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Accident de circulation
Actu

Tragédie sur le pont du fleuve Bagoé : un appel à la prudence sur les routes du Mali

by Sahel Tribune 29 février 2024
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Dans un communiqué officiel, le Ministre des Transports et des Infrastructures a fait part d’un accident grave de la circulation routière survenu le mardi 27 février 2024, vers 17 heures, sur le pont traversant le fleuve Bagoé, sur la route nationale n° 07, entre Niéna et Koumantou, au Mali.

Selon les informations fournies, un car de transport de voyageurs, immatriculé BG9556MD, effectuant la liaison entre Kéniéba et le Burkina Faso, a tragiquement basculé du pont. La cause présumée de cet accident serait la perte de contrôle du véhicule par le conducteur.

Le bilan provisoire de cette catastrophe est lourd, avec trente-et-une personnes décédées sur place et dix autres blessées, dont plusieurs dans un état grave. Les opérations de secours et de prise en charge des victimes sont actuellement en cours.

Dans cette période de deuil et de souffrance, le Ministre des Transports et des Infrastructures a exprimé, au nom du Gouvernement, ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Face à cette tragédie, le Ministre a également lancé un appel pressant au respect strict du code de la route, exhortant les chauffeurs et conducteurs à faire preuve de vigilance et de prudence. Il a souligné l’importance d’adopter un comportement responsable et citoyen sur les routes pour préserver l’intégrité de chaque personne.

Cet accident rappelle une fois de plus la nécessité de mettre en place des mesures efficaces pour assurer la sécurité routière et protéger la vie des usagers de la route au Mali.

La rédaction

29 février 2024 0 comments
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naufrage
Actu

Tragédie en mer : Le Sénégal pleure ses fils perdus

by Sahel Tribune 29 février 2024
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Dans un climat empreint de douleur et de solidarité, le Sénégal pleure les vies perdues lors du tragique naufrage d’une pirogue au large de Saint-Louis. Une vingtaine de migrants ont trouvé la mort dans ce drame, tandis que seulement quelques-uns ont été secourus, dans un océan de désespoir.

Les témoignages poignants des rescapés révèlent l’ampleur de la tragédie. Près de 300 personnes avaient embarqué à bord de cette pirogue dans l’espoir de rejoindre les côtes européennes. Mais le destin en a décidé autrement, plongeant des familles entières dans le deuil et la détresse.

L’intervention rapide des secours n’a malheureusement pas suffi à empêcher le décompte macabre des victimes. Vingt-quatre corps ont été repêchés dans les eaux tumultueuses de l’océan, un rappel poignant de la cruauté des voyages migratoires clandestins.

Le gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Badara Samb, a exprimé sa profonde consternation face à cette tragédie. Dans un geste de solidarité nationale, le président sénégalais a également fait part de sa compassion envers les familles endeuillées, soulignant l’importance de lutter contre les réseaux de trafic d’êtres humains et de garantir la sécurité des migrants.

