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Orchestre régional de Kidal
A la UneSeko ni Donko

Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou : Quand musique et théâtre unissent le Mali 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 26 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans le cadre de la Biennale artistique et culturelle, la journée du jeudi 25 décembre 2025 a été marquée par les prestations des orchestres régionaux de Kidal, Ménaka, San et Sikasso. Deux titres ont été interprétés par Kidal et Ménaka, huit morceaux en Bambara et en Bwa par San, et sept par Sikasso. Dans la nuit, le Stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou a accueilli les troupes de Nioro et de Gao. Les deux événements ont enregistré la présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé et son collègue Oumou Sall Seck , des gouverneurs des régions et d’un public enthousiaste.  

Le Ministre Daffé et Oumou Sall Seck
Le Ministre de la Culture Mamou Daffé et son collègue Oumou Sall Seck, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Dans l’après-midi, la salle Ali Farka Touré de Tombouctou s’est transformée en un espace de rencontre musicale. Les orchestres ont ouvert la journée avec des prestations variées : Kidal et Ménaka ont chacun proposé deux titres, reflétant les sonorités de leurs terroirs. L’orchestre de San s’est distingué par huit morceaux en Bambara et en Bwa, témoignant de la richesse linguistique et culturelle. Celui de Sikasso a offert sept titres, confirmant la vitalité artistique locale et l’importance de la transmission musicale.  

Dans la nuit, le Stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou a accueilli les troupes de Nioro et de Gao. Devant un public enthousiaste et en présence des ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck, ainsi que des gouverneurs régionaux, les artistes ont donné à cette soirée une dimension particulière. La mobilisation institutionnelle et citoyenne a montré l’importance accordée à la culture comme vecteur de cohésion nationale et outil de dialogue entre les communautés.  

Troupe théâtrale de Gao
Troupe théâtrale de Gao, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Les prestations artistiques et la portée citoyenne

La troupe de Nioro a présenté quatre disciplines : un ensemble instrumental, un solo de chant, une pièce de théâtre et une danse traditionnelle. La pièce « Le silence des morts » et le chant « Mali Mussow » ont retenu l’attention. L’ensemble instrumental « Magniniso » a offert une immersion dans les sonorités traditionnelles, tandis que « La danse des talibés » a apporté une énergie particulière, rappelant l’importance des pratiques populaires dans la transmission culturelle et la mémoire collective.  

La troupe de Gao a proposé un ensemble instrumental intitulé « À chacun d’apporter la pierre à la construction du Mali Kura », une pièce de théâtre « La voix du fleuve », une danse incorporé dans la pièce, ainsi qu’un solo de chant sur la souveraineté. Cette combinaison a renforcé l’impact de la prestation et montré la capacité des artistes à innover tout en respectant les formes traditionnelles. Les messages portés par ces œuvres ont résonné fortement auprès du public.  

Orchestre régional de Ménaka
Orchestre régional de Ménaka, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Une Biennale au service du Mali Kura

La présence des ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck a donné un éclat particulier à l’événement. Leur participation a illustré le soutien institutionnel aux différentes régionales présentes à la Biennale, montrant que la culture comme vecteur de cohésion nationale. Le public, nombreux et enthousiaste, a réagi avec ferveur, confirmant que ces moments de partage artistique renforcent le lien entre communautés et autorités et contribuent à la consolidation du Mali Kura.  

Au-delà des prestations musicales et théâtrales, cette journée a rappelé la mission de la Biennale : offrir une plateforme où les régions du Mali expriment leur identité et dialoguent à travers l’art. Les troupes de Nioro et de Gao, ainsi que les orchestres de Kidal, Ménaka, San et Sikasso, ont montré que la diversité culturelle est une richesse et que chaque discipline, notamment : théâtre, chant, musique ou danse, participe à l’édification d’un patrimoine commun.  

Orchestre régional de Sikasso
Orchestre régional de Sikasso, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Ainsi, la salle Ali Farka Touré de Tombouctou et le Stade municipal Baba Alkairou se sont imposés comme des carrefours de créativité et de mémoire. Les artistes ont donné corps à des récits, des sons et des gestes traduisant l’histoire et les aspirations du pays. La Biennale poursuit son rôle de catalyseur, en réunissant les talents régionaux et en affirmant que l’art est une clé essentielle pour la souveraineté et l’unité nationale.  

