Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,22 avril , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Falaise de Bandiagara
A la UneSeko ni Donko

Mali : comment faire du patrimoine culturel un véritable levier de souveraineté et de cohésion, dans un pays en reconstruction identitaire ?

by Sahel Tribune 15 janvier 2026
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au cœur d’une transition politique et d’une quête affirmée de souveraineté, le Mali a fait le choix de placer la culture au centre de sa reconstruction nationale. En érigeant le patrimoine matériel et immatériel en pilier du projet Mali Kura, les autorités de transition, avec en première ligne le ministre de la Culture Mamou Daffé, entendent restaurer le lien social, affirmer une autonomie narrative et transformer l’héritage historique en moteur de cohésion et de développement durable.

Par-delà les urgences sécuritaires et économiques, le Mali mène une autre bataille, plus silencieuse mais tout aussi stratégique : celle de sa reconstruction identitaire. Dans un pays éprouvé par plus d’une décennie de crise multidimensionnelle, les autorités de transition ont fait le pari de la culture comme socle de souveraineté, de cohésion nationale et de refondation politique. La proclamation de 2025 comme « Année de la Culture », impulsée sous l’autorité du président de la Transition, le général Assimi Goïta, et portée opérationnellement par le ministre de la Culture Mamou Daffé, marque un tournant assumé : replacer le patrimoine au cœur du projet national du Mali Kura.

Une richesse patrimoniale exceptionnelle, longtemps marginalisée

Peu de pays africains peuvent se prévaloir d’un héritage culturel aussi dense que celui du Mali. Des mosquées de Tombouctou aux falaises de Bandiagara, des villes anciennes de Djenné au tombeau des Askia à Gao, le pays concentre quatre sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. À cela s’ajoute un patrimoine immatériel foisonnant – traditions orales des griots, Charte du Mandé, pratiques pastorales, expressions musicales et artisanales – qui fonde depuis des siècles le vivre-ensemble malien.

Pourtant, cette richesse a longtemps été reléguée au second plan des politiques publiques. Faiblement dotée budgétairement, la culture a pâti d’un sous-investissement chronique, aggravé par l’éclatement de la crise sécuritaire à partir de 2012. Les destructions ciblées de mausolées à Tombouctou, le pillage des manuscrits anciens et l’essor du trafic illicite ont constitué autant de traumatismes symboliques, visant à atteindre le cœur même de l’identité nationale.

Refaire nation par la culture

C’est précisément contre cette tentative d’effacement que s’inscrit aujourd’hui l’action des autorités. En faisant de la culture un pilier de la transition, le Mali entend dépasser la seule logique de réparation pour engager une véritable réappropriation souveraine du récit national. L’objectif, c’est de montrer que la reconstruction du Mali ne saurait être uniquement militaire ou institutionnelle ; elle doit être aussi civilisationnelle.

Sous l’impulsion du ministère de la Culture, dirigé par Mamou Daffé, une série d’initiatives structurantes ont été engagées : inventaires participatifs du patrimoine immatériel, soutien à la création artistique, professionnalisation des acteurs culturels, intégration progressive des artistes dans les mécanismes de protection sociale, et relance des grands événements culturels comme espaces de dialogue et de cohésion, mais aussi et surtout la redénomination des espaces publics, qui portent désormais les noms de nos héros nationaux. L’objectif est double : restaurer la dignité des communautés et faire de la culture un vecteur de stabilité sociale.

La souveraineté culturelle comme réponse aux fractures

Dans un pays traversé par des tensions identitaires et communautaires, le patrimoine apparaît comme un langage commun capable de transcender les clivages. La Charte du Mandé, souvent présentée comme l’un des textes fondateurs des droits humains en Afrique, est aujourd’hui mobilisée comme référentiel endogène de gouvernance, de dignité (maaya) et de respect mutuel. En ce sens, la culture devient un outil politique au sens noble : un instrument de cohésion, de médiation et de réconciliation.

Cette approche se distingue par sa volonté d’inclusivité. Il ne s’agit pas d’imposer une identité unique, mais de reconnaître la pluralité des héritages – bambara, peul, dogon, touareg, songhaï – comme constitutive de la nation malienne. Une vision que défend ouvertement Mamou Daffé, pour qui la diversité culturelle n’est pas un risque à contenir, mais une ressource à valoriser.

