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Lutte contre la resistance aux antimicrobiens
Santé

Résistance antimicrobienne : des dirigeants mondiaux lancent une action conjointe pour y faire face

by Sahel Tribune 21 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans le souci de lutter contre le phénomène mondiale de la résistance aux antimicrobiens, des dirigeants mondiaux ont lancé, vendredi  20 novembre 2020, une action conjointe.

« L’une des menaces les plus urgentes pour la santé humaine, animale, végétale et environnementale » constitue l’augmentation rapide de la résistance aux antimicrobiens, selon des dirigeants mondiaux. Cette résistance constitue pourtant un danger pour la sécurité alimentaire, le commerce international, le développement économique. Aussi sape-t-elle les progrès réalisés dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Ce n’est pas tout, elle « entraîne également une augmentation des coûts des soins de santé, des hospitalisations, des échecs de traitement, des maladies graves et des décès », explique-t-on avant de souligner qu’elle rend difficile le traitement de nombreuses infections.

Moteurs de la résistance

Les principaux moteurs de cette augmentation de la résistance sont « l’utilisation abusive et excessive d’antimicrobiens chez l’homme, les animaux et l’agriculture ». Selon le Groupe des leaders mondiaux de la santé sur la résistance aux antimicrobiens, les « micro-organismes résistants peuvent se propager entre les humains, les animaux ou l’environnement et les médicaments antimicrobiens utilisés pour traiter diverses maladies infectieuses chez les animaux et les humains peuvent être les mêmes ».

L’union des forces

« La résistance aux antimicrobiens est l’un des plus grands défis sanitaires de notre époque, et nous ne pouvons pas laisser à nos enfants le pouvoir de le résoudre », a déclaré Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. D’où la nécessité d’une action collective, selon QU Dongyu, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « Une action collective est nécessaire pour faire face à la menace de résistance aux antimicrobiens », fait-il savoir. C’est ce qui explique le lancement du Groupe des leaders mondiaux de la santé sur la résistance aux antimicrobiens, ce vendredi 20 novembre 2020, par les chefs de la FAO, de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Togola

21 novembre 2020 0 comments
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Cortege funebre
Chroniques

#ChroniqueDuSamedi : Au revoir ATT, bonjour le Mali !

by Sahel Tribune 21 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Entré par la grande porte de l’histoire, il y sort par la petite porte avant de la réintégrer avec gloire. Oui, le général Amadou Toumani Touré a été accompagné dans sa dernière demeure avec tous les honneurs dans un pays où il avait été qualifié de chef djihadiste, d’épicentre de la crise sécuritaire qui infestait le pays en 2012. Donc, d’ennemi numéro 1 de son peuple, voire de son pays.

« Bè bi ba bolo » (chacun pour soi, Dieu pour tous), « Vous ne connaissez pas la guerre ». Incompris par son peuple, celui que tout le monde appelle affectueusement ATT et qui a été à l’origine de l’instauration de la démocratie malienne, devient plus vite la risée publique. Chassé du pouvoir par des militaires en 2012, en raison de son impopularité, il exilera à Dakar durant des années, loin du pays qu’il a toujours porté dans le cœur.

Aujourd’hui, après sa rupture avec le monde visible, le même peuple qui l’a honni hier, le qualifie de vrai démocrate, d’homme intègre, de dialogue, de paix, de dirigeant exceptionnel. Son peuple lui donne raison après son départ pour l’éternité.

Ce peuple, qui l’a plébiscité avant de le chasser comme un vulgaire voleur, pleure sa mort, le regrette pour ses nombreuses réalisations, pour avoir compris son peuple. Le ridicule ne tue point le peuple malien.

 Quand est-ce que nous sortirons du remords ? Quand est-ce que nous apprendrons à être objectifs en sortant des manipulations au profit de politiques opportunistes ? Quand est-ce que nous arrêterons de pleurer nos morts ? En tout cas, le Mali est loin de voir le bout du tunnel. Car jusque-là, il n’y a pas « d’initiative populaire ». Ce qui fait du peuple malien un vulgaire papillon qui se laisse balloter par des vents contraires.

Si de l’indépendance à nos jours, le mandat de la plupart des chefs d’État a été couronné de coup d’État militaire, c’est parce que le peuple se laisse instrumentalisé par des politiques en quête de satisfaction d’intérêts inavoués. 

Néanmoins, le cas ATT devrait servir de leçon de démocratie au peuple malien. En tout cas, s’il veut se distinguer des politiques qu’il qualifie de « menteurs ». En chœur, disons donc au revoir ATT, bonjour le Mali !

