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Accident de circulation
Sécurité

Le Mali en avant-garde : un forum international pour la sécurité routière

by Chiencoro 29 novembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Mali, présidant l’Organisation de la sécurité routière en Afrique de l’Ouest, se mobilise contre la recrudescence des accidents. Un Forum International sur la prévention routière et des modifications dans l’audit de sécurité visent à instaurer une route plus sûre, reflétant l’engagement ferme du pays envers la sécurité routière.

Au cœur du palais de Koulouba, le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire le mercredi 29 novembre 2023. Sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, une annonce cruciale a marqué les délibérations : le Mali, actuellement à la tête de l’Organisation de la sécurité routière en Afrique de l’Ouest, accueillera le Forum international sur la prévention routière les 07 et 08 décembre 2023.

Les principaux facteurs d’accident au Mali 

La responsabilité d’entreprendre et de valider des initiatives visant à promouvoir la sécurité routière dans l’espace communautaire incombe au Mali en sa qualité de président actuel de cette organisation régionale. Face à la fréquence alarmante et à la gravité des accidents de la circulation routière dans le pays, la sous-région, et le continent, le ministère des Transports et des Infrastructures a pris l’initiative d’organiser ce forum d’envergure internationale.

Sous le thème « La sécurité routière, un défi transfrontalier », le forum vise à créer un espace d’échange sur les meilleures pratiques internationales en matière de prévention des accidents de la route. La situation actuelle est alarmante, avec des statistiques annuelles montrant qu’une personne est tuée toutes les 14 heures sur les routes maliennes. Le facteur humain est identifié comme la principale cause, représentant 82% des accidents, suivi des défaillances techniques des véhicules (10%) et des problèmes liés aux infrastructures routières et à leur environnement (8%).

L’audit de sécurité routière

En réponse à cette crise, le gouvernement a adopté la Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030, visant à réduire considérablement le nombre de décès imputables aux accidents de la route. Le forum réunira des experts nationaux, sous-régionaux, africains et internationaux pour discuter des piliers de cette stratégie. La cérémonie d’ouverture, prévue pour le jeudi 07 décembre 2023, sera présidée par le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga.

Parallèlement, lors de la session ordinaire du 15 novembre 2023, le Conseil des ministres a abordé un autre volet crucial de la sécurité routière. Le ministre des Transports et des Infrastructures a présenté un projet de décret visant à modifier les bases de l’audit de sécurité routière.

Promotion de la sécurité routière

Le projet de décret présenté au Conseil des ministres précise les conditions de délivrance et de retrait de l’agrément, renvoyant à un arrêté ministériel la liste des documents requis pour la demande d’agrément, les modalités d’octroi, ainsi que la procédure de retrait.

Cette initiative souligne la volonté du gouvernement de renforcer l’efficacité de l’audit de sécurité routière, garantissant ainsi que la sécurité des usagers de la route soit une priorité à toutes les étapes de la conception et de la réalisation des infrastructures de transport. 

Ces mesures témoignent de l’engagement du Mali à créer un environnement routier plus sûr et à jouer un rôle moteur dans la promotion de la sécurité routière à l’échelle régionale et internationale.

Chiencoro Diarra 

29 novembre 2023 0 comments
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Raffinerie
Actu

Mali : une stratégie visionnaire pour maximiser les revenus aurifères locaux

by Sahel Tribune 29 novembre 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Mali s’engage dans la construction de la plus grande raffinerie d’or de l’Afrique de l’Ouest, en partenariat avec la Russie, pour maximiser les revenus du précieux métal jaune. Cette initiative fait suite à une récente révision du code minier, soulignant la volonté du pays d’accroître la transformation locale et la souveraineté dans le secteur aurifère.

Le Mali, deuxième producteur d’or de la région ouest africaine, entreprend une initiative audacieuse en s’engageant dans la construction de la plus grande raffinerie d’or de la région. Ce projet d’envergure, réalisé en partenariat avec la Russie, vise à maximiser les revenus du précieux métal jaune et témoigne d’une vision stratégique pour accroître la souveraineté et la transformation locale dans le secteur aurifère.