Culture et développement : un potentiel économique assumé

Au-delà de sa dimension symbolique, le pari culturel est aussi économique. Les industries culturelles et créatives représentent un gisement d’emplois pour une jeunesse majoritaire et souvent marginalisée. Artisanat, musique, cinéma, arts visuels, patrimoine touristique : autant de secteurs capables de générer de la valeur ajoutée locale, à condition d’un accompagnement public structuré.

Dans cette perspective, le ministère de la Culture s’attache à poser les bases d’un écosystème viable, articulant formation, financement et entrepreneuriat culturel. Une stratégie encore fragile, mais qui témoigne d’un changement de regard : la culture n’est plus perçue comme un luxe, mais comme un investissement stratégique dans la stabilité et l’autonomie du pays.

Une bataille du sens, autant que des symboles

Certes, les défis restent immenses. L’insécurité limite encore l’accès à certains sites, les ressources financières demeurent contraintes, et le risque d’instrumentalisation politique de l’identité n’est jamais totalement absent. Mais en choisissant de placer le patrimoine au cœur du projet national, les autorités maliennes assument une orientation forte : celle d’une souveraineté qui ne se réduit pas au contrôle territorial, mais s’enracine dans la maîtrise de son histoire, de ses valeurs et de son imaginaire collectif.

À l’heure où le Mali redéfinit ses alliances et revendique une voie propre, la culture apparaît comme l’un des rares terrains de consensus possible entre État et société. Si l’« Année de la Culture » parvient à dépasser le symbole pour s’inscrire dans la durée, elle pourrait bien constituer l’un des legs les plus structurants de la transition.

Dans un pays en reconstruction identitaire, faire du patrimoine un levier de souveraineté n’est pas un retour vers le passé. C’est, au contraire, une manière de se projeter dans l’avenir à partir de fondations maîtrisées. Une ambition que le Mali, fort de son héritage et de sa résilience, semble aujourd’hui déterminé à assumer.

Foula D. Massé

15 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Programme national d'éducation aux valeurs
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Au Mali, l’éducation aux valeurs devient un pilier du projet de refondation nationale

by Sahel Tribune 15 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Lors de la cérémonie de présentation des vœux des forces vives de la nation, le 12 janvier 2025, au palais de Koulouba, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a livré un message empreint de symbolisme. Plaidant pour un « retour aux valeurs », il a fait de l’éducation et de la culture les piliers du Mali nouveau qu’il appelle de ses vœux.

Le palais de Koulouba, siège de la présidence malienne, a servi de cadre à une rencontre empreinte de solennité et de symboles. En ce 12 janvier 2025, à l’occasion de la traditionnelle présentation des vœux des forces vives de la nation, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu les familles fondatrices de Bamako, les autorités religieuses et les représentants de la société civile.

Si l’exercice obéit à une tradition républicaine, le ton, lui, a pris des allures de manifeste moral et politique. Dans son allocution, le chef de l’État a lancé un appel appuyé à la renaissance éthique et culturelle du pays, en affirmant que « l’éducation et la culture sont la base de tout » et que « le Mali Kura ne sera construit qu’avec le Maliden Kura » – l’homme malien nouveau.

Un discours à tonalité morale

« Si nous voulons être nous-mêmes, il faut retourner à nos valeurs », a martelé le général Goïta devant un parterre d’invités attentifs, convoquant dans la même phrase des concepts clefs du Mali contemporain : seko ani donko (la morale et le savoir), Maaya (l’humanisme), danbé (dignité). Pour le président de la transition, le redressement du pays ne saurait s’envisager sans une réforme profonde des mentalités.

Cette orientation s’inscrit dans une rhétorique désormais centrale au discours du pouvoir : celle du Mali Kura, littéralement « le Mali nouveau », projet de refondation politique, morale et institutionnelle engagé depuis le renversement d’Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18 aout 2020.

Pour concrétiser cet idéal, le général Assimi Goïta a annoncé son intention d’intégrer le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) dans tout le système éducatif, « du jardin d’enfants au supérieur ». Ce programme, déjà amorcé par le ministère de l’Éducation nationale, vise à enseigner les valeurs sociales et morales considérées comme fondatrices de l’identité malienne : respect, solidarité, travail, dignité et loyauté envers la nation ainsi que les symboles de l’Etat.

