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Vente d'habits
ActuSécurité

Mali: une fête de ramadan aux couleurs du contexte économique

by Mohamed Camara 20 avril 2023
written by Mohamed Camara 2 minutes read

Le mois de ramadan tire vers sa fin, laissant place à la petite fête des musulmans. A quelques jours de ce moment de grande envergure, les marchés s’encombrent, mais les prix de certains articles sont intouchables, tandis que d’autres restent stables. 

Toutes les voies menant au grand marché de Bamako sont bouchées. Sous cette canicule, on y assiste à un embouteillage humain. En cette veille de la fête de ramadan, chacun s’active pour effectuer des achats malgré un contexte économique difficile. Certains vendeurs, sous des hangars, séduisent les clients à venir acheter leurs articles, d’autres partent jusqu’à les prendre par la main et les faire rentrer dans leur boutique. 

« Malgré toutes ces séductions, les articles sont intouchables. Les prix sont extrêmement exorbitants », remarque une cliente exaspérée. Toutes cette séduction s’explique par le difficile contexte économique depuis un certain temps. Ce qui fait que les vendeurs manquent cruellement de clients. La fête est donc une occasion particulière pour renflouer un peu les caisses afin que le ramadan soit bel.

A chacun selon ses moyens 

Aïssata est au marché depuis le matin mais elle n’arrive pas à avoir les articles qu’elle désire acheter. « Pour mes filles, j’ai pu acheter certains habits et chaussures à des prix stables. Mais pour les garçons, c’est quasi impossible d’avoir ces articles à un prix abordable », réagit-elle.

Mariam, quant à elle, est en train de parler énergiquement avec une cliente. Elles n’arrivent pas à se comprendre sur le prix de ces chaussures d’enfants. « Mais je peux les acheter à 10.000 FCFA, en raison de 5000 Fcfa l’unité », dit-elle au vendeur, qui réplique: « Il faut ajouter sur les 5.000f ». 

Le marchandage est tendu. Les ménages souffrent de la cherté de la vie, les vendeurs aussi cherchent à se faire un peu d’argent en cette veille de fête afin de combler les déficits créés par une longue période de quasi-inactivité. 

Selon la cliente Mariam, « depuis la crise sanitaire de la pandémie de la Covid-19, nous souffrons d’une hausse des prix liée notamment aux taxes et autres qui n’ont jusque là pas connus de diminution. »

Des clientes regroupés dans une boutique d’articles féminins se montrent optimistes quant à la stabilité des prix. Mais elles déplorent toutefois cette cherté du marché : « Je voudrais acheter des tissus à mon homme, mais la qualité que je voudrais, est plus chère que le bazin. C’est vraiment déplorable! », explique une cliente. 

Le boutiquier se défend en donnant des precisions: « Les tissus ne sont pas de la même qualité. Il faut que les clients arrivent à comprendre cela. La qualité qu’elle souhaite achèter pour son homme est 10.000 FCFA le mètre. Il y’a d’autres, dont le mètre coûte 5000 FCFA ». A chacun donc selon ses moyens! 

Mohamed Camara   

20 avril 2023 0 comments
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Consommation d'alcool
Actu

Mois de ramadan au Mali : un tour dans les bars et boutiques d’alcool la nuit

by Mohamed Camara 18 avril 2023
written by Mohamed Camara 4 minutes read

Au Mali, le mois de ramadan ne dissuade pas certains musulmans à fréquenter des bars, des boites de nuit ainsi que d’autres endroits considérés comme non orthodoxes dans la religion musulmane. À Bamako, les boutiques d’alcool et les bars font des revenus durant cette période grâce à cette fréquentation au compte-goutte.

Le soleil se couche à Bamako. Sur les ondes des radios locales, la cloche vient de sonner, annonçant la rupture de jeûne du jour. La majorité des fidèles musulmans rejoignent les mosquées ou leurs maisons, après une journée harassante, sous un soleil de plomb. Au même moment, quelques-uns se dirigent vers les bars, buvettes et autres lieux de retraite, à la recherche d’une goutte d’alcool. Juste une petite goûte afin de taire une soif dont seul l’alcool peut calmer.

