Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
dimanche,24 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Emmanuel Macron lors de la conference de presse du mardi 16 fevrier 2021
ActuSécurité

[Tribune] Ce que la France défend réellement au sahel

by Sahel Tribune 15 avril 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Polémiques, conflits, émeutes, coups d’État, guerres, attentats, l’époque est à la colère et à la terreur. Ces mots ne cessent de revenir dans l’espace public.

Pour le philosophe Emmanuel Kant, la guerre serait greffée dans la nature humaine. Tout observateur averti du sahel s’apercevra que la présence militaire française dans cette région vise la déstabilisation des États souverains que sont ses anciennes colonies afin de sauver son patrimoine et sa suprématie. C’est pourquoi « il y a la France au Tchad, il y a donc la France au Sahel » et non pas de rébellion.

Plus d’une décennie nous sépare de la mort du guide libyen Mouammar Kadhafi, tué par ses ennemis. Son corps a même été exposé et les Libyens partaient le filmer comme un trophée de guerre.

La France de Nicolas Sarkozy venait de débarrasser la Libye de son dictateur. Après cette mission en octobre 2011, voyant les combattants libyens s’installer au Mali, il fallait s’attendre à l’embrasement de toute l’Afrique de l’Ouest. Cette disparition du guide libyen a été une porte ouverte au terrorisme dans la région.

Nombreux sont les Africains qui se demandent toujours de la source du financement des activités terroristes. Ce qui reste sûr, rares sont les présidents africains qui peuvent financer cette activité, ne serait-ce que pendant deux ans.

Le terrorisme coûte extrêmement cher

Aujourd’hui, on nous dit que la France est au four et au moulin pour combattre le terrorisme et défendre la démocratie en Afrique. Le combat de ce « pays des droits de l’homme » contre le terrorisme et pour la démocratie, tant vanté, est épouvantablement fallacieux. La présence militaire française au sahel vise plutôt d’autres objectifs.

Le Qatar est un financeur massif du terrorisme. Pourtant, il n’y a pas d’intervention militaire française au Qatar. En termes de dangerosité de propagation du terrorisme, le Qatar est plus dangereux que les combattants du nord du Mali, en guise d’exemple. Pourquoi il n’y a-t-il pas d’intervention militaire française au Qatar ?

La présence de la France au sahel ne se justifie pas non plus pour le combat contre l’islamisme. La plus grande puissance dangereusement islamiste, c’est l’Arabie Saoudite. Pourtant, c’est la France qui lui vend des armes. Si c’était pour combattre l’islamisme, la France continuerait-elle à vendre des armes à ce pays ?

Elle ne vise pas non le rétablissement de la démocratie ou la défense de ce régime politique. Parce qu’au Sahel, l’armée française bombarde les « rebelles », qui combattent pour imposer leur volonté, au Tchad. Pays qu’elle soutient malgré un contexte très particulier et pire que celui du Mali ou du Burkina Faso.

Si la démocratie (pour paraphraser le professeur Ayissi Lucien) est l’appropriation de la politique par le peuple souverain, avec quel mandat populaire, Macron promet-il aux Tchadiens la sécurité, la paix et la garantie de leur intégrité territoriale ? 60 ans après les indépendances, c’est un État sous tutelle étrangère, qui est le pilier de notre sécurité ? Comment peut-elle réaliser de telles promesses sans se rendre coupable de complicité active dans la déstabilisation d’un État souverain ?

« Si la démocratie est le meilleur des régimes, elle est politiquement falsifiée et idéologiquement déterminée lorsqu’on s’en sert comme une arme de déstabilisation massive des États », conclut le professeur Ayissi Lucien (philosophe).

Si la démocratie n’est pas falsifiée pour servir d’arme de déstabilisation massive des États par les donneurs de leçon, comment, sans transition, Macron peut-il légitimer un coup d’État constitutionnel au Tchad et le délégitimer au Mali ?

Que reste-t-il à la France pour sauver son patrimoine et sa suprématie ? Elle doit semer le chaos dans ses anciennes colonies. Car la paix est le principal facteur de développement. Une fois que toutes les autres pistes seront évacuées, quel est donc le véritable motif de la présence militaire française au Sahel ?

