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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

[ Edito] Prix en baisse, espoir en hausse

by Bakary FOMBA 22 février 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

En cette veille du mois de ramadan, où les cœurs se tournent vers la prière, le partage et la solidarité, une lueur d’espoir illumine les foyers maliens. Une lueur qui prend la forme de la baisse des prix de certains produits de première nécessité, accordée par les autorités de la transition.

Dans un pays où chaque franc compte, où les défis économiques sont aussi imposants que le désert de Gao, cette initiative est à saluer. L’ognon, la pomme de terre, le sucre — autant d’éléments essentiels de notre quotidien qui voient leurs prix chuter, offrant un soulagement bienvenu aux familles maliennes alors qu’elles se préparent à observer le jeûne et à partager leurs repas en toute dignité.

Les lampes électriques illuminent nos maisons

Cette baisse des prix n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une action résolue des autorités de la transition, qui ont su entendre les murmures des marchés, les soupirs des ménages, et y répondre avec pragmatisme. Elle témoigne d’une volonté politique de placer le bien-être des citoyens au cœur des préoccupations, de faire du ramadan un moment de réconfort et de partage pour tous, indépendamment des difficultés économiques.

En plus de ces avancées, les autorités maliennes de la transition doivent travailler davantage dans la stabilisation de la fourniture d’électricité afin de donner au mois de ramadan toute sa beauté. Car dans notre société moderne, où les lampes électriques illuminent nos maisons tard dans la nuit, où les ventilateurs apaisent la chaleur étouffante, l’électricité est devenue aussi essentielle que l’eau et le pain.

Pourtant, cette générosité ne peut occulter les défis persistants auxquels le pays est confronté. Les tensions diplomatiques avec nos voisins ivoiriens ont fait grimper le prix de la banane plantain, privant ainsi certains de leur mets préféré. Cette ombre au tableau rappelle que les frontières, aussi infranchissables soient-elles politiquement, ne peuvent arrêter la réalité économique qui unit nos destins.

La générosité, la lumière qui guide notre chemin vers un avenir meilleur

Dans ce contexte, la baisse des prix des denrées de base apparaît comme un baume sur les plaies d’une nation meurtrie par les aléas du commerce transfrontalier. Elle résonne comme un message d’espoir, une promesse que malgré les tourments, le Mali peut et doit prospérer.

À l’heure où certains pourraient voir dans cette initiative une simple manœuvre politique, il convient de saluer avant tout l’impact concret sur la vie des citoyens. Car c’est là l’essence même du devoir des gouvernants : non pas de briller par leurs discours, mais de se mesurer à l’aune de leurs actions, de rendre chaque jour un peu plus supportable l’existence de ceux qu’ils servent.

En cette période bénie du ramadan, alors que le soleil décline et que les mosquées s’emplissent de chants et de prières, souvenons-nous que la générosité, sous toutes ses formes, est la vraie lumière qui guide notre chemin vers un avenir meilleur. Et que cette baisse des prix, comme un doux rayon de lune dans la nuit, nous rappelle que l’espoir et la solidarité sont les piliers sur lesquels nous bâtissons notre destin commun.

Bakary Fomba 

22 février 2024 0 comments
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Moussa Alassane Diallo, ministre de l'Industrie et du Commerce
Économie

Ramadan 2024 : Sucre et stabilité au cœur des délibérations ministérielles

by Sahel Tribune 21 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Conseil des ministres, sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, s’est réuni, ce mercredi 21 février 2024, au palais de Koulouba. Plusieurs sujets ont été abordés, notamment les enjeux cruciaux de la stabilité économique et de l’approvisionnement en prévision du ramadan 2024. Dans cette salle de délibérations, les discussions ont porté sur la fluctuation des prix des produits essentiels et les mesures nécessaires pour garantir l’accès aux denrées indispensables pour la population.
Comme un capitaine guidant son navire à travers des eaux agitées, le Colonel Assimi GOITA a présidé une réunion cruciale au Palais de Koulouba. Au cœur des débats, la boussole économique pointait vers la stabilité des prix, tandis que les voiles de l’approvisionnement se gonflaient en prévision du mois de ramadan. Une session où chaque décision était un gouvernail orientant le destin des citoyens dans les méandres de l’économie nationale.

25 000 tonnes de sucre constituées en prévision du ramadan

Le ministre de l’Industrie et du Commerce a évoqué, lors de la réunion du Conseil des ministres, la situation actuelle des prix et des stocks des produits de première nécessité, au cours de la période allant du 12 au 18 février 2024. Selon le rapport présenté, les prix moyens des produits de première nécessité ont globalement maintenu leur stabilité par rapport à la semaine précédente. Cependant, une légère augmentation a été enregistrée pour le lait en poudre et la farine de blé, avec des hausses respectives de 2% et 3%.