« Il est difficile d’abandonner. Moi je bois depuis des années. Pendant le ramadan, j’observe le jeûne. Après la rupture, la nuit, je prends ma dose pour me sentir en forme », confesse M. Tall, un agent commercial.

Assis dans un recoin d’une boutique d’alcool à Moribabougou, bien camouflé, un client avoue : « Ce n’est pas facile d’abandonner tout d’un coup. Je bois depuis presque vingt ans maintenant ».

Les rues princesse de l’Hippodrome et de Badalabougou

Selon les indiscrétions dans des boites de nuit de la capitale malienne, « les hommes d’affaires, les opérateurs économiques…, rattrapent le temps perdu pendant la nuit. Des rendez sont fixés dans les lieux habituels ». Certains n’hésitent pas à reprendre la bouteille. « Entre boisson sucrée et boisson alcoolisée, le choix est vite fait qu’on soit amateur ou habitué de la dernière », précise-t-on.

Après la rupture et la prière, quelques noctambules se laissent guider par leur flair, à la recherche d’un endroit animé. Parmi les endroits les plus fréquentés pendant le jeûne musulman figurent les rues princesse de l’Hippodrome et de Badalabougou. Dans ces endroits, les usagers ne viennent pas uniquement pour prendre un verre, mais aussi pour traiter affaires, ou encore apprécier le défilé de quelques belles demoiselles de la nuit.

Le blues des professionnelles du sexe

Le Mali est un pays à majorité musulmane (plus de 90 %). Le caractère laïc du pays offre à chaque citoyen le droit de jouir de ses passe-temps dans la légalité. Mais aujourd’hui, selon nos constats dans certains bars de Bamako et buvettes de Bamako, beaucoup des buveurs qui envahissent ces endroits, la nuit, sont des pratiquants de la religion musulmane.

Dans cette boutique d’alcool, située en face de la RN27 à Moribabougou, les fêtards viennent depuis le coucher du soleil jusqu’à 4 heures du matin. Certes, l’afflux n’est pas comme avant le ramadan, mais les bouteilles d’alcool ne sont pas pour autant abandonnées. « La fréquentation n’est pas comme avant le ramadan, mais dire qu’on ferme les portes pendant le mois sacré est faux. Les gens viennent chaque soir. On peut gagner 50 000 par nuit au maximum et 30 000 au minimum », confie le vendeur d’alcool, sous couvert d’anonymat, à Moribabougou.

Ce gérant d’un autre bar à Quinzambougou confirme la baisse des revenus durant le ramadan. La consommation de l’alcool baisse durant le mois sacré des musulmans. « Je vends à peine le cinquième de ma provision pendant le mois de ramadan. Devant les maisons closes, l’affluence est aussi de moins en moins faible. »

Du côté des professionnelles du sexe, le constat reste de même. « Avec le mois de ramadan, nous avons peu de clients. On se demande si on pourra payer la maison à la fin de ce mois », explique une professionnelle du sexe.

Les nouvelles lois de la République

La fréquentation des bars et d’autres lieux de vente d’alcool par des fidèles musulmans n’est nullement recommandée. « Le ramadan ne se limite pas au jour. Il y a aussi la nuit », a lancé un prêcheur.

Les bars étaient interdits au Mali, dans les années 1980 sous le régime militaire de Moussa Traoré. Le gouvernement exigeait la fermeture des bars et maisons closes durant le mois de ramadan. Mais avec l’avènement de la démocratie, cette règlementation a été vite levée au profit des nouvelles lois de la république.

Dans le passé, les villes maliennes étaient inertes pendant le mois de ramadan. Aujourd’hui, les gens ont tendance à reprendre les activités après la rupture du jeûne.

Mohamed Camara

18 avril 2023 0 comments
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Mois de ramadan estival au Mali
Taabolow ani Tabiaw

Mois de ramadan estival au Mali : le calvaire des jeûneurs

by Mohamed Camara 17 avril 2023
written by Mohamed Camara 2 minutes read

Le mois de ramadan a débuté depuis fin mars 2023. Une période de forte canicule au Mali. Le pays surfe sur une vague de chaleur allant jusqu’à 41°C de température. Des précautions à prendre pour se prémunir contre cette chaleur estivale sahélienne.

