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Les vastes champs de riz de l'Office du Niger incarnent la prospérité et le développement agricole du Mali. Ces étendues fertiles témoignent de l'engagement du pays envers l'agriculture, un secteur vital représentant 38 % de son PIB.
A la UneÉconomie

Mali : résultats agricoles satisfaisants à l’OHVN, un autre progrès vers l’autosuffisance alimentaire

by Sidi Modibo Coulibaly 1 mars 2026
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Aucun pays ne peut prétendre à la souveraineté s’il n’a pas réussi l’autosuffisance alimentaire. En d’autres termes, un pays doit pouvoir se nourrir de ce qu’il produit. C’est ce à quoi les autorités de la transition s’attèlent depuis leur installation à la tête du pays. Ainsi, elles ont initié diverses actions dont les résultats s’annoncent satisfaisants. L’une de ces initiatives est la publication récente du bilan élogieux, au titre de la campagne agricole écoulée, de l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), une structure nationale de production agricole.

L’agriculture est au cœur de la société, de l’économie et du développement du Mali. Elle occupe 70 % de la population active, contribue à plus de 40 % du PIB (produit intérieur brut) et fournit près de 40 % des recettes d’exportation du pays. Elle est soutenue par l’État à travers plusieurs structures de production agricole, telles que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), l’Office du Niger (ON), le Programme national du système de riziculture intensive (PN-SRI), le Programme national d’irrigation de proximité, le Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et de Sélingué (PDI-BS), le Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou, l’Office riz, ainsi que l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN). Celui-ci a rendu public, lors de la dernière session de son conseil d’administration, le bilan de sa campagne écoulée.

Un excédent céréalier de 7 388 tonnes

Tenue le jeudi 12 février 2026 à Ségou — la 34ᵉ du genre — cette session de l’OHVN a présenté les résultats de la dernière campagne et affiché ses ambitions pour celle de 2026. Au titre de la campagne 2025, les objectifs de production végétale ont enregistré des résultats globalement satisfaisants. Il a été produit 347 964 tonnes de céréales, soit un taux de réalisation de 82 % ; 19 200 tonnes de coton graine (70 %) ; 54 351 tonnes de légumineuses (79 %) ; 4 859 tonnes de sésame (72 %) ; et 134 035 tonnes de légumes (91 %). À la lecture de ces performances, on constate un excédent céréalier estimé à 7 388 tonnes.

Par ailleurs, le conseil d’administration a indiqué que, dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, 25 exploitations familiales ont été dotées d’équipements agricoles, trois magasins de stockage d’intrants ont été réhabilités et deux magasins de stockage de sésame bio ont été construits. En ce qui concerne la subvention des intrants agricoles, 6 025 tonnes d’engrais minéraux ont été mises à la disposition des exploitants et exploitantes de la zone OHVN.

L’OHVN couvre 796 villages et 707 hameaux

La session du conseil d’administration a fixé, pour la campagne agricole 2026, les objectifs suivants : 388 306 tonnes de céréales ; 58 864 tonnes de légumineuses ; 27 801 tonnes de coton graine ; 6 314 tonnes de sésame ; et 233 649 tonnes de légumes. Pour atteindre ces résultats, un budget équilibré en recettes et en dépenses de 5 753 630 849 francs CFA est prévu.

L’Office de la Haute Vallée du Niger est un établissement public à caractère administratif, créé par l’ordonnance n°91-048/PCTSP du 21 août 1991 et basé à Bamako. Il a pour mission principale la promotion des cultures vivrières et industrielles dans sa zone d’intervention, couvrant la Haute Vallée du fleuve Niger. Celle-ci comprend administrativement les cercles de Kati, Kangaba et Koulikoro, pour une superficie de 26 000 km² dont 75 % de terres arables. La zone compte 54 communes, totalisant 796 villages, 707 hameaux et 48 980 exploitations agricoles.

L’OHVN fournit un encadrement technique aux agriculteurs afin de développer les cultures vivrières et de rente, notamment le coton. Il accompagne également les producteurs pour améliorer les techniques agricoles et accroître les rendements.

Sidi Modibo Coulibaly

1 mars 2026 0 comments
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Etats-Unis-Iran
A la UneAnalyses

Le monde au bord du précipice

by Chiencoro 28 février 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans un contexte d’escalade militaire impliquant les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, la stratégie internationale attribuée à Donald Trump ravive le spectre d’un monde régi par la force plutôt que par le droit. Une situation qui relance le débat sur la place des peuples dans les décisions de guerre et sur l’avenir de l’ordre mondial.