Dans la foulée, le président a instruit le ministre de la Culture de poursuivre la politique de valorisation du patrimoine culturel malien, considéré comme un levier essentiel de la souveraineté identitaire. « Une fois que les valeurs sont bafouées, l’individu perd de repère », a-t-il averti, appelant les institutions à s’inspirer des principes ancestraux du Maaya — l’humanité partagée — pour guider l’action publique.

Le Mali Kura, entre refondation morale et projet politique

Depuis son accession au pouvoir, le 6 juin 2021, le général Assimi Goïta a fait du retour aux sources culturelles et spirituelles un axe central de sa vision politique. En 2025, décrétée « Année de la culture », l’État malien entend restaurer une fierté nationale mise à mal par des décennies de crises politiques, économiques et sécuritaires.

Le discours du président Goïta traduit un véritable effort de reconstruction identitaire, visant à restaurer la confiance d’un peuple meurtri par plus d’une décennie de guerre et de dépendance extérieure.

A.D

15 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Toyota Land Cruiser 250 VX.
A la UnePolitique

Sénégal : le président de l’Assemblée nationale critiqué pour l’achat de véhicules de luxe aux députés

by Chiencoro 14 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

En pleine crise économique, l’achat de dizaines de 4×4 pour les parlementaires sénégalais provoque une vive controverse. El Malick Ndiaye, proche du président Bassirou Diomaye Faye, est accusé d’opacité et d’incohérence avec les promesses de rupture du pouvoir.

La polémique enfle à Dakar. En plein ralentissement économique, marqué par une dette publique record et un déficit budgétaire estimé à 14 % du PIB, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a confirmé début janvier la livraison d’un premier lot de véhicules de fonction flambant neufs pour les députés.

Selon la presse locale, 76 Toyota Land Cruiser Prado, d’une valeur unitaire estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, ont été réceptionnées, en attendant les livraisons suivantes destinées à l’ensemble des 165 élus.

Une décision qui passe mal, jusque dans les rangs de la majorité, tant elle semble contredire les engagements de sobriété et de transparence du Pastef, le parti du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, arrivé au pouvoir avec la promesse de rompre avec les privilèges du passé.

Un symbole de rupture qui tourne à la controverse

Élu à la tête de la 15ᵉ législature après la victoire écrasante du Pastef (130 sièges sur 165), El Malick Ndiaye avait pourtant voulu marquer une différence avec le régime de Macky Sall.

Dès son arrivée, il avait supprimé l’indemnité mensuelle de transport des députés — fixée à 900 000 francs CFA — instaurée sous l’ancien président. Mais l’achat de véhicules 4×4, jugés luxueux, a rapidement fait dérailler sa stratégie d’exemplarité.

« La remise de véhicules aux députés a démarré. Mais le président de l’Assemblée, si prompt à communiquer, reste silencieux sur cette opération », a dénoncé Thierno Alassane Sall, député d’opposition et leader du parti La République des valeurs. Ce dernier réclame un audit complet : « À quel prix ces voitures ont-elles été achetées ? Selon quelle procédure ? »

Même dans la majorité, des voix s’élèvent. Guy Marius Sagna, député du Pastef, confie : « Je ne connais ni la marque ni le prix de la voiture que l’Assemblée va me remettre. Les députés n’ont reçu aucune information ni n’ont été consultés. »

« Aucune opacité », assure El Malick Ndiaye

Face aux critiques, le président du perchoir a tenté de calmer les esprits dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux lors de ses vœux de Nouvel An : « 76 voitures ont déjà été réceptionnées, les autres suivront. Il n’y a aucune opacité : le concessionnaire, le montant, la procédure, tout est documenté », a-t-il affirmé, assurant que les députés pourraient consulter les dossiers.

Il s’est même dit prêt à organiser un point de presse conjoint avec la commission des marchés pour « éclairer la lanterne des Sénégalais ». Une promesse restée lettre morte à ce jour.

Dans un pays confronté à une inflation persistante, à un chômage élevé et à une dette publique estimée à 132 % du PIB, l’affaire tombe au plus mauvais moment. Pour une opinion publique déjà éprouvée par la crise du coût de la vie, ces véhicules de luxe apparaissent comme un symbole de déconnexion entre les élites et les réalités sociales.

Les réseaux sociaux s’enflamment, et les appels à la transparence se multiplient. Pour nombre d’observateurs, cette polémique illustre les premières fissures du discours de rupture du Pastef, qui s’était fait le chantre d’une gouvernance éthique et d’une gestion rigoureuse des ressources publiques.

