Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
samedi,13 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

À la station Yara Oil, l’essence manque et la confiance s’évapore

by Bakary FOMBA 22 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

La galère continue au Mali avec cette pénurie de carburant, et devine qui est sous les projecteurs ? Eh oui, notre vedette malheureuse, Yara Oil. Ça chauffe, mais pas dans le bon sens.

Les stations Yara Oil sont devenues des lieux de frustration, où les clients sont accueillis par des pompes qui ont décidé de faire la grève. Yara Oil, censée être la crème de la crème en matière de pétrole au Mali, est en train de se manger un sacré plat de désamour.

Alors que la crise fait rage, Yara Oil semble assise dans le coin à regarder la scène. Aucune action immédiate pour apaiser la colère de la clientèle, déjà secouée économiquement. Les clients, eux, ne cachent pas leur mécontentement.

Des propriétaires de véhicules et des motocyclistes, se sentant floués par une entreprise qui ne tient pas sa parole, montent au créneau. Certains comparent les tickets d’essence à des « chèques payables à vue », soulignant le côté absurde de payer pour un service qui fait la grève.

La situation ne fait qu’empirer, avec des clients qui ne cessent de témoigner, mettant en lumière l’incapacité de Yara Oil à résoudre efficacement cette crise. Face à cette inertie, la frustration des consommateurs atteint des sommets, transformant la pénurie de carburant en une rupture flagrante de la confiance et de la fidélité des clients.

Le service client de Yara est carrément sous le feu des critiques pour son manque de réponses convaincantes et de communication transparente. Les consommateurs réclament des explications claires sur les raisons des pénuries persistantes et veulent des garanties sur la disponibilité future du carburant pour lequel ils ont déjà dégainé leur argent.

La crise de confiance dans laquelle Yara Oil s’est embourbée est d’une gravité sans précédent. La boîte risque de voir une bonne partie de sa clientèle prendre la tangente, et ça, c’est un sacré coup dur.

Yara Oil risque non seulement de voir ses ventes chuter, mais aussi de se retrouver dans une sacrée galère financière. La confiance, une fois perdue, c’est pas facile à récupérer, hein.

Pour se sortir de ce bourbier, Yara Oil doit se secouer. Des réponses claires aux questions des clients, des garanties sur le futur approvisionnement en carburant, et une communication transparente sur la situation actuelle sont à l’ordre du jour.

L’entreprise doit aussi penser à des mesures concrètes pour regagner la confiance perdue. Des compensations pour les clients qui ont bavé à cause de cette pénurie, par exemple, ça serait un bon début.

La crise actuelle pourrait bien être l’occasion pour Yara Oil de faire un sérieux bilan et de montrer qu’elle peut redresser la barre. Si Yara Oil prend les mesures nécessaires, elle peut peut-être se sortir de cette crise en évitant la débâcle totale. Affaire à suivre…

Bakary Fomba

22 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
La confirmation de la condamnation d'Ousmane Sonko pourrait remettre en cause sa candidature pour la présidentielle de février 2024.
A la Une

Présidentielles au Sénégal : invalidation de la candidature d’Ousmane Sonko

by Bakary FOMBA 21 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

À moins de deux mois des élections présidentielles au Sénégal, fixées en février prochain, le Conseil Constitutionnel du Sénégal a retenu 20 candidatures pour la course à la magistrature suprême. Cependant, celles de l’opposant Ousmane Sonko et de Karim Wade ont été rejetées.

Après plusieurs mois de tractations, la candidature d’Ousmane Sonko a finalement été rejetée par le Conseil Constitutionnel du Sénégal. L’opposant historique au régime en place ne pourra donc plus être candidat pour ces élections du 25 février 2024, censées élire un nouveau dirigeant au Sénégal.

Le recours du leader du Parti des patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), qui avait été écarté de la liste provisoire, est également rejeté sur la base de sa condamnation à 6 mois de prison pour diffamation à l’encontre d’un ministre. Cette condamnation, confirmée par la Cour suprême le 4 janvier 2024, le « rend inéligible pour une durée de 5 ans ». Il s’agit, pour le porte-parole du Pastef, du « précédent le plus dangereux de l’histoire politique du Sénégal », d’autant plus que Sonko était considéré comme l’un des grands favoris potentiels pour ce scrutin présidentiel.

