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Marche du 11 août
Sécurité

Résolution de la crise sécuritaire au Mali : les populations peuvent être d’un apport capital

by Chiencoro 25 mars 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Il est rare de passer une semaine sans apprendre l’attaque contre une position des forces armées maliennes (FAMA) par de « groupes armés terroristes », au centre ou au nord du pays. Des attaques qui ciblent le plus généralement des convois de « l’armée loyale ». Cette situation donne l’impression d’une faille communicationnelle ou plutôt d’un divorce.

Le 23 février 2021, un convoi de l’armée malienne, quittant Sévaré pour Konna, au centre du Mali, a été la cible d’une attaque qui a fait deux (2) morts et sept (7) blessés dans ses rangs. Cet incident a été suivi par celui du 2 mars contre une mission d’escorte des relèves de Nampala et de Youwarou, toujours au centre du pays. Un accrochage à l’issue duquel quatre (4) terroristes ont été tués, et des équipements militaires saisis par l’armée malienne. Le 7 mars également, une mission de patrouille des forces armées maliennes de Boni, dans la région de Mopti, a été victime d’une embuscade ayant fait six (6) blessés dans leurs rangs.

Des interrogations demeurent   

La plus récente attaque du genre est celle de Tessit, dans la région de Gao, le 15 mars 2021. Une attaque ayant coûté la vie à une trentaine de militaires maliens. Selon les précisions du chef d’État-major général des armées, cette attaque a été perpétrée contre « la relève montante du poste de sécurité de Tessit ». Une attaque suite à laquelle un flux de questions nous assaille l’esprit : où était la relève descendante lorsque l’attaque est survenue ? N’existe-t-il pas de sécurisation aérienne pour les militaires maliens ? S’agirait-il plutôt d’une légèreté dans la chaîne de commandement des FAMA ?

Une réponse claire et précise à ces questions pourrait conduire à une résolution durable de cette crise sécuritaire qui n’a que trop duré, avec son lot de morts civils et militaires.

Certes, ces attaques pourraient être tributaires d’un problème de communication, mais il ne convient pas non plus de négliger l’hypothèse selon laquelle le ver pourrait bien être dans le fruit. Ces attaques contre des convois de l’armée malienne laissent supposer que les « groupes armés terroristes » ou les « hommes armés non identifiés », auteurs de ces multiples incidents, sont mieux informés sur les positions des militaires maliens. Ce qui ne peut se faire que par des sources bien informées des actions des FAMA.

Loin de nous l’idée de supposer que les militaires maliens auraient en leur sein des espions, mais plutôt d’une éventuelle complicité entre des civils et ces groupes armés qui évoluent dans ces zones.

Des hypothèses

Une hypothèse à ne pas négliger. En raison des exactions, le plus souvent reprochées aux forces armées maliennes ou partenaires contre des civils dans certaines zones du centre, la confiance semble rompue entre ces populations et les militaires. Une situation qui aurait favorisé les groupes armés qui n’ont nullement tardé à gagner la confiance de ces civils, acquis désormais à leur cause. Une complicité qui ne peut qu’exposer les forces armées.

Outre ce paramètre, il convient de souligner également le paradoxe de l’insécurité dans le sahel de façon générale. Dans une zone saharo-sahélien, à la végétation très pauvre, où plusieurs partenaires militaires sont présents, avec des équipements assez sophistiqués, comment se fait-il que ces groupes armés réussissent à se promener à moto voire à véhicules sans pour autant être pratiquement aperçus ? Ce constat laisse supposer la possibilité d’existence d’une complicité ou d’une faille dans le système de surveillance ainsi que de la communication.

Renouer le lien avec les civils

Au Mali voire dans le sahel de façon générale, la protection des civils est l’une des demandes fortes formulées de plus en plus par plusieurs organisations et partenaires militaires de cette région. Cette protection pourrait bien être gage de stabilité et par ricochet de développement durable.

Pour une meilleure sécurisation de leur personne ainsi que de leurs biens, ces civils doivent aider les militaires, en devenant leurs yeux et leurs oreilles, à mieux les protéger.

