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Aéroport international de Bamako
A la UneÉconomie

Aéroports du Mali : levée de la limitation de l’approvisionnement en carburant aérien 

by Sahel Tribune 2 février 2026
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Les autorités aéroportuaires maliennes ont annoncé, dans un communiqué rendu public ce lundi 2 février, la levée de la restriction sur l’approvisionnement en carburant Jet A1 à l’aéroport international de Bamako-Sénou.

Dans une correspondance adressée aux représentants des compagnies aériennes, le président-directeur général des Aéroports du Mali (ADM), le colonel-major Lassina Togola, indique que la décision intervient « au regard de la situation de l’approvisionnement du dépôt HRS » de la plateforme aéroportuaire. La mesure de limitation du ravitaillement en Jet A1 est ainsi levée « à partir d’aujourd’hui jusqu’à nouvel ordre ».

Cette restriction avait été instaurée en raison de difficultés d’approvisionnement en carburant, dans un contexte marqué par des contraintes logistiques et sécuritaires persistantes. Elle avait conduit à une gestion plus stricte des stocks disponibles afin de garantir la continuité minimale des vols civils et militaires.

Dans son communiqué, le responsable des Aéroports du Mali remercie les membres du « Pool aviation », les partenaires pétroliers, les Forces armées maliennes (FAMa) ainsi que les compagnies aériennes pour leur mobilisation durant la période de tension sur les réserves de carburant. Il salue les efforts déployés pour assurer la continuité des opérations sur la plateforme aéroportuaire de Bamako-Sénou.

L’aéroport international Modibo-Keïta, principal hub aérien du pays, joue un rôle stratégique dans les échanges commerciaux, humanitaires et diplomatiques du Mali. La levée de cette limitation permettra une normalisation progressive du trafic aérien, après plusieurs ajustements imposés aux compagnies desservant la capitale malienne.

La rédaction 

2 février 2026 0 comments
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ActuSécurité

Coopération humanitaire : le CICR consolide son partenariat avec les autorités maliennes

by Sahel Tribune 2 février 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face à la persistance du conflit armé et à la fragilisation des services essentiels, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) renforce et adapte son action humanitaire au Mali. En 2025, l’organisation a soutenu plusieurs centaines de milliers de personnes dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’alimentation et de la protection, tout en misant sur la résilience des communautés et la promotion du droit international humanitaire dans les régions les plus affectées par l’insécurité.

Présent au Mali depuis plus de soixante ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) poursuit et adapte son action humanitaire dans un contexte marqué par la persistance des violences armées, la pression sur les services publics essentiels et la vulnérabilité accrue des populations civiles. En 2025, ses interventions ont concerné plusieurs centaines de milliers de personnes, principalement dans le Centre et le Nord du pays, selon le Bulletin d’information annuel 2025 du CICR que nous avons consulté.

Soins aux blessés et appui aux structures hospitalières locales

Dans le domaine de la santé, le CICR a continué de soutenir les hôpitaux régionaux de Gao et Mopti ainsi que les centres de santé de référence de Kidal et Ménaka, en partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social. Ce dispositif, combinant équipes médicales, fourniture de médicaments et réhabilitation d’infrastructures, a permis la prise en charge de plus de 24 000 patients en 2025, dont près de 14 000 blessés et cas d’urgence entièrement pris en charge par l’organisation .

Dans les zones les plus touchées par le conflit, une trentaine de centres de santé communautaires bénéficient également d’un appui médical et logistique, couvrant les besoins de plus de 220 000 personnes.

L’action du CICR s’étend aussi à la réhabilitation physique et à l’insertion sociale des personnes handicapées. En appuyant le Centre national d’appareillage orthopédique du Mali et ses antennes régionales, ainsi que le Centre Père Bernard Verspieren à Bamako, l’organisation a permis à plus de 4 500 patients de bénéficier de soins de réadaptation en 2025. La même année, l’inauguration du Centre d’excellence en sciences des orthèses et prothèses a marqué une étape majeure vers l’autonomie nationale dans la formation de spécialistes maliens et africains.

