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Des groupes deja vulnerables au VIH expose a la pandemie de covid 19 au Keneya
Santé

Santé : 440 000 personnes pourraient mourir de Sida entre 2020 et 2030

by Bakary FOMBA 13 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

 Le Sida peine à être maîtrisé et continue de faire des ravages à travers le monde. Ce virus, dont les « obstacles sociétaux pourraient entrainer 440 000 décès supplémentaires en 10 ans » (ONUSIDA) est loin d’avoir dit son dernier mot. La pandémie de la Covid-19 vient mettre les pieds dans le reste du plat.

« La riposte mondiale au Sida accusait déjà un retard avant l’arrivée de la pandémie de Covid-19 et la propagation rapide du coronavirus a encore ralenti les progrès. », déclare ONUSIDAdans une récente analyse. Alors que le monde est engagé dans la lutte contre le Sida, la pandémie de Covid-19 vient frapper de plein fouet l’humanité et fait oublier, quasiment, les pandémies et épidémies existantes.

Plusieurs difficultés obstruent la voie pour la lutte contre le Sida, notamment « les efforts déployés pour atteindre les objectifs de dépistage, de traitement et de suppression virale du VIH ». ONUSIDA trouve déplorable l’absence de progrès dans ce domaine. Une situation qui entrainerait « 440 000 décès supplémentaires liés au Sida entre 2020 et 2030. » Ce n’est pas tout, « l’absence de progrès au niveau de tous facteurs sociétaux saperait les efforts déployés pour atteindre les objectifs de présentation du VIH, ce qui entraînerait 2,6 millions de nouvelles infections supplémentaires par le VIH sur la même période. »

12 millions de personnes sans accès à des traitements

À ce rythme, entre 2020 et 2022, le nombre de décès lié au Sida pourrait atteindre148 000. De même pour les nouvelles infections qui atteindront 293 000.

Le 10 décembre dernier, à l’occasion de la dernière Journée internationale des droits de l’homme, la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima avait appelé les gouvernements à prioriser les droits humains pour vaincre les pandémies. Une action vraiment nécessaire, car jusqu’à nos jours, 12 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à un traitement contre le VIH.

Bakary Fomba

13 janvier 2021 0 comments
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vaccins contre Ebola en Guinee
Santé

Riposte contre Ebola : une réserve mondiale de vaccins attendue

by Chiencoro 12 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Quatre grandes organisations internationales de la santé ont annoncé, mardi 12 janvier 2021, la mise en place d’une réserve mondiale de vaccin contre l’Ebola. Un moyen pour contenir les futures épidémies et protéger les populations les plus vulnérables.

Autorisé depuis novembre 2019 par l’Agence européenne des médicaments, le vaccin contre Ebola (vaccin injectable à dose unique) est maintenant préqualifié par l’OMS, et homologué par la « Food and Drug Administration » des États-Unis ainsi que dans huit pays africains. L’annonce a été faite aujourd’hui, mardi 12 janvier 2021.

Une étape importante

Cette réserve mondiale de vaccins contre l’Ebola est l’œuvre de quatre grandes organisations internationales de la santé (UNICEF, OMS, FICR et MSF). Selon leur communiqué conjoint, avant l’obtention d’un « permis, le vaccin a été administré à plus de 350 000 personnes en Guinée et lors des flambées d’Ebola 2018-2020 en République démocratique du Congo en vertu d’un protocole d’“utilisation humanitaire”. »

  Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, déclare : « Les vaccins contre Ebola ont permis de prévenir l’une      des maladies les plus redoutées au monde ». Prônant depuis un certain temps le multilatéralisme dans la lutte contre la pandémie du coronavirus, Dr Tedros précise : « Ce nouveau stock [de vaccin contre Ebola ndlr] est un excellent exemple de    solidarité, de science et de coopération entre les organisations internationales et le secteur privé pour sauver des vies ».

