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Le général Gamou
ActuPolitique

Kidal: le Général Gamou, nouveau gouverneur, promeut le renouveau dans la région

by Sahel Tribune 24 novembre 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Une nouvelle ère s’ouvre pour la région de Kidal avec la nomination du Général El Hadj Ag Gamou au poste de gouverneur, officialisée lors du Conseil des ministres ordinaires du mercredi 22 novembre 2023. Cet événement a rapidement captivé l’attention des citoyens, suscitant des réactions abondantes sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, le Général Gamou a franchi une étape cruciale en rencontrant le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, qui a partagé des orientations capitales pour le succès de la mission qui lui a été confiée. L’objectif : insuffler un vent de renouveau dans cette région meurtrie par des années d’insécurité persistante.

« La population de Kidal a trop souffert »

À sa sortie de l’audience, le nouveau chef de l’exécutif régional s’est exprimé devant la presse, dévoilant ses engagements pour le futur de Kidal. Dès son installation dans les semaines à venir, il s’engage à travailler inlassablement dans l’intérêt général de la population locale et à œuvrer pour le retour tant attendu des services sociaux de base.

« La population de Kidal a trop souffert des affres de l’insécurité », a déclaré le Général Gamou, appelant les habitants à regagner leur région pour contribuer à son émergence. Un appel à la reconstruction et à l’unité dans une région qui a longtemps été le théâtre de troubles.

Accompagné du ministre d’État, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, Abdoulaye Maïga, le Général Gamou a reçu un soutien fort de la part du gouvernement. Ce dernier a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition pour avoir fait confiance au Général Gamou, soulignant ses compétences et ses talents personnels qui seront des atouts majeurs dans le processus de reconstruction.

Espoir d’une nouvelle ère pour Kidal

La mission du Général Gamou s’inscrit dans le cadre d’un effort continu de sécurisation et d’installation des bases d’un développement durable, une responsabilité confiée aux autorités de la transition depuis les concertations nationales de septembre 2020 mais aussi des Assises nationales de la refondrion ainsi que du Plan d’action du gouvernement. Le Ministre Abdoulaye Maïga a rappelé que cette démarche concerne non seulement Kidal mais s’étend à toutes les zones touchées par l’insécurité.

« Des rencontres régulières avec les gouverneurs d’autres régions affectées sont organisées pour que toutes les populations puissent bénéficier pleinement des avantages de l’État et des services publics », a souligné le ministre Maïga. Il a également appelé à mettre fin au particularisme de Kidal, soulignant que cela représente avant tout l’intérêt des populations qui ont été trop longtemps prises en otage par des groupes terroristes et des criminels.

Le Général Gamou incarne donc l’espoir d’une nouvelle ère pour Kidal, marquée par la reconstruction, le retour des services sociaux de base, et la fin d’une période sombre d’insécurité. Les habitants de la région, longtemps éprouvés, voient en cette nomination un signe de renouveau et d’un avenir plus prometteur pour Kidal, libéré du joug des groupes armés terroristes, le 14 novembre 2023, suite au départ de la mission onusienne de la région. 

Oumarou Fomba 

24 novembre 2023 0 comments
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Le Capitiane Ibrahim Traoré
Actu

Croissance économique: le Burkina Faso s’apprête à produire ses propres lingots d’or d’ici 11 mois

by Bakary FOMBA 24 novembre 2023
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Sous un ciel bleu azur, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition du Burkina Faso, a officiellement lancé le projet tant attendu de la première raffinerie d’or du pays. La cérémonie de pose de la première pierre, tenue le jeudi 23 novembre dernier, en fin de matinée dans l’arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou, a marqué un jalon significatif dans l’engagement du Burkina Faso à assurer son indépendance économique.

Cette initiative, présentée comme un acte de souveraineté économique par le Président de la Transition, vise à garantir que le Burkina Faso contrôle entièrement sa chaîne de production aurifère, mettant ainsi fin à la pratique d’exportation d’or brut pour raffinage à l’étranger. « La pose de la première pierre de cette usine est une question de souveraineté », a souligné le Capitaine Ibrahim Traoré lors d’une déclaration à la presse après la cérémonie.

