saint Sylvestre » est devenue une tradition au Mali, notamment dans la capitale Bamako, depuis plusieurs années. Pour honorer cette tradition, les jeunes cotisent généralement entre amis pour organiser des diners dans leur « grin » respectif. Certains aménagent des espaces pour passer ce moment spécial. D’autres préfèrent également les hôtels, les night-clubs ou tout autre lieu de divertissement pour fêter la nuit de la « Saint-Sylvestre. » Cette année, c’est dans un climat timide et simple que les Bamakois préparent cette fête.

Un réveillon pas comme les autres

À l’approche du « réveillon » 2020, les autorités maliennes ont instauré l’état d’urgence sanitaire avec à la clé des mesures barrières comme la limitation du nombre de personnes dans les lieux publics, la fermeture des lieux de luxe. Cela, afin de limiter la propagation du coronavirus.

Suite à cette décision, plusieurs groupes de personnes entre amis ont opté pour la fête en famille dans ambiance, certes, mais dans la modération. « La célébration de la “Saint Sylvestre” n’est pas dans mon programme cette année. Je le fêtais avec mes amis au grin. Je préfère rester à la maison avec ma famille et me contenter de ce que nous avons », a laissé entendre Lamine Kourouma, chef de grin à Niamakoro, quartier de la commune VI du district de Bamako. « Il ne sert à rien de se vider la poche et de s’exposer jute pour quelques heures », nous confie une source dans ce « grin ».

La cherté des poulets et autres accessoires du « réveillon » sur le marché a poussé Aldiouma Paré et ses « éléments » à s’abstenir de la célébration du réveillon de la « Saint Sylvestre » de cette année. Il affirme avoir acheté le poulet entre 2000 et 2500 FCFA l’année dernière. « Ce qui n’est pas le cas cette année », déplorent-ils.

Le blues des commerçants

Rencontré 4 jours avant le « 31 décembre », au marché de Baco-djicoroni, quartier de la commune V du district de Bamako, Ibrahim Kassé, vendeur de poulets, se plaint du manque de clients. Néanmoins il garde espoir sur ces derniers jours. Ce vendeur venu de Dioro, dans la région de Ségou, reconnait que la célébration du « réveillon » de cette année ne peut pas être comme celle des années précédentes. « La situation actuelle du pays, ajoutée à celle sécuritaire et économique jouent en notre défaveur cette année », a-t-il déploré. C’est conscient de tous ces paramètres que M. Kassé a diminué le nombre de poulets qu’il apportait d’habitude pour cette fête.  

Ce manque d’afflux est également signalé par Karim M’bodj, employé de commerce à Kalaban-coro, quartier du sud-est du district de Bamako. Cet employé s’est ravitaillé en habits luxueux et d’autres accessoires adaptés à la fête du « 31 décembre » sans tenir compte des instructions données par l’État dans le cadre de la prévention du covid-19. « Pour l’heure, le marché est loin d’être comme celui de l’année dernière », a-t-il expliqué tout en soulignant qu’il avait gardé spécialement certains articles, depuis plusieurs mois, pour cette période où « on peut les vendre cher. »

Malgré tout, l’espoir est permis du côté de Djénéba Sogodogo, vendeuse de condiments au marché de Banconi, quartier de la commune I du district de Bamako. Celle-ci estime que même le « jour J, on peut effectuer des ventes surtout le soir du 31 décembre. » Elle ajoute également que « les Maliens sont habitués à n’acheter qu’à la dernière minute. »

Bakary Fomba

30 décembre 2020 0 comments
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Soumaila Cisse ancien chef de file de lopposition malienne decede de covid 19
Politique

Mali : la levée du corps de Soumaïla Cissé a eu lieu ce matin à Paris

by Sahel Tribune 30 décembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

La levée du corps de Feu Soumaïla Cissé, décédé de covid-19 le 25 décembre dernier, a eu lieu ce mercredi 30 décembre 2020 à 9 h à l’hôpital américain de Paris, a indiqué l’Ambassade du Mali en France.

