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Santé

Gestion des professionnels de santé en Afrique : des spécialistes s’y prononcent !

by Chiencoro 7 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Des professionnels de santé ont passé en revue, au cours d’un webinaire organisé par le Think Tank citoyen Wathi, le jeudi 6 mai 2021, les principales difficultés dont est confrontée la quasi-totalité des systèmes sanitaires dans les États de l’Afrique de l’Ouest. Tenu sous le thème « Comment assurer la formation, l’affectation équitable et l’encadrement effectif des professionnels de santé en Afrique ? », ce webinaire a vu naitre plusieurs propositions pour l’amélioration des conditions de travail et une meilleure affectation des professionnels de santé.

Le sujet des professionnels de la santé est une problématique qui concerne tous les citoyens. La santé est une affaire de tous, dit-on. Selon le président de Wathi, Giles Yabi, dans toute la région ouest-africaine, il est possible de trouver des histoires dramatiques susceptibles de faire comprendre les problèmes auxquels les systèmes de santé de la région sont confrontés.

Entre autres difficultés : la massification des étudiants dans les facultés, la prolifération des écoles de santé privée, le manque de compétence avérée des enseignants évoluant dans des établissements d’enseignement sanitaire, les problèmes d’équipements et d’infrastructures.

Le contradictoire

Marie Condé, présidente de l’ordre des sages-femmes de Guinée, pointe également du doigt la stratégie de formation dans les écoles de santé privées et le manque de personnel soignant dans plusieurs zones en raison des conditions de travail peu alléchantes.

Pour sa part, Salif Siguiré, directeur des ressources humaines du ministère de la Santé du Burkina Faso, estime que le problème réside plutôt dans la faible implication des communautés dans les politiques de santé. Selon ses précisions, il ne suffit pas de construire des infrastructures. Il faut que les populations se sentent concernées des politiques de santé publique afin que celles-ci puissent être une véritable réussite. Les populations doivent veiller sur les infrastructures destinées à leur bien-être.

Pr Abdoulaye Samb, doyen de la Faculté de médecine, d’odontologie et de pharmacie de l’université Cheick Anta Diop de Dakar, développe plutôt l’argument contraire. Les États doivent être les premiers à prendre en charge la santé. La participation des populations est secondaire, a-t-il laissé entendre. « Nos États doivent fournir des efforts conséquents pour assurer des équipements pour les diagnostics et la formation des étudiants », a-t-il martelé au cours de ce webinaire. Car des agents de santé mal formés constituent, à ses yeux, de véritables dangers.

Pourtant, selon les explications de Djimbaré W. N’sannoo, président de l’Association des étudiants en médecine et en pharmacie du Togo, cette problématique d’équipement de formation est réelle. Ce qui lui fait dire qu’on leur enseigne la théorie, mais pas la pratique.  

« Il ne suffit pas de recruter, de déployer »

Face à tous ces problèmes, les intervenants à ce webinaire ont brossé des pistes de solutions. Ils ont jugé important qu’il y ait d’abord une véritable collaboration entre les ministères de la Santé, de l’Enseignement supérieur et les facultés de médecine afin de mieux planifier la formation. Pour sa part, M. Siguiré estime que cette planification n’est pas assez nécessaire. L’important est que chaque université tienne compte de ses capacités d’accueil afin d’éviter de restreindre la formation, a-t-il précisé.

En plus de la planification de la formation, les intervenants ont jugé important aussi d’améliorer le plateau technique, de mettre en place des mesures d’accompagnement, de faire de la santé une priorité. Ce n’est pas tout, pour espérer résoudre la problématique de crise de personnel sanitaire dans certaines zones, ils exhortent au développement des régions afin d’inciter le personnel sanitaire à venir y servir. « Il ne suffit pas de recruter, de déployer », a précisé Marie Condé, mais il faut savoir fidéliser à travers des mesures incitatives.

