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Exploitation sexuelle des enfants en ligne
Sécurité

La covid-19, un facteur aggravant l’exploitation sexuelle des enfants

by Bakary FOMBA 6 mars 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Les Nations unies ont procédé à la présentation du rapport sur les « effets du coronavirus sur les différentes formes de vente et d’exploitation sexuelle d’enfants », mardi 2 mars 2021. Au cours de cette cérémonie, l’ONU a recommandé aux gouvernements du monde de créer un système de protection fondé sur les droits afin de prévenir ou atténuer les risques accrus de violence, de maltraitance, de négligence et d’exploitation des enfants lors de situations d’urgence nationale ou de crise de santé publique, comme la pandémie de Covid-19.

Les médias sociaux, ayant une influence considérable sur la vie des enfants, constituent un nouvel espace pour ses êtres, constamment connecté sur Internet. Toute chose qui comporte d’énormes risques en cette période de pandémie de Covid-19. Un an après son apparition, « la pandémie de Covid-19 a eu et va continuer d’avoir un effet dévastateur sur toute une génération d’enfants », a alerté mardi une experte de l’ONU.

Impact de la pandémie sur la pédocrimialité    

Selon Mama Fatima Singhateh, experte de l’ONU, la recrudescence de la violence contre les enfants et les nouvelles formes d’exploitation et d’abus sexuels, tant en ligne que hors ligne, pendant et après les mesures de confinements, menacent d’éroder davantage la situation de millions d’enfants dans le monde, qui sont déjà dans une situation socio-économique précaire. « L’augmentation de l’activité en ligne des personnes à la recherche de matériel pédopornographique, en raison du temps accru passé à l’intérieur, a aggravé les schémas déjà existants d’exploitation sexuelle en ligne et de cyberintimidation des enfants », a détaillé l’experte onusienne lors de la présentation d’un rapport sur les « effets du coronavirus sur les différentes formes de vente et d’exploitation sexuelle d’enfants. »

Des ressources financières et humaines limitées

« Nous savons qu’une telle crise d’une telle ampleur s’accompagne généralement d’un effondrement des structures de protection sociale », a laissé entendre Mme Singhateh, relevant que la pandémie de Covid-19 a provoqué une crise socio-économique qui, jusqu’à présent, a aggravé les inégalités flagrantes existantes entre les enfants vulnérables. Toute chose qui, selon Mme Singhateh, a entrainé « une amplification de leurs risques de vente, de traite, d’exploitation et d’abus sexuels. »

Malgré la création, ou le renforcement des services de protection sociale pour les enfants par de nombreux pays du monde, Mme Singhateh regrette que les ressources financières et humaines soient souvent limitées. Une situation qui handicape les efforts de lutte contre l’exploitation des enfants et la prise en soin des victimes. Ce n’est pas tout. L’experte onusienne a également fait valoir que le manque de données fiables nuit aussi à la visibilité des problèmes et empêche l’élaboration de réponses et de mesures préventives adéquates.

Bakary Fomba

6 mars 2021 0 comments
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Un manifestants pro Sonko lors des heurts avec les forcs de lordre le 4 mars 2021 a Dakar. Leo Correa AP SIPA
Opinion

Situation socio-politique au Sénégal : au-delà de la personne d’Ousmane Sonko

by Chiencoro 6 mars 2021
written by Chiencoro 5 minutes read

L’ébullition du front social au Sénégal, intervenue suite à l’affaire Ousmane Sonko, est à analyser au-delà de la personne de ce principal opposant politique du président sénégalais Macky Sall. Elle est non seulement la preuve de la faillite d’un système démocratique en Afrique, mais constituerait également une porte ouverte à toutes les possibilités au Sénégal.

Des heurts, des violences, des attaques contre des supermarchés, des stations-service, des bâtiments administratifs. La plupart des commerces fermés, les écoles aussi bien que les banques. Les signaux de certaines chaînes de télévision coupés. Le bilan : 4 morts, des blessés, des arrestations et plusieurs dégâts matériels. Voilà l’image que le Sénégal communique au monde entier depuis quelques jours : la violence comme mode d’expression démocratique.