Un point crucial évoqué lors de la réunion a été la préparation du marché pour le mois de ramadan 2024. À cet effet, il a été mentionné que 25 000 tonnes de sucre ont été constituées afin de répondre aux besoins anticipés pour cette période spéciale. Ces approvisionnements ont été effectués sur la base de la production de SUKALA et NSUKALA. De plus, il a été souligné que les prix plafonds fixés pour le sucre sont largement respectés sur l’ensemble du territoire, ce qui apporte une certaine assurance quant à la stabilité des prix et à la disponibilité des produits essentiels pour la population.

Cette réunion du Conseil des ministres reflète l’engagement des autorités à surveiller de près la situation économique et à prendre des mesures pour assurer la stabilité des prix, en particulier en période de demandes accrues telles que le mois de ramadan.

Oumarou Fomba

21 février 2024 0 comments
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Banque mondiale
Économie

Crise énergétique au Mali : La Banque mondiale, flambeau dans l’obscurité

by Chiencoro 21 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans un contexte marqué par les défis multiples et pressants auxquels fait face le Mali, une lueur d’espoir se dessine à l’horizon. Le 20 février 2024, une délégation de haut niveau de la Banque mondiale a rencontré le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, pour discuter des axes de coopération entre le Mali et cette institution financière internationale.

Dans le ciel tourmenté du Mali, où les nuages sombres des crises s’accumulent, une étoile brillante émerge, porteuse d’espoir et de lumière. La Banque mondiale se profile tel un phare dans la tempête, offrant au pays une bouffée d’air frais et la promesse d’un avenir énergétique radieux.

Avec une population en constante croissance et des besoins énergétiques en perpétuelle augmentation, le Mali se trouve confronté à un défi majeur pour son développement. Cependant, l’engagement sans faille de la Banque mondiale à soutenir le pays dans cette épreuve apporte un souffle d’optimisme.

Le Mali et la banque mondiale, main dans la main

Ousmane Diagana, Vice-Président régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre au sein de la Banque mondiale, a souligné la disponibilité de l’institution à aider le Mali à trouver des solutions immédiates ( à court-moyen et long termes) à sa crise énergétique. Lors de sa rencontre avec le Chef de l’État, il a réaffirmé cet engagement ferme à travailler main dans la main avec les autorités maliennes pour surmonter ce défi crucial.

Face à l’urgence de la situation, la Banque mondiale ne ménage aucun effort pour apporter son soutien. En collaboration avec les responsables maliens, elle s’attèle à identifier des solutions durables qui répondront aux besoins énergétiques de la population et favoriseront le développement économique du pays.

Cette mission de la Banque mondiale au Mali ne se limite pas à des paroles en l’air. Elle se concrétise par des actions concrètes, des programmes divers et variés financés par l’institution dans des secteurs clés tels que la santé, l’éducation, l’élevage et l’environnement. Mais c’est surtout dans le domaine de l’énergie que se concentrent les espoirs les plus vifs.

Oumarou Fomba

21 février 2024 0 comments
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Ousmane Issoufi MAÏGA, Président du Comité de pilotage du Dialogue inter-malien.
A la Une

Vers la paix et la réconciliation : Les plans du dialogue inter-malien dévoilés

by Cheickna Coulibaly 21 février 2024
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Le Comité de pilotage du dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale a tenu une conférence de presse, mardi 20 février 2024, à la Maison de la presse, à Bamako, pour présenter ses objectifs, sa composition et son plan d’action. 

Dans un contexte marqué par des défis multiples, le Comité de pilotage du dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale dévoile ses objectifs lors d’une conférence de presse à Bamako. Initié par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, ce dialogue se veut un catalyseur de confiance et d’unité nationale, s’appuyant sur la participation de toutes les composantes de la société malienne.

Restaurer la confiance et consolider l’unité nationale 

Dans ses propos liminaires, le président du Comité, M. Ousmane Issoufi Maïga, qncien Premier ministre, a souligné l’importance de ce dialogue initié par le président de la transition pour restaurer la confiance entre les Maliens et consolider l’unité nationale. Le dialogue inter-malien, selon M. Maïga, vise l’implication de « l’ensemble de la population dans la recherche de solutions aux crises multidimensionnelles que traverse le pays, sans aucune ingérence extérieure ». 

