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Manifestation à Dakar
A la UneBillet d'humeur

Humeur : Agitation politique au Sénégal

by Chiencoro 25 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Ah, Dakar, ville de contrastes et de diversité, où les rues vibrantes racontent l’histoire d’un peuple en quête de démocratie et de changement. Mais ce samedi 24 février, c’est une atmosphère tendue qui a plané sur la banlieue, alors que les Forces Vives du Sénégal ont orchestré un rassemblement empreint de revendications politiques.

Imaginez-vous sur le terrain de football de HLM Grand Yoff, au cœur d’une foule compacte, où les slogans fusent et où les esprits s’échauffent. Les discours des leaders politiques et des représentants de la société civile résonnent comme autant de cris de ralliement pour une cause commune : des élections présidentielles, et vite !

Dethié Fall, candidat à la présidence, lance des appels passionnés à la démocratie, à la liberté de choix, à l’expression du peuple sénégalais. On applaudit, on s’enthousiasme, mais au fond, on sait que les rouages de la politique sont bien plus complexes qu’un discours enflammé sur une tribune.

Défendre nos idéaux démocratiques

Pendant ce temps, dans les coulisses du pouvoir, Macky Sall annonce des pourparlers, offrant une lueur d’espoir dans cette tempête politique. Mais voilà, l’opposition reste divisée, les désaccords persistent, et la route vers un compromis semble semée d’embûches.

Tierno Alassane Sall, ferme dans ses convictions, refuse toute concession, rejetant en bloc toute idée de dialogue avec le président. Une posture qui alimente les doutes et les incertitudes quant à l’issue de ces négociations.

Et tandis que les politiciens se livrent à leurs joutes verbales, le peuple sénégalais, lui, reste dans l’attente, oscillant entre espoir et scepticisme. Car au-delà des discours enflammés et des promesses politiques, c’est bien la vie quotidienne des citoyens qui est en jeu.

Alors que les jours passent et que les tensions persistent, une question demeure : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour défendre nos idéaux démocratiques ? Dans ce théâtre politique où chaque acteur joue sa partition, il est grand temps de se rappeler que le véritable enjeu, c’est l’avenir de notre nation, de notre peuple, de notre démocratie. Et cela, aucun discours enflammé ne pourra le changer.

Chiencoro Diarra

25 février 2024 0 comments
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La CEDEAO a levée les sanctions contre le Niger à la suite du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
A la Une

Les montagnes russes de la politique ouest-africaine : la Cédéao lève les sanctions contre le Niger

by Chiencoro 24 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Ah, la politique africaine ! Un mélange savoureux de coups d’État, de sanctions, de sommets extraordinaires et de rebondissements inattendus. Aujourd’hui, samedi 24 février 2024, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) nous offre un nouveau chapitre dans ce roman mouvementé en levant les sanctions économiques et financières qui pesaient sur le Niger depuis le coup d’État de l’été dernier.

Imaginez-vous, un sommet extraordinaire à Abuja, au Nigéria, où les chefs d’État et de gouvernement se réunissent pour discuter de l’avenir de la région. C’est un peu comme une série télévisée où chaque épisode apporte son lot de suspense et d’intrigue.

Rappelez-vous, en juillet 2023, le Niger se retrouvait sous le feu des projecteurs après le renversement du président Mohamed Bazoum par une junte militaire. La Cédéao, ne plaisantant pas avec la stabilité politique, avait sorti l’artillerie lourde : fermeture des frontières, gel des avoirs, interdictions de voyager… le tout pour faire comprendre aux nouveaux dirigeants qu’on ne joue pas avec les règles du jeu établies.

Le Niger respire un peu mieux aujourd’hui

Mais voilà, le temps passe et les alliances se font et se défont. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso claquent la porte de la Cédéao et décident de créer leur propre club, l’Alliance des États du Sahel (AES). C’est un peu comme si, lassés des règles strictes de la Cédéao, ils avaient décidé d’inventer leur propre système de jeu.

Et maintenant, la Cédéao décide de tourner la page en levant les sanctions contre le Niger. Une décision qui fait réfléchir. Est-ce un signe de faiblesse ? Ou bien une tentative de réconciliation dans un voisinage déjà bien instable ?