Activation du « Plan B »

Par ailleurs, le Pastef peut revenir sur son « Plan B », qui consiste à remplacer Ousmane Sonko par Bassirou Diomaye Faye, numéro 2 du Parti.

Le 19 novembre dernier, le Pastef avait déjà investi un nouveau candidat pour se faire représenter aux élections du 25 février prochain. Avec cette invalidation de la candidature d’Ousmane Sonko, ce « Plan B » peut être activé pour la conquête du fauteuil présidentiel.

Cependant, la candidature de Bassirou Diomaye Faye semble être un pari risqué pour le Pastef, d’autant plus que ce dernier, bien qu’il soit inscrit sur les listes électorales, reste jusqu’à aujourd’hui incarcéré pour une affaire pour laquelle il n’a pas encore été jugé.

Il est à noter que l’opposant Ousmane Sonko n’est pas seul dans cette situation. La candidature de Karim Wade, qui avait été validée dans un premier temps, est également rejetée à cause de sa double nationalité (sénégalaise et française).

Bakary Fomba

21 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
La fête de l'armée malienne sous la présidence du Colonel Assimi Goïta.
A la UneSécurité

Sous la bannière d’une mission accomplie : retour sur la cérémonie du 63e anniversaire de l’armée malienne

by Bakary FOMBA 21 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le samedi 20 janvier 2024, à la place d’armes du 34e Régiment du Génie militaire de Bamako, le Mali a célébré les 63 ans de son armée. Placée sous la « bannière d’une mission accomplie », celle de retrouver l’intégrité territoriale du Mali et « d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national », la cérémonie de ce 63e anniversaire de l’armée malienne a été présidée par le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi Goïta. Cette cérémonie s’est tenue dans un contexte de montée en puissance des Forces de défense et de sécurité du Mali. Plusieurs personnalités, tant maliennes qu’étrangères, ont pris part au cérémonial qui a duré 2 heures.

Déjà à 8 heures, tout était en place au Génie militaire de Bamako. Les hangars devant accueillir les invités étaient parés aux couleurs du drapeau national. Des pancartes avec des honneurs aux militaires et au peuple malien étaient également visibles un peu partout.

À son arrivée sur les lieux, à 10 heures passées de quelques minutes, le chef suprême de l’armée a procédé au dépôt de la gerbe de fleurs à la stèle du soldat inconnu. Cet acte solennel, au nom de toute la Nation, consiste à rendre un hommage distinctif aux soldats tombés sur les théâtres des opérations, aux blessés de guerre ainsi qu’à tous ceux qui ont versé leur sang pour la souveraineté du Mali. Ainsi s’est suivie l’exécution de l’hymne national.

Mobilisée pour la défense de la patrie

Plusieurs activités étaient inscrites à l’ordre du jour de cette cérémonie, notamment la remise des chèques individuels et collectifs, la décoration des militaires, dont certains à titre posthume, et le traditionnel défilé militaire.

Au cours de ce cérémonial, le Chef de l’État a décoré des militaires, dont certains à titre posthume, pour le service rendu à la nation. En plus des chèques géants individuels, un chèque géant d’une valeur de plus de 6 milliards de FCFA a également été remis au service social des armées. S’en est suivi un gigantesque défilé militaire.

Depuis la rectification de la trajectoire de la transition en 2021, la montée en puissance des Forces armées maliennes se concrétise progressivement. Lors de la célébration de ce 63e anniversaire, les FAMa ont montré, à travers un gigantesque défilé militaire, une belle démonstration des images, confirmant davantage cette montée en puissance. De même, des populations à l’intérieur du pays affirment avoir célébré cet anniversaire dans la plus grande joie.

La commémoration de ce 63e anniversaire marque ainsi la détermination d’une armée professionnelle et mobilisée pour la défense de la patrie.

