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Assimi Goïta, discours du 61ème anniversaire de l'armée nationale
A la UneBillet d'humeur

DIY militaire : les triomphes de l’armée malienne en trois actes

by Sahel Tribune 19 janvier 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

En ce 63e anniversaire de l’armée malienne le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a proclamé une mission accomplie lors de son discours télévisé sur l’ORTM le 19 janvier, fusionnant habilement célébration d’anniversaire et conquête territoriale. Dans ce spectacle militaire grandiose où l’improvisation et le « Do It Yourself » (DIY) se transforment en armes redoutables, l’armée malienne émerge comme une héroïne de comédie prête à libérer les territoires.

Ce n’est pas un simple anniversaire, mais plutôt une célébration grandiose aux airs de blockbuster militaire au Mali. Entre les conquêtes territoriales et l’acquisition de moyens roulants et aériens, l’armée malienne célèbre ses 63 ans avec une détermination sans faille. Le colonel Assimi Goïta affirme que cet anniversaire symbolise une « mission accomplie », plongeant ainsi le pays dans un spectacle à la malienne où la libération des territoires s’harmonise avec une créativité débordante.

Un remake de Rambo

Alors que l’armée malienne souffle ses 63 bougies, une question persiste : a-t-elle confondu anniversaire et mission de conquête du gâteau ? Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a déclaré avec fierté le 19 janvier 2024 que la mission était accomplie. L’intégrité territoriale est désormais à portée de main, ornée d’un nœud décoratif pour faire bonne figure.

L’année 2023 a été pour l’armée malienne ce que le lundi matin est pour nous tous : éprouvante. Cependant, elle a réussi à démontrer au monde que l’armée malienne n’est pas simplement là pour animer les soirées karaoké des casernes. Sortant de leur zone de confort, les militaires ont décidé d’affronter les terroristes là où cela fait mal. Résultat : la libération de Kidal le 14 novembre 2023, après une décennie d’occupation terroriste, est une victoire mémorable. On peut imaginer les terroristes cherchant désespérément sur Google Maps comment contourner les barrages de l’armée malienne.

Dans son discours passionné devant les forces vives du pays le 15 janvier dernier, le chef suprême des armées a rappelé avec fierté les moments où l’armée malienne a joué son propre rôle dans un remake de Rambo. La reconquête de Kidal n’est qu’une péripétie dans la grande saga des exploits militaires. Ber, Tessalit, Aguelhoc, et même des emprises abandonnées par la Minusma ont été reprises, comme si l’armée malienne faisait son shopping territorial.

Les architectes militaires discutent des plans

Certains clamaient que c’était « une mission au-dessus de nos moyens », selon le président Goïta dans son discours pré-fête de l’armée. Eh bien, l’armée malienne a réussi, presque entièrement, avec ses propres ressources. Les militaires maliens ont fait du Do It Yourself une véritable philosophie de vie, manipulant avec une véritable dextérité des drones et des avions de combat, mettant à feu et à cendres les ennemis de la Nation.

Mais ce n’est pas tout. En plus de reconquérir des territoires, l’armée malienne a décidé de se réinventer. Des réformes et des initiatives ont été mises en place pour améliorer les conditions de travail et de vie des militaires. L’accroissement des effectifs, l’acquisition d’équipements dernier cri, le renforcement des capacités aériennes et terrestres, tout cela contribue à un spectacle militaire digne d’Hollywood, avec pour objectif la reconquête territoriale.

Le chef suprême des armées a même évoqué la poursuite de l’embellissement avec l’ouverture de chantiers de nouveaux camps militaires dans des endroits aux noms exotiques comme Bougouni, Kita, Diéma, San et Koutiala. On imagine déjà les architectes militaires discutant des plans autour d’un café dans une tente de campagne.

Ralentir la vitesse de déplacement des tanks

« Le démarrage de la construction de logements pour nos forces de défense et de sécurité », a-t-il ajouté. Enfin, les militaires auront un toit sur la tête, autre que celui d’une tente de camping. Et pour couronner le tout, des postes de commandement ultramodernes, car la guerre en haute définition, c’est encore mieux.

Tout cela nous rappelle l’héritage des pères fondateurs et le sacrifice de milliers d’hommes qui ont lutté pour faire du Mali un pays « libre et souverain, ancré dans ses valeurs morales, spirituelles et socio-culturelles ». En d’autres termes, un pays où l’on peut manger du riz sans craindre les bombardements.

