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politique
Politique

Après le confinement politique, place au nomadisme !

by Chiencoro 10 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La publication du chronogramme des échéances électorales au Mali semble marquer la fin du confinement politique dans le pays. Un confinement senti depuis le coup d’État contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). La reprise des activités politiques est surtout marquée par un foisonnement de nomades politiques. Une situation peu enviable en démocratie.

Depuis le renversement du régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18 août 2020, la scène politique malienne se caractérisait par sa morosité. Une situation qui pouvait être expliquée par le désespoir qui a été le sort de la plupart des partis engagés dans les manifestations ayant conduit au départ de l’ex-président IBK.

En quête d’orientation

Se présentant héritiers légitimes du trône après avoir forcé au départ le président Kéïta, ces politiciens véreux se sont vus privés du gibier attrapé grâce à leur piège. Le pouvoir était tombé entre les mains des hommes en treillis. Depuis, ce fut le plus grand silence radio de la part de bon nombre de ces hommes politiques. Une période de confinement ou de sédentarisme.

La publication du chronogramme des échéances électorales, le 15 avril 2021, semble marquer la fin du confinement politique et le début d’une vaste campagne de nomadisme. La période du confinement semble leur avoir permis d’effectuer des analyses et des enquêtes poussées sur le terrain politique afin de savoir l’orientation du vent. Chacun cherche à se positionner dans le camp où le vent pourrait être beaucoup plus favorable.

Cette transhumance qui caractérise les hommes politiques du Mali est la preuve que ces hommes sont sans réelle conviction politique. On entre dans un parti parce que nous partageons son orientation, mais non pas seulement pour accéder tout de suite et maintenant au pouvoir. Alors que Soumeylou Boubeye Maïga occupait le poste de Premier ministre sous IBK, nous avons assisté à un flux de cadres du RPM vers ASMA. Pour le seul motif que Boubeye semblait pressenti héritier d’IBK après la fin du mandat de celui-ci. Aujourd’hui, l’ASMA aussi bien que le RPM sont fuis comme la pandémie de coronavirus. Les partis où la direction du vent semble favorable aux prochaines élections reçoivent de plus en plus d’hôtes.

Danger pour la démocratie

Une telle pratique ne favorise pas l’émergence de véritables partis politiques susceptibles de défendre les intérêts de la nation ou des citoyens. Ce nomadisme politique est aussi la preuve que ces hommes n’ont aucun souci pour le pays. Ils n’ont pas d’ambition réelle. Leur seul objectif reste l’accès au pouvoir. Un homme sans conviction peut-il d’ailleurs gouverner un État ? A priori non. Puisque si la gouvernance est un art, il paraît alors important d’avoir une maquette de ce que sera notre futur État. Malheureusement, le programme politique semble ne rien dire à ces transhumants politiques.

Dans son article intitulé « La prohibition de la “transhumance politique” des parlementaires », publié chez cairn infos, Benjamin Boumakani dégage quelques maux liés à cette pratique : « [ndlr] la transhumance est appréhendée comme un fléau pour la démocratie en Afrique, en ce qu’elle instrumentalise les élus en quête de quelques avantages matériels et de promotion politique, affaiblit les oppositions dont les élus sont à la merci des majorités au pouvoir, fragilise les équilibres et les contrepoids nécessaires au bon fonctionnement de la démocratie, cultive et entretient l’immoralisme en politique ». Des maux qui fragilisent l’espace politique malien.

Fousseni Togola

Source: Maliweb.net

10 mai 2021 1 comment
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Des orpailleurs sur une mine d'or
Sécurité

Guinée : au moins 15 morts dans l’effondrement d’une mine d’or

by Sahel Tribune 9 mai 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au moins 15 personnes ont été tuées samedi dans un éboulement de terrain sur une mine d’or près de Siguiri, dernier en date des drames de l’orpaillage clandestin dans le nord-est de la Guinée.

C’est une roche en surplomb qui a provoqué l’éboulement dans la localité de Tatakourou en se détachant pour des raisons indéterminées, selon les versions des faits recueillies par téléphone. Ces versions ne font pas apparaître clairement si les victimes ont été écrasées à l’air libre par la roche ou ensevelies dans des galeries par l’éboulement qu’elle a déclenché.