Un vent sec et chaud souffle sur la capitale, ce mardi 4 avril, avec 39°C sur Bamako. Niagalé Coulibaly jeûne depuis le début du ramadan, nonobstant ses quarante ans et plus.  « Le docteur m’a conseillé de ne pas jeûner sous cette chaleur, mais comment faire ? Je suis une habituée de ce moment pieux depuis l’adolescence », raconte-t-elle.

Sous ce soleil de plomb, Moussa Diarra, un docker au grand marché de Bamako, précise ne pas pouvoir « jeûner et mener mon travail correctement. Je n’ai pas la force d’y parvenir. Avant je jeûnais, mais maintenant je ne peux plus, vu mon état de santé et cette chaleur qui tape fortement. C’est impossible pour moi de jeûner. »

Boire près de deux litres d’eau

Oumar Diaby, Commerçante au grand marché de Bamako « jeûne malgré cette canicule. Je n’ai aucunement pas besoin de l’avis d’un spécialiste pour le faire. Je suis jeune et je ne suis atteint d’aucune maladie qui peut me priver de ce devoir religieux ».

À quelques pas de la boutique de Diaby, sous un hangar certains jeûneurs se versent de l’eau et d’autres mouillent leurs habits. « C’est pour avoir la fraicheur. Il fait énormément chaud aujourd’hui », souligne l’un d’entre eux.

Selon Lasseny Konaté, doctorant à l’école de médecine de Bamako et médecin au Centre de santé communautaire (CSCOM) de la Commune 5 du district, conseille « d’éviter des sorties sous le soleil, si ce n’est pas nécessaire ».

Il recommande aussi de veiller « à être toujours à la fraicheur et prendre constamment la douche pour éviter les fortes chaleurs ». Aussi « il faut beaucoup éviter la déshydratation, qui est le véritable problème. Le jeûneur doit boire suffisamment d’eau après la rupture et pendant le souhour ».

Il invite également à éviter beaucoup de sucre dans les aliments. Aussi les exercices sportifs sous cette canicule, avant la rupture, ne sont pas recommandés.

« Bon il faut boire près de deux litres d’eau après la rupture et éviter les boissons sucrées», explique-t-il.

Mohamed Camara

17 avril 2023 0 comments
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Deuil national au Burkina Faso
ActuSécurité

Burkina Faso : 40 morts et 33 blessés dans une « attaque terroriste » dans le nord du pays

by Mohamed Camara 16 avril 2023
written by Mohamed Camara 1 minutes read

Le gouverneur de la région du nord de Ouahigouya a publié, ce dimanche 16 avril 2023, un communiqué annonçant une attaque d’hommes armés sur un détachement militaire et volontaire pour la défense de la patrie (VDP), à 15 km de la ville de Ouahigouya. Une attaque qui a couté la vie à six (6) militaires et trente-quatre VDP.

C’est vers 16 heures, le 15 avril dernier, qu’un bastion des militaires réguliers du Burkina Faso et des Volontaires pour la défense de la patrie ont été la cible d’une attaque d’hommes armés. Ce détachement des forces burkinabé était basé dans les encablures du village de Aorèma, à 15 km au nord-est de la ville de Ouahigouya.

Le gouverneur de la région a annoncé, dans un communiqué, un bilan provisoire faisant état de 40 morts, dont 6 militaires et 34 VDB. 33 autres personnes ont été blessées lors de cette attaque.

À la suite de cet incident, les assaillants ont été pilonnés par les vecteurs aériens. Une contre-offensive qui « a permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes ». Certaines sources affirment même, selon Le Monde, queles « assaillants » ont « quasiment tous été neutralisés ».

Les autorités burkinabé de transition ont décrété, le jeudi dernier, en vue de faire face aux attaques djihadistes, la « mobilisation générale » et la « mise en garde ». Une décision qui leur donne « le droit de requérir les personnes, les biens et les services, le droit de soumettre à contrôle et à répartition les ressources au ravitaillement » et « le droit d’appel à l’emploi de défense, à titre individuel ou collectif ».

Mohamed Camara

16 avril 2023 0 comments
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Les réseaux sociaux
Analyses

Facebook, WhatsApp, Tiktok : l’utilisation des réseaux sociaux cultive le dégoût de la lecture

by Sahel Tribune 16 avril 2023
written by Sahel Tribune 9 minutes read

Dans cette tribune, Abdramane Coulibaly, professeur de philosophie et écrivain, propose quelques astuces pour inculquer l’amour de la lecture, d’une part, et pour utiliser positivement les réseaux sociaux en faveur de la lecture.