Le monde vacille, et l’époque semble redécouvrir ses vieux démons. Sous l’ombre portée de Donald Trump, les États‑Unis paraissent renouer avec une vision brutale des relations internationales : celle d’un ordre régi non plus par le droit, mais par la force. Une sorte de retour à l’« état de nature » décrit par le philosophe Thomas Hobbes, où la sécurité n’est jamais garantie et où la méfiance devient la règle.

Plus de 36 000 morts civils dans quatorze guerres rien en 2024

La frappe coordonnée menée le 28 février 2026 par Washington et Israël contre des cibles en Iran — notamment à Téhéran et dans plusieurs centres stratégiques — marque un seuil supplémentaire dans l’escalade. L’opération, mêlant missiles de croisière et saturation aérienne, a été suivie de représailles iraniennes visant des installations militaires américaines et israéliennes dans la région. En quelques heures, la mécanique de dissuasion s’est transformée en spirale d’action-réaction. La logique est de frapper pour prévenir, riposter pour dissuader, escalader pour ne pas perdre la face.

Ce basculement vers une conflictualité permanente se déroule dans un silence quasi-assourdissant des institutions censées préserver l’équilibre mondial. Les organisations internationales, héritières de l’ordre d’après-guerre, semblent paralysées. Comme si les règles construites sur les ruines de 1945 n’étaient plus que des vestiges juridiques face au retour des rapports de puissance.

Or, derrière les démonstrations militaires et les discours martiaux, ce sont rarement les peuples qui décident des guerres, mais presque toujours eux qui les subissent. Une étude publiée en 2024 par Handicap International recensait tortures, violences sexuelles, déplacements forcés ou prises d’otages comme réalités ordinaires des civils dans les conflits contemporains. De son côté, le Conseil de sécurité des Nations unies a comptabilisé plus de 36 000 morts civils dans quatorze guerres rien qu’en 2024. Les chiffres changent et font froid dans le dos, mais la logique reste.

« Comment empêcher les gouvernants de nuire ? »

C’est ici que la pensée de Karl Popper retrouve une brûlante actualité. Pour le philosophe, la démocratie ne se définit pas par la promesse abstraite du bonheur collectif — illusion dangereuse — mais par la capacité des citoyens à renverser pacifiquement leurs dirigeants. Là où ce mécanisme disparaît, commence la tyrannie. Autrement dit, la véritable question politique n’est pas « qui doit gouverner ? », mais « comment empêcher les gouvernants de nuire ? ». Cette question doit se poser avec acuité dans le monde actuel. L’on ne devrait plus se préoccuper de la personnalité dirigeante, mais plutôt s’assurer du maintien des libertés, du protectionnisme de l’Etat afin que les citoyens disposent permanemment du droit de dire « non », sans déstabiliser l’ordre politique. 

Popper insistait sur un point décisif : ceux qui prennent les décisions ne sont presque jamais ceux qui en paient le prix. Si les citoyens étaient réellement associés aux choix majeurs — guerres, sanctions, politiques hostiles — ils hésiteraient davantage à enclencher des processus dont ils seraient les premières victimes. La distance entre décideurs et populations constitue ainsi l’un des moteurs invisibles des conflits modernes.

L’humanité est-elle condamnée à répéter l’histoire

Autre intuition poppérienne, tout aussi actuelle, c’est la dénonciation des récits simplistes et complotistes. Quand les sociétés refusent d’analyser rationnellement leurs problèmes, elles cherchent des coupables plutôt que des causes. La théorie du complot devient alors une arme politique commode. Elle soude un camp, désigne un ennemi et dispense de toute autocritique. Dans un monde saturé d’informations instantanées, cette tentation n’a jamais été aussi forte.

L’escalade entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran n’est donc pas seulement un épisode géopolitique de plus. Elle est le symptôme d’un dérèglement plus profond. L’érosion progressive des garde-fous rationnels qui limitaient autrefois la violence internationale. Quand la diplomatie recule, l’imaginaire guerrier avance.

