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Mamou Daffé, ministre de la culture
ActuSeko ni Donko

Les Rencontres de Bamako, vitrine de la photographie africaine dans un monde en recomposition

by Sahel Tribune 27 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Mali a annoncé, le 25 février 2026, l’organisation de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, prévue de novembre 2026 à janvier 2027. Dans un contexte de recomposition des équilibres culturels et géopolitiques, les autorités présentent cet événement comme un instrument de diplomatie culturelle et d’affirmation du récit africain sur la scène internationale.

Réuni le 25 février au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres malien, présidé par le général d’Armée Assimi Goïta, a annoncé la tenue de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie, prévue du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 dans la capitale malienne.

Créée en 1994, la Biennale africaine de la photographie de Bamako s’est progressivement imposée comme l’un des principaux rendez-vous consacrés à la photographie contemporaine du continent et de sa diaspora. L’événement, qui combine expositions, résidences d’artistes, rencontres professionnelles et débats, a contribué à révéler plusieurs générations de photographes africains sur la scène internationale.

Un événement culturel au cœur d’enjeux politiques

Dans sa communication au Conseil des ministres, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a présenté la biennale comme un espace stratégique de promotion de la création photographique africaine.

Mais au-delà de sa dimension artistique, l’événement est désormais investi d’une portée politique plus large. Les autorités maliennes soulignent en effet que la manifestation intervient dans « un contexte mondial marqué par des recompositions culturelles, géopolitiques et médiatiques ».

Depuis plusieurs années, les grandes manifestations culturelles africaines – festivals, biennales ou foires d’art – sont de plus en plus perçues comme des instruments d’influence symbolique, permettant aux États d’affirmer leur présence dans les circuits internationaux de la culture et de la création.

La culture comme vecteur de souveraineté

Dans ce cadre, Bamako cherche à faire de la Biennale un outil de diplomatie culturelle et un espace de production d’un « narratif africain ». Cette notion, de plus en plus mobilisée dans les politiques culturelles du continent, renvoie à la volonté de reprendre la maîtrise des récits et des représentations de l’Afrique dans les médias et les institutions culturelles internationales.

Pour le Mali, pays engagé depuis 2020 dans une transition politique et dans une redéfinition de ses partenariats internationaux, la culture apparaît comme un vecteur de projection symbolique et d’affirmation identitaire.

Cette 15ᵉ édition est placée sous le signe de la renaissance et de la souveraineté culturelle. Elle s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à renforcer la place des productions artistiques africaines dans les débats contemporains sur l’image, la mémoire et les identités.

Bamako, carrefour culturel ouest-africain

Malgré les difficultés sécuritaires et économiques auxquelles le pays reste confronté, Bamako continue de revendiquer son statut de capitale culturelle en Afrique de l’Ouest. Les Rencontres de Bamako participent depuis trois décennies à cette ambition, en attirant artistes, commissaires d’exposition, chercheurs et institutions culturelles du monde entier.

Pour les autorités maliennes, la prochaine édition devra à la fois consolider la place historique de la Biennale dans le paysage artistique africain et affirmer le rôle du Mali comme espace de réflexion et de création au cœur des transformations culturelles du continent.

Cette 15ème édition intervient dans le cadre de l’année de « l’éducation et de la culture », décrété par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. 

A.D

27 février 2026 0 comments
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Université de Bandiagara
A la UneÉducation

Mali : un nouveau pôle universitaire à Bandiagara pour désengorger l’enseignement supérieur

by Chiencoro 27 février 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

L’attribution d’un vaste terrain à Bandiagara pour la construction de la future Université Polytechnique de Bandiagara marque une nouvelle étape dans la stratégie des autorités dirigées par le général d’armée Assimi Goïta. Ce nouveau projet vise à déconcentrer l’enseignement supérieur et à résorber la pression démographique qui pèse sur les universités maliennes.

Le gouvernement malien poursuit sa stratégie de décentralisation universitaire. Réuni fin février, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret attribuant au ministère de l’Enseignement supérieur une parcelle de plus de 100 hectares à Bandiagara destinée à accueillir les infrastructures de la future Université Polytechnique de Bandiagara. Ce projet s’inscrit dans une réforme plus large visant à absorber la croissance des effectifs étudiants et à corriger les déséquilibres territoriaux du système éducatif.

L’idée de créer un établissement universitaire dans cette région du centre du pays remonte à 2023, lorsque les autorités ont mandaté une mission chargée d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une telle implantation. Son rapport, remis en avril 2024, recommandait la création d’une université à vocation technologique afin de soutenir le développement local et d’offrir des formations adaptées aux besoins économiques régionaux.

