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Mikailou Cisse professeur de philosophie au secondaire au Mali. 1
Politique

Le terrorisme : la nouvelle lutte de repositionnement politique ?

by Mikailou Cissé 27 février 2021
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Tout comme l’a été la colonisation, le terrorisme semble être une lutte de repositionnement politique, selon Mikailou Cissé, professeur de philosophie du secondaire au Mali. L’Afrique serait perçue comme une nouvelle « terre promise ».

« Ils ont partagé le monde », disait Tiken Jah Fakoly. Une déclaration qui ne perd rien de son actualité et de sa teneur. Elle fait voir la politique du divisé pour mieux régner à laquelle le continent africain a toujours été victime.

La lutte contre le terrorisme est le nouveau combat de repositionnement politique dans lequel plusieurs États africains sont engagés. L’Afrique semble être la nouvelle terre promise. Le Nigeria, le Cameroun, la Centre-Afrique, la Somalie, la Lybie, l’Algérie, la Tunisie, parmi tant d’autres sont confrontées à ce cette lutte contre le terrorisme. Mais dans toute l’Afrique, c’est le sahel qui semble être le plus touché sur une large partie de son territoire.

Pourquoi le salafisme en Afrique ?

Cette lutte n’est pas nouvelle dans le monde. Le Moyen-Orient était l’épicentre de l’extrémisme. Beaucoup d’autres États étaient confrontés à ce phénomène. À la vitesse de propagation d’un virus, nous estimons que l’extrémisme violent s’est vite délocalisé du Moyen-Orient vers l’Afrique tout comme la Deuxième Guerre mondiale s’est déplacée de l’Occident vers l’Asie.

Ce fait doit nous aider à mieux comprendre. C’est sûrement face à cette internationalisation du terrorisme que le président français Emmanuel Macron a toujours prôné une adaptation des réponses à l’ampleur du phénomène : une internationalisation de la lutte contre ce fléau.

Pourquoi d’ailleurs les États africains sont-ils confrontés aux salafismes ? L’islam comme le christianisme sont des religions venues de l’extérieur. Les peuples africains ont accepté ces religions comme les siennes et les ont adoptées sans grande difficulté. Car l’Afrique est le modèle de la laïcité. Les religions cohabitent sans grande peine.

« Ce n’est pas une guerre contre les terroristes, mais une lutte d’imposition culturelle »

Cette compréhension est importante et empêche d’avaler les couleuvres tendues par les Européens pour servir d’explication à la crise que traverse le sahel. Ce qui se passe dans cette région du monde n’est pas une guerre contre les terroristes, mais plutôt une lutte d’imposition culturelle, une façon de voir le monde. Ce sont les cultures qui sont en conflit : la culture libérale défendue par les Occidentaux et la culture islamique défendue par les Arabes. C’est une telle situation qui s’était produite au Moyen-Orient.

Les valeurs et la culture défendues par l’islam à travers les Arabes sont de plus en plus en voie de disparition. Les partisans d’un islam rigoureux ont mordu la poussière partout où au Moyen-Orient ils ont affronté les modérés. Par contre, la culture occidentale gagne du terrain. Presque tous les pays de culture islamique sont secoués par la culture et les valeurs occidentales : démocratie, droit de l’homme, liberté d’expression, etc.

Certes, les partisans d’un islam rigoureux ont quelques influences sur des portions de terre dans les États où ils sont actifs, mais ils ne contrôlent pas le pouvoir politique. Les progressistes, c’est-à-dire les partisans de la culture occidentale, ont le contrôle sur tous les leviers de l’État. L’Iran est le seul qui tient encore. Elle est la seule république qui s’entend moins avec les Occidentaux.

L’Afrique, une nouvelle terre

En Afrique, c’est cette guerre qui se poursuit. Les partisans d’un islam rigoureux ne contrôlent plus le Moyen-Orient. Ce sont les pays africains à majorité musulmans qui sont devenus leur nouvelle terre. C’est en Afrique qu’ils veulent réaliser ce qu’ils n’ont pas pu sur les terres arabes.

