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A la UneEnquête

Groenland – Etats-Unis – l’UE : le bal de l’hypocrisie

by Oleg Nesterenko 19 janvier 2026
written by Oleg Nesterenko 11 minutes read

Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d’acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVIe siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l’intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.

Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l’enlèvement du président vénézuélien légitime le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l’action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d’Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.

Les prétextes fallacieux 

Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L’époque où l’on exhibait à l’ONU une prétendue fiole d’anthrax, comme le fit le secrétaire d’État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l’invasion de l’Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d’un pays et le massacre de son peuple.

L’anéantissement de l’Irak, ne nous y trompons pas, n’était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d’une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l’initiative de Saddam Hussein contre le « pétrodollar ».

En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa « menace » à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d’euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l’Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l’anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.

Forte de l’impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l’humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l’annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.

La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu’elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l’océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s’étend jusqu’à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.

Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l’extraction américaine de terres rares et d’uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d’une telle exploitation (affaire d’Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d’une pollution imminente. Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l’opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d’intérêt que l’avis des Européens concernant l’annexion de l’île. Cette indifférence stratégique s’inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l’histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.

« Un conflit ou une tentative d’annexion du territoire d’un pays membre de l’OTAN par un autre pays également membre de l’OTAN serait la fin du monde tel que nous le connaissons », a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d’Outre-Atlantique.

DÉCLARATION DES TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX.
DÉCLARATION DES
TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX. Capture d’écran.

La présence américaine au Groenland

Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l’océan Arctique ne nécessite nullement l’annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington D.C. une latitude d’action militaire significative dans la région arctique.

À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland. 

Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur Truth Social, suggérant que « L’OTAN deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà de cela est inacceptable », n’altèrent pas la nature juridique de l’accord existant.

Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l’exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l’île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise. 

Les hypocrisies de l’Union Européenne  

À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l’Union Européenne, abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l’initiative des États-Unis d’Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant d’Allemagne, du Royaume-Uni, de France, d’Italie, de Pologne et d’Espagne). 

Cette déclaration, confinée à l’expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien. 

À l’instar des prédateurs opportunistes, l’appareil politico-bureaucratique de l’UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d’une perversité indéniable, se révèle inéluctablement. 

La devise de l’Union Européenne est bien celle formulée jadis par les Romains : « Ce qui est permis à Jupiter n’est pas permis au bœuf ».

La protection des démocraties, des droits de l’homme et de la liberté d’expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.

L’Union Européenne redécouvre avec soudaineté l’existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l’UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.

Or, ces mêmes acteurs ont fait preuve d’un empressement notable à participer au démembrement illégal de la Yougoslavie en 1999, en violation totale dudit droit. 

De même, les indignations européennes face aux bombardements russes de l’infrastructure énergétique ukrainienne (après avoir laissé la chance à la partie adverse d’entendre la raison durant plus de 3 années consécutives) remportent haut la main le concours de l’hypocrisie, sur le fond de la destruction de plus de 70% non seulement de l’infrastructure énergétique civile, mais également de l’accès à l’eau potable en Yougoslavie par l’organisation criminelle du Traité Atlantique Nord dès les premiers jours de son agression en 1999 et sur le fond de la déclaration officielle de l’OTAN concernant la privation des populations de l’accès à l’électricité et à l’eau potable : « Si Milosevic veut vraiment que ses citoyens aient de l’eau et de l’électricité, tout ce qu’il a à faire est d’accepter les conditions de l’OTAN et nous arrêterons cette campagne […]. Si cela a des conséquences pour la population, ce sont ses problèmes ! » (porte-parole de l’OTAN, l’anglais Jamie Shea, le 25 mai 1999). En ce moment de l’histoire et dans tant d’autres crimes qui ont suivi depuis, le droit international semblait d’un intérêt bien plus limité pour ces acteurs.

Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde. 

Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’Union Européenne et de leurs « élites » politiques face à ces deux revendications ? 

La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1er janvier 2026). 

En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.

De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des « élites » européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, dont les « défenseurs des droits de l’homme » sont non seulement restés silencieux, mais souvent, sont directement responsables. 

Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolinguistique de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d’échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste.

Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des « élites » (à ne pas confondre avec les peuples) du « jardin fleuri » aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de « jungles » (« L’Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle », Josep Borrell, Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne), sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent. Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.

Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de La Ferme des animaux : « Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres », ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.

Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :  aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.

Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France « ne sous-estimait pas » les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à « faire preuve d’une solidarité totale » avec le Danemark. 

En guise d’illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des « élites » européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées. 

Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.

Oleg Nesterenko

Président du CCIE(www.c-cie.eu)

(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne,ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)

19 janvier 2026 0 comments
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Le Sénégal remporte la CAN 2025
A la UneSport

Maroc–Sénégal : la finale la plus folle de l’histoire de la CAN 

by Sahel Tribune 18 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans une finale irrespirable et chaotique, le Sénégal a remporté sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations face au Maroc (1-0 en prolongation), ce dimanche 18 janvier 2026 à Casablanca. Marquée par une décision arbitrale controversée, des jets de projectiles et une interruption de plusieurs minutes, la rencontre a basculé dans la confusion avant que Idrissa Gana Gueye n’offre la victoire aux Lions de la Teranga, héroïques et indomptables jusqu’au bout.

Le Sénégal a décroché, ce dimanche soir, sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au terme d’une finale d’anthologie face au Maroc (1-0 en prolongation). Un match marqué autant par l’intensité sportive que par une confusion totale en fin de temps réglementaire, où les Lions de la Teranga ont brièvement quitté le terrain avant de revenir pour achever la rencontre.

Une finale sous tension

Tout semblait basculer à la 89ᵉ minute. Alors que le Sénégal pensait avoir ouvert le score, le but est refusé après intervention du VAR pour une faute présumée. Dans la foulée, l’arbitre accorde un penalty au Maroc, provoquant la fureur des joueurs sénégalais. Plusieurs d’entre eux quittent le terrain, suivis par une partie du staff, à l’appel du sélectionneur Pape Thiaw, tandis que Sadio Mané tente désespérément de les rappeler à la raison.

Dans les tribunes, la tension monte d’un cran : jets de projectiles, échauffourées, envahissement partiel de la pelouse. La sécurité intervient pour rétablir le calme, tandis que la confusion s’installe dans tout le stade. Après de longues minutes d’interruption, le penalty est finalement tiré… et arrêté par Édouard Mendy, le gardien sénégalais, héros du soir.

La délivrance en prolongation

Le match reprend dans une atmosphère électrique. Les Marocains, déstabilisés par la tournure des événements, cèdent à la 112ᵉ minute sur un but splendide de Idrissa Gana Gueye, bien servi par Nicolas Jackson. Le Sénégal tient bon jusqu’au bout, s’imposant 1-0 au terme d’une rencontre où la tension aura souvent éclipsé le jeu.

Trois ans après leur premier sacre continental, les hommes de Pape Thiaw confirment la suprématie d’un football sénégalais en pleine maturité. Ce second titre, obtenu dans la douleur, consacre une génération désormais inscrite dans la légende du football africain.

Malgré le chaos de la fin de match, cette finale restera comme l’une des plus haletantes de l’histoire récente de la CAN. Le Sénégal s’impose au terme d’un tournoi disputé, dans un contexte où la passion populaire, l’émotion et la tension ont parfois débordé le cadre du sport.

La Confédération africaine de football (CAF) a confirmé que la prochaine Coupe d’Afrique des Nations se tiendra bien en 2027, conjointement organisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, conformément au calendrier initial. L’édition suivante est prévue pour 2028, avant que la compétition ne s’aligne durablement sur un rythme quadriennal, marquant ainsi une nouvelle ère de stabilité dans la planification du plus prestigieux tournoi continental.

La rédaction 

18 janvier 2026 0 comments
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Investiture de Mamadou Doumbouya
A la UnePolitique

Guinée : Mamadi Doumbouya investi président

by Sahel Tribune 18 janvier 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Sous les acclamations d’une foule immense et la présence remarquée de plusieurs chefs d’État africains, Mamadi Doumbouya a prêté serment ce samedi 17 janvier 2026, et devient le 1er président président de la Cinquième République de Guinée. Dans un stade Lansana Conté de Nongo plein à craquer, l’ancien chef de la transition a endossé les habits de président élu pour un mandat de sept ans. Une cérémonie à la fois populaire et géopolitique, qui consacre la fin de la transition et redessine le positionnement régional de Conakry.