Une alliance stratégique avec la Russie

Le Mali a récemment conclu un accord historique avec la Russie pour la construction d’une raffinerie locale d’or d’une capacité exceptionnelle de 200 tonnes par an, établissant ainsi un jalon majeur dans la sous-région ouest-africaine. Cet accord, dont la durée est fixée à quatre ans, a été présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le 22 novembre, à la télévision nationale. Bien que le calendrier précis de la construction n’ait pas encore été révélé, les discussions futures se concentreront sur les modalités de financement de ce projet ambitieux.

Une stratégie nationale pour stimuler l’économie

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale plus large visant à dynamiser la contribution du secteur minier à l’économie malienne. La récente révision du Code minier, promulguée par le président Assimi Goïta, fixe une participation maximale de 35 % pour l’État et les investisseurs locaux dans les projets miniers, marquant ainsi une augmentation significative par rapport au plafond antérieur de 20 %.

Les chiffres officiels soulignent l’importance cruciale du secteur aurifère pour le Mali. En 2022, le pays s’est classé en deuxième position parmi les producteurs ouest-africains d’or et en troisième position sur le continent, juste derrière le Ghana et l’Afrique du Sud. Avec une production industrielle de 66,2 tonnes l’année dernière, atteignant 72,2 tonnes en incluant les estimations de la production artisanale d’or, les recettes publiques générées par le secteur ont atteint un record de 763,7 milliards FCFA.

Un contrôle accru et une transformation locale

La construction de la raffinerie d’or à Bamako témoigne de la volonté du gouvernement malien d’exercer un contrôle accru sur sa production d’or. Une fois opérationnelle, la raffinerie permettra une application rigoureuse des taxes et droits associés, renforçant ainsi la capacité du pays à tirer pleinement profit de ses ressources aurifères. Actuellement, la majeure partie de la production aurifère malienne subit un raffinage en dehors du continent, principalement en Suisse, au Canada et en Chine. La construction de la raffinerie locale marque un tournant stratégique pour le Mali, lui permettant de retenir une part plus importante de la chaîne de valeur aurifère sur son propre sol.

Un partenariat avec la Russie dans un contexte global

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de renforcement des relations entre le Mali et la Russie. Outre la construction de la raffinerie d’or, le pays d’Afrique de l’Ouest a récemment signé un accord avec Rosatom, l’agence russe de l’énergie atomique. Cet accord prévoit l’exploration de minéraux et la production d’énergie nucléaire. Avant le Mali, d’autres pays africains tels que le Burkina Faso et l’Ouganda ont également annoncé des projets de collaboration avec la Russie pour le développement de l’énergie nucléaire, soulignant ainsi l’engagement croissant de la Russie sur le continent. Ces accords visent à répondre aux besoins énergétiques croissants des populations en matière d’industrie, de médecine, d’agriculture et de sécurité.

Le projet de construction de la raffinerie d’or au Mali se positionne comme une étape cruciale dans la quête du pays pour maximiser les bénéfices de son secteur aurifère et renforcer son indépendance économique. Ce partenariat avec la Russie marque un chapitre important dans l’évolution économique et politique du Mali sur la scène internationale. Une vision stratégique qui pourrait bien redéfinir le paysage économique de l’Afrique de l’Ouest.

Oumar Fomba 

29 novembre 2023 0 comments
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Changement climatique en Afrique
Climat et environnement

L’Afrique réclame sa place : la Cop28, tribunal des enjeux climatiques sur le continent

by Fousseni TOGOLA 29 novembre 2023
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

À la veille de la Cop28, qui se tiendra à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre, l’Afrique se positionne pour un rôle central dans la lutte contre les changements climatiques. La Banque africaine de développement annonce des initiatives ambitieuses, cherchant à mobiliser des fonds cruciaux pour l’adaptation et la résilience du continent.

Alors que l’Afrique se prépare à illuminer la scène mondiale lors de la Conférence des Parties (Cop28), le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, lance un appel vibrant : « L’architecture mondiale de financement du climat doit être modifiée pour donner la priorité aux besoins de l’Afrique. » Une délégation de haut niveau s’apprête à dévoiler des initiatives audacieuses pour mobiliser les fonds nécessaires à l’adaptation, la résilience et le développement durable sur le continent.