Encore des défis à relever

Malgré la concrétisation de la montée en puissance des FAMa, les autorités militaires du Mali rappellent que des défis restent à relever. Dans une interview accordée à la presse, le Président de la Transition a rendu un hommage mérité au Président Modibo Keïta et à ses compagnons qui ont été les « artisans de la création de notre armée nationale ». Il s’agit aussi de « saluer la mémoire de nos camarades d’armes qui sont tombés sur le champ de bataille et de rendre à leurs familles ma compassion et ma solidarité ».

Tout en promettant de faire tout pour retrouver les otages civils et militaires, le Colonel Assimi Goïta appelle à une « synergie de plusieurs acteurs » pour « réconcilier les cœurs et les esprits » des Maliennes et Maliens.

« Nous avons fait le plus difficile, maintenant nous devons faire le plus dur, qui est la stabilisation du pays. Pour cela, nous avons besoin de la synergie de plusieurs acteurs », lance-t-il.

Au-delà de la capitale Bamako, ce traditionnel cérémonial a lieu dans d’autres grandes villes du Mali, notamment dans les capitales régionales et les cercles.

Bakary Fomba

21 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Commémoration de la fête de l'armée malienne
A la UneSécurité

Au Mali, la mission est accomplie, mais le plus dur reste à faire

by Sahel Tribune 20 janvier 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans l’éclat des célébrations du 63e anniversaire de l’armée malienne, présidées par le Colonel Assimi Goïta, le 20 janvier 2024, une aura de succès flotte dans l’air. La mission de reconquête territoriale est clairement marquée comme « accomplie », mais, comme l’a souligné le Président de la Transition lors d’une entrevue empreinte de réalisme, le plus dur reste à accomplir.

L’année passée a été témoin de la reprise stratégique de Kidal, Ber, Tessalit, et Aguelhoc, des succès militaires retentissants qui ont démontré la montée en puissance fulgurante de l’armée malienne. L’apothéose de cette série de victoires a été la reprise de Kidal le 14 novembre 2023, mettant un terme à une décennie d’occupation terroriste. Cet exploit a non seulement renforcé la confiance en l’armée, mais a également affirmé la volonté du pays de défendre son intégrité territoriale.

Le défi complexe était de protéger cette intégrité tout en préservant la souveraineté nationale. Une équation difficile que les Forces de défense et de sécurité ont résolue avec succès, établissant des partenariats stratégiques avec des pays prêts à soutenir le Mali dans cette entreprise cruciale. Ces alliances ont permis de moderniser l’arsenal de l’armée malienne, conférant à ses opérations une efficacité nouvelle.

Cependant, au-delà des festivités et des applaudissements, le président Goïta, dans un moment de lucidité, a évoqué le prochain chapitre : « Nous avons fait le plus difficile, maintenant nous devons faire le plus dur, qui est la stabilisation du pays. » C’est un appel à l’action, reconnaissant que la paix durable ne peut être instaurée par la seule puissance militaire. La synergie d’acteurs multiples, dont les autorités traditionnelles à travers le dialogue inter-malien, devient cruciale.

La stabilisation du Mali ne se mesure pas seulement en termes de sécurité physique, mais aussi en termes de réconciliation. Les forces armées se tourneront vers le nord du pays pour contrer les groupes terroristes, tandis que les autorités traditionnelles sont invitées à jouer un rôle essentiel dans le dialogue inter-malien, visant à réconcilier les cœurs et les esprits.

La mission est accomplie, mais la quête de stabilité et de réconciliation promet d’être un nouveau défi. Le Mali, guidé par une vision réaliste et empreinte d’espoir, écrit un nouveau chapitre de son histoire. 

Oumarou Fomba

20 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Fête d'indépendance
A la UneBillet d'humeur

Distinctions militaires et chèque géant : La fête de l’armée, un évènement inoubliable

by Chiencoro 20 janvier 2024
written by Chiencoro 1 minutes read

Ah, la cérémonie de commémoration de la fête de l’armée malienne, un évènement qui a comblé toutes nos attentes en matière de défilé militaire et de remise de médailles. Le Colonel Assimi Goïta, dans toute sa splendeur de Président de la Transition, a présidé cette magnifique fête. Parce que rien ne dit « stabilité nationale » comme un défilé militaire bien exécuté, non ?