Désengorger les campus et territorialiser l’offre universitaire

Sur cette base, un premier train de textes réglementaires définissant la création, l’organisation et le fonctionnement de l’établissement a été adopté le 29 janvier 2026. L’affectation foncière officialisée fin février constitue donc une étape décisive, permettant d’engager concrètement la phase de réalisation des infrastructures pédagogiques et des résidences destinées aux enseignants et aux étudiants.

Les autorités justifient ce projet par les difficultés structurelles auxquelles l’enseignement supérieur malien reste confronté : hausse continue du nombre d’inscrits, déficit d’encadrement, infrastructures insuffisantes et saturation des campus existants. La création d’universités régionales vise à rapprocher l’offre de formation des bassins de population et à limiter l’exode étudiant vers la capitale.

Cette politique de déconcentration s’inscrit dans une stratégie plus large engagée depuis 2021 par le pouvoir de transition dirigé par Assimi Goïta, qui place l’éducation parmi ses priorités institutionnelles, aux côtés du retour de la sécurité et de l’administration sur l’ensemble du territoire.

Une dynamique nationale d’investissements éducatifs

Le projet de Bandiagara n’est pas isolé. En 2024, la première pierre d’une université a été posée à Sikasso, sur un site de 400 hectares situé dans la commune de Gongasso. D’autres implantations sont envisagées à Tombouctou et à Gao, tandis que plusieurs lycées publics doivent voir le jour à travers le pays, notamment à Kati et Ségou.

Ces initiatives prolongent un programme plus ancien de réhabilitation d’environ 2 000 infrastructures scolaires dégradées lancé en 2021, ainsi que la construction d’établissements spécialisés, dont une école pour enfants sourds inaugurée en 2026 dans la capitale. Les autorités ont également annoncé la mise en œuvre progressive d’un programme national dédié à la transmission des valeurs civiques et culturelles.

Au-delà des infrastructures, Bamako cherche à faire de l’éducation un instrument de stabilisation sociale et de développement économique. Cette orientation rejoint l’analyse souvent citée de Nelson Mandela selon laquelle la solidité d’un État dépend étroitement de la qualité de son système éducatif.

Dans un contexte sécuritaire et démographique exigeant, la multiplication des pôles universitaires régionaux vise ainsi à former une main-d’œuvre qualifiée, à réduire les inégalités territoriales et à renforcer l’ancrage de l’État dans des zones parfois marginalisées.

Une « année de l’éducation » pour accélérer la cadence

Après avoir décrété 2025 « année de la culture », les autorités maliennes ont proclamé la période 2026-2027 « année de l’éducation et de la culture ». Ce calendrier politique traduit la volonté d’accélérer les réformes structurelles du secteur, notamment celles issues des États généraux de l’éducation, dont les conclusions doivent encore être pleinement mises en œuvre.

Si leur concrétisation dépendra des capacités budgétaires et sécuritaires du pays, les projets universitaires régionaux, à commencer par celui de Bandiagara, apparaissent déjà comme l’un des piliers visibles de cette stratégie.

Pour Bamako, l’extension territoriale de l’enseignement supérieur ne constitue pas seulement une réforme académique, mais un outil de cohésion nationale et de développement, destiné à accompagner la transformation économique et sociale du Mali sur le long terme.

Chiencoro Diarra 

27 février 2026 0 comments
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Sport
ActuSport

À Bamako, le retour du coach russe Dmitri Ott relance l’essor du combat au corps à corps

by Fousseni TOGOLA 26 février 2026
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

À Bamako, le retour de l’entraîneur russe Dmitri Ott, champion d’Afrique 2025 de combat au corps à corps, illustre la montée en puissance des sports de combat dans la capitale malienne. 

Séminaires techniques, entraînements adaptés au Ramadan et mobilisation d’entraîneurs locaux : la reprise des activités pilotées par Dmitri Ott marque une nouvelle étape dans la structuration du combat à mains nues au Mali, avec en ligne de mire la formation d’une nouvelle génération d’athlètes. 

À la faveur d’une dynamique sportive en pleine structuration, le retour à Bamako de l’entraîneur russe Dmitri Ott, champion d’Afrique 2025 de combat au corps à corps, constitue une nouvelle étape dans le développement des disciplines martiales au Mali. Entre formation des entraîneurs, transmission technique et préparation des compétitions nationales, cette reprise des entraînements témoigne d’un intérêt croissant pour les sports de combat dans la capitale malienne.