Appel aux engagements financiers

L’Afrique, responsable de moins de 4 % des émissions mondiales de carbone, insiste sur la nécessité d’obtenir davantage de financement climatique des pays riches et très polluants. La BAD, sous la direction de son président, M. Akinwumi Adesina, lancera plusieurs initiatives visant à mobiliser des fonds pour l’action climatique et à consolider les appels de l’Afrique en faveur d’engagements solides.

Au centre des préoccupations se trouve la facilité africaine d’assurance contre les risques climatiques pour l’adaptation (ACRIFA). La BAD cherchera à mobiliser des ressources pour cette initiative cruciale visant à lever les milliards nécessaires pour favoriser l’adaptation aux changements climatiques, la résilience et le développement durable dans le secteur agricole africain.

Initiatives clés et partenariats

La BAD s’associera également à ses partenaires pour lancer le Consortium mondial pour les systèmes de stockage d’énergie par batterie, une initiative conjointe avec la Fondation Rockefeller. La Banque joue un rôle de premier plan grâce à son initiative d’énergie solaire Desert-to-Power de dix gigawatts, visant à mobiliser plus de quatre milliards de dollars pour réduire de manière significative le coût des technologies d’énergie renouvelable.

La Cop28 sera également l’occasion pour la BAD de consolider les engagements financiers pour son Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique (AGIA), dotée de 10 milliards de dollars.

L’Appel de l’Afrique

L’Afrique cherche à obtenir davantage de financement climatique, notamment par le biais d’un nouveau fonds « pertes et dommages » qui pourrait être créé lors de la Cop28. Des taxes carbones sur des secteurs tels que les combustibles fossiles, le transport maritime et l’aviation sont également envisagées. Dans son dernier rapport, la BAD estime que le continent a besoin d’au moins 2 800 milliards de dollars d’ici 2030 pour mettre en œuvre ses engagements climatiques.

Vers une énergie renouvelable

M. Adesina a souligné la nécessité d’une action audacieuse et transformatrice pour donner la priorité à l’Afrique. La BAD s’est engagée à fournir 25 milliards de dollars pour le financement climatique d’ici 2025, lançant également le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, le plus grand programme d’adaptation climatique au monde.

L’Afrique, dotée des plus grandes sources d’énergie renouvelable au monde, selon M. Adesina, a un potentiel considérable en énergie solaire, hydroélectrique, éolienne et géothermique. La BAD met en œuvre l’initiative Desert-to-Power de 20 milliards de dollars pour exploiter cette puissance et fournir de l’électricité à 250 millions de personnes.

Défis et Perspectives

Bien que l’Afrique représente moins de 4 % des émissions mondiales de carbone, les flux de financement climatique vers le continent demeurent faibles, ne représentant que 3 % du financement climatique mondial. La BAD cherche à remédier à cette situation en plaidant pour des financements significatifs et mieux coordonnés.

La Cop28 s’annonce cruciale pour l’avenir climatique de l’Afrique. La BAD, avec ses partenaires, s’efforce de remodeler le discours mondial sur des questions clés telles que la transition énergétique, les solutions fondées sur la nature, le financement de l’adaptation, et les réparations pour pertes et dommages. 

Le continent africain, optimiste quant à sa capacité de résilience face aux changements climatiques, aspire à un avenir plus durable, alimenté par des initiatives audacieuses et des engagements financiers substantiels.

F. Togola

29 novembre 2023 0 comments
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Fraude de l'or
Actu

Burkina Faso : la lutte acharnée contre la fraude de l’or pour préserver les revenus miniers

by Chiencoro 29 novembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Burkina Faso, la fraude de l’or menace les revenus miniers, incitant la Brigade anti-fraude à déployer une stratégie nationale. Parallèlement, le lancement d’une raffinerie marque une étape majeure vers l’indépendance économique du pays.

Au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso, doté de vastes ressources minières, connaît une réalité paradoxale : une part considérable de ses revenus potentiels issus du secteur minier s’échappe en raison de la fraude de l’or. En 2021, le secteur minier a contribué de manière significative au budget de l’État, avec plus de 430 milliards de francs CFA (717 millions de dollars). Cependant, cette somme aurait pu être bien plus conséquente, la fraude liée à la commercialisation de l’or s’élevant entre 9 et 25 tonnes chaque année.

