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Choguel Kokalla Maiga
Politique

Choguel Kokalla Maïga : la transition « souffre d’un déficit chronique et congénital… »

by Sahel Tribune 11 mai 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au cours de sa rencontre, mardi 11 mai 2021, avec le médiateur de la CEDEAO, Goodluck EBELE JOHNATAN, au Mali pour quatre (4) jours afin de s’enquérir de la situation de la transition en place, le comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a indiqué que cette transition souffre de beaucoup de maux. Nous vous invitons à lire la déclaration de Choguel Kokalla Maïga !

Mesdames et Messieurs les membres de la délégation.

Les Partis politiques membres du M5-RFP que vous avez bien voulu convier cette réunion, m’ont confié, comme ce fut le cas le 11 janvier 2021 ici dans cette même salle, la lourde et redoutable tâche de prendre la parole en leur nom, pour vous faire le point de l’évolution de la situation telle que perçue par notre Mouvement.

Ce que nous pouvons d’ores et déjà constater, sans risque de nous tromper, c’est que la Transition tourne en rond, sans ligne directrice ni cap clair. Elle souffre d’un déficit chronique et congénital de légitimité, d’expertise et de cohérence. Aucune des revendications légitimes qui ont sou tendu la vaste mobilisation populaire contre l’ancien régime en 2020 n’a trouvé même un début de solution.

Pour preuve. Sur aucun des paramètres majeurs permettant d’apprécier objectivement la marche de la Transition, aucun consensus national n’a pu être dégagé en 8 mois sur les 18 prévus pour sa durée. La publication du chronogramme des élections a suscité un tollé de désapprobation. L’organe unique de gestion des élections, exigence majeure de toutes lesforces vives (partis politiques et Société civile) est loin d’être un acquis,

La mise en œuvre de l’Accord pour Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger (APR) piétine, malgré la forte campagne de communication qui accompagne quelques actions d’éclats sans impact réel et visible sur la paix et la sécurité des citoyens.

La réorganisation territoriale récemment préconisée par le Gouvernement de Transition est rejetée par les populations. Tout ce que [e Gouvernement de Transition a à son actif, c’est l’adoption duProgramme d’Action Gouvernemental (PAG), qui est très séduisant et volumineux catalogue de bonnes intentions, mais sans aucune prise sur le quotidien des Maliens.

Quant au Comité d’Orientation Stratégique (COS), récemment mis en place, il doit encore prouver son utilité, surtout quand on observe la cacophonie qui prévaut entre ses objectifs officiels annoncés et les décisions de certains Ministères.

M. le Médiateur, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les Autorités de la Transition doivent chercher systématiquement le consensus autour des grandes préoccupations de la Nation, pour ne pas conduire notre pays dans une énième crise sociopolitique avant, pendant ou après les élections.

Que dire par exemple de cette malencontreuse décision des Autorités de la Transition de confier l’élaboration du projet d’une nouvelle constitution à un cabinet, après plus de 60 ans d’indépendance, une telle décision est une véritable injure à l’intelligence de notre peuple, à l’honneur et à la dignité des cadres maliens qui ont donnés la preuve de leur engagement et de leur savoir-faire en élaborant les constitutions des 1ères, 2ème et 3ème République.

Mais, M. le Médiateur, sachant votre agenda très chargé et les interventions multiples, dans un souci d’économie de temps et d’efficacité, au nom de mes camarades du Comité stratégique du M5RFP, je voudrais très respectueusement vous transmettre copie du discours que j’ai tenu en leur nom, le jeudi 06 mai 2021, à l’attention du Président de la Transition, qui avait bien voulu recevoir notre Mouvement.

Le contenu de ce document récapitule pour l’essentiel les demandes du M5-RFP pour matérialiser le changement réclamé par l’écrasante majorité des Maliens,

Mais avant de vous transmettre le document, je voudrais, au nom de mes camarades vous remercier, Monsieur le Médiateur de votre engagement personnel et de votre constante disponibilité dans la recherche de la paix et la stabilité du Mali.