Les panélistes n’ont point omis également d’appeler le personnel sanitaire au respect de la déontologie de la profession. Toutefois, Marie Condé déplore que « les sages-femmes soient devenues des parents pauvres de tout le système de formation sanitaire ».

Fousseni Togola  

7 mai 2021 0 comments
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IPR ISFRA de Katibougou
Éducation

Violence en milieu universitaire : des étudiants du campus de l’IPR/IFRA de Katibougou expulsés

by Chiencoro 7 mai 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Suite à leur implication à des scènes de violence, certains étudiants de l’IPR-IFRA de Katibougou ont été expulsés du campus universitaire par le directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU).

À la résidence universitaire de l’IPR/IFRA de Katibougou, une discussion entre deux clans d’étudiants, suite à un match de football sur le terrain du Campus, a dégénéré en affrontement qui s’est déporté jusque dans le campus. Dans la nuit du 8 au 9 avril dernier, aux environs de 1 h du matin, soit quelques jours après le match de football, les deux clans vont s’adonner à un affrontement d’une rare violence faisant des blessés.

Sous la vigilance des agents du Centre régional des œuvres universitaires de Koulikoro (CROUK), les acteurs de cette scène de violence ont pu être identifiés, explique Bakary Diakité, chef du CROUK. « Sans préjudice de poursuites judiciaires et des sanctions disciplinaires, les étudiants [ndlr] désignés sont définitivement exclus de la résidence du campus de l’IPR-IFRA de Katibougou pour cause de faits de violence, au titre de l’année universitaire en cours », a indiqué le colonel-major Ousmane Dembélé, directeur général du CENOU dans sa décision d’expulsion du 4 mai 2021. Les étudiants concernés par cette décision sont au nombre de six (6), dont des filles. Tous pratiquement des bacheliers de 2019.

Les recommandations du Forum national sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire

Cette décision confirme la volonté de mise en œuvre des Plans d’action issus des feuilles de route des recommandations du Forum national sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire. Une volonté maintes fois réitérée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Kéïta, ainsi que par le directeur général du CENOU.

Au cours de sa visite de prise de contact à la Direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le 12 octobre 2020, le ministre Kéïta avait déjà fait comprendre que la pacification de l’espace universitaire lui tenait à cœur. C’est pourquoi il a souhaité que le 29e congrès de l’AEEM soit celui de la rupture.

En février 2021, on se rappelle qu’à la suite d’une plainte du Centre régional des œuvres universitaires de Koulikoro, six étudiants, dont le secrétaire général, de l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche appliquée (IPR/IFRA), ont été placés sous mandat de dépôt, à la maison d’arrêt de Souban, pour avoir tenté d’empêcher la mise en œuvre des recommandations du forum.

Toutes ces actions, de la part du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que du Centre national des œuvres universitaires prouvent la volonté de faire de l’espace scolaire et universitaire du Mali un endroit où il fait bon à vivre, en le débarrassant de toutes formes de violence.

Fousseni Togola

7 mai 2021 0 comments
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EDM
Actu

Energie du Mali : le directeur général promet des lendemains meilleurs en matière de fourniture d’électricité

by Sahel Tribune 6 mai 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La société de fourniture de l’électricité EDM S.A a organisé, hier mercredi, une journée porte ouverte sur trois de ses installations de production. Objectif : informer la presse et les consommateurs sur les innovations que la société est entrain de faire en matière de fourniture de l’électricité.

Les visiteurs du jour étaient composés des journalistes, des blogueurs, des membres des associations des consommateurs du Mali et du collectif ‘’stop délestage’’. Le site de Balingué â être visité est, selon une notre technique de la société, équipé de transformateurs abaisseurs alimentant à des départs moyenne tension de 30 à15KV. Ce poste installé au cœur de la zone industrielle de Bamako est composé d’une centrale thermique BID au fuel lourd avec une capacité de 60 MW et une seconde centrale thermique de type DEUZ pour une capacité 23 MW. Selon le chef des exploitations, Philip Fane, ce site stratégique sur l’ensemble du système électrique du réseau interconnexion est menacé par la pollution. En effet, les gaz nauséabonds émis par les deux stations d’épuration qui l’entoure est à l’origine de cette pollution qui cause des énormes dégâts sur les équipements électriques.

