Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
jeudi,25 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

directeur general de la protection civile du Mali le colonel major Seydou Doumbia
Sécurité

Accident de la circulation : au moins 25 112 blessés et 655 morts enregistrés en 2020 au Mali (protection civile)

by Sahel Tribune 1 janvier 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La Direction générale de la protection civile du Mali a tenu son traditionnel point de presse dans sa salle de réunion, mardi 29 décembre 2020. Occasion pour le directeur général, le colonel major Seydou Doumbia, de faire le bilan de ses activités au cours de l’année écoulée.

Les catastrophes naturelles, les interventions sur les accidents de la voie publique et les attentats terroristes, et les activités de ripostes à la Coivid-19, voilà les trois principaux fronts sur lesquelles la protection civile du Mali a été pleinement engagée au cours de l’année 2020. Ces différentes interventions ont nécessité 20 540 sorties au cours de l’année écoulée.

655 morts lors d’accidents de la circulation

Selon les statistiques fournies par la direction générale de la protection civile du Mali au cours de son point de presse du mardi dernier, durant l’année 2020, 25 112 personnes ont été blessées et 655 autres sont mortes des suites d’accidents de la circulation.

Au cours de l’année écoulée, la protection civile a également secouru les victimes de 26 attentats terroristes qui ont fait 89 morts et 75 blessés.

Baisse du nombre d’inondations en 2020

Cette année 2020 qui vient de tirer sa révérence a été très riche en événements pour la protection civile. Les hommes du feu sont également intervenus sur des inondations. Selon le directeur général de la protection civile du Mali, 39 cas d’inondations ont été enregistrés par ses structures en 2020 contre 49 en 2019. 11 019 ménages ont été touchés par ces inondations. Selon les chiffres de la direction de la protection civile, au total 80 000 sinistrés ont été enregistrés en 2020. Ces inondations ont entrainé la mort de 18 personnes et blessé 25 autres. Ce n’est pas tout, 7030 tonnes de céréales ont également été détruites.

Riposte contre la Coivid-19

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus, la protection civile a également joué sa partition, selon le directeur général. Elle a organisé plusieurs activités, dont la formation des personnels de la protection civile, la sensibilisation des populations, l’activation de la plate-forme nationale pour la réduction des risques de catastrophes, l’évacuation des malades ou cas suspects dans les centres hospitaliers habilités et la désinfection des lieux publics.

Chiencoro

1 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
ORIENTATION 546x365 581956919
Éducation

Education: orientations des élèves titulaires du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF), session 2020

by Sahel Tribune 1 janvier 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Le résultat de l’orientation des élèves titulaires du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF), Session d’octobre 2020, a été publiée par le ministère de l’Education nationale du Mali, ce 1er janvier 2021. Nous vous proposons de consulter la liste par région et par académie d’enseignement.

– DISTRICT DE BAMAKO

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE BAMAKO RIVE DROITE

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE BAMAKO RIVE GAUCHE

– REGION DE KAYES

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE KAYES

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE KITA

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE NIORO

– REGION DE KOULIKORO

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE KOULIKORO

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE KATI

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE DIOILA

– REGION DE SIKASSO

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE SIKASSO

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE KOUTIALA

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE BOUGOUNI

-REGION DE SEGOU

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE SEGOU

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE SAN

-REGION DE MOPTI

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE MOPTI

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE DOUENTZA

-REGION DE TOMBOUCTOU

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE TOMBOUCTOU(AVEC BASSIKOUNOU)

-REGION DE GAO

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE GAO

-REGION DE KIDAL

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE KIDAL

-REGION DE MENAKA

ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE MENAKA

Source: Ministère de l’Education nationale

1 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Bah Ndaw president de la transition malienne
Politique

Front social : « La Transition ne saurait répéter les erreurs du passé », Bah Ndaw lors du Discours pour le Nouvel An

by Chiencoro 1 janvier 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Face aux nombreuses revendications syndicales qui ont marqué l’année 2020, même sous la transition politique, le président de la Transition Bah Ndaw a profité de son discours de Nouvel An pour donner plus de précisions tout en appelant au dialogue.