Quoi qu’il en soit, le Niger respire un peu mieux aujourd’hui. Mais attention, les défis politiques, sécuritaires et les questions de paix ne sont pas pour autant balayés d’un revers de main. Au contraire, ils seront au menu des discussions lors de ce sommet. Car dans ce coin du monde, l’avenir se dessine au gré des alliances, des rivalités et des rebondissements. Et franchement, on ne s’ennuie jamais !

Chiencoro Diarra

24 février 2024 0 comments
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Le siège de la Banque nationale de développement agricole du Mali.
A la UneÉconomie

La BNDA dans la tempête : Quand la notoriété devient un fardeau

by Sahel Tribune 24 février 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Mali, la Banque Nationale de développement agricole (BNDA), reconnu pour son excellence dans le secteur financier, se retrouve au cœur d’une polémique. Accusée par un collectif d’enseignants de la commune I à Bamako d’être responsable du retard de paiement de leurs salaires, la BNDA fait face à un défi majeur qui met à l’épreuve sa réputation.

La BNDA, institution bancaire de renom au Mali, est sous le feu des critiques. Un collectif d’enseignant dénonce des retards dans le paiement de leurs salaires et pointe du doigt la responsabilité de la banque. Une situation délicate qui met en lumière les défis auxquels sont confrontées les institutions financières réputées dans le pays.

Popularité légendaire

Il est indéniable que la BNDA jouit d’une popularité légendaire dans le secteur financier malien. Au fil des ans, l’institution a pu bâtir une solide réputation grâce à son engagement envers l’excellence dans ses services bancaires, son professionnalisme et sa gestion prudente des fonds et des ressources. Cette réputation de sérieux lui a permis de gagner la confiance du public, des entreprises et des organisations, renforçant ainsi sa position sur le marché. Cependant, cette popularité, cette réputation de sérieux et de fiabilité en tant qu’institution financière, semblent être transformées en un défi majeur auquel la BNDA fait face depuis quelques semaines.

Dans une lettre datée du 29 janvier 2024, adressée au Directeur général de la BNDA, le collectif des enseignants de la commune I du district de Bamako, affiliés à ladite institution, dénonçait le retard récurrent dans le traitement des salaires de ses membres. Décidés à faire entendre leur voix, ces enseignants menaçaient tout de même de changer de domiciliation bancaire.

Des retards explicables

En effet, le retard dans le traitement des salaires des enseignants peut être causé par divers facteurs tels que des problèmes de trésorerie au niveau de l’État, des erreurs administratives, des retards dans les transferts de fonds entre différentes institutions, ou des problèmes organisationnels au sein des établissements scolaires. En ce sens, il ne saurait être exclusivement de la responsabilité de la BNDA.

Il est donc important de ne pas nécessairement attribuer ce retard dans le paiement des salaires des enseignants à une seule et unique entité, mais de prendre en compte l’ensemble des facteurs pouvant influencer cette situation. Il s’agit de prendre en compte l’ensemble du processus de traitement des salaires, ainsi que les différentes parties impliquées, avant de pointer du doigt une entité en particulier.

Dans sa lettre, en réponse à celle du collectif des enseignants, la BNDA indique que ce « retard est imputable au délai d’encaissement des chèques qui accompagnent les états de salaire ». Selon les précisions de l’institution, « ce délai qui est de 72 heures ouvrées peut aller au-delà si le chèque revient impayé ».

Le nombre de chèques impayés

Le délai d’encaissement des chèques peut effectivement être une cause de retard dans le traitement des salaires. Par exemple, même si la BNDA reçoit les états de salaire accompagnés de chèques qui nécessitent un certain temps pour être encaissés, cela pourrait retarder la disponibilité des fonds nécessaires pour procéder aux paiements des salaires.

De plus, en raison de sa notoriété, la BNDA a un nombre de clients très élevé par rapport aux autres institutions financières du pays. Face à un volume important de chèques à encaisser, cela peut entrainer des retards dans le traitement des paiements. Surtout lorsque certains chèques peuvent être rejetés pour des raisons variées, notamment une provision insuffisante sur le compte de l’émetteur du chèque, une signature incorrecte, ou d’autres raisons similaires. Dans de tels cas, le processus d’encaissement peut prendre plus de temps, entrainant ainsi des retards dans le paiement des salaires, notamment lorsque le nombre de chèques impayés est important.