Il a rappelé que le Comité de pilotage a été institué par le décret n° 2024 — 0053/PT-RM du 26 janvier 2024 et que ses membres, issus de diverses sensibilités, ont été nommés par le décret n° 2024 — 0062/PT-RM du 02 février 2024. Il a ajouté que le Comité a été installé le lundi 05 février 2024 par le président de la transition, lors d’une cérémonie solennelle au Palais de Koulouba. 

Devant les hommes de médias, le président du comité de pilotage du dialogue inter-malien assure que ce dialogue sera innovant avec la participation de tous les Maliens. « Tout sera mis sur la table et sans tabous. Tout sera dit, dans la convivialité et dans le respect sans que les gens ne s’insultent… Et nous irons dans toutes les communes à l’intérieur comme à l’extérieur du pays pour organiser ce dialogue entre les Maliens, que tout le Mali puisse travailler ensemble pour sortir le pays de cette crise », a-t-il assuré.

Les étapes du processus

M. Maïga a ensuite détaillé les différentes étapes du processus du dialogue inter-malien, qui a démarré le mardi 6 février au Centre international de conférences de Bamako. Il a indiqué que le Comité a mis en place trois commissions de travail chargées d’élaborer les termes de référence, le règlement intérieur et le plan de communication du dialogue. Il a également annoncé la création de cinq commissions thématiques, qui aborderont les questions relatives à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale, aux questions politiques et institutionnelles, à l’économie et au développement durable, aux questions sécuritaires et de défense du territoire, et à la géopolitique ainsi qu’à l’environnement international.

Le président du Comité de pilotage a également présenté les deux personnalités qui assureront la communication du dialogue inter-malien : le ministre Adama Samassékou, qui sera le porte-parole du Comité, et la ministre Aminata Dramane Traoré, qui sera le point focal des plateformes numériques. Il a précisé que la commission communication, qui avait déjà été mise en place, sera reconduite dans ses tâches. Aussi, il a indiqué que l’atelier de validation des termes de référence du dialogue inter-malien est prévu pour le lundi 26 février prochain.

L’appel aux médias et aux acteurs du dialogue

M. Maïga a enfin exprimé sa gratitude à l’égard des médias nationaux et internationaux, des nouveaux médias et des communicateurs traditionnels. Il les a invités à accompagner et à soutenir le dialogue inter-malien. Il a dit compter sur leur professionnalisme pour relayer la bonne information à l’ensemble des concitoyens. 

Il a également sollicité la participation active et constructive de tous les acteurs et de toutes les parties prenantes au dialogue, afin de faire de ce processus une opportunité historique pour le Mali de se réconcilier avec lui-même et de se projeter vers un avenir meilleur. « Ce processus nouveau nécessite l’accompagnement et l’implication de l’ensemble de la presse nationale et internationale, des nouveaux médias et des communicateurs traditionnels dans toute leur diversité », a-t-il conclu.

Soulignons que le Comité de pilotage du dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale est composé de 140 membres représentant divers secteurs tels que les Forces Armées maliennes, la magistrature, le barreau malien, les partis politiques, la presse, les arts et la culture, les confessions religieuses, les organisations de la société civile, les associations communautaires et le secteur privé, etc.

Dans un monde marqué par la division et les défis complexes, le dialogue inter-malien émerge tel un phare d’espoir, illuminant le chemin vers une nation réconciliée et unie. Avec une détermination sans faille et une vision commune, les Maliens s’engagent dans cette voie, convaincus que c’est ensemble qu’ils surmonteront les épreuves et traceront un avenir meilleur pour leur pays.

Cheickna Coulibaly

21 février 2024 0 comments
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Fraude de l'or
A la UneÉconomie

Burkina Faso: suspension de l’exportation des substances précieuses

by Chiencoro 21 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans un tournant majeur pour l’industrie minière burkinabè, le gouvernement a annoncé la suspension de l’exportation de l’or et d’autres substances précieuses issues de la production artisanale et semi-mécanisée à partir du 20 février 2024. Cette décision radicale vise à réformer et à assainir le secteur minier du pays, selon les informations fournies par le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières.

Le Burkina Faso, réputé comme l’un des principaux producteurs d’or en Afrique de l’Ouest, a décidé d’adopter une nouvelle stratégie visant à mieux organiser son secteur minier. Cette initiative survient dans un contexte où plusieurs mines industrielles ont été contraintes de fermer en raison des violences djihadistes qui persistent dans certaines régions.