Au-delà de la controverse budgétaire, c’est la crédibilité politique du nouveau pouvoir qui se joue. L’affaire, loin d’être close, devrait continuer à peser sur les débuts du mandat de Malick Ndiaye — et, par ricochet, sur l’image du Pastef, désormais attendu au tournant sur le terrain de la moralisation de la vie publique.

Chiencoro Diarra 

14 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Général Assimi Goïta
A la UneÉducation

Mali : Assimi Goïta mise sur le « programme Sankoré » pour refonder l’éducation et la santé d’ici 2063

by Sahel Tribune 14 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Lors de la présentation des vœux des forces vives de la nation, le 12 janvier 2025, au palais de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a levé le voile sur le programme « Sankoré », pierre angulaire de sa vision Mali 2063. Entre relance éducative, investissements massifs et ambition de souveraineté, le chef de l’État place le savoir et la santé au centre du Mali nouveau qu’il entend bâtir.

C’est un discours à la fois rétrospectif et prospectif que le général Assimi Goïta a prononcé, le 12 janvier 2025, au palais de Koulouba, en langue nationale Bamanankan. Devant les familles fondatrices de Bamako, les autorités religieuses et les représentants de la société civile, le président de la Transition a dressé un état des lieux du pays avant de tracer les contours d’un projet à long terme contenu dans la vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » : le programme Sankoré, pilier du Mali Kura et horizon stratégique du pays jusqu’en 2063.

Le savoir comme arme de souveraineté

En référence à l’illustre université médiévale de Tombouctou, haut lieu du rayonnement intellectuel africain, le programme Sankoré ambitionne de restaurer le prestige du savoir malien. « Nous ne voguons pas au gré des événements. Nous avons une orientation claire, celle du Mali Kura à l’horizon 2063 », a déclaré Goïta, soulignant que « l’éducation est la colonne vertébrale du développement national ».

Le programme — qui prévoie l’ouverture de plusieurs chantier, dont certains déjà en cours — est estimé à 130 milliards de francs CFA, exclusivement financé sur le budget national. Cela traduit cette volonté d’autonomie. Le programme prévoit la construction de 26 lycées classiques dès cette année, deux lycées d’excellence, neuf instituts de formation professionnelle (IFP), cinq instituts de formation des maîtres (IFM) et la rénovation de 22 écoles.

La bibliothèque universitaire nationale et l’université de Sikasso verront leurs travaux se poursuivre, tandis que l’École nationale d’ingénieurs (ENI) sera transformée en centre d’excellence et l’École normale supérieure (ENSUP) rénovée.

Miser sur le capital humain

En parallèle à cette ambitieuse refondation éducative, quinze nouveaux hôpitaux seront construits à travers le pays pour améliorer la couverture sanitaire et rapprocher les soins des populations. Ces deux volets — éducation et santé — traduisent la conviction du président malien que la souveraineté passe d’abord par le développement du capital humain.

Aucun pays ne peut se développer sans citoyens instruits, en bonne santé et conscients de leur responsabilité dans la construction nationale.

Une vision de long terme : Mali 2063

Le programme Sankoré s’inscrit dans le cadre plus large de la vision Mali 2063, dévoilée par le chef de l’État. Celle-ci repose sur onze grands projets structurants — de l’autosuffisance alimentaire (Farafina Jigine) à la révolution énergétique (Yélen Kura) — qui visent à transformer en profondeur les fondements économiques, sociaux et culturels du pays.

Pour Assimi Goïta, cette projection sur quarante ans doit incarner la rupture avec les modèles imposés et les dépendances extérieures. Elle ambitionne de replacer le Mali sur la carte des nations qui décident de leur avenir en fonction de leurs propres valeurs et ressources.

Une ambition politique et civilisationnelle

À travers ce discours, le président malien confirme que la refondation qu’il prône ne se limite pas à une transition institutionnelle, mais qu’elle vise une véritable renaissance civilisationnelle. Le programme Sankoré n’est pas qu’un plan d’investissement, c’est une déclaration politique. En misant sur le savoir et la santé, le général Goïta veut faire du Mali un État capable de produire ses propres élites, de répondre à ses besoins et de réconcilier souveraineté et progrès.