Le président de la transition garde espoir que le Mali sortira « lentement, mais progressivement de cette longue crise multidimensionnelle ». Espérons simplement qu’ils n’ont pas l’intention de ralentir la vitesse de déplacement de leurs tanks pour y parvenir. 

Oumarou Fomba 

19 janvier 2024 0 comments
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Urne
A la UnePolitique

Élections au Mali : sur le fil du rasoir, entre défis sécuritaires et aspirations démocratiques

by Chiencoro 16 janvier 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans l’effervescence électorale du Mali en reconstruction, les défis sécuritaires se dressent comme des remparts à la démocratie. Ce reportage plonge au cœur des enjeux, dévoile des réalités brutales, explore les stratégies en place, et donne la parole à ceux qui façonnent l’avenir politique du pays.

Les rues de Bamako résonnent encore des échos des élections présidentielles de 2020. Des groupes armés ont transformé des bureaux de vote en champs de bataille, semant le chaos et la terreur. Des citoyens ont été contraints de fuir, laissant derrière eux un paysage électoral marqué par la violence. Soumaïla Cissé, figure emblématique de la scène politique malienne a été enlevé, en pleine campagne électorale pour les législativesde 2021. Il décèdera quelques mois après sa libération. Cela révèle la fragilité d’un processus électoral dans un pays en quête de stabilité.

Tensions électorales en Afrique : leçons à tirer

Les frontières des défis sécuritaires ne se limitent pas aux frontières maliennes. En Côte d’Ivoire, l’année 2010 a laissé des cicatrices profondes dues à des violences post-électorales alimentées par des tensions ethniques et politiques. Un rappel brutal que la sécurité pendant les élections transcende les frontières, et que des leçons cruciales peuvent être tirées des expériences des nations voisines.

Les chiffres de l’Union africaine révèlent une réalité alarmante : plus de 100 attaques ont émaillé les élections de 2020 au Mali. Face à cette menace, deux perspectives s’affrontent : le renforcement musclé des forces de sécurité préconisé par certains, et la sensibilisation citoyenne défendue par la société civile. Un équilibre délicat entre puissance et responsabilisation, visant à prévenir les troubles tout en éduquant une population consciente des risques électoraux.

Le 25 septembre dernier, les autorités maliennes de la transition ont pris une décision salutaire : le report de la présidentielle initialement prévue en février 2024. Ce scrutin, considéré comme le chemin du retour des civils à la tête du pays depuis le coup d’État d’août 2020 dirigé par le colonel Assimi Goïta, s’inscrit dans un contexte politique délicat, marqué par le retour progressif de la sécurité et de la stabilité dans le pays.

Le moment marquant de cette montée en puissance de l’armée malienne et du retour de la reconquête de l’intégrité du territoire national est le 14 novembre 2023 avec la reprise de Kidal par l’armée malienne. Une reprise qui s’inscrit dans le cadre du désengagement de la mission onusienne du Mali après plus d’une décennie de présence sans résultat tangible. 

L’objectif des autorités maliennes de la transition est de réussir à tenir des élections libres, transparentes, crédibles et surtout sécurisées. D’ailleurs, le président de la Transition a exprimé sa volonté d’assurer un « retour sécurisé et apaisé » à l’ordre constitutionnel dans ce pays victime d’insécurité depuis plus d’une décennie. 

Forger l’avenir politique du Mali

Au-delà des stratégies de sécurité, des voix s’élèvent pour rappeler l’importance de l’indépendance des institutions électorales, de l’équité des campagnes, et du respect des droits de l’homme. Des recommandations cruciales pour bâtir un processus électoral démocratique, où chaque vote compte et chaque citoyen se sent représenté.

Dans l’ombre des défis sécuritaires se dessine une quête pour une démocratie malienne plus résiliente. En intégrant ces dimensions sécuritaires et démocratiques, le Mali se dresse comme un laboratoire politique en mouvement. 

Nous gardons espoir que, malgré les tumultes du passé, des élections pacifiques et démocratiques émergeront, apportant une nouvelle ère politique au Mali et inspirant le monde entier.