Nous souhaitons, à vous-même et à la délégation qui vous accompagne un agréable et fructueux séjour. Enfin, nous vous saurons gré de bien vouloir renouveler notre reconnaissance et notre profond respect aux Chefs d’État de notre Communauté, la CEDEAO, pour les inlassables efforts qu’elles ne cessent de fournir tous les jours, pour la stabilisation de la situation politique et sécuritaire au Mali.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Pour le Comité stratégique du M5-RFP

Le Président

Choguel Kokalla MAÎGA

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Mikailou Cisse
Opinion

2e partie : la vie après la mort, un grand mystère pour l’homme

by Mikailou Cissé 11 mai 2021
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

À lire Mikailou Cissé, les conceptions sur l’après-mort diffèrent selon les croyances. Mais ce que le professeur de philosophie essaie de faire comprendre aux lecteurs est que cette vie après la mort demeure toujours un mystère pour l’homme — l’être qui paraît le plus curieux.

S’agissant de la vie de l’homme après la mort, aucune civilisation ou culture n’est parvenue à développer des théorèmes acceptés par tous. Les civilisations ou cultures se sont certes influencées sur la question de la mort, mais chacune d’elles développe son argumentaire. Cette diversité de théories sur le saut dans l’inconnu auquel conduit la problématique de la mort révèle que le sujet dépasse l’entendement humain. Mieux, elle montre aussi que les hommes disposent de peu d’informations sur ce voyage dans l’inconnu.

Fin d’existence ou changement de monde ?

De ce fait, la perception qu’avaient autrefois les hommes sur le phénomène de la mort est-elle toujours d’actualité ?

Parmi les théories qui ont été développées sur l’existence d’une vie après la mort, ce sont celles développées par les religions monothéistes qui ont le plus marqué les esprits si l’on peut se référer au nombre de personnes qui croient à l’existence du Divin en tant qu’être Absolu révélé. Celles développées par les religions polythéistes, bien avant les religions révélées et même après, ont-elles aussi certains poids dans certaines communautés ? Toutefois, bien que les religions monothéistes et polythéistes admettent toutes l’existence d’une vie après la mort, elles n’ont pas les mêmes appréhensions sur ce que pourrait être une personne après sa mort.  

Elles se retrouvent certes sur le fait que l’être humain est immortel, mais se distingue aussi sur la destinée de l’âme pendant son existence à l’au-delà. Elles partagent ensemble l’idée selon laquelle la vie d’une personne dans le monde sensible déterminera son existence en tant qu’être spirituel. Les actes dits bons, par exemple, venir en aide aux personnes démunies en leur apportant assistance, auxquels se livrent des croyants, se justifient par ce fait. Toutefois, il s’agit des actes faits uniquement dans l’intention de faire du bien à autrui. Ceux faits dans l’intention d’attirer le regard des autres sur soi, dans l’intention de se faire une notoriété dans la société, ou encore pour avoir l’admiration de ses compères n’en font pas partie.

Des récompenses ou le vide ?

Presque toutes les explications que donnent les religions polythéistes indiquent que la mort ne devrait pas être terrifiante pour les hommes. L’être humain rejoint ses ancêtres s’il se comporte selon les enseignements de ces derniers. S’il les dérobe, il ne se reposera pas tranquillement après sa mort et son âme s’égarera entre le monde visible et le monde invisible. Telle est l’idée principale des explications que donne la religion authentique Dogonne. Elle est aussi ce qu’on retrouve pratiquement dans presque toutes les religions polythéistes.

À la différence des religions polythéistes, les grandes religions monothéistes soulignent que l’être humain sera jugé après sa mort et récompensé en fonction de ses bienfaits. Le divin le jugera comme un juge questionne un délinquant sans assistance.

Les explications que donnent ces religions monothéistes sur la vie de l’homme après la mort ne sont pas rassurantes. Elles évoquent l’existence d’un enfer et d’un paradis. Le dernier est la demeure des bénis, de ceux-là qui ont mené une vie pieuse tout en respectant les préceptes de Yahvé selon le judaïsme, de Dieu selon le christianisme et d’Allah selon l’islam. Et le premier est la demeure des damnés, de ceux-là qui ont refusé de se soumettre aux messages des prophètes envoyés par le divin et de ceux-là qui ont transgressé leurs dits.

À côté de ces deux, il a y a aussi les théories soutenues par les non-croyants sur l’existence du Divin. À leurs yeux, il n’y a rien après la mort. L’homme cessera simplement d’exister en tant qu’être sensible pour être une matière.