Reste une question, simple et vertigineuse : l’humanité est-elle condamnée à répéter l’histoire, ou saura-t-elle enfin apprendre d’elle ? Car si le XXe siècle a démontré la capacité des hommes à détruire le monde, le XXIe teste désormais leur volonté — ou leur incapacité — à l’empêcher.

Chiencoro Diarra 

28 février 2026 0 comments
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Mamou Daffé, ministre de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme,
ActuSeko ni Donko

Année de l’éducation et de la culture : le Mali engage la classification de ses centres culturels  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 28 février 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Un atelier sur la validation de la Classification et la Catégorisation des Centres culturels et festivals au Mali, a eu lieu ce vendredi 27 février 2026 dans la salle Wa Kamissoko du Centre International de Conférences de Bamako (CICB). La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en présence des acteurs culturels et institutionnels. Cette rencontre marque une étape décisive dans la structuration du secteur culturel.  

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des recommandations des États généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, tenus en janvier 2025 à Bamako. Ces recommandations issues de ces assises ont insisté sur la nécessité d’inventorier, classifier et labelliser les centres culturels selon leur contenu et leur taille. Le projet Culture Mali 2026, lancé dans le cadre du programme présidentiel Maliden Kura, traduit cette volonté de consolider les acquis de l’Année de la Culture 2025 et d’inscrire la culture dans une dynamique durable.  

Un processus de structuration culturelle

Les centres et espaces culturels jouent un rôle fondamental dans la préservation et la transmission du patrimoine matériel et immatériel. Ils sont des lieux de création, de diffusion, de formation et de documentation, contribuant à l’éducation permanente et à la valorisation des œuvres culturelles. La distinction entre centres culturels, qui proposent une programmation artistique et éducative, et espaces culturels, lieux de rencontre et d’échanges sociaux, permet de mieux cerner leurs missions et de les inscrire dans une dynamique de développement durable.  

La classification repose sur sept critères principaux : cadre légal et administratif, qualité de l’organisation, capacité d’accueil, aspect sécuritaire, programmation, logistique et fréquentation. Chaque établissement est évalué selon un barème de points, garantissant une reconnaissance officielle et une hiérarchisation adaptée. Cette démarche permet de distinguer les structures les plus professionnelles et de renforcer celles qui nécessitent un accompagnement, afin d’assurer leur pérennité et leur impact sur la société.  

Les critères retenus pour l’évaluation

Quatre grandes catégories structurent désormais le paysage culturel : les complexes culturels, les centres de dialogue et d’éducation artistique, les centres spécialisés et les centres communautaires. Les complexes culturels regroupent des infrastructures polyvalentes comme le Palais de la Culture Amadou ou le Complexe BlonBa, véritables moteurs de la vie artistique. Les centres de dialogue, tels que Don Sen Folo ou Soleil d’Afrique, favorisent l’inclusion et les échanges interculturels. Les centres spécialisés, comme la Compagnie Nama ou Arc-en-ciel, se consacrent à des disciplines précises. Enfin, les centres communautaires, présents dans toutes les régions, renforcent la cohésion sociale par des activités de proximité.  

Année de l'éducation et de la culture
Les acteurs culturels réunis, le 27 février 2026 au CICB, pour l’atelier sur la validation de la Classification et la Catégorisation des Centres culturels et festivals au Mali. Ibrahim Kalifa Ditteye/ Sahel Tribune.

Les complexes culturels de catégorie A se distinguent par leur structuration légale, leur programmation régulière et la qualité de leurs équipes professionnelles. Ceux de catégorie B, bien que disposant d’infrastructures, présentent des lacunes en matière de sécurité ou de programmation. Les centres de dialogue et d’éducation artistique suivent la même logique, distinguant les structures dynamiques et professionnelles des autres, moins organisées. Cette hiérarchisation permet d’orienter les politiques publiques et les financements vers les établissements les plus prometteurs.  

Vers une réforme structurelle du secteur culturel

Dans son intervention, le ministre Mamou Daffé a salué le travail extraordinaire des acteurs culturels durant l’Année de la Culture 2025. Il a rappelé que la décision du Président de la Transition, Assimi Goïta, de consacrer 2025 et 2026-2027 à l’éducation et à la culture constitue un signal fort pour la renaissance culturelle du Mali. Selon lui, classifier et catégoriser les centres culturels et festivals n’est pas un simple exercice administratif, mais une réponse directe à la refondation des domaines culturels et artisanaux.  