Cette cérémonie d’adieu s’est déroulée en présence de Abdallah Ag Hama, chargé d’affaires de l’Ambassade du Mali en France, du Consul général du Mali à Paris, de la famille du défunt, notamment son épouse Madame Cissé Assa Traoré et ses enfants.

La représentation diplomatique du Mali en France a saisi cette occasion pour rappeler que l’arrivée de la dépouille à Bamako est prévue le jeudi 31 décembre 2020 à 14 h 30 sur le vol régulier d’Air France.

Rappelons que les obsèques de l’ancien chef de file de l’opposition malienne sont prévues, le vendredi 1er janvier 2021 au Palais de la culture de Bamako.

Le décès de Soumaïla Cissé a été un véritable coup de tonnerre au sein de son parti politique, Union pour la république et la démocratie (URD), voire de toute la classe politique malienne.

Chiencoro

30 décembre 2020 0 comments
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Les fables du Taxi brousse de Solo Niare
Seko ni Donko

« Les fables du taxi-brousse », un livre qui redonne vie aux contes et fables du terroir

by Sahel Tribune 30 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Publié dans la collection Friffini des éditions La Sahélienne, cet ouvrage est une très belle initiative à saluer. Avec « Les fables du taxi-brousse », Solo Niaré redonne vie à ces paroles qui ont été naguère transplantées, voire amputées de leur suc originel sous la plume d’un écrivain aussi talentueux que Massa Makan Diabaté. Les textes inspirés des beaux récits de Kele Monson Diabaté étaient loin d’en restituer la saveur et la quintessence. Celui-ci ne se reconnaît pas dans des « paroles qui ne respirent plus », parce que figées entre les pages d’un livre.

L'auteur et conteur Solo Niaré nous présente la savane, des fables et des contes à lire en famille. Des légendes dans la tradition des Djéli (griot) au cours des veillées nocturnes sur la place du village. pic.twitter.com/vCFDspPLG4

— Le journal Afrique TV5MONDE (@JTAtv5monde) December 29, 2020

Il y a chez Solo Niaré un effort d’appropriation du riche matériau puisé à la fois dans la tradition orale et dans l’actualité, en vue de l’inscrire dans une double démarche de fidélité (à une vision et à des valeurs données) et de créativité (vivifiante et féconde). Il parvient, ainsi, à surmonter la dichotomie entre le traditionnel et le moderne, en les articulant d’une manière originale. Les mots prononcés par Fily Dabo Sissoko en 1956 à la session budgétaire de l’Assemblée du Soudan, prennent ici tout leur sens : « La tradition est un courant de vie, constamment alimenté de sucs nouveaux, qui poursuit sa course irréversible vers son devenir ; elle est mouvement et nulle part le mouvement ne s’oppose au progrès.  » C’est une attitude dynamique qui sort notre littérature orale des clichés réducteurs par une démarche constructive. Il importe donc de maintenir et d’approfondir cette logique d’appropriation à d’autres niveaux, en termes de communication et d’audience mais aussi de proximité .

Le mérite de cette mise en valeur des contes et fables du terroir revient à l’auteur et à son éditeur, La Sahélienne. C’est une avancée qu’il importe de renforcer, au-delà de l’illustration, en approfondissant encore les aspects ayant trait à l’oralité et à la proximité affective. Bon vent !                                             

Mamadou Bani Diallo

30 décembre 2020 0 comments
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Marche du 11 août
Politique

Rétrospective 2020 : six (6) événements marquants qui ont fait l’année au Mali

by Chiencoro 30 décembre 2020
written by Chiencoro 4 minutes read

L’année 2020 a été éprouvante pour les Maliens. Une année à la fois catastrophique en termes de crises, mais aussi historique en raison de la teneur des mobilisations citoyennes que le pays a connu.