Orchestre régional de San
Orchestre régional de San, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

26 décembre 2025 0 comments
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Pièce de théâtre de Mopti
A la UneSeko ni Donko

Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 : Nara et Koulikoro électrisent la salle Ali Farka Touré, Dioïla et Mopti enflamment le stade Baba Alkairou  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 25 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La sixième journée de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 s’est déroulée le mercredi 24 décembre dans une ambiance festive. Deux lieux emblématiques ont accueilli les prestations : la salle Ali Farka Touré, où les orchestres modernes de Nara et Koulikoro ont présenté chacun sept morceaux, et le stade municipal Baba Alkairou, qui a vu défiler les troupes régionales. Cette double programmation a permis de mettre en valeur la diversité des expressions artistiques maliennes.  

À la salle Ali Farka Touré, Nara a ouvert les concerts avec sept titres porteurs d’énergie et de créativité. Les musiciens ont proposé des compositions modernes empreintes de fraternité et de fierté régionale. Leur prestation a séduit un public attentif, qui a salué la qualité des arrangements et la force des messages transmis. Koulikoro a ensuite pris le relais avec sept morceaux aux rythmes variés, alliant profondeur mélodique et modernité, confirmant la richesse musicale de cette région.  

Nara et Koulikoro en scène moderne

Au stade Baba Alkairou, la Région de Dioïla a inauguré la soirée avec son ensemble instrumental « Mali Kura avance », une œuvre qui illustre les dynamiques impulsées par les autorités pour bâtir un Mali nouveau. La pièce de théâtre « La Patrie avant tout » a suivi, racontant l’histoire d’un jeune chômeur tenté par le terrorisme, mais rappelé à l’ordre par l’amour et le patriotisme. Sa fin tragique a marqué les spectateurs, soulignant les dangers de l’embrigadement.  

Le solo de chant « La croyance » a ensuite porté haut les valeurs de dignité, de paix et de souveraineté. Ce message, adressé à la jeunesse, invitait à un comportement responsable pour l’avènement de « Maliden Kura ». Enfin, la danse traditionnelle « Initiation au Korês » a clôturé le passage de Dioïla. Plus qu’un divertissement, elle prépare l’homme à affronter la vie et incarne la cohésion sociale, le vivre ensemble et l’entente communautaire.  

Mopti, retour aux sources et traditions

La Région de Mopti a pris la suite avec son ensemble instrumental « Nangonndiral juude », une composition qui met en avant l’entente et la solidarité face aux défis de développement dans l’espace de la Confédération des États du Sahel. Le solo de chant « Inè bè kôrôpa », interprété en Bozo, a constitué un cri de cœur pour le retour aux sources. Mopti a ainsi invité les populations déplacées et la diaspora à s’unir autour des valeurs ancestrales.  

La prestation s’est achevée avec la danse traditionnelle « Tawangal », originaire de la zone du Guimbala. Exécutée au clair de lune, elle célèbre le retour des jeunes bergers de la transhumance et permet à la marraine de la saison de choisir le chef de génération. À Tombouctou, cette danse a magnifié les traditions peulh et renforcé le lien entre culture et jeunesse. Le public a vibré au rythme de cette célébration, empreinte de symboles et de mémoire collective.  

Ainsi, la sixième journée de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 a confirmé la vitalité culturelle du Mali. Entre les concerts modernes de Nara et Koulikoro dans la salle Ali Farka Touré et les prestations traditionnelles des troupes régionales au stade Baba Alkairou, la ville a vécu une véritable fête. Cette rencontre a montré que l’art, sous toutes ses formes, demeure un vecteur essentiel de paix, de cohésion sociale et de transmission des valeurs nationales, unissant modernité et héritage. 

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

25 décembre 2025 0 comments
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CAN Maroc 2025
A la UneSport

CAN Maroc 2025 — Première journée : les favoris s’imposent, le Mali déçoit

by Cheickna Coulibaly 25 décembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

La Coupe d’Afrique des Nations 2025 a officiellement lancé ses débats avec une première journée intense, marquée par la prise de pouvoir des grandes nations du continent et les premières désillusions pour certaines sélections ambitieuses. Entre confirmations attendues et occasions manquées, les premiers enseignements sont déjà clairs.