Il n’est un secret pour personne que les terroristes qui déstabilisent le continent africain n’ont pas les moyens pour financer leurs activités. Ils n’ont ni source de revenus ni emploi rémunéré. Toutefois, ils disposent de matériels de guerre, de l’argent pour recruter et payer les combattants. Les revenus de transit de la drogue et les rançons que payent les Occidentaux en échange de la survie des ressortissants capturés, sont certes considérables, mais ne suffisent pas pour faire ces financements.  

Les États qui les combattent aussi sont comme eux en termes de sources de financement. Ces États sont financés, dotés en armes et en munitions. Il est connu aussi qu’ils ne disposent pas d’assez de fonds pour mobiliser les forces qui sont sur les terrains. Les grandes puissances qui viennent pour combattre les extrémistes ne le font pas cadeau.

Défendre des intérêts

Ces États sont présents en Afrique pour gagner des contrats, défendre les propriétés de leurs ressortissants. Les projets de développement qu’ils préconisent sont la mise en œuvre d’un plan de domination culturelle. Le Koweït, la Bahreïn, la Jordanie et tant d’autres pays à culture musulmane sont des exemples.

Toutefois, dans d’autres pays, les partisans d’une ouverture de la culture musulmane n’ont pas réellement réussi à prendre le dessus sur les orthodoxes. L’Iraq, la Syrie et l’Afghanistan sont des échecs.

Les Occidentaux et les partisans de l’application d’un islam rigoureux ne viennent pas en Afrique pour la peau ébène des Africains. Ils sont présents pour imposer leur façon de diriger la société et leurs cultures. Chacun emploie ses moyens.

Ce qui se passe en Afrique sous le nom de la lutte contre le terrorisme est une lutte de culture. Le rejet de la culture islamique est ce qui est combattu par les salafistes. Et la défense de la culture occidentale est ce qui est soutenue par les Occidentaux. Le peuple noir est toujours vu comme un peuple sans civilisation qu’il faut civiliser.

Mikaïlou Cissé

Les opinions véhiculées dans cet article ne sont nullement celles de Phileingora

27 février 2021 0 comments
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Les FAMA en formation
Sécurité

Lutte contre l’insécurité : les partenaires militaires toujours au chevet du Mali

by Sahel Tribune 27 février 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les partenaires militaires du Mali continuent à lui apporter le soutien nécessaire malgré les coups bas qu’ils reçoivent. En plus de la formation des forces armées maliennes, ils mènent des actions d’envergure sur le terrain, comme l’indique Barkhane dans son communiqué du 26 février 2021.

Il est un constat généralement admis qu’aucun pays, a posteriori un pays en développement, ne peut seul gagner le combat contre l’hydre terroriste. D’où la nécessité pour les différents pays de former de véritables coalitions pour réussir contre ces groupes. Ce combat passe par la formation des armées.

« À Ménaka, l’Unité légère de reconnaissance et d’intervention n° 2 (ULRI2) des Forces armées maliennes (FAMa) a été formée et entrainée par les forces spéciales françaises et tchèques de la Task force (TF) Takuba sur le tir, le maniement d’armes, les déplacements tactiques motorisés, la conduite de nuit sous Jumelles de vision nocturne (JVN) mais aussi pose de garrot ou de pansement compressif sont autant d’aspects que les sections de l’ULRI2 ont revu aux côtés des forces spéciales européennes », a indiqué Barkhane dans son communiqué du 26 février 2021 avant de préciser : « Ces instructions, effectuées entre chaque phase opérationnelle, permettent de gagner en compétences et ainsi d’augmenter l’autonomie sur le terrain ».  

Plusieurs terroristes neutralisés

Mais ce n’est pas tout, la force française au Mali mène également un véritable combat contre les groupes terroristes dans le Liptako-Gourma. Dans le même communiqué du 26 février,Barkhane indique qu’un renseignement « a permis de caractériser un rassemblement d’un groupe armé terroriste au nord-est d’In Delimane ». Et de poursuivre : « Ce rassemblement a fait l’objet d’une frappe le 21 février, permettant de neutraliser plusieurs terroristes ».

Malgré cette lutte implacable que mènent les partenaires militaires du Mali contre le terrorisme, les forces armées maliennes continuent à subir des attaques « meurtrières ». Au cours de cette semaine, au moins dix (10) militaires maliens sont morts à la suite d’attaques terroristes dans le centre du pays. Cette situation doit permettre d’arriver à la compréhension que le Mali seul ne peut pas encore se défendre contre ces groupes armés terroristes.