Le gouvernement burkinabè, par le biais du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, a émis un communiqué officiel pour informer les acteurs du secteur minier de cette suspension. Le ministère a souligné que cette mesure s’inscrit dans une démarche d’assainissement et de restructuration visant à mieux organiser la commercialisation des substances précieuses.

Un changement significatif dans le paysage minier du Burkina Faso

Pendant la période de suspension, les acteurs miniers ayant des quantités à exporter sont désormais tenus de collaborer avec la Société nationale des substances précieuses (Sonasp) pour le paiement de leurs produits. Cependant, la durée exacte de cette suspension n’a pas été précisée.

Cette annonce a suscité des réactions diverses au sein de la communauté minière burkinabè. Certains acteurs saluent cette décision comme un pas vers une exploitation plus responsable des ressources du pays, tandis que d’autres expriment des inquiétudes concernant les éventuelles répercussions économiques à court terme.

Dans l’ensemble, cette suspension de l’exportation des substances précieuses représente un changement significatif dans le paysage minier du Burkina Faso. Son impact sur l’industrie et sur l’économie du pays reste à observer dans les semaines à venir. En attendant, les autorités encouragent la collaboration de tous les acteurs pour garantir une mise en œuvre efficace de cette nouvelle directive gouvernementale.

Chiencoro Diarra

21 février 2024 0 comments
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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
A la UneÉconomie

Quel avenir pour l’intégration régionale après le départ de l’Alliance des États du Sahel de la Cédéao ?

by Bakary FOMBA 20 février 2024
written by Bakary FOMBA 5 minutes read

Dans un contexte de turbulence au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), la décision de l’Alliance des États du Sahel (AES) de se retirer soulève des questions cruciales sur l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Les motivations politiques, économiques et sécuritaires derrière ce départ mettent en lumière les défis complexes auxquels est confrontée la coopération régionale dans la sous-région.

Tel un séisme diplomatique, le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) secoue les fondements de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Au cœur de cette décision réside un enchevêtrement de facteurs politiques, économiques et sécuritaires, révélant les tensions et les défis auxquels sont confrontés les États membres de la région.

Depuis l’annonce du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger le 28 janvier 2024 de la Cédéao, l’Organisation régionale est confrontée à un défi majeur, notamment la recherche de solutions pour préserver son unité et sa fonctionnalité. Cette décision, motivée par des différends politiques et économiques, met en lumière la complexité de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest. Elle soulève également des interrogations cruciales quant à l’avenir même de l’intégration régionale dans la sous-région.

Résultat de plusieurs facteurs

La décision des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est le résultat de plusieurs facteurs, notamment politiques, économiques et sécuritaires.

Sur le plan politique, les pays de l’AES semblent avoir ressenti le besoin de se concentrer sur des problèmes spécifiques à leur région, qui pourraient différer de ceux des autres États membres de la Cédéao. Ces trois pays sahéliens semblent avoir eu la perception que leur voix n’est pas suffisamment entendue au sein de l’instance régionale, et préféré gérer leurs propres affaires de manière plus autonome.

Sur le plan économique, il est évident que les pays de l’AES peuvent avoir des priorités économiques différentes de celles des autres États membres de la Cédéao. Ils pourraient à cet effet chercher à développer des liens économiques plus étroits avec d’autres régions, ou estimer que les politiques économiques de la Cédéao ne correspondent pas à leurs besoins spécifiques.

En ce qui concerne la sécurité, la région du Sahel est confrontée à des défis majeurs en matière de lutte contre le terrorisme et l’insécurité. Les pays de l’AES pourraient considérer que leur stratégie de sécurité nationale est plus en phase avec celles d’autres organisations régionales ou internationales, et qu’ils préfèrent se retirer de la Cédéao pour renforcer leur coopération dans ce domaine.

Cependant, il convient de noter que les motivations exactes de cette sortie de la Cédéao peuvent varier d’un pays à l’autre, et qu’elles pourraient découler de considérations politiques, économiques et sécuritaires propres à chaque État membre de l’AES.

Conséquences potentielles

Le départ des pays membres de l’AES semble avoir créé un vent de panique à plusieurs niveaux, affaiblissant sérieusement la cohésion et l’unité au sein de la Cédéao. Cette décision de l’AES de quitter la Cédéao suscite autant de réflexions sur les conséquences potentielles de cette action. Elle pourrait notamment avoir des conséquences significatives tant sur le plan politique, économique que sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

Tout d’abord, sur le plan politique, la sortie de l’AES de la Cédéao pourrait affaiblir la coopération régionale en Afrique de l’Ouest d’autant plus que la Cédéao a longtemps été une actrice majeure dans la promotion de la paix, de la stabilité et du développement économique dans la région. Cette décision de quitter cet organe régional pourrait notamment avoir un impact sur les efforts de collaboration et de coordination entre les États membres.