Aide alimentaire et biens essentiels pour les populations déplacées

Face aux urgences humanitaires, le CICR a également déployé une assistance alimentaire et matérielle au profit des populations déplacées ou vulnérables. En 2025, près de 23 000 ménages, soit plus de 137 000 personnes, ont reçu une aide alimentaire, tandis que plus de 60 000 personnes ont bénéficié de biens ménagers essentiels.

Parallèlement, l’organisation investit dans la résilience et l’autosuffisance des ménages affectés par le conflit. Vaccination du cheptel, appui à la production agricole, projets de maraîchage et initiatives microéconomiques ont permis de soutenir plus de 75 000 ménages en 2025. Ces actions visent à réduire la dépendance à l’aide d’urgence et à renforcer les capacités locales dans les zones où les conditions sécuritaires le permettent.

L’accès à l’eau potable constitue un autre axe central de l’intervention du CICR. En partenariat avec les services nationaux et régionaux de l’hydraulique, près de 44 ouvrages hydrauliques ont été réalisés ou réhabilités en 2025, au bénéfice de plus de 160 000 personnes. La solarisation de nombreuses infrastructures de santé et d’eau a par ailleurs contribué à sécuriser l’accès aux services essentiels dans des zones exposées aux ruptures d’approvisionnement énergétique.

Cap sur 2026 : maintenir les services essentiels malgré l’instabilité

Sur le plan de la protection, le CICR poursuit ses visites aux personnes privées de liberté, conformément à l’accord signé avec l’État malien. En 2025, 83 visites ont été menées dans 13 lieux de détention, avec un suivi particulier des personnes arrêtées en lien avec le conflit. L’organisation facilite également le rétablissement des liens familiaux : plus de 22 000 appels téléphoniques ont permis à des familles séparées de renouer le contact, et plusieurs réunifications ont été réalisées.

Enfin, fidèle à son mandat, le CICR intensifie la promotion du droit international humanitaire, notamment auprès des Forces armées maliennes, des porteurs d’armes et des acteurs judiciaires. En 2025, plus de 800 militaires ont été formés, tandis que des milliers de personnes ont été sensibilisées aux principes humanitaires à travers le pays.

Pour 2026, le CICR annonce la poursuite de ses activités au Mali, avec près de 458 collaborateurs, dont 58 internationaux, et une priorité donnée à la continuité des services essentiels, dans un environnement humanitaire de plus en plus contraint. Présente sur l’ensemble du territoire aux côtés de la Croix-Rouge malienne, l’organisation entend maintenir une action impartiale, neutre et indépendante, au plus près des populations affectées par le conflit.

A.D

2 février 2026 0 comments
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AES
ActuSécurité

Tribune. Pourquoi l’attaque de l’aéroport de Niamey dépasse la seule question du terrorisme

by Mikailou Cissé 2 février 2026
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

L’attaque contre l’aéroport international de Niamey ne relève pas d’un simple fait sécuritaire. Elle s’inscrit dans une conflictualité hybride où se mêlent enjeux militaires, batailles de récits, pressions diplomatiques et luttes de souveraineté.

L’attaque menée dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre l’emprise militaire de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey n’est intelligible qu’à la condition de dépasser une lecture purement événementielle et l’usage mécanique du lexique du « terrorisme ». Elle s’inscrit dans une conflictualité diffuse et hybride, dans laquelle la violence armée ne constitue qu’un moment visible d’un affrontement impliquant des acteurs politiques, économiques, médiatiques et institutionnels aux intérêts imbriqués.

Le « terrorisme » comme instrument politique de désignation

La qualification de « groupes terroristes », telle qu’employée dans les discours dominants des médias étrangers et des autorités militaires sahéliennes, relève moins d’une catégorie stabilisée d’acteurs que d’un instrument politique de désignation, variable selon les positions géopolitiques. Les usages contradictoires et réciproques de cette étiquette sur le plan international, et les listes de personnalités et d’organisations proscrites fluctuant entre puissances rivales, l’illustrent parfaitement.
Dans ce contexte, l’attaque éphémère de Niamey apparaît moins comme l’œuvre d’acteurs marginaux que comme l’expression d’une guerre d’autorité. Des exécutants locaux et acteurs exogènes, souvent jeunes et vulnérables, y servent de vecteurs à des stratégies qui les dépassent largement.