Cette nécessaire complicité entre les forces armées et les populations est mise en exergue par des organisations, comme la Coalition citoyenne pour le sahel, qui est une organisation regroupant plusieurs associations de la société civile au sahel. Les chefs d’État des pays du G5 Sahel ont également mis l’accent sur la question, lors du sommet de N’Djamena, en février 2021.

Il est important de souligner l’impossibilité de réussir la lutte contre le terrorisme, sans une véritable implication des civils. Certes, des civils ne peuvent pas prendre des armes et combattre des terroristes, mais ils sont en mesure de livrer des informations aux forces armées sur les mouvements suspects qu’ils auront découverts dans leur entourage. Car si ces groupes armés terroristes se cachent des forces armées, ils ne se cacheront pas des populations qu’ils maintiennent dans la terreur. Mais au préalable, il est important que les civils se sentent en sécurité en coopérant avec les forces armées.

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

25 mars 2021 0 comments
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Actu

Désinformation et haine en ligne : Facebook visé par une plainte du RSF

by Bakary FOMBA 25 mars 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour « pratiques commerciales trompeuses » en ligne, Reporters Sans Frontières (RSF) a déposé, lundi 22 mars 2021, une plainte auprès du procureur de la République de Paris contre Facebook.

Reporter sans frontière reproche au réseau social Facebook d’être devenu un espace de « prolifération massive de haine et d’intoxication ». Le RSF estime que les engagements de cette entreprise de réseau social vis-à-vis de ses consommateurs et la réalité de son fonctionnement se diffèrent.

Dans son communiqué du 22 mars dernier, le RSF précise que « les engagements de la société californienne auprès des consommateurs reposent largement sur des allégations mensongères. » En contradiction avec ses conditions générales d’utilisation et ses campagnes publicitaires, Facebook laisserait se propager « la désinformation et la haine » (en général et contre les journalistes), explique RSF dans son communiqué.

Dénoncer la propagation des fausses informations en ligne

Pour dénoncer ce phénomène généralisé à l’échelle planétaire, RSF a choisi de déposer une plainte en France contre Facebook. Ladite plainte vise formellement les sociétés Facebook France et celle d’Irlande.

Les conditions de services de Facebook étant les mêmes partout sur la planète, RSF estime qu’une décision de justice en France sur leur caractère trompeur pourrait avoir un impact global. Toutefois, RSF n’exclut pas, dans les moments à venir, des plaintes dans d’autres pays du monde.

Diligenter le mode d’utilisation de Facebook

« Pour maintenir un environnement sûr et sans erreurs », Facebook s’engage à faire preuve de diligence quant aux conditions générales d’utilisation de ce réseau social, rappelle le RSF qui indique également que la société prétend interdire le partage de « quoi que ce soit (d’) illégal ou trompeur ». Ce n’est pas tout. Facebook s’engage également à « limiter significativement la diffusion de fausses informations » par les standards de la communication, souligne le RSF dans son communiqué.

Bakary Fomba

25 mars 2021 0 comments
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Une enveloppe
Politique

Lettre à grand-père

by Sahel Tribune 24 mars 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Cher grand-père…

Voici 4 mots à nos maux. L’injustice, l’impunité, l’indifférence et le manque d’indignation. Tout est parti de là. Lors des recrutements quand les riches étaient favorisés. Pour l’éducation, quand les écoles publiques ont été délaissées et les bourses données qu’aux riches. Dans la santé, quand nos ministres ne se soignent qu’à l’extérieur.  Pour la justice, quand la magistrature a été un colis à hériter. Pour construire, l’Armée quand les officiers ont recruté à la place du pays. Quand les citoyens ont commencé à croire en des relations qu’à leur talent et qu’au lieu du Mali, chacun devrait sa réussite à un parent ou un proche. Tout a commencé par là et des apatrides ont commencé à occuper des hautes fonctions.