Le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre cette dynamique par une réforme structurelle du secteur culturel. La première étape consiste à inventorier et classifier les centres, suivie d’une deuxième phase de labellisation. Il a souligné que les centres culturels et les festivals sont les catalyseurs de la renaissance culturelle et qu’ils doivent être accompagnés pour renforcer la souveraineté culturelle du Mali. Cette démarche, a-t-il ajouté, permettra de professionnaliser le secteur et d’améliorer l’offre artistique et touristique.  

En consolidant ses acquis de l’Année de la Culture 2025, le Mali affirme sa volonté de bâtir une souveraineté culturelle assumée. La classification et la catégorisation des centres culturels et festivals ne sont pas un simple exercice administratif, mais une réponse directe aux défis de structuration et de valorisation du secteur. Elles ouvrent la voie à une réforme structurelle ambitieuse pour 2026-2027, inscrivant la culture au cœur de la renaissance nationale et de la revitalisation des territoires.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

28 février 2026 0 comments
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Les Aigles du Mali se préparent pour leur mise en route pour la CAN 2023.
A la UneSport

Football : Moscou et Bamako se défient en amical, un test grandeur nature pour les Aigles

by Sahel Tribune 28 février 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La sélection malienne affrontera la Russie le 31 mars à Saint-Pétersbourg lors d’un match amical annoncé par la Fédération de Russie de football. Une rencontre stratégique pour les Aigles, qui cherchent à confirmer leur progression au classement de la FIFA après leur parcours remarqué en Coupe d’Afrique des Nations.

La sélection malienne poursuit sa montée en gamme sur la scène internationale. Elle affrontera le 31 mars à Saint-Pétersbourg son homologue russe dans une rencontre amicale au parfum de répétition stratégique, entre diplomatie sportive et préparation compétitive, selon une information relayée par African initiative.

Les Aigles surfent sur leur dynamique continentale

Selon la Fédération de Russie de football, la confrontation entre la Russie et le Mali se tiendra à 20 heures dans la capitale du nord russe, Saint‑Pétersbourg. L’affiche oppose deux sélections aux trajectoires contrastées mais ambitieuses : l’Équipe Russee de football, classée 26e mondiale, et l’Équipe malienne de football, actuellement 54e au classement de la FIFA.

Pour Bamako, cette rencontre constitue une occasion de se mesurer à une nation habituée aux joutes internationales, tout en consolidant la cohésion d’un effectif largement expatrié, dont de nombreux cadres évoluent dans les championnats européens.

La sélection malienne sort d’une campagne encourageante lors de la Coupe d’Afrique des Nations, organisée par la Confédération africaine de football. Les Aigles avaient éliminé l’Équipe Tunisienne de football en huitièmes de finale avant de céder en quarts face à l’Équipe Sénégalaise, futur champion du tournoi disputé au Maroc.

Cette performance confirme la progression régulière d’une génération talentueuse qui ambitionne désormais de franchir un palier sur la scène mondiale.

Diplomatie sportive et rapprochement Russie-Afrique

La tenue de cette rencontre s’inscrit aussi dans un contexte de multiplication des initiatives sportives entre Moscou et le continent africain. En février, la ville russe avait déjà accueilli un tournoi amateur baptisé « Coupe de l’amitié : Russie–Afrique ». Un match qui illustre la volonté des organisateurs de renforcer les passerelles culturelles par le sport.

Au-delà du symbole, ce match amical représente un laboratoire tactique pour les deux staffs techniques. Les Russes chercheront à confirmer leur solidité face à une équipe réputée pour sa vitesse et son impact physique, tandis que les Maliens y verront un révélateur de leur capacité à rivaliser avec des adversaires mieux classés.

À quelques mois des prochaines échéances internationales, cette confrontation pourrait ainsi servir de baromètre du niveau réel des Aigles et de leur potentiel à s’imposer durablement parmi les sélections qui comptent.

A.D

28 février 2026 0 comments
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Tribunal fédéral américain
A la UneEn temps réel

Viols sur mineures : un ancien employé diplomatique condamné à perpétuité

by Sahel Tribune 27 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Un ancien employé de l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso a été reconnu coupable d’abus sexuels sur deux adolescentes. Une affaire qui relance les débats sur l’immunité, la responsabilité et la protection des mineurs dans les milieux diplomatiques.