À suivre…

Mikailou Cissé

11 mai 2021 0 comments
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Selon la Banque mondiale, 65 % de femmes disposaient d’un compte courant, contre 72 % d’hommes dans le monde en 2017. Shutterstock
Actu

La femme est l’avenir de l’homme… et de la stabilité bancaire !

by Sahel Tribune 11 mai 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Et si plus de femmes emprunteuses permettaient moins de crises financières ? La question peut sembler incongrue mais il faut savoir que les femmes sont de bien meilleures emprunteuses que leurs homologues masculins au sens où elles ont des taux de remboursement des prêts supérieurs.

Pourquoi ? Une première explication réside dans la plus grande aversion au risque des femmes par rapport aux hommes. Un grand nombre d’études ont montré que les femmes favorisent les investissements sûrs aux dépens des placements aux rendements plus aléatoires.

Elles se comportent ainsi aussi bien avec leur épargne qu’avec l’argent reçu sous la forme de prêt pour lequel elles choisissent plus que leurs homologues masculins les projets d’investissement associés à une plus grande probabilité de remboursement.

Une seconde explication est le fait que les femmes seraient plus sensibles à la pression sociale. Cela permet de comprendre pourquoi dans les pays en voie de développement les institutions de microfinance préfèrent prêter aux femmes plutôt qu’aux hommes.

Elles considèrent que les femmes sont plus affectées par la pression de leurs pairs dans un prêt fait à un groupe et par les interventions des employés de ces institutions venus demander le remboursement. Ainsi, les femmes seraient plus sensibles aux coûts liés au non-remboursement de leurs prêts que les hommes.

Un faible accès aux services bancaires

Cependant, les femmes ont un moins grand accès aux services bancaires que les hommes.

L’écart entre les sexes dans l’accès aux comptes bancaires est plus élevé dans les pays émergents que dans les pays développés. Banque Mondiale

L’accès au compte courant qui est la porte d’entrée à d’autres services bancaires comme le prêt formel est en effet très hétérogène entre les genres : selon la base de données Global Findex de la Banque Mondiale, seulement 65 % de femmes disposaient d’un compte courant, contre 72 % d’hommes dans le monde en 2017. Cet écart de 7 points de pourcentage est persistant puisqu’il était le même en 2011.

Un accès réduit au crédit entrave la capacité des femmes à entreprendre, à investir dans l’éducation et à subvenir aux besoins de leur ménage. Il constitue ainsi un obstacle pour l’émancipation des femmes en affaiblissant leur rôle économique.

Un plus grand accès au crédit des femmes peut cependant également être bénéfique au niveau macroéconomique en favorisant la stabilité bancaire puisqu’elles sont de meilleures emprunteuses. Cela pourrait ainsi réduire l’émergence de crises financières.

C’est ce que nous avons voulu vérifier dans une étude récente. À l’aide de données au niveau mondial, nous regardons si un plus grand accès au crédit des femmes par rapport aux hommes exerce une influence sur la stabilité bancaire.

L’accès au crédit relatif des femmes (c’est-à-dire par rapport aux hommes) est mesuré par le ratio des femmes emprunteuses sur les hommes emprunteurs. Il a une valeur moyenne de 86 % dans notre échantillon, ce qui confirme l’écart conséquent d’accès au crédit entre les sexes.

La stabilité bancaire est mesurée par différents indicateurs, dont le z-score qui mesure le risque d’insolvabilité de la banque, c’est-à-dire son risque de faire faillite, et la part des prêts non performants sur le total des prêts, ce qui indique combien de prêts ne devraient pas être remboursés à la banque.

Amélioration de la stabilité bancaire

Nous montrons clairement qu’un plus grand accès au crédit relatif des femmes favorise la stabilité bancaire. Ce résultat s’explique comme nous l’avons dit plus haut par un meilleur remboursement des prêts des emprunteurs féminins que masculins.

À titre d’illustration, des pays comme la Suède et l’Australie où la part des emprunteuses est conséquente sont également ceux qui présentent les banques les plus stables. À l’inverse, l’Algérie et le Mali, beaucoup moins inclusifs, sont caractérisés par une stabilité bancaire beaucoup plus faible.