« [NDLR] le coût des revendications formulées représente plus de la moitié du budget national, et se chiffrerait selon nos services techniques à 1488 milliards de nos francs », a déclaré Bah N’daw dans le traditionnel vœu à la nation, le 31 décembre 2020. Selon lui, « tout le problème est là ! »  D’où son appel à « l’esprit patriotique des syndicats et à leur sens de la responsabilité ».  

Une conférence sociale

Le chef de l’État, bien que reconnaissant le bien-fondé des revendications syndicales puisque constituant un « droit en démocratie que nul ne saurait contester », invite à tenir compte « des circonstances objectives dans lesquelles notre pays se trouve ». Le souci de cette transition politique, rappelle-t-il, est d’apporter un changement véritable dans la mode de gouvernance. En assurant ce devoir, « la Transition ne saurait répéter les erreurs du passé ni poser des actes qui hypothèquent l’avenir ».

L’harmonisation et la rationalisation des statuts des travailleurs, qui devraient être décidées à travers une conférence sociale qui avait été annoncée pour fin 2019, semblent être une bonne idée pour Bah Ndaw.

L’éternel ressaisissement

En déplacement à Abidjan, le 14 décembre 2020, le président de la Transition avait déclaré au sujet de ce front social : « Aucune personne consciente ne doit déclencher une grève pendant cette transition à moins d’être un malade mental ». Cette phrase a été la goutte d’eau qui a débordé la vase. Les propos tenus ne sont pas passés inaperçus des syndicats qui l’ont considéré comme une « Insulte à leur égard ». Depuis, le président Bah N’daw est dans une posture de rattrapage. De passage en Guinée, au lendemain de ce discours qui a défrayé la chronique malienne, le chef de l’État a essayé de rectifier le tir : « SEM Bah N’DAW est revenu sur la situation qui prévaut au Mali, à savoir les grèves enclenchées et les propos tenus à Abidjan qui ne visaient qu’à expliquer le contexte et le moment mal choisis pour exiger des doléances que ne saurait combler une Transition de 18 mois, au vu des missions principales qui lui sont assignées et de la situation sanitaire dégradante au Mali. En aucun moment, il n’a été question de l’illégalité de l’action », rapporte la présidence de la république. Le contenu de ce Discours pour le Nouvel An se situerait dans la même logique de rattrapage.  

Fousseni Togola

1 janvier 2021 2 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ras Bath
Sécurité

Mali: Ras Bath et coaccusés placés en détention préventive pour « tentative de coup-d’État »

by Bakary FOMBA 31 décembre 2020
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Ce jeudi 31 décembre 2020, au tribunal de Bamako, le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath ainsi que cinq de ses coaccusés ont été auditionnés avant d’être placés sous mandat de dépôt par le juge en charge du dossier.

Poursuivis pour « tentative de coup-d’État », le chroniqueur Ras Bath et cinq autres personnalités, toutes civiles, interpellés par la Sécurité d’État depuis une semaine ont été, ce jeudi 31 décembre 2020, placés en détention préventive, à la suite d’une audience.

Au-delà de Ras Bath, cette enquête concerne également Mamadou Koné, trésorier payeur général ; Vitral Robert Diop, directeur général de la société PMU-Mali ; Aguibou Tall, directeur général adjoint de l’AGEFAU ainsi que Souleymane Kansaye, receveur général du district.

« Ils sont accusés d’atteinte à la sûreté de l’État et ont été placés sous mandat de dépôt », a confié à Jeune Afrique, Boubacar Yalkoué, secrétaire administratif du Collectif pour la défense de la République (CDR, dont est membre Ras Bath.) M. Yalkoué précise également au micro de nos confrères de Jeune Afrique : « Nous pensions pourtant qu’au regard du fond du dossier, ils seraient libérés après avoir été entendus par le juge d’instruction ».

Des « personnalités sans aucun lien établi avec un militaire quelconque »

Toutefois, les avocats des accusés ont, après cette décision, formé une synergie pour mener une action commune. Ils ont également insisté à ce que les actions futures s’inscrivent « dans le cadre légal ».