Faillite d’un système

Toutes ces violences, qui font suite à l’affaire Ousmane Sonko, le principal opposant du président sénégalais Macky Sall, pour « troubles à l’ordre public et participation à une manifestation non-autorisée » le 3 mars, alors qu’il se rendait au palais de justice de Dakar à la suite d’une accusation de viol sur la masseuse Adji Sarr, soulèvent de véritables problématiques autour de la gouvernance démocratique en Afrique. Elles sont la preuve d’un manque de confiance aux institutions démocratiques, notamment judiciaires que les citoyens assimilent généralement, dans les démocraties du continent, à la majorité au pouvoir.

Dans la quasi-totalité de ces démocraties du continent, tout est mesuré à l’aune d’intérêts politiques. Des combats qui conduisent le plus souvent à la volonté de détruire des adversaires politiques par tous les moyens légitimes et illégitimes.

Pour le problème Ousmane Sonko au Sénégal, c’est cet aspect que tente de montrer Me Bamba Cissé : « C’est un scandale, l’objectif est d’emprisonner Ousmane Sonko pour l’éliminer des listes électorales en vue de l’élection présidentielle de 2024 ». Le magazine Jeune Afrique fait la même remarque en rapportant que M. Sonko voit cette cabale contre lui comme la mise en œuvre d’« un “complot politique” ourdi par le président Macky Sall pour l’écarter du jeu politique. »

Une telle conception, une fois qu’elle s’empare des partisans d’un homme politique, ne peut que conduire à ces genres de scène inqualifiable en démocratie. Nos gouvernants ont fait de la politique une arène d’anéantissement d’adversaires par la violence au lieu de privilégier plutôt le débat d’idées.

Manque de confiance, instrumentalisation

Dans un tel contexte de manipulation des citoyens où règne déjà un manque de confiance de ces citoyens au pouvoir judiciaire qu’ils assimilent au régime politique en place, la démocratie ne peut que mourir à petit feu. Ces situations ne sont que la preuve de la faillite d’un système de gouvernance étatique.

Les citoyens des pays démocratiques africains peinent de plus en plus à voir le fossé séparant le pouvoir législatif de l’exécutif ou de ces deux pouvoirs du pouvoir judiciaire. Le peuple est balloté entre des vents contraires. Il est instrumentalisé par des adversaires politiques en défense d’intérêts personnels qui le poussent à sacrifier tout ce qui a été construit avec l’argent du contribuable.

Ce qui se passe au Sénégal, et dont des cas similaires ont eu lieu dans d’autres pays du continent, est l’Illustration parfaite non seulement de ce manque de confiance au pouvoir judiciaire, qui ne semble plus être caractérisé par l’impartialité, mais aussi de l’instrumentalisation du peuple qui se lève et détruit ses propres biens pour généralement la satisfaction d’intérêts d’hommes en quête de plus de popularité.

Porte ouverte à toutes les possibilités

Le danger de cette scène de « violence politique », pour emprunter une expression de Alioune Tine (président du Think-Tank Afrikajom Center), à laquelle on assiste au Sénégal est la fragilisation du territoire. Une ouverture qui pourrait profiter aux terroristes qui pourraient en profiter pour étendre leurs tentacules à ce pays sahélien.

Rappelons que le moindre divorce entre les autorités politiques et les citoyens est une opportunité pour ces hommes armés de gagner la confiance des populations. Ce qui se passe au centre du Mali, Ségou et Mopti, est une illustration parfaite de cette situation.

Les États africains réussiront difficilement la stabilisation tant que les autorités politiques n’auront pas mis un peu d’eau dans leur vin en privilégiant plus les intérêts de la nation au détriment de leurs intérêts « égoïstes ». En effet, dans la démocratie, les violences sont généralement le fruit d’un manque de confiance installé à la suite de plusieurs années d’injustice, d’inégalité, de mauvaise gouvernance ou de corruption constatées par le peuple.

La course aux intérêts politiques, dans une certaine phase de l’histoire d’un pays, peut compromettre tout l’avenir de la nation.

Le Sénégal, à travers ces scènes de violence, qui se poursuivent, vient d’ouvrir la porte à toutes les possibilités. Macky Sall a tout intérêt à trouver une solution rapide à cette crise qui a pris des proportions assez inquiétantes. En attendant, rapportons ces propos du sociologue et philosophe français, Edgar Morin, sur son compte Twitter : « La réflexion sur le monde d’aujourd’hui ne peut s’émanciper d’une réflexion sur l’histoire universelle. Les périodes calmes et de prospérité ne sont que des parenthèses de l’histoire. Tous les grands empires et civilisations se sont crus immortels et tous ont disparu ».