Sur les pelouses marocaines, la 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations a démarré dans une atmosphère électrique, entre confirmation des puissances du continent et faux départs pour certaines ambitions. Si le Maroc, l’Égypte et le Sénégal ont répondu présents, le Mali, lui, a déjà trébuché, laissant échapper deux points face à la Zambie au terme d’un match qu’il semblait maîtriser.

Groupe A – Le Mali se saborde, le Maroc assure

Pays hôte, le Maroc n’a pas manqué son entrée en matière. Face aux Comores, les Lions de l’Atlas se sont imposés 2–0 au terme d’un match globalement maîtrisé. Domination territoriale, contrôle du tempo et efficacité dans les moments clés : les hommes de Walid Regragui ont affiché un visage sérieux et rassurant, à la hauteur de leurs ambitions.

Le Mali, en revanche, a laissé filer une victoire qui lui tendait les bras face à la Zambie. Sous la direction de Tom Saintfiet, le Mali a une nouvelle fois étalé ses qualités techniques, sans pour autant régler ses problèmes récurrents d’efficacité et de gestion des fins de match.

Le tournant du match intervient avant la pause : El Bilal Touré manque un penalty, symbole d’un manque de lucidité criant. Malgré l’ouverture du score de Lassine Sinayoko en seconde période, le Mali recule, perd le contrôle émotionnel du match et concède l’égalisation dans les arrêts de jeu (1–1).

Les Aigles ont payé cash leur inefficacité chronique, leur manque de sang-froid et une gestion défaillante des temps faibles. Dominer ne suffit pas à la CAN. À ce niveau, rater un penalty et mal défendre les dernières minutes, c’est s’exposer à une sanction immédiate. Le Mali a déjà grillé un joker.

Groupe B – L’expérience fait la différence

Dans le groupe B, les favoris ont tenu leur rang. L’Égypte a su s’appuyer sur son vécu pour venir à bout du Zimbabwe (2–1), tandis que l’Afrique du Sud a arraché une victoire précieuse face à l’Angola sur le même score. Deux succès obtenus dans la difficulté, mais révélateurs d’une certaine maturité.

Groupe C – Nigeria et Tunisie en contrôle

Le Nigeria a confirmé sa puissance offensive en dominant la Tanzanie (2–1), malgré quelques alertes défensives. La Tunisie, plus rigoureuse et disciplinée, a logiquement disposé de l’Ouganda (3–1). Les deux nations s’installent déjà comme les patrons du groupe.

Groupe D – Le Sénégal impressionne

Le Sénégal de Sadio Mané n’a laissé aucune chance au Botswana, balayé 3–0. Intensité, vitesse et maîtrise collective : les Lions de la Teranga ont envoyé un message clair à la concurrence.                                                                                                                                           Dans un registre plus fermé, la RD Congo s’est imposée 1–0 face au Bénin, au terme d’un match tactique et engagé.

Groupe E – Algérie et Burkina Faso au rendez-vous

L’Algérie a parfaitement lancé sa campagne avec un succès autoritaire 3–0 contre le Soudan, affichant solidité défensive et efficacité offensive. Le Burkina Faso, de son côté, a renversé la Guinée équatoriale (2–1) dans un match intense, prouvant sa capacité à répondre présent dans les moments difficiles.

Groupe F – Victoires précieuses pour les poids lourds

Dans un groupe très équilibré, le Champion d’Afrique en titre, la Côte d’Ivoire et le Cameroun ont assuré l’essentiel. Les Éléphants ont battu le Mozambique (1–0), tandis que les Lions Indomptables se sont imposés sur le même score face au Gabon. Deux succès courts mais stratégiquement importants.

Un premier verdict sans appel

Si le Maroc, l’Égypte, le Sénégal ou la Tunisie ont confirmé leur statut, le Mali, lui, a déjà montré ses limites : domination stérile, manque de réalisme et fébrilité mentale. Dans une CAN aussi serrée, ce genre d’erreurs se paie cher. Les prochains matchs s’annoncent déjà décisifs pour des Aigles sous pression.