L’aéroport de Niamey concentre un nœud stratégique. Il est à la fois une plateforme de projection militaire, un espace de rencontre diplomatique, et un symbole public de souveraineté des forces de défense et de sécurité de l’AES. Il abrite notamment le quartier général des forces unifiées de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que des actifs liés à un contentieux avec la France autour des ressources énergétiques.
La sécurité de ce site engage de ce fait une sécurité sociale élargie. Elle engage la capacité de l’AES à protéger ses ressources, à affirmer son autorité politique et à garantir la continuité de son projet souverain. Frapper l’aéroport vise donc simultanément la chaîne militaire, la légitimité politique et l’autonomie économique du Niger, et par extension de l’AES.

Violence instrumentalisée et bataille des récits

Les moyens logistiques marginaux engagés au cours de l’incursion entre les lignes de défense, les renseignements ayant conféré une capacité significative à percer un périmètre hautement sécurisé, évoquent des acteurs bien au-delà des groupes armés spontanés des campagnes sahéliennes.

Le registre d’action militaire mobilisant un nombre limité d’assaillants face à des dispositifs robustes inscrit cette opération dans une guerre de conscience stratégique. L’objectif implicite paraît moins la victoire tactique que le choc symbolique : adresser un message politique destiné à fragiliser la confiance populaire dans le dispositif militaire et à souligner la vulnérabilité d’un projet politique en gestation dans une région disputée.

Ce cycle d’attaques au Sahel, dans la suite de précédents au Mali, de plus en plus sophistiqués, témoigne d’une violence instrumentalisée sous couvert d’activités de groupes terroristes connectés à des réseaux de renseignement, des intérêts exogènes et des relais informationnels.

Ces derniers transforment chaque fait militaire en levier politique et stratégique. La suite logique se doit dès lors d’être judiciaire afin de déraciner le mal dans l’intimité de ses structures. La Cour de justice dédiée aux faits terroristes devrait s’en saisir au regard de la gravité des éléments en présence. Malgré les dégâts symboliques, la réactivité des forces de sécurité et la reprise rapide du contrôle traduisent une résilience institutionnelle affirmée.

La souveraineté comme bataille politique et discursive

Cette résilience se reflète dans la déclaration du général Abdourahamane Tiani. En qualifiant le terrorisme de « guerre impliquant des acteurs décisifs mais diffus », il déplace le regard de l’affrontement armé vers la structure profonde du conflit. Il nomme les commanditaires disséminés dans le champ politique international et requalifie le champ de bataille.

Dans cette perspective, la souveraineté se joue autant par la maîtrise du récit, des alliances et du droit que par l’usage des armes. Le communiqué du président de la Confédération des États du Sahel, le capitaine Ibrahim Traoré, en soulignant le caractère coordonné des attaques et en dénonçant les soutiens multiformes aux assaillants, inscrit l’attaque de Niamey dans une pression ciblée exercée sur l’AES pour sa rupture avec les architectures sécuritaires exogènes.

Crise de légitimité des cadres régionaux et rôle de la justice

Cette posture révèle également une crise plus profonde : celle de la légitimité des cadres régionaux traditionnels et des rapports entre autorités politiques étatiques. Certaines décisions judiciaires récentes dans la sous-région ont permis la continuité des relations de bon voisinage, notamment entre le Burkina Faso et le Togo. Mais lorsque les institutions internationales paraissent déconnectées des attentes populaires de paix et de justice, elles risquent d’être perçues non comme des solutions mais comme des parties prenantes du problème.

Dans cette configuration, les jeunes combattants sahéliens, base humaine des groupes armés terroristes, apparaissent comme les premières victimes. La jeunesse paie le prix ultime d’une guerre dont les véritables commanditaires restent hors d’atteinte.

Le terrorisme sahélien fonctionne ainsi comme un outil politique de dislocation de la jeunesse, une entreprise de violence au service d’intérêts géopolitiques exogènes, un langage contemporain de la guerre contre les États qui se dérobent à la tutelle impérialiste, où l’invisible l’emporte souvent sur l’acte visible.