Un tribunal fédéral américain a condamné à la prison à perpétuité Fode Sitafa Mara, ancien employé de l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, reconnu coupable d’une série de viols sur deux adolescentes burkinabè âgées de 13 et 15 ans. L’annonce a été faite par le ministère américain de la Justice, qui détaille des faits commis entre 2022 et 2023 dans une résidence louée pour le personnel diplomatique.

Selon les procureurs, l’accusé, aujourd’hui âgé de 41 ans, a été reconnu coupable de quatre chefs d’accusation d’abus sexuels sur mineures, ainsi que de tentatives de contrainte et d’entrave à la justice. Les juges ont estimé qu’il avait exploité sa position professionnelle et la vulnérabilité des victimes pour commettre ses crimes.

Abus de position et promesses d’aide médicale

Lors du procès, le parquet a soutenu que l’ancien employé avait proposé d’aider les adolescentes à financer des soins médicaux pour leur mère en échange de relations sexuelles. Une stratégie qualifiée de prédation par le procureur général adjoint Tysen Duva, qui a dénoncé « des violences sexuelles graves commises par une personne censée représenter son gouvernement à l’étranger ».

Le tribunal a retenu l’argument d’un abus d’autorité, considérant que l’accusé avait tiré parti de son statut et de la confiance associée à son rôle diplomatique pour approcher les victimes.

L’enquête a été menée par le Service de sécurité diplomatique, organe chargé de la protection des missions américaines à l’étranger, avec l’appui des forces de l’ordre du Burkina Faso. Cette coopération judiciaire a permis la collecte de preuves et le transfert du dossier devant une juridiction fédérale américaine, compétente pour juger certains crimes commis par des agents liés au gouvernement à l’étranger.

L’affaire illustre la capacité des autorités américaines à poursuivre leurs ressortissants pour des crimes commis hors du territoire national, notamment lorsqu’ils sont employés par l’État.

Un contexte mondial de durcissement des sanctions

Cette condamnation intervient alors que plusieurs pays durcissent leur arsenal pénal contre les crimes sexuels sur mineurs. En novembre 2025, un tribunal de Madagascar a ainsi condamné un homme à la castration chirurgicale après le viol d’une fillette de six ans dans la localité d’Imerintsiatosika.

Si les systèmes juridiques diffèrent profondément, ces affaires témoignent d’une tendance globale à renforcer la répression face aux violences sexuelles sur enfants, sous la pression des opinions publiques et des organisations de défense des droits humains.

Au-delà de l’horreur des faits, l’affaire relance les interrogations sur les mécanismes de contrôle des personnels travaillant dans les représentations diplomatiques et sur les dispositifs de signalement accessibles aux victimes locales.

Pour plusieurs observateurs, ce type de dossier met en lumière une tension persistante : celle qui oppose les privilèges liés au statut diplomatique à l’exigence croissante de redevabilité internationale.

La condamnation à perpétuité prononcée contre l’ancien employé apparaît ainsi, pour les autorités judiciaires américaines, comme un signal destiné à affirmer qu’aucune fonction officielle ne saurait protéger les auteurs de crimes sexuels — y compris lorsqu’ils opèrent à l’étranger.

A.D

27 février 2026 0 comments
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mines
A la UneÉconomie

L’or noir… et les trous budgétaires

by Chiencoro 27 février 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Malgré l’abondance de pétrole, de gaz et de minerais, de nombreux pays riches en ressources naturelles peinent encore à transformer cette richesse en recettes publiques durables. Un rapport international alerte sur les milliards de dollars perdus faute de transparence fiscale et appelle à une refonte urgente des systèmes de gouvernance extractive.

Un rapport international publié en février met en lumière un paradoxe persistant : les pays riches en ressources naturelles peinent encore à transformer cette manne en recettes publiques efficaces. En cause, des failles de gouvernance, un manque de transparence et des systèmes fiscaux fragiles. Mais l’étude montre aussi qu’une meilleure exploitation des données pourrait permettre de récupérer des milliards de dollars aujourd’hui perdus.

Des milliards qui échappent aux caisses publiques

L’étude intitulée From resources to revenues, commandée par l’Extractive Industries Transparency Initiative, intervient à un moment charnière pour de nombreux États producteurs de pétrole, de gaz ou de minerais. Entre la baisse de l’aide internationale, l’alourdissement des dettes et la volatilité des marchés des matières premières, ces pays sont poussés à mobiliser davantage leurs ressources internes.