Chiencoro Diarra 

16 janvier 2024 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

Renaissance malienne : les défis du retour à la sécurité

by Chiencoro 16 janvier 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Les dunes du Sahel murmurent des histoires séculaires, des récits de résilience et d’adversité. Au cœur de ce paysage complexe, le Mali se dresse comme une partition musicale aux notes parfois discordantes, oscillant entre les défis sécuritaires et les aspirations à la stabilité. En cette symphonie politique, chaque mouvement dévoile des enjeux profonds, des nuances subtiles qui résonnent dans l’écho des sables.

Le Mali, autrefois épicentre d’empires florissants, a connu des résonances tumultueuses au cours des dernières décennies. Les vents du changement ont soufflé en novembre 2023 avec la victoire de l’armée à Kidal, une victoire qui, loin d’apaiser les mélodies politiques, a introduit de nouvelles tonalités. L’infiltration croissante des groupes armés terroristes parmi la population crée une dissonance persistante, défiant les efforts de reconstruction et de réconciliation.

Sous les auspices de la Transition, les autorités maliennes ont orchestré une transformation en crescendo, plaçant la sécurité au centre de leur partition. Le départ de Barkhane et de forces européennes telles que Takuba a créé une pause dans cette symphonie, laissant place à un silence qui interroge. Cependant, les autorités n’ont pas hésité à reprendre la baguette, renforçant les capacités de l’armée malienne, investissant dans des équipements de pointe, et signant la Charte du Liptako-Gourma pour former l’Alliance des États du Sahel (AES). Une nouvelle partition régionale pour lutter contre l’insécurité et favoriser un développement durable.

Dans ce ballet complexe, l’armée malienne danse une chorégraphie délicate entre reconquête territoriale et protection des droits civiques. Les défis sont nombreux, mais le professionnalisme de l’armée ne cesse de surprendre. La symphonie de la protection civile est exécutée avec une préoccupation constante pour les droits humains, une harmonie difficile à atteindre dans les zones de conflit.

Le prélude pour l’avenir résonne avec un mélange d’espoir et de réalisme. Les décideurs politiques et les citoyens du Sahel sont invités à écouter attentivement cette symphonie en cours. L’approche holistique préconisée par le président de la transition, avec son appel au dialogue inter-malien, offre une note de sagesse dans cette composition complexe. Le développement économique, la sécurité et le progrès social forment un trio dont l’harmonie peut offrir une mélodie durable pour le Mali et au-delà.

Alors que le Mali aspire à rétablir sa stabilité, le Sahel observe. La symphonie de la sécurité, jouée sur les instruments du dialogue, de la coopération régionale, et du développement durable, peut transcender les frontières. C’est une harmonie où chaque nation sahélienne, guidée par sa propre partition, contribue à la création d’une mélodie collective de paix, de prospérité et de résilience. Dans cette œuvre en perpétuelle création, le Mali, tel un musicien talentueux, joue sa partition avec courage, inscrivant son avenir dans la symphonie du Sahel.

Chiencoro Diarra

16 janvier 2024 0 comments
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Le président de la transition une délégation ministérielle du Niger à l'occasion de la Journée de la souveraineté retrouvée.
A la Une

Souveraineté retrouvée : l’union des nations, rempart de l’avenir

by Chiencoro 15 janvier 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

La Commémoration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée a pris une dimension exceptionnelle le 14 janvier 2024, réunissant le Président de la Transition malien et une délégation ministérielle du Niger. Une journée emblématique marquée par des échanges fructueux et des visites symboliques, témoignant de la solidarité entre nations du Sahel.

En ce 14 janvier, le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a honoré une délégation ministérielle du Niger, dirigée par le ministre malien de la Jeunesse, Abdoul Kassim Fomba. Une démarche qui transcende les frontières, renforçant les liens entre le Mali et le Niger dans la célébration commune de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée.

Cohésion régionale et reconnaissance mutuelle

Sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, la délégation nigérienne, accompagnée par des membres du CNSP, a partagé un moment de reconnaissance mutuelle. Le Président malien a salué l’engagement du Général Abdouramane Tiani, chef de l’Etat du Niger, et a souligné l’importance de la cohésion nationale. La visite de courtoisie a été l’occasion de consolider les liens entre les deux nations et de renforcer la solidarité régionale.