Cheickna Coulibaly

25 décembre 2025 0 comments
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Orchestre régional de Tombouctou
ActuSeko ni Donko

Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou : cinquième journée, entre concerts et spectacles nocturnes

by Ibrahim Kalifa Djitteye 24 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans le cadre de la cinquième journée de la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025, deux moments forts ont marqué la ville. En journée, la salle Ali Farka Touré a abrité les concerts des orchestres régionaux de Tombouctou et de Taoudeni, devant une foule enthousiaste et vibrante. Puis, dans la nuit, le stade municipal Baba Alkairou s’est transformé en scène grandiose où les troupes de Kidal et de Ménaka ont présenté leurs numéros dans une atmosphère festive et compétitive.  

La cérémonie de la salle Ali Farka Touré s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse, avec une salle pleine à craquer. Les orchestres régionaux ont offert des prestations musicales qui ont conquis le public, témoignant de la richesse et de la diversité des traditions locales. La présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Salia Malé, ainsi que des gouverneurs des régions, a donné un caractère officiel et solennel à l’événement, renforçant son importance institutionnelle et culturelle.  

Orchestre régional de Taoudeni
L’Orchestre régional de Taoudéni en scène, le 23 décembre 2025, lors de la Biennale artistique et culturelle. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Concerts régionaux sous le signe de la vitalité

La nuit tombée, le stade municipal Baba Alkairou s’est illuminé pour accueillir les troupes de Kidal et de Ménaka. Chacune a proposé quatre numéros artistiques dans le cadre de la compétition officielle de la biennale. Le public, composé de jeunes, de familles et de personnalités locales, a vibré au rythme des prestations, confirmant le rôle central de la culture dans la promotion de la cohésion sociale et du vivre ensemble. L’atmosphère nocturne a ajouté une dimension particulière, renforçant l’intensité et la magie des spectacles.  

La troupe de Ménaka a ouvert ses présentations avec un ensemble instrumental intitulé « Cohésion et vivre ensemble ». Les musiciens ont su transmettre, à travers leurs notes, un message fort d’unité et de solidarité. Cette prestation a été suivie par une pièce de théâtre poignante, « Silence de cimetière », qui a captivé l’auditoire par sa profondeur dramatique et son appel à la mémoire collective. Les acteurs ont mis en scène des thématiques liées à la paix et à la résilience sociale.  

Orchestre régional de Tombouctou
L’Orchestre régional de Tombouctou en scène, le 23 décembre 2025, lors de la Biennale artistique et culturelle. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Les prestations marquantes de Ménaka

Toujours du côté de Ménaka, la danse traditionnelle « La culture, facteur de paix et cohésion sociale » a apporté une touche festive et symbolique. Les danseurs, par leurs gestes et leurs costumes, ont illustré l’importance des traditions dans la construction d’une société harmonieuse. Enfin, le solo de chant « La Refondation du Mali en relation avec l’AES », a clôturé la prestation de la troupe. La voix du chanteur, empreinte d’espoir, a résonné comme un appel à l’unité nationale et à la reconstruction.  

La troupe de Kidal a, elle aussi, marqué les esprits avec son ensemble instrumental intitulé « La cohésion sociale ». Les musiciens ont su créer une atmosphère vibrante, où chaque note semblait rappeler l’importance du dialogue et de l’entente. La pièce de théâtre « Le champ du Tindé » a ensuite transporté le public dans un univers culturel riche, mettant en valeur les traditions locales et les symboles identitaires de la région.  

Les numéros vibrants de Kidal

Orchestre régional de Taoudeni
L’Orchestre régional de Taoudéni en scène, le 23 décembre 2025, lors de la Biennale artistique et culturelle. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

La danse traditionnelle « La joie » a constitué un moment fort de la prestation de Kidal. Les danseurs, par leurs mouvements rythmés et leurs expressions, ont incarné l’énergie et l’optimisme d’une jeunesse tournée vers l’avenir. Enfin, le solo de chant « La paix » a conclu la série de numéros avec une intensité particulière. La voix du chanteur, claire et puissante, a porté un message universel, celui de la nécessité de préserver la paix comme fondement de toute société.  