6890 premières doses disponibles

 Les stocks de ce vaccin sont gérés par le fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). « Cette réserve de vaccins contre ebola est une réalisation remarquable qui nous    permettra de fournir des vaccins à ceux qui    en ont le plus besoin le plus rapidement possible. », a affirmé Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF.  

Cette réserve pour la riposte contre l’Ebola sera d’une importance capitale, estime Jagan Chapagain, secrétaire général de la FICR. « Au cours de la dernière décennie seulement, nous avons     vu Ebola dévaster les communautés d’Afrique de l’Ouest et centrale, frappant    toujours les plus pauvres et les plus vulnérables les  plus durement », a-t-il déclaré.

Avec les 6890 premières doses disponibles, ces organisations de la santé sont sûres de pouvoir venir à bout de cette épidémie. Elles précisent d’ailleurs que d’autres « quantités seront livrées    dans la réserve ce mois-ci et tout au long de 2021 et au-delà ». Le niveau de doses recommandé est de 500 000 pour la réserve d’urgence de vaccins contre ebola. Il faudrait attendre plus de deux pour atteindre ce niveau.

Notons que les efforts visant à établir la réserve ont été menés par le Groupe international de coordination (GCC) sur la fourniture de vaccins. Ce groupe comprend l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et Médecins sans frontières (MSF), avec le soutien financier de Gavi, l’Alliance vaccinale.

Cette « réserve permettra aux pays, avec le soutien d’organisations humanitaires, de contenir les futures épidémies d’Ebola en assurant un accès rapide aux vaccins pour les populations à risque pendant les flambées », ont précisé les organisations dans leur communiqué conjoint.

Fousseni Togola

12 janvier 2021 0 comments
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Dans la base militaire de Menaka
Sécurité

De l’Afghanistan au Mali : les leçons oubliées de l’interventionnisme militaire occidental

by Sahel Tribune 12 janvier 2021
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Maintenant que ce qui se disait en privé est devenu public, à savoir que la fin de la lutte contre les djihadistes au Sahel est impossible à prédire et que le gouvernement français ne peut assumer une guerre sans fin devant son opinion publique, il convient de réfléchir aux erreurs qui ont conduit à l’impasse actuelle.

Au-delà des erreurs de stratégie politique et militaire, l’engagement militaire français dans cette partie du monde s’explique par l’oubli de deux leçons essentielles. Pourtant, ces deux leçons relèvent du savoir commun.

On ne peut pas gagner des guerres asymétriques

En France, cette leçon est connue depuis la guerre d’Indochine. De plus, la même erreur a été tragiquement répétée par les États-Unis au Vietnam (alors qu’il y avait le précédent français) et, plus récemment, en Afghanistan (alors qu’il y avait le précédent soviétique).

Bien que l’impossibilité pour des démocraties de gagner des guerres asymétriques soit donc connue depuis longtemps, les gouvernements français depuis Nicolas Sarkozy semblent l’avoir oubliée. Si la nécessité de la guerre actuelle contre le terrorisme (c’est-à-dire contre l’islamisme radical) est difficilement contestable, les modalités de cette guerre le sont largement. Or l’une de ces modalités décidées par les autorités françaises a été l’engagement militaire dans des guerres asymétriques, en Afghanistan d’abord, puis au Mali.

En Afghanistan, il s’agissait surtout, pour le gouvernement de Nicolas Sarkozy, de se rapprocher des néo-conservateurs américains et de renforcer la relation transatlantique. Au Mali, il s’agissait pour le gouvernement de François Hollande d’éviter la victoire des djihadistes et un effet de contagion régionale. Si l’armée française a gagné la première bataille avec l’opération Serval, elle se sait aujourd’hui incapable de gagner la guerre.

Le conflit originel s’est régionalisé en s’étendant au très fragile Burkina Faso et a métastasé en une pluralité de conflits locaux qui prennent de plus en plus une tournure interethnique. Cette dynamique conflictuelle, que l’« approche 3 D » (Défense, Développement, Diplomatie) n’a pas réussi à contenir, comporte des risques élevés pour la France : coopération de l’armée française avec des armées commettant des crimes de guerre ; rejet par les populations locales de la présence militaire française et exacerbation de la francophobie sur le continent ; risque pour l’armée française de bavures et d’être manipulée et entraînée à son corps défendant dans des règlements de comptes interethniques, etc. Toutes choses qui rappellent que, pour avoir voulu protéger le régime d’Habyarimana au Rwanda, la France s’est retrouvée impliquée dans le dernier génocide du XXe siècle.