Un atelier pour lutter contre la fraude 

Face à cette problématique, la Brigade nationale anti-fraude sur l’or a décidé de réagir de manière radicale en lançant une “Stratégie nationale de lutte contre la fraude, le faux, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans le secteur des mines”. L’objectif ambitieux de ce plan est de récupérer les pertes financières engendrées par la fraude, avec une perspective d’examen et d’adoption par le gouvernement d’ici la fin de l’année 2023.

Le 24 novembre 2023, à Ouagadougou, le directeur de cabinet du ministre en charge des Mines, Yaya Sanakara, a présidé un atelier national crucial. Cet événement a marqué la validation de la stratégie nationale de lutte contre la fraude de l’or, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans le secteur minier (SNLFO-BC/FT) et de son plan d’action (PAT-SNLFO-BC/FT). Organisé par la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF), cet atelier a rassemblé une trentaine de participants déterminés à lutter contre ce fléau économique.

Stratégie nationale de lutte contre la fraude de l’or, une lueur d’espoir

Le secteur minier, bien que crucial pour l’économie burkinabè, a été entravé par la fraude de l’or, selon Aboubacar Sawadogo, le directeur général de la BNAF. Chaque année, entre 9 et 25 tonnes d’or sont illicitement commercialisées, impactant directement les contributions au budget de l’État.

La Stratégie nationale de lutte contre la fraude de l’or offre une lueur d’espoir. Aboubacar Sawadogo affiche son optimisme quant à la capacité de cette stratégie à mobiliser les différentes structures étatiques pour réduire, voire éradiquer, la fraude de l’or. L’objectif clair est de générer d’importantes ressources au profit du Trésor public.

Cependant, la lutte contre la fraude n’est pas la seule initiative en cours au Burkina Faso. Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, a officiellement lancé le projet tant attendu de la première raffinerie d’or du pays. La cérémonie de pose de la première pierre, le 23 novembre dernier, marque un moment décisif dans la quête du Burkina Faso pour assurer son indépendance économique.

Une nouvelle ère d’indépendance économique pour le Burkina

Présentée comme un acte de souveraineté économique, cette raffinerie vise à mettre fin à la pratique d’exportation d’or brut pour raffinage à l’étranger. Le Capitaine Ibrahim Traoré souligne l’importance de la pose de la première pierre comme une question de souveraineté nationale, permettant au Burkina Faso de contrôler entièrement sa chaîne de production aurifère.

Avec la lutte accrue contre la fraude de l’or et l’inauguration de sa propre raffinerie, le Burkina Faso prend des mesures significatives pour assurer une gestion plus transparente et autonome de ses précieuses ressources minérales, ouvrant ainsi une nouvelle ère d’indépendance économique pour le pays.

Chiencoro Diarra 

29 novembre 2023 0 comments
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Capitaine Ibrahim Traoré
Actu

Cap sur un « traitement patriotique » de l’information : RSF sonne l’alerte au Burkina Faso

by Sahel Tribune 28 novembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Une nouvelle loi, votée le 21 novembre dernier par les députés, s’apprête à remodeler de manière significative l’organisation du Conseil supérieur de la communication (CSC) au Burkina Faso, suscitant des préoccupations chez Reporters sans frontières (RSF) quant à l’accroissement du contrôle du pouvoir sur l’espace médiatique du pays.

Cette initiative représente une étape supplémentaire vers ce que le Capitaine Ibrahim Traoré appelle le « traitement patriotique » de l’information. Le projet de loi organique, approuvé à l’unanimité par les députés de l’Assemblée législative de transition, donne désormais au chef de l’État le pouvoir de nommer lui-même le président du CSC, explique le RSF dans un communiqué. Auparavant, cette nomination relevait du Collège des sages, un organe du CSC composé de neuf membres, dont six nommés par le pouvoir en place et trois par les associations professionnelles des médias.

Contrôle du pouvoir sur le paysage médiatique

Le texte de loi, actuellement en attente de promulgation et consulté par RSF, élargit également l’autorité du CSC pour inclure la surveillance des contenus produits par les blogueurs, les web-activistes, les influenceurs, et tout internaute comptant au moins 5 000 abonnés, amis ou followers.