Cette cinquième journée de la biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, entre concerts diurnes et spectacles nocturnes, a mis en lumière la richesse des talents régionaux et la force des traditions. Entre musique, théâtre, danse et chant, les troupes de Ménaka et de Kidal ont offert un spectacle complet, empreint de symboles et de valeurs. L’événement a confirmé le rôle central de la culture dans la promotion de la cohésion sociale et dans la consolidation de la paix, tout en renforçant le sentiment d’appartenance nationale.  

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou  

24 décembre 2025 0 comments
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Ouverture de la 11ème édition du du festival Dibi
ActuÉconomie

11ᵉ édition du Festival du Dibi : Gastronomie, économie et cohésion sociale au cœur de Bamako

by Cheickna Coulibaly 24 décembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

La 11ᵉ édition du Festival du Dibi s’est ouverte officiellement ce vendredi 19 décembre 2025 à la Place du Cinquantenaire de Bamako, sous la présidence du Ministre de l’Élevage et de la Pêche, Monsieur Youba Ba, représentant le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, parrain de l’événement. Plusieurs membres du gouvernement, la promotrice de l’événement, Aminata Bocoum, ainsi que de nombreux invités ont assisté à la cérémonie.

Dans son allocution, le Ministre Youba Ba a souligné que le Festival du Dibi est bien plus qu’une fête gastronomique : il constitue une vitrine stratégique pour la filière bétail-viande, valorisant l’ensemble de la chaîne de production, de l’éleveur au transformateur, et créant des opportunités économiques pour des milliers de Maliens. Cette année, le festival génèrera plus de 10 000 emplois directs et indirects, accueillera plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux et attend environ 200 000 visiteurs.

Le Ministre a mis l’accent sur la nécessité de créer de la valeur ajoutée à travers la transformation locale de la viande, plutôt que l’exportation de bétail sur pied, afin de stimuler l’économie nationale et favoriser la création de revenus et d’emplois. Il a également rappelé le rôle culturel et social de l’événement, favorisant la cohésion et le vivre-ensemble, avec des activités adaptées à tous, y compris aux personnes en situation de handicap.

De son côté, Aminata Bocoum, promotrice et Directrice Générale d’Influence Group, a remercié le parrainage présidentiel et souligné que cette édition exceptionnelle se déroule sur 18 jours consécutifs, 24h/24, intégrant des soirées thématiques, des retransmissions de la CAN 2025 et un arbre de Noël pour les enfants défavorisés. Elle a également insisté sur l’impact socio-économique du festival : mise en valeur des acteurs de la filière, création d’emplois, promotion de la gastronomie malienne et renforcement du tissu culturel national.

Cette 11ᵉ édition marque un tournant pour le Festival du Dibi : plus qu’une manifestation culinaire, il devient un projet structurant, économique, social et culturel, démontrant la capacité du Mali à valoriser son patrimoine et à créer des retombées économiques tangibles à partir de ses filières agricoles et animales.

Cheickna Coulibaly

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Exposition photo à Koulouba
A la UneSeko ni Donko

Au Mali, l’art et la culture s’invitent au sommet de l’Alliance des États du Sahel

by Chiencoro 24 décembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À Bamako, l’art s’est invité dans la politique. En marge du sommet de la Confédération des États du Sahel, le président malien Assimi Goïta a célébré la création et la mémoire sahéliennes, rappelant que la culture demeure, pour les peuples du Sahel, l’un des plus puissants symboles de liberté et de résistance.

En marge de la 2ème session ordinaire du deuxième Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), qui s’est tenu à Bamako le 23 décembre 2025, le président malien Assimi Goïta a placé la culture au cœur de la diplomatie sahélienne. Au Palais de Koulouba, une exposition d’art et une cérémonie de distinctions ont illustré la volonté des dirigeants de l’AES de conjuguer souveraineté politique et renaissance culturelle.