Fousseni Togola

6 mars 2021 0 comments
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sluit omhoog geisoleerd voorwerp van virus rotavirus 1308 40376
Santé

Lutte contre le rotavirus : des partenaires de la santé plaident en faveur des enfants en situation d’urgence

by Bakary FOMBA 5 mars 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Les partenaires de la santé se félicitent de la disponibilité du vaccin antirotavirus, à bas prix, permettant de protéger les enfants vivant dans des camps de déplacés ou dans d’autres situations d’urgence contre les maladies diarrhéiques graves. 

Selon les estimations de l’OMS, en 2013, près de 215 000 enfants âgés de moins de 5 ans meurent chaque année d’infections à rotavirus, ce virus contagieux qui peut causer une inflammation de l’estomac et des intestins et qui touche principalement les bébés et les jeunes enfants. « Chaque jour dans le monde, des enfants meurent parce qu’ils sont affaiblis par la diarrhée. C’est l’un des plus grands meurtriers de jeunes enfants au monde », souligne Rachel Cumminigs, directrice de l’équipe de santé publique humanitaire de Save the Children.

Cette maladie peut être évitée grâce à la vaccination. L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF), Save the Children, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), grâce à un accord de prix historique avec le fabricant, GSK, se félicitent de l’opportunité de mettre le vaccin antirotavirus à la disposition d’un plus grand nombre d’enfants vivant dans des crises humanitaires.

« Des maladies potentiellement mortelles »

« Nous nous félicitons de cet engagement des fabricants et espérons qu’il constituera un pas vers la disponibilité de plus de vaccins à l’avenir à des prix abordables », a déclaré Dr Kate O’Brien, directrice de la vaccination, des vaccins et des produits biologiques à l’OMS. Elle trouve inaccessible que des enfants « ne soient pas vaccinés contre des maladies dévastatrices comme le rotavirus en raison du manque de disponibilité ou des coûts élevés ».

« L’argent ne devrait jamais être une barrière entre la vie et la mort », a laissé entendre la directrice de l’équipe de santé publique humanitaire de Save the Children

Sauver les enfants vivant dans des camps de réfugiés

Le mécanisme humanitaire facilite l’accès aux vaccins pour les organisations humanitaires travaillant dans des pays touchés par des situations d’urgence, où l’accès et les prix ont par ailleurs été un goulot d’étranglement. « Le Mécanisme humanitaire a déjà augmenté le nombre d’enfants qui peuvent recevoir des vaccins vitaux, mais pour atteindre son plein potentiel et sauver plus de vies, MSF appelle les fabricants à engager des vaccins supplémentaires et à permettre aux enfants en situation d’urgence humanitaire d’accéder également aux vaccins », a déclaré Miriam Alia, référente en matière de vaccination et de réponse aux épidémies à MSF. Selon ses précisions, dans n’importe quelle partie du monde, les enfants doivent avoir accès aux « vaccins vitaux ».

Pour sa part, Robin Nandy, conseiller principal de l’UNICEF et chef de la vaccination, souligne qu’il est important d’élargir « la portée et l’étendue de la couverture vaccinale parmi les communautés touchées par les crises humanitaires ». Cela afin d’atteindre plus « d’équité en matière de vaccination au cours de la prochaine décennie ». Ce n’est pas tout, il souligne que « ces communautés sont les plus touchées par la morbidité et la mortalité évitables et ont souffert de manière disproportionnée des perturbations des programmes en raison de la pandémie [covid-19 ndlr] ».

Toutefois, pour rendre plus de vaccins disponibles par le biais du mécanisme, y compris les vaccins contre la typhoïde, le papillomavirus humain et d’autres vaccins contre le pneumocoque et le rotavirus, des engagements supplémentaires sont recherchés de la part des fabricants, a-t-on souligné.

À titre de rappel, le mécanisme humanitaire a été fondé en 2017 grâce à un partenariat entre les Nations Unies et les Organisations de la société civile (MSF, Save the Children, l’UNICEF et l’OMS) afin d’améliorer l’accès aux vaccins dans les situations d’urgence par les organisations de la société civile dans des pays qui ne sont pas autrement éligibles au soutien de Gavi.