Ne pas gagner à moyen terme un conflit asymétrique, c’est s’enliser ; et s’enliser, c’est prendre les risques évoqués et devoir justifier toujours plus de pertes humaines devant l’opinion publique. De même que, en 2008, l’embuscade d’Uzbin avait contraint le gouvernement de Nicolas Sarkozy à arbitrer entre son désir de rapprochement avec Washington et l’impact des pertes sur l’opinion publique, le nombre croissant de militaires tués au Mali contraint le gouvernement d’Emmanuel Macron à repenser l’engagement militaire au Sahel alors que l’échéance de la prochaine élection se rapproche.

Ces deux gouvernements ont présenté à l’opinion publique ces « opérations extérieures » comme une guerre classique, c’est-à-dire une guerre qu’il faut mener pour la sécurité de la nation. Mais, pour beaucoup, ces opérations extérieures relèvent davantage de la politique étrangère que de la politique de sécurité nationale. La sécurité de la France semble moins en jeu en Afghanistan et au Sahel que son influence sur la scène internationale. Ce qu’un haut gradé a résumé en déclarant : « La France sans Barkhane, c’est l’Italie. »

Or cette politique est aujourd’hui doublement perdante : au plan intérieur, le coût humain de la politique du rang international est difficilement défendable devant l’opinion publique ; et, au plan extérieur, l’interventionnisme militaire des autorités françaises accroît la francophobie en Afrique – où la France a déjà perdu la bataille des cœurs et des esprits – et susciterait de nouvelles vocations terroristes. L’engagement dans des conflits asymétriques est donc une modalité contre-productive de la guerre contre le terrorisme. Dans le sillage du gouvernement américain, qui négocie sa sortie du conflit afghan avec les talibans, le gouvernement français vient de redécouvrir au XXIe siècle une leçon tragique du XXe.

On ne peut pas réformer la gouvernance néo-patrimoniale par décret

En Afrique subsaharienne en général et au Sahel en particulier, la gouvernance des États est néo-patrimoniale. Depuis au moins trente ans, de très nombreux travaux de recherche ont mis en évidence le fonctionnement de l’État néo-patrimonial (accaparement privé des biens publics par l’élite dirigeante et pratique politique essentiellement clientéliste) et ses effets délétères.

À long terme, le fonctionnement de l’État néo-patrimonial aboutit au délitement insidieux des services publics, à la criminalisation des élites dirigeantes, à l’intensification des luttes de pouvoir et à la neutralisation de l’aide internationale. Celle-ci est assez largement détournée de son but initial et sert surtout à la survie des élites politiques du pays. Elle équivaut à remplir un tonneau que d’autres vident, notamment quand elle prend la forme de l’aide budgétaire, ce qui est de plus en plus fréquent. En 2020, la démonstration du lien entre décaissements d’aide budgétaire et gonflement de comptes offshore a coûté son poste à Penny Goldberg, l’économiste en chef de la Banque mondiale, ce qui en dit long sur l’omerta qui règne dans les milieux de l’aide internationale.

Si les bailleurs ont pris conscience dès les années 1990 que la gouvernance néo-patrimoniale des États africains était au cœur de leurs problèmes, leurs efforts visant à réformer ou à changer cette gouvernance ont rarement été couronnés de succès. Selon les évaluations de la gouvernance en Afrique qui font référence (celle de la Fondation Mo Ibrahim et celle de la Banque mondiale), après une amélioration de la gouvernance de 2010 à 2015 cette dernière a stagné. En 2019, selon la Fondation Mo Ibrahim l’état global de la gouvernance en Afrique a même régressé.