Une reprise sous le signe de la formation

Selon des informations rapportées par African Initiative, le technicien russe a déjà animé deux séminaires ainsi que des sessions d’initiation au centre de formation de Quinzambougou,  en  Commune II du district de Bamako, rassemblant une vingtaine d’entraîneurs et de pratiquants.

Cette relance des activités a été rendue possible grâce au soutien de partenaires sportifs, notamment le Comité national olympique et sportif du Mali, dont le directeur technique, Alioune Badara Traoré, s’est fortement impliqué dans l’organisation.

« Beaucoup de nos athlètes souhaitent se perfectionner dans plusieurs disciplines sans se limiter à un seul type de combat », explique-t-il, tout en soulignant l’intérêt croissant pour une approche multidisciplinaire. La présence d’entraîneurs de taekwondo en activité, chacun accompagné de ses élèves, devrait permettre d’élargir la base de pratiquants et de renforcer la diffusion des techniques.

Des entraînements adaptés au Ramadan

La reprise intervient en pleine période du mois sacré du Ramadan. Ce qui a conduit les organisateurs à adapter le calendrier. Les séances se tiennent ainsi trois fois par semaine en soirée, après la rupture du jeûne, afin de permettre aux athlètes musulmans de concilier pratique sportive et obligations religieuses.

Cette organisation témoigne de la volonté d’inscrire durablement la discipline dans le paysage sportif local tout en respectant les réalités culturelles.

La présence de Dmitri Ott à Bamako s’inscrit dans la continuité d’une reconnaissance récente de son engagement dans la promotion des arts martiaux au Mali, pour laquelle il a été distingué en février.

En septembre 2025, l’entraîneur avait remporté la médaille d’or lors du premier championnat d’Afrique ouvert de combat au corps à corps organisé au Maroc. Ce qui consolide sa réputation sur le continent.

Vers une structuration de la discipline

Au-delà de la formation technique, ces sessions visent également à préparer les athlètes au championnat malien de combat à mains nues, tout en contribuant à structurer une discipline encore émergente.

Dans un contexte où les sports de combat gagnent en popularité auprès de la jeunesse urbaine, l’initiative pourrait favoriser l’émergence de nouveaux talents et renforcer les échanges sportifs internationaux.

Le retour de Dmitri Ott apparaît ainsi comme un signal positif pour le développement du sport malien. C’est le témoignage de la montée en puissance des coopérations sportives et la volonté de diversifier les disciplines pratiquées dans le pays.

F. Togola 

26 février 2026 0 comments
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Oeuvres sociales
A la UnePolitique

Œuvres sociales : la stratégie silencieuse qui rebat les cartes politiques

by Chiencoro 26 février 2026
written by Chiencoro 9 minutes read

À rebours des procès en immobilisme souvent intentés aux périodes de transition, le Mali expérimente depuis 2021 la stratégie d’une gouvernance axée tout d’abord sur la solidarité. Forages, ambulances, électrification, soutien aux plus vulnérables… Derrière ces gestes, se dessine une vision politique assumée, où l’État cherche à renouer avec les citoyens par des réponses tangibles à leurs besoins quotidiens. 

Il est des moments où la politique cesse d’être un discours pour redevenir un acte. Le Mali traverse précisément l’un de ces moments. Dans un contexte régional saturé de crises sécuritaires, de tensions diplomatiques, d’incertitudes économiques, de complots géopolitiques, la transition malienne a choisi un terrain moins spectaculaire mais plus décisif : celui du social. Une stratégie qui peut sembler modeste — aux yeux des plus sceptiques ou des ennemis de la transition — à l’échelle des grandes manœuvres géopolitiques, mais qui, sur le terrain, redessine profondément le rapport entre l’État et la société.

Dans les périodes de troubles politiques, les nations se jugent à l’aune de leur capacité à protéger les plus vulnérables. Au Mali, depuis 2021, la transition conduite par le président Assimi Goïta a fait du social un levier central de légitimité et de cohésion nationale. Au-delà des débats diplomatiques et sécuritaires, c’est une politique de solidarité concrète qui se déploie sur le terrain et qui redessine le rapport entre l’État et les citoyens.

Une action sociale inscrite dans la durée

Depuis cinq ans, les œuvres sociales présidentielles ont progressivement constitué un filet de protection tangible pour des milliers de familles. Cette politique de filet social a parcouru — grâce à une équipe dynamique et déterminée dédiée à la cause nationale — toutes les régions du Mali, des zones les plus reculées et souvent difficilement accessible aux zones les plus proches mais généralement oubliées dans les politiques d’aides publiques en raison de leur accès difficile. « Aucune région du pays ne sera oubliée. Car le président de la transition a en coeur tous les Maliens », martelait l’actuelle ministre de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré, lorsqu’elle assurait le poste de chargé des oeuvres sociales. 