« Le vote de cette nouvelle loi accroît le contrôle du pouvoir sur le paysage médiatique du pays et sur les réseaux sociaux. Tout est désormais en place pour que l’exécutif puisse sanctionner les journalistes, médias, mais aussi les influenceurs selon son bon vouloir », déclare Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF. Il ajoute : « Avec cette nouvelle loi, le risque d’instrumentalisation de l’organe de régulation n’a jamais été aussi important. RSF appelle le chef de l’État à ne pas promulguer ce texte en l’état et à le modifier afin de garantir l’indépendance du CSC, avant de le renvoyer à l’Assemblée. »

Des inquiétudes quant à la liberté de la presse

Cette préoccupation survient après une « suspension arbitraire » des programmes de Radio Omega en août dernier par le gouvernement burkinabè, sans l’approbation du CSC. RSF souligne que cet incident, ajouté aux implications de la nouvelle loi, soulève des inquiétudes quant à la liberté de la presse au Burkina Faso.

Le Burkina Faso se classe actuellement à la 58e place dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2023, signalant une baisse préoccupante de la situation de la liberté de la presse dans le pays.

La rédaction

28 novembre 2023 0 comments
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Livre de Ousmane Samaké
ChroniquesSeko ni Donko

Entre sagesse et amour maternel : les maximes de salimata Doumbia, la dernière œuvre émouvante d’Ousmane Samaké

by Fousseni TOGOLA 28 novembre 2023
written by Fousseni TOGOLA 2 minutes read

Dans l’univers littéraire, où chaque page peut être une porte ouverte vers un monde inexploré, Ousmane Samaké se démarque en tant que lieutenant-colonel sapeur-pompier malien, expert préventionniste en sécurité, écrivain, auteur-compositeur-interprète, et le génie derrière la bambarisation du français et du roman-conte. Son dernier ouvrage, « Les Maximes de Salimata Doumbia », nous transporte dans un monde où la sagesse, l’amour maternel, et les valeurs profondes se rencontrent.

Une source d’inspiration et un guide

L’auteur, imprégné d’aventures et de voyages depuis sa jeunesse, nous guide à travers l’histoire inspirante de Salimata Doumbia, une mère exceptionnelle, source de lumière. À travers ses maximes, Salimata transmet des valeurs intemporelles et un amour inconditionnel, créant ainsi un récit qui va bien au-delà des simples mots couchés sur le papier.

« L’Aventure mystérieuse de Fagnouma suivi de L’Académie africaine » et « La Tête se rase mais pas sa destinée » sont quelques-unes des œuvres antérieures de l’auteur qui ont préparé le terrain pour ce nouveau chef-d’œuvre. Ces écrits reflètent son parcours à travers la France, l’Algérie, le Ghana, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, faisant de chaque page un pont entre les cultures et les expériences.

Ce livre de 116 pages, publié en septembre 2023 chez les éditions Edilivre, transcende le simple hommage pour devenir une ode à une mère qui a laissé une empreinte indélébile. À travers les maximes de Salimata Doumbia, l’auteur nous offre une source d’inspiration et un guide, capturant la sagesse d’une mère dans une symphonie de mots.

Un monde où la vie, la mort, la prophétie et l’amour s’entrelacent

« L’ouvrage vise à préserver les valeurs traditionnelles de la langue maternelle bamanankan et à fournir un guide pour ceux qui cherchent la vérité, l’évidence et la connaissance. », lit-on dans ce résumé. Ces lignes résument la mission de l’auteur, qui transcende le simple récit pour devenir un gardien des traditions, un maître de la parole, et un messager de la sagesse.

« Les Maximes de Salimata Doumbia » n’est pas seulement un livre, c’est un hommage vibrant à une mère remarquable qui a façonné des vies. Que ces mots touchent votre cœur et vous inspirent à votre tour. En le lisant, vous ne faites pas que feuilleter des pages, mais vous entrez dans un monde où la vie, la mort, la prophétie et l’amour s’entrelacent pour créer une œuvre littéraire inoubliable.