Oui ! Cher grand-père, tout a commencé par là. Quand on lynchait les petits voleurs de motos djakarta sans que personne ne s’indigne, sans qu’aucune institution même judiciaire ne condamne. L’Etat en quelque sorte assumait ces crimes. Et cela s’est élargi petit à petit. Les crimes avec leur lot de frustrés et désespérés. Personne ne s’indigne. Au Nord, quand on commettait des bavures. Au  centre des exactions. Personnes ne s’indigne. A Kati, les larmes des veuves. Des jeunes envoyés à la boucherie pendant 8 ans, personne ne s’indigne. 21 bérets rouges assassinés après un passage télé, assorti d’une loi d’entente. Personne ne s’indigne. Seuls les pauvres et les sans défense dorment dans les prisons. Aucun roi du jour n’est jugé. Tout dépendra de qui il est où de quel côté il est. Et non de ses actes. Personne ne s’indigne.

Cher grand-père, je m’arrête là. Car désormais au Mali, on ne sait plus la différence entre le protecteur et le bourreau. Quand celui qui est fait pour mettre fin à l’usage de la force et de la justice privée, devient celui-là qui cherche à en abuser. Quand chaque groupe s’érige en institution. Quand un syndicat foire sa mission de protéger ses membres contre leur employeur pour s’en prendre à des pauvres. Quand la liberté d’expression est réduite à une coquille vide. Je m’arrête là et te préviens de garder confidentielle cette lettre. On ne sait jamais. Aucun pauvre journaliste ne sortira d’un procès où le juge est aussi partie. Donc garde à Abu-Dhabi ma lettre et meilleure santé !

Par contre, c’est triste de voir ce qui se dessine pour le futur malien. Je vois des syndicats défendre leurs membres contre des actes privés. Des  enseignants partant en grève pour faire échapper un enseignant à un acte d’indiscipline ou autre. Des centraux syndicaux obligeant le pays à ne pas contrôler leurs membres. Des médecins à la défense d’un médecin. La police en grève pour un commissaire. Des troupes militaires affrontant la justice pour libérer leur chef militaire. Des milices imposant des quotas dans le gouvernement. Des ethnies ne se souciant que de leur communauté. Du tribalisme politique social, religieux et territorial. Un grand peuple réduit en des petites peuplades. Et ce jour, la Justice ne servira à rien et laissera place à « sauve qui peut » ! D’où l’anarchie et le chaos ! A mardi prochain ! Ici prend fin ma 90è lettre !

Lettre de Koureichy

Source: Mali Tribune

24 mars 2021 0 comments
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Remise du rapport par Tidiani Togola a Mohamed Coulibaly
Politique

Refondation de l’État : Tuwindi remet la contribution de la société civile au ministre Mohamed Coulibaly

by Chiencoro 24 mars 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

La fondation Tuwindi a procédé, mardi 23 mars 2021, à la remise des conclusions des trois jours (du 24 au 26 février 2021) d’atelier de réflexion sur la constitution de 1992 au ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, Mohamed Coulibaly. La cérémonie a eu lieu dans la salle de réunion dudit ministère.

Intitulé « proposition citoyenne de constitution issue de l’atelier de co-construction de la 4e république », ce document de 50 pages, contenant les différentes propositions détaillées de modification de la constitution de 1992, a été remis aux autorités de la Transition malienne, comme contribution de la société civile malienne à la refondation de l’État.

Vers une nouvelle république

Cette cérémonie de remise a été une occasion pour Tidiani Togola, directeur exécutif de la fondation Tuwindi, de revenir sur les trois jours d’atelier. Un cadre qui a réuni, au grand hôtel de Bamako, plusieurs acteurs de la société civile malienne avec des experts, autour de la révision de la constitution de 1992. Le directeur exécutif de Tuwindi précise qu’au total, 53 articles de la « loi fondamentale » du Mali ont été relus et modifiés.  