« Si l’on sait d’où l’on vient, on saura où on va ». Cet adage n’a rien perdu de sa pertinence depuis la nuit des temps. Au moment où l’année 2020 tire sa révérence, c’est le lieu pour nous de présenter les faits que nous estimons marquants de cette année.

Apparition du coronavirus en mars

L’apparition du coronavirus dans les quatre coins du monde y compris le Mali a non seulement bouleversé les citoyens, mais aussi les gouvernants. Cette crise sanitaire, dès son apparition en mars 2020 au Mali, a contribué à la mise en place de mesures barrières ayant privé les citoyens de certains de leurs droits, notamment la limitation de la mobilité à travers l’instauration du couvre-feu et aussi la fermeture des écoles. Cette crise a lourdement frappé les commerçants, l’économie nationale et a contribué à l’aggravation des violences faites aux femmes et aux filles.

Cette pandémie, qui continue son ravage, restera gravée dans les mémoires et fera de 2020, une année inoubliable.

Enlèvement, libération et décès de Soumaïla Cissé

Cette année qui tire vers sa fin a été assez éprouvante pour la famille du chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé. En pleine campagne pour les élections législatives dans son fief à Ménaka, le président de l’Union pour la République et la démocratie (URD), deuxième force politique à l’Assemblée nationale du Mali, Soumaïla Cissé a été enlevé en mars. Après six mois de captivité dans des conditions dramatiques, il sera libéré en octobre. Trois mois après cette libération, en décembre précisément, il sera enlevé de l’intimité de sa femme, de ses enfants et de sa famille politique. Le coronavirus l’emporte définitivement laissant un véritable désespoir s’installer dans le cœur de ses militants qui le voyaient chef de l’État à la prochaine présidentielle.

Mis en place du mouvement du 5 juin

La tenue des élections législatives dans un contexte d’insécurité gravissime a contribué à la fragilisation du régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Les dénonciations de fraudes massives lors de ce scrutin de mars et avril ont conduit à la mise en place d’une vaste Coalition hétéroclite, composée de partis politiques, de mouvements de la société civile, de syndicats, etc., pour demander le départ d’IBK et de son régime. Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), qui a su regrouper toutes ces forces en son sein, était inimaginable dans la conscience collective avant sa mise en place. Un mouvement qui réussit à déstabiliser le régime en place malgré ses multiples tentatives pour se maintenir. L’acte posé par ce mouvement fera de 2020, une année historique durant laquelle le Mali a connu son quatrième coup d’État militaire.

Renversement d’IBK et instauration d’une transition politique

Vu la forte demande, l’instauration d’une désobéissance civile ayant conduit à des morts d’hommes parmi les civiles, le départ du président de la République, IBK, était inéluctable. Pour ce faire, les militaires prennent leurs responsabilités, puisque cela était devenu une des demandes formulées par des leaders du M5. En août, des militaires répondent favorablement à l’appel et « parachèvent » la lutte du M5 pour mettre un terme à des mois de souffrance du peuple malien. Le président IBK est renversé, l’Assemblée nationale contestée est dissoute aussi bien que la cour constitutionnelle dont la présidente ne faisait plus unanimité.

Ce coup d’État militaire donne lieu à l’instauration d’une transition politique dirigée par un militaire à la retraite, Bah N’Daw. Cela, à la demande des chefs d’État de la CEDEAO.

Décès d’anciens présidents de la République

L’année 2020 a été aussi celle de la disparition d’anciens chefs d’États et de personnalités de grande renommée. D’abord le décès de Moussa Traoré, en septembre 2020, et ensuite celui de Amadou Toumani Touré (ATT), en novembre 2020. Avec la perte de ces deux anciens présidents de la République du Mali, c’est toute une partie de l’histoire du Mali qui s’évapore. Comment les Maliens pourront oublier la perte de ces deux figures phares de l’existence de leur nation.  