Le ministre malien ministre malien de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a exprimé ses remerciements pour la participation nigérienne à la célébration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée. Le Président de la Transition a appelé à un soutien continu des ministères de la Jeunesse des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour la jeunesse des trois pays. Une collaboration mise en lumière par la visite des émissaires nigériens aux infrastructures sportives, témoignant d’une volonté commune de développer durablement le secteur sportif régional.

Regards croisés sur le développement sportif régional

Au cœur de cette célébration, les ministres de la Jeunesse et des Sports du Mali et du Niger ont échangé des expériences, ouvrant la voie à une collaboration trilatérale avec le Burkina Faso. La visite des infrastructures sportives a permis d’initier des discussions sur le développement pérenne du sport dans l’espace AES. Une initiative porteuse d’espoir pour l’essor du sport régional et la consolidation des relations intergouvernementales.

La Commémoration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée a transcendé les frontières, unissant le Mali et le Niger dans une célébration exemplaire. Les échanges entre les délégations ministérielles et les visites aux infrastructures sportives ont jeté les bases d’une coopération régionale renforcée. Cette journée mémorable a démontré que la souveraineté retrouvée s’accompagne d’une responsabilité partagée envers la jeunesse et le sport. Les perspectives de développement régional, évoquées lors de cette rencontre, ouvrent la voie à un avenir prometteur pour l’AES. Une solidarité qui, au-delà des frontières, éclaire la voie du progrès pour le Sahel.

Chiencoro Diarra

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La remise du drapeau national aux Aigles du Mali par le président de la transition.
A la UneSport

Le président Goïta lors de la remise du drapeau aux Aigles du Mali : « Si vous voulez avoir quelque chose que vous n’avez jamais eu, faites quelque chose que vous n’avez jamais fait »

by Chiencoro 15 janvier 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le président malien, le Colonel Assimi Goïta, a prononcé des paroles inspirantes lors de la remise du drapeau aux Aigles du Mali en prévision de la CAN 2023. Ses propos soulignent l’importance de l’audace et de l’innovation pour atteindre des objectifs inédits.

Le 11 janvier 2024, le Colonel Assimi Goïta, président malien de la transition, a délivré un message captivant aux Aigles du Mali lors de la cérémonie de remise du drapeau en vue de leur participation à la CAN 2023. Il a conclu ses propos par cette déclaration : « Si vous voulez avoir quelque chose que vous n’avez jamais eu, faites quelque chose que vous n’avez jamais fait » Ses paroles, empreintes de sagesse, incitent à la réflexion sur le chemin à parcourir pour accomplir des exploits extraordinaires.

Le président Goïta a souligné l’importance de repousser les limites pour atteindre des sommets inexplorés. En remettant le drapeau national aux Aigles, il a symboliquement transmis un appel à l’audace et à l’innovation. Cette action dénote une volonté de surpasser les accomplissements passés et de tracer une voie nouvelle vers le succès.

Le choix de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire comme terrain de démonstration de cette détermination renforce l’aspect stratégique de cette démarche. Le président positionne ainsi le Mali comme un acteur déterminé sur la scène sportive africaine, renforçant l’unité nationale autour de l’équipe nationale.

La philosophie présidentielle : innovation et dépassement de soi

Les paroles du président Goïta révèlent une vision axée sur l’innovation et le dépassement de soi. En encourageant à faire « quelque chose que vous n’avez jamais fait », il insiste sur la nécessité de sortir de sa zone de confort pour atteindre des résultats exceptionnels. Cette approche, appliquée au contexte sportif, transcende le stade du jeu pour devenir une métaphore de la quête de l’excellence dans tous les domaines.

Pour obtenir des résultats différents, il est nécessaire de changer ses habitudes et de sortir de sa routine. L’équipe nationale du Mali n’a jamais remporté la CAN. Pour changer cela, les joueurs doivent être prêts à faire des choses qu’ils n’ont jamais faites auparavant. Ils doivent être prêts à travailler plus dur, à se sacrifier davantage et à prendre des risques.

Cette philosophie présidentielle a des résonances au-delà du monde sportif, touchant la fibre patriotique et l’aspiration collective à un Mali résolument tourné vers l’avenir. Les décideurs politiques du monde entier peuvent tirer des enseignements de cette approche novatrice en matière de leadership et d’inspiration.

Cette philosophie est également applicable au développement du Mali. Pour que le pays progresse, il faut que les Maliens soient prêts à prendre des risques et à innover.