Selon les auteurs, la mobilisation des revenus extractifs n’est plus une option mais une urgence budgétaire. Dans plusieurs économies dépendantes des ressources, ces recettes constituent l’un des rares leviers disponibles pour financer les infrastructures, l’éducation ou les systèmes de santé.

Le rapport souligne qu’en croisant données de production, contrats, paiements et coûts d’exploitation, les mécanismes de transparence ont permis d’identifier « des milliards de dollars de recettes perdues ou à risque ». Ces pertes peuvent provenir de sous-évaluations fiscales, d’accords contractuels déséquilibrés ou encore de flux financiers illicites.

Les experts associés à l’étude — dont des partenaires issus du Natural Resource Governance Institute et du Tax Justice Network — insistent sur le fait que les outils d’analyse financière et de modélisation permettent désormais aux gouvernements de négocier plus efficacement avec les compagnies extractives.

Un tournant pour les pays riches en ressources

L’un des constats centraux du rapport est que plus les données sont publiques et détaillées, plus les États peuvent vérifier si les montants versés correspondent réellement à ce qui devrait être payé. Cette transparence renforce non seulement les recettes, mais aussi la confiance des citoyens dans les finances publiques.

L’étude met également en garde contre les risques liés à la transition énergétique mondiale. Les pays dépendants des combustibles fossiles pourraient voir leurs revenus diminuer avec la baisse de la demande, tandis que ceux riches en minerais stratégiques pourraient bénéficier d’opportunités inédites — à condition d’adopter des régimes fiscaux solides.

Le rapport décrit le moment actuel comme un « carrefour fiscal » pour les États extractifs. D’un côté, la conjoncture internationale fragilise leurs finances. De l’autre, les progrès technologiques et les normes de transparence offrent des outils inédits pour optimiser la collecte des revenus.

La bataille des recettes publiques

Parmi les recommandations figurent l’intégration des données extractives dans les systèmes fiscaux nationaux, l’utilisation de rapports basés sur l’analyse des risques, et le renforcement des collaborations entre gouvernements, entreprises et société civile.

Au-delà de la technicité, l’enjeu est profondément politique. Pour les auteurs, la question n’est plus seulement de savoir combien de ressources un pays possède, mais combien il parvient réellement à transformer en recettes pour sa population.

Dans un contexte de tensions budgétaires mondiales, la gestion des revenus issus du sous-sol apparaît ainsi comme l’un des champs de bataille décisifs du développement. Et le rapport indique que les richesses naturelles ne deviennent un moteur de croissance que si elles sont accompagnées d’institutions solides, de règles fiscales robustes et d’une transparence sans faille.

Chiencoro Diarra 

27 février 2026 0 comments
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Les présidents des pays de l'AES
ActuPolitique

Adoption de la feuille de route de l’An II de l’AES : consolidation des acquis et projection stratégique 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 27 février 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

La réunion ministérielle de l’Alliance des États du Sahel (AES), ouverte à Ouagadougou, marque une étape stratégique dans la consolidation de cette jeune confédération. Les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont retrouvées pour examiner et adopter la feuille de route de l’An II, après deux jours de travaux préparatoires menés par les hauts fonctionnaires. L’objectif est de produire un document consensuel, cohérent et aligné sur la vision des chefs d’État, tout en répondant aux aspirations profondes des peuples sahéliens.  

Le général d’armée Salifou Mody, ministre d’État et ministre de la Défense nationale du Niger, a rappelé les acquis significatifs enregistrés durant l’An I de la Confédération. Il a mis en avant la coopération militaire renforcée et les choix souverains opérés par les trois États en réponse aux préoccupations des populations. Pour lui, cette première année a permis de poser les bases d’une entité solide, où la détermination des acteurs a été essentielle pour affirmer la souveraineté et renforcer la cohésion. Son intervention a donné le ton d’une rencontre axée sur la continuité et la consolidation des avancées déjà réalisées.  