L’extension de l’insécurité

Cette année qui tire sa révérence a vu également la crise sécuritaire s’étendre de la région de Mopti vers celle de Ségou ainsi que d’autres localités du pays. Les braquages nocturnes et diurnes se sont multipliés avec le plus souvent des morts d’hommes. Cet épisode, qui a endeuillé plusieurs commerçants et familles, a profondément marqué les esprits en 2020.

Togola

30 décembre 2020 0 comments
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Liberte de la presse 3
Sécurité

Liberté de presse : « En 2020, 50 journalistes ont été tués » dans le monde (RSF)

by Sahel Tribune 29 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Contrairement aux années précédentes, en 2020, la plupart des journalistes tués dans le monde l’ont été dans des pays en paix.

« En 2020, 50 journalistes ont été tués » dans le monde, déclare Reporters sans frontières (RSF) dans la deuxième partie de son Bilan annuel des exactions commises contre les journalistes dans le monde. Le RSF déplore l’augmentation des exactions contre les journalistes dans les pays en paix contrairement aux autres années où c’était les pays en guerre qui enregistraient le record des exactions. 

Dans son communiqué du 29 décembre 2020, le RSF indique qu’en 2016, 58 % des journalistes ont été tués dans des zones de conflit. Par contre en 2020, malgré la propagation de la covid-19, 68 % des journalistes ont été tués dans des pays en paix, notamment au Mexique (8 tués), en Inde (4), au Pakistan (4), aux Philippines (3) et au Honduras (3). Seulement 32 % ont été tués dans des zones de conflit.

« Sur l’ensemble des journalistes tués en 2020, 84 % ont été sciemment visés et délibérément éliminés, contre 63 % en 2019. Certains l’ont été dans des conditions particulièrement barbares », précise le RSF.

Les sujets dangereux pour les journalistes

« La violence du monde continue de s’abattre sur les journalistes », déplore le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. La plupart de ces attaques surviennent pendant que les journalistes violentés « enquêtent ou effectuent des reportages sur des sujets sensibles ». En effet, selon le RSF, la corruption locale et le détournement de fonds publics, la mafia et le crime organisé constituent généralement les sujets les plus dangereux pour les journalistes. Un nouveau sujet s’est ajouté à ces derniers : les manifestations. En 2020, 7 journalistes ont perdu la vie alors qu’ils couvraient des manifestations, indique le RSF.

Pour rappel, dans son Bilan annuel 2020 des journalistes détenus, otages et disparus, publié le 14 décembre dernier, RSF « recensait 387 journalistes emprisonnés pour avoir exercé leur métier d’information, un nombre historiquement haut de journalistes détenus ». Le RSF indiquait également que 2020 s’est caractérisée par « une augmentation de 35 % du nombre de femmes détenues arbitrairement et une multiplication par quatre du nombre d’interpellations au début de la propagation du virus à travers le monde ».

Chiencoro

29 décembre 2020 0 comments
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800px Les familles des otages francais renouvellent leurs appels pour la liberation 5937103356
Sécurité

Mali : Algérie récupère une « tranche » de la rançon payée pour la libération des otages

by Chiencoro 29 décembre 2020
written by Chiencoro 2 minutes read

Une partie de la rançon payée pour la libération des otages maliens, français et italiens en octobre dernier a été récupérée par l’Algérie, a annoncé le ministère de la Défense algérienne dans un communiqué du lundi 28 décembre 2020.

Enfin, les choses se précisent au sujet de la libération des otages en octobre 2020 au Mali. En plus de la libération de près de 200 terroristes, une rançon aurait bien été payée contre la libération des quatre otages, dont le chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, mort de covid-19 le 25 décembre dernier.