Le monde actuel est dominé par l’avancée de la technologie : l’ère de l’internet. Il s’agit d’un monde où l’amour effréné de l’écran, par le biais de l’internet, l’emporte sur celui des livres. Aujourd’hui, au Mali, tout comme dans la plupart des pays africains, l’utilisation des réseaux sociaux cultive le dégoût de la lecture : Facebook, WhatsApp, Tiktok, etc. Du coup, les jeunes ont de moins en moins de temps à se consacrer à la lecture, à la bibliothèque.  

Ces faits jouent négativement sur le niveau des jeunes, des élèves, y compris les étudiants.  Pourtant, ces médias sociaux peuvent être une occasion pour faciliter la culture de la lecture. Comment inculquer le goût de la lecture à la jeunesse à l’ère d’internet ?

Pour pousser quelqu’un à aimer quelque chose, il faut lui montrer son importance dans sa vie. La lecture a un grand rôle dans la vie de l’être humain. Elle améliore l’activité cérébrale de l’homme, la capacité de penser et de compréhension du monde, des faits. Elle ouvre l’esprit humain et favorise une appréhension dialectique de l’univers. Un enfant qui lit est un être libre. Il est habité par la lumière. Selon Victor Hugo, « Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas ». De son côté, Michel Saint-Denis soutient : « Lire, c’est vivre en pleine lumière ».

Être un modèle 

Pour un particulier lettré qui veut susciter le goût de la lecture aux enfants ou à la jeunesse, il doit être un modèle. Vous ne pouvez pas demander à quelqu’un de lire alors que vous-même n’aimez pas lire. Il  est donc impossible d’être concomitamment un bibliophobe et un rat de bibliothèque. Vous devez être un modèle, une source de motivation pour lui. Et pour influencer, il faut transformer votre perturbation en une joie pour l’enfant ou pour l’entourage.

Pour un individu qui hait les livres, la lecture ne pourrait être qu’une perturbation, un dérangement. Dans ce cas, il faut lire sans complexe, à haute voix, dans la cour devant tout le monde, avec une voix inspiratrice qui crée un goût d’imitation.

En outre, si c’est dans la famille, il faut créer votre bureau de lecture soit une chambre, soit un bureau mobile. Mais il faut éviter d’être mécanique en diversifiant vos stratégies pour plus d’influence positive sur l’entourage.

Connaître les centres d’intérêt de l’enfant ou du jeune 

Quels sont les sujets qui l’intéressent ? Quelles sont les préoccupations de votre enfant, votre frère ou ami ?  Bref quel est son centre d’intérêt ? Connaître les centres d’intérêt de l’enfant vous facilitera de savoir quoi faire pour l’amener à vos côtés. Pour arriver à cette fin, il faut connaître les choix de l’enfant et les accepter. Éviter de juger négativement au premier contact ses choix. Faites de ses choix votre préoccupation pour le rapprocher plus de vous. Vous avez un seul objectif : l’amener dans votre monde pour qu’il puisse épouser la culture de la lecture.

Chercher des livres simples correspondant à ses intérêts 

Maintenant vous connaissez les centres d’intérêt de votre enfant ou ami. Nous l’avons dit plus haut qu’il faut diversifier vos stratégies pour plus d’influence. Dans cette lancée, vous devez, dans un premier temps, chercher et lire certains livres de ses intérêts. Ensuite, dans un second temps, vous devez discuter avec lui de vos lectures, montrer l’importance de vos lectures non seulement dans la vie, mais et surtout dans sa vie. Vous devez aussi lui proposer deux ou trois exemplaires de bouquins correspondant à ses choix parmi lesquels il doit prendre un pour lecture tout en lui faisant comprendre qu’il vous ferra un résumé.

Pour les enfants, il faut des livres simples où il y a des caricatures, des jeux. Il faut éviter les livres qui demandent plus de réflexion. Les bouquins choisis doivent être compatibles avec le niveau d’évolution de l’enfant. Il y a aussi des parents qui commettent cette erreur en voulant que leurs enfants apprennent à lire obligatoirement à partir des textes mécaniques qui se trouvent dans les programmes à l’école. Certains de ces textes dégoûtent l’enfant où ils peuvent ne pas correspondre à ses centres d’intérêt.