Les femmes réalisent de meilleurs remboursements de prêts que les hommes et favorisent ainsi la stabilité bancaire. Shutterstock

Notre étude montre ainsi qu’un plus grand accès au crédit des femmes n’est pas seulement bénéfique pour favoriser le rôle économique de ces dernières : il contribue également à améliorer la stabilité bancaire. Il semble donc que l’égalité des genres dans l’accès au crédit devrait être favorisée pour promouvoir des systèmes bancaires plus stables et réduire ainsi l’émergence de crises bancaires.

À quand l’égalité des genres dans l’accès au crédit considérée comme un objectif des superviseurs bancaires à côté des exigences de fonds propres et des ratios de liquidité ?

Caroline Perrin, Doctorante en Sciences de Gestion, Université de Strasbourg et Laurent Weill, Professeur d’Economie et de Finance, Université de Strasbourg

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
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Des elements de larmee malienne
Sécurité

Mali : plus de 300 milliards FCFA dans les dépenses militaires en 2020 (rapport)

by Sahel Tribune 11 mai 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Un rapport publié, fin avril 2020,  par  l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) sur les dépenses militaires mondiales de l’année 2020 classe le Mali comme le 13ème pays  africains ayant fait des investissements dans l’armement. 

En dépit de la récession économique créée par la pandémie de la COVID-19, les dépenses militaires en Afrique subsaharienne ont augmenté de 3,4 % en 2020 pour atteindre 18,5 milliards de dollars. C’est ce qui ressort  d’un rapport publié par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) sur les dépenses militaires mondiales.

Le Mali, 13ème rang africain

En Afrique le rapport indique que les  plus fortes augmentations des dépenses sont enregistrées au Tchad (+31 %), au Mali (+22 %), en Mauritanie (+23 %) et au Nigeria (+29%), tous situés dans la région du Sahel, ainsi qu’en Ouganda (+46 %).

Le Mali a dépensée l’année précédente 593 millions de dollar, soit plus de 300 milliards FCFA. Ce qui place le Mali au 13ème  rang parmi les pays africains ayant fait des dépenses militaires. Dans l’espace CEDEAO,  le Mali est devancé par le  Nigéria avec 2,5 milliards de dollars et par la Côté d’Ivoire  607 millions de dollar.

Sur le plan continental, les trois géants du Maghreb : l’Algérie, le Maroc et l’Egypte  arrivent successivement en tête. Ils sont suivis selon  l’ordre des dépenses militaires par  l’Afrique du Sud, le Nigéria, la Tunisie, le Kenya, l’Angola, l’Ouganda, le Soudan, la Tanzanie, la Cote d’Ivoire et le Mali à la treizième  place etc.

Le rapport  poursuit qu’en 2020, les pays africains ont dépensé 5,13% plus que ce qu’ils ont dépensé en 2019 dans le secteur militaire. Cette hausse, constatée dans les dépenses militaires du continent,  place l’Afrique où les dépenses militaires ont le plus augmenté en 2020. Ainsi, le continent noir devance l’Europe (+4,13%), les Amériques (+3,2%) ainsi que l’Asie et l’Océanie (+2,5%).

Les Etats-Unis en tête

Le rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm de poursuivre toujours que les dépenses militaires mondiales ont  pris de  l’ascension en 2020, en dépit de la pandémie de COVID-19.

Sur le plan mondial, les États-Unis demeurent  en tête tant ils ont continué d’augmenter leur budget militaire pour atteindre 778 milliards de dollars, en 2020.  Cette hausse de 4,4% s’explique, selon le rapport,  par de lourds investissements dans la recherche et le développement. Egalement  cette course des  Américains à la modernisation de leur arsenal nucléaire et l’achat  de plus en plus d’armes s’explique par la pression  exercée par la Chine et  la Russie.

Pour la 26e année consécutive, indique le document de SIPRI, la Chine  a vu ses acquisitions militaires progresser de 1,9% à 252 milliards de dollars. Quant à l’Inde avec ses 72,9 milliards de dollars fait figure du plus grand acquéreur d’armement en Asie-Océanie devant le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. La France occupe la 8e nation du classement avec ses  dépenses qui  ont augmenté de 2,9% en 2020, à 52,7 milliards de dollars.