Togola

21 novembre 2020 0 comments
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OMS
Santé

Covid-19 en Afrique : à l’approche des fêtes de fin d’année, l’OMS alerte

by Sahel Tribune 20 novembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Afin d’éviter que les fêtes de fin d’année soient une aubaine pour le virus du coronavirus — en Afrique — l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme. Elle demande le maintien des mesures de prévention.  

Durant les 28 derniers jours, parmi les 47 pays de la région africaine de l’OMS, 19 ont signalé une augmentation de plus de 20 % de nouveaux cas de coronavirus. 17 pays enregistrent également une diminution de plus de 20 % du nombre de nouveaux cas au cours de la même période, indique un communiqué de l’OMS, publié jeudi 19 novembre 2020.

Comme facteurs de risque d’augmentation de la propagation de la covid-19, l’OMS souligne les grands rassemblements et la mobilité. À l’en croire, la « saison des fêtes peut favoriser ces risques, résultant sur des évènements de super propagation ».

Afin de prévenir ce risque, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle les pays à « rester extrêmement vigilants ». La directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti exhorte à l’atténuation des risques à travers le port du masque, la limitation du nombre de personnes lors des réunions, le maintien de la distance physique avec les autres et le maintien de la « bonne hygiène des mains ». « Nous pouvons faire la fête, mais faisons-le en toute sécurité », recommande-t-elle.

Chiencoro

20 novembre 2020 0 comments
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Journee mondiale de la philosophie copie
Éducation

#Journée_Mondiale_Philosophie : face à la crise environnementale, les philosophes maliens revisitent leur tradition

by Sahel Tribune 20 novembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Mali, la philosophie est célébrée, ce jeudi 19 novembre 2020 dans l’enceinte de l’École Normale Supérieure de Bamako, autour de ce thème : « La crise environnementale : quelle solution pour le philosophe ? »

La philosophie est au service de la société, de l’humanité puisqu’elle n’est pas par-delà le monde. Conscient de cela, les philosophes maliens, à travers le trio de ces trois grandes institutions universitaires du Mali, ont apporté leur pierre à l’édifice. Ces institutions sont l’École normale supérieure qui a abrité cette édition, l’Université des lettres et des sciences humaines  (ULSB) et l’UCAO…

Sur le thème choisi cette année, M. Bakabigny Keita, Dr. Sékou Yalcouyé, Mme Elianne Ky et Dr. Souleymane Keita sont intervenus pour y faire des communications.

Compréhension des mobiles de la crise

Malgré la divergence de leur point de vue sur le sujet, les conférenciers semblent s’accorder sur un point qui concerne les causes de cette crise. Selon M. Bakabigny Keita, il n’y a pas de crise environnementale. « L’homme a juste pris conscience de son arrogance », affirme-t-il. La crise environnementale est, selon lui, le retour de l’arrogance de l’homme contre lui-même. Outre cet aspect, il invite également à une autre intelligence de cette crise environnementale en la regardant comme l’expression d’un malentendu entre les dominés et les dominants. « La crise signifie un conflit », soutient-t-il.

Pour sa part, Dr Sékou Yalcouyé souligne que l’homme ne peut pas être l’ennemi de la nature puisqu’il est un élément de cette nature. Devenir ennemi de la nature, c’est ipso facto devenir son propre ennemi, a-t-il indiqué. Du coup, il convient pour l’homme de reconstituer la nature pour satisfaire ses besoins fondamentaux. Dans cette perspective, il doit, au lieu de se respecter, respecter la nature. « Le manque de respect de la nature néantise la vie humaine, l’humanité entière », nous informe-t-il.

Pour Dr. Souleymane Keita, la terre est un patrimoine à sauvegarder. Pour concrétiser ce désidérata, il faudra nécessairement « repenser l’écosophie ». Dr. Keita fait entendre qu’au regard de l’évolution actuelle de l’humanité, à travers les progrès scientifiques et techniques, il y a un risque écologique majeur. « Si nous ne changeons pas, l’humanité sera plongée dans un chaos sans précédent », a-t-il prévenu. Se situant dans le sillage de Hans Jonas, Dr. Keita affirme que la nature est l’altérité de l’homme. Donc l’homme a une responsabilité non seulement vis-à-vis de ses semblables, mais aussi vis-à-vis de l’environnement, d’où une éthique de responsabilité pour l’humain.

Venir à bout de la crise environnementale

Pour contrecarrer cette crise, Dr. Keita se lie, d’un côté, à la maxime morale écologique de Hans Jonas : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre ». Et de l’autre côté, il rejoint Michel Serres pour dire qu’une désobéissance totale au modèle de l’économie mondiale actuelle, qui nous est imposée, est une des solutions « pour sauver la nature, l’humanité ».