Après Balingué, la délégation a mis le cap sur le site de distribution de Sirakoro. Sur place, elle a fait le tour des équipements qui reçoivent de l’électricité en provenance de la Côte d’Ivoire, de Manatali, Sélingué, puis distribuée vers d’autres sites. A côté de ce site, l’Etat du Mali est entrain de construire une nouvelle centrale thermique de 100 MW qui fonctionnera à l’aide du fuel lourd. Selon directeur général de la société EDM, cette infrastructure va renforcer la production et permettra de répondre à la demande croissante de l’électricité. Et d’expliquer que cette centrale fait partie du plan directeur des investissements optimaux 2016-2035. La réalisation de ce site est possible grâce un accord de financement de 100 milliards FCFA contracté par le gouvernement du Mali auprès de la Banque islamique pour le développement.

Et le site de la centrale thermique de 20MW de Balkou sis à Sotuba qui a mis fin a cette visite. Ce site, a-t-il rappelé le Directeur général de l’EDM, est une mesure d’urgence pour satisfaire les besoins d’électricité pendant la période de forte chaleur. Son but est d’augmenter l’alimentation en électricité dans les quartiers est de Bamako.

150 à 200 MW bientôt disponibles

Au terme de cette visite, le DG de la société a expliqué que ce sont des problèmes de fourniture en carburant de la centrale qui étaient à l’origine des coupures au début du mois d’avril. « Nous avons réglé ce problème en faisant un avis d’appel d’offre pour permettre de multiplier les fournisseurs en carburant. Nous n’attendons plus parler de rupture de combustible sur nos sites », a étayé le DG. Un autre problème, selon lui, était lié au transport de l’électricité vers les sites de distribution. « Cela était dû à la vétusté des installations et le manque d’investissement dans le secteur de l’énergie, à la défaillance de la Côte d’Ivoire à délivrer la totalité des 100 MW contractuelle », explique le directeur. Avant d’annoncer que dans les huit mois prochains, 150 à 200 MW seront disponibles pour les consommateurs enfin de donner une sécurité énergétique au Mali. C’est-à dire cela évitera au Mali d’être dépendant des interconnexions, selon les interprétations de certaines autorités.

Une table ronde des investisseurs à Bamako

Il a déploré le manque d’investissement dans le secteur d’énergie dans les trois dernières décennies en ajoutant que les 2300 milliards FCFA d’investissements que le ministre de l’énergie a annoncé n’est pas trop ambitieux pour le secteur de l’énergie. A l’en croire, 1400 milliards FCFA sont déjà mobilisés dans le cadre du partenariat public –privé. S’y ajoute à une clause de 500 milliards FCFA déjà fait avec les partenaires traditionnels tels que la BM, la BOAD, la BID etc. Enfin, le directeur a annoncé l’organisation d’une table ronde des investisseurs à Bamako au cours de laquelle le gouvernement va mobiliser les reste 499 milliards FCFA des 2300 milliards annoncés pour résoudre les problèmes d’électricité. « Nous sommes dans un secteur qui a beaucoup d’appétence pour les investisseurs, car nous continuons déjà à recevoir des offres », a rassuré le recteur de l’énergie du Mali.

Siaka DIAMOUTENE

Source : Maliweb.net

6 mai 2021 0 comments
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Bah Ndaw president de la transition malienne
Politique

Transition malienne : voilà la renaissance !

by Chiencoro 6 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Mali, faut-il parler « de la déception de la déception » en référence à l’ouvrage de l’intellectuel arabe Averroès « de la destruction de la destruction » ? En effet, l’équipe de transition semble avoir de la peine à réaliser l’idéal de changement qui a animé les manifestations initiées par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Une situation qui fait revivre les vieux souvenirs du défunt régime.