Bakary Fomba

5 mars 2021 0 comments
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Arrivee des vaccins
Santé

Vaccin anti-covid : le Mali vient de recevoir un premier lot de 396 000 doses

by Chiencoro 4 mars 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Mali a reçu, ce vendredi 5 mars 2021, sa première dose de vaccin contre la covid-19. Ce premier lot qui a été réceptionné à l’aéroport international président Modibo Kéïta de Bamako-Senou intervient dans le cadre de la Facilité Covax.

396 000 doses, c’est précisément la quantité de vaccins contre la covid-19 que le Mali a reçu ce vendredi 5 mars 2021. La réception de ce premier lot de vaccins fait du Mali le premier pays du Sahel central à recevoir des vaccins contre la COVID-19 en Afrique de l’Ouest.  « Le pays est à féliciter. C’est un moment de fierté au regard de la mobilisation logistique massive déployée qui permettra au gouvernement de transporter, stocker et conserver les vaccins dans les conditions optimales de sécurité », selon Sylvie Fouet, représentante UNICEF.

« Des lieux de stockage apprêtés »

C’était le 25 février 2021 que la division approvisionnement de l’UNICEF à Copenhague, en Allemagne, et le laboratoire indien AstraZeneca avaient signé « un accord à long terme pour l’approvisionnement du vaccin covid-19 dans le cadre de la Facilité Covax ». Selon les précisions du spécialiste de la communication de l’UNICEF Mali, Ismail Ishaq Maïga , « cette facilité permet à l’ensemble des pays surtout avec des revenus faibles, d’avoir un accès équitable aux vaccins sans tenir compte de leur capacité financière ».

Notons que grâce à cet Accord, l’UNICEF, ainsi que ses partenaires d’approvisionnement, « dont l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), recevront jusqu’à 170 millions de doses de vaccins au bénéfice de 85 pays », précise-t-on dans un communiqué de l’UNICEF.

Pour le stockage de ces vaccins que le Mali vient de réceptionner, depuis le niveau central, jusqu’au niveau des centres de santé communautaires, l’UNICEF appuiera le gouvernement malien, a précisé le spécialiste de la communication du Fonds des Nations unies pour l’enfance avant de rassurer : « Des lieux de stockage sont apprêtés pour assurer la conservation dans des conditions optimales.  10 chambres froides de 40 m3 chacune ont été acquises et installées au niveau central. Dix (10) autres dépôts régionaux ont été dotés de générateurs de secours par l’UNICEF ». Ce n’est pas tout, « au niveau des dépôts des Centres de Santé communautaires (CSCom) dans les districts, 251 réfrigérateurs solaires additionnels sont fournis et installés et 288 autres arriveront bientôt ».

Les cibles prioritaires

Selon le gouvernement malien, les agents de première ligne à savoir les professionnels de la santé, ensuite les personnes avec les maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension, la tuberculose…. la 3e catégorie des cibles concerne les personnes âgées de plus de 60 ans, seront les cibles prioritaires. « Ces premières doses seront déployées à Bamako », précise notre source.

Le representant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Mali, Jean-Pierre Baptiste s’est réjoui de l’arrivée de ce premier lot: « Je félicite le Gouvernement Malien et souhaiter plein succès au processus de vaccination ».

La date pour le démarrage des vaccinations sera bientôt communiquée par le ministère de la Santé et du Développement social.  

Fousseni Togola

4 mars 2021 0 comments
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Cenou
Éducation

Forum sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire : des progrès enregistrés par le CENOU dans la mise en œuvre

by Chiencoro 4 mars 2021
written by Chiencoro 5 minutes read

Le Centre national des œuvres universitaires (CENOU) progresse dans la mise en œuvre des recommandations du forum national sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire du Mali. Plusieurs avancées sont enregistrées dans la gestion du transport, des parkings ainsi que de la cour des universités voire des campus universitaires.  

La mise en œuvre des recommandations du forum sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire se poursuit et des progrès sont enregistrés dans divers secteurs. Au Centre national des œuvres universitaires (CENOU), le directeur général, Colonel-major Ousmane Dembélé a laissé des instructions aux agents aussi bien qu’aux chefs de service de sa structure pour la bonne application des différentes mesures issues de ce forum. Il les a invités surtout au respect des textes, qui lui semble primordial pour la réussite de la mise en œuvre des différentes recommandations.