Au Sahel, cette mauvaise gouvernance a été exposée et n’épargne aucun secteur : la prolifération des trafics de drogue, d’armes, d’or et de migrants avec la complicité des gouvernants ; les relations notoires du président du Mali démis par les putschistes en août 2020 avec la mafia corse ; le train de vie extravagant de son fils ; les détournements de fonds au ministère de la Défense du Niger, etc.

Si le diagnostic de la gouvernance néo-patrimoniale est bien connu, en revanche l’échec des méthodes de soins ne l’est pas. Appeler à focaliser l’action des bailleurs internationaux (un des « 3D ») sur la gouvernance et la réforme de l’État revient à ignorer les vingt dernières années de réformes de gouvernance promues par les donateurs. Beaucoup de programmes de changements institutionnels ont été mis en œuvre et des milliards de dollars ont été dépensés sans résultats probants. La plupart des évaluations de ces programmes mettent en évidence le caractère cosmétique des changements par décret et l’écart entre les textes adoptés et leur application. Certains régimes africains utilisent l’argument de la souveraineté pour refuser les réformes ou mènent des stratégies d’enlisement de ces dernières. L’aide internationale a démontré son incapacité à changer l’État néo-patrimonial. Par conséquent, si l’on estime que l’une des conditions essentielles pour vaincre l’islamisme radical au Sahel est de demander aux gouvernants de mettre en œuvre des changements profonds qui vont à l’encontre de leurs intérêts directs, on comprend pourquoi la victoire est douteuse.

Les dirigeants français ont ignoré/oublié qu’on ne peut pas gagner des guerres asymétriques et que l’aide internationale n’a pas réussi à changer la gouvernance des États africains – c’est-à-dire que deux des 3D (défense et développement) étaient voués à l’échec. Pour avoir oublié ces leçons pourtant bien connues, le gouvernement français se retrouve aujourd’hui dans la même impasse que le gouvernement américain.

Thierry Vircoulon, Coordinateur de l’Observatoire pour l’Afrique centrale et australe de l’Institut Français des Relations Internationales, membre du Groupe de Recherche sur l’Eugénisme et le Racisme, Université de Paris

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

The Conversation
12 janvier 2021 0 comments
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Deuxieme audience de la CVJR
Sécurité

La CVJR, l’espoir d’une paix durable au Mali

by Bakary FOMBA 12 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le retour de la paix, de la réconciliation et de la cohésion sociale au Mali nécessite que les victimes de violences soient écoutées. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) est l’organe chargé de ce travail au Mali. Il est l’espoir d’une paix durable.

« Le refus de s’informer sur le passé et même très récent, la tentation de s’enfermer dans ses certitudes sur les responsabilités des uns et des autres dans les crimes du passé et du présent, sont des obstacles redoutables à la reconquête de la paix et de la cohésion sociale », déclare Gilles Yabi, fondateur du Think-tank Wathi, sur Radio France internationale (RFI), le 9 janvier 2021. Les témoignages des citoyens qui ont subi des actes de tortures, d’exactions, d’exécutions sommaires sont assez importants. Ils sont un véritable vecteur de sensibilisation sur le respect des droits de l’homme et ils permettent de comprendre aussi l’impact psychologique de ces actes.  

« Instauration d’une paix durable »

Pour réussir ce chantier, il convient de faire comprendre le rôle de la Commission Vérité-Justice-Réconciliation, explique M. Yabi. « Le travail de cette Commission, si elle est davantage mise en lumière, peut contribuer à briser l’enclouage de l’ignorance, de la mauvaise foi et de la violence », a-t-il précisé. Cette Commission a été créée en 2014 en vue de « contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques ».