Travailler en collaboration pour identifier des solutions durables 

Au regard de tous ces aspects, la notoriété de la BNDA semble jouer contre elle. En tant qu’institution financière d’importance capitale, elle est souvent pointée du doigt lorsqu’il y a des problèmes dans le secteur financier ou des retards de paiement, comme c’est le cas dans le paiement des salaires des enseignants.

Par ailleurs, il est essentiel d’analyser de façon approfondie les causes de ce retard de paiement afin de trouver des solutions à long terme, tout en tenant compte de la complexité des processus impliqués. Plutôt que de blâmer une seule institution, il est peut-être plus constructif de travailler en collaboration pour identifier des solutions durables. Il est également important de noter que la BNDA reconnait l’impact de ces retards de paiement sur les enseignants et leur famille, et elle met tout en œuvre pour améliorer la situation et garantir un paiement rapide et ponctuel des salaires.

« La BNDA fournira ses meilleurs efforts pour raccourcir le délai de traitement : afin de vous donner satisfaction », peut-on lire dans sa lettre adressée au collectif des enseignants.

Bakary Fomba

24 février 2024 0 comments
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Banane plantain
Économie

Côte d’Ivoire : Levée des restrictions d’exportation, nouvelle dynamique pour le commerce extérieur

by Sahel Tribune 23 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Une annonce cruciale a secoué la sphère du commerce extérieur en Côte d’Ivoire : la levée de la suspension temporaire d’exportation de certains produits vivriers. Cette décision, prise par les autorités ivoiriennes, ouvre de nouvelles perspectives pour les importateurs et exportateurs du pays.

C’est à travers un communiqué officiel du 22 février 2024 que le Ministre du Commerce et de l’Industrie, en collaboration avec le Ministre d’État chargé de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, ainsi que le Ministre des Finances et du Budget, ont annoncé la levée de la mesure de suspension temporaire d’exportation de la banane plantain, du manioc et ses dérivés, ainsi que de l’igname.

Nouvelles opportunités de croissance économique et de développement

Cette décision, entrée en vigueur immédiatement après la signature du communiqué, met fin à plus d’un mois de restrictions imposées depuis le 15 janvier dernier, en parallèle avec le début de la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Actuellement, plusieurs autres produits agricoles demeurent soumis à des limitations de leurs échanges, notamment le maïs, le riz, le fonio, le mil et le sorgho.

Toutefois, il est important de noter que malgré cette levée de suspension, l’exportation des produits susmentionnés reste soumise à une autorisation préalable, en conformité avec les dispositions du décret n°2022-168 du 09 mars 2022. Tout manquement à cette disposition est passible de sanctions prévues par la loi relative à la concurrence.

Cette annonce a été accueillie avec un mélange de soulagement et d’optimisme par les acteurs du commerce extérieur en Côte d’Ivoire. En effet, cette décision offre de nouvelles opportunités de croissance économique et de développement pour le pays, tout en favorisant la valorisation de la production locale sur les marchés internationaux.

Répercussions sur l’économie nationale

Pour mieux saisir les enjeux de cette décision et son impact sur l’économie ivoirienne, nous avons sollicité l’avis de plusieurs experts économiques et représentants du secteur agricole. Ces derniers expriment leur satisfaction quant à cette levée des restrictions, tout en soulignant l’importance d’une gestion rigoureuse pour assurer le succès des exportations dans le respect des normes et des réglementations en vigueur.

La levée des restrictions d’exportation en Côte d’Ivoire marque un nouveau chapitre dans l’histoire du commerce extérieur du pays, offrant de nouvelles perspectives de développement et de prospérité pour l’ensemble des acteurs économiques. Reste à voir comment cette décision sera mise en œuvre sur le terrain et quelles seront ses répercussions sur l’économie nationale à moyen et long terme.

Oumarou Fomba

23 février 2024 0 comments
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Macky Sall
Billet d'humeur

Ça navigue dans le flou électoral : Macky Sall en première ligne

by Chiencoro 23 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

La politique, un spectacle où les promesses sont des acrobates sur un fil de fer, où les discours sont des jongleries verbales. Aujourd’hui, le grand manège du pouvoir s’est offert une nouvelle séance, avec en tête d’affiche notre chef d’orchestre national, Macky Sall.