À travers un communiqué daté du même jour, l’ensemble des avocats des personnes mises en cause, après avoir informé l’opinion publique de l’inculpation et de la mise sous dépôt de leurs clients ce jour, ont précisé qu’ils sont tous des « personnalités civiles et sans aucun lien établi avec un militaire quelconque ».

Le collectif des avocats souligne la violation des « droits humains et les droits de la défense » dans la procédure. Il rappelle le Pouvoir judiciaire à l’indépendance afin d’« assurer la protection des libertés individuelles et collectives ».

Pour rappel, ces arrestations ont eu lieu depuis lundi 21 décembre 2020.

Bakary Fomba

31 décembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Moussa Mara du parti Yelema le Changement
Actu

Moussa Mara : vœux pour 2021

by Sahel Tribune 31 décembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’humanité se rappellera de 2020 comme l’année de la pandémie de COVID 19. Celle qui mit pratiquement à genoux les nations les plus puissantes en entrainant une dépression économique supérieure à toutes celles qui ébranlèrent la planète.

Les lueurs de 2021 annoncent des vaccins contre ce mal, certains citoyens de pays nantis ont même commencé à recevoir leurs doses en ces derniers jours de 2020. Peut-être que courant 2021, il sera annoncé l’arrêt définitif de la maladie. Espérons-le, en tout cas, et souhaitons ardemment que cela soit. C’est notre premier vœu pour la nouvelle année qui s’annonce. 

2021 verra aussi le changement de pouvoir dans le pays le plus riche et le plus puissant de la terre, les États-Unis d’Amérique. Cela annonce plus de stabilité et de cohérence dans sa gouvernance, de même que son retour dans le concert de la prise en compte des enjeux globaux, avec plus d’ouverture aux autres et peut être une plus grande solidarité internationale. C’est notre second vœu pour 2021, celui de voir l’humanité, en particulier les pays riches, se donner davantage la main pour faire face aux défis. Il est permis d’en douter mais il n’est pas interdit de rêver non plus !

Plus de sécurité

Plus près de nous, dans le sahel si meurtri, le sang a encore coulé en 2020. Les communautés se sont déchirées. Les terroristes ont poursuivi leurs cavalcades destructrices. Les États et leurs populations ont souffert. Le Nord du Mali n’a pas constaté d’avancée vers le désarmement des groupes armés, la restructuration des forces armées maliennes (FAMA’s) ou la conduite des réformes vers une plus grande intégration nationale. Sur la toile de fond d’un conflit libyen toujours aussi inextricable, dans un contexte géostratégique qui offre autant d’opportunités qu’il présente de menaces pour nos pays. Prions, et c’est notre troisième vœu pour 2021, que nos autorités respectives sauront mieux adresser les enjeux locaux et communautaires des conflits sahéliens, apporter les réponses étatiques aux attentes des populations et collaborer pour mieux bénéficier des opportunités offertes par les contextes régionaux et internationaux. Une gageure que nous leur souhaitons pour la nouvelle année.

« Les Maliens sont toujours très divisés »

Enfin, notre pays le Mali, a connu un énième soubresaut en 2020 avec la rupture intervenue en août qui l’engagea dans une seconde transition politique en huit ans. Avec cette fois de nombreux espoirs soulevés par la volonté de nos compatriotes de réaliser le « nouveau Mali » dont ils rêvent. La « refondation » souhaitée par tous et revendiquée par les autorités de la transition parait néanmoins présenter quelques difficultés de réalisation. Les Maliens sont toujours très divisés. Quelques lenteurs sont relevées dans la conduite de la transition et peu de lisibilité existe sur les résultats visés. Il n’est toutefois jamais tard pour bien faire. Souhaitons au pouvoir transitoire de savoir encore rassembler les Maliens, au moins sur l’essentiel, leur fixer un cap clair et des objectifs raisonnables qu’ils sauront suivre et, enfin adopter des méthodes de travail qui les rassureront. Celles-ci doivent consacrer une plus grande transparence dans l’action et une équité incontestable dans les décisions prises en matière de nomination et d’actes posés. C’est le vœu que nous formulons à l’endroit de nos autorités au titre de cette nouvelle année qui sera cruciale pour notre pays, peut-être à un niveau comme jamais dans son histoire récente. Prions pour que nous soyons à la hauteur des attentes de nos concitoyens.