À l’occasion de l’ouverture de la deuxième audience publique de la CVJR, le 5 décembre 2020, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le rôle de cette Commission a été largement expliqué. « [ndlr] les audiences publiques de la CVJR sont une opportunité unique pour les citoyens d’apprendre des expériences des victimes, témoins et survivants de violence de masse, et une occasion pour les victimes d’être reconnues dans leur dignité et soutenue dans leur processus de guérison ». Ce n’est pas tout, la place de cette Commission va encore au-delà. Ces Audiences publiques « contribuent directement à la réconciliation nationale en montrant publiquement la diversité des souffrances et le fait que chacun a été affecté, à diverses périodes, et par-delà les différences politiques, idéologiques, ethniques, ou religieuses ».

Selon le directeur général de l’Avocat sans frontières Canada (ASFC), Me Pascal Paradis, « le travail et la présence de la CVJR auprès des personnes et des groupes en situation de vulnérabilité, en particulier les femmes et les filles, ont une valeur inestimable pour la construction d’un Mali juste, inclusif, uni et réconcilié ».

« Soutenir davantage son travail »

Malgré son importance avérée, cette Commission reste confrontée à de nombreuses difficultés, déplore Gilles Yabi. De 2012 à nos jours, plusieurs régions du Mali continuent d’être la proie à des conflits persistants. L’instabilité politique au Mali, les contraintes liées à la disponibilité des ressources humaines et financières dans le pays ont eu des impacts considérables sur les travaux de la commission, explique M. Yabi. Selon lui, c’est ce qui explique également le retard observé dans l’ouverture des bureaux de la Commission au niveau régional comme Gao, Tombouctou, Mopti, Ségou ou Kidal.

Bien qu’elle soit confrontée à des difficultés, la CVJR poursuit son combat avec abnégation. Sa deuxième audience publique s’est tenue le 5 décembre 2020. Une occasion que la Commission a saisie pour « faire témoigner des victimes sur les violations graves de droit de l’Homme commises au Mali de 1960 à nos jours. » Au total, « 12 victimes et 1 témoin clé ont témoigné durant cette deuxième audience ». Selon M. Yabi, la Commission a recueilli au total, dix-huit mille sept cents (18 700) témoignages sur toute l’étendue du territoire malien.

Vue toute l’importance avérée de la CVJR, l’ASFC demande à l’État malien et à la communauté internationale de « reconnaître à nouveau le rôle fondamental de la Commission et à s’engager à soutenir davantage son travail ». Parce que c’est un espoir de paix durable au Mali.

Bakary Fomba

12 janvier 2021 0 comments
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La population dOgossagou village de la region de Mopti au Mali
Sécurité

Durant le dernier trimestre 2020, « le centre du Mali a été le théâtre de 45 % des attaques » (Rapport)

by Chiencoro 11 janvier 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Le dernier trimestre de l’année 2020 a été marquée par plusieurs faits nouveaux en matière de sécurité au Mali. Les attaques se sont multipliées dans le centre du pays et les civils restent les principales victimes.

La situation sécuritaire au Mali reste préoccupante. Le centre de gravité se trouve au centre du pays. « Le centre du Mali a été le théâtre de 45 % des attaques, dont 36 % se sont produites dans la région de Mopti et 9 % dans celle de Ségou », souligne lesecrétaire général des Nations unies dans son dernier rapport trimestriel de 2020 sur la situation au Mali. La même source précise que « les groupes armés communautaires ont continué de mener des attaques contre les civils dans la région, et la violence armée a gagné la région de Ségou ». Comme autre fait nouveau durant la période en revue, dans le nord du pays, « les groupes extrémistes violents sont restés actifs ».

Les civils, victimes de première plan dans le centre

Durant le dernier trimestre de l’année écoulée, le centre du Mali, notamment la région de Ségou, a vu naître une série d’événements graves. « [ndlr] depuis début octobre, le village de Farabougou et des villages voisins de la commune de Dogofri, dans le cercle de Niono, ont été la cible d’attaques et de blocus de la part de ce que l’on présume être des combattants extrémistes », indique-t-on dans ce rapport d’une vingtaine de pages. Cette situation a entrainé la mort d’au moins six civils et fait des dizaines de blessés. Elle s’est traduite également « par l’enlèvement d’au moins 20 civils, le déplacement de plus de 2 000 familles des villages des communes de Dogofri, de
Mariko, de Siribala et de Sokolo et des vols de bétail
 ». Selon le secrétaire général de l’ONU, le nombre de personnes bloqué à Farabougou est estimé à près de 4 000 personnes.