Dans une performance médiatique à multiples rebondissements, le Président Sall a joué les funambules entre annonces et suspens, laissant le peuple sénégalais en équilibre instable. La grande attraction ? L’ouverture imminente de concertations nationales sur le processus électoral, un numéro qui promet des frissons dans le dos et des sueurs froides pour les adversaires politiques.

Macky Sall, maestro de la rhétorique

Imaginez-vous, tout le pays suspendu aux lèvres présidentielles, attendant fiévreusement que le calendrier électoral soit dévoilé, tel un suspense haletant où l’on se demande : élection maintenant, ou plus tard ? Macky Sall, maestro de la rhétorique, nous invite dans une danse où la date de l’élection présidentielle est une rose qu’il retient jalousement, laissant planer le mystère sur son dénouement final.

Mais attention, pas de polémiques, pas de chamailleries stériles sur ses supposées ambitions cachées. Le Président Sall tient à clarifier : le 2 avril, c’est plié, il plie bagage. Mais pour le reste, suspens, suspens, et encore suspens. Un coup de théâtre qui pourrait bien se finir en tragédie constitutionnelle, avec un Conseil constitutionnel en coulisses attendant de lancer son verdict.

Les étoiles filantes de notre horizon démocratique

Et que dire de cette proposition de libération de certains prisonniers politiques pour adoucir l’atmosphère pré-électorale ? Un peu de réconciliation, une pincée de clémence, voilà la recette de Macky Sall pour des élections « apaisées ». Une stratégie de communication bien huilée pour tenter de calmer les esprits et d’effacer les tensions, mais qui laisse planer le doute sur les véritables intentions.

Pendant ce temps-là, les acteurs politiques jonglent avec leurs ambitions et leurs frustrations, certains applaudissent, d’autres s’insurgent, mais tous gardent un œil rivé sur la scène politique, attendant la chute finale de ce numéro de haute voltige.

Alors, dans ce grand cirque électoral, entre annonces surprises et coups de théâtre, une chose est sûre : le Sénégal retient son souffle, attendant avec impatience la fin de ce numéro d’équilibriste politique, en espérant que la paix et la stabilité seront les étoiles filantes de notre horizon démocratique.

Chiencoro Diarra

23 février 2024 0 comments
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Rentrée littéraire 2024 au Mali.
Actu

Rentrée littéraire du Mali : Là où les mots se rencontrent, les cultures s’unissent

by Bakary FOMBA 23 février 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Le 20 février 2024, dans le somptueux cadre de l’Hôtel Azalai Salam de Bamako, s’est amorcé le coup d’envoi de la 16e édition de la Rentrée littéraire du Mali. Cet évènement marquant se déroulera jusqu’au 24 février, animant non seulement la capitale Bamako, mais également plusieurs autres grandes villes à travers le Mali.

Tel un jardin luxuriant où les mots sont des fleurs multicolores, la 16e édition de la Rentrée littéraire du Mali, baptisée « L’Afrique du vivre-ensemble », invite les lecteurs à une promenade enchanteresse. Dans ce jardin littéraire, chaque page est une pépite, chaque activité une brise poétique. Sous le regard bienveillant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, ce festival s’épanouit tel un bouquet littéraire, révélant la richesse et la diversité de la création malienne.

Durant quatre jours d’affilée, Bamako, Sikasso, Mopti, Tombouctou et Gao seront animés par des rencontres littéraires à l’occasion de cet évènement qui incarne un programme si riche et varié. À l’occasion de cette 16e édition, le grand salon du livre intitulé « Salon du Livre », prendra également ses quartiers au musée Musso Kunda de Korofina, en commune I du district de Bamako.

« L’une des plus grandes manifestations littéraires d’Afrique »

Au cours de cet évènement, des rencontres sont prévues dans les Universités et les écoles, notamment des tables rondes, des débats, des cafés littéraires et des spectacles.

Selon le ministre Guindo, le thème retenu pour cette édition « L’Afrique du vivre ensemble » est « d’une pertinence et d’une actualité patentes pour le Mali et pour les pays du Sahel, confrontés depuis plus d’une décennie à l’hydre terroriste ». Pour lui, cet évènement est devenu aujourd’hui, « par ses succès, l’une des plus grandes manifestations littéraires d’Afrique ».

