Covid-19 : le cri de cœur des acteurs économiques

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L’impact du coronavirus se fait de plus en plus sentir dans le secteur économique au Mali. Dans un reportage de la radio Mikado, radio des Nations unies au Mali, nous comprenons que l’économie informelle et le secteur de l’hôtellerie et tourisme de la 4e région du Mali souffrent du poids de la maladie.

La crise sanitaire du coronavirus a touché tous les secteurs d’activité de manière directe ou indirecte. Mais c’est surtout les travailleurs dans l’économie informelle et dans le tourisme qui s’apitoient le plus, puisque leurs clients favoris constituent les étrangers.

Économie informelle

Dans un reportage de la radio Mikado FM, radio des Nations unies au Mali, diffusé le lundi 28 décembre 2020, à Ségou, au bord du fleuve Niger, Mamoutou Dembélé, artisan, souligne l’impact économique de la covid-19 sur leur milieu d’activité.

Depuis plus de dix mois, indique M. Dembélé à nos confrères de la radio Mikado, le secteur informel à Ségou croule sous le poids des difficultés économiques tributaires de la pandémie du coronavirus. Selon lui, la situation est « vraiment chaotique ». Car en raison de cette maladie, les touristes, qui constituent les véritables clients des artisans du Mali, se font très rares, dit-il. « Avant le coronavirus, on vendait beaucoup, mais aujourd’hui, avec la propagation de cette maladie, on passe toute une journée sans qu’on nous demande le prix d’un article », déplore-t-il.

Hôtellerie et tourisme

En plus de l’économie informelle, les travailleurs du secteur de l’hôtellerie et du tourisme se lamentent également. Dans la 4e région du Mali, les responsables d’hôtels, comme Drissa Touré, estiment la situation insupportable. « C’est un problème mondial et tout le monde reçoit sa part dedans », indique M. Touré avant de préciser que les « hôtels sont aujourd’hui désertés ». La raison est simple. Comme dans l’économie informelle, les véritables clients de ce secteur sont les étrangers qui viennent découvrir les réalités ou plutôt les valeurs culturelles ou historiques de la région.

Notons que ce n’est pas seulement le coronavirus qui constitue le problème dans cette région de Ségou. Il y a aussi l’insécurité qui a aussi contribué à l’asphyxie de l’économie dans la région. Cela, en raison surtout de la perturbation des transports.

Les autorités politiques ont promis des mesures d’accompagnement qui ne sont pas encore disponibles.

Chiencoro

Sahel Tribune
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