Avoir un programme de lecture journalier ou hebdomadaire

On ne nait pas avec le goût de la lecture. Il se cultive. C’est un apprentissage, une initiation, laquelle devient une habitude, un plaisir. On apprend à lire. De la même façon qu’un individu, qui apprend une discipline sportive à bas âge transformera la pratique de cet art en un plaisir insatiable, un enfant initié à la culture de la lecture à bas âge transformera la lecture en une habitude, en un plaisir inassouvissable. En ce sens, la lecture devient l’oxygène de son esprit. Ainsi, pour ce faire, il faut une initiation, un accompagnement des adultes, des parents. C’est pourquoi après avoir choisi les livres correspondant au centre d’intérêt de votre enfant, il faut, au départ, un programme ou un temps consacré à la lecture en famille. Par exemple chaque samedi matin tout le monde se retrouve dans le salon avec son bouquin pour lire cinq ou dix pages pendant une heure, avec des tasses de café à côté ou autres choses pour encourager les enfants. Si vous n’avez pas assez de temps, il faut inscrire votre enfant dans une médiathèque et s’assurer qu’il y aille régulièrement.

Organiser des concours de lecture et d’écriture

Pour encourager les enfants, il faut des stratégies de motivation. Dans ce cas, il serait très important d’organiser périodiquement des compétitions de lecture entre les enfants, soit en famille, soit ailleurs. N’oubliez pas que les trophées doivent correspondre aux besoins des enfants. Ce qui revient à dire que tout doit être en relation avec les centres d’intérêt des enfants. Cela les motive davantage et ils deviennent de plus en plus vos amis, vos complices. Par exemple si c’est dans la famille, l’enfant qui sera le meilleur de la compétition, vous devez ajouter un cadeau correspondant à son souhait (un ballon pour celui qui aime le football par exemple). En plus, au lieu d’aller acheter des fusils pour rendre agressif votre enfant, il faut plutôt acheter des jeux éducatifs pour stimuler son esprit.

Pour d’autres cas 

Pour un analphabète qui veut inculquer le goût de la lecture à son enfant, il peut payer un précepteur pour que ce dernier fasse des séances d’initiation à ses enfants à la culture de la lecture. Il peut aussi inscrire ses enfants dans une médiathèque tout en les encourageant avec des petits cadeaux. De surcroît, il peut aussi financer des compétitions de lecture.

Certains individus confondent un analphabète à un bibliophobe. Il est vrai qu’un analphabète a plus de chance d’être un bibliophobe pour le simple fait qu’il ne sait ni lire ni écrire, mais il n’est pas à confondre à ce dernier.  Pour ma part, un analphabète peut susciter le goût de la lecture aux enfants à sa manière.

Il faut reconnaître que la lecture est la base de l’apprentissage à l’école. Un enfant qui ne sait pas lire aura naturellement des problèmes pour apprendre ses leçons. Il faut que l’enfant sache lire dans la langue d’enseignement. Dans cette logique, les parents, qu’ils soient lettrés ou pas, ont un rôle important à jouer. Donc chacun doit s’impliquer selon ses moyens pour aider les futurs responsables de la communauté, du pays.

Pour un particulier lettré qui veut lire, mais qui n’a pas le temps ou ne sait pas où commencer 

La plupart des gens pensent que la lecture est uniquement une affaire des élèves, des étudiants et des enseignants. C’est ce que nous observons au Mali actuel. C’est une erreur de la part de ceux qui pensent de la sorte. Tout le monde doit apprendre à lire, pas une simple lecture, mais de lire entre les lignes, c’est-à-dire être capable de s’approprier du contenu des textes sans être esclave de l’interprétation de qui que ce soit comme nous pouvons l’observer chez certains religieux qui préfèrent se contenter de l’explication du contenu des livres saints d’un guide au lieu de chercher à les lire et à les comprendre soi-même.

La constitution, les lois du pays sont écrites dans une langue. Donc sans une maîtrise de la lecture, vous ne serez pas bien informés sur les textes qui gouvernent votre pays. La culture de la lecture doit devenir monnaie courante pour tous : c’est un devoir de citoyen.