Un intérêt « géoéconomique »

C’est pour protéger l’accès de certaines grandes firmes françaises aux ressources stratégiques du Sahel. C’est la communication des autorités françaises et de l’armée française. Regardant la carte du Mali, nous avons la Mauritanie puis le Niger. Au Niger, il y a AREVA (une grande multinationale française) qui exploite des gisements d’uranium pour les centrales nucléaires françaises. En Mauritanie, la France exploite du pétrole à travers sa firme appelée TOTAL. Au nord du Mali, nous avons une situation révoltante.

La défense de son intérêt « géoéconomique » est le principal motif de sa présence au Sahel parce que ce n’est pas seulement au Tchad. D’où la prolifération des conflits armés, des insurgés qui combattent la dictature installée par feu Idriss Deby Itno au Tchad. La France, au nom du soi-disant serment de fraternité, bombarde ceux qui veulent faire appliquer les principes de la démocratie. La France est donc toujours dans un jeu d’intérêt au Sahel. Dans ce contexte, difficile d’espérer sur une paix une paix durable dans cette région africaine.

Tidiani Bakary Guindo

15 avril 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le représentant permanent de la Chine au Conseil de sécurité de l'ONU
ActuSécurité

Lutte contre le terrorisme et la stabilité au Mali : la « priorité numéro un » pour Pékin

by Chiencoro 14 avril 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

La République populaire de Chine souligne l’importance d’apporter un soutien international aux efforts déployés par le Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la stabilité. C’est la « priorité numéro un » pour Pékin.

À la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, mercredi 12 avril 2023, sur la situation au Mali, la Chine comptait parmi les soutiens du Mali, aux côtés de la Russie. Le représentant permanent de la République populaire de Chine auprès des Nations unies, Zhang Jun, a appelé à un soutien international accru à la stabilité et aux efforts de lutte contre le terrorisme du Mali. Il estime que c’est la « priorité numéro un ».

Sur la question des droits de l’homme, le diplomate chinois a indiqué que « l’objectif ultime des opérations antiterroristes est de protéger le droit des civils à la vie et à la sécurité, entre autres droits humains fondamentaux ». Pékin s’est ainsi opposé à toute « instrumentalisation politique des droits de l’homme pour interférer avec les opérations antiterroristes ».

« Fournir un soutien global au Mali »

Le représentant permanent de la Chine auprès de l’ONU salue les efforts des autorités maliennes pour le retour de la stabilité. « Le gouvernement malien mène de vigoureuses opérations de lutte contre le terrorisme. Il a lancé une stratégie pour stabiliser les régions dans le centre, et fait des efforts considérables pour améliorer la situation régionale et assurer la sûreté et la sécurité de sa population », a-t-il indiqué dans son allocution. Il estime que de « tels efforts méritent notre reconnaissance ».

Pour accompagner ces efforts, « l’aide (au Mali) doit être renforcée, notamment en finançant l’équipement, le renseignement et la logistique », indique le diplomate chinois, qui exhorte la Minusma à remplir « efficacement le mandat que lui a confié le Conseil de sécurité et fournir un soutien global au Mali ».

Tout en exhortant à « promouvoir la mise en œuvre de l’accord de paix », qui est « essentiel pour maintenir la paix et la stabilité au Mali », Pékin estime que la transition politique au Mali est une opportunité pour les parties maliennes de « résoudre les divergences par le dialogue et […] assurer le bon déroulement des élections générales, afin de poser des bases solides pour une stabilité durable au Mali ».

Chiencoro Diarra

14 avril 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des avions de combats
ActuSécurité

Coopération Mali-Russie : plus de 1 200 villages libérés, en un an et demi

by Chiencoro 14 avril 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

L’Afrique, notamment la région du sahel, est objet d’une vaste concurrence. L’expansion de la présence russe sur ce continent effraie certains anciens partenaires, poussés à la porte pour laisser le champ libre à Moscou. La France est « jalouse » du succès de la coopération entre Bamako et Moscou.

Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l’ONU, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Mali, le mercredi dernier, a invité les pays occidentaux à « permettre aux Maliens et aux habitants des autres pays de la région de résoudre leurs problèmes eux-mêmes avec les partenaires de leur choix », a rapporté le média russe Sputnik Afrique.