Acteur de la société civile, Tuwindi n’a aucune prétention de croire que les propositions contenues dans ce document constituent une solution ultime. Selon ses précisions, sur les 122 articles que comporte la constitution de 1992, 53 nécessitent des modifications. M. Togola fait état également d’articles, dont le changement conduit à une nouvelle république. « À partir de nos lectures des propositions faites lors de cet atelier, on se rend compte qu’il n’est pas évident de rester dans une logique de révision, mais d’aller plutôt vers une nouvelle république », a-t-il expliqué.

Processus de la « dernière chance » ?

Comme son nom l’indique, précise Dr Abdoulaye Sall, président du comité de pilotage de l’atelier de co-construction, ce document n’est qu’une contribution des citoyens maliens à la refondation de l’État. Ces jeunes ont fait leur travail. Ils réservent la suite à donner au contenu aux autorités politiques.

Le ministre de la Refondation de l’État, Chargé des relations avec les institutions, Mohamed Coulibaly rassure qu’un meilleur bénéfice sera tiré de ce document bien vrai que plusieurs autres expertises leur ont été présentées. Il souligne que les expertises nationales seront la priorité. Pour construire un pays, il faut mettre ensemble toutes les expertises, a-t-il rappelé. « Ces documents nous permettront de moins nous tromper », espère-t-il avant d’annoncer la tenue de forums citoyens.

Le ministre Coulibaly ne fait aucun doute sur la place cruciale que peuvent jouer les citoyens dans ce processus de refondation de l’État malien. Un processus qui « est peut-être [celui ndlr] de la dernière chance ». Il promet qu’un « bon usage » sera fait de ce document qui servira tout le gouvernement. 

Fousseni Togola

24 mars 2021 0 comments
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Louverture des travaux de presentation des conclusions de la mission de verification
Éducation

Scolarisation des filles au Mali : le « taux de progression est légèrement en deçà de la cible de 2,2 » (GSB)

by Chiencoro 24 mars 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Le groupe de suivi budgétaire (GSB) a procédé, mardi 23 mars 2021, à la restitution de son rapport sur la mission de vérification de l’atteinte de la cible des indicateurs du programme d’appui budgétaire SBC III : « Accroissement du nombre des cantines » et « Accroissement de l’accès des filles au second cycle du fondamental ». Des missions de vérifications qui ont eu lieu entre 2019 et 2020. L’Hôtel Olympe international de Bamako a abrité cette cérémonie de présentation.

Sur 1 431 cantines crées par l’État malien, seulement 783 sont opérationnelles et 648 sont non opérationnelles, tel est le résultat auquel la mission de vérification du Groupe de suivi budgétaire est parvenue. Une mission qui a été effectuée entre avril et, mai, pour la 1re étape ; et juin-juillet 2020 pour la seconde.

Sur 5 113 244 000 F CFA octroyés, 38 % reçus

Dans certaines régions comme Ségou, Koulikoro, Mopti, la crise sécuritaire a impacté sur le fonctionnement de la quasi-totalité des cantines, selon le GSB. Toutefois, l’équipe de vérification du GSB se réjouit de constater dans des régions, comme Kayes, que les populations elles-mêmes s’engagent dans la prise en charge de ces restaurants scolaires.

Cette mission de vérification, qui a concerné toutes les régions du Mali, explique également dans son rapport que les 5 113 244 000 F CFA octroyés par l’État pour la gestion des cantines scolaires, les communes déclarent n’avoir reçu que 1 918 139 956 F CFA, soit 38 % des fonds budgétisés et 75 % des crédits ouverts sur le 1er semestre 2020. Les comités de gestion scolaire (CGS), quant à eux, déclarent avoir reçu 1 024 780 161 F CFA, soit 20 % des fonds budgétisés et 41 % du crédit ouvert au 1er semestre, précise le GSB dans son rapport.

Taux de scolarisation des filles en deçà de la cible

Quant au taux de scolarisation des filles, la mission d’enquête est arrivée à la conclusion que le « taux de progression est légèrement en deçà de la cible de 2,2 soit 0,5 d’écart ». Aux dates des enquêtes, en 7e année, 10 280 filles ont été identifiées alors que les rapports révèlent 10 396 filles, indique le GSB dans son rapport qui précise : « Le taux d’accès des filles en 7e année suivant l’enquête de 2018/2019 était de 46 % et celui de 2019/2020 est de 47,7 %. Ainsi, le taux d’accroissement du TBA en 7e année entre 2018/2019 et 2019/2020 = 47,7 % — 46,0 % = 1,7 % ».