De 2021 à nos jours, cette politique sociale du président de la transition n’a cessé de s’intensifier, de se diversifier. Parmi les grandes actions posées par cette initiative sociale depuis son instauration, il faut mentionner l’installation de plus de 400 forages à travers le pays. Une fourniture d’infrastructure hydraulique qui a largement contribuer à l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans des écoles, moquées, églises ou encore des marchés et localités longtemps marginalisées, où l’accès à l’or bleu était une aventure du combattant.

Atténuer les souffrances et lutter contre les inégalités sociales

Aussi faut-il rappeler la distribution de milliers de tonnes de vivres, généralement à l’approche de grands événements comme le mois de ramadan, la fête de ramadan, de tabaski, du 22 septembre, etc. Un geste qui permet de soulager les populations les plus fragiles, surtout les veuves de militaires et de paramilitaires, face aux chocs économiques.

En plus de tous ces acquis, il convient aussi d’ajouter la remise de plus de 75 ambulances médicalisées afin de faciliter l’accès aux soins de santé. Ces ambulances participent au renforcement de la capacité de prise en charge sanitaire, notamment dans les zones éloignées et aussi à l’amélioration du plateau technique des hôpitaux. Il faut noter aussi la construction et l’équipement de trois centres de dialyse à Bamako ainsi que la fourniture régulière des centres de dialyse en intrants. 

Lors de la pose de la première pierre de l’école publique de Néguetabali, dans la région de Kayes, le 6 juillet 2024, le Conseiller spécial du président de la Transition, en charge des oeuvres sociales, Aguibou Dembélé, a déclaré dans son allocution : « En dédiant les deux tiers de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales, le Président de la Transition ambitionne d’atténuer les souffrances des Maliens et de lutter contre les inégalités sociales. »

Le président de la Transition a également soutenu l’innovation sociale, notamment celle provenant des personnes en situation de handicap. En décembre 2023, 800 cartons de craies fabriqués par l’Union Malienne des Jeunes Aveugles (UMAV) ont été distribués dans plusieurs académies. Ce qui illustre une politique inclusive valorisant les capacités des personnes vivant avec un handicap.

L’éducation, l’inclusion, les urgences sociales et énergétiques

L’inauguration du second cycle de l’école des sourds-muets Jiguya Kalanso, le 12 février 2026 à Sogoniko, marque également une étape symbolique forte. Cet établissement spécialisé entièrement équipée témoigne d’une approche qui place l’inclusion et la dignité humaine au centre de l’action publique.

Parallèlement, des équipements scolaires et bureautiques sont régulièrement fournis à des établissements d’enseignement à chaque rentrée scolaires. Ces fournitures sont généralement remis aux enfants issus de familles démunis ainsi qu’à des enfants de militaires ou de paramilitaires tombés sur le champ de bataille, en vue de soutenir l’égalité des chance.  La construction de six salles de classe entièrement équipées à l’école de Néguétabali, dans la région de Kayes, le 6 juillet 2024, confirme la continuité de cette stratégie éducative.

Comment oublier également le vaste projet de réhabilitation de 2 000 infrastructures scolaires dégradées, dans 99 Centres d’Animation Pédagogique (CAP) sur l’ensemble du territoire, en 2021. 

Intensification de la tradition de la solidarité

Les œuvres sociales ne se limitent pas à l’éducation. Elles touchent non seulement à la santé, mais aussi à l’énergie et à la protection sociale. En 2024, le président de la transition, à travers ses oeuvres sociales, a procédé à la remise de 25 groupes électrogènes à EDM-SA dans le cadre de la  lutte contre les délestages. A côté de cette initiative, il faut noter aussi l’électrification solaire des centres de santé et l’installation de lampadaires solaires dans la capitale en vue d’améliorer durablement le quotidien des populations de Bamako et contribuer à l’instauration de plus de sécurité dans la capitale.

Ce n’est pas tout, en 2025, une vaste opération de remise de kits solaires aux artisans en vue de soutenir l’économie locale en période de délestage et de transition énergétique, a eu lieu. Cette politique de justice sociale s’est même « déterritorialisée » à travers l’appui  humanitaire apporté aux réfugiés maliens au Burkina Faso. Un acte qui démontre une solidarité au-delà des frontières. « Le Président de la Transition tient à ce que cette tradition de solidarité perdure et s’intensifie, affirmant ainsi notre engagement envers le bien-être de tous les citoyens maliens, quel que soit leur statut social. », affirme le chargé des oeuvres sociales, lors d’une cérémonie de remise de kits alimentaires à Nara, dans le cadre du mois de ramadan. 