Dans une atmosphère de ferveur populaire et de démonstration de puissance politique et militaire, la Guinée a tourné une nouvelle page de son histoire. L’investiture du président Mamadi Doumbouya, ce samedi 17 janvier 2026, au stade Général Lansana Conté de Nongo, a officialisé l’entrée du pays dans sa Cinquième République et marqué la fin de plus de quatre années de transition militaire.

Une cérémonie à la symbolique forte

Dès l’aube, des milliers de Guinéens ont convergé vers le stade, drapeaux en main, portant des T-shirts vert, jaune ou rouge, pour assister à la cérémonie solennelle. L’afflux massif a provoqué des débordements, les tribunes affichant complet bien avant le début des festivités. La scène, riche en couleurs, a mêlé solennité républicaine et célébration populaire, avec des prestations d’artistes nationaux et une performance acrobatique du Circus Baobab, symbole de l’unité culturelle du pays.

Vers 13h00, Mamadi Doumbouya a fait son entrée, vêtu d’un boubou blanc traditionnel, sous les applaudissements nourris d’un stade acquis à sa cause. Après l’exécution de l’hymne national et les honneurs militaires, le président élu a prêté serment devant la Cour suprême, s’engageant à « obéir et faire respecter les lois de la République ». Ce geste, empreint d’une forte symbolique institutionnelle, consacre la transformation officielle du chef de la transition en président élu pour un mandat de sept ans.

Une vision économique et politique affichée

Dans un discours long et structuré, Mamadi Doumbouya a insisté sur la continuité entre la période de transition et le nouveau cycle politique. Il a réaffirmé son ambition de « bâtir une Guinée unie et prospère », en appelant à l’unité nationale et à la participation de tous : « Nous ne construisons pas une nation dans la division, ni la prospérité sur la haine. »

Le président a détaillé les priorités de son mandat, notamment le programme Simandou 2040, censé transformer les ressources minières du pays – fer, bauxite, lithium – en leviers de développement économique et de création d’emplois. « Simandou appartient au peuple et servira le peuple », a-t-il martelé, promettant une gouvernance fondée sur « la responsabilité, la compétence et la justice ».

Doumbouya a également rendu hommage aux femmes et à la jeunesse, qualifiées de « forces motrices de la nation », et promis de poursuivre les réformes entamées dans l’éducation et les infrastructures.

Une investiture aux allures de sommet africain

L’événement a réuni près d’une dizaine de chefs d’État africains. Ce qui témoigne de la portée régionale du moment. Parmi eux figuraient Assimi Goïta du Mali, Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon, Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, Mohamed Ould Ghazouani de Mauritanie, Adama Barrow de Gambie, Joseph Boakai du Liberia, Julius Maada Bio de Sierra Leone et Paul Kagame du Rwanda. Le Burkina Faso était représenté par une délégation officielle, confirmant l’axe de coopération sahélienne en construction.

Cette forte présence diplomatique souligne le repositionnement géopolitique de la Guinée, désormais au cœur d’un réseau d’alliances africaines qui s’affranchissent progressivement de l’influence occidentale. Les félicitations adressées par les États-Unis, la France et la Chine à l’issue du scrutin de décembre 2025 traduisent, quant à elles, une reconnaissance internationale prudente mais effective.

L’événement s’est déroulé sous haute surveillance. Plus de 5 000 agents des forces de défense et de sécurité ont été déployés dans la capitale et autour du stade. Le dispositif a été supervisé par le Poste de Commandement Opérationnel de Sécurité Intérieure (PCO-SI), inspecté quelques jours plus tôt par le président lui-même.

Un tournant historique, entre espoir et vigilance

Au-delà des frontières guinéennes, cette investiture illustre une dynamique politique nouvelle en Afrique de l’Ouest : celle d’États dirigés par d’anciens militaires, revendiquant une souveraineté assumée et une refondation institutionnelle endogène. La présence remarquée d’Assimi Goïta et d’autres figures de la transition sahélienne a symbolisé une solidarité géopolitique africaine en pleine affirmation.