 Siaka DIAMOUTENE

Source: Maliweb.net

Notre rédaction a apporté quelques modifications au texte

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Ministre Lamine Seydou TRAORE
Actu

Le permis de Ménankoto : quand le ministre Lamine Seydou Traoré déjoue un complot contre l’Etat malien !

by Sahel Tribune 10 mai 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Le jour de son investiture, tout comme le jour où il a reçu le Rapport du Vérificateur Général, le Président de la Transition Bah N’Daw a été on ne peut plus clair : il n’y aura plus de place pour la corruption, et l’or du Mali brillera pour les Maliens ! Donner un sens à cet engagement du Président de la Transition, tel est le leitmotiv du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, engagé à assainir le secteur minier malien. C’est d’ailleurs fort de cet engagement qu’il vient de déjouer ce qui aurait pu être le plus grand scandale de tous les temps sur le dos de l’Etat malien !
En effet, d’aucuns tentent vainement de salir le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qu’ils accusent d’avoir voulu, par magouille ou par favoritisme, passer le permis de Ménankoto à une autre société au détriment de B2Gold à qui, il faut le dire tout net, le gouvernement n’a jamais cédé un quelconque permis en rapport avec Ménankoto, mais plutôt à la Société Ingénierie, Informatique, Exploitation Minière (S2IEM) !
Pour vous aider à comprendre ce dossier, il convient de rappeler que suivant les différents Codes miniers du Mali de 1991 à 1999, le permis de recherche était attribué pour une période de trois (03) ans renouvelable deux (02) fois pour la même durée, soit neuf (09) au total. Mais avec l’entrée en vigueur du Code minier de 2012, ce délai, ci-dessus cité, a été ramené à sept (07) ans (3ans, 2ans et 2ans) avec la possibilité de l’étendre à une (01) année supplémentaire non renouvelable à titre dérogatoire.
Aussi, conformément à l’article 38A4 du Code Minier de 2012, le Ministère chargé des Mines pouvait, à sa discrétion, accorder une prorogation de douze mois (12) mois, non susceptible de renouvellement d’un permis de recherche afin de permettre à la Société demanderesse de finaliser son étude ou son rapport de faisabilité. La prorogation était accordée uniquement lorsqu’à la fin du deuxième renouvellement du permis, la société n’avait pas pu finir son étude ou son rapport de faisabilité.
De même, l’article 38A4 du Code minier de 2012 disposait en ces termes : « Si à la fin du deuxième renouvellement, le titulaire du permis de recherche n’a pas pu finaliser son étude de faisabilité pour des raisons justifiées et vérifiées par l’Administration chargée des Mines, une prorogation dont la durée ne peut dépasser un (1) an, peut lui être accordée. Si, à la fin de cette période de prorogation, le titulaire du permis de recherche n’arrive toujours pas à fournir son étude ou son rapport de faisabilité ledit permis devient caduc. ».
Par ailleurs, le Code minier de 2019, entrée en vigueur le 27 septembre 2019, est revenu sur la durée des neufs (09) ans pour les permis de recherche. De ce fait, le principe de la prorogation, selon les recoupements que nous avons pu faire, ne se justifiait plus, en tout cas du point de vue du législateur, il a donc été supprimé. C’est pourquoi, conformément à l’article 205 A1 et A4 des dispositions transitoires et finales du Code minier de 2019, la prorogation ne pouvait être accordée à la société demanderesse.
En effet, l’Article 205 A1 stipule : « les titres miniers et les autorisations en cours de validité avant la date d’entrée en vigueur du présent Code, demeurent valables pour leur durée restant à courir et pour les substances pour lesquelles, ils ont été délivrés » ; et l’Article 205 A4 de préciser clairement : « En dehors du bénéfice des conditions de stabilité, les titulaires des titres miniers et autorisations, doivent se soumettre à l’ensemble des dispositions du présent Code ».
Au regard de tout cet arsenal juridique, et en application des dispositions de l’article 205 A1 et A4, aucune prorogation ne pouvait être accordée à la partie demanderesse qui est la Société Ingénierie, Informatique, Exploitation Minière (S2IEM), et non B2Gold !
Du point de vu de droit, il nous revient que la partie demanderesse n’est pas exempte de reproches. D’abord, le permis querellé (Ménankoto), a fait l’objet d’une entente illicite de cession entre deux (02) sociétés multinationales (Barrique Gold et B2Gold) opérant dans notre pays au détriment des intérêts supérieurs du secteur minier de notre pays, ou encore la violation de l’article 32 de l’Ordonnance n°2019-022 du 27 septembre 2019 qui consacre le principe du premier venu, premier servi. (Le dépôt de la demande a été fait avant que le permis querellé n’arrive à échéance…
Ce n’est pas tout, la société Ménankoto-SA, jugée défaillante après sept (07) ans en tant que société détentrice du permis de recherche, est encore le même postulant pour le même permis pour une nouvelle durée de 3 ans renouvelable 2 fois, dans la mesure où la société B2Gold, entité juridiquement différente de Ménankoto-SA, n’a jamais postulé pour le permis de Ménankoto !
Eh bien comme il est aisé de le constater, la procédure d’attribution du permis de Recherche de Ménankoto a été conforme aux dispositions pertinentes relatives aux procédures d’attribution des titres miniers de l’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 portant Code minier en République du Mali. Cette position est confortée par la décision de rejet de la Cour Suprême relative à la requête en référé administratif de suspension de l’arrêté portant attribution du permis de recherche d’or à la société bénéficiaire du permis querellé de Ménankoto !
En conclusion, comme vous avez pu le constater, la société B2Gold, entité juridiquement différente de Ménankoto-SA, n’a jamais postulé pour le permis de Ménankoto, et ne peu par conséquent se plaindre pour quoi que ce soit, contrairement aux informations véhiculées par certains illuminés dans le seul but de créer de la confusion dans l’opinion, et certainement pour régler des comptes avec le ministre Lamine Seydou Traoré !
Correspondance particulière