Le représentant russe à l’ONU rappelle que « la déstabilisation du Sahel et du Mali en particulier, est le résultat de l’action musclée et irresponsable des pays occidentaux en Libye ». Aussi leur présence de longue date, précise-t-il, dans cette « partie de l’Afrique n’a pas non plus donné de résultats tangibles ». Il a donc exhorté les membres du Conseil de sécurité des Nations unies « à reconnaître leurs erreurs et à abandonner leurs ambitions néocolonialistes ».

Vassili Nebenzia a saisi l’occasion pour faire comprendre à tous ses collègues du Conseil de sécurité que la région du Sahel n’est la propriété de personne à part des Africains eux-mêmes. « Cette région ne vous appartient pas », a-t-il affirmé.

« Si la France est jalouse de ces succès… »

Dans une interview accordée à Sputnik Afrique, Fousseynou Ouattara, vice-président de la Commission de la défense et de la sécurité du Conseil national de transition (CNT) au Mali, a aussi déclaré : « Cette critique française relève plutôt de l’hypocrisie. Parce que les pays du Sahel, ce n’est pas une zone gardée de la France. Ce sont des pays qui sont libres de traiter avec qui ils veulent et de coopérer avec qui ils veulent ».

Selon les précisions du responsable malien, la coopération avec la Russie a permis à son pays de « stabiliser la situation sécuritaire et d’apporter une bouffée d’oxygène à la population ». Grâce à cette coopération, plus de 1 200 villages ont pu être libérés et plus de 700 000 personnes ont pu regagner leurs maisons.

« Si la France est jalouse de ces succès, c’est parce qu’elle sait que les autres pays qui sont dans le Sahel sont en train de suivre l’exemple du Mali et de se tourner vers la Russie », a-t-il conclu.

Chiencoro Diarra  

14 avril 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des elements de larmee malienne
ActuSécurité

Allégations contre l’armée malienne : la France a-t-elle « la mémoire sélective » ?

by Mohamed Camara 13 avril 2023
written by Mohamed Camara 3 minutes read

Au conseil de sécurité de l’ONU, mercredi 12 avril 2023, le représentant permanent du pays auprès des Nations-Unies a répondu sèchement à tous ceux qui accusent l’armée malienne de violations des droits de l’homme. Il a pointé du doigt la responsabilité des forces françaises dans l’attaque de Bounty, tout en réitérant l’attachement des autorités maliennes de la transition au respect des droits humains.

Le Mali a rejeté d’un revers de la main les accusations françaises sur la violation des droits de l’homme perpétré à Moura, à l’occasion de l’examen par le Conseil de sécurité du rapport trimestriel du secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali. Le gouvernement s’engage à respecter les droits humains dans son combat inlassable contre le terrorisme.

Accusation de la France contre l’armée malienne

Les autorités maliennes ont profité de cette réunion du Conseil de sécurité pour dénoncer la rhétorique « accablante » de l’ambassadeur français, accusant l’armée malienne de graves violations des droits de l’homme à Moura.

« J’aurais aimé que l’Ambassadeur de France, s’il n’avait pas la mémoire sélective, dise à ce Conseil, qu’en janvier 2021, les Forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil national au Mali, à Bounty. J’aurais bien aimé, s’il n’avait pas la mémoire sélective, qu’il dise à ce Conseil les efforts qu’ils ont faits pour donner suite aux deux rapports qui ont été publiés, pour ne prendre que ces deux exemples », a indiqué M. Issa Konfourou.