Évidemment, le dépôt de gerbe de fleurs sur le monument du soldat inconnu était d’une originalité renversante. Qui aurait cru qu’un chef suprême des armées puisse maîtriser avec tant d’aisance l’art délicat du lancer de fleurs ?

Et ne parlons pas des distinctions remises aux courageux militaires. Des médailles du mérite national avec effigie abeille, rien de tel pour honorer ceux qui ont fait preuve de bravoure. Et bien sûr, le chèque géant de plusieurs milliards de FCFA remis avec générosité, parce que dans le monde de la défense, rien n’est trop grand.

Dans son interview à la presse, le Président de la Transition a rendu hommage à tout le monde, du Président Modibo Keïta aux compagnons, en passant par les camarades d’armes tombés au champ de bataille. Parce que, soyons honnêtes, rien n’est plus sincère qu’un hommage rendu devant les caméras.

Et bien sûr, le point culminant, le dialogue inter-malien pour réconcilier les cœurs et les esprits. Parce que si les drones, les kalachnikovs et les avions de combat ne suffisent pas à rétablir la paix, un bon dialogue inter-malien devrait certainement y parvenir. Bravo pour cette mission accomplie, où la stabilisation du pays est le prochain défi à relever. On a hâte de voir comment cela va se dérouler, vraiment.

Chiencoro Diarra 

20 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Un drone TB2 en opération depuis les airs.
A la UneSécurité

Le vol de l’aigle : L’armée malienne, silhouette dans le ciel de l’histoire 

by Sahel Tribune 20 janvier 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Dans les replis de l’histoire malienne se tisse le récit poignant de l’Armée nationale, forgée dans les soubresauts de l’indépendance en 1960. Cette chronique captivante transcende les épreuves et triomphes, illustrant la résilience de cette institution face aux tumultes du temps. Embarquons pour un périple au cœur des moments-clés de l’armée malienne, gardienne intrépide des frontières et symbole d’une nation debout.

Le 22 septembre 1960, le Mali, nouveau-né de l’indépendance, amorçait un chapitre épique avec la création de son propre État. Au sein de cette quête souveraine, l’armée malienne surgit, le 20 janvier 1961, date du départ du dernier soldat français, prête à écrire son destin dans les pages parfois tumultueuses de l’histoire. De ses premiers pas balbutiants à ses récents exploits contre le terrorisme, plongeons dans une rétrospective captivante des moments cruciaux qui ont façonné cette force protectrice, véritable pilier de la défense nationale malienne.

L’adhésion du Mali à la Communauté française

Le 22 septembre 1960, une ère nouvelle s’écrit dans le livre d’or du Mali avec son accession à l’indépendance. L’avènement d’institutions nationales devient impératif, et en première ligne de cette métamorphose, surgit l’Armée, une sentinelle dévouée à défendre les frontières d’une nation fraîchement déclarée souveraine.

Les prémices de la création de cette armée s’ancrent dans les années 1950, une période où les autorités françaises formèrent des unités militaires composées de soldats africains, à l’origine destinées aux troupes coloniales. Avec le temps, ces unités évoluèrent vers un esprit nationaliste, éveillant la conscience des futurs défenseurs du Mali.

En 1957, l’instauration d’un ministère de la Défense au sein du gouvernement malien provisoire symbolise la détermination du Mali à assurer sa propre sécurité. L’adhésion du Mali à la Communauté française en 1958 ouvre la voie à une assistance militaire française, jetant ainsi les bases des premiers pas de l’armée malienne.

L’indépendance acquise en 1960 insuffle un nouvel élan à la formation de cet outil de défense. Un programme de formation militaire intensif est déployé pour habiliter les forces armées maliennes à assumer la responsabilité de la protection du pays. Les premières années sont jalonnées de défis, entre pauvreté, analphabétisme et conflits internes. Malgré ces difficultés, l’armée malienne s’affirme comme une institution essentielle à la défense nationale.