S’agissant des fonds alloués par l’État malien pour la scolarisation des filles, l’équipe du GSB explique dans son rapport que sur les 87 283 500 F CFA notifiés par l’État pour le 1er semestre 2020, les Centres d’animation pédagogiques (CAP) déclarent avoir reçu 18 560 879 F CFA, « soit 21,27 % du montant notifié par le Ministère de l’Éducation ».

Cheick Oumar Dembélé présente le rapport
Cheick Oumar Dembélé, chef d’équipe Cantine du GSB, présente le rapport. Crédit photo: Togola

Selon les précisions du présentateur des conclusions de cette mission de vérification, Cheick Oumar Dembélé, chef d’équipe Cantine du GSB, à travers cette mission, il s’agissait pour son Groupe de suivre les indicateurs sur la scolarisation des filles et sur les cantines scolaires au Mali.  

Chaque année, il est demandé d’augmenter le nombre de cantines de 10 %. Quant à la scolarisation des filles de niveau 7e année, l’objectif est d’atteindre 2.2. « La mission du GSB était juste de vérifier l’atteinte de ces indicateurs », a précisé Tiémoko Souleymane Sangaré, président du GSB. Il ne s’agit nullement d’une volonté pour le GSB de se substituer à l’État malien, mais plutôt de l’accompagner, a-t-il rassuré.

« Renforcement de la légitimité du gouvernement »

Toutefois, des questions et des améliorations demeurent, souligne le président du GSB, notamment en ce qui concerne la scolarisation des filles, la collecte et le traitement des données, la disponibilité des statistiques, etc.  

Le représentant de l’Union européenne, Olivier Ki Zerbo, se réjouit de la réussite de cette mission. « Il s’agit d’une première expérience pour nous », a-t-il laissé entendre. Malgré des difficultés liées à l’organisation de ces missions, le partenaire du GSB estime qu’entre la 1re campagne et la 2e, beaucoup d’améliorations ont été faites.

Selon les précisions de Olivier, des réflexions sont déjà en cours pour le renouvellement du partenariat entre l’Union européenne et l’État du Mali pour la période 2021-2025.

Fassery Doumbia, chef de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, précisera que c’est en 2018 que l’Union européenne et le gouvernement du Mali ont conclu un « contrat d’appui budgétaire à la consolidation de l’État » pour un financement de 170 millions d’euros, sur une durée de trois ans. Une manière d’accompagner le Mali dans la mise en œuvre des réformes structurelles nécessaires « au renforcement de la légitimité du gouvernement », a-t-il indiqué.

Notons que ces missions de vérification ont bénéficié l’implication de plusieurs autres acteurs.

Fousseni Togola  

24 mars 2021 0 comments
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Centre Pere Bernard Verspieren copie
Santé

Mali : le Centre Père Bernard Verspieren, un espoir pour les personnes en situation de handicap

by Chiencoro 24 mars 2021
written by Chiencoro 5 minutes read

En vue d’accompagner les personnes en situation de handicap au Mali, le Centre père Bernard Verspieren a ouvert ses portes à Bamako depuis quelques années. L’objectif de ce Centre est non seulement la prise en charge des personnes souffrant de handicap, mais aussi la sensibilisation des Maliens sur la question du handicap.

Des adultes aussi bien que des enfants en exercice de rééducation, des patients marchant à l’aide de béquille, des parents accompagnant à leur dos des enfants souffrant d’infirmités ou d’autres troubles de santé, voilà l’atmosphère qui anime, du lundi au vendredi, le Centre Père Bernard Verspieren, sis à Baco-Djicoroni.

Basé à Bamako, dans la capitale malienne depuis 2006, ce Centre permet à des milliers de personnes en situation de handicap d’avoir accès à des soins de qualité ainsi que de sensibiliser la population malienne sur la question du handicap.