A.D

14 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Assimi Goïta en Chine
A la UneÉconomie

« Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » : un projet de souveraineté et de renaissance nationale

by Chiencoro 14 janvier 2026
written by Chiencoro 5 minutes read

Lors de la cérémonie de présentation des vœux des forces vives de la nation, le 12 janvier 2025 au palais de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a exposé les grandes lignes de « Mali Kura 2063 », une vision à quarante ans pour refonder le pays autour de onze projets structurants. Du développement agricole à l’indépendance énergétique, de la valorisation des ressources minières à la relance culturelle, ce plan ambitieux entend faire du Mali un modèle de souveraineté et de résilience en Afrique de l’Ouest.

Sous les ors du palais de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a profité de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux des forces vives de la nation pour dresser un bilan de la situation nationale et tracer la voie du Mali nouveau, à travers la vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » — littéralement le Mali nouveau à l’horizon 2063. Devant les familles fondatrices de Bamako, les autorités religieuses et les représentants de la société civile, le chef de l’État a exposé les fondements d’un programme de développement de quarante ans, présenté comme la boussole du pays pour les décennies à venir.

Une vision structurée pour rompre avec « la navigation à vue »

« Nous ne voguons pas au gré des événements. Nous avons une orientation », a déclaré Assimi Goïta, dans un ton à la fois solennel et pédagogique. Cette orientation, selon lui, se matérialise dans un plan national à long terme, pensé pour transformer en profondeur les structures économiques, sociales et culturelles du Mali.

Baptisée Vision Mali 2063, cette feuille de route réunit onze projets structurants visant à refonder la souveraineté nationale sur des bases économiques et culturelles. L’objectif affiché est de faire du Mali un pays autosuffisant, connecté, industrialisé et ancré dans ses valeurs traditionnelles.

« Farafina Jigine » : nourrir le Mali et l’Afrique pour garantir la souveraineté

Le premier pilier de cette stratégie, baptisé « Farafina Jigine » — le grand grenier africain —, vise à atteindre l’autosuffisance alimentaire, pour le Mali et pour toute l’Afrique. Assimi Goïta a rappelé que l’Office du Niger, principal pôle agricole du pays, compte plus de deux millions d’hectares, dont à peine un million exploitables : « Nous n’exploitons aujourd’hui que 100 000 hectares. Nous n’avons même pas encore atteint 10 % », a-t-il reconnu, soulignant la nécessité d’une mobilisation nationale pour valoriser le potentiel agricole du pays.

Le programme prévoit la modernisation de l’agriculture, la mécanisation, la formation d’ingénieurs ruraux et la création d’unités agro-industrielles pour transformer localement les productions.

« Yélen Kura » : éclairer le pays et bâtir une économie moderne

Le second grand chantier, « Yélen Kura » — la lumière nouvelle —, doit répondre au défi énergétique chronique du Mali. Ce programme repose sur le développement massif des centrales solaires, hydroélectriques et nucléaires civiles, pour garantir une couverture électrique nationale et alimenter les futures usines du pays, ainsi que les zones rurales.

« La multiplication des usines au Mali pour la transformation des productions locales » est l’une des conditions sine qua non du développement du pays. Le chef de l’Etat a souligné que la souveraineté économique passait par la maîtrise de l’énergie et la création de valeur ajoutée sur place.

« Kankou Moussa Seguinna Kana » : la renaissance minière et industrielle

Troisième pilier, « Kankou Moussa Seguinna Kana » — le retour de Kankou Moussa —, s’inspire du légendaire empereur du Mali médiéval pour valoriser les richesses souterraines du pays. Le projet prévoit la création d’écoles spécialisées dans les métiers miniers, la mise en place d’usines de transformation des ressources naturelles et un cadre juridique garantissant que les bénéfices de l’exploitation minière profitent d’abord aux Maliens.

Cette orientation confirme la doctrine souverainiste du régime, qui a récemment adopté un nouveau code minier renforçant la part de l’État dans les exploitations et orienté les contenus locaux vers le développement communautaire.

« Sigida Sirakow » et « Sankoré » : relier, instruire et protéger

Le développement des infrastructures et de la connaissance constitue les autres axes majeurs de la Vision 2063. Le programme « Sigida Sirakow » — les problèmes d’infrastructures routières — ambitionne de désenclaver le pays et de connecter ses régions par des routes, des voies ferrées et des corridors transsahéliens reliant le Mali à ses voisins, voire au reste du monde.