Bonne année 2021 à tous !

Moussa MARA www.moussamara.com

31 décembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Pr Akory Ag Iknane directeur general de lInstitut national de sante publique INSP et coordinateur national de la lutte contre la Covid 19 au Mali copie
Santé

« C’est bien de faire la fête, mais il faut respecter les mesures barrières », Pr Akory Ag Iknane

by Sahel Tribune 31 décembre 2020
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Le Mali, à l’instar des autres pays, célèbre le réveillon de la Saint-Sylvestre dans un contexte sanitaire marqué par la covd-19. Pr Akory Ag Iknane, directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP) et coordinateur national de la lutte contre la Covid-19 au Mali, invite au respect des mesures barrières. Au micro de Phileingora, il rassure que bientôt le Mali pourrait avoir ses doses de vaccin.

Phileingora : beaucoup de Maliens estiment que la covid-19 n’est rien d’autre que le rhume. Quelle précision pouvez-vous donner sur ce point ?

Pr Agory Ag IKnane : la covid-19 est une maladie virale qui se manifeste effectivement comme les autres formes de grippe, mais dont le virus a muté pour devenir beaucoup plus méchant. Cette grippe, à la différence des autres, ne se guérit pas toute seule. Elle est extrêmement dangereuse et peut entraîner la mort avec des difficultés respiratoires.

Les gens doivent comprendre que bien vrai que la covid-19 fait partie des autres maladies d’origine grippale, elle est particulière, différente des autres.

Le port du masque fait partie des mesures de prévention contre la covid-19. Expliquez-nous comment le masque est susceptible d’arrêter la propagation du coronavirus.

Les mesures de prévention contre la covid-19 sont des mesures qui servent de barrière entre le virus et le sujet. Elles empêchent le virus d’entrer dans l’organisme du sujet à travers la bouche, le nez ou les yeux. Lorsque vous touchez une personne infectée et touchez instinctivement votre visage, vous transportez les germes du virus dans votre organisme à travers vos mains. Ainsi, vous vous contaminez.

Le masque est alors la première mesure barrière qui empêche le transport de germes manuportés dans l’organisme.

Si le masque est bien porté, qu’on ne le manipule pas tout le temps, il peut à lui seul empêcher la pénétration du germe dans notre organisme. Il y a plusieurs formes de masques pour se protéger. Parmi ceux-ci, nous avons le FFP2, en forme de canard, qui peut protéger à lui seul contre le virus et les autres germes à près de 98 %. Il y a aussi le N95, en forme ronde, qui protège à lui seul à près de 95 % contre le virus et à 100 % contre les autres germes. Quant au masque chirurgical bleu que l’on porte, celui-ci ne protège pas celui qui le porte, mais plutôt son interlocuteur.

Le port du masque est une mesure extrêmement importante contre la transmission du virus de la covid-19. 

Les mesures adoptées par le gouvernement malien suffiront-elles à stopper la progression du virus vu qu’elles ne sont pas respectées dans tous les lieux ?

Les mesures sont importantes, mais il faudrait qu’une grande partie de la population les respecte. Toutes les mesures adoptées sont complémentaires. Elles doivent être respectées de façon globale à tous les niveaux : dans les marchés, dans les lieux de culte, dans les services publics, etc.

Ce que les gens oublient sûrement c’est qu’une personne infectée est en capacité de transmettre le virus à plus de 30 à 40 personnes. 

En ce qui concerne le non-respect des mesures au niveau des marchés, des transports publics, etc., que doit faire le gouvernement ?

Le Gouvernement a déjà interdit les regroupements de plus de 50 personnes, a demandé de respecter la distanciation physique. Dans les mosquées, il faut qu’il y ait un dispositif de lavage des mains à l’eau et au savon et il faut porter les masques, même en priant. Car quelqu’un qui éternue, qui tousse, s’il ne porte pas de masque et qu’il est contaminé, il va propager le germe à tout son entourage.