F. Togola 

28 novembre 2023 0 comments
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Gestion des subventions aux établissements privés d'enseignement au Mali
ÉducationInvestigations

[Enquête] Gestion opaque des subventions aux établissements privés d’enseignement au Mali

by Bakary FOMBA 28 novembre 2023
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Mali, une enquête de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) révèle des anomalies financières alarmantes dans l’allocation de 196 milliards FCFA aux établissements privés d’enseignement. La gestion opaque des fonds publics soulève des préoccupations quant à la croissance exponentielle des écoles privées et appelle à des réformes urgentes pour garantir la transparence et l’efficacité dans le secteur éducatif.

Éduquer n’est pas seulement transmettre des connaissances, mais aussi garantir une gestion transparente des ressources dédiées à cette mission cruciale. L’étude de l’OCLEI révèle les dessous financiers de l’éducation au Mali, suscitant des inquiétudes quant à l’allocation de 196 milliards FCFA aux établissements privés. Une sonnette d’alarme pour repenser la gouvernance éducative.

Dans une période s’étendant de 2017-2018 à 2020-2021, l’État du Mali a alloué une somme colossale de 196,095 milliards FCFA aux établissements secondaires privés d’enseignement secondaire général, professionnel et technique. 

Montants astronomiques et incohérences financières

Les paiements effectués par l’État aux établissements privés ont dépassé de manière significative les estimations de la Cellule de planification et de statistique (CPS). L’écart entre les chiffres fournis par la direction générale du budget (DGB) et la CPS s’élève à 26,288 milliards FCFA, soulevant des questions cruciales qui nécessitent des explications des autorités compétentes.

Selon l’OCLEI, avec la somme versée sur cette période, l’État aurait pu construire et équiper annuellement 80 nouveaux lycées publics, incluant toutes les dépenses, y compris les frais de personnel. Cette constatation soulève des préoccupations quant à la pertinence et à l’efficacité de l’allocation des ressources dans le domaine éducatif.

Croissance exponentielle des établissements privés

L’étude de l’OCLEI a également révélé une croissance vertigineuse du nombre d’établissements secondaires privés, passant de 1 147 en 2016 à 2 421 en 2021, soit une augmentation de 111% en seulement cinq ans. Comparativement, le nombre d’établissements secondaires publics se situe à seulement 111 sur l’ensemble du territoire national.

Cette croissance rapide soulève des inquiétudes quant à la qualité et à la légitimité de ces établissements privés, d’autant plus que l’OCLEI a identifié 1 077 écoles secondaires privées fonctionnant présumément grâce à des arrêtés d’autorisation d’ouverture falsifiés.

Fonds publics mal alloués et anomalies administratives

Une analyse plus approfondie révèle que plus de 15,565 milliards FCFA ont été versés à 1 077 écoles fonctionnant avec des arrêtés d’ouverture présumés faux, entre 2017 et 2021. Ces écoles ont, selon l’OCLEI, reçu ces subventions indûment, mettant en lumière des anomalies administratives alarmantes.

De plus, l’absence de données sur les paiements effectués de 2014 à 2017 soulève des interrogations sur la transparence et la traçabilité des fonds alloués au secteur éducatif au cours de ces années.

Recommandations pour une réforme urgente

Face à ces constatations préoccupantes, l’OCLEI émet des recommandations claires aux autorités maliennes. Celles-ci incluent un appel à un contrôle administratif systématique des actes de création et d’ouverture des établissements privés, la mise en place d’une carte scolaire, le respect strict des dispositions règlementaires en matière d’orientation des élèves, et la fermeture de tous les établissements privés ne respectant pas rigoureusement les conditions d’exercice.

De plus, l’OCLEI recommande la récupération des sommes indûment perçues et la poursuite judiciaire des responsables impliqués dans la production et l’utilisation des arrêtés présumés faux.

Cette enquête souligne l’urgence d’une réforme profonde pour garantir une gestion transparente et efficace des ressources publiques allouées à l’éducation au Mali. La mise en œuvre de ces recommandations est cruciale pour préserver l’intégrité du système éducatif et assurer un avenir prometteur aux générations futures.

Ce rapport a été diffusé un jour après la reprise des cours dans ces établissements privés, suite à une période de trois semaines de grèves visant à obtenir le versement complet des subventions pour l’année scolaire 2022-2023.

Bakary Fomba 

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