« La somme de 80 000 euros » récupérée

Dans un communiqué du 28 décembre 2020, le ministère de la Défense algérienne indique que son armée a « découvert et détruit cinq casemates pour terroristes à Jijel » dans la localité de Djebel Boutouil. Une opération antiterroriste qui a permis de récupérer « la somme de quatre-vingt mille (80 000) euros », soit environ 52 514 686,31 francs CFA. Une somme, précise le communiqué gouvernemental, « qui s’est avérée être la première tranche de la rançon, objet du marché conclu le mois d’octobre passé au Sahel, et supposée être versée au profit des résidus des groupes terroristes traqués par les services de sécurité. »  

L’Algérie souligne que c’est grâce aux informations obtenues après l’arrestation, le 16 décembre dernier, dans la zone de Jijel, du « terroriste Rezkane Ahcene » qui ont rendues possible ce succès. Au début de ce même mois de décembre, trois islamistes armés ainsi qu’un sergent-chef de l’armée algérienne avaient été tués au cours d’un accrochage. 

Rappelons que la France s’est vite démarquée de cette négociation pour la libération des otages contre rançon. « Nous n’étions pas parties de ces négociations », a indiqué, le 12 octobre 2020, le Premier ministre français Jean Castex, qui faisait croire à un « geste humanitaire » de la part des djihadistes.

Toutefois, Algérie est resté sur le qui-vive depuis la libération de ces terroristes. Elle avait même dénoncé les conditions de la négociation. Fin octobre 2020, un djihadiste libéré au Mali lors de ces négociations a été arrêté en Algérie.

Togola

29 décembre 2020 1 comment
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covid 19 4987726 1920
Actu

Covid-19 : le cri de cœur des acteurs économiques

by Sahel Tribune 29 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’impact du coronavirus se fait de plus en plus sentir dans le secteur économique au Mali. Dans un reportage de la radio Mikado, radio des Nations unies au Mali, nous comprenons que l’économie informelle et le secteur de l’hôtellerie et tourisme de la 4e région du Mali souffrent du poids de la maladie.

La crise sanitaire du coronavirus a touché tous les secteurs d’activité de manière directe ou indirecte. Mais c’est surtout les travailleurs dans l’économie informelle et dans le tourisme qui s’apitoient le plus, puisque leurs clients favoris constituent les étrangers.

Économie informelle

Dans un reportage de la radio Mikado FM, radio des Nations unies au Mali, diffusé le lundi 28 décembre 2020, à Ségou, au bord du fleuve Niger, Mamoutou Dembélé, artisan, souligne l’impact économique de la covid-19 sur leur milieu d’activité.

Depuis plus de dix mois, indique M. Dembélé à nos confrères de la radio Mikado, le secteur informel à Ségou croule sous le poids des difficultés économiques tributaires de la pandémie du coronavirus. Selon lui, la situation est « vraiment chaotique ». Car en raison de cette maladie, les touristes, qui constituent les véritables clients des artisans du Mali, se font très rares, dit-il. « Avant le coronavirus, on vendait beaucoup, mais aujourd’hui, avec la propagation de cette maladie, on passe toute une journée sans qu’on nous demande le prix d’un article », déplore-t-il.

Hôtellerie et tourisme

En plus de l’économie informelle, les travailleurs du secteur de l’hôtellerie et du tourisme se lamentent également. Dans la 4e région du Mali, les responsables d’hôtels, comme Drissa Touré, estiment la situation insupportable. « C’est un problème mondial et tout le monde reçoit sa part dedans », indique M. Touré avant de préciser que les « hôtels sont aujourd’hui désertés ». La raison est simple. Comme dans l’économie informelle, les véritables clients de ce secteur sont les étrangers qui viennent découvrir les réalités ou plutôt les valeurs culturelles ou historiques de la région.

Notons que ce n’est pas seulement le coronavirus qui constitue le problème dans cette région de Ségou. Il y a aussi l’insécurité qui a aussi contribué à l’asphyxie de l’économie dans la région. Cela, en raison surtout de la perturbation des transports.

Les autorités politiques ont promis des mesures d’accompagnement qui ne sont pas encore disponibles.

Chiencoro

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