De l’appareillage à la réadaptation

De la Kinésithérapie à l’orthophonie, en passant également par l’ergothérapie, etc., ce centre fournit aux personnes en situation de handicap au Mali plusieurs offres de réadaptation afin de leur redonner espoir dans la vie. Tel est le cas pour ce jeune homme, Siramakan Konté, amputé d’un pied. Juste à son troisième exercice de marche avec la prothèse, son rééducateur est très content de lui : « Sa marche est déjà correcte ! », s’esclaffe-t-il.

Le rêve de Siramakan est de se tenir à nouveau sur ces deux pieds et poursuivre son idéal, l’aventure, comme la quasi-totalité des jeunes de son âge. « Je ne peux que remercier le Centre Père Bernard Verspieren qui me prend en charge gratuitement ».

Cet exercice avec la prothèse est le résultat d’un véritable travail de titan abattu par l’équipe médicale du Centre. Un travail qui va de la consultation du patient à la confection de la prothèse en passant par les circuits administratifs. Selon des critères bien définis, le CICR, qui est un partenaire inestimable du centre, peut sélectionner des patients dont il prendra en charge les frais de prothèse, explique Ibrahim Traoré, orthoprothésiste qui nous explique toute la procédure à suivre pour obtenir des prothèses adaptées aux demandeurs. C’est un long circuit, certes, mais qui est parcouru en moins de temps, en raison de l’engagement et de l’esprit d’équipe qui anime le personnel.

Ali Traoré, directeur d’exploitation de ce centre, depuis quatre (4) ans, explique : « Nous prenons en charge quotidiennement en moyenne une vingtaine d’adultes ainsi qu’une quarantaine d’enfants en situation de handicap pour des séances de rééducation en kinésithérapie, d’ergothérapie ou bien d’orthophonie ». 

Au niveau de la salle de rééducation pour enfants, c’est à la fois la joie et la tristesse qui se lit sur le visage des mamans désespérées qui accompagnent leur enfant. Monique, que nous avons rencontrée dans cette salle, accompagne son enfant qui souffre de la trisomie 21. « Cela fait juste trois semaines que je fréquente ce Centre. Mais j’avoue que le personnel fait un excellent travail », a-t-elle avoué tout en se réjouissant de l’amélioration progressive de l’état de santé de son jeune garçon. Quant au coût de la prise en charge, elle l’estime « très abordable ». 

Au secours des victimes de mines

Le centre Père Bernard Verspieren, c’est aussi la prise en charge psychologique des patients. Selon Salif Timbiné qui joue le rôle de psychologue dans ce centre, il est important de soumettre au préalable les patients à un entretien psychologique afin de les mettre en confiance. Car il arrive qu’après « une amputation, des patients désirent plutôt mourir que vivre », a-t-il laissé entendre.

Selon les précisions du thérapeute, des séances d’entretiens et de formations sont fréquemment organisées avec les mères sur les causes du handicap ainsi que sa prise en charge. Des séances nécessaires pour lutter contre les préjugés qui entourent généralement ces enfants victimes de handicap dans la société malienne, a-t-il indiqué.

Le Centre Père Bernard Verspieren intervient également auprès des populations des zones de conflits, victimes le plus souvent d’attaques d’hommes armés. Grâce à son partenariat avec la Fondation de France, qui lui finance un projet d’appareillage des victimes de mines au Mali, cet établissement soulage la douleur de ces civils et militaires.

Confrontés à des difficultés

Le Centre Père Bernard Verspieren doit ses interventions auprès des personnes souffrant de handicap au Mali grâce aux nombreux partenaires, dont il a su gagner la confiance à travers son engagement pour la cause des personnes en situation de handicap.

Il est en partenariat avec le Comité Internationale de la Croix-Rouge (CICR) qui l’aide à financer la section d’appareillage orthopédique. Une section qui permet au centre de non seulement proposer des prothèses aux personnes amputées au Mali, mais également de fabriquer des orthèses pour les enfants en nécessitant. En moyenne, ce centre fabrique 20 appareillages par mois.