Source : notrenation.com

10 mai 2021 0 comments
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Mikailou Cisse professeur de philosophie au secondaire au Mali. 1
Opinion

1re partie : la mort, une énigme toujours au cœur des interrogations

by Mikailou Cissé 10 mai 2021
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Depuis la nuit des temps, la question de la mort a toujours constitué une énigme pour l’homme à la recherche d’explication de tout ce qui l’entoure. Dans cette première partie d’une série d’articles sur la mort, Mikailou Cissé entretient le lecteur non seulement sur la mortalité et l’immortalité, mais aussi sur les différentes perceptions développées par le monde sur ce phénomène.

Le phénomène de la mort est le plus souvent décrit en se référant aux récits sur les anciennes civilisations ou les religions du monde comme une interruption temporaire plutôt que comme cessation de la vie. La mort est perçue comme un voyage sur une autre dimension. Elle est vue en même temps selon la plupart d’entre eux comme un voyage fort périlleux.

Le mortel et l’immortel

De toutes les espèces qui peuplent la terre, l’être humain est le seul qui soit capable de réfléchir sur la mort et qui se préoccupe de l’après-mort. S’agissant des autres espèces différentes de l’humain, bien que les constats aient certifié que certaines d’entre elles s’apitoient après la mort d’un des leurs, aucune société ne s’est jusque-là aventurée à développer des théorèmes sur l’existence après la mort. De là, il découle que l’homme est le seul pour qui la mort est sujet d’intérêt particulier.

Ce réflexe typiquement spécifique aux êtres humains n’est pas anodin. Il est ce qui fait qu’un nombre important d’humains accordent une place importante à un Divin transcendant dans leur vie. Ce dernier n’est pas pour autant la seule raison, le rôle et/ou l’influence que le Divin pourrait jouer ou pourrait avoir dans le cours de la vie d’une personne en fait également partie avec tant d’autres.

L’homme est décrit à l’unanimité par toutes les civilisations et communautés comme un être supérieur aux êtres. Il est le seul être fait de corps et d’âme. Après la mort, l’âme est la substance qui continuera à vivre. Quant au corps, du fait qu’il est fait de substance matérielle, il périra. Cette conception est celle qui fait que les hommes croient en l’immortalité. Elle est aussi celle qui fait que l’homme croit fermement à la récompense dans une vie future. En conséquence, l’homme se soucie de la mort du fait qu’il s’estime éternel. Un être qui existera sous une autre forme après un séjour terrestre.