Un responsable de la Croix-Rouge joint sur place a fait état d’au moins 15 morts. Il n’a pas exclu que d’autres orpailleurs soient prisonniers des galeries dont les accès ont été obstrués par l’accident. Sinaman Traoré, un orpailleur burkinabè, a fait état de deux blessés secourus par des volontaires. « Cette situation dans les mines de Siguiri nous inquiète et nous interpelle tous. Finalement les éboulements tuent plus que la pandémie de la Covid-19 », a expliqué le capitaine de police Mamadou Niaré, arrivé sur les lieux pour l’enquête.

Les éboulements sur des sites aurifères sont fréquents et souvent meurtriers en Guinée, en particulier dans cette région proche du Mali. Parmi une succession d’accidents, au moins 17 orpailleurs clandestins avaient été tués dans des circonstances similaires en février 2019, et une dizaine d’autres encore en novembre 2019 dans le même secteur de Siguiri, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière.

Bien que le sous-sol de la Guinée regorge de minerais (bauxite, diamant et or), la majorité de la population est confrontée à d’importants problèmes de survie quotidienne. Plus d’un Guinéen sur deux vit dans la pauvreté selon l’ONU. Mais l’or attire aussi des clandestins du Mali, du Sénégal et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.

Source: Africanews

9 mai 2021 0 comments
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Le Directeur du CENOU et le chef de cabinet du ministère
Éducation

Sous le signe de la cohésion et de la non-violence, le Cenou initie des ruptures collectives

by Chiencoro 9 mai 2021
written by Chiencoro 5 minutes read

En ce mois de carême, le Centre national des œuvres universitaires (CENOU) n’oublie pas les étudiants, notamment ceux qui résident dans les campus universitaires. Depuis le mardi 4 mai, des cérémonies de rupture collective sont organisées avec les étudiants. Le samedi 8 mai, les résidents du campus de Badalabougou, de l’IPR/IFRA de Katibougou ainsi que ceux de l’université de Ségou ont eu droit à cette rupture collective pleine de symboles. C’était en présence de madame Coulibaly Gabdo Kane Diallo, chef du Centre régionale de Bamako ; du directeur du Cenou, Ousmane Dembélé ; ainsi que du chef de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdoulaye Magassouba.

Au campus universitaire de Badalabougou, sur « la colline du savoir », la soirée du samedi 8 mai 2021 s’est distinguée de celle des jours précédents. Sous l’impulsion du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), des centaines d’étudiants se sont retrouvés devant la mosquée du campus pour une rupture collective de jeûne. Un moment émouvant et plein de symboles.

Déjà à 18 h 20, tout était fin prête. De groupuscules d’étudiants formés discutaient dans la plus grande fraternité en attendant la couchée du soleil qui correspond à l’heure de la rupture. Les organisatrices s’activent toujours dans la distribution des jus et aliments prévus pour cette occasion. C’est à 18 h 47 que l’Office de radiodiffusion et de télévision du Mali (ORTM) donnera le ton à la rupture.

« Le CENOU se rapproche davantage des étudiants »

« Cette rupture de jeûne collective est un moment de retrouvailles avec la communauté estudiantine, de socialité et de rencontres », a indiqué le chef de Cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdoulaye Magassouba. Une rupture pleine de symboles, puisqu’elle coïncide avec la nuit du destin, a-t-il laissé entendre. Selon les précisions de M. Magassouba, elle est la preuve que « le CENOU se rapproche davantage des étudiants ». Une manière de montrer à ceux-ci que « nous partageons leur joie et leurs peines », a-t-il martelé.

Des étudiants autour des plats. Crédit photo: Togola

Cette initiative a été pleinement appréciée par les bénéficiaires que sont les étudiants. Fatoumata Kané, étudiante à la Faculté des Sciences et Techniques (FAST) de Bamako, n’a eu que des messages de remerciement à l’endroit du CENOU et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. « Quiconque offre à un jeûneur de quoi rompre son jeûne aura une récompense égale à la sienne sans que sa récompense ne soit déduite de celle du jeûneur », a-t-elle rappelé la tête toute couverte d’un hidjab blanchâtre.  Elle termine en souhaitant que ces genres d’initiative soient une continuité.