Sur le plan économique, ce départ de l’AES pourrait avoir des répercussions sur le commerce régional et les investissements.

Il n’échappe à personne que la Cédéao a mis en place des politiques visant à faciliter les échanges commerciaux et à promouvoir l’intégration économique entre ses États membres. Cette décision de l’AES de se retirer de cet espace économique commun pourrait toutefois compliquer les relations commerciales et les investissements transfrontaliers.

Sur le plan sécuritaire, la coopération en matière de lutte contre le terrorisme et l’insécurité pourrait également être affectée d’autant plus que la région du Sahel est confrontée à des défis sécuritaires majeurs, et la collaboration entre les États de la Cédéao est cruciale pour faire face à ces menaces.

Renforcer la cohésion et la coopération entre ses États membres

Cependant, la sortie de l’Alliance des États du Sahel souligne la nécessité pour la Cédéao de renforcer la cohésion et la coopération entre ses États membres. Elle doit également continuer à adapter ses politiques et ses stratégies pour répondre aux défis spécifiques de la région, en tenant compte des diverses priorités et préoccupations des différents États membres. De même, il est important que la Cédéao prenne en considération les raisons qui ont conduit à la sortie de l’Alliance des États du Sahel et cherche à y remédier en engageant un dialogue constructif et en recherchant des moyens de renforcer la coopération régionale.

Il est également nécessaire de prendre des mesures concrètes afin de préserver la coopération régionale, l’intégration économique et la sécurité dans la région. Il s’agit notamment d’engager un dialogue ouvert et constructif entre l’AES et la Cédéao afin de comprendre les préoccupations spécifiques qui ont conduit à la sortie de l’Alliance. Il s’agit aussi de renforcer la coopération bilatérale, de créer de nouveaux mécanismes de coopération et de surveiller attentivement les impacts de cette décision. Pour cela, la volonté politique et la diplomatie joueront un rôle crucial dans la recherche de solutions pour préserver la stabilité et la prospérité dans la région.

Le 28 janvier 2024, à travers un communiqué conjoint, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont exprimé leur désir de quitter la Cédéao, en raison de différents politiques et économiques.

Bakary Fomba

20 février 2024 0 comments
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Rencontre avec les chefs militaires
Actu

Au Palais de Koulouba : Les armes de la république se concertent

by Sahel Tribune 19 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans les méandres du Palais de Koulouba, là où les décisions politiques s’inscrivent dans l’histoire du Mali, s’est déroulée le 19 février 2024 une réunion d’une importance capitale. Sous l’égide du Colonel Assimi Goïta, président de la Transition, les têtes pensantes des Forces de Défense et de Sécurité se sont rassemblées pour une rencontre stratégique, témoignage de la tradition républicaine du pays.

Après des heures de délibération, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel Sadio Camara, a pris la parole devant la presse pour révéler les fruits de cette réunion historique. Guidés par le Chef suprême des armées, les Chefs militaires ont scruté la situation sécuritaire nationale, tout en analysant les dynamiques géopolitiques régionales et internationales. Les directives claires émanant du Chef de l’État visent à concrétiser les objectifs politiques et stratégiques fixés.

Des orientations prioritaires

Le ministre Camara a loué « la cohérence de notre système de défense et de sécurité », soulignant son statut de priorité absolue pour les plus hautes instances de l’État et le peuple malien. Il a également exprimé une reconnaissance envers le peuple malien pour son soutien continu envers l’armée malgré les défis économiques.

Il a affirmé que les Forces de défense et de sécurité sont prêtes à assurer leur mission de protection de manière autonome, dans l’intérêt suprême des citoyens maliens et des populations de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Le Président de la Transition a tracé des orientations prioritaires, mettant en avant la population comme pivot central de toutes les opérations de sécurité. Il a appelé à maintenir la pression sur les forces engagées sur le terrain, tant que persiste la menace terroriste et que les concitoyens ne jouissent pas pleinement de leur liberté de mouvement.

Les autorités maliennes de la Transition demeurent fermement engagées à garantir la sécurité et le bien-être de tous les Maliens et Maliennes. Elles continuent leur lutte incessante pour préserver la nation et la région contre toute menace, dans un contexte où la sécurité demeure une priorité absolue.

La rédaction 

19 février 2024 0 comments
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