Le renouveau tant attendu de l’équipe de la transition reste toujours un idéal pour les Maliens. « On ne veut plus de l’ancien, mais du nouveau » a conduit ce peuple a consommé un saut dans l’inconnu. Le désir d’un Mali apaisé, stable, débarrassé des mouvements interminables de grèves, de la corruption, un Mali où règne la bonne gouvernance, n’existe pourtant encore que dans l’esprit des Maliens.

Dès l’installation de l’équipe de la transition, le désespoir a commencé à s’emparer des consciences. La rupture avec les manières de gouverner n’a été qu’idéologique. Les administrations publiques se sont d’abord « colonelisées » comme ce fut le cas sous le défunt régime où au lieu du « Mali d’abord », on a assisté plutôt à « ma famille d’abord ».

Quant à la cherté de la vie, elle ne fait que s’accentuer, multipliant du coup des marches de protestation. L’insécurité ne fait que progresser à l’intérieur du pays et les terroristes réussissent à avoir une mainmise sur plus en plus de localités. Des accords locaux, dont le contenu serait le plus souvent en déphasage avec les textes officiels du pays, seraient négociés et obtenus par des groupes armés terroristes. Les mauvais souvenirs du nord, notamment le tribunal islamique de Tombouctou, lors de la crise de 2012, refont surface. Des gens sont amputés pour avoir commis des fautes.

Le redécoupage territorial, les préavis de grève, les problèmes d’accès à l’électricité, la recrudescence de l’insécurité, la fermeture des écoles. Les maux se multiplient sans que de véritables pistes de sortie soient encore envisagées. Cette accentuation des maux fait revivre les mauvais souvenirs de l’agonie du régime Ibrahim Boubacar Kéïta. Cette situation fait comprendre qu’en termes de renouveau, il n’y a eu jusque-là qu’un changement mineur de tête au sommet de l’État.

Dans un tel contexte, rien n’est fait pour éviter les erreurs du régime défunt. Le chronogramme des élections est annoncé sachant bien que dans beaucoup de régions des élections ne pourront pas se tenir. Outre cela, en raison des contestations liées à la réorganisation territoriale, comment faire pour élire des députés dans ces zones où le projet de découpage est rejeté par les populations ?

Au lieu de travailler à faire comprendre les populations des bien-fondés de telle ou telle initiative, les autorités transitoires semblent décider à avancer la tête baissée. L’erreur qui a conduit au départ précipité d’IBK et au règne de l’incertitude sous lequel vit désormais le Mali. C’est donc cela la renaissance promise ?

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

6 mai 2021 0 comments
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Des boeufs
Sécurité

Nigéria : « [ndlr] la violence entre éleveurs et agriculteurs pourrait s’intensifier » (rapport)

by Chiencoro 6 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Nigéria, pour éviter l’accentuation des conflits entre éleveurs et agriculteurs, l’International Crisis group exhorte les autorités étatiques à accélérer la mise en œuvre du plan national de transformation de l’élevage.  

« La violence alimentée par la dégradation de l’environnement et la concurrence pour la terre a aggravé les tensions de longue date dans les régions du nord et du centre du pays [Niger ndlr] », a indiqué l’international Crisis group dans un nouveau rapport publié le 4 mai 2021. 

En 2018, à la suite d’une vague d’effusion de sang, le gouvernement fédéral nigérian avait lancé un vaste chantier de réformes pour le secteur de l’élevage. L’administration du président Muhammadou Buhari avait lancé en 2019, un plan national de transformation de l’élevage sur dix ans. Ce plan, approuvé par le Conseil économique national en janvier 2019, avait pour objectif de « limiter les mouvements de bétail, stimuler la production animale et apaiser le conflit meurtrier entre éleveurs et agriculteurs dans le pays ».