Renforcer la présence de l’État sur le territoire

Le représentant permanent du Mali auprès des Nations-Unies a saisi cette occasion pour revenir surles victoires de l’armée malienne dans les théâtres d’opérations contre les terroristes. Selon ses précisions, « plusieurs dizaines de terroristes ont été neutralisées, leurs sanctuaires détruits et de grandes quantités de matériels de guerre saisies ou détruites. Aussi, durant la période sous examen, plusieurs dizaines de terroristes ont été interpellés et mis à la disposition de la justice, parallèlement à la reddition volontaire de nombreux terroristes dans les régions du Centre. »

Ces différentes opérations ont permis, comme le souligne le rapport du secrétaire général, daté du 30 mars 2023, « de renforcer la présence de l’État sur le territoire, de lever le blocus et l’emprise terroriste sur certaines localités dans les régions du Nord et du Centre, et de favoriser la fourniture des services sociaux de base aux populations, y compris la réouverture de certaines écoles dans les zones encore affectées par l’insécurité. »

Mise en garde des autorités maliennes

M. Konfourou rassure toutefois que « ces opérations sont menées dans le strict respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, conformément à nos valeurs humanistes ancestrales et par devoir envers nos populations. »Le diplomate malien rassure« que le Gouvernement continuera d’œuvrer inlassablement pour la protection et la promotion des droits de l’homme ainsi que le respect du droit international humanitaire sur notre territoire ».

Toutefois, les autorités maliennes de la transition mettent en garde contre toute utilisation de la question des droits de l’homme à des fins politiques ou de déstabilisation.

Mohamed Camara

13 avril 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Moussa Mara, ex-Premier ministre du Mali
ActuPolitique

[Tribune] Que penser du projet de constitution ?

by Sahel Tribune 13 avril 2023
written by Sahel Tribune 9 minutes read

Le Chef de l’Etat a présenté officiellement le projet de Constitution qu’il porte et qu’il compte soumettre au peuple. Cette décision lance officiellement le processus devant nous conduire au prochain referendum constitutionnel. Il est de ce fait souhaitable que chaque malien se saisisse de cette question et se fasse son opinion avant de voter le moment opportun.

Depuis plus de 20 ans, le pays cherche à modifier sa constitution, ce qui sous-entend qu’il y a
des raisons objectives à cela. Il n’est pas besoin d’être expert pour connaitre les nombreuses
difficultés posées par la constitution de 1992.

D’un point de vue général, sans tomber dans un juridisme incompréhensible par le commun
de nos compatriotes, faire des modifications de l’ancien texte ou rédiger un nouveau ne
conduit pas à des différences de fond au plan du contenu du texte. Il est souhaitable de se
focaliser plutôt sur l’essence du texte que d’épiloguer indéfiniment sur la forme de la révision.

La réforme constitutionnelle a été prévue dans la Charte de la transition et figure en bonne
place dans le chronogramme validé par les Maliens et la CEDEAO. Dans le même sens, le débat
sur la légitimité ou non des autorités de transition pour conduire ce projet, n’est pas non plus
pertinent. La constitution de 1992 souvent revendiquée par ceux qui s’opposent à la conduite
de la réforme par la transition actuelle, a elle-même été rédigée pendant une transition. La
réforme constitutionnelle est portée également par la CEDEAO et la communauté
internationale. De ce fait, ce débat n’a plus lieu d’être.

La transition actuelle est fondée à reformer la Constitution, surtout que le peuple, qui est au-dessus de tout y compris selon la Constitution de 1992 elle-même, sera sollicité pour se prononcer sur le texte ainsi élaboré. Il nous parait d’ores et déjà utile de mettre en évidence ce qui peut être considéré comme étant des aspects positifs de l’actuel projet, mais également les insuffisances que nous avons identifiées. Ce qui peut contribuer à éclairer nos compatriotes en perspective de leur choix.
Il n’est pas possible de relever toutes les caractéristiques du texte. Il sera mis l’accent sur les
éléments qui apparaissent significatifs et impactants. Notre ambition vise à éclairer nos
compatriotes en perspective de leur participation au referendum sur la constitution.

Le Projet contient des points positifs

Plusieurs éléments positifs sont à retenir du projet de constitution. Le texte a été rédigé au Mali par des Maliens, dans un temps relativement court, cela signifie que rien n’est au-dessus de nos moyens au niveau interne. Les compétences nationales sont souvent suffisantes pour répondre aux défis de l’heure quels qu’ils soient. La consécration des droits de l’homme dans le texte est un signal très fort lancé par les autorités, car cela est la base de toute vie collective. Les individus, nos concitoyens doivent être assurés que leurs droits sont protégés et garantis par les dépositaires du pouvoir.