Une exposition pour célébrer la femme et l’identité sahélienne

L’exposition, organisée dans le jardin du Palais présidentiel, présentait les œuvres du peintre et universitaire Pr Oumar Kamara Ka, directeur du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté. À travers une série de portraits intitulée Les Jocondes noires, l’artiste rend hommage à la place centrale des femmes africaines dans la construction des sociétés sahéliennes.

Les visiteurs ont pu découvrir des représentations des cantatrices maliennes, figures de mémoire et de transmission, mais aussi une série consacrée à Salif Keïta, dont le parcours artistique incarne, selon l’auteur, « la beauté de la résilience africaine ».

Trois œuvres inédites ont été dévoilées : les portraits officiels des chefs d’État de l’AES – Assimi Goïta (Mali), Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et Abdourahamane Tiani (Niger). Symboliquement, ces toiles ont été remises à leurs destinataires au terme de la visite.

L’exposition, conçue comme une passerelle entre art, politique et mémoire, ambitionne de replacer la culture au centre du projet confédéral, en rappelant que l’unité sahélienne se nourrit aussi d’un imaginaire commun.

Koulouba : distinctions croisées et solidarité d’État à État

Dans la même journée, le général Assimi Goïta a présidé une cérémonie de décoration en l’honneur de ses deux homologues sahéliens. Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, et le général Abdourahamane Tiani, président du Niger, ont été faits Grands-Croix de l’Ordre national du Mali, à titre étranger.

Cette distinction, l’une des plus hautes du pays, récompense leur « engagement pour la souveraineté et la solidarité entre les peuples sahéliens », selon la présidence malienne.

Ces échanges d’honneurs, inhabituels dans la forme mais hautement symboliques, traduisent le resserrement du lien politique entre les trois régimes militaires, unis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) depuis juillet 2024. L’alliance, née dans le contexte du retrait progressif des pays sahéliens de la CEDEAO et de leur rapprochement avec la Russie, entend bâtir une coopération fondée sur la sécurité, la diplomatie et le développement.

L’art au service du politique

Cette journée à Koulouba, mêlant art, honneurs et stratégie, illustre la volonté de l’AES de se construire une identité symbolique au-delà de la défense et de la politique. Pour Bamako, le recours à la culture est aussi un instrument de souveraineté narrative, un moyen de façonner l’image d’un Sahel confiant en sa créativité et maître de son destin.

Chiencoro Diarra 

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Le capitaine Ibrahim Traoré
ActuPolitique

2ème session du Collège AES : « l’hiver noir » annoncé par Traoré à l’ouverture des travaux 

by Sahel Tribune 23 décembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

La deuxième session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’AES, ouverte à Bamako, ce mardi 23 décembre 2025, marque une nouvelle étape dans la structuration politique du bloc sahélien. Les présidents Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani ont réaffirmé la souveraineté de leurs États face aux ingérences extérieures, tout en appelant à une intégration accrue pour répondre aux défis de sécurité et de développement.
Sous les acclamations d’une foule compacte rassemblée aux abords du Centre international de Conférences de Bamako (CICB), les trois dirigeants de la Confédération des États du Sahel (AES) ont ouvert, mardi 23 décembre, la deuxième session ordinaire du Collège des Chefs d’État. L’événement, présidé par le général Assimi Goïta, président de la Transition malienne, a rassemblé les délégations du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’un large public venu manifester son soutien à cette alliance née d’une volonté de rupture avec les anciens partenaires occidentaux.

La cérémonie, marquée par une ferveur populaire rare, a débuté sur une note artistique : l’Ensemble instrumental du Mali a interprété Dunabaw (les hôtes de marques), avant la projection d’un court film retraçant les réalisations de la présidence malienne de l’AES. Dans la salle, la présence des chefs de gouvernement, des présidents d’institutions et de l’ancien président malien Dioncounda Traoré soulignait l’importance historique de ce rendez-vous, un an et demi après la création de la Confédération, en juillet 2024, issue de l’Alliance des États du Sahel formée en 2023.

Un discours de résistance et d’unité régionale

Dans une allocution très attendue, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, a livré un discours à forte portée symbolique. Utilisant la métaphore d’un « hiver noir » pour désigner les menaces pesant sur l’Afrique de l’Ouest, il a exhorté les peuples du Sahel à s’unir face aux « manœuvres impérialistes ».