Niamey, révélateur d’une recomposition historique du Sahel

L’attaque du complexe militaire de Niamey éclaire l’imbrication croissante entre actions militaires, contentieux juridiques, pressions diplomatiques et batailles informationnelles. Elle montre que l’AES n’est ni passive ni spectatrice. Cette jeune union, mise à l’épreuve par des chocs répétés, démontre sa capacité à absorber l’impact, à maintenir sa cohésion et à produire un discours souverain fondé sur des croisements de renseignements maîtrisés. 

Le Sahel cesse alors d’être un simple théâtre d’opérations pour devenir un espace de redéfinition des dominations, des résistances et des légitimités politiques. Dans cette guerre longue et diffuse, Niamey n’est pas seulement une cible : elle est un révélateur.

Mikaïlou Cissé 

2 février 2026 0 comments
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Trophée Bougouni
A la UneSeko ni Donko

Mali : l’Année de la Culture tient ses promesses

by Ibrahim Kalifa Djitteye 1 février 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La salle Fodé Kouyaté du Centre International de Conférences de Bamako a accueilli, le samedi 31 janvier 2026, la conférence de presse consacrée à la rétrospective de l’Année de la Culture. Présidée par le ministre Mamou Daffé, en présence du Secrétaire général, des membres du cabinet, cette rencontre a permis de revenir sur une année riche en initiatives. Elle a mis en lumière les acquis majeurs et les perspectives pour la consolidation du Mali Kura.  

 Les acteurs culturels et artisanaux, tout comme les membres du Conseil National de Transition, ont pris part à cette rencontre. Les parrains mensuels de l’Année de la Culture, figures emblématiques du monde artistique, étaient également présents pour témoigner de leur engagement.  

Une année historique pour la refondation

Dans son allocution, le ministre Daffé a rappelé que l’année 2025, décrétée Année de la Culture par le Président de la Transition, a constitué un tournant décisif dans la refondation du Mali. Cette initiative a permis de mettre en avant la culture comme levier de transformation sociale et économique. Les actions menées ont contribué à renforcer la cohésion nationale, à valoriser le patrimoine et à promouvoir les talents artistiques, confirmant la place centrale de la culture dans la construction du Mali Kura.  

Une projection vidéo de cinq minutes a offert aux participants une rétrospective des moments marquants de cette année culturelle. Les images ont mis en lumière la diversité des activités organisées, la mobilisation des acteurs et l’impact des initiatives sur la société malienne. Cette rétrospective a permis de mesurer l’ampleur des réalisations et de rappeler l’importance de poursuivre cette dynamique. Les participants ont salué les efforts consentis et exprimé leur satisfaction face aux résultats obtenus.  

Les initiatives majeures

Parmi les initiatives phares, Faso Sifinso et Faso Baro Kènè ont mobilisé des milliers de jeunes autour des valeurs du Maaya et du Danbé, tandis que le projet de curricula éducatif est en cours d’élaboration pour insertion dans les cycles fondamentaux et secondaires. Les Danbé Kolosibaw ont été créés pour transmettre le patrimoine immatériel et revitaliser les industries locales. Le projet Sigida Nieta a identifié 35 initiatives culturelles, dont dix financées à Mopti et Sikasso, et plus de 127 événements ont été soutenus sur tout le territoire.  

Ces actions ont été complétées par le lancement de l’Assurance Volontaire pour la Culture (AVOC), qui a déjà enrôlé 953 acteurs, et par la remise de 300 kits solaires aux artisans. L’Incubateur des Talents Maliden Kura (ITM) a formé une première cohorte de 15 jeunes artistes, tandis que 25 œuvres ont été produites dans le théâtre, le slam, la danse, les arts visuels et le conte. Ces initiatives traduisent une volonté politique forte de soutenir les créateurs et de renforcer la chaîne de valeur culturelle.  

Grands événements et infrastructures

L’Année de la Culture a été marquée par des événements majeurs tels que la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), le Festival Triangle du Balafon à Sikasso, ou encore la Nuit de la Renaissance culturelle avec les Djeliw du Mali. Ces manifestations ont mobilisé des milliers de participants et contribué à renforcer la visibilité du Mali sur la scène culturelle africaine et internationale. Elles ont également favorisé la relance du tourisme et l’attractivité du pays.  