Des cartes disponibles pour tous les étudiants

Selon Kassoum Diakité, chef du service transport du CENOU, « l’État a fait d’énormes sacrifices pour rendre le transport accessible aux étudiants ». Il revient alors à chacun de jouer sa partition pour le bien-être et la satisfaction des étudiants. C’est pourquoi des campagnes de sensibilisation ont été menées auprès des étudiants pour les inciter à se procurer de la carte de transport qui ne coûte que 7200 FCFA, l’année.

Les guichets de distribution de cartes ont été démultipliés afin de rendre l’accès à ces cartes plus facile aux étudiants. Une initiative du directeur du CENOU qui a porté ses fruits. Du 17 janvier 2021 à nos jours, près de 2000 cartes de transport ont été enlevées, se réjouit le chef du service transport.

M. Diakité explique que dans la même dynamique, un nombre important de bus a été mis à la disposition des étudiants afin de leur éviter d’être en retard aux cours. 

Cette carte de transport a été instaurée en vue de rendre non seulement le travail plus aisé aux billeteurs et aux chauffeurs lors des embarquements, mais aussi aux étudiants, qui paient leur transport en paiement unique pour toute l’année. Selon M. Diakité, cette carte est disponible pour tous les étudiants, « sans aucune distinction ».

Des bus pour tous les étudiants, dans les mêmes conditions

Si jadis, des membres de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) ne se procuraient pas de cette carte, aujourd’hui, « la plupart d’entre eux » s’en procurent, se réjouissent des chauffeurs du CENOU.

Cet achat des cartes de transport par les membres de l’AEEM n’est autre que le fruit de la détermination des agents du CENOU à mettre en œuvre les recommandations du forum sur l’insécurité en milieu universitaire. Un forum qui recommande le désengagement de l’AEEM de la gestion de plusieurs œuvres universitaires.

« Aucun étudiant n’entre dans le bus sans être en détention d’une carte de transport », explique M. Diakité pour souligner le combat du directeur du CENOU et ses agents pour l’égalité et l’équité dans le milieu universitaire.

Des brebis galeuses résistent

Malgré tous les efforts, des brebis galeuses au sein de l’AEEM ont du mal à admettre la mise en œuvre des mesures issues du forum. Des chauffeurs expliquent qu’ils sont le plus souvent confrontés à « l’indélicatesse » de certains membres du syndicat estudiantin qui refusent toujours de suivre le même rang que les autres étudiants. D’autres vont jusqu’à vouloir obliger les chauffeurs à offrir pour eux les portes arrière du bus, nous précisent-ils avant de lancer cet appel : « Nous demandons le déploiement d’agents de sécurité sur les lieux d’embarquement afin de nous protéger ». 

Selon M. Diakité, des instructions ont été données dans ce sens : « J’ai demandé au contrôleur itinérant de me décliner l’identité de tout étudiant qui fera le forcing pour entrer dans le bus. Nous allons rendre compte à la hiérarchie pour que des dispositions puissent être prises ». Il précise que l’accès aux bus est équitable à tous les étudiants et dans les mêmes conditions.

La joie des étudiants

La mise en œuvre des recommandations du forum n’est pas seulement au niveau du transport, mais également dans la gestion des parkings universitaires, du campus voire de la cour des universités.

À l’université de Kabala, avec le désengagement de l’AEEM de la gestion du parking, les étudiants se réjouissent de la baisse du tarif de stationnement, qui quitte 100 FCFA pour 50 FCFA. « On peut dire Alhamdulillah. Maintenant nous payons le parking à 50 FCFA. Je dis merci aux autorités de la transition », indique un étudiant de la Faculté des Lettres et des Sciences du langage (FLSL) qui a requis l’anonymat.

Mais sur la colline de Badalabougou, cette mesure n’est pas encore entrée en vigueur, d’après le parqueur Balla Sidibé qui indique que les discussions sont en cours afin de décider des mesures à prendre. Ce parking de l’ex-flash ne relève pas du CENOU, mais des administrations universitaires.  

« Nous remercions Bah N’Daw et son équipe »

Ce n’est pas seulement les étudiants qui se réjouissent de la restriction du pouvoir de l’AEEM. Des vigiles de l’université de Kabala soulignent le retour de plus de sécurité dans cet espace depuis que la mise en œuvre des recommandations a commencé. « Il ne passait pas de jour sans que nous voyions un membre de l’AEEM se quereller avec un étudiant, dans la cour ou dans le campus. Mais aujourd’hui, la plupart des membres de ce comité passent inaperçus », explique un gardien de l’université de Kabala avant qu’un autre précise que jadis, « chaque soir, on pouvait entendre des coups de feu tirés par des membres de l’AEEM ». Mais aujourd’hui, plus rien de cela n’est observable dans ce milieu, rassure-t-il.