De son côté, le programme « Sankoré » — clin d’œil à l’université médiévale de Tombouctou — met l’accent sur l’éducation, la sécurité, la culture, la santé et la formation citoyenne. Enfin, le président a insisté sur la protection de l’environnement, la lutte contre la désinformation et la promotion d’une information vérifiée, considérant que la bataille pour la souveraineté se joue aussi sur le terrain du récit national et de la maîtrise du discours public.

Un horizon de 40 ans pour une refondation civilisationnelle

En articulant ces onze projets autour d’une vision de long terme, le général Assimi Goïta entend inscrire le Mali dans une trajectoire de refondation durable, où développement matériel et renaissance culturelle se renforcent mutuellement.

Cette planification sur quatre décennies rompt avec les cycles politiques courts et marque la volonté du régime de bâtir une doctrine de développement endogène, affranchie des conditionnalités extérieures.

Le projet « Mali Kura 2063 » est un instrument de mobilisation nationale et d’émancipation collective. Pour le général Assimi Goïta, la voie est tracée : « Toutes les actions à mener durant les quarante ans à venir sont consignées pour le bonheur du peuple malien et le développement de notre pays. »

Chiencoro Diarra 

14 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des éléments de la Force Unifiée AES
ActuOpinion

Sahel : les armées de l’AES redessinent la carte de la sécurité régionale

by Mikailou Cissé 14 janvier 2026
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au Mali, analyse la transformation profonde de la lutte antiterroriste dans le Sahel à la lumière du recentrage stratégique des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Entre souveraineté retrouvée, solidarité régionale et rupture avec les paradigmes sécuritaires hérités de l’extérieur, il montre comment la guerre devient désormais une affirmation politique collective, où la sécurité et le développement s’enracinent dans une même vision de souveraineté partagée.

Le contrôle progressif des axes routiers traditionnellement utilisés par les groupes armés terroristes, assuré par les forces armées des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — créée le 16 septembre 2023 à travers la signature de la Charte du Liptako-Gourma à Bamako — marque une inflexion décisive dans la lutte antiterroriste au Sahel.

Cette reprise en main, renforcée par une surveillance accrue des voies d’interconnexion dans le Grand Nord du Mali et dans la zone des « trois frontières », rompt avec les pratiques sécuritaires antérieures. Elle exerce une pression inédite sur des groupes habitués à opérer dans des espaces faiblement contestés.

La rupture avec les anciennes stratégies de sécurité

Cette mutation tranche avec la posture attentiste qui prévalait durant la coopération avec certains partenaires extérieurs, notamment européens. Leur action, souvent distante, répondait à des agendas politiques et économiques exogènes. Les stratégies déployées administraient l’insécurité plutôt que de la résorber, en imposant des solutions déconnectées des populations et des autorités nationales.

Acculés par la neutralisation de chefs notoires, la désorganisation de leurs réseaux de contrebande — carburant et produits de première nécessité en provenance de pays pétroliers frontaliers — et le dysfonctionnement de leurs circuits économiques et logistiques, les groupes terroristes ont dû quitter leurs sanctuaires.

La nouvelle logique sécuritaire de l’AES les contraint à des incursions directes dans les centres urbains, modifiant qualitativement leur mode opératoire. L’attaque de Sévaré et de l’aéroport a gravé cette évolution dans la conscience collective.

L’autonomie stratégique du Mali et la mutualisation régionale

Cette dynamique confirme que la guerre suit les décisions politiques. Elle en est la continuation par d’autres moyens, selon la formule classique. L’exemple de Kidal est emblématique. Longtemps perçue comme hors de l’autorité républicaine, la ville réintègre l’ordre étatique depuis sa reconquête par la vaillante armée du Mali, le 14 novembre 2023.

Les grandes villes maliennes sous le giron de la République sont constamment approvisionnées en produits de première nécessité, assurant le fonctionnement normal des services publics et le quotidien des populations.

Loin d’être isolé, le Mali a recentré sa stratégie sur son armée nationale et formalisé le retrait des forces étrangères hostiles à la ligne politique de l’État. L’AES, formée avec le Burkina Faso et le Niger, mutualise la sécurité régionale. Ce réalignement force les groupes armés à réajuster leurs discours. Jadis ancrés dans des revendications religieuses ou ethnocentriques, ils intègrent désormais, de manière instrumentale, des rhétoriques et des critiques des politiques étatiques.