Dans la zone de Mopti également, « les civils continuent d’être les principales victimes des attaques des groupes armés communautaires, y compris Dan Nan Ambassagou, ainsi que des groupes extrémistes violents ». Selon les mots du secrétaire général de l’ONU, « l’utilisation d’engins explosifs improvisés par des groupes armés a continué d’entraver la liberté de mouvement des civils et des forces de sécurité ». Au total, six officiers ont été blessés dans deux attaques menées contre l’armée malienne à l’aide d’engins explosifs improvisés, les 1er et 11 novembre, dans les cercles de Mopti et de Douentza, dans la région de Mopti, précise-t-on. Deux soldats de la Minusma ont été également blessés dans l’explosion d’un engin explosif improvisé dans le cercle de Bandiagara, région de Mopti.

Une véritable avancée dans la coopération

Dans le nord du Mali, la paix est loin d’être également un acquis malgré la mise en œuvre de nombreuses initiatives. « [ndlr] Les affrontements entre les groupes affiliés au GSIM et à l’EIGS se sont poursuivis, notamment près de la zone de la triple frontière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, et en particulier dans le cercle d’Ansongo, dans la région de Gao », précise le rapport. Dans la région de Tombouctou, le 1er octobre, deux policiers maliens ont été tués et un troisième a été blessé dans une attaque.

Le secrétaire général de l’ONU se réjouit de l’évolution de la situation régionale en matière de coopération dans la lutte contre le terrorisme.« Les forces internationales de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel, y compris la Force conjointe du Groupe de cinq pays du Sahel, ont encore accru la cadence de leurs opérations au cours de la période considérée », souligne-t-on. Depuis l’assassinat, le 13 novembre, de Ba Ag Moussa, un important chef militaire du GSIM, par les autorités françaises, la Force conjointe du G5 Sahel a reçu des appuis de ses partenaires français. Les forces armées maliennes ont reçu, quant à elles, 10 000 litres de carburant, ainsi que trois mois de rations alimentaires et un soutien médical, des forces françaises, indique-t-on.

Au regard de tous les faits nouveaux ayant marqué le dernier trimestre de 2020, malgré les nombreux efforts de part et d’autre, le constat est que le pari est loin d’être gagné.

Fousseni Togola

11 janvier 2021 0 comments
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Stethoscope pour les dacteurs. Acces a la sante.
Santé

« L’accès universel aux soins de santé », la première préoccupation des citoyens du monde (ONU)

by Bakary FOMBA 11 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Depuis un an, l’Organisation des Nations-Unies (ONU) a initié, auprès de l’opinion mondiale, un sondage afin de s’imprégner, de comprendre les problèmes, les attentes ou les urgences des citoyens du monde entier. Suite aux sondages et dialogues menés, « l’accès universel aux soins de santé », parmi tant d’autres, reste la première préoccupation des citoyens du monde.

Dans un monde fragilisé par le déclenchement de la pandémie de Covid-19 depuis début 2020, une majorité de citoyens de la planète a révisé ses priorités dans lesquelles la santé occupe la première position. Au-delà de la santé, le climat, le multilatéralisme, l’éducation, l’accès à l’eau et à l’assainissement font également partie intégrante des priorités des citoyens du monde. EN tout cas, c’est ce qui ressort du résultat du sondage initié par le secrétaire général de l’ONU et intitulé ONU 75. « Plus d’un million et demi de personnes dans 193 pays ont ainsi fait part de leurs priorités à court et à long terme, de leurs idées d’action et de leurs appels en faveur d’une ONU plus inclusive et plus transparente pour diriger la réponse face aux défis mondiaux urgents », précise l’ONU.