Les vigiles se réjouissent également de la destruction du hangar qui servait de lieu de regroupement pour des membres de l’AEEM à l’intérieur de la cour de l’université de Kabala. « Nous remercions Bah N’Daw et son équipe qui ont réussi à poser les jalons de la sécurisation de l’espace universitaire », précise un gardien de cette université avant de formuler le souhait que l’application de ces mesures ne se limite pas à la période de la transition.

Fousseni Togola

4 mars 2021 0 comments
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Porccho Marguerite a droite Naomi a gauche 1
Éducation

Adolescents et TIC : Musodev lance un projet d’« alphabétisation numérique » à l’endroit de 60 jeunes filles

by Chiencoro 3 mars 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Musodev, l’association pour la promotion des femmes par les TIC, a tenu dans ses locaux à Baco-Djicoroni une conférence de presse, mercredi 3 février 2021. Objectif : lancer la première édition de « TEEN AND ICT » (Adolescents et TIC), un projet de Musodev visant l’« alphabétisation numérique des adolescentes ». Un projet sélectionné à la suite d’un appel à candidatures.

Financé par le fonds Pananetugri, le premier fonds féministe d’Afrique de l’Ouest, ce projet de Musodev vise à former en six mois, 60 jeunes jeunes filles aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). Ces jeunes filles seront réparties en 4 groupes de 15 personnes afin de leur assurer une formation de qualité.

Donner aux jeunes filles une éducation de qualité

Selon Porcho Marguerite Sogobo, présidente de Musodev, ce projet a pour ambition d’« informer, sensibiliser et initier les adolescentes lycéennes à l’informatique, à l’utilisation positive d’internet ». Ce n’est pas tout, elle précise également qu’à travers ce projet, Musodev entend aider ces adolescentes de 13 à 20 ans à une meilleure utilisation de certains outils technologiques liés aux violences basées sur le genre et à la santé sexuelle et reproductive.

Ce projet vise également à sensibiliser les jeunes filles afin de les mettre à l’abri des harcèlements en ligne. Pour ce faire, ce projet éveillera leur conscience sur les dangers de certaines pratiques en lignes, explique la présidente de Musodev.

Naomi Coulibaly, chargée du projet Teen and ICT, explique que ce projet donnera l’opportunité aux jeunes filles de connaître leur corps, d’exprimer leur opinion sur la sexualité et la planification familiale, de prendre les décisions qu’elle juge utiles pour elles-mêmes. Elle leur permettra d’avoir « une éducation de qualité ».

Moins de filles dans les séries scientifiques

Porcho Marguérite Sogobo justifie le bien-fondé de cette initiative par la baisse du taux de jeunes filles dans les séries scientifiques au Mali. « Selon les données du ministère de l’Éducation nationale, ce taux a chuté de 53 % en 1997 à 11 % en 2016 », a-t-elle rappelé. D’où l’importance pour elle d’encourager les filles dans les séries scientifiques.

Les participantes à cette session de formation seront sélectionnées à la suite d’un appel à candidatures qui sera bientôt lancé par Musodev.

Le Fonds Pananetugri est le premier fonds féministe d’Afrique de l’Ouest, dirigé et administré par des jeunes filles et jeunes femmes (JFF). Il est destiné à soutenir le développement organisationnel et institutionnel des groupes et des organisations de JFF dans le cadre de la mise en œuvre d’actions novatrices et fédératrices en vue d’un changement social profond en faveur des JFF. Ce fonds servira également à accompagner les organisations de JFF trop éloignées des fonds classiques de par sa flexibilité.

Fousseni Togola

3 mars 2021 0 comments
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Mbaranga Gasarabwe coordonnatrice residente et humanitaire de lONU au Mali
Sécurité

Aggravation de la crise humanitaire au Mali : OCHA Mali tire la sonnette d’alarme

by Chiencoro 3 mars 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Ocha Mali a tenu une visioconférence, mardi 2 mars 2021, sur le Plan de réponse humanitaire 2021. De cette rencontre virtuelle, il en ressort l’existence d’un déséquilibre entre les besoins d’assistance et les financements disponibles pour y faire face. Un déséquilibre qui intervient alors que la crise humanitaire s’aggrave. Ocha Mali tire alors la sonnette d’alarme.