Les nouvelles cibles du terrorisme : l’économie et la société civile

Incapables de tenir des positions face aux forces de défense et de sécurité, ces groupes déploient leur violence contre des cibles « molles » : convois, entreprises, infrastructures économiques et civils. Routes, villes et espaces productifs deviennent des théâtres d’opérations visant à perturber la vie publique, à asphyxier l’économie et à user l’État via le quotidien des citoyens.

Cette stratégie d’usure vise la survie. Le discours du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta — notamment adressé aux autorités coutumières —, traduit la conscience de cette dimension multidimensionnelle du conflit.

La riposte étatique, désormais assumée, frappe le terrorisme dans ses volets sécuritaire, économique, politique et médiatique. La visite du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, à Kidal en mai 2025, a révélé l’imbrication du terrorisme dans les circuits économiques locaux.

La sécurité et la gestion des ressources relèvent de la souveraineté exclusive de l’État. Tout contrevenant s’exclut du cadre républicain.

Les menaces persistantes et les médiations ambiguës

Les opérations de sécurisation des convois commerciaux en provenance des pays côtiers attestent de la maturité opérationnelle des armées de l’AES, qui se renforcent davantage grâce à l’opérationnalisation de la Force Unifiée (FU-AES), le 20 décembre 2025. Les corridors reliant les sites nigériens à Bamako, via le Burkina Faso, incarnent la solidarité de l’Alliance et l’adhésion populaire à ce projet.

Pourtant, l’intensification des attaques, leur synchronisation avec des échéances politiques comme le sommet confédéral de Bamako, et la réapparition d’acteurs proposant des médiations ambiguës interrogent. Aucune désescalade crédible ne saurait tolérer discours incendiaires ou déstabilisation.

À l’inverse, refonder les cadres de conquête et d’exercice du pouvoir via une concertation publique élargie sur l’espace AES, comme annoncé lors de la présentation des vœux de nouvel an par le général d’armée Goïta au Mali, est essentiel à la stabilité durable.

Le développement, bloqué par la guerre permanente, exige l’éradication totale du terrorisme. Car, « il ne saurait y avoir de développement sans sécurité, et il ne saurait y avoir de sécurité sans développement », aime à expliquer le président de la Transition.

Souveraineté totale et intégration régionale 

La mise en service à Bamako de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel, le 20 décembre 2025, son déploiement frontalier, le projet de production d’armement et d’intégration économique concrétisent cette doctrine.

Enfin, combler les vides sécuritaires au flanc maghrébin (Algérie et Mauritanie), surtout dans les zones et emprises minières en exploitation ou en projet, reste une priorité absolue. Restaurer la pleine souveraineté des peuples sur leurs ressources, sans ingérences exogènes, définit l’horizon de cette phase décisive de la lutte antiterroriste au Sahel.

Mikaïlou Cissé 

14 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le capitaine Ibrahim Traoré
A la UneOpinion

Au Burkina Faso, la « révolution ibrahimienne » s’écrit dans les mots

by Sahel Tribune 13 janvier 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Burkina Faso entre dans une nouvelle phase de sa transition : celle de la révolution « ibrahimienne », le terme n’existe sûrement pas encore dans les dictionnaires mais traduit la stratégie que développe le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso. C’est une révolution où les mots deviennent des armes politiques. En rebaptisant ses ministères — « Guerre et Défense patriotique », « Construction de la Patrie », « Serviteurs du Peuple » — Ouagadougou ne se contente pas de remanier son gouvernement. Le chef de l’Etat cherche à refonder le langage de l’État, à transformer la sémantique bureaucratique en manifeste idéologique d’un pouvoir qui se veut souverainiste, moral et révolutionnaire.

Le 12 janvier, le capitaine Ibrahim Traoré a remanié son gouvernement. Peu de visages nouveaux, mais un glissement majeur : celui du vocabulaire. Sous le vernis des intitulés ministériels, c’est tout un projet de refondation idéologique qui s’affirme – celui d’un État en guerre, d’une nation en construction et d’un pouvoir révolutionnaire.