Pour ne pas amener le gouvernement à opter pour la coercition, les citoyens doivent se rendre conscients du risque qu’ils courent pour eux-mêmes, leur famille ainsi que leur entourage voire tout le pays, à cause de leur non-respect des mesures barrières. C’est aux citoyens eux-mêmes d’être conscients que le respect de ces mesures est de nature à débarrasser notre pays de cette maladie pour qu’on retrouve notre activité économique habituelle.

Quand est-ce que le Mali, de façon particulière, et l’Afrique de manière générale, recevront leurs doses de vaccin ?

Le Mali est candidat au vaccin, mais nous attendons toujours son arrivée. On ne sait pas quand, mais nous restons optimistes en espérant que d’ici le premier trimestre de l’année 2021 ou durant ce trimestre qu’on puisse recevoir les premières doses.

Des partenaires ont pensé que les pays en voie de développement doivent aussi bénéficier de cette vaccination. D’ailleurs, c’est un intérêt mondial. Car si les autres sont vaccinés et qu’une partie de la population mondiale n’est pas vaccinée, le virus va continuer à circuler. Donc, c’est une obligation morale et même épidémiologique de vacciner tout le monde.

Je suis certain qu’on aura ce vaccin. Mais il doit être en conformité avec nos conditions. Un vaccin qui est conservé à moins 80° ne doit pas être celui qu’on va proposer pour l’Afrique. Car ce vaccin demande un système de chaîne de froid que nous n’avons pas, des équipements assez lourds et encore plus coûteux que le vaccin lui-même. Donc, celui qu’on va proposer pour nos pays doit être un vaccin qui peut être conservé entre 2 et 4° et qui résiste à la température ambiante pendant au moins une semaine.

Alors que le vaccin n’est pas encore arrivé chez nous, beaucoup de préjugés circulent autour de ce produit. « Ce vaccin tue », dit-on. Quelle est votre analyse de la situation ?

Vous savez que depuis un certain temps, au niveau mondial, il y a un groupe antivaccin. Je pense qu’il s’agit d’une mauvaise propagande. 

Si c’était un vaccin essentiellement destiné à l’Afrique, on pourrait certainement penser qu’il est conçu pour « tuer les Africains ». Mais c’est un vaccin qui est utilisé au niveau mondial. Ceux qui l’ont conçu, je ne pense pas qu’ils soient si immoraux jusqu’à vouloir amener à l’extinction de l’humanité.

Ces propos ne doivent pas empêcher les gens de se vacciner ou de se faire vacciner. N’oubliez pas, à un moment donné, pour la vaccination de routine au Mali, un courant commençait à s’ériger contre le vaccin.

Néanmoins, il convient de retenir que lorsque plus de 85 % de la population n’est pas vacciné, le germe va continuer son chemin et contaminera davantage de gens. 

C’est la fête de fin d’année. Quel conseil particulier avez-vous à l’endroit surtout de la jeunesse malienne ?

Je présente mes vœux les meilleurs à toute la jeunesse ainsi qu’à toute la population du Mali. À tous ceux qui sont malades, je souhaite qu’ils puissent se rétablir. Mes condoléances les plus attristées à ceux qui ont perdu la vie en raison de la covid-19 ou d’autres pathologies. Ils n’ont malheureusement pas eu la chance de voir l’année 2021. Ceux qui ont eu la chance de voir cette année 2021, je souhaite qu’ils puissent voir plusieurs autres années. Pour ce faire, il est important qu’ils se protègent contre cette épidémie meurtrière. La jeunesse doit surtout protéger les aînés.  

C’est bien de faire la fête, mais il faut respecter les mesures barrières. On peut bien fêter, on peut exprimer sa joie, en respectant les mesures de prévention : le lavage des mains à l’eau et au savon ou bien l’usage du gel hydroalcoolique, le port du masque, la distanciation physique. On peut se réunir en groupe, mais en gardant la distance. J’appelle donc les jeunes à la prudence, à la prudence et à la prudence !

Réalisée par Fousseni Togola et Bakary Fomba

31 décembre 2020 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Dr Jean Pierre BAPTISTE Representant de lOrganisation mondiale de la Sante OMS au Mali
Santé

L’OMS, main dans la main avec le Mali contre la COVID-19

by Sahel Tribune 31 décembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dr Jean-Pierre Baptiste, représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali, s’exprime sur la pandémie de covid-19 et l’année qui est en train de s’achever. Il invite au respect des mesures barrières et à la vigilance.