« Si le plan échoue… »

Selon les remarques de l’International Crisis group, ce plan est confronté à de nombreux défis, dont surtout l’absence d’un leadership politique adéquat, « des perceptions erronées de la population sur son objectif, des contraintes budgétaires aggravées par la pandémie du COVID-19, un manque de personnel ayant l’expertise pour la mener à bien et une insécurité généralisée ». 

Toutefois, cette organisation indépendante qui s’emploie à prévenir les guerres et à élaborer des politiques qui bâtiront un monde plus pacifique estime que « si le plan échoue [ndlr], la violence entre éleveurs et agriculteurs pourrait s’intensifier ». Parce que ce plan encourage les pasteurs à passer « à l’élevage et à d’autres systèmes de production animale sédentaire ». Cette modernisation de l’élevage constitue aux yeux de l’International Crisis group une condition sine qua non pour la résolution du « conflit entre éleveurs et agriculteurs, qui menace la stabilité politique et la sécurité alimentaire du Nigéria ».

« Les autorités fédérales et étatiques devront agir rapidement »

Pour que l’adoption de ce plan ne soit pas de l’argent jeté par la fenêtre et aussi pour parvenir à estomper le conflit entre éleveurs et agriculteurs au Nigéria, le Crisis group exhorte les autorités du pays à « travailler avec les donateurs et les investisseurs pour combler les déficits de financement et renforcer les capacités de mise en œuvre ». Aussi doivent-elles travailler à « faire connaître le plan et gagner le soutien des éleveurs et des agriculteurs ». En plus de tous ces aspects, la promulgation du plan doit tenir compte de « l’impact projeté du changement climatique et également développer une stratégie pour faire face aux éleveurs migrateurs non nigérians ».

« À l’heure des élections de 2023, les autorités fédérales et étatiques devront agir rapidement pour faire une marque visible, de peur que le travail qu’elles ont accompli pour créer ce moment d’opportunité ne soit perdu », alerte le Crisis group.

Fousseni Togola

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Actu

Douanes maliennes : Mahamet Doucara, un cadre qui se bat pour la performance

by Sahel Tribune 6 mai 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

« À cœur vaillant rien d’impossible », dit-on généralement. Cet adage sied bien à l’inspecteur général Mahamet Doucara, directeur général des Douanes du Mali. Animé par un souci inébranlable du travail bien fait, d’un esprit d’initiative hors pair, cet homme continue à donner aux douanes maliennes un nouveau souffle depuis son installation.

« [ndlr] Je formule l’engagement que les missions que les pouvoirs publics nous ont assignées seront accomplies car c’est en cela que la confiance portée en nous sera méritée ». Cette phrase est de l’inspecteur général Mahamet Doucara, directeur général des Douanes du Mali. Comme dit un adage, « la valeur d’une personne se mesure non pas à la quantité de ses actes, mais au degré d’amour et de persévérance qu’elle met pour les accomplir ». Depuis son installation à ce poste de directeur général des douanes, l’inspecteur général Doucara a brillé par son amour et sa persévérance dans l’accomplissement de ses tâches.

Engagé et animé par un patriotisme hors pair, l’inspecteur Doucara a le souci constant du bien-être de l’économie malienne et des citoyens maliens. Les données parlent d’elles-mêmes. En matière de lutte contre la fraude, de 2016 à 2019, grâce au dynamisme de M. Doucara et ses hommes, l’administration des douanes maliennes a saisi 48 360 kg de viande de volaille, 6 458 kg de foie impropres à la consommation humaine. Ce n’est pas tout, 26 191 kg de stupéfiants, 390 armes de guerre et 73 231 munitions ont été également saisis en 2019.

A ces saisines s’ajoutent la saisie de 5 155 explosifs et détonateurs, 13 711 896 médicaments humains et vétérinaires et de 52 756 kg de cyanures.

Ces actions prouvent à suffisance combien ce valeureux cadre de l’administration malienne se soucie non seulement du travail bienfait, mais aussi et surtout de la santé voire de la sécurité des Maliens. Des hommes de cette trempe se font très rares dans les administrations du pays.