En dehors de tous ces partenariats, notons que ce centre collabore également avec la Principauté de Monaco. Mais ce partenariat, déplore le directeur, « arrive malheureusement à son terme à la fin de l’année 2021 ». Pourtant, c’est grâce à ce partenariat que le centre réalise le suivi à domicile de plusieurs enfants. La fin de ce partenariat sera un coup dur pour le centre qui risque de le mettre en danger, si jamais d’autres partenaires ne prennent le relais.

À toutes ces difficultés s’ajoute le manque d’accompagnement des autorités politiques maliennes. Un aspect qui « limite grandement » l’offre de soins du Centre Père Bernard Verspieren. Pourtant, plusieurs démarches ont été menées auprès de ces autorités, depuis des années. Néanmoins, le Centre n’entend point baisser les bras et projette d’autres démarches auprès d’elles.

Le handicap étant toujours incompris au Mali, parce que source de nombreuses stigmatisations et d’exclusion, il est alors important de soutenir ces genres d’association, qui ont pour vocation d’essuyer les larmes des « sans-voix », des « laisser-pour-compte ».

Centre pluridisciplinaire, tournée vers la prise en charge globale du handicap au Mali, le Centre père Bernard Verspieren est à but non lucratif. Il est administré par une association de droit malien nommé P.R.O.P.H.E.T.E (Programme de Réadaptation et d’Orientation des Personnes handicapées d’Encadrement thérapeutique élargi). 

Pour contacter le centre : 65 76 65 07 / cpbvbko@gmail.com

Pour plus de renseignements : https://www.facebook.com/CPBVBamako

Fousseni Togola

24 mars 2021 0 comments
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Lhonorable Ould Mataly
Politique

Cabinet du président du CNT : Mohamed Ould Mataly, un homme d’expérience, nommé « Conseiller spécial »

by Sahel Tribune 24 mars 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

« L’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Cet adage sied bien à l’ancien député RPM élu à Bourem, Mohamed Ould Mataly. Ce grand patriote qui s’est toujours battu, inlassablement, pour l’unification et la paix au Mali. Il vient d’être nommé conseiller spécial au cabinet du président du Conseil national de la transition (CNT). 

Un choix très judicieux pour la réussite de la transition, selon plusieurs observateurs avertis. Pétri d’expériences, l’homme est un cadre valeureux qui a démontré à suffisance son patriotisme partout où il a servi le Mali. Il a les compétences avérées et les qualités requises à mener à bien la mission à lui confier. 

Depuis 2012, il se bat corps et âme pour la résolution définitive de la crise dans la partie septentrionale malienne et à recoudre le tissu social à Bourem en particulier et dans l’ensemble du nord en général. Dignitaire très respecté de toutes les communautés du nord où il mène quotidiennement un combat pour le bien-être des populations, Ould Mataly sera d’une grande utilité pour la réussite de la transition. 

Sociable, digne et très intègre, cet Arabe bon teint, connu pour son sérieux dans le travail et craint pour sa propension à dire tout haut ce que les autres murmurent plus bas, saura très bien conseiller le président Diaw à entreprendre des actions pour le seul intérêt du Mali et des Maliens. Car le nouveau conseiller spécial du président du CNT n’a jamais eu deux agendas. 

Son seul agenda a été le Mali et le bien-être des Maliens. Compétent, il est réputé très discret. Partout où il a servi, ses collaborateurs retiennent de lui sa rigueur, son franc-parler et son attachement à ses convictions.

Membre très influent de la Plateforme, le leader communautaire Mataly jouit d’une réputation irréprochable sur le double plan professionnel et social. Et ce ne sont pas des campagnes de dénigrement montées de toutes pièces qui changeront cela. Cette nomination de Mohamed Ould Mataly est un choix très judicieux pour la réussite de la Transition !

Plein succès dans votre nouvelle mission pour le Mali !

Agoumour

24 mars 2021 0 comments
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