Pour remédier à cette crise, M. Keita propose de faire un retour à l’intelligence des stoïciens selon laquelle « l’homme n’est pas un empire dans un empire » – Spinoza. Il s’agit pour l’homme de comprendre les lois de la nature afin de mieux se comporter vis-à-vis de celles-ci, explique-t-il.

Dr Yalcouyé recommande, pour sa part, à chacun de planter un arbre pour contrecarrer la crise environnementale. En outre, il recommande de rationaliser la recherche effrénée des capitaux. Il soutient que l’épistémologie doit être enseignée partout pour la protection et la préservation de la nature. Il a terminé sa communication par cette phrase de François Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Quant à Mme Elianne Ky, celle-ci prend l’éthique comme la voie pouvant permettre à l’homme de se ressaisir pour non seulement protéger la nature, mais surtout de la préserver. Il faut donc, pour Mme Ky, prendre la nature comme objet d’éthique.

Par Abdramane Coulibaly (Lumière)

20 novembre 2020 0 comments
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Impact de la covid 19 sur le commerce
Actu

Impact de la covid-19: « l’économie mondiale se contractera de 4,3 % en 2020 », selon la CNUCED

by Sahel Tribune 19 novembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

La conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié ce jeudi 19 novembre 2020 un nouveau rapport pour évaluer l’impact de la covid-19 sur l’économie mondiale.

Nous vous proposons de lire le communiqué de l’Organisation

Genève, 19 novembre 2020 —Dans un nouveau rapport, la CNUCED fournit une évaluation complète de l’impact économique de la crise sanitaire, projetant que l’économie mondiale se contractera de 4,3 % en 2020.

Les inégalités et les vulnérabilités s’aggraveront à mesure que les effets de la pandémie compromettront les progrès réalisés en matière de lutte contre la pauvreté et d’autres objectifs importants de développement durable.

La CNUCED établit une feuille de route pour un développement commercial et économique plus inclusif, en soulignant la nécessité de remodeler les réseaux de production mondiaux.

Mais si l’on semble voir le bout du tunnel avec cette crise sanitaire, la CNUCED avertit qu’un vaccin efficace n’arrêtera pas la propagation des dommages économiques, qui se feront sentir longtemps dans l’avenir, en particulier chez les plus pauvres et les plus vulnérables.

Le chapô et le titre sont de la rédaction.

19 novembre 2020 0 comments
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Journee mondiale de la philosophie copie
Éducation

#Journée_Mondiale_Philosophie : face à la crise environnementale, quelle responsabilité pour l’homme ?

by Sahel Tribune 19 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À l’instar des autres pays, le Mali a célébré la 18e édition de la Journée mondiale de la philosophie, jeudi 19 novembre 2020. L’Amphithéâtre Kary Dembélé de l’École normale supérieure (ENSUP) a accueilli une conférence-débat sur le thème « La crise environnementale : quelle solution pour le philosophe ? ».

Organisée par trois institutions universitaires du Mali (la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation, FSHSE, l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest, UCAO, et l’École Normale supérieure, ENSUP, de Bamako, cette Journée visait la promotion dela réflexion philosophique dans la résolution des crises multidimensionnelles que traverse l’humanité.

Conscient de l’importance de cette Journée, instituée depuis 2002, dans la déconstruction des préjugés qui entourent la philosophie, ces trois grandes institutions universitaires du Mali se sont donné la main pour l’immortaliser à travers une conférence-débat sur l’environnement. Une manière de montrer la place prépondérante que peut jouer la philosophie dans la résolution des crises mondiales.

La question de « l’être dans le monde »

« La philosophie doit être au commencement de ce combat contre le réchauffement climatique », explique Badié Hima, enseignant-chercheur à la FSHSE, après la cérémonie d’ouverture. À l’en croire, cette problématique de l’environnement repose la question de « l’être dans le monde » qui a été au cœur des réflexions philosophiques depuis l’Antiquité grecque. C’est une problématique qui « n’est pas tombée » ex nihilo, estime-t-il, avant de préciser que ce phénomène est le produit de l’action humaine. À ce titre, le changement climatique engage la responsabilité des hommes, des États, des Nations qui doivent prendre des mesures pour réduire ce phénomène « parce qu’il en va de la survie de l’humanité », a-t-il donné l’avertissement.

Dr Hima est convaincu que la covid-19 reste également un produit des actions humaines. Mais il met un bémol à ce niveau en laissant le soin aux chercheurs de le prouver ou pas. Tout compte fait, cette pandémie qui a changé le rapport de l’homme à la société, à l’environnement, à la nature, repose la question de sa propre responsabilité, dit-il.

La réflexion philosophique à l’avant-point

Face à ces crises diverses, Dr Hima trouve important que les philosophes soient à l’avant-point dans les réflexions, les analyses sur l’être, les rapports interhumains, mais aussi et surtout la science et ses finalités.  