100 emplois directs et plus de 5000 emplois indirects

Le Chef de l’État a mis en lumière le paradoxe selon lequel le Burkina Faso, bien que devenu un important producteur d’or, n’avait pas de contrôle sur cette ressource précieuse. La nouvelle raffinerie, qui comprendra une bijouterie, des magasins de stockage, des locaux de sécurité, ainsi que des bâtiments administratifs, dont le futur siège de la Société nationale des substances précieuses (SONASP), changera la donne en offrant au pays une capacité de raffinage de 400 kg d’or par jour et environ 150 tonnes par an.

Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Simon Pierre Boussim, représentant le Président de la Transition, a déclaré que les premiers lingots d’or affiné 24 carats seront produits dans un délai de 11 mois. Le message est clair : le Burkina Faso prend désormais les rênes de son potentiel aurifère, offrant ainsi une transparence accrue sur la teneur réelle de l’or brut extrait de ses mines.

Le partenariat avec Marena Gold, souligné par le Président Directeur général Ismaël Sibi, promet non seulement une contribution significative à l’économie nationale mais également la création d’emplois. Cette nouvelle dynamique économique est saluée comme un véritable encouragement à la jeunesse africaine, comme l’a souligné M. Sibi, anticipant la génération de 100 emplois directs et plus de 5000 emplois indirects.

Le Président de la Transition a conclu son discours en appelant les orpailleurs à contribuer à cette transformation en ramenant leur or pour le raffinage local. « J’engage chaque Burkinabè à se sentir concerné par la réalisation effective et le fonctionnement de cette usine », a déclaré le Capitaine Ibrahim Traoré, soulignant ainsi la nécessité d’une mobilisation collective pour édifier une économie nationale souveraine, résiliente, innovante et performante.

Bakary Fomba 

24 novembre 2023 0 comments
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Tiani et Assimi Goïta
ActuPolitique

Solidarité sahélienne : le général Tiani évoque les défis et aspire à un avenir prospère

by Sahel Tribune 24 novembre 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La visite diplomatique du Général de Brigade Abdourahamane Tiani, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), à Bamako, a marqué une étape cruciale dans les relations bilatérales entre le Mali et le Niger. Au-delà des échanges cordiaux entre le Général nigérien et son homologue malien, le Colonel Assimi Goïta, cette rencontre a offert un éclairage significatif sur les dynamiques régionales et les aspirations communes à travers la création récente de l’Alliance des États du Sahel.

Dans un contexte géopolitique complexe, la présence du Général Tiani à Bamako s’est révélée être bien plus qu’une simple rencontre diplomatique. L’émotion et l’importance stratégique de cette visite ont été soulignées lors de l’allocution du Général au palais de Koulouba, où il a abordé des sujets cruciaux, des défis pressants aux aspirations communes. 

Faire du sahel, un bastion de prospérité partagée

Lors de son discours au palais de Koulouba, l’ex-chef de la garde présidentielle du Niger a dévoilé les motivations profondes de la présence du Niger au Mali, exprimant une gratitude sincère envers le Président malien de la Transition et le peuple malien pour leur engagement envers la devise du Mali. Cette démarche a été perçue comme un pas concret vers la stabilisation du Sahel, renforcée par le soutien ferme du Mali à la République du Niger dès le 31 juillet, marquant un geste de solidarité clé entre les deux nations.

La création récente de l’Alliance des États du Sahel, le 16 septembre 2023, a été soulignée comme une démarche commune des peuples du Sahel, avec le Mali, le Burkina Faso, et le Niger, s’engageant résolument à faire de la région un bastion de prospérité partagée.