L’année 2020 est une année qui restera gravée dans nos mémoires avec la survenue de la COVID-19.

Avant même l’annonce de la maladie le 25 mars 2020, le gouvernement a pris les devants et mis en place un Comité national de crise.

L’OMS, toujours aux côtés du Mali

Dès le départ, l’OMS a œuvré sans relâche aux côtés du gouvernement pour lutter contre cette menace sans précédent sur la santé et la vie des Maliens. Nous avons fourni des conseils techniques, apporté un appui financier et un appui en termes de communication.

Au front avec le ministère de la Santé, l’OMS a contribué au renforcement des capacités des agents de terrain sur les outils de la surveillance en assurant la prise en charge de 40 agents traceurs de contact et superviseurs de suivi des contacts, ayant reçu 110 tablettes paramétrées pour le suivi des contacts. Par ailleurs, 33 formateurs du Ministère ont bénéficié d’une formation en prévention et contrôle des infections.

« La COVID19 doit être vue surtout comme une opportunité »

Pour moi, la COVID19 doit être vue surtout comme une opportunité de renforcer le système de santé du Mali, d’augmenter et de qualifier nos ressources humaines en santé.

Notre bureau a mis en œuvre un projet innovant dont nous sommes fiers, qui est la mise à disposition de médecins d’appui répartis dans les 10 régions du Mali ainsi que dans le District de Bamako. Ils travaillent avec les directions régionales de la santé et font un travail extraordinaire dans cette riposte en participant à la surveillance, à la lutte contre les maladies, au renforcement du système de santé de chaque région, aux laboratoires, et sont des parties intégrantes des équipes d’interventions rapides des 10 régions. Ils sont à saluer et à féliciter.

Le déploiement de dix psychologues dans les régions a aussi été salutaire. Ils travaillent sans relâche au soutien mental et psychosocial aux familles infectées et affectées et aux agents de santé de première ligne dans les régions. Ils ont apporté une assistance psychosociale à près de 3000 personnes sur le terrain.

Dans l’accompagnement en équipements, l’OMS a largement contribué à la dotation en matériels et équipements d’une valeur de 100 millions de FCFA pour faire face aux besoins prioritaires dans la lutte contre la COVID-19. Ces dotations comprenaient des médicaments, du matériel et des équipements de protection individuelle (EPI), 20 000 kits de produits de laboratoire et fournitures. Ces équipements servent à protéger particulièrement le personnel de santé dont une centaine est infectée, et qui reste au front malgré les risques et les difficultés. Nous nous devons de les protéger.

Pour une réponse efficiente, l’OMS et tout le système des Nations Unies, sous la houlette de la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies, ont prôné l’approche « ONE UN » pour appuyer le Gouvernement. Cette spécificité de réponse dans un pays déjà soumis à une crise multidimensionnelle permet d’apporter un appui collégial et coordonné.

Alors notre lutte continue.

« Nous ne devons pas baisser la garde »

Pour s’assurer que nos efforts communs ne tombent pas à l’eau et que nous ne continuons pas à compter nos victimes, l’heure est au respect strict des mesures mises en place face à la COVID-19.

Nous ne devons pas baisser la garde.

Nous devons tous nous engager à redoubler de vigilance et nous assurer que le virus de la COVID-19 ne trouvera pas une porte d’entrée avec nous. Nous devons entre autres continuer à nous laver les mains régulièrement à l’eau et au savon, à porter correctement les masques, à maintenir la distance physique requise, à éviter les contacts physiques notamment lors des salutations. Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons tirer un trait sur cette période éprouvante que nous venons de vivre.

Bamako, le 31 décembre 2020

Dr Jean-Pierre BAPTISTE, Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali

Le chapô et les sous-titres sont de la rédaction

31 décembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Conditions de destitution du président du Cesec : Le CNT adopte une nouvelle loi...
Désinformation sexuelle : comment les écrans façonnent les croyances des enfants 
Femmes rurales maliennes : les oubliées de l’exode qui font vivre l’agriculture

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close