Ebranler les assises des groupes djihadistes

La création et l’évolution de cet outil de défense sont indissociables du labeur acharné de figures emblématiques telles que Modibo Keita, le premier président du Mali, Mamadou Konaté, Premier ministre de la Défense, et Diallo Telli, fervent défenseur de l’indépendance africaine.

L’armée malienne a joué un rôle crucial dans l’histoire du pays, contribuant à son indépendance, défendant son territoire et luttant contre le terrorisme. Les figures emblématiques et les héros militaires qui ont marqué les débuts de cette armée incarnent la fierté nationale.

Depuis sa création, l’armée malienne est confrontée sans cesse à des défis qu’elle a su surmonter avec bravoure et détermination. Le pays a connu plusieurs rébellions. La première a éclaté en 1963, deux ans seulement après la proclamation de l’indépendance.  Depuis 2012, le pays est pris dans l’étau d’une menace terroriste persistante, incarnée par des groupes djihadistes redoutables tels que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’État islamique au grand Sahara (EIGS). Ces entités ont étendu leur emprise sur d’immenses territoires du pays pendant que plusieurs forces partenaires faisaient leur entrée dans le territoire.

Face à cette menace croissante, l’armée malienne a engagé une série d’opérations militaires, remportant des succès notables qui ont ébranlé les assises des groupes djihadistes. En avril 2022, l’opération à Moura, au cœur du Mali, s’est soldée par l’élimination de plusieurs dizaines de djihadistes, infligeant un coup sévère à leurs rangs. En mai 2022, l’opération à Gossi, dans le nord du Mali, a permis la libération de plusieurs dizaines de personnes prises en otage par les djihadistes, marquant une victoire cruciale pour la sécurité civile. En juillet 2022, une opération musclée à Ménaka, dans le nord-est du Mali, a abouti à la destruction d’un campement djihadiste stratégique, affaiblissant leurs positions.

L’affirmation de la souveraineté malienne

Le 14 novembre 2023, après plus d’une décennie d’absence, l’armée malienne réinvestit Kidal, à la suite du départ de la MINUSMA et d’autres forces étrangères qui n’ont laissé aucun héritage positif. Cette dynamique de reconquête s’étend à Ber, Tessalit et Aguelhoc. Aujourd’hui, avec la montée en puissance de ses forces armées, le Mali réaffirme sa présence dans toutes les régions du pays.

Ces victoires ont sensiblement allégé la pression exercée par les groupes djihadistes sur les populations civiles maliennes, consolidant la crédibilité de l’armée malienne dans la lutte antiterroriste. Cela grâce aux nombreux équipements acquis par les autorités maliennes au profit de cette armée longtemps étouffées par les puissances colonisatrices en quête d’intérêts dans le pays. 

Ces triomphes de l’armée malienne contre le terrorisme résultent en effet de plusieurs facteurs déterminants. Des partenaires fiables et engagés, parmi lesquels la Russie, la Turquie, la Chine, ainsi que des pays de la sous-région, notamment ceux de l’Alliance des États du Sahel ; une alliance créée en septembre 2023 par le Mali, le Niger, et le Burkina Faso, ont substantiellement renforcé les capacités militaires de l’armée malienne, dans leur combat pour l’intégrité territoriale et le renforcement de la souveraineté nationale. Il faut noter aussi que la population malienne a joué un rôle crucial en informant les forces de sécurité sur les mouvements des djihadistes, démontrant ainsi un engagement indéfectible envers la sécurité nationale. Aujourd’hui, le lien armée-nation est bien tissé.

La création de l’armée malienne demeure un moment charnière dans l’histoire du pays, symbolisant l’affirmation de la souveraineté malienne et la détermination des dirigeants à défendre leur patrie. Malgré les épreuves traversées, cette institution reste forte et indispensable à la défense du pays, un symbole vivant de la résilience et de la volonté du peuple malien de protéger son héritage.