Impact sur la communauté et la scène internationale

Les propos du président Goïta, au-delà de leur contexte sportif, ont un impact significatif sur la communauté malienne et le Sahel. Ils incarnent un appel à l’unité nationale, transcendant les clivages pour mobiliser la nation derrière une cause commune. Les décideurs politiques, tant au niveau national qu’international, peuvent s’inspirer de cette approche inclusive pour renforcer la cohésion sociale.

Sur la scène mondiale, le Mali se positionne comme un acteur dynamique et déterminé, prêt à relever les défis et à contribuer positivement aux débats internationaux. Cette visibilité accrue renforce les liens diplomatiques et offre des opportunités de collaboration, plaçant le pays au cœur des enjeux mondiaux.

« Impossible n’est pas malien », a également affirmé le président Goïta au cours de cette cérémonie. Un proverbe malien qui signifie que tout est possible si l’on y croit. C’est donc un message d’espoir et de motivation pour les joueurs de l’équipe nationale du Mali. Il leur dit qu’ils doivent croire en eux-mêmes et en leurs capacités.

La remise du drapeau aux Aigles nationaux par le président Goïta est un symbole d’aspiration à l’excellence, d’innovation et de dépassement de soi. Ces valeurs, ancrées dans le discours présidentiel, transcendent le sport pour influencer positivement la société malienne et susciter l’intérêt des décideurs politiques internationaux. Le Mali, porté par cette philosophie audacieuse, s’affirme comme un acteur prometteur dans le contexte mondial, prêt à écrire un nouveau chapitre de son histoire.

Chiencoro Diarra

15 janvier 2024 0 comments
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Le Président de la Transition, Assimi Goïta, lors de la montée des couleurs
ActuEdito

Assimi Goïta, la nouvelle figure du panafricanisme ?

by Bakary FOMBA 15 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le colonel Assimi Goïta, actuel président de la transition au Mali, suscite de plus en plus d’attention en tant que figure montante du panafricanisme. Son ascension au pouvoir, initiée par un coup d’État en 2020, l’a propulsé à la tête de la transition, chargée de rétablir la stabilité et d’organiser des élections démocratiques. Goïta, par ses discours et ses actions, émerge comme un acteur clé du renouveau du mouvement panafricain. Son objectif, c’est de redonner d’abord à son pays sa pleine et entière souveraineté avant de se tourner vers le reste de l’Afrique. 

Dans un discours retentissant en décembre 2023, Goïta a proclamé avec force que « l’Afrique doit se relever et se libérer de la domination étrangère ». Ses appels en faveur d’une « union africaine forte et prospère » ont été accueillis favorablement par de nombreux panafricanistes, qui voient en lui le potentiel de redonner vie à ce mouvement historique.

L’histoire du Mali, l’un des premiers pays africains à proclamer son indépendance en 1960, ajoute une dimension symbolique à la position de Goïta. Les panafricanistes voient en lui un héritier des idéaux fédéralistes et souverainistes des pères de l’indépendance africaine, rappelant l’influence de Modibo Keïta, ancien président du Mali et fervent défenseur du panafricanisme.

Goïta est le porteur du flambeau des figures emblématiques de l’indépendance africaine, notamment Kwamé Nkrumah, premier président du Ghana, qui demeure une source d’inspiration pour la jeunesse africaine aspirant à une véritable souveraineté. Nkrumah, fervent partisan de l’unité africaine, a laissé une empreinte indélébile sur le panafricanisme.

Cependant, le futur de Goïta en tant que leader panafricain demeure incertain. Son défi réside dans la transformation de ses discours inspirants en actions concrètes. Les panafricanistes, tout en saluant ses déclarations, restent vigilants quant à la réalisation de ses promesses. L’efficacité de son leadership pendant la transition et sa capacité à concrétiser les idéaux panafricains seront des critères décisifs pour évaluer sa contribution au renouveau du mouvement. 

Pourtant, il demeure un homme de parole. Les promesses lui sont chères comme la prunelle de ses yeux. Il a toujours lié l’acte à la parole. Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute qu’il réussira cet engagement patriotique malgré toutes les instrumentalisations en cours.  

Assimi Goïta émerge comme une figure à suivre dans le panafricanisme, porteur d’un potentiel considérable. L’Afrique observe avec attention son parcours, espérant qu’il devienne le catalyseur d’une nouvelle ère de coopération, d’unité et de prospérité sur le continent.