L’unité et la solidarité pour le succès de l’AES

Cependant, le discours du Général a révélé les défis pressants auxquels le Niger est confronté, notamment un embargo pesant sur le pays. Le Chef d’Etat nigérien a exprimé sa gratitude envers les pays amis, en particulier le Mali et le Burkina Faso, pour leur soutien face à cette situation complexe. Soulignant que l’impact de l’embargo se ressent avant tout au niveau de la population, il a lancé un appel vibrant à la solidarité continue du Mali et d’autres nations pour la levée de ces restrictions.

En insistant sur la volonté des autorités nigériennes à dialoguer avec bienveillance, l’auteur du coup d’Etat du 26 juillet 2023, contre Mohamed Bazoum, qui n’a d’ailleurs toujours pas démissionné, a souligné la responsabilité collective de tracer une voie souveraine vers un avenir meilleur pour l’Afrique, rendant hommage au Mali pour son rôle précurseur. 

Dans cette perspective, le Niger sollicite l’accompagnement continu du Mali, soulignant l’importance cruciale de l’unité et de la solidarité pour assurer le succès de l’Alliance des États du Sahel. Cette démarche, guidée par une vision commune de prospérité partagée et de paix durable, ouvre la voie à un Sahel résilient et florissant.

Oumarou Fomba 

24 novembre 2023 0 comments
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VISITE DE TRAVAIL DU PRESIDENT NIGER AU MALI
Billet d'humeur

[Billet d’humeur] Un tango diplomatique sous le ciel de Bamako 

by Fousseni TOGOLA 23 novembre 2023
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Sous le ciel éblouissant de Bamako, l’aéroport international Président Modibo Kéïta a récemment joué le rôle d’une toile vivante, dansant aux couleurs du Niger et du Mali pour accueillir le chef d’État nigérien en grande pompe. Bien plus qu’une simple célébration visuelle, cet événement est un tango diplomatique, une danse entre nations sahélo-sahariennes qui tentent de coordonner leurs pas dans une harmonie délicate.

Le Général Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), a décidé de faire de cette sortie sa première aventure internationale depuis son accession au pouvoir en juillet 2023. Un choix audacieux, mais pourquoi pas ? C’est au Mali que les dés ont été jetés. Depuis le changement politique de juillet, le Mali et le Niger ont scellé leur alliance au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), une réponse tripartite à la menace du terrorisme. C’est ce qui donne à ce ballet diplomatique une gravité particulière, au-delà des feux d’artifice.

On parle de développement économique

Bamako, véritable scène des négociations, est en ébullition depuis le 23 novembre, les ministres des Affaires étrangères et de l’Économie s’y donnant rendez-vous. On parle de développement économique dans l’espace du Liptako-Gourma, d’accélérer le processus d’intégration économique et financière. Rien de tel pour donner du piquant à une rencontre, n’est-ce pas ? On pourrait presque imaginer les ministres de l’Économie en costumes de super-héros, prêts à sauver l’économie de la région.

Pendant ce temps, les ministres des Affaires étrangères, probablement armés de stylos et de diplomatie, se réuniront le 30 novembre pour décider des règles du jeu. Protocoles additionnels, organes à mettre en place, mesures politiques, coordination diplomatique… autant de termes qui rendent ce ballet diplomatique aussi complexe qu’une partition de musique classique.

Cette danse entre nations a lieu dans un contexte où la lutte contre le terrorisme s’intensifie, illustrée par la reprise de Kidal par l’armée malienne. On pourrait presque sentir la tension dans l’air, une énergie électrique de coopération et de détermination à éradiquer les menaces communes.

Une symphonie complexe

Le Mali et le Niger, un duo sahélo-saharien partageant des réalités économiques et socioculturelles communes, sont en train de réécrire l’histoire de leur collaboration. De la Grande Commission Mixte de Coopération en 1979 à la création récente de l’Alliance des États du Sahel, ces nations sont déterminées à faire de leur partenariat une success-story.