Chiencoro

27 février 2021 0 comments
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Tidiani Togola directeur executif de Tuwindi a la cloture de lAtelier de co construction le 26 fevrier 2021
Politique

Atelier sur la constitution de 1992 : 53 propositions de modification à l’issue des travaux

by Chiencoro 27 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Les rideaux de l’atelier de « co-construction de la 4e République du Mali » sont tombés, vendredi 26 février 2021, au Grand hôtel de Bamako. Il s’est achevé sur des propositions et des recommandations issues des trois jours de travail sur la constitution du 25 février 1992.

Après trois jours « d’intenses travaux » sur la constitution du 25 février 1992, les citoyens venus de différentes régions du Mali, ont fait 53 propositions de modification sur le préambule et les 122 articles de cette constitution de 1992.  

53 propositions de modification

Le Préambule est la partie qui a reçu le plus de propositions de modification. Au total, 11 propositions de modification. Cette première partie de la constitution, au titre des propositions faites au cours de cet atelier, est suivie par le titre 3 (Du président de la République). Sur un total de 30 articles, les participants ont jugé important de modifier 10 articles de ce titre 3 de la constitution de 1992. Les articles 29, 30, 31, 33, 37, 40, 42, 47, 50 et 57 sont les concernés par cette proposition de modification.

Le titre premier (Des droits et devoirs de la personne humaine) vient après le titre 3. Sur un total de 24 articles, 7 articles ont reçu des propositions de modification. Il s’agit des articles 1, 2, 6, 7, 9, 17 et 22.

Quant au titre 4 (De l’Assemblée nationale), composé d’un total de 11 articles, les participants à cet atelier ont fait des propositions de modification sur 6 articles (59, 61, 62, 64, 65 et 66).

Parmi les titres de la constitution qui ont reçu le plus de propositions de modification, nous avons également le titre 2 (De l’État et de la souveraineté). Constitué de 4 articles, ce titre reçoit trois propositions de modification : les articles 25, 26 et 27.

Des recommandations pour la 4e république

Les propositions de modification faites sur les autres titres de la constitution ne dépassent pas deux articles.

Ces propositions de modification ont été accompagnées par des recommandations « pertinentes et inclusives », précise Tidiani Togola, directeur exécutif de la fondation Tuwindi. Selon ses précisions, cet atelier était une nécessité pressante puisqu’il « est nécessaire de passer à une quatrième république qui pourrait être plus pertinente et représentative des besoins du peuple souverain du Mali ».

Cette rencontre, qui n’est qu’une première étape, devra conduire à une « proposition pertinente et inclusive » aux autorités politiques de la transition comme contribution du peuple souverain du Mali, a rassuré M. Togola.

Ce passage à une quatrième république imposait pourtant « un grand point d’interrogation » en raison de tous les défis liés à cette réforme. « Mais c’est en levant les défis qu’on devient aussi un grand peuple », se convainc le directeur de Tuwindi qui estime qu’à l’issue de cet atelier, le « grand point d’interrogation » devient caduc.

Cet atelier est une initiative d’organisations de la société civile regroupées autour de la fondation Tuwindi (Doniblog, Observatoire et AJCAD). Elle a été financée par OSIWA (Open Society initiative for West Africa) a pour mission de contribuer à la construction de sociétés ouvertes en Afrique de l’Ouest.

Fousseni Togola

27 février 2021 0 comments
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Troncon Niono Tombouctou
Actu

Ségou et Mopti : des projets de désenclavement annoncés

by Bakary FOMBA 26 février 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans le cadre de l’amélioration des infrastructures routières existantes et la sécurité des populations, le Conseil de ministres a adopté mercredi dernier, des décrets de construction et de bitumage de routes dans les régions de Ségou et Mopti. Il s’agit de la construction et le bitumage de la route Banankoro-Dioro et les travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti.

Dans le cadre du désenclavement et par ricochet du développement régional, le gouvernement de la Transition a annoncé la construction et l’aménagement de certaines infrastructures routières dans les régions de Ségou et Mopti.