Dans cette perspective, Mamadi Doumbouya entend placer la Guinée au centre de l’échiquier sous-régional, en misant sur les infrastructures partagées, les corridors économiques et la coopération sécuritaire avec le Sahel.

Reste que pour une large partie de la population guinéenne, l’heure était à la fierté et à l’espérance. Dans les tribunes, les slogans « Doumbouya Président du peuple » ou « La Guinée en marche » ont rythmé une cérémonie à la fois festive et politique, placée sous le signe de la renaissance nationale.

L’investiture de Mamadi Doumbouya n’a pas seulement consacré un chef d’État, elle a mis en scène une vision de souveraineté, de refondation et d’unité africaine que le président guinéen entend incarner. 

Conakry, envoyée spéciale.

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A la UnePolitique

Mali : Bamako encadre l’usage des drones civils face aux risques sécuritaires croissants

by Sahel Tribune 16 janvier 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Face à la prolifération rapide des drones civils et aux risques qu’ils posent pour la sécurité nationale, le gouvernement malien a adopté, vendredi 16 janvier 2026, un décret encadrant strictement leur usage. Réuni sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres entend ainsi prévenir les dérives d’une technologie en plein essor, tout en affirmant la souveraineté du Mali sur son espace aérien.

Le gouvernement malien a adopté, vendredi 16 janvier 2026, un décret réglementant l’usage des drones civils sur son territoire. Réuni en Conseil des ministres sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, l’exécutif a décidé de poser un cadre légal strict à une technologie dont la diffusion rapide soulève d’importants défis sécuritaires et éthiques.

Une technologie en plein essor, désormais sous surveillance

L’usage des drones civils connaît, depuis plusieurs années, une expansion notable au Mali. Outils de photogrammétrie, d’agriculture, de surveillance, de livraison ou encore de loisirs, ces appareils sans équipage à bord sont devenus accessibles à un large public et à des coûts relativement faibles. Mais cette démocratisation s’accompagne de risques croissants : atteintes à la vie privée, violations d’espaces aériens restreints, voire usage malveillant à des fins terroristes.

Le gouvernement affirme que cette nouvelle réglementation vise à prévenir des dérives de cette technologie, tout en permettant aux opérateurs économiques et scientifiques d’exploiter ces technologies dans un cadre légal et sécurisé.

Encadrer pour mieux protéger

Le projet de décret adopté instaure un régime d’autorisation et de contrôle pour l’utilisation des drones civils et de leurs accessoires. Il s’agit de garantir la sécurité aérienne, de protéger la vie privée et d’empêcher toute utilisation détournée. Des zones interdites au survol pourraient ainsi être  clairement définies, notamment autour des sites militaires, des institutions de la République et des infrastructures stratégiques.

Les opérateurs devraient désormais obtenir une autorisation préalable et se conformer à des règles précises sur le type d’appareil, la zone de vol et les finalités déclarées. Le texte pourrait prévoir aussi des sanctions pour tout usage illégal ou dangereux, afin de dissuader les tentatives d’instrumentalisation de cette technologie à des fins criminelles ou terroristes.

L’adoption de cette réglementation intervient dans un contexte régional marqué par une recrudescence des attaques asymétriques et par l’utilisation croissante des drones dans les conflits modernes. Si les forces armées maliennes ont elles-mêmes intégré les drones dans leur stratégie de défense, Bamako veut désormais s’assurer que le domaine civil n’échappe pas au contrôle de l’État.

En dotant le pays d’un cadre juridique sur les drones civils, le gouvernement entend ainsi conjuguer innovation et vigilance, modernisation et souveraineté — un équilibre délicat mais désormais assumé au cœur de la stratégie de refondation nationale.

A.D

16 janvier 2026 0 comments
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Force Unifiée AES
A la UneSécurité

Sahel : la survie stratégique des groupes terroristes face à la montée en puissance de l’AES

by Sahel Tribune 16 janvier 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Alors que les groupes armés terroristes du Sahel multiplient les attaques spectaculaires, leurs opérations traduisent davantage une survie stratégique qu’une véritable force offensive. Acculés par la montée en puissance des forces armées de l’Alliance des États du Sahel (AES), les terroristes perdent du terrain face à une stratégie régionale désormais intégrée, analyse Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au Mali, centrée sur la souveraineté, la résilience et la solidarité entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette recomposition marque une nouvelle étape dans la guerre de libération du Sahel, où armées et peuples avancent désormais d’un même pas.