Les acteurs humanitaires sont confrontés à des difficultés liées au déséquilibre entre les besoins humanitaires et les financements permettant d’y faire face. Les besoins accroissent, alors que les financements stagnent.

Cet accroissement des besoins en 2021 relève en grande partie de la crise sanitaire liée à la covid-19, qui n’a pas épargné aussi les partenaires financiers. Une crise qui est venue s’ajouter à la crise socio-sécuritaire au Mali, selon les précisions de Mbaranga Gasarabwe, coordonnatrice résidente et humanitaire de l’ONU au Mali, au cours de la conférence de presse de présentation du Plan de réponse humanitaire 2021.

Sur 5,9 millions dans le besoin, 4,7 ciblés

En 2020, c’est seulement 48 % du financement demandé par OCHA qui a été mobilisé, a-t-on précisé. En 2021, le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) au Mali cherche à mobiliser 563 millions de dollars afin d’assister 4, 7 millions de personnes en situation de vulnérabilité. Ce chiffre indique une augmentation de 1 million 100 000 personnes dans le besoin, depuis l’année dernière, à la même période, précise OCHA. Pourtant, c’est 5,9 millions de personnes qui sont dans le besoin d’assistance humanitaire, dont 51 % de femmes, 54,2 % d’enfants, 3,38 % de personnes âgées et 15 % de personnes en situation de handicap.

Ce Plan de réponse humanitaire détaillé fait ressortir que la région de Mopti recueille le maximum de personnes dans le besoin, avec 1,6 million de personnes. Elle est suivie par Ségou qui compte 1,2 million de personnes dans le besoin. Avec ses 1,1 million de personnes dans le besoin d’assistance humanitaire, Tombouctou occupe la troisième position. C’est la région de Kidal, avec ses 70 000 personnes dans le besoin, qui recueille moins de personnes dans le besoin.

Besoins par secteur

En plus des besoins d’assistance humanitaire par région, le Plan de réponse humanitaire 2021 de OCHA Mali dresse le tableau sombre des besoins humanitaires par secteur.  

Dans le secteur de la protection, qui couvre à la fois la protection générale, la lutte antimines, la protection de l’enfant et la lutte contre les violences basées sur le genre, 3 054 000 personnes sont ciblées.  

En ce qui concerne le secteur de la sécurité alimentaire, c’est 1 786 millions de personnes qui sont ciblées. Pour le secteur de l’Eau, Hygiène et Assainissement (EHA), le nombre de personnes ciblées s’élève à 1 798 000.

Pour la santé, les acteurs humanitaires ont identifié 1 785 millions de « personnes à cibler ». Dans le secteur de la nutrition, c’est au total 754 000 personnes ciblées.

Dans les secteurs de l’abri et des biens non alimentaires, de l’éducation, etc., OCHA Mali détaille dans le Plan de réponse humanitaire 2021, le nombre de personnes ciblées par ses partenaires humanitaires.

Ce Plan de réponse humanitaire donne également un plan détaillé des financements par secteur. De cette précision, il en ressort que la sécurité alimentaire a besoin de plus de financements, avec 232,4 millions de dollars. Elle est suivie par la protection avec 73 millions. C’est le secteur de l’abri et des biens non alimentaires qui a besoin de moins de financement avec 10,6 millions de dollars.

Situation des réfugiés

Parlant de la situation des réfugiés, Mbaranga Gasarabwe a saisi l’opportunité offerte à travers cette conférence de presse pour indiquer qu’au total le nombre de réfugiés maliens dans les pays voisins s’élève à 142 000 personnes. Quant aux réfugiés au Mali, à la date de janvier 2021, le nombre s’élevait à 48 millions 500 000 personnes. S’agissant des déplacés internes, leur nombre s’élevait à 333 000 personnes. Le nombre de personnes retournées dans leur localité respective se chiffrait à 600 000 personnes. 

Face à cette situation de forts besoins humanitaires, OCHA « réitère son engagement à travailler en coordination avec les services techniques, la société civile, les représentants des communautés affectées, le secteur privé en vue de fournir une réponse humanitaire conjointe tout en travaillant main dans la main avec les partenaires qui financent afin de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables » en ne laissant personne pour compte.

Togola

3 mars 2021 1 comment
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