Selon le Conseiller spécial à l’ONU, Fabrizio Hochschild, « le rapport s’est également efforcé de saisir les priorités mondiales en matière de rétablissement après la Covid-19. » D’après lui, « la crise du coronavirus a conduit à un plus grand soutien à la coopération internationale ».

Repenser le multilatéralisme pour lutter contre la Covid-19

Interrogée, la majorité de la population mondiale dit que la pandémie a « renforcé leur opinion sur l’importance d’une plus grande coopération entre les pays. » Pour relever les défis mondiaux, 97%, presque la quasi-totalité des sondés ont également soutenu l’importance de la coopération internationale.

Ainsi, beaucoup de citoyens attendent « un rôle de premier plan de l’ONU » afin de relever les défis mondiaux immédiats et à long terme.

Ce rapport est finalement le fruit d’un effort sans précédent des Nations-Unies pour saisir les espoirs des populations mondiales pour l’avenir, ainsi que leurs attentes en matière de coopération internationale. Il s’agit ainsi de « mieux combler le fossé entre le monde qu’elles veulent et celui qu’elles pensent », mais aussi « avec lequel nous risquons de nous retrouver », a laissé entendre M. Hochschild.

Bakary Fomba      

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Violence aux Etats unis
Politique

Le Capitole pris d’assaut : quelle leçon les Etats Unis livrent-ils au monde ?

by Chiencoro 11 janvier 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

La prise d’assaut du Capitole aux Etats-Unis, mercredi 6 janvier 2021, a surpris pas mal d’observateurs étrangers qui considéraient jadis cette démocratie comme la plus parfaite. Néanmoins, nombreux sont ceux qui indiquent que cette scène contient beaucoup de leçons.

« Scènes inimaginables à Washington : des partisans de Donald Trump ont envahi mercredi le Capitole, temple de la démocratie américaine, interrompant la session qui devait confirmer la victoire de Joe Biden », a affirmé l’Agence France presse (AFP). Cette violence aux États-Unis a surpris plus d’un. Puisque la démocratie américaine avait été présentée comme le modèle le plus parfait, une démocratie exemplaire. Mais hélas, cette grandeur de la démocratie américaine vient de subir un coup fatal.

Les scènes de violences observées aux Etats-Unis au cours de la semaine qui vient de s’écouler sont la preuve que les contestations de résultats de vote, qui sont des dérives démocratiques, ne sont pas propres aux seuls pays africains. En effet, « les démocrates ont remporté mercredi une victoire retentissante en s’assurant le contrôle du Sénat grâce à deux élections partielles en Géorgie, permettant au président élu Joe Biden de gouverner avec une plus grande marge de manœuvre », explique l’AFP. Une situation que les partisans de Trump n’ont pas pu digérer et le monde entier a été témoin de « l’expression la plus violente des mouvements populistes qui se sont développés dans le monde », selon les mots de Mamadou Diouf, historien sénégalais, qui rappelle toutefois qu’il s’agit de quelque chose qui avait été annoncé par Donald Trump, depuis sous le mandat de son prédécesseur.

« La démocratie [ndlr] a été fortement bafouée »

Cette violence aux Etats unis est néanmoins pleine de leçons. Selon Mamadou Diouf, elle montre la faillibilité des démocraties. Interrogé sur le sujet par nos confrères de Radio France international (RFI), le philosophe Sénégalais, Souleymane Bachir Diagne, souligne qu’il s’agit d’une scène de « tristesse pour la démocratie ». Toutefois, il estime que le monde peut tirer des leçons de cette scène. D’après le philosophe sénégalais, cette situation montre que « la démocratie [ndlr] a été fortement bafouée ». De l’autre côté, c’est la preuve qu’aucune démocratie n’est à l’abri d’une crise de confiance aux institutions démocratiques. Selon le président iranien Hassan Rohani, c’est la démocratie occidentale même qui est « fragile et vulnérable ».

Après ce drame aux Etats-Unis, Rohani met en garde contre la montée du « populisme ».  De son côté, le président français, Emmanuel Macron a appelé à « ne rien céder » face à « la violence de quelques-uns » contre les démocraties ».

Togola

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