Ismaël Diarra, étudiant en Licence 2 à la FAST également et président de la branche de la Ligue islamique des élèves et étudiants du Mali de cette faculté, apprécie également cette initiative et invite le CENOU et les autorités en charge de l’éducation à continuer à accompagner les étudiants. « Parce que la vie au campus n’est vraiment pas facile », a-t-il laissé entendre tout égayer.  

Des appels à la non-violence

« Tout l’honneur revient au Centre national des œuvres universitaires de Bamako qui a organisé cette cérémonie », indique le directeur général du CENOU, le colonel-major Ousmane Dembélé, dans un ton qui laisse transparaître une immense satisfaction de la tenue de cette cérémonie. Une activité qui a été organisée dans l’ensemble des centres régionaux. Après la Cité universitaire de Kabala le mardi 4 mai dernier, concomitamment, c’est les centres régionaux des œuvres universitaires de Bamako, Ségou et Koulikoro qui organisent ainsi, à leur tour, samedi 8 mai, une rupture de jeûne avec les étudiants de leur campus respectifs, précise Ousmane Dembélé.

Des étudiantes lors de la cérémonie de rupture. Crédit photo: Togola

Cette cérémonie sobre a servi d’occasion pour le ministère ainsi que le CENOU de réitérer leur appel à la non-violence dans l’espace scolaire et universitaire. Pour des études de qualité au Mali, le directeur du Centre national des œuvres universitaires a invité les étudiants à se concentrer sur leurs études et d’éviter le recours à la violence.

Cette rupture collective, selon les précisions de Abdoulaye Magassouba, est également une manifestation palpable de la volonté du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que du CENOU de promouvoir l’union et la solidarité entre les étudiants afin de « bannir complètement la violence dans l’espace scolaire et universitaire ». Cette volonté s’est manifestée depuis le 29e congrès de l’AEEM, en mars 2021, a-t-il indiqué. « J’invite les étudiants à promouvoir le dialogue à chaque fois qu’il y a des malentendus au lieu de faire usage de la violence qui a malheureusement des conséquences incalculables », a instruit le chef de cabinet.

D’autres initiatives en vue

Le CENOU n’entend point se limiter à cette rupture de jeûne. Il souhaite multiplier ces genres d’activité. « Dans la foulée, il sera organisé une cérémonie le jour de la fête de ramadan afin de permettre aux étudiants de communier et de profiter pleinement de ces grands moments », a annoncé le colonel-major Ousmane Dembélé au cours de cette rupture de jeûne.  

Ismaël Diarra a profité de cette occasion pour lancer un autre appel aux autorités maliennes. Il leur demande surtout de multiplier les campagnes de sensibilisation auprès des étudiants autour de la pandémie de covid-19. Il estime surtout important d’organiser de plus en plus de conférences sur cette maladie afin de mieux protéger ses camarades.

En marge de cette cérémonie de rupture collective, des tests covid ont été gratuitement effectués au profit des étudiants volontaires du campus. Il y a eu également une distribution du « Guide CENOU » à chaque étudiant. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des chefs de service du CENOU.

Fousseni Togola  

9 mai 2021 0 comments
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Fousseni Togola auteur de Bintou une fille singuliere
Seko ni Donko

Fousseni Togola, auteur du livre « Bintou, une fille singulière » : « Ce roman se veut un ouvrage didactique … »

by Chiencoro 9 mai 2021
written by Chiencoro 7 minutes read

Déjà auteur de trois ouvrages : « Féminitude » (Innov Editions 2017), « La société close et ses militants » (2019), et « L’homme sirène » (Prostyle Éditions, 2020), le journaliste, écrivain, blogueur et professeur de philosophie au secondaire vient d’étoffer sa bibliographie avec un 4e ouvrage intitulé « Bintou, une fille singulière » paru en 2021 aux Éditions La Sahélienne, un roman philosophique à l’image des premiers qui dresse sans concession un portrait peu reluisant d’une société malienne en proie à un syncrétisme de maux notamment la mal gouvernance et les crises incessantes entre autres. Des thématiques qui gravitent autour d’une jeune fille Bintou, dotée d’une maturité intellectuelle hors pair qui à travers une démarche philosophique tente d’apporter des réponses aux moult préoccupations de notre société. Nous nous sommes entretenus avec l’auteur autour de son livre.          