La création de la Cour des Comptes était attendue depuis fort longtemps, le Mali étant en
retard sur tous les pays de l’UEMOA sur ce projet destiné à promouvoir la bonne gouvernance.
On aurait néanmoins pu trouver une autre formule pour la désignation de ses membres (le
Parlement avec les corps de contrôle et les magistrats) en dehors de l’exécutif dont il juge les
comptes (article 162).

La création du Sénat permet d’offrir un cadre de représentation aux autorités traditionnelles
et religieuses ainsi qu’aux collectivités territoriales. Cette institution renforcera les capacités
du parlement en faisant appel à certaines personnalités ayant servi le pays. Les diversités
maliennes trouveront ainsi un parlement où elles seront mieux traduites. L’instauration du
Sénat est de nature à contribuer à la stabilité politique du pays.

La destitution du Président de la République, prévue par l’article 73, est une innovation
positive qui permet de faire contrepoids aux pouvoirs supplémentaires qui lui sont donnés par
rapport à la constitution de 1992. Cela est positif et permet de donner de l’importance au
Parlement. La limitation claire des mandats présidentiels éloigne les perspectives de troisième
mandat dans notre pays. La limite d’âge supérieure est bonne (article 46), il faut que le
Président soit en phase avec l’écrasante majorité du pays qui a moins de 35 ans. Il doit
également pouvoir physiquement assumer ses responsabilités. La possibilité de poursuivre les
Ministres (article 82) devant les juridictions communes est une innovation qui limite
l’impunité.

La précision de la laïcité rassurera les deux camps qui se font face sur cette question. Ceux qui
craignent que la laïcité ne soit considérée Manifestement certains craignent que ce concept
vise à contrarier leurs religions. Une campagne d’explication et de sensibilisation devrait être
conduite en leur direction. contre les religions verront que ce n’est pas le cas même s’il reste
encore à régler la question de l’école dite laïque. Ceux qui pensent à une menace de
République Islamique verront que l’Etat fait le choix de la neutralité et de l’équidistance
joignant en cela la grande tolérance de la société malienne.

La reconnaissance de l’importance de la société civile est une avancée positive de la
Constitution car il n’y a pas de démocratie sans une société civile forte et indépendante, et
qui joue un rôle absolument indépendant de tout autre pouvoir politique.

La question des langues officielles (art 31) est une position de principe, il convient d’attendre
la loi organique qui va fixer les conditions et les modalités d’emploi des langues nationales
comme langues officielles. Il faut néanmoins saluer le principe de considérer toutes les langues
nationales sur le même pied d’égalité, ce qui est consacré dans la politique nationale des
langues.

Au niveau des députés, il est désormais prévu la présence des maliens de la diaspora dans
l’assemblée (article 96), cela est un apport majeur accepté par tous.
La sanction de la transhumance politique est une bonne chose (article 106). Il faut noter que
des chantiers doivent être ouverts pour lutter contre ce phénomène à d’autres niveaux
(Gouvernement, administration…).

La notion de délais à respecter pour rédiger les décisions de justice (article 131) est une
excellente chose qui peut fonder la mise en place de dispositifs contraignants pour rendre et
rédiger les jugements. Cela atténuera la souffrance de milliers de nos compatriotes qui sont
pénalisés par les lenteurs de la justice.

Il y a malheureusement des aspects négatifs à déplorer

De nombreuses insuffisances de forme ont été relevées par plusieurs observateurs avisés. Il
faut espérer que ces observations pourront être prises en compte. Quelques faiblesses
majeures
pénalisent toutefois la pertinence du projet des autorités de la transition :
Trop de pouvoirs sont donnés au Président, ce qui vide le régime institutionnel de tout
équilibre indispensable à la démocratie. Le Président garde tous les pouvoirs de la
Constitution de 1992. En plus, il pourra nommer certains parlementaires ce qui lui donnera
encore plus d’ascendance sur eux. En revanche le Parlement perd le pouvoir de censure du
Gouvernement, ce qui le place en posture de vassal de l’exécutif. Ce déséquilibre va focaliser
la démocratie malienne sur le Président et les élections présidentielles.