Une politique de protection des plus vulnérables

A chaque journée nationale des pupilles, célébré le 30 octobre, le président de la transition pose des actes de solidarité en faveur de ces orphelins de la Républiques. C’est ce cadre que se situe la pose de la première pierre de la Maison des Pupilles et aussi la création de cartes bancaires pour les Pupilles de la Nation. Des initiatives qui constituent une illustration parfaite de cette volonté de bâtir un système de protection sociale structuré et durable.

L’Opération Ramadan 2026 a marqué la poursuite de ces nombreuses initiatives traduisant la vision d’un État qui assume pleinement son rôle de garant de la solidarité nationale. Il s’agit d’un témoignage vivant de cette politique sociale du chef de l’Etat malien. Des centaines de kits alimentaires ont encore été distribués à des familles démunies à Bamako, ainsi que dans plusieurs localités comme Mopti, Gao, Kati, Kangaba, Koulikoro ou encore Fana, en prélude au mois de ramadan.

Cette opération ramadan, qui a lieu chaque année, cible généralement des communautés religieuses (musulmans et chrétiens), des veuves de militaires et des familles vulnérables. Elle reflète une approche inclusive et nationale de la solidarité.

Vers un nouveau contrat social

Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, la transition malienne fait le pari d’une légitimité fondée sur la proximité avec les populations. Cette stratégie sociale contribue à renforcer la cohésion nationale et à restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.

Au-delà des chiffres, ces actions traduisent la philosophie politique d’un État protecteur, attentif aux besoins fondamentaux et engagé dans la construction d’un modèle de développement plus équitable.

La multiplication des initiatives sociales depuis 2021 dessine les contours d’un nouveau contrat social au Mali. En investissant dans l’éducation, la santé, l’énergie et la solidarité, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta pose les bases d’un développement durable et inclusif.

Dans un pays confronté à de nombreux défis, cette politique sociale est un véritable facteur de stabilité et d’espérance. Elle rappelle que la légitimité politique se construit aussi par la capacité à améliorer concrètement la vie quotidienne des citoyens.

Au fond, l’histoire jugera peut-être cette période non seulement à l’aune des réformes institutionnelles ou des équilibres diplomatiques, mais à une question plus simple : l’État a-t-il été présent quand il le fallait ?

Au Mali comme ailleurs, la réponse se construit chaque jour, forage après forage, école après école, lumière après lumière — comme la preuve silencieuse qu’une nation se relève d’abord en prenant soin des siens.

Chiencoro Diarra 

26 février 2026 0 comments
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famille nucléaire
A la UneTaabolow ani Tabiaw

« J’ai voulu recréer la maison du village » 

by Sahel Tribune 25 février 2026
written by Sahel Tribune 6 minutes read

À rebours d’une urbanisation qui favorise la famille nucléaire dans les grandes villes comme Bamako, certains Maliens redécouvrent les vertus de la famille élargie. À travers le parcours de Balla, ce reportage explore les tensions entre modernité urbaine et solidarités traditionnelles, et raconte comment le retour au modèle familial élargi peut devenir un refuge social, affectif et économique.

De nos jours, la tendance au Mali, surtout dans les grands centres urbains comme Bamako, est la vie en famille nucléaire. Cependant, certains citadins, ayant adopté ce mode de vie familial, ont vite déchanté en revenant à la famille élargie. Une famille qui les a vus naître et grandir. Balla (nom d’emprunt) en est un.

La famille nucléaire est une structure familiale de base composée d’un couple (marié ou non) et de leurs enfants (un ou plusieurs), vivant sous le même toit, contrastant avec la famille élargie (avec grands-parents, oncles, tantes) ou monoparentale. C’est le modèle familial le plus répandu dans les sociétés occidentales modernes. Ce modèle est souvent vu comme un pilier de stabilité mais aussi critiqué pour sa rigidité face aux évolutions sociales. Certainement, c’est ce qu’a compris Balla qui a abandonné la famille nucléaire au profit de la famille élargie.

Né et grandi dans une famille élargie

Balla est originaire de Toukoto, dans la région de Kita, sur la route qui mène à Kayes, la première région administrative du Mali. Premier garçon d’une famille composée de son père qui est marié à trois épouses et d’une dizaine d’enfants, la famille de Balla compte également des oncles, tantes, cousins et cousines.