Aujourd’hui-Mali : Bonjour, présentez-nous votre ouvrage, « Bintou, une fille singulière » !

C’est un roman philosophique publié chez les éditions La Sahélienne. À travers cet ouvrage, je hausse ma voix pour réclamer la philosophicité des questions enfantines. À travers Bintou, une fille singulière, j’invite à un changement de mentalité sur la vie enfantine. Généralement, dans nos sociétés, nous n’accordons pas assez de crédits aux questions que nous posent les enfants. Pourtant, ils cultivent leur intelligence à travers ces questionnements.

En plus de cet aspect, je montre mon opposition aux considérations qui font croire que la philosophie académique est la seule véritable philosophie. J’estime que les « enfants sont les premiers philosophes de l’humanité ».

La transmission du patrimoine matériel et immatériel traverse également ce roman de long en large. Car Bintou est celle qui portera en elle la quasi-totalité du patrimoine de son père. Même la riche bibliothèque de celui-ci.

Qu’est-ce qui caractérise l’héroïne du livre qui se démarque de ses frères de la fratrie et des jeunes de son âge ?

Elle se caractérise surtout par sa prématurité, sa curiosité, sa passion pour le savoir. Bintou, l’héroïne du roman, surprend le lecteur par ses interrogations, souvent restées tabous, et auxquelles elle apporte des réponses au cours de ses discussions avec son père, Amadou, professeur de philosophie de son État. Elle est surnommée « la philosophe » en raison de ses multiples questions qui embarrassent l’entourage et auxquelles personne n’ose y répondre. La petite veut tout savoir sur tout : la vie et la mort, le bien et le mal, la justice et la politique, la société de façon générale.

Quelque part, l’on pourrait dire que le cas de Bintou interpelle sur le désintéressement des filles à la philosophie ?

Bien sûr ! Cette lecture est tout à fait juste. Au Mali comme dans maintes autres sociétés, les femmes sont rares sur le terrain de la philosophie. Au lycée, où on commence à enseigner la philosophie aux enfants dans notre pays, rarement les professeurs font mention de femmes philosophes. Je me rappelle encore qu’à maintes reprises des élèves m’ont interrogé pour savoir s’il existait des femmes philosophes.

C’est en raison de cette situation, qui s’apparente à une discrimination, que le père de Bintou avant sa mort s’est fait des soucis pour la vie de sa fille. Ce qui lui a conduit à lui conseiller certains comportements.

Ce livre est donc aussi une interpellation sur le taux insuffisant de filles dans ce domaine qui promeut la réflexion critique et personnelle.

La chance de Bintou ne serait-elle pas d’avoir un père qui l’a aidé dans sa démarche ? Chance que tout le monde n’a pas… !

Avant que son père se rende compte de sa situation, Bintou commençait à piquer une forme de crise. Après les cours, elle s’enfermait seule dans sa chambre et tentait de trouver des réponses à ses interrogations à travers des réflexions personnelles. Cela parce qu’elle avait compris que nul ne voulait « lui accorder du temps à ses questions ». La situation de la jeune fille inquiétant sa maman, celle-ci informera le père de la jeune fille. C’est ainsi qu’on lui évite une véritable crise psychologique.

L’enfance reste un mystère pour les adultes bien que nous ayons tous traversé cette phase. Les enfants sont des maitres du questionnement. Dans nos familles, on privilégie rarement le dialogue avec ces « petits de l’homme » qui posent incessamment de questions sur tout ce qu’ils voient ou entendent. Le manque de réponse à leurs interrogations peut être assez frustrant pour eux. Des pays ayant compris cet aspect ont inséré dans leur programme scolaire ce qu’on appelle « la philosophie pour enfant ».

Vous profitez de l’ouvrage pour parler de la philosophie ainsi que les pensées des philosophes, est-ce une façon pour vous d’« enseigner » cette discipline à vos lecteurs ? 

Pas forcément ! Je dirai plutôt une invitation à l’endroit des professeurs de philosophie, des concepteurs des programmes d’enseignement à veiller surtout au centre d’intérêt des enfants. J’exhorte à un changement d’approche en ce qui concerne la méthode d’enseignement de cette discipline au secondaire où, en réalité, on assiste à beaucoup d’amalgames. Il convient plus de privilégier la discussion dialectique avec les jeunes lycéens, entre eux, que des cours magistraux comme si on avait à faire à un programme d’histoire et de géographie. 