Alors que la coopération bilatérale traverse des périodes difficiles sur le plan socioéconomique, les nouvelles autorités nigériennes offrent une lueur d’espoir. La 8ème Session de la Grande Commission Mixte de Coopération est programmée en décembre 2023, et l’on attend avec impatience la réaction des Autorités nigériennes.

Ce ballet diplomatique sous le ciel de Bamako est bien plus qu’un simple spectacle de feux d’artifice politique. C’est une symphonie complexe, un pas de danse délicat entre nations déterminées à coopérer malgré les défis. Espérons que ce tango diplomatique marque le début d’une ère de coopération renforcée, où le Mali et le Niger, main dans la main, danseront vers un avenir de prospérité partagée et d’unité renouvelée.

F. Togola 

23 novembre 2023 0 comments
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Tiani et Assimi Goïta
ActuChroniques

Diplomatie en Technicolor : l’accueil chaleureux du Mali au Général Tiani du Niger

by Chiencoro 23 novembre 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Sous le ciel de Bamako, l’aéroport international Président Modibo Kéïta s’est paré des teintes chatoyantes du Niger et du Mali, orchestrant un ballet visuel en l’honneur de la visite tant attendue du chef d’État nigérien, ce jeudi 23 novembre 2023. Une débauche de couleurs qui ne saurait dissimuler l’importance diplomatique de l’événement.

Aux premières lueurs du jeudi matin, le paysage politique malien s’est animé d’une effervescence particulière. Le Président malien de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, Chef de l’État, a déployé le tapis rouge, accueillant avec déférence son homologue nigérien, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani. Pour le Général Tiani, cette visite représente bien plus qu’une simple escale protocolaire. Il s’agit du tout premier déplacement à l’étranger depuis son accession au pouvoir en juillet 2023, une étape diplomatique qui s’inscrit dans les annales des relations bilatérales.

L’instant solennel s’est dessiné dès l’atterrissage. Le Président malien a réservé au Général Tiani un accueil empreint de chaleur et de protocole, un véritable ballet d’honneurs digne des grandes rencontres diplomatiques. Les hymnes nationaux, exécutés avec une précision millimétrée, ont été le prélude à une revue des troupes qui a souligné la grandeur de l’événement.

Les alliances diplomatiques s’écrivent en couleurs vives

La scène s’est ensuite déplacée vers le salon d’honneur, lieu propice aux échanges protocolaires. Les deux chefs d’État ont entamé une séquence de salutations d’usage, scellant ainsi le début d’une journée diplomatique riche en enjeux. Guidé par la bienveillance du Président malien, le Général nigérien prendra ensuite la direction du prestigieux palais de Koulouba. Un programme dense s’annonce, avec en point d’orgue un tête-à-tête entre les deux dirigeants, suivi d’un entretien élargi en présence de délégations triées sur le volet. Une journée prometteuse où l’amitié se conjugue avec les impératifs de travail.

Cette cérémonie d’accueil a été un théâtre d’émotions, honorée par la présence éminente des membres du Gouvernement, du Président du Conseil national de Transition, et du ministre des Affaires étrangères du Mali. Les membres de la communauté nigérienne résidant au Mali ont également apporté leur touche à cette fresque diplomatique. La délégation du Général Tiani, composée d’une vingtaine de personnalités de haut rang, dont cinq ministres, a ajouté une note prestigieuse à cet événement, soulignant l’importance stratégique accordée à cette rencontre bilatérale. Une journée où les alliances diplomatiques s’écrivent en couleurs vives, sous le regard attentif de l’histoire en marche.

Chiencoro Diarra 

23 novembre 2023 0 comments
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6ème rapport du GIEC sur le climat
Climat et environnement

Urgence climatique : protéger la santé des femmes enceintes, des bébés et des enfants

by Fousseni TOGOLA 21 novembre 2023
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Le constat est alarmant : les femmes enceintes, les bébés et les enfants font face à des risques sanitaires extrêmes liés aux catastrophes climatiques, une réalité trop souvent négligée. C’est ce que révèle l’Appel à mobilisation lancé par l’Unicef, l’OMS, et le FNUAP en prévision de la Conférence mondiale des parties sur le changement climatique (COP28) à Dubaï.