Après l’obtention du diplôme de baccalauréat malien dans un lycée de Kayes, Balla se retrouve à Bamako pour des études universitaires qu’il boucle avec succès. À sa suite, trois autres frères cadets se sont retrouvés à Bamako pour les mêmes motifs mais logés différemment chez des parents.

Après ses études supérieures, Balla enchaîne des stages et emplois précaires avant de trouver un emploi permanent et très payant. Il se marie pompeusement et s’installe dans un quartier chic de la capitale dans une maison louée à cet effet. Quelques années plus tard, il est père de trois enfants.

« Pendant des années, notre maison était vide durant les journées, car mon épouse et moi allons au travail, les enfants sont inscrits dans une école privée avec cantine. C’est vers le crépuscule que chacun d’entre nous commence à rejoindre le domicile aux mains d’un gardien et d’une domestique », nous raconte Balla qui est aujourd’hui âgé de 53 ans.

« L’une de mes journées les plus heureuses « 

C’est dans ces conditions qu’un jour sa mère est venue séjourner chez lui pour des soins médicaux à Bamako. « Constatant qu’il n’y a aucun parent chez moi pour s’occuper de ma mère, j’ai fait appel à une sœur divorcée vivant dans le district. Celle-ci a bien accepté de venir loger chez moi le temps que la maman se rétablisse », nous renchérit Balla.

C’est ainsi qu’un dimanche, ses frères et sœurs vivant à Bamako se sont retrouvés chez lui pour rendre visite à la maman. « Ce fut l’une de mes journées les plus heureuses depuis que j’avais foulé le sol de Bamako. Car ce jour-là, nous avons tellement discuté et ri que j’ai oublié tous mes soucis quotidiens. Ce qui m’a permis de revivre mon enfance dans une famille élargie. La maman, très heureuse, qui n’avait jamais eu l’occasion de bien discuter, a pris part aux échanges. »

C’est à partir de cet instant que Balla dit avoir nourri le dessein de recréer la famille élargie autour de lui. Disposant de deux parcelles contiguës dans le quartier de Niamakoro-Courani, il décide d’entreprendre des travaux de construction.

Un plan de construction pouvant abriter une famille élargie

Sur ces deux parcelles, Balla construit cinq mini-appartements composés chacun d’un petit salon et de deux chambres avec toilettes internes et un petit magasin. Dans la cour, des toilettes externes et quelques chambres d’amis ont été également construites.

Avant la fin des travaux qui ont duré plus de deux ans, la maman, bien guérie, était déjà retournée au village. Des événements malheureux s’étaient également produits au village, car son père est décédé et, quelques six mois après, l’une des coépouses de sa mère a aussi rendu l’âme.

À la fin des travaux de construction, Balla organise une réunion chez lui avec ses frères et sœurs pour leur annoncer la bonne nouvelle.

« Au cours de la réunion, j’ai émis le souhait que mes trois frères vivant à Bamako puissent emménager avec moi dans ma nouvelle demeure. Et que j’avais prévu aussi de la place pour ma sœur divorcée ainsi que ma maman et sa coépouse qui vivent au village », nous raconte Balla avec une voix empreinte de bonheur.

« J’ai reconstitué la famille élargie »

À cette proposition, ses frères et sœurs n’ont opposé aucune résistance et, séance tenante, ils se sont rendus sur place pour visiter la nouvelle demeure. Puis, un jour a été décidé pour l’emménagement de tout ce beau monde.

Le jour de l’emménagement, une fête a été organisée avec des mets délicieux et une lecture du Coran. « C’est ainsi que j’ai reconstitué la famille élargie, même si elle est plus petite que celle du village », souligne notre interlocuteur.

Dans la nouvelle demeure, Balla nous présente fièrement ses frères, ses mamans ainsi que des neveux et cousins venus poursuivre leurs études à Bamako. Il y avait aussi des cousins qui exercent des petits emplois avant qu’ils ne puissent bien s’installer dans la capitale.

Les dépenses, notre secret familial

« Je vous assure que moins de deux ans après la constitution de la famille élargie, j’ai eu une promotion au niveau de mon entreprise », poursuit Balla. Il enchaîne en affirmant que ses trois frères ont tous eu un emploi décent : l’un est sapeur-pompier, les deux autres sont respectivement assureur et enseignant dans la fonction publique des collectivités territoriales.

« Ma sœur divorcée, que vous n’avez pas vue aujourd’hui, est de nouveau mariée depuis quelques moments », s’empresse-t-il de dire.