Votre ouvrage n’épargne pas la démocratie et la mal gouvernance en Afrique. Vous avez trouvé le juste milieu pour en parler… ! 

Ce roman se veut un ouvrage didactique ou si vous voulez pédagogique. Plusieurs thématiques y sont abordées à travers les discussions de l’enfant et son père. Donc, la politique, notamment la démocratie comme régime où la guerre des intérêts personnels met en péril constamment la stabilité de nos États, occupe une place remarquable dans l’ouvrage. Mais dans les échanges de Bintou et son père, vous comprendrez que les maux dont souffrent la plupart des États démocratiques modernes sont attribués à la fois aux citoyens et aux gouvernants. En un mot, chacun a sa part de responsabilité dans les maux de ces États.

Un passage du livre dit : « Être un vrai philosophe, c’est devenir en quelque sorte un mécréant pour certaines personnes », ce n’est-il pas le cas ?

C’est loin d’en être. C’est une conception erronée de la philosophie. C’est d’ailleurs ce que je dis couramment : quelqu’un qui tient un tel discours, il faut douter de son degré d’intellectualisme. D’abord en philosophie comme dans la vie courante, nous avons ceux qui croient et ceux qui ne croient ; ceux qui prouvent qu’il existe un Dieu et ceux qui nient qu’il en existe.

Cette critique adressée aux philosophes ou à la philosophie manque à tout point de vue de la crédibilité. Les mêmes qui disent que les philosophes sont des mécréants, ce sont les mêmes qui soutiennent que tout le monde est philosophe. En conclusion, tout le monde ne serait-il pas mécréant ? 

Vous parlez également de la condition féminine notamment de la jeune fille, du mariage précoce et de l’égalité du genre… !

À travers la problématique de la transmission du patrimoine, le lecteur pourrait se rendre compte d’une certaine révolution, pas révolution en tant que soulèvement, mais changement ou progrès social. Les femmes sont peu considérées dans la transmission des patrimoines matériels et immatériels dans nos sociétés. Pourtant, ce roman fait bien état d’une transmission de patrimoine à une jeune fille. À ce titre, il participe à la promotion des droits de la femme. À travers Bintou, je tente de briser certains préjugés dont les femmes sont victimes. Je dénonce certaines violences faites aux femmes, notamment le mariage précoce, la discrimination.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?              

Comment vivre dans un pays comme le Mali et ne pas avoir de projet d’écriture et surtout s’il est vrai que « toute philosophie est fille de son temps ». Depuis plus d’une année, je travaille sur un roman sur la situation des orphelins de guerre. Je compte le boucler pour publication avant décembre 2021. 

Réalisée par Youssouf Koné

Source : Aujourd’hui-Mali

9 mai 2021 0 comments
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Porte parole des syndicats
Éducation

Harmonisation des grilles salariales au Mali : les enseignants alertent et avertissent

by Bakary FOMBA 8 mai 2021
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Dans le cadre de l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du Mali et de la tenue de la conférence sociale, une rencontre a eu lieu, vendredi 7 mai 2021, entre les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et le ministre de l’Éducation nationale, accompagné de ceux de la Fonction publique et du Travail ainsi que de l’Économie et des Finances.

Pour mettre fin à la disparité entre les travailleurs du pays, la partie gouvernementale a manifesté sa volonté d’aller vers l’harmonisation des grilles salariales ainsi que l’organisation de la conférence sociale, explique-t-on dans le communiqué du collectif d’enseignants.

Toutefois, la synergie syndicale de l’éducation a précisé sa position qui n’est autre que « l’application totale de l’article 39 en toute circonstance. » À cet effet, ce collectif montre un refus total quant à la mise en cause de leurs acquis syndicaux.

Quant à la conférence sociale, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 n’ayant pas participé à l’atelier préparatoire décident de ne pas y participer.

La position du gouvernement étant considérée comme une menace pour l’application de l’article 39, la synergie syndicale de l’éducation invite ses militants à la mobilisation, à la résistance et surtout, à l’engagement pour la défense de leurs acquis.