En 2020, malgré la pandémie de la covid-19, qui a entrainé la fermeture des frontières, et les différentes crises sécuritaires et sociopolitiques dont traverse le pays, les douanes maliennes, sous le leadership de l’Inspecteur général Doucara, ont renfloué la caisse de l’État à hauteur de 579,2 milliards F CFA contre une prévision de recettes de 567 milliards, soit un taux de 102,17 %. Une performance qui a mérité les félicitations et encouragements du vice-président de la transition, Assimi Goita.

En 2021, les prévisions de recouvrement des recettes assignées à l’Administration des Douanes sont fixées à 656 250 milliards FCFA, dont 175 000 milliards FCFA pour les importations de produits pétroliers et 481 250 milliards FCFA au titre des marchandises solides. Homme des défis et des situations exceptionnelles, le patron des gabelous saura relever ce défi sans beaucoup de peine en raison de sa volonté de toujours mieux servir le Mali.

Son engagement et sa détermination pour l’amélioration des conditions de travail des douaniers et l’atteinte des objectifs de recettes douanières lui a fallu, le 31 mars 2021, le décernement d’une distinction honorifique dénommée « Tableau de Mérite ». Une récompense faite par l’Association des femmes douanières et épouses de douaniers du Mali. Il ne fait donc aucun doute que M. Doucara a toujours mérité la confiance portée en lui.

Chiencoro

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ministre en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation
Politique

Réorganisation territoriale au Mali : un processus de renforcement du vivre-ensemble ?

by Bakary FOMBA 5 mai 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour expliquer les choix et orientations aux populations afin de recueillir leurs préoccupations, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a initié les 29 et 30 avril 2021, dans les régions et dans le district de Bamako, des ateliers relatifs au découpage administratif et territorial du Mali. Suite à ces ateliers, plusieurs nouvelles régions et de nouveaux cercles ont été créés.

Du 29 au 30 avril dernier, des ateliers relatifs au processus de réorganisation du territoire malien se sont tenus dans les différentes capitales régionales ainsi que dans le district de Bamako. À travers ces ateliers, de nouvelles régions et de nouveaux cercles ont été créés. L’objectif visé à travers lesdits ateliers reste à expliquer les choix et orientations aux populations afin de recueillir leurs préoccupations et attentes en vue de créer des conditions d’adhésion de l’ensemble des acteurs au processus, a indiqué dans un communiqué du 3 mai 2021 le ministre en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga.

En effet, le processus actuel de réorganisation territoriale a démarré en 2012 avec la création de 11 nouvelles régions. Le même processus s’est poursuivi avec l’organisation des concertations régionales en 2018, a-t-il rappelé.

Selon les précisions du ministre Maïga, le parachèvement de ce processus, conformément aux orientations de la Feuille de route de la Transition, a été engagé par son ministère suivant une approche participative, inclusive et de co-construction dont l’objectif ultime est de renforcer le vivre-ensemble.

Quant à la Commission chargée du processus, celle-ci a travaillé sur la base de critères permettant de doter le Mali d’une « organisation territoriale solide capable de faire face au défi sécuritaire, en promouvant le développement local et en créant un cadre propice pour l’organisation des élections à venir », a indiqué le ministre dans son communiqué.

S’agissant des attentes et des préoccupations enregistrées au cours de ces ateliers régionaux, le ministre a déclaré qu’elles seront traitées avant de soumettre la proposition de réorganisation territoriale à l’attention des plus hautes Autorités. Cela voudrait-il dire que le ministre a bien entendu les cris de cœur des citoyens exprimés dans différentes régions à travers des manifestations ? En effet, ce découpage administratif et territorial a donné lieu à des contestations dans plusieurs régions du pays où des zones réclament un statut supérieur. Ce redécoupage constitue une patate chaude dans les mains des autorités de la transition

Bakary Fomba

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