Balla nous précise aussi que ses frères se sont tous mariés et ont des enfants qui vivent tous avec ses enfants sous le même toit. À la question de savoir comment se passe la gestion des dépenses familiales, Balla nous répond, en ces termes, avec un sourire : « Ça, c’est notre secret familial qui fortifie notre unité. »

À voir la satisfaction de Balla pour son retour à la famille élargie, on peut estimer que ce mode de famille, s’il est bien constitué, peut être un socle pour la cohésion et l’unité.

Noumoukai

25 février 2026 0 comments
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Climat et sécurité alimentaire
ActuClimat et environnement

Climat et sécurité alimentaire : le Mali muscle ses alliances multilatérales

by Fousseni TOGOLA 25 février 2026
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

À Bamako, le ministère de l’Environnement renforce son ancrage stratégique avec la Banque africaine de développement et le Programme alimentaire mondial pour accélérer la mise en œuvre de l’Initiative régionale pour la résilience au Sahel. Entre restauration des terres, sécurité alimentaire et emplois verts, les autorités maliennes entendent consolider une réponse structurelle aux vulnérabilités climatiques et socio-économiques de la région, sous l’impulsion des orientations du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta.

Entre le renforcement des partenariats, la mise en place des projets structurants et une ambition régionale affichée, le Mali entend faire de la résilience climatique et alimentaire un levier de stabilisation durable au cœur du Sahel. C’est ce cadre que le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD) intensifie sa coopération avec la Banque africaine de développement et le Programme alimentaire mondial. L’objectif est de renforcer la résilience climatique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance dans l’espace sahélien.

Une initiative régionale à portée stratégique

La ministre en charge du département, Mariam Doumbia Tangara, a reçu jeudi à Bamako une délégation de haut niveau conduite par Dr Martin Fregene, vice-président par intérim du complexe Agriculture, Développement humain et social de la BAD, dans le cadre de l’Initiative régionale pour la résilience au Sahel.

Cette rencontre s’inscrit dans un programme régional global couvrant plusieurs pays du Sahel, notamment le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso, avec pour objectif de renforcer la coordination des investissements et l’harmonisation des politiques publiques dans des secteurs critiques.

Sécurité alimentaire, nutrition, résilience climatique et moyens de subsistance durables constituent les piliers de cette initiative, présentée par les autorités maliennes comme un levier structurant pour répondre aux vulnérabilités persistantes de la région.

Dans ses propos liminaires, la ministre a mis l’accent sur la nécessité d’une planification holistique et d’une coordination accrue entre les partenaires afin d’assurer le succès de cette ambition régionale. Elle a souligné que l’initiative devait privilégier une approche participative et inclusive intégrant les défis sécuritaires, afin de renforcer les capacités d’adaptation des communautés locales.

Des projets structurants salués par la BAD

Pour Dr Martin Fregene, les efforts du Mali dans la mise en œuvre des projets financés par son institution méritent d’être salués et encouragés. Parmi les initiatives citées figurent l’appui à l’audit institutionnel et technique de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, le programme d’appui institutionnel à cette même agence, ainsi que le projet « Emplois verts » axé sur la restauration des terres dégradées et la lutte contre la désertification.

Ces programmes visent notamment à promouvoir des solutions locales innovantes et à créer des opportunités économiques durables, notamment pour les jeunes, dans les zones touchées par la dégradation environnementale.

La coopération avec le PAM s’articule autour de plusieurs axes stratégiques, dont la signature d’un accord-cadre pour soutenir les efforts du Mali en matière de protection de l’environnement et de résilience des écosystèmes.

Les discussions portent également sur le développement du projet d’appui à la restauration des terres et à la sécurité alimentaire sur le tracé de la Grande Muraille Verte dans les régions de Ségou et Mopti, ainsi que sur l’organisation d’initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes, notamment à travers la Plateforme verte des femmes de la Grande Muraille Verte.

Un partenariat inscrit dans la vision des autorités maliennes

Au cœur de cette dynamique figure le Programme intégré de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires et de l’emploi des jeunes au Sahel (PIRSA/EJ), actuellement en cours de développement. Ce programme devrait regrouper plusieurs pays sahéliens, dont le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, avec l’ambition de renforcer durablement la sécurité alimentaire et les opportunités économiques dans la région.

Au terme de l’audience, la ministre Mariam Doumbia Tangara a remercié les deux institutions pour leur partenariat « dynamique et sincère », tout en engageant ses services techniques à collaborer étroitement avec elles conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays, sous la conduite du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta.