Bakary Fomba

8 mai 2021 0 comments
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M5 RFP
Politique

Tel un phénix, le M5-RFP renait-il de sa « belle mort » ?

by Mikailou Cissé 8 mai 2021
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Selon la lecture de Mikailou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, sur l’actualité de son pays, le M5-RFP, le mouvement qui a entrainé la chute du régime IBK, renaitrait de « sa belle mort ».

Tout mouvement de lutte sociale dirigé par l’extérieur non de l’intérieur est voué à l’échec. Il ne peut pas avoir une longue vie lorsque son âme est incarnée en un être particulier. Il est de même pour un mouvement de défense d’intérêt collectif dirigé par des hommes qui n’ont pas de conviction quant à la portée de leur combat. Mais utilisent juste la notion de changement pour faire adhérer la masse populaire en son projet. Il est également de même pour les mouvements dirigés par des hommes qui ne voient que leur personne ou leur intérêt personnel.

Un mouvement, plusieurs objectifs  

Telle était la situation dans laquelle se trouvait le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pendant ses premières heures et même après le changement de régime. Ce mouvement hétéroclite qui secouait la capitale politique du Mali et les capitales régionales n’était pas en tant que tel un mouvement au sens propre du terme. Il était un agrégat d’individus qui s’était retrouvé par le hasard de l’histoire. Mieux, il était un mouvement instrumentalisé et manœuvré. Une couverture pour quelques-uns, précisément ses premiers initiateurs, en vue de régler leur compte avec le régime IBK.

Toutefois, il y avait en son sein des hommes et des femmes de conviction. Des hommes qui œuvraient en toute sincérité pour qu’il y ait un changement radical dans la gestion des affaires publiques. Le parcours de bon nombre de ses militants en témoigne. Mais hélas, ceux-ci n’étaient pas ceux qui attiraient les regards de la grande majorité des hommes et des femmes qui se mobilisaient après les appels à mobilisation de ce mouvement. Ils étaient considérés comme de la racaille en raison du rôle que certains avaient joué dans le passé dans les hautes sphères de l’appareil d’État.

L’attitude qu’avaient choisi d’adopter certaines figures et pas les négligeables témoigne de nos jours que tous les tenants à ce mouvement n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Le changement de discours et d’attitude d’Issa Kaou Djime et sa désolidarisation avec les directives du comité stratégique en est un exemple. Mais pas le seul. Le silence qu’avait choisi l’autorité morale du M5, l’imam Mahmoud Dicko, après que quelques-unes de ses recommandations aient été prises en compte dans la formation des organes de transition au détriment des lignes tracées par ce mouvement en est un autre. On peut également citer le retour brutal de cette autorité morale sur la scène politique après avoir pressenti qu’il n’était plus considéré à sa juste valeur par les autorités dont il avait fortement contribué à la mise en place.     

Renaissance après une longue agonie

Une mauvaise graine ne fait jamais bon ménage avec les bonnes semences dans un champ. Le temps est le seul qui permet de juger cela. Le déphasage qui existait entre les leaders de ce mouvement est ce qui explique sa « mort de sa belle mort », pour reprendre la phrase emblématique qu’avait prononcé l’un de ses initiateurs juste quelques heures après l’éviction de l’ancien régime. Les différences de point de vue qui existaient en son sein sur la stratégie à mener pour l’avènement d’un nouveau Mali étaient telles qu’il ne pouvait que succomber. La tumeur l’a consumé sans laisser le temps à ses leaders de se ressaisir.

Comme le capitalisme s’était remis sur pied après la crise économique de 2008 en corrigeant ses tares, le mouvement hétéroclite du M5-RFP se remet également sur pied après que les mauvaises graines qui étaient en son sein aient pris une autre direction. Il est en voie de renaitre de ses cendres comme un phénix après une longue période d’agonie. La ligne de conduite adoptée par ceux qui sont restés au sein de son comité stratégique, après qu’ils aient constaté que ceux qui s’étaient présentés comme étant du lot des leaders ayant parachevé leur lutte n’étaient pas sur la voie du changement, a commencé à donner des résultats concluants. La crédibilité dont jouissent de nouveau les leaders restés fidèles à l’esprit du mouvement l’illustre. Elle montre que les membres du M5-RFP sont des acteurs à écouter.