Les différentes perceptions du Divin

Cette appréhension de l’homme a commencé à partir du moment où les hommes ont pris conscience que certains phénomènes se produisant autour d’eux n’étaient pas dus à leurs actions sur la nature. Mais à un autre être extérieur. L’homme qui se voyait maître absolu de son environnement voit qu’il n’est pas aussi différent des autres espèces. Il est un être qui ne peut pas tout contrôler. Cette compréhension est celle qui a amené les humains à déduire l’existence d’un Être Absolu. De là est né en l’homme un penchant spirituel. Une autre version se trouve consignée dans les livres saints ou révélés.  

Les éléments de la nature furent les premiers que les hommes ont pris, adorés et magnifiés pour le Divin. Au fur et à mesure que le temps passe et que certains ont vu en la magnificence de la nature divine une perception erronée de sa représentation, une autre perception du Divin sera née. Celle-ci est celle qui le conçoit symboliquement.

Ces deux conceptions du Divin sont autrement appelées sa conception primitive et/ou imagée. L’idée qui a amené les hommes à faire des représentations symboliques ou imagées du Divin découle de ces deux conceptions. À côté desquelles, il y a également la conception idéale du Divin. Elle est celle qui soutient que seul l’esprit peut le concevoir et aussi qu’il ne peut être magnifié que par le verbe. Elle est considérée comme la dernière forme à travers laquelle les hommes ont saisi le Divin et la plus pure parmi toutes les conceptions du Divin. Elle est également celle qu’on retrouve soutenue dans les religions monothéistes. Quant aux deux autres conceptions, elles sont la perception du Divin selon les religions polythéistes.

Mikaïlou Cissé

10 mai 2021 0 comments
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Des partenaires qui viennent en aident aux populations vulnerables scaled
Sécurité

Au sahel, le besoin humanitaire croit avec le déplacement des populations

by Chiencoro 10 mai 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Au sahel, notamment au Burkina Faso, la situation humanitaire inquiète les organisations humanitaires. Une situation provoquée par les violences des dernières semaines. L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) déplore le déficit de financement.

Les civils continuent à payer un lourd tribut dans l’insécurité au sahel. Au Burkina Faso, depuis un peu plus de deux ans, les violences ont conduit plus de « 1,14 million de personnes à fuir leurs foyers en quête de sécurité ». Au cours des dernières semaines, plus de 17 500 personnes ont fui leur domicile au Burkina Faso en raison des récentes attaques qui ont fait 45 morts. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) se dit préoccupée par les conséquences humanitaires de ces violences.

« Lors d’une série d’attaques menées dans trois régions distinctes, des hommes armés ont réduit des maisons en cendres et abattu des civils. Les assaillants ont également détruit des centres de santé, et endommagé des habitations et des commerces », indique l’agence onusienne dans un communiqué du 7 mai 2021. Des attaques à la base de ces déplacements massifs de populations et par ricochet à la complication de la situation humanitaire dans le pays voire dans la région où « plus de 3200 personnes ont été récemment déplacés ».

Le pays des « hommes intègres » continue malgré tout à être également un foyer d’accueil. Plus de 20 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement du Mali, ont déposé leur valise sur le sol burkinabè en fuyant l’insécurité qui sévit dans leur pays d’origine.

Dans le sahel, le HCR dit constater une hausse des déplacements de populations vers « de vastes centres urbains plus sécurisés ». « La plupart des personnes arrivent avec peu ou pas d’effets personnels. Certaines ont été généreusement accueillies par des familles d’accueil, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans des bâtiments publics comme des écoles et d’autres abris temporaires », précise notre source qui indique que ces personnes « ont d’urgence besoin de nourriture, d’abris, d’eau potable et de soins de santé ».

Face à cette recrudescence des déplacements des populations, augmentant ainsi les besoins humanitaires, le HCR déplore le déficit de financement. « Des ressources supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires croissants », a-t-elle expliqué. Selon ses précisions, « le financement des efforts de réponse menés par le HCR demeure très limité, avec seulement 22 % reçu à ce jour sur le montant recherché de 91,6 millions de dollars ».

Togola

10 mai 2021 0 comments
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