Cette rencontre illustre la volonté du Mali de consolider ses alliances avec les partenaires multilatéraux afin de répondre aux défis environnementaux et alimentaires, dans un contexte sahélien marqué par la vulnérabilité climatique et les pressions socio-économiques croissantes.

F. Togola 

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Centre des oeuvres universitaire de Dakar
A la UneÉducation

Commissariat universitaire : le Sénégal s’inspire-t-il du modèle du Mali ?

by Chiencoro 25 février 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Après la mort d’un étudiant à Dakar, le gouvernement sénégalais envisage l’installation d’un commissariat universitaire. Une piste qui rappelle les choix sécuritaires opérés ces dernières années au Mali, où la violence estudiantine avait profondément marqué la gouvernance des universités.

La tension monte autour de la question sécuritaire dans l’enseignement supérieur au Sénégal. Mardi 24 février, le Premier ministre Ousmane Sonko était auditionné devant l’Assemblée nationale du Sénégal lors d’une séance de questions d’actualité dominée par plusieurs dossiers sensibles, dont la crise universitaire.

La mort d’un étudiant survenue le 9 février après l’intervention des forces de l’ordre sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop, dans un contexte de contestation liée aux bourses, était au centre des discussions. Interpellé par les députés, le chef du gouvernement a annoncé vouloir « renforcer la sécurité à l’université » et étudier la possibilité d’installer un commissariat dans l’enceinte du campus social. Il a également évoqué la délocalisation partielle du site, expliquant que la concentration de 25 000 étudiants dans un même espace constitue un facteur de risque.

Le précédent malien en toile de fond

Cette orientation n’est pas sans rappeler les mesures adoptées ces dernières années au Mali, notamment à Bamako, où les autorités ont fini par mettre en place des postes de police aux abords des universités pour faire face à une violence chronique. Depuis le début des années 2000, l’espace universitaire bamakois était régulièrement secoué par des affrontements entre groupes étudiants, des agressions et des intrusions extérieures, poussant l’État à instaurer des dispositifs de sécurisation dédiés.

Ces postes, implantés à proximité mais hors des campus afin de respecter le principe de franchise universitaire, visaient à permettre des interventions rapides, contrôler les accès et protéger les infrastructures publiques. Présentés comme des « pôles de sécurité spécialisés », ils étaient articulés avec les commissariats territoriaux et les autorités académiques.

Cette stratégie était un moyen de lutter contre l’impunité et les violences dans l’espace universitaire.

L’exemple de l’AEEM, symbole d’un tournant

La question sécuritaire dans les universités maliennes a pris une dimension politique en mars 2024 avec la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali, organisation historique née lors des mobilisations démocratiques contre le régime de Moussa Traoré au début des années 1990.

Accusée par les autorités d’être devenue un foyer de violences, de racket et d’affrontements armés entre factions rivales, l’association a été dissoute après un nouvel épisode meurtrier survenu fin février 2024. Le gouvernement a justifié cette décision par la nécessité de restaurer l’ordre dans les établissements scolaires et universitaires.

Pour ses partisans, cette dissolution a permis de briser un système paralysant les cours et sapant l’autorité académique.

L’hypothèse d’un commissariat universitaire au Sénégal ouvre ainsi un débat déjà bien connu ailleurs sur le continent : comment concilier protection des étudiants et respect de l’autonomie académique ? Dans plusieurs pays africains, la création d’unités de police dédiées aux universités a suscité des interrogations similaires, entre impératif d’ordre public et crainte d’un contrôle politique des mobilisations estudiantines.

Une question régionale

À Dakar comme à Bamako, les autorités avancent l’argument de la prévention des violences, de la sécurisation des biens publics et la garantie de la continuité pédagogique. Mais l’expérience malienne montre que ces dispositifs, s’ils répondent à une demande réelle de sécurité, s’accompagnent presque toujours d’un débat plus large sur la gouvernance universitaire et la place de la contestation étudiante.

La réflexion engagée par le gouvernement sénégalais s’inscrit finalement dans la problématique régionale de la massification de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest, combinée à la précarité sociale et à la politisation des mouvements étudiants. Une situation qui transforme les campus en espaces sensibles où se jouent à la fois des enjeux éducatifs, sociaux et sécuritaires.

Reste à savoir si Dakar adoptera réellement une approche inspirée du modèle malien ou s’il inventera un dispositif propre. Il est toutefois certaine que la sécurité universitaire, autrefois marginale dans les politiques publiques, s’impose désormais comme une question centrale dans la gestion des systèmes éducatifs africains.

Chiencoro Diarra 

25 février 2026 0 comments
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