Mieux vaut l’avoir avec soi que contre soi

« Le temps est le meilleur juge », dit un vieil adage. Il est ce qui a permis aux Maliens de se faire une appréhension sur les hommes qui les faisaient mobiliser pour réclamer le changement dont ils aspiraient. Il les a permis de connaître également ceux-là qui défendaient leurs propres intérêts et ceux qui ont profité de leur lutte pour se faire une place au sein de l’élite. De même, il a permis aux Maliens de savoir que le problème n’était pas l’ancien régime, mais plutôt le système mis en place après l’avènement de la démocratie. 

Mieux, il a permis aux autorités politiques de revoir leur perception sur ce mouvement après leurs prises de fonction. Le temps que le président de la transition a consacré pour recevoir les membres du comité stratégique de ce mouvement témoigne qu’il faut les avoir avec soi que contre soi. Les turbulences qui sont à leur actif et qui ont conduit l’ancien président à sortir par la petite porte sont restées gravées dans la conscience des Maliens. 

Ce ne pas le statut social d’une personne qui lui fait gagner le respect et la considération des autres, mais plutôt l’esprit qui l’anime quand il s’agit des questions d’intérêt général. Mieux, une personne ne devrait pas être jugée en fonction de ses positions conjoncturelles ni en se référant à ses discours, mais en fonction des actes qu’elle pose et de l’idéologie qu’elle défend. Tels devraient être les principes sur lesquels le M5 RFP devrait se focaliser en acceptant de nouveaux adhérents pour ne pas tomber de nouveau dans des erreurs.

Mikaïlou Cissé     

8 mai 2021 0 comments
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Sécurisation et stabilisation dans la région de Doro
Sécurité

Doro : des missions de reconnaissance effectuées entre Gao et Gossi par Barkhane

by Sahel Tribune 8 mai 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans son communiqué du 7 mai 2021, l’Opération Barkhane souligne avoir mené des missions de sécurisation et de stabilisation dans la région de Gao. Elle souligne également des opérations menées en prélude à la saison des pluies au nord du Mali.

En coopération avec les différentes armées partenaires, les forces armées sahéliennes poursuivent leurs efforts dans la région dite des « trois frontières » en menant des opérations de harcèlement dans le Gourma et le Liptako.  

Sécurisation et stabilisation dans la région de Doro 

Du 16 au 30 avril 2021, deux Sous groupements tactiques désert (SGTD) du GTD Bison ont conduit des missions de reconnaissance dans la région de Doro, sur la route nationale 16, entre Gao et Gossi. Un des SGTD a accompagné des prévôts maliens depuis Gao pour leur permettre d’échanger avec les autorités locales.

Le retour des forces de sécurité est essentiel pour envisager une stabilité et un retour des administrations de l’État. Un médecin des Forces armées maliennes (FAMa) de Gao accompagnait également la mission pour proposer ses services à la population locale. L’autre SGTD s’est rendu à In Tahaka dans un camp des FAMa.

Durant quatre jours, les militaires de la Force Barkhane ont opéré avec leurs homologues maliens pour leur transmettre un maximum de savoir-faire dans les domaines tactiques, médicaux, de maintenance, de stationnement et d’infrastructure. Désormais à Doro, les FAMa du camp assurent la sécurité du marché local.  

Manœuvre logistique majeure avant la saison des pluies  

Du 16 au 29 avril 2021, le Groupement tactique désert logistique (GTD LOG) Charente a conduit un important convoi pour ravitailler les Plateformes opérationnelles désert (PfOD) de la Force Barkhane dans le nord du Mali avant la saison des pluies. Plus de 130 véhicules ont parcouru plus de 1000 km. Toutes les capacités d’escorte du GTD LOG ont été engagées ainsi que tout l’environnement requis pour assurer la sécurité de cette mission. L’ensemble des composantes génie dédiées à la lutte contre les Engins explosifs improvisés (EEI) a notamment été déployé. Le convoi a également bénéficié des appuis de la composante aérienne et du groupement tactique désert aérocombat (GTDA). Environ 300 militaires ont participé à cette opération, démontrant la capacité de la Force Barkhane à mener des missions d’envergure dans le nord du Mali. Le dernier convoi de ce type avait été mené en novembre 2020.  

Source : Opération Barkhane

Notre rédaction a enlevé certaines parties du communiqué. Le titre et le chapô sont de notre rédaction.

8 mai 2021 0 comments
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