Celui qui n’a pas le goût de la lecture ou celui qui n’a pas le temps de lire aura des difficultés de lire les lois écrites de son pays. Ce dernier sera esclave des interprétations. Si vous n’avez pas le temps de lire, lisez tout le temps, a-t-on dit. Autrement dit, si vous avez du mal à choisir un temps de lecture, il faut adopter la méthode de la lecture nomade. Dans ce cas, votre livre de choix doit vous accompagner partout – dans les bus de voyage, les grins, les promenades, dans les restaurants, etc. D’ailleurs, avec les versions électroniques, nous pouvons lire dans les téléphones mobiles à chaque fois qu’on a une occasion. Par exemple, quand vous partez dans une banque pour un décaissement et que le rang est long, vous profitez pour lire quelques pages avant que votre tour arrive. Malheureusement pendant ce temps certains vagabondent entre les différents médias sociaux sans même savoir ce qu’ils veulent : une utilisation négative du temps.

Vous n’avez pas besoin de lire un livre entier en un jour, en une semaine. Il faut des stratégies pour finir avec un livre sans perturbation de votre temps ordinaire de travail. Comme cela, vous pouvez décider, soit chaque soir avant de vous coucher, soit chaque matin avant de partir au boulot, de lire deux ou quatre pages par jour. Si par exemple vous avez décidé de lire quatre pages par jour, en trente jours vous lirez cent vingt pages. Si le nombre de pages du bouquin ne vaut pas les cent vingt pages, vous venez de lire dans ce cas un livre entier dans un mois sans être perturbé.

Il faut avoir le courage de commencer, surtout de commencer par un livre que vous aimez plus. En lisant ce billet, sans transition, il faut commencer aujourd’hui. Il faut essayer l’expérience, vous me direz la suite.

Abdramane Coulibaly, écrivain

16 avril 2023 0 comments
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Mois de ramadan et cherté de la vie
Actu

Hausse du prix des denrées alimentaires : le blues des consommateurs

by Mohamed Camara 16 avril 2023
written by Mohamed Camara 3 minutes read

Les clients crient partout de surenchère des prix pendant le ramadan. Au même moment les commerçants font voir les difficultés à l’approvisionnement. Alors que les autorités parlent d’une hausse injustifiée des prix de certaines denrées alimentaires.

Boukadary Doumbouya dans son gros boubou, un turban noué au du cou, a fait une descente surprise dans quelques marchés de Bamako. Cette visite surprise du directeur général du commerce de la consommation et de la concurrence (DGCC), dans certains marchés de la capitale malienne, le 26 mars dernier, avait pour but de faire le constat sur ce qui se trame.

« Nous avons constaté que les marchés sont très bien approvisionnés avec quelques tensions au niveau de certains produits saisonniers largement consommés durant le ramadan, notamment le citron », constate le DGCCC, Boukadary Doumbouya.

« Les prix sont aléatoires et anarchiques »

Dans les marchés de Bamako et ses alentours, des inquiétudes règnent depuis la veille du mois sacré des musulmans. Les prix des denrées alimentaires sont à la hausse bien vrai que les autorités parlent d’une décision fixant le prix des produits en symbiose avec les acteurs concernés du secteur.

Sira Traoré, une cliente à Moribabougou, marmonne ses inquiétudes : « Rien n’a changé sur le prix des produits. Au contraire, on assiste à une hausse spectaculaire depuis le début du ramadan sur le prix de certains produits. À cette allure, il sera difficile pour nous les ménagères de tenir durant ce mois. »

De son côté, Aissata Sow, cliente aussi, explique que « certains légumes sont extrêmement chères, mais d’autres sont restés stables. Nous ne savons pas d’où vient cette surenchère en cette période. Les prix sont aléatoires et anarchiques de gauche à droite, il faut que les autorités s’impliquent. »

« Difficultés vis-à-vis de notre clientèle »

Au marché de Sotuba-Bougouba, Salif Diarra, vendeur grossiste de céréales, reconnait, malgré cette hausse des prix, une véritable affluence de la clientèle dans le marché depuis la veille du ramadan. Débout parmi tas de clients venus faire leurs achats, M. Diarra explique que cette année, les couts des céréales risquent d’être plus élevés que les années précédentes.