Présent à cette cérémonie de célébration, le représentant de l’UNESCO au Mali, Edmond Moukala a invité les philosophes non seulement maliens, mais surtout africains, à réfléchir sur leur continent pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent à leur continent. « L’Afrique doit faire valoir ses valeurs », a-t-il affirmé après avoir attiré les attentions sur l’étonnement du monde entier sur l’enregistrement de moins de cas de covid-19 et de morts liés à cette maladie en Afrique.  

La pérennisation de la cérémonie

Dr Nacouma Augustin Bomba, chef du département philosophie de la FSHSE, a souhaité la pérennisation de cette initiative des trois institutions universitaires du Mali. Pour apprécier la thématique de la Journée, il a indiqué : « Le monde connaît une crise environnementale majeure ». Face à une telle crise et convaincu que la philosophie peut changer le monde, Dr Bomba estime que cette discipline peut-être d’un grand apport.

Cette célébration a servi également de cadre pour Dr Hima de plaider pour une meilleure implication du bureau multipays de l’UNESCO au Mali dans l’organisation annuelle de cette Journée. Il formule la recommandation de faire de cette Journée un véritable colloque national et international. Il appelle à l’institutionnalisation de cette Journée au Mali.

F. Togola

19 novembre 2020 0 comments
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Santé

Traitements antipaludiques : le blues de l’OMS

by Sahel Tribune 19 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

 Dans le monde, les parasites du paludisme développent une résistance de plus en plus accrue aux traitements antipaludiques. Face à cette situation, l’OMS publie un nouveau rapport, jeudi 19 novembre 2020 pour attirer l’attention des gouvernements.

En 2018, près de 228 millions de cas de paludisme ont été détectés dans le monde. La même année, 405 000 personnes en sont mortes, selon les données du nouveau « Rapport sur l’efficacité des médicaments antipaludiques, la résistance et la réponse » de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « La résistance aux médicaments antipaludiques remet en question notre capacité à sauver des vies menacées par le paludisme et à éliminer le fardeau que le paludisme impose aux individus et aux sociétés », précise-t-on dans ce rapport de 78 pages publié en version anglaise.

« Le diagnostic correct n’est pas toujours fourni »

Cette résistance aux traitements antipaludiques vient d’une « couverture imparfaite » et de la qualité des interventions antipaludiques, selon l’OMS.   « Le diagnostic correct n’est pas toujours fourni, les médicaments sont parfois mal utilisés, certains patients peuvent ne pas avoir accès à des traitements de qualité et la couverture de la lutte antivectorielle peut rester faible pour certaines populations clés », lit-on dans ce document. Selon les auteurs de cette étude, ces facteurs expliquent l’adaptation accrue des parasites du paludisme aux médicaments.

Nécessité de prolonger l’efficacité des médicaments

Après avoir jeté du discrédit sur l’efficacité des traitements antipaludiques ainsi que leur utilisation, ce rapport offre des pistes de solution. « Pour prolonger l’efficacité des médicaments actuellement utilisés, il faudra remédier aux lacunes en matière de qualité et de couverture des interventions antipaludiques ». Ce n’est pas tout, l’OMS recommande également d’« ajouter des activités spécifiques qui pourraient aider à minimiser le risque de résistance aux médicaments et à limiter les conséquences pour la santé publique lorsque la résistance aux médicaments émerge et se propage ».

Pour prouver la nécessité de cette surveillance de l’efficacité et de la résistance des médicaments antipaludiques, l’Organisation mondiale de la santé indique qu’elle permet la détection précoce de la résistance. Une détection « qui permet à son tour une action rapide pour prévenir sa propagation et limiter l’impact sur la santé mondiale », souligne-t-on. En un mot, cette mesure contribuera à l’amélioration des soins prescrits aux patients, de réduire le risque et l’impact de la résistance aux médicaments. Selon l’OMS, les pays et leurs partenaires doivent travailler à fournir des données de qualité à jour sur l’efficacité des traitements recommandés dans le but de s’assurer que « les patients reçoivent un traitement efficace ».

Composé de cinq chapitres et un résumé, ce rapport de l’OMS fournit un aperçu global des outils utilisés pour surveiller l’efficacité et la résistance des médicaments dans le monde. Il donne également un résumé des activités nécessaires pour minimiser l’impact de la résistance aux médicaments antipaludiques sur la santé publique. Dans ce rapport, on découvre également un examen des données recueillies de 2010 à 2019 dans la base de données de l’Organisation mondiale de la santé    (OMS) sur l’efficacité et la résistance des médicaments antipaludiques.

Fousseni Togola

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