En effet, le leadership de la Rentrée littéraire a permis de mettre en place à Bamako, il y a un an, en marge de la 15e édition, le Réseau africain des manifestations littéraires (RAMALI) dont le Mali abrite le siège et qui fera du pays une vitrine de la diversité et du rayonnement de la littérature et des livres. La principale innovation de cette édition reste la tenue en simultané de l’évènement dans la ville de Bamako, dans les villes historiques de Sikasso, Mopti, Tombouctou et Gao, avec le concept de ville-festival thématique pour chacune.

Célébrer la créativité et l’expression littéraire

Durant ce grand rassemblement littéraire, les écrivains auront l’occasion de se rencontrer, d’échanger et d’explorer la thématique du vivre ensemble au cœur d’une Afrique en quête de réconciliation, en compagnie des lecteurs et des citoyens.

Avec la sortie de nombreux ouvrages de qualité, cet évènement offre aux amateurs de littérature la possibilité de découvrir de nouvelles voix et de s’immerger dans des univers variés. Il s’agit également d’une plateforme pour des échanges constructifs et des débats sur la littérature et la culture, permettant ainsi d’enrichir la compréhension des enjeux sociétaux et des thèmes abordés dans les œuvres présentées. Elle reflète notamment la diversité et la richesse de la littérature malienne, tout en offrant une occasion unique de célébrer la créativité et l’expression littéraire dans le pays.

La richesse et la pluralité de la société malienne

Ce n’est pas tout. Ce festival du livre met également en lumière la vitalité de la scène littéraire malienne, de promouvoir les écrivains et écrivaines du pays, et de favoriser la découverte de nouveaux talents. Elle vise également à encourager la lecture, à susciter l’intérêt pour la littérature malienne et à contribuer à la diffusion et à la valorisation de la culture du Mali à travers le monde.

Par le biais de la publication de nouveaux ouvrages, de l’organisation de rencontres littéraires, de débats et de manifestations culturelles, la rentrée littéraire du Mali s’efforce de créer un espace de dialogue et de partage, de favoriser les échanges entre les écrivains et leur public, et de dynamiser la vie littéraire du pays. Elle vise tout de même à soutenir la diversité des voix et des expressions littéraires, en mettant en avant des œuvres qui abordent des thématiques variées et qui reflètent la richesse et la pluralité de la société malienne.

Il n’échappe à personne que le secteur du livre est confronté à plusieurs défis au Mali, notamment le financement et la désaffection de la lecture. Il est toutefois primordial que l’État mette en place une politique nationale du livre et de la lecture à travers son ministère de tutelle. Toute chose qui permettra de favoriser la promotion des manifestations littéraires et l’émergence d’une industrie éditoriale forte et à même de répondre aux défis et enjeux éditoriaux de l’heure.

Bakary Fomba

23 février 2024 0 comments
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Une scène d'un marché de Niamey
A la UneÉconomie

Ségou : Les prix des produits alimentaires en baisse, un avant-goût de ramadan abordable

by Sahel Tribune 23 février 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

À Ségou, dans la 4ème région administrative du Mali, la baisse des prix des produits de première nécessité offre un soulagement favorable aux consommateurs, à quelques semaines du mois du ramadan. Cette diminution des prix, observée lors de la foire hebdomadaire « N’ténin » (du lundi), reflète un approvisionnement suffisant en denrées alimentaires et suscite l’optimisme quant à la possibilité de passer un Ramadan plus abordable.

Une bouffée d’optimisme illumine le marché hebdomadaire de Ségou cette semaine. À la foire hebdomadaire « N’ténin » (du lundi), une baisse des prix de certains produits alimentaires est constatée. Nous nous sommes rendus sur place pour nous imprégner des tarifs des denrées alimentaires et des céréales auprès des marchands et des consommateurs. 

Les Maliens passeront un bon ramadan

De notre reportage, il ressort que le kilo de viande avec os est affiché à 2 500 francs CFA, tandis que celui sans os est à 3 000 francs CFA. Le prix du kilogramme de riz varie entre 400 et 450 francs CFA, atteignant même 450 francs le kilogramme pour celui en provenance de Niono. L’huile se vend à 700 francs CFA le litre, tandis que la pomme de terre est proposée à 300 francs CFA. Bien que les prix fluctuent d’un marché à l’autre, une tendance générale à la baisse est observée sur des produits tels que le riz, le mil, l’huile, le sucre, la patate douce et l’ognon, avec des réductions allant de 25 à 50 francs par rapport à la semaine précédente.