Le paysage politique sera configuré en fonction de ce scrutin et autour du Chef de l’Etat. Cela videra la démocratie de sa vigueur, affaiblira les partis politiques en les discréditant tout en favorisant le renforcement d’un phénomène de cour autour du Président de la République. Ce dernier risque ainsi de tomber dans les travers du passé pour aboutir aux mêmes résultats. L’exécutif a besoin d’être mis sous pression pour travailler, être évalué et suivi avec la possibilité de sanctions, faute de quoi, l’Etat ne sera pas efficace et les citoyens ne seront pas servis. C’est
dans ce sens que nous comprenons la refondation. Le projet a malheureusement pris le
chemin inverse.

La lutte contre la corruption qui est pourtant considérée comme une priorité par le projet de
constitution est fortement pénalisée par certaines de ses dispositions. En renforçant l’exécutif
qui est le premier vecteur de corruption, face à la justice dont des acteurs sont nommés par
les dirigeants du pays, on ne fait que fragiliser le pouvoir judiciaire et donc la perspective de
lutte contre la corruption. Ensuite en ne renforçant pas le dispositif de publication des
déclarations des biens, on affaiblit ce moyen important de lutte contre la corruption.

Enfin en ne renforçant pas l’indépendance de la justice à travers l’autonomie du Conseil Supérieur de la magistrature par rapport au pouvoir, on accroît la mainmise de l’exécutif sur la justice. Ce qui risque de favoriser l’impunité des décideurs. Ces signes sont autant de mauvais signaux envoyés par rapport à la lutte contre la corruption.

La décentralisation n’est pas promue alors que le futur du Mali passera forcément par elle
ainsi que par le renforcement des collectivités territoriales . Il aurait fallu dire clairement dans
la définition de la République que le Mali est une République décentralisée. Ensuite on devrait
mettre les collectivités plus en avant au lieu de les aborder au même niveau que les
circonscriptions administratives.

Les collectivités ne sont pas un mode d’administration du territoire, elles sont un moyen de
fonctionnement de l’Etat pour être plus efficace au service des populations. La suppression du nombre de membres du Gouvernement (article 75) est un recul par rapport à la mouture initiale et ce n’est pas le fait de dire qu’une loi organique fixe le nombre de membres du Gouvernement qui changera cela. Chaque régime pourra faire prendre une loi organique fixant le nombre de ministres qu’il souhaite nommer.

Le maintien du pouvoir donné à la Cour Constitutionnelle, selon les cas, d’annuler une élection
ou de réformer les résultats est un recul et nous rappelle les heures sombres de 2020. Cela
peut plonger de nouveau le pays dans des difficultés. On aurait dû maintenir que le pouvoir
de la Cour est d’annuler une élection et non d’en réformer ses résultats.

Au niveau de la révision enfin (art 184 et 185), il est dommage qu’on n’ait pas inséré une
procédure de révision plus légère que le referendum pour certaines corrections non
importantes de la Constitution. C’est l’absence de ce type de procédure qui a empêché la prise
en compte des corrections que tout le monde considère comme positives comme la création
de la cour des comptes par exemple. On aurait pu insérer cela et limiter le recours au
referendum pour les corrections significatives.

Et maintenant ?

Nos autorités doivent organiser et soutenir l’ouverture de débats dans tout le pays pendant
cette phase. Elles doivent vulgariser le texte, créer des espaces de discussions et d’échanges
afin que les citoyens se fassent leur propre une opinion et ce de manière objective. Les médias
sont à mettre à profit pour organiser des séances d’explication mais aussi de confrontations
pour contribuer à éclairer nos compatriotes.

Les acteurs politiques et de la société civile ne doivent pas rester en marge du processus. Ils
devraient informer et consulter leurs bases sur l’ensemble du territoire. Cet exercice démocratique doit être conduit avec la participation et l’implication de tous. Les autorités de la transition doivent y trouver une occasion pour rendre la transition plus inclusive, ce qui aidera à accroitre la participation au referendum.

Enfin, après l’exercice référendaire, quel qu’en soit le résultat, les acteurs politiques et de la
société civile devraient tous respecter la décision du peuple et avancer dans la mise en œuvre
de la constitution. C’est aussi cela la démocratie.