Les groupes armés terroristes opérant dans le Sahel évoluent désormais dans une dynamique de survie stratégique. Acculés dans leurs derniers bastions et soumis à une pression militaire continue, ils ont perdu l’initiative opérationnelle. Les actions spectaculaires qu’ils multiplient relèvent moins d’une capacité de projection que d’une tentative désespérée de maintenir une existence symbolique dans la conscience collective. Les raids quasi simultanés menés, du Sud du Mali aux confins du Burkina Faso et du Niger, témoignent ainsi davantage de leur affaiblissement structurel que d’une réelle force en puissance.

Un contexte géopolitique profondément recomposé

Cette phase s’inscrit dans un contexte régional profondément recomposé. La fermeture de l’espace aérien par l’Algérie, combinée à la destruction d’un drone Bayraktar Akıncı de surveillance malien abattu par l’Algérie le 1er avril 2025 et à la rupture de certaines coopérations militaires—notamment avec la France, le départ de la MINUSMA, le retrait du G5 Sahel—s’apparente à une manœuvre politico-stratégique visant à restreindre les capacités de renseignement et de ciblage de l’armée malienne.

L’état-major général des armées l’a confirmé : cette contrainte a temporairement permis à certains chefs terroristes d’échapper à la surveillance. Toutefois, loin d’isoler durablement le Mali, cette décision a renforcé la solidarité stratégique au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023 à Bamako avec la signature de la Charte du Liptako-Gourma.

En réaction, les forces armées de défense et de sécurité maliennes se sont imposées comme pilier central de l’architecture sécuritaire de l’AES. Restructurées, modernisées et soutenues par une légitimité populaire affirmée, elles incarnent une force résiliente, adaptée aux contraintes géographiques et aux formes asymétriques du conflit sahélien. Loin d’un simple outil coercitif, l’institution militaire devient un vecteur de stabilité et de souveraineté.

Une doctrine militaire proactive et intégrée

Dans cette nouvelle configuration, la doctrine militaire a évolué vers une posture proactive. Les opérations anticipent les menaces, sécurisent les convois logistiques, verrouillent les axes stratégiques par des checkpoints mobiles et intègrent la surveillance terrestre et aérienne dans une approche globale de contrôle du territoire.

Les couloirs jadis exploités clandestinement par les groupes terroristes font désormais l’objet d’un traitement systématique, réduisant leur capacité de nuisance et leur emprise sur les zones périphériques.

Une guerre de résistance et de souveraineté populaire

Les stratégies de déstabilisation fondées sur l’ouverture de corridors non sécurisés et sur l’asphyxie politique se sont révélées illusoires. Elles ont sous-estimé la profondeur historique, morale et symbolique du peuple malien. Forgé par l’épreuve, celui-ci transforme l’adversité en force collective.

La mobilisation populaire du 14 janvier 2022 contre les sanctions « illégales, illégitimes et inhumaines » de la CEDEAO et de l’UEMOA, en constitue une illustration majeure : armée et peuple y ont affirmé, dans une convergence assumée, un refus catégorique de toute dissolution de la souveraineté. Depuis, cette date fut instituée Journée nationale de la souveraineté retrouvée.

La contrainte transformée en cohésion nationale

L’histoire rappelle que les peuples se constituent dans la contrainte. Au Mali, les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA, les pressions diplomatiques et les manœuvres régionales ont paradoxalement renforcé la cohésion nationale. Loin de se distancier de l’autorité, le peuple s’y reconnaît, dans un soutien lucide fondé sur la défense de la souveraineté et le rejet des tutelles extérieures.

Ainsi, le peuple de l’AES valide une autorité issue d’un choix conscient, enraciné dans les réalités régionales et les rapports de force internationaux. Cette légitimité se fonde à la fois sur l’efficacité sécuritaire et sur une adhésion populaire massive, rappelant, par sa portée symbolique, les formes antiques d’expression de la volonté générale.

Une économie résiliente face aux pressions extérieures

Le Mali a démontré sa capacité à transformer la contrainte en opportunité. Face aux embargos et aux exclusions commerciales, il a réorienté ses priorités vers la production locale et la rationalisation économique. Les tentatives actuelles des groupes terroristes d’exploiter les voies d’interconnexion à des fins de pression politique et économique se heurtent à un peuple conscient de son rôle historique et de sa responsabilité collective.