Selon le rapport intitulé « Protéger la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant des effets du changement climatique« , les conséquences des catastrophes climatiques sur la santé maternelle et infantile ont été sous-déclarées et sous-estimées. Une lacune flagrante, souligne l’étude, puisque très peu de plans nationaux de réponse au changement climatique abordent la santé maternelle ou infantile.

Agir pour protéger la santé des femmes, des bébés et des enfants face au changement climatique

Bruce Aylward, sous-directeur général de l’OMS, souligne que bien que le changement climatique constitue une menace existentielle pour tous, ce sont les femmes enceintes, les bébés et les enfants qui en subissent les premières conséquences. Il appelle à une action immédiate pour protéger leur santé et survie, tout en insistant sur l’importance de prendre en compte leurs besoins spécifiques dans la réponse à la crise climatique.

L’année 2023 a été marquée par des catastrophes climatiques dévastatrices, allant des feux de forêt aux inondations, en passant par les vagues de chaleur et les sécheresses. Ces événements déplacent des populations, détruisent les récoltes et aggravent la pollution de l’air. La hausse des températures favorise également la propagation de maladies mortelles telles que le choléra, le paludisme et la dengue, mettant en péril la santé des femmes enceintes et des enfants, particulièrement vulnérables à ces infections.

Les effets néfastes du changement climatique peuvent commencer dès la conception, entraînant des complications liées à la grossesse, des naissances prématurées, une insuffisance pondérale à la naissance et même la mortinaissance. Pour les enfants, les conséquences s’étendent tout au long de leur vie, affectant le développement de leur corps et de leur cerveau au fur et à mesure qu’ils grandissent.

La réduction durable des émissions de gaz à effet de serre

Omar Abdi, directeur général adjoint de l’Unicef chargé des programmes, souligne que les mesures prises pour lutter contre le changement climatique négligent souvent la vulnérabilité particulière des enfants à la pollution, aux maladies mortelles et aux conditions météorologiques extrêmes. Cette omission, prévient-il, met en péril le droit fondamental de chaque enfant à la santé et au bien-être.

L’appel à mobilisation met en avant sept actions urgentes pour faire face à ces risques croissants. Parmi celles-ci figurent la réduction durable des émissions de gaz à effet de serre, l’action en matière de financement climatique, et la prise en compte spécifique des besoins des femmes enceintes, des bébés et des enfants dans les politiques climatiques et de gestion des catastrophes. Les agences appellent également à une intensification de la recherche pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur la santé maternelle et infantile.

Diene Keita, directrice exécutive adjointe des programmes du FNUAP, insiste sur la nécessité de poser les bonnes questions pour trouver des solutions climatiques qui prennent en compte les besoins en santé des femmes et des filles. Elle souligne que les solutions climatiques mondiales doivent soutenir l’égalité des sexes, pas la sacrifier.

La plus grande injustice intergénérationnelle

L’appel à mobilisation a été publié en même temps qu’un document de plaidoyer du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant (PMNCH). Ce document renforce l’appel en formulant des recommandations spécifiques à l’intention des différentes parties prenantes, telles que les gouvernements, les mécanismes de financement mondiaux, les donateurs, le secteur privé et la société civile, pour garantir une meilleure prise en compte des besoins en santé des femmes, des enfants et des adolescentes dans les politiques, les financements et les programmes liés au climat.

Helen Clark, présidente du conseil d’administration du PMNCH et ancienne première ministre de Nouvelle-Zélande, souligne que le changement climatique est la plus grande injustice intergénérationnelle de notre époque. La protection de la santé et des droits des femmes, des enfants et des adolescentes, affirme-t-elle, n’est pas négociable face à la crise climatique. Chaque partie prenante, des gouvernements au secteur privé en passant par les professionnels de la santé, joue un rôle essentiel dans la promotion de politiques et d’actions qui protègent les plus vulnérables.