Moussa MARA
www.moussamara.com

13 avril 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
accord de paix au mali
ActuSécurité

Mali : l’Accord d’Alger en berne

by Sahel Tribune 11 avril 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, l’application de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d’Alger semble être de plus en plus problématique entre les autorités maliennes et les groupes signataires de l’Accord. Ces dernières semaines, cette situation semble avoir pris une nouvelle dimension au point que d’aucuns envisagent le scénario de 2012.

Pourtant ce processus de paix devrait jeter les bases d’une paix durable, voire définitive, entre Bamako et les ex-rebelles. Cependant, le constat est amer aujourd’hui.  Près d’une décennie après sa signature, le bilan de son application n’est pas reluisant. Pire, il continue de désunir, profondément, les parties. De plus en plus le fossé se creuse entre Bamako et les ex-rebelles. Ceux-ci ont claqué la porte du Comité de Suivi de l’Accord depuis décembre 2022 dénonçant une « véritable lenteur » dans la mise en œuvre de l’Accord et demandant une intervention de la médiation internationale en terrain neutre pour discuter des pistes de solution. Une demande rejetée par les autorités maliennes ayant estimé inopportune l’idée.

« Non-prise en compte des doléances »

Au-delà de la question liée à la lenteur du processus de mise en œuvre de l’Accord, l’autre point de discorde est relatif à la « non-prise en compte des doléances » de certains groupes signataires dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle constitution.

Le Centre Carter a publié fin mars une note d’analyse sur l’élaboration de la nouvelle constitution en lien avec l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. L’observateur indépendant a souligné « le sérieux blocage du processus de mise en œuvre de l’Accord qui prévaut actuellement complique aussi bien les concertations entre les Parties que les opportunités d’accompagnement du processus d’adoption d’une nouvelle constitution par le CSA et la Médiation internationale ».

La question que l’on pourrait, justement, se poser dans ce climat de méfiance politique et d’incertitude sécuritaire est la suivante : va-t-on tout droit vers le scénario de 2012 ? Des questions sous-jacentes pourraient, également, être : les conditions qui ont favorisé le scénario de 2012 sont-elles présentes en 2023 ? Les nouvelles donnes géopolitiques actuelles dans le Sahel sont-elles favorables à la configuration de 2012 ?

À l’analyse, le scénario 2012 pourrait, difficilement, être envisageable même si à la fois on assiste à l’émergence des signaux qui vont dans le sens de l’émergence du scénario de 2012. L’apparition du chef de JNIM à Ménaka en février dernier et les différents pourparlers ayant eu lieu avec des légitimités traditionnelles et le moment choisi est un élément important à prendre en compte. Il est, toutefois, important de noter, également, des nouvelles réalités qui sont d’actualité. Il s’agit, notamment, de la montée en capacité stratégique et opérationnelle de l’armée malienne. Sur le terrain de la belligérance, deux possibilités militaires sont essentielles. La liberté d’action et la capacité de concentration face à un objet militaire. Il est évident, aujourd’hui, que les forces armées maliennes jouissent de ces pouvoirs.

Profiter de l’évolution actuelle

En définitive, le recours à la force pour résoudre les problèmes n’est pas une voie appropriée pouvant donner naissance à des résultats efficients. Il n’est conseillé ni aux forces de la Coalition du Mouvement de l’Azawad ni aux forces de défenses du Mali. Au contraire, Bamako doit profiter de l’évolution actuelle des rapports de force pour imposer la paix par le dialogue.

Ibrahima Harane Diallo, Journaliste-Politologue, Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises au Sahel

WhatsApp : 0022383234115

11 avril 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Assimi Goïta, discours du 61ème anniversaire de l'armée nationale
ActuTaabolow ani Tabiaw

Mali : décès du père d’Assimi Goïta dans un hôpital public du pays

by Fousseni TOGOLA 9 avril 2023
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Le président malien de la transition a perdu son père, ce 9 avril 2023, des suites d’une longue maladie. Ce décès, survenu dans un hôpital du pays, prouve la cohérence des autorités maliennes dans leurs faits et gestes.  