Sur le plan des infrastructures, des études architecturales ont été réalisées pour la Cité des Arts de Bamako, qui comprendra un grand théâtre, des musées d’art contemporain, des bibliothèques et des salles de spectacle. Le Parc des Sofas à Dogoduman, avec un volet écotouristique, est également prévu. Ces projets, dont les travaux doivent démarrer en 2026, traduisent une volonté d’industrialiser les filières culturelles et artisanales, en dotant le pays d’équipements modernes et adaptés aux besoins des créateurs et des communautés.  

Réformes structurelles et perspectives

L’Année de la Culture a permis d’engager des réformes structurelles importantes. Le Bureau Malien du Droit d’Auteur (BUMDA) a été réorganisé, tandis que des décrets d’application ont été adoptés pour la rémunération liée à la copie privée et à la reprographie des œuvres. Le projet de fusion du CNCM et du FAIC a donné naissance au Centre National du Cinéma et de l’Audiovisuel du Mali (CNCA-Mali). La création du Conseil Supérieur des Arts et de la Culture (CSAC) illustre également cette dynamique de modernisation institutionnelle.  

Ce bilan montre que l’Année de la Culture a été le fondement d’un long processus de refondation nationale. Elle a permis de placer la culture au cœur des politiques publiques, en valorisant le patrimoine, en soutenant les créateurs et en renforçant la cohésion sociale. Les acquis enregistrés constituent une base solide pour bâtir un Mali nouveau, réconcilié avec lui-même, ouvert au monde et résolument tourné vers l’avenir, dans la dynamique du Mali Kura.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

1 février 2026 0 comments
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Makou Sy, présidente de la fédération malienne de Taekwondo
A la UneSport

Au Mali, Makou Sy brise le plafond de verre du taekwondo

by Chiencoro 31 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Vice-championne du monde, figure du sport féminin malien et désormais présidente de fédération. En prenant la tête du taekwondo national, Makou Sy ne signe pas seulement une victoire personnelle. Elle impose une nouvelle grammaire du pouvoir sportif au Mali, où les femmes entendent désormais compter autant dans les instances que sur les podiums.

Le 31 janvier 2026 restera une date historique pour le sport malien. En accédant à la présidence de la Fédération malienne de taekwondo (FEMAT), Sy Aminata Makou Traoré, dite Makou Sy, devient la première femme à diriger cette instance depuis sa création. Une élection qui dépasse le simple cadre sportif pour s’inscrire dans une dynamique plus large de conquête de leadership féminin dans des sphères longtemps réservées aux hommes.

À 35 ans, la championne malienne n’arrive pas en terrain inconnu. Vice-championne du monde, double championne d’Afrique et ceinture noire 4e dan international, elle incarne depuis plus de deux décennies l’excellence du taekwondo malien. Mais son ambition dépasse désormais les tatamis. Elle veut transformer la gouvernance du sport.

Une pionnière dans un bastion masculin

Depuis les années 1970, la direction du taekwondo malien est restée une affaire d’hommes. De Salia Tounkara à Alioune Badara Traoré, en passant par Boubacar Diouf, l’histoire de la fédération ne comptait jusqu’ici aucun visage féminin à sa tête. L’élection de Makou Sy marque donc une rupture symbolique forte.

Dans un pays où le sport de haut niveau reste largement dominé par des figures masculines, son accession au pouvoir fédéral envoie un signal clair : les femmes ne sont plus seulement des athlètes, elles sont aussi des décideuses.

Formée dès 1999 au Foyer de Bamako-Coura, Makou Sy a construit sa légitimité sur les résultats sportifs, mais aussi sur l’engagement institutionnel. Présidente de la Commission Femmes et Sport du Comité national olympique et sportif du Mali (CNOSM), initiatrice des Awards du Nyeleni du Sport, elle milite de longue date pour une meilleure visibilité des sportives maliennes.

L’organisation de la Coupe Aminata Makou Sy Traoré, dont la deuxième édition a récemment réuni des centaines d’acteurs du taekwondo au Stade du 26 Mars, illustre cette volonté de structurer la discipline et d’en élargir l’accès.

Gouvernance inclusive et relève féminine

Son projet fédéral met en avant transparence, inclusion et priorité aux athlètes. Mais c’est surtout son accent sur la jeunesse et les femmes qui retient l’attention. Dans une discipline souvent perçue comme virile, Makou Sy défend l’idée que le taekwondo peut être un levier d’émancipation féminine.