En définitive, uni à ses autorités, le peuple sahélien s’affirme comme le gardien vigilant de la souveraineté. À travers l’AES, les peuples du Sahel confirment une vérité chère à Rousseau : la gouvernance d’un État est indissociable de l’histoire, du caractère et de la volonté du peuple qui en est le fondement.

Mikaïlou Cissé 

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Pénurie du carburant au Mali
A la UneÉconomie

Mali : un bond de 34 % dans les importations d’hydrocarbures

by Sahel Tribune 16 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Alors que le Mali cherche à consolider sa souveraineté énergétique, les données de la Direction générale du commerce et de la concurrence révèlent une nette amélioration des flux d’approvisionnement en hydrocarbures. Entre le 29 décembre et le 12 janvier, le pays a enregistré une progression de 34 % des importations. Signe d’un retour à la stabilité logistique et d’une meilleure coordination entre acteurs publics et privés. Une performance qui illustre la volonté des autorités de la Transition de moderniser la filière et de garantir l’autonomie du pays face aux aléas régionaux.

Le gouvernement malien se félicite d’un retour progressif à la stabilité dans l’approvisionnement en hydrocarbures. Selon les chiffres présentés lors de la réunion hebdomadaire de concertation présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la période allant de la semaine du 29 décembre au 12 janvier a enregistré respectivement 123, 345 et 466 citernes de carburant livrées et distribuées sur le territoire national, soit une hausse de 34 % des flux d’approvisionnement.

Un dispositif de suivi plus rigoureux

Ce rebond marque une amélioration tangible après plusieurs semaines de tension sur le marché intérieur, conséquence de perturbations logistiques régionales et de pressions sur les circuits d’importation. Pour Bamako, ces données traduisent les résultats d’une politique de coordination renforcée entre l’État, les opérateurs et les partenaires économiques.

Le Directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) a salué « les efforts conjoints de toutes les parties prenantes » pour sécuriser le marché et garantir la disponibilité du carburant sur l’ensemble du territoire. Selon lui, cette progression reflète une meilleure anticipation des besoins, mais aussi la modernisation progressive du dispositif de suivi et de contrôle.

Dans la deuxième partie de la réunion, les participants ont évoqué les avancées de la digitalisation du secteur des hydrocarbures, considérée comme un levier clé pour accroître la transparence, tracer les flux et rationaliser la distribution. Une plateforme numérique est en cours de déploiement pour permettre un suivi en temps réel des volumes transportés et livrés.

Souveraineté énergétique et sécurité économique

Au-delà des aspects techniques, la question énergétique prend une dimension stratégique dans le contexte actuel du Mali. Confrontées à des défis d’approvisionnement récurrents, les autorités de la Transition ont fait de la sécurité énergétique un pilier de la souveraineté nationale. La maîtrise des circuits d’importation et la lutte contre les spéculations internes s’inscrivent dans la vision du « Mali Kura », celle d’un État autosuffisant, plus résilient et moins dépendant des aléas extérieurs.

Cette amélioration de l’approvisionnement, visible depuis la fin décembre, pourrait contribuer à stabiliser les prix sur le marché intérieur et à réduire les tensions économiques ressenties par les ménages et les entreprises.

Une coordination sahélienne en perspective

Cette dynamique positive intervient alors que le Mali renforce sa coopération énergétique avec ses partenaires de la Confédération des États du Sahel (AES). Le Niger, producteur de pétrole, et le Burkina Faso participent à la mise en place de corridors logistiques sécurisés pour faciliter le transport des hydrocarbures vers Bamako. Un projet qui vise à bâtir une autonomie énergétique régionale, à l’abri des pressions extérieures.

En misant sur une gouvernance concertée du secteur et une transparence accrue dans la gestion des importations, le Mali entend transformer une contrainte chronique en instrument de souveraineté économique. L’énergie n’est pas seulement une question de logistique, c’est une question d’indépendance nationale.