Bakary Fomba

15 janvier 2024 0 comments
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Les états généraux de l'éducation. Le ministre de l'Education nationale et les cadres en concertation.
ActuÉducation

Cap sur la réforme : les États généraux redessinent l’avenir scolaire au Mali

by Bakary FOMBA 12 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Mali, les états généraux de l’éducation émergent en tant que phare d’espoir pour un système éducatif longtemps ébranlé par des décennies de crises. Les autorités de la transition s’engagent dans une démarche ambitieuse pour diagnostiquer et remédier aux défis majeurs qui entravent l’épanouissement de l’école malienne, visant à restaurer la qualité de l’enseignement et à assurer un accès équitable à l’éducation.

Dans un contexte où l’éducation au Mali a traversé des périodes tumultueuses, les États généraux de l’éducation se présentent comme une bouffée d’air frais. Les autorités de la transition, conscientes des enjeux cruciaux, mobilisent une concertation nationale rassemblant tous les acteurs de l’éducation. Cette initiative, portée par l’ambition de sortir l’école malienne de l’impasse, vise à ériger un nouveau socle éducatif solide, capable de répondre aux besoins spécifiques de chaque élève, et à hisser le pays vers des horizons éducatifs plus prometteurs.

Sortir de l’impasse

De 1991 à nos jours, l’école malienne a été régulièrement marquée par des séries de grèves avec diverses revendications en fonction des corporations et de la particularité des différents régimes. Pour sortir de l’impasse, les autorités de la transition sont déterminées à trouver une solution pérenne aux problèmes éducatifs du Mali. Lors de sa visite à Kayes, 1re région administrative du Mali, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, avait annoncé, le 23 juillet 2023, la tenue des États généraux de l’éducation. Il s’agit d’une initiative importante pour le Mali, d’autant plus que le système éducatif malien est en crise depuis plusieurs décennies. 

En plus de la faiblesse du taux de scolarisation en milieu rural, la qualité de l’enseignement est souvent critiquée au Mali. Cette concertation nationale reste une occasion pour dresser un diagnostic précis des problèmes et proposer des solutions pour y remédier.

Etats généraux de l’éducation: impliquer tous les acteurs de l’éducation

Au regard de la complexité du problème, cette concertation nationale devra impliquer tous les acteurs de l’éducation, y compris les parents d’élèves, les enseignants, les universitaires et les professionnels. Elle devra également prendre en compte les besoins spécifiques des différents groupes sociaux, notamment les filles, les enfants en situation de handicap et les enfants des zones rurales. Il s’agit d’une chance de relancer le système éducatif malien. 

C’est ainsi que si la concertation est bien organisée et si elle débouche sur des mesures concrètes, elle pourrait contribuer à améliorer l’accès à l’éducation pour tous et à garantir une éducation de qualité pour tous les enfants du Mali. Ces échanges consistent surtout à proposer des stratégies de renforcement des ressources enseignantes pour des besoins du système éducatif dans un contexte de refondation de ce système.

À travers cette concertation nationale sur l’éducation, il s’agit ainsi de s’inspirer de l’historique du secteur et de la place de l’éducation dans le jeu politique du Mali. Tout en conservant les acquis et les revaloriser, il faut prendre davantage en compte les sensibilités des acteurs de l’éducation. 

L’application stricte des réformes à venir

Il n’échappe à personne que des réformes scolaires ont plusieurs fois été opérées au Mali sans résultats palpables. Ces réformes qui avaient des objectifs très ambitieux pour l’école malienne, bien qu’ayant suscité beaucoup d’enthousiasme et d’espoir, n’ont malheureusement produit que des effets inverses, finissant toutes en queue de poisson. 

Avec toutes ces différentes réformes précédentes, la montagne a toujours accouché d’une souris. De la Pédagogie convergente au Curriculum en passant par le projet « un village, une école », les solutions préconisées ont été, dans la plupart des cas, pires que les problèmes. 

Cependant, pour aller au-delà de cette situation, l’application stricte des réformes à venir dans toutes les écoles du pays sans exception. Le retour de l’autorité de l’enseignant et la cessation de la course effrénée aux taux de passage des élèves qui ne reflète pas les réalités restent tout de même nécessaires.

Bakary Fomba

12 janvier 2024 0 comments
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