Musée du taekwondo, centre d’entraînement, accompagnement des sport-études. Ses projets visent à professionnaliser la filière tout en créant des opportunités pour les jeunes filles.

Au-delà des infrastructures et des médailles, son élection raconte une autre histoire : celle d’un Mali où les femmes investissent progressivement les espaces de pouvoir. Dans un contexte où la question de la représentation féminine reste sensible, voir une ancienne championne prendre les rênes d’une fédération nationale relève du symbole fort.

Makou Sy aime rappeler que le taekwondo est une « école de vie », faite de discipline et de persévérance. Sa trajectoire en est aujourd’hui l’illustration politique.

Son défi sera donc de transformer l’essai et de prouver que cette première historique peut ouvrir la voie à d’autres femmes dans le sport malien.

Chiencoro Diarra 

31 janvier 2026 0 comments
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Le Général Abdourahamane Tiani
ActuSécurité

Au Niger, l’attaque de l’aéroport de Niamey ravive les tensions diplomatiques avec Abidjan

by Sahel Tribune 30 janvier 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Après une tentative d’attaque contre l’aéroport international de Niamey, dans la nuit de mercredi 28 janvier au jeudi 29 janvier 2026, rapidement neutralisée par les forces de sécurité nigériennes, les déclarations du président Abdourahamane Tiani ont provoqué une réaction diplomatique de la Côte d’Ivoire. Cet épisode met en lumière la crispation des relations entre les pays de l’Alliance des États du Sahel et certains États d’Afrique de l’Ouest, dans un contexte de recomposition sécuritaire et politique régionale.

Une nouvelle séquence de tensions diplomatiques s’est ouverte entre le Niger et la Côte d’Ivoire, à la suite des propos tenus par le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, après une tentative d’attaque visant l’aéroport international de Niamey. La ministre ivoirienne des affaires étrangères, Kaba Nialé, a convoqué vendredi l’ambassadrice du Niger à Abidjan, pour lui remettre une note de protestation officielle, dénonçant des déclarations jugées contraires aux usages diplomatiques.

Dans un communiqué, le ministère ivoirien indique que « cette convocation fait suite aux graves propos tenus récemment par les plus hautes autorités nigériennes à l’endroit de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara ». Abidjan dit avoir exprimé sa « vive indignation » et condamné « avec la plus grande fermeté » ces accusations auprès de la diplomate nigérienne.

À Niamey, les autorités défendent pourtant un discours qu’elles estiment dicté par l’urgence sécuritaire et par la nécessité de nommer ce qu’elles considèrent comme des menaces extérieures contre la stabilité du pays et de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Une attaque rapidement contenue

Selon les autorités nigériennes, une tentative d’infiltration armée a visé l’aéroport international de Niamey. Des assaillants qualifiés de « mercenaires téléguidés » ont été repoussés en moins de vingt minutes grâce à l’intervention conjointe des Forces de défense et de sécurité nigériennes et de leurs partenaires.

Plusieurs combattants ont été neutralisés, d’autres mis en fuite. Cette attaque a été revendiquée vendredi par l’organisation État islamique, selon SITE, un groupe spécialisé dans la surveillance des mouvements jihadistes. 

Quelques heures après les faits, le président Abdourahamane Tiani s’est rendu sur place pour féliciter les forces engagées dans l’opération. Une démarche qui s’inscrit dans une stratégie de communication désormais assumée par les autorités de transition : montrer leur capacité à garantir la sécurité nationale dans un contexte régional instable.

« Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment entendus aboyer et qu’ils s’apprêtent, eux aussi, à leur tour, à nous entendre rugir », a déclaré le chef de l’État, dans un discours aux accents souverainistes, dénonçant des tentatives d’ingérence.

Ces propos ont provoqué une réaction immédiate de la Côte d’Ivoire. Abidjan a exprimé sa « vive indignation » face à des déclarations perçues comme portant atteinte à l’honneur du président Alassane Ouattara et au peuple ivoirien.