« L’hiver viendra, a-t-il prévenu. Ce sera un hiver froid et sanglant, un hiver imposé à l’Afrique par ceux qui cherchent à la diviser. »

Appelant à la vigilance et à la cohésion, le chef de l’État burkinabè a fustigé les « pseudo-intellectuels » et les « médias manipulateurs » accusés de semer la discorde, tout en saluant la résilience des populations sahéliennes. « Restez sereins, a-t-il conclu. L’AES vaincra, parce que nos peuples ont compris que leur liberté ne viendra que d’eux-mêmes. »

Le Niger réaffirme la souveraineté des peuples du Sahel

Le général Abdourahamane Tiani, président de la République du Niger, a pour sa part replacé la Confédération dans une perspective historique et politique. « Depuis le 18 août 2020 au Mali, le 30 septembre 2022 au Burkina Faso et le 26 juillet 2023 au Niger, nos peuples ont choisi de prendre leur destin en main », a-t-il rappelé. Pour lui, l’AES constitue une réponse directe aux « décennies de prédation et d’assistanat » ayant freiné le développement du Sahel.
« Désormais, les décisions qui concernent nos peuples se prennent à Ouagadougou, à Bamako et à Niamey, et nulle part ailleurs. » Le chef de l’État nigérien a également rendu hommage aux forces de défense et de sécurité engagées dans la lutte contre le terrorisme, saluant leur courage « face à l’adversité des puissances extérieures ». Il a évoqué les premières réalisations de la Confédération : la mise en place d’une Force unifiée, la coordination diplomatique entre les trois capitales et la création d’une banque d’investissement confédérale.

Assimi Goïta : « L’AES est devenue une réalité incontournable »

Clôturant la série d’interventions, le général Assimi Goïta a dressé le bilan de la présidence inaugurale du Mali à la tête de la Confédération. Après une minute de silence en hommage aux victimes civiles et militaires tombées « pour la défense de la patrie », le président malien a salué « la résilience des peuples du Sahel et le soutien constant de la diaspora ».

« Depuis un an, la Confédération AES s’est affirmée comme un acteur crédible sur la scène internationale. Nos partenaires sincères et fiables ont compris le sens de notre combat pour la souveraineté », a-t-il déclaré.

Sur le plan du développement, il souligné l’inauguration de la banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES) dotée de 500 milliards de francs CFA, annoncé la création d’une centrale d’achat régionale pour les produits de première nécessité, ainsi que le lancement de la télévision AES, destinée à « renforcer la souveraineté informationnelle ». Des projets d’envergure sont également en cours, parmi lesquels une compagnie aérienne, un réseau ferroviaire transsahélien et une autoroute reliant Bamako, Ouagadougou et Niamey.

« Notre espace, souvent qualifié à tort de pauvre, regorge de ressources et de talents. Avec le soutien de nos peuples, unis et solidaires, nous réussirons », a affirmé le président Goïta, ovationné par le public.

Une ferveur populaire sans précédent

À l’extérieur du CICB, la foule rassemblée le long du parcours présidentiel a offert une démonstration d’adhésion sans équivoque aux idéaux de l’AES. Drapeaux, chants patriotiques et pancartes à l’effigie des trois chefs d’État témoignaient d’un soutien massif à la Confédération. Dans les rues de Bamako, les habitants ont salué le cortège présidentiel dans une ambiance de liesse, certains agitant des banderoles proclamant : « Unis, nous vaincrons ! »

Cette mobilisation populaire illustre, selon plusieurs observateurs, la portée symbolique de l’AES : un projet à la fois politique, identitaire et social, porté par des peuples décidés à reconquérir leur souveraineté.

Un an et demi après sa création, la Confédération des États du Sahel cherche désormais à transformer l’élan populaire en structures pérennes. Si les avancées en matière de sécurité et de diplomatie sont saluées, les défis économiques et institutionnels restent nombreux.

Pour le général Goïta, cette deuxième session marque un tournant : « L’AES n’est pas une alliance conjoncturelle, mais une confédération de destin. Elle continuera à grandir et à inspirer les peuples d’Afrique qui refusent la résignation. »

A.D

23 décembre 2025 0 comments
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