Lors des sessions de la COP28, les délégués marqueront la toute première Journée de la santé, mettant en lumière les liens entre la santé des individus et celle de la planète. Cet événement souligne l’urgence d’intégrer les besoins en santé des femmes, des enfants et des adolescents dans les réponses à la crise climatique, non seulement comme un impératif moral, mais aussi comme une stratégie efficace pour des sociétés résilientes et en bonne santé à long terme.

F. Togola

21 novembre 2023 0 comments
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Les élections présidentielles de
ActuEdito

Au carrefour politique de l’Afrique de l’ouest : Macky Sall prône une nouvelle ère de responsabilité

by Sahel Tribune 21 novembre 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au cours des dernières décennies, les coups d’État ont progressivement repris du terrain dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, de la Guinée au Gabon, en passant par le Mali et le Burkina Faso. Les sombres nuages de l’instabilité politique planent, suscitant des inquiétudes quant à l’avenir démocratique de ces nations. Le président sénégalais, Macky Sall, apporte un éclairage perspicace sur cette résurgence dans une récente entrevue approfondie avec le journal panafricain Jeune Afrique.

Macky Sall, dont le mandat présidentiel touche à sa fin l’année prochaine, identifie divers facteurs complexes enracinés dans la récurrence des coups d’État. Il pointe du doigt les interruptions fréquentes de l’ordre constitutionnel dans des pays comme le Mali, la Guinée, et le Burkina Faso, reconnaissant qu’une simple tenue d’élections ne constitue pas la panacée. Selon lui, la crise du terrorisme agit comme un catalyseur, altérant la perception du pouvoir en place et mettant en lumière la nécessité urgente de repenser le rôle des forces armées.

La foule ne garantit pas un soutien populaire authentique

Sall met en garde contre la glorification des coups d’État, soulignant que l’acclamation de la foule ne garantit pas un soutien populaire authentique. Il appelle à une réflexion approfondie sur la relation entre les acteurs politiques et militaires, soulignant que la voie militaire ne résout pas les problèmes structurels.

Pour prévenir la répétition des coups de force en Afrique de l’Ouest, le président sénégalais appelle à une responsabilité accrue des acteurs politiques et militaires. Il insiste sur la nécessité d’une doctrine claire au sein des armées, mettant en avant le service à la patrie par rapport à l’aspiration au pouvoir politique.

Alors que le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, et le Gabon sont actuellement dirigés par des militaires, les propos de Macky Sall résonnent comme une invitation à repenser la dynamique politique dans la région. Il met en garde contre les conséquences désastreuses des solutions militaires face aux défis complexes qui se posent.

A la croisée des chemins

Cependant, il est essentiel de rappeler que les interruptions constitutionnelles dans ces pays découlent également d’une crise de confiance entre les politiques et les citoyens. Les manipulations politiques, les promesses non tenues, et les échecs des dirigeants démocratiquement élus ont alimenté cette défiance. Dans ce contexte, les populations voient souvent dans leurs armées des sauveurs potentiels.

Au Mali, par exemple, le président Assimi Goïta a accompli en trois ans ce que ses prédécesseurs n’ont pas réussi en deux mandats. Cette situation souligne le besoin d’une analyse approfondie de la relation entre les forces armées et le développement économique. Bien que les armées doivent demeurer dans les casernes, il est crucial de reconnaître leur rôle potentiel dans la stabilité et la sécurité, préalables indispensables au développement économique.

La région ouest-africaine se trouve à la croisée des chemins, confrontée à la nécessité de trouver un équilibre délicat entre la stabilité politique et le respect des principes démocratiques. La responsabilité incombe tant aux acteurs politiques qu’aux forces armées de jouer un rôle constructif dans la consolidation de la démocratie et du développement. Ignorer cette réalité pourrait conduire à des conséquences dévastatrices pour l’avenir de la région.

Oumarou Fomba

21 novembre 2023 0 comments
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