Le gouvernement ivoirien rappelle son attachement au dialogue et à la paix dans la sous-région, tout en avertissant qu’il ne saurait tolérer des actes susceptibles de « compromettre sérieusement la qualité des relations bilatérales ».

Un discours sécuritaire assumé à Niamey

Du point de vue nigérien, ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de pression multiforme : attaques armées, sanctions économiques passées, isolement diplomatique et recomposition des alliances régionales depuis la rupture avec la CEDEAO et la création de l’AES.

À Niamey, les autorités estiment que la multiplication des tentatives d’actions armées traduit l’existence de réseaux hostiles cherchant à fragiliser les régimes issus des transitions militaires. Le pouvoir nigérien justifie ainsi sa rhétorique offensive comme une réponse politique à ce qu’il considère comme une guerre indirecte.

Pour les autorités de transition, il ne s’agit pas d’un affrontement verbal avec des États voisins, mais d’une dénonciation de soutiens extérieurs à des groupes armés, dans un climat régional marqué par la défiance et la reconfiguration des partenariats internationaux.

Cet épisode illustre la fragilité actuelle des relations entre les pays de l’AES et certains États côtiers d’Afrique de l’Ouest restés proches de la CEDEAO et de leurs partenaires occidentaux. Depuis les coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la diplomatie régionale est traversée par une ligne de fracture entre deux visions : celle de la coopération sécuritaire classique et celle d’une souveraineté affirmée face aux pressions extérieures.

Reste à savoir si cet échange de communiqués marquera une simple crispation passagère ou s’il s’inscrit dans une détérioration plus durable des relations entre le Niger et certains de ses voisins.

A.D

30 janvier 2026 0 comments
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Mamadou Hawa Gassama
A la UneEn temps réel

En Côte d’Ivoire, Mamadou Hawa Gassama condamné à trois ans de prison et interdit de séjour

by Sahel Tribune 30 janvier 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Condamné à trois ans de prison, frappé d’une interdiction de séjour et d’une lourde amende, Mamadou Hawa Gassama écope d’une décision judiciaire d’une rare sévérité en Côte d’Ivoire. En attendant la motivation du jugement, la défense dénonce une sentence disproportionnée et prépare déjà la riposte juridique.

Le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a rendu, vendredi 30 janvier, son jugement dans l’affaire opposant Mamadou Hawa Gassama au ministère public. À l’issue du délibéré, la juridiction ivoirienne a prononcé une condamnation à trois ans de prison, assortie d’une interdiction de séjour sur le territoire ivoirien pour une durée équivalente, ainsi que d’une amende de cinq millions de francs CFA.

Une décision jugée « sévère » par la défense

Dans un communiqué publié le même jour par le cabinet Jurifis Consult, qui assure la défense de l’intéressé, les avocats précisent que le tribunal a également ordonné la publication du jugement dans un journal d’annonces légales, mesure rarement appliquée et révélatrice, selon eux, de la sévérité de la décision.

Le jugement, rendu à l’issue du délibéré, n’a pas encore été notifié dans sa version motivée à la défense. Les conseils de Mamadou Hawa Gassama indiquent attendre la communication complète de la décision afin de procéder à une analyse approfondie des éléments de droit et de fait ayant conduit à cette condamnation.

« À ce stade, nous n’avons pas encore accès aux motivations du tribunal », soulignent-ils, tout en affirmant leur intention de se prononcer ultérieurement sur les voies de recours appropriées, dans le strict respect des règles de procédure et de l’État de droit.

La voie des recours ouverte

Sans remettre en cause l’autorité de la justice ivoirienne, les avocats réaffirment leur attachement au principe du procès équitable, aux droits de la défense et à l’exercice serein des recours prévus par la loi. Une position classique, mais qui laisse entendre que la procédure pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir.

Cette affaire, dont les détails judiciaires restent à préciser à la lecture du jugement motivé, intervient dans un contexte régional où les décisions de justice impliquant des ressortissants étrangers sont souvent scrutées de près, tant sur le plan juridique que politique.

Pour l’heure, Mamadou Hawa Gassama demeure sous le coup d’une condamnation lourde, dont les conséquences — pénales, financières et territoriales — pourraient durablement affecter sa situation, sauf évolution judiciaire à venir.

A.D

30 janvier 2026 0 comments
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