Les acquis de l’An I et la continuité stratégique

Le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, a salué la tenue de cette rencontre et l’esprit de fraternité qui a guidé les travaux préparatoires. Il a insisté sur la dimension participative et inclusive de la Confédération, affirmant que cette réunion illustre parfaitement l’approche consultative et fraternelle qui caractérise l’AES. En mettant en avant la solidarité entre les trois pays, il a souligné que la Confédération n’est pas seulement une construction institutionnelle, mais aussi un espace de confiance mutuelle et de coopération sincère.  

Le président de la Commission nationale de la Confédération AES Bassolma Bazié,  a rappelé que l’An I, sous la présidence du Général Assimi Goïta, a été une année fondatrice, marquée par la structuration institutionnelle, la clarification doctrinale et l’affirmation stratégique. Pour lui, l’An II doit désormais ouvrir une nouvelle phase axée sur la consolidation des acquis, l’approfondissement des actions engagées et le renforcement des projections stratégiques. Il a insisté sur la responsabilité historique des acteurs à faire de cette feuille de route une véritable boussole pour l’avenir de la Confédération.  

Vers une feuille de route consolidée et ambitieuse

Les Chefs de délégation ont unanimement salué les progrès réalisés sous l’impulsion des Présidents TRAORÉ, GOÏTA et TIANI. Ils ont rappelé que la feuille de route en cours d’examen s’inscrit dans la continuité de la dynamique engagée durant la présidence inaugurale de l’AES, assurée par le Mali. Cette continuité est essentielle pour maintenir la cohésion et renforcer la crédibilité de l’organisation. Les interventions ont montré une volonté commune de transformer les acquis institutionnels en actions concrètes, capables de répondre aux défis sécuritaires et économiques du Sahel.  

Depuis décembre dernier, le Burkina Faso assure la présidence confédérale tournante de l’AES. Ce mécanisme traduit la volonté des trois États de partager équitablement les responsabilités et de renforcer la solidarité institutionnelle. La présidence tournante est un symbole d’équilibre et de gouvernance collective, où chaque pays joue un rôle moteur dans la construction de l’espace confédéral. Elle illustre aussi la maturité politique de l’organisation, qui entend se projeter comme un acteur régional structuré et crédible. Ce système de rotation permet d’éviter toute concentration de pouvoir et garantit une dynamique partagée.  

La présidence tournante comme symbole d’équilibre

Cette réunion ministérielle illustre la volonté des trois pays de donner une assise durable à la Confédération. L’An I a permis de poser les bases institutionnelles et doctrinales, tandis que l’An II doit désormais consolider ces acquis et projeter l’AES comme un acteur régional incontournable. La feuille de route en discussion sera déterminante pour définir les priorités sécuritaires, diplomatiques et économiques, et pour renforcer la légitimité de l’organisation auprès des populations. Elle doit devenir un instrument stratégique de mutualisation des capacités et de projection géopolitique.  

Les ministres réunis à Ouagadougou portent une responsabilité historique : transformer la vision des Chefs d’État en actions concrètes et durables. La feuille de route de l’An II doit être plus qu’un document administratif ; elle doit incarner une stratégie commune, capable de répondre aux défis du Sahel et de porter haut les aspirations des peuples. En inscrivant leurs efforts dans la continuité et en renforçant la cohérence de leurs actions, le Burkina Faso, le Mali et le Niger entendent faire de l’AES une confédération solide, souveraine et résolument tournée vers l’avenir.  

Une responsabilité historique pour l’avenir du Sahel

Cette rencontre ministérielle s’inscrit dans une dynamique de construction d’un espace confédéral fort et crédible. Les discours des délégations ont montré une convergence de vues et une détermination partagée à renforcer la coopération régionale. L’AES apparaît désormais comme une réalité institutionnelle et un acteur géopolitique émergent, capable de porter une vision commune et de répondre aux aspirations des peuples. L’An II doit être celui de la consolidation, de l’approfondissement et de la projection stratégique, afin de donner une assise durable à cette confédération.  

La réunion de Ouagadougou marque une étape décisive dans l’histoire de l’Alliance des États du Sahel. Les ministres ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la dynamique enclenchée et à transformer la feuille de route en un instrument efficace de cohérence et de mutualisation. La Confédération AES, sous la présidence tournante du Burkina Faso, entend renforcer sa légitimité et sa crédibilité, en inscrivant ses actions dans une vision commune. Cette rencontre illustre la volonté des trois États de bâtir un espace confédéral solide, souverain et porteur d’avenir.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

27 février 2026 0 comments
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