Axe Banankoro-Dioro

Le montant des travaux de construction et de bitumage de la route Banankoro-Dioro, dans la 4e région administrative du Mali, est de 22 milliards, 798 millions, 453 milles, 640 francs CFA. Selon les précisions apportées lors du Conseil des ministres du mercredi dernier, le marché de ces travaux est conclu entre le Gouvernement du Mali et l’Entreprise Générale Mamadou Konaté pour une durée d’exécution de 24 mois, soit 2 ans.

La réalisation de ces travaux permettra non seulement d’améliorer les infrastructures existantes dans cette localité, mais aussi d’accroitre les échanges entre les zones de production et celles de consommation, tout en facilitant la mobilité des populations. Toute chose qui ne peut que contribuer à propulser le développement de ces localités.

Aménagement de l’Axe Sévaré-Mopti

Pour fluidifier le trafic sur la voie reliant Sévaré-Mopti et améliorer la sécurité et la qualité de vie des populations de ces localités, le Conseil de ministres a annoncé également l’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km à Sévaré et la construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo. Ce n’est pas tout. L’aménagement de 12 127 km sur la route nationale N° 6, de 10 km de voirie à l’intérieur des deux villes, et de 14,47 km de voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo a été également annoncé.

Pour la bonne tenue de ces travaux d’intérêt public, certaines propriétés privées se trouveront expropriées, a précisé le communiqué du Conseil de ministres.

Bakary Fomba

26 février 2021 1 comment
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Kadiatou KONARE ministre de la Culture de lArtisanat et du Tourisme lors de louverture du seminaire emergence a Kayes le 26 fevrier 2021
Seko ni Donko

2e phase du séminaire « émergence » : à Kayes, Kadiatou Konaré invite à une synergie d’action

by Chiencoro 26 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Les locaux de la salle Massa Makan Diabaté de Kayes ont accueilli du 25 au 26 février 2021, la 2e étape des travaux de restitution des séminaires « émergence » pour une vision concertée des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme pour les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou.

Fidèle à son combat pour l’émergence des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme au Mali, Kadiatou Konaré, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme poursuivent sa tournée de découverte et d’encouragement des acteurs culturels du Mali.

À Kayes, dans la première région du Mali, elle a procédé au lancement de la seconde étape des travaux de restitution des séminaires « émergence », jeudi 25 février 2021.  

Le but de ces deux jours de séminaire est d’arriver à élaborer des actions prioritaires pour promouvoir les secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme. Pour leur émergence, il faut une synergie d’action, selon Mme la ministre. Elle estime que cette synergie « permettra de générer des intrants au tourisme et créer des richesses et d’emplois pour les jeunes, socle de la paix et de cohésion sociale ».

Boubacar Fofana, conseiller technique chargé de la culture de l’artisanat et du tourisme au conseil régional de Kayes confirme cette vision de Mme la ministre sur la culture, l’artisanat et le tourisme. Selon ses précisions, « la culture en relation avec le tourisme reste un axe important pour le développement économique de notre pays ».

Pour un développement socioéconomique durable, le Mali doit se fonder non seulement sur l’agriculture, mais aussi sur les secteurs de la culture et du tourisme, a indiqué M. Fofana.

Rappelons que cette initiative de Mme la ministre a été lancée le 27 novembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako (CICB). À travers elle, elle entend donner un nouveau souffle à ces secteurs qui bénéficiaient peu de considérations. Kadiatou Konaré est sur un terrain bien connu.

Togola

26 février 2021 1 comment
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Fama
Sécurité

Bandiagara : huit morts et cinq blessés dans les rangs des FAMA (bilan provisoire)

by Chiencoro 26 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Alors que des initiatives se multiplient pour un retour rapide de la sécurité au Mali et dans toute la région sahélienne, les attaques semblent également prendre des proportions inquiétantes. En l’espace d’une semaine, les forces armées maliennes ont perdu dix (10) éléments dans différentes attaques au centre du pays.

Les Forces armées maliennes (FAMA) sont de plus en plus victimes d’attaque d’hommes armés au centre du pays. Selon la direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), dans la nuit du 25 février 2021, l’armée malienne a été la cible d’une double attaque dans la région de Mopti.