Il était presque 4 h du matin, ce 9 avril 2023, quand le père du colonel Assimi Goïta, le Capitaine à la retraite Bakary Goïta, s’est éteint au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kati, a indiqué le président de la transition sur son compte twitter, dans la matinée. Dans un communiqué, le secrétariat général de la présidence de la République du Mali a précisé que ce décès est survenu « des suites d’une longue maladie ».

Des messages de condoléances

Depuis cette annonce, les messages de condoléances se multiplient de part et d’autre. « Le Secrétariat général [de la présidence du Mali] ainsi que l’ensemble du personnel de la Présidence présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille durement éplorée et prient Allah le Tout-Puissant de lui accorder sa Grâce », a exprimé la présidence du Mali.

De son côté, l’Ambassade du Mali aux Émirats arabes unis « présente ses condoléances les plus attristées suite au décès » et prie pour le reposdel’âme de l’illustre disparu. Le Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a également présenté ses condoléances au chef de l’État suite à ce décès.

« Nous joignons notre voix à celle de l’ensemble des membres du Gouvernement et à celle de tout le peuple malien, pour présenter nos sincères condoléances au Président de la Transition, S.E Colonel Assimi Goïta », a indiqué le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga.

Des partis politiques maliens ont également présenté leurs condoléances aux familles du défunt. L’Union pour la République et la Démocratie (URD) de feu Soumaïla Cissé se dit « affectée par la terrible nouvelle [et] prend part à cette profonde douleur et assure toute la famille éplorée de son soutien en ce moment très difficile contre lequel humains que nous sommes ne pouvons rien, sauf que prier ». Le Rassemblement Pour le Mali (RPM) de feu Ibrahim Boubacar Kéïta n’a pas manqué non plus à ce devoir de compassion.

Cohérence dans les faits et gestes

Ce décès est vu comme une occasion pour des internautes, notamment Massimi Moratti, de mettre l’emphase sur le lieu du décès du capitaine Bakary Goïta. « Son père décède à l’hôpital public de Kati, au Mali » alors que d’autres l’accusent toujours d’avoir laissé « un présumé coupable de détournement de fonds des armements, partir se soigner à l’extérieur quand ce dernier était admis dans l’une des meilleures cliniques de Bamako ».  

Le 21 mars 2022, l’ancien Premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga, est décédé à Bamako, où il était en détention dans une affaire de fraude présumée. La famille du défunt a déclaré avoir demandé en vain l’extradition de ce poids lourd de la politique malienne, auprès des autorités maliennes. Mort dans ces conditions, certains détracteurs des autorités de la transition n’hésitent pas à porter un doigt accusateur vers les militaires au pouvoir au Mali.

Grande mobilisation aux obsèques

Ce décès du père du président de la transition dans un hôpital public du pays, des suites d’une longue maladie, prouve la cohérence de ces autorités transitoires dans leurs faits et gestes. Le chef de l’Etat pouvait bien envoyer son père à l’étranger pour se faire soigner, comme le faisaient ses prédécesseurs. L’objectif des autorités transitoires de la refondation en matière de santé est d’arriver à zéro évacuation sanitaire dans le pays. D’où le lancement en septembre 2022 des travaux de construction d’un hôpital de 4e référence au Mali. Le complexe hospitalier, dont le coût de réalisation s’élève à 235 millions de dollars, sera installé sur un site de 40 hectares.

Les obsèques du capitaine à la retraite, Bakary Goïta, sont prévues, lundi 10 avril 2023, au stade Mamadou Diarrah de Koulikoro, dans la deuxième région du pays, à partir de 16 heures. Le gouverneur de la région de Koulikoro « invite les directeurs des services techniques régionaux, les légitimités traditionnelles et religieuses, les leaders des organisations de la société civile et du secteur privé et les représentants des partis politiques présents dans la région à prendre part » à ces obsèques.  

F. Togola

9 avril 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Ebola hors de contrôle : dix pays africains dans le viseur
Hivernage 2026 au Mali : 3,3 milliards FCFA pour prévenir les inondations à Bamako
Afrique : pourquoi les importations de blé russe explosent malgré les tensions géopolitiques

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close