A.D

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Journée nationale de la souveraineté retrouvée
A la UnePolitique

Journée nationale de la Souveraineté retrouvée : une forte mobilisation pour affirmer l’indépendance du Mali  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 15 janvier 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Stade Mamadou Konaté de Bamako a accueilli, ce mercredi 14 janvier 2026, la 4e édition de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La cérémonie officielle a été présidée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, en présence du ministre de la Refondation de l’État, M. Bakary Traoré, et du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, M. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, des autorités politiques, militaires, administratives, coutumières et religieuses.

 La population, composée d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants venus de tous les arrondissements du District de Bamako, s’est rassemblée massivement pour célébrer la souveraineté retrouvée du Mali. Le stade Mamadou Konaté affichait complet, témoignant de l’enthousiasme et de la détermination des citoyens à défendre les valeurs nationales. Cette mobilisation illustre une volonté partagée de surmonter les épreuves du passé et de bâtir un avenir fondé sur la dignité et l’indépendance. L’événement a ainsi pris une dimension historique et hautement symbolique.  

Dans son allocution, le ministre de la Refondation de l’État, M. Bakary Troaré, a rappelé que « la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée vise à célébrer le drapeau et les valeurs de résistance ». Il a souligné que cette commémoration s’inscrit dans la mémoire collective depuis le 14 janvier 2022, date où le peuple malien s’était levé pour dénoncer les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA.  

Une ferveur populaire et patriotique

La quatrième édition s’est tenue sous le thème : « Souveraineté retrouvée, construisons le Mali de demain ». Ce mot d’ordre s’inscrit, selon le ministre Bakary Troaré, dans le cadre de la ligne de conduite définie par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. Dans son adresse du 31 décembre 2025, indique-t-il, Chef de l’État a précisé que « la prospérité partagée et la consolidation de l’intégrité territoriale sont les piliers du Mali Kura ». Il a souligné que cette orientation stratégique vise à bâtir un avenir durable, fondé sur la souveraineté nationale et l’appropriation des valeurs endogènes.   

La vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », assortie d’une stratégie décennale 2024-2033, constitue une boussole stratégique pour l’avenir. Elle vise à déclencher un processus de paix durable, conformément à la charte nationale pour la paix et la réconciliation. Les autorités ont souligné que « la résilience économique et la croissance soutenue » illustrent la capacité du pays à se relever. La renégociation des contrats miniers et le lancement de nouvelles exploitations, notamment de lithium, en sont des preuves tangibles.  

Un thème porteur d’avenir

La célébration du 14 janvier rappelle aussi les étapes franchies par le Mali au cours des quatre dernières années. Sous la direction du Général Assimi Goïta, le pays a pris des décisions courageuses et mené des réformes ambitieuses pour garantir sa souveraineté. Les autorités ont déclaré que « le retrait des forces étrangères et la restauration de l’outil de défense » sont des jalons essentiels dans cette reconquête. Ces choix traduisent une volonté ferme de préserver l’indépendance nationale.  

La reconquête de l’intégrité territoriale et l’appropriation endogène du processus de paix et de réconciliation nationale témoignent de la détermination du Mali à se libérer de toute dépendance. Les responsables ont rappelé que « la création de la Confédération des États du Sahel » marque une étape décisive dans la redéfinition des alliances régionales. Ces actions stratégiques illustrent l’engagement indéfectible des autorités et du peuple malien à affirmer leur souveraineté.  

Des réformes courageuses et des acquis consolidés

En ce jour symbolique, date anniversaire de la mobilisation historique du 14 janvier 2022, le Mali célèbre l’engagement indéfectible de ses autorités et de son peuple. Malgré un contexte international complexe et parfois hostile, le pays a su franchir des étapes décisives pour garantir sa souveraineté. « Le Mali se bat au quotidien pour se libérer de toute forme de dépendance », a précisé un responsable, rappelant la détermination nationale à poursuivre la construction d’un Mali nouveau.  

La mobilisation au stade Mamadou Konaté illustre parfaitement cette dynamique. Elle traduit la confiance des populations dans les orientations prises par les autorités de la Transition et leur volonté de participer activement à la consolidation des acquis. La Journée nationale de la Souveraineté retrouvée demeure un symbole fort, rappelant que « l’unité et la résistance du peuple malien sont les véritables garants de son avenir », comme l’ont souligné les organisateurs.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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