Des hommes armés ont « perpétré une attaque contre la base du détachement de Dialoubé sis à Bandiagara et l’escadron de la gendarmerie de la même localité ». Le bilan provisoire fait état de huit (8) morts et de cinq (5) blessés du côté des FAMA. Nos confrères de The Defense Post précisent: « Neuf gendarmes ont été tués dans une attaque près de la ville de Bandiagara, dans le centre du Mali, dans une zone où les groupes djihadistes sont endémiques, a déclaré vendredi un responsable militaire».

Sur cette attaque, aucune autre précision n’avait été donnée au moment où nous mettons cet article sous presse.

C’est la deuxième attaque que les forces armées maliennes subissent en l’espace de trois jours dans la même région devenue l’épicentre de l’insécurité au Mali depuis 2015.

Le 23 février dernier, une mission FAMA, quittant Sévaré pour Konna, « est tombée dans une embuscade tendue par des Groupes Armées Terroristes (GAT) ». Cet incident qui s’est produit sur la route nationale 6, à près de 32 km au nord-est de Sévaré, a coûté la vie à deux (2) éléments des FAMa. Selon le bilan provisoire de cette attaque, sept (7) autres éléments ont été blessés. « Les blessés ont été évacués à l’hôpital régional Somino Dolo de Sévaré », a précisé la direction de l’information de l’armée.

Cette multiplication des attaques contre les forces armées maliennes intervient une semaine après le sommet des chefs d’État des pays du G5 Sahel à N’Djamena, au Tchad, sur la situation socio -politico-sécuritaire dans la région.  

Fousseni Togola

26 février 2021 0 comments
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Tensions apres lannonce des resultats au Niger
Politique

Présidentielle au Niger : l’Afrique et sa démocratie modèle

by Chiencoro 25 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Le système démocratique africain traverse une zone de turbulence, qui si elle n’est pas vite prise en compte risque de compromettre davantage la stabilité du continent.

Après la proclamation des résultats de la présidentielle au Niger, des morts et des arrestations ont été déclarés. En Afrique, les élections se soldent de plus en plus à des scènes de violence. Le modèle démocratique du continent serait-il devenu caduc ?

En Afrique, il est un constat que les élections sont généralement synonymes de tensions. De l’annonce de scrutins électoraux jusqu’à la proclamation des résultats, c’est la peur au ventre du côté des citoyens.

De plus en plus, rares sont les pays africains qui échappent aux violences post-électorales. Des tensions qui deviennent pour les démocraties du continent une caractéristique fondamentale.

Des victoires autoproclamées

Au Niger, au moinsdeux personnes sont mortes à la suite de troubles survenus après l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle. Des résultats qui ont déclaré vainqueur le candidat du pouvoir Mohamed Bazoum, a souligné jeudi Alkache Alhada, le ministre de l’Intérieur nigérien. A la presse, le ministre déclare : « Le bilan est de deux morts ». Il annonce également l’arrestation de 468 personnes depuis mardi.

Le candidat du pouvoir Mohamed Bazoum a été proclamé vainqueur avec 55,7 % des voix face au candidat de l’opposition, Mahamane Ousmane, par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le candidat de l’opposition a contesté ces résultats et se proclame vainqueur avec 50,3 %.

Le rejet des résultats est devenu une pratique commune dans les démocraties africaines. On se rappelle du scénario malien en 2018 où l’ex-chef de file de l’opposition malienne, feu Soumaila Cissé a « catégoriquement rejeté » les résultats officiels de la présidentielle en se déclarant vainqueur. « Je maintiens et je peux le prouver que j’ai remporté cette élection avec 51,75 % des voix ! », avait-il déclaré au cours d’une conférence de presse dans le Grand hôtel de Bamako.

Besoin de réformes

La Guinée Conakry n’a pas fait exception à la règle en octobre dernier à la suite de la présidentielle. L’opposition s’était également proclamée vainqueur. L’opposant Cellou Dalein Diallo avait affirmé avoir gagné l’élection « dès le premier tour ». Une situation qui a conduit à des scènes de violence.

Ces pratiques, devenues monnaie courante lors des élections sur le continent, sont la preuve du manque de confiance aux institutions de la République. Elles expriment du coup non seulement le besoin de réformes profondes des systèmes démocratiques africains, mais aussi de modernisation des systèmes de vote sur le continent.

Le modèle démocratique du continent semble devenir caduc. Sans confiance, la démocratie s’effrite et chute comme un château de cartes.

Fousseni Togola

25 février 2021 0 comments
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