Le kilogramme du sucre local est vendu aujourd’hui à 650 francs, contre 650 FCFA ou 700 FCFA pour le sucre importé. Le sac de sucre local (chez les grossistes) est fixé à 28 250 francs CFA, le sucre importé à 30 500 francs.

Les produits de première nécessité sont en baisse sur le marché des grossistes et sur celui des détaillants, selon les gros marchands. « Cette semaine, il y a eu une baisse des prix sur de nombreux produits alimentaires. La pomme de terre était vendue à 400 francs le kilogramme la semaine passée, aujourd’hui(lundi), jour de foire, elle est à 300 francs l’unité. Une réduction de 50 francs. Si nous continuons sur cette lancée, je pense que les Maliens passeront un bon ramadan avec des produits abordables sur le marché. La patate douce est à 100 francs le kilogramme », nous explique Amidou Diallo, vendeur.

Le prix des céréales en baisse 

La vente des céréales (riz local, mil, maïs et haricot) bat son plein. Devant les magasins, les sacs remplis de céréales sont entreposés. Les étals débordent de céréales. Oumar Mallé, vendeur de céréales, presque de tous genres, est assis sur une longue chaise devant son magasin. Il supervise ses employés qui servent les clients. Selon lui, la vente va bon train car de nombreux produits alimentaires sont en baisse aujourd’hui sur le marché. Contrairement à la semaine passée, le kilogramme de riz est à 400 et 450 francs CFA, le mil et le sorgho sont à 225 francs et le maïs à 250 francs.

Badjan Tangara, debout derrière sa bascule, pèse du riz tout en discutant avec ses collègues marchands et clients. Il confie lui aussi que cette semaine, il y a un grand écart entre les prix des semaines passées. « Cette semaine, le marché est bien approvisionné en différents produits alimentaires, et les prix sont abordables », témoigne-t-il, tout en demandant aux autres marchands de respecter les prix moraux fixés.

La joie des ménagères 

Cette baisse de prix se fait ressentir dans les autres marchés également. Par exemple, au marché du petit château de Ségou, le kilogramme de mil est à 225 francs, le sac à 22 000 francs. Quant au sac de riz, il est cédé à 20 000 francs. Le kilogramme de mil pilé varie entre 300 et 350 francs selon les commerçants. À noter que ces prix dépendent de la façon dont chaque grossiste s’approvisionne en ces marchandises.

Rencontrée sur notre chemin, Djenebou Camara venait de faire son marché. Elle a un panier bien rempli de légumes. « Le marché n’est pas cher cette semaine. Les légumes frais sont à bon prix. Les carottes sont à partir de 50 francs, contre 100 francs la semaine dernière. Le kilo d’ognons est à 350 francs, contre 400 francs. J’ai acheté un litre d’huile à 700 francs », a-t-elle indiqué avec un sourire aux lèvres. Elle ajoute qu’elle fera une bonne sauce d’ognon pour la famille avec tous les ingrédients nécessaires.

Amina Niata ne nous dira pas le contraire : « Avec cette baisse des prix, nous pourrions faire le marché avec 1000 francs sans trop de difficulté. Si les commerçants continuent ainsi, nous pourrions bien nous procurer des produits alimentaires pour passer le ramadan en toute quiétude ».

Le gouvernement travaille au maintien des prix 

Une autre ménagère, tenant en main un sceau bien rempli de condiments, nous exprime également toute sa satisfaction : « J’ai fait le plein de mon récipient à seulement 2000 francs ». Elle exprime le souhait de maintenir les prix stables.

Pour cette baisse de prix des produits de première nécessité, notamment des produits alimentaires, le gouvernement de la transition, notamment la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence, est à pied d’œuvre pour faire respecter les prix indicatifs des denrées, pour le bonheur des Maliens.

Pour tout manquement constaté par les consommateurs, des numéros verts sont disponibles : 36 0 88 ou 36 0 99.

Fatoumata Z. Coulibaly, correspondante à Ségou 

23 février 2024 0 comments
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