« Comme chaque année, nous avons beaucoup de difficultés vis-à-vis de notre clientèle pendant le mois de ramadan à cause de l’augmentation des prix des céréales », souligne un autre commerçant grossiste, qui indique que ce n’est pas de leur faute. Si l’oignon et la pomme de terre restent stables, l’huile se vend à un prix d’or.

« Je vends le litre d’huile à 1300fcfa, le lait est au même prix pour le moment, le sucre est à 700 FCFA le kilo. Le riz, le maïs et la farine sont au même niveau depuis l’année dernière », explique un commerçant grossiste au marché de Sotuba-Bougouba.

Instabilité des prix dans les marchés locaux

Dans le même marché, le commerce de la pomme de terre est en vogue. Différentes variétés de ce tubercule submergent le marché. Djénéba Coulibaly offre aux acheteurs trois qualités de pomme de terre, celle provenant de Sikasso, de Kati et du Maroc. Selon elle, chacune de ses qualités à ses prix « mes kilos vont de 500 à 700FCFA », précise-t-elle.

Quant aux légumes frais, largement consommés, leur prix a légèrement augmenté. Oumou Koné, vendeuse détaillante de légumes au marché de 1008 logements, précise : « Nous les détaillants, nous faisons des bénéfices ou perdons en raison de l’utilisation excessive d’engrais par les paysans. À cause de ces engrais, les produits pourrissent vite », se plaint-elle.   

Nonobstant cette hausse, qui contrecarre les prix exigés par les autorités dans un contrat scellé avec les acteurs du commerce, certains commerçants parlent d’une instabilité des prix dans les marchés locaux.

Les autorités continuent de sensibiliser les commerçants sur le respect des prix exigé par les autorités.

Mohamed Camara    

16 avril 2023 0 comments
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drones
Actu

Algérie : après la recherche, la production et la commercialisation des drones

by Sahel Tribune 15 avril 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’Algérie compte bientôt développer et commercialiser des drones. Les capacités n’en manquent pas dans le pays, à en croire le ministre de l’Économie du pays.

L’Algérie dispose de grandes capacités pour développer des modèles de drones, utilisés dans plusieurs domaines, telles que l’agriculture et la lutte contre les catastrophes naturelles.  Ce qui permettra à ce pays Magrébin de réussir la transition de la recherche à la production et à la commercialisation. Cette déclaration a été faite par le ministre de l’Economie, de la Connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Yacine El Mahdi Oualid, le jeudi dernier, et relayée par l’agence de presse Algérie Presse Service (APS).

A l’ouverture d’une journée d’étude sur les drones, placée sous le thème « Drones : applications et perspectives », M. Oualid a précisé que non seulement l’Algérie a de « grandes capacités » pour produire des drones, mais aussi et surtout que beaucoup de jeunes innovateurs et start-up ont d’ores et déjà réussi à « concevoir des prototypes de drones ». Des modèles qui ont été présentés au cours de cette journée, ayant pour objectif de dénicher ces compétences afin  de les aider à concrétiser leurs projets financièrement ou les accompagner pour prendre connaissance de la réglementation dans ce secteur.

Une école supérieure des systèmes indépendants

« Ces engins ont un avenir prometteur dans différents domaines de la vie, tels que l’agriculture, la lutte contre les catastrophes naturelles, les mines, la défense, etc. Ce qui nécessite davantage d’efforts et un grand intérêt de la part des pouvoirs publics en vue de passer du stade de la recherche et du développement à la production et à la  commercialisation », a expliqué le ministre.

Les autorités algériennes entendent donc créer une école supérieure des systèmes indépendants dont relèvent les drones, a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamal Badari, qui s’est félicité des « innovations prometteuses développées par les étudiants et les chercheurs en la matière », a rapporté APS.  M. Badari a rassuré que son département ministériel et celui de l’Economie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises travailleront à la création de « sociétés économiques mixtes entre les centres de recherche activant dans le domaine des systèmes indépendants et les centres finançant ces sociétés en vue de développer et de commercialiser ces modèles fabriqués ».

Sahel Tribune

15 avril 2023 0 comments
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