Un remaniement aux allures de manifeste politique

Officiellement, le remaniement du 12 janvier 2026 ne bouleverse pas l’équilibre politique du régime burkinabé. Jean Emmanuel Ouédraogo conserve son poste de Premier ministre, tout comme la majorité des ministres clés du gouvernement. Mais derrière la stabilité apparente se cache une opération d’une autre nature : une refonte du langage politique, qui traduit la philosophie du capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis octobre 2022.

En un geste symbolique mais lourd de sens, le chef de l’État a rebaptisé plusieurs portefeuilles ministériels. Ainsi, le ministère de la Défense et des anciens combattants devient le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Ce qui marque une rupture claire avec le lexique technocratique pour adopter celui de la mobilisation nationale. De même, le ministère des Infrastructures et de l’Urbanisme fusionne sous le nom de ministère de la Construction de la Patrie, tandis que la Fonction publique devient le ministère des Serviteurs du Peuple.

La sémantique comme instrument de pouvoir

Ces changements ne sont pas de simples effets de style. Ils s’inscrivent dans une stratégie de communication profondément politique : réinventer le langage de l’État pour incarner la révolution « ibrahimienne » — un projet de refondation souverainiste, patriotique et moraliste que le capitaine Traoré entend opposer à l’ordre postcolonial et à la bureaucratie héritée. En un mot, désoccidentaliser les portefeuilles ministériels. 

Dans cette logique, le mot « guerre » n’est plus tabou. Il devient le cœur de la légitimité du pouvoir. Face aux attaques djihadistes persistantes et à la désintégration territoriale, Traoré ne parle plus de défense mais de « combat pour la patrie ». Quant aux « serviteurs du peuple », ils évoquent moins une administration publique qu’une avant-garde morale appelée à s’engager corps et âme pour la nation.

Ce glissement sémantique s’apparente à une « révolution par les mots », qui vise à refonder la symbolique du pouvoir autour de valeurs telles que la discipline, le sacrifice et la loyauté nationale. Dans la rhétorique du jeune capitaine, la guerre n’est plus seulement militaire, elle est culturelle, économique et psychologique.

L’héritage sankariste, la méthode ibrahimienne

Cette « révolution ibrahimienne » — qui touche à tous les secteurs clés du développement et de la sécurité vise avant tout la souveraineté du pays — assume un héritage tout en se distinguant du modèle sankariste. Là où Thomas Sankara plaçait l’émancipation dans la production et la probité révolutionnaire, Ibrahim Traoré ancre sa révolution dans la souveraineté sécuritaire et l’affirmation identitaire.

Le chef de l’Etat se présente comme le défenseur d’un Burkina Faso « debout », tourné vers l’autonomie politique et militaire, en rupture avec les tutelles extérieures. Son discours s’inscrit dans une lignée postcoloniale revendiquée, mais sa méthode, elle, se veut pragmatique, martiale et incarnée par la verticalité de l’État.

Ainsi, à travers ces nouveaux intitulés, Traoré réaffirme son projet de militarisation de la gouvernance, de moralisation de l’administration et de nationalisation du récit collectif.

Pour les observateurs, cette mutation du vocabulaire gouvernemental traduit une tentative de consolidation du pouvoir par la mobilisation symbolique. Dans un pays encore meurtri par l’insécurité, la multiplication des attaques et les crises humanitaires, le recours à un lexique héroïque vise à reconstruire la fierté nationale et à réactiver une mythologie politique du sacrifice collectif.

Vers une « République du devoir » ?

Le Burkina Faso du capitaine Traoré se rêve en « République du devoir », où chaque citoyen, chaque fonctionnaire, chaque soldat devient un rouage de la reconstruction nationale. La révision des noms ministériels n’est qu’un symptôme de cette transformation : une politique du symbole, au service d’un État en quête d’âme et d’autorité.

En d’autres termes, Ibrahim Traoré n’a pas seulement changé des ministères. Il a redéfini la grammaire du pouvoir burkinabé — un pouvoir qui parle désormais le langage de la guerre, du peuple et de la patrie.

Une révolution, non pas dans les rues, mais dans les mots, et surtout, à terme, dans les esprits.

A.D

13 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

À Bamako, chercheurs et institutions débattent de la protection du patrimoine en temps de...
Abuja : Ichaka Koné échange avec l’ambassadeur du Mali sur la sécurité sociale 
Burkina Faso : l’UA évoque un « avenir commun » avec l’Alliance des États...

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close