Oumarou Fomba 

20 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le président de la Transition procède à la remise de plusieurs ambulances.
Billet d'humeur

Convoi de luxe : Les 33 ambulances VIP de la transition Goïta

by Chiencoro 20 janvier 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans un époustouflant festival d’initiatives, le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a orchestré une remise de dons qui transforme les cérémonies protocolaires en véritables shows. Entre ambulances dernier cri et réalisations sociales, le Mali découvre une nouvelle facette de son leader, prêt à sauver des vies avec panache.

Sous le ciel étoilé de ses œuvres sociales, le Colonel Assimi Goïta ne fait rien à moitié. Ce vendredi saint, c’est un cortège de 33 ambulances qui débarque dans le paysage malien, non pas en simple convoi médical, mais en véritables stars des urgences. Dans ce geste présidentiel, chaque remise de don devient une performance, et chaque geste du Président une nouvelle page d’une saga ambulancière pleine de style et d’audace.

L’option premium pour le confort de nos patients

Mesdames et Messieurs, bonjour à tous ! Aujourd’hui, c’est un jour spécial, un vendredi saint pour nos ambulances, car nous célébrons la remise de pas moins de 33 bolides médicalisés à travers tout le Mali. Oui, vous avez bien entendu, le Colonel Assimi Goïta est dans la place !

Alors que certains présidents se contentent de couper des rubans, moi, je préfère livrer des ambulances. C’est ma manière à moi de contribuer à la lutte contre la mortalité maternelle et néo-natale. Et soyons honnêtes, rien de mieux qu’une ambulance pimpée pour faire une entrée fracassante dans le monde !

Je dois dire que ces cérémonies de remise de dons sont devenues mon terrain de jeu favori. Chaque fois, je tente de surpasser la précédente, parce que chez moi, on ne fait pas les choses à moitié. D’ailleurs, on pourrait presque organiser un concours de la meilleure remise de dons. J’ai entendu dire que la prochaine sera avec feux d’artifice et jongleurs, mais chut, c’est un secret.

Ce matin, nous parlons d’ambulances, pas n’importe lesquelles, 23 4×4 et 10 vans dernier cri. Oui, nous avons choisi l’option premium pour le confort de nos patients. Parce que sauver des vies, c’est bien, mais sauver des vies avec style, c’est encore mieux !

L’aventure ambulancière continue 

En plus des ambulances, permettez-moi de vous rappeler quelques-unes de nos autres réalisations. On a creusé pas moins de 304 puits, distribué 225 tricycles, offert 75 ambulances, et même distribué des kits de transformation. On a aussi pensé aux académies avec 710 cartons de craie, parce que l’éducation, c’est important. Et cerise sur le gâteau, 1000 familles ont reçu un kit alimentaire. On ne se contente pas de sauver des vies, on nourrit des familles !

Je tiens à remercier l’ensemble des acteurs du système sanitaire, qui travaillent d’arrache-pied malgré des ressources humaines et matérielles limitées. Votre tâche n’est pas facile, mais avec ces ambulances, je suis convaincu que vous allez assurer vos missions avec encore plus d’efficacité et de célérité. Attention aux excès de vitesse, mes amis !

Enfin, je veux saluer notre ministre de la Santé et du Développement social, Colonel Assa Badiallo Touré, une femme d’action et une visionnaire. On était ensemble il y a peu, à distribuer des tricycles et des kits alimentaires. Elle ne chôme pas, cette femme-là !

Maintenant, mesdames et messieurs, partons vers un avenir où aucune femme ne meurt en donnant la vie, où chaque enfant fête ses premiers anniversaires, et où nos ambulances sillonnent les routes du Mali avec panache. Merci à tous, et que l’aventure ambulancière continue !

Chiencoro Diarra 

20 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

CNSS Burkina Faso-INPS Mali : des accords pour renforcer la traçabilité des paiements et...
Genève : le Mali au lancement du Groupe d’amis de l’Économie sociale et solidaire...
Mariage au Mali : la fréquentation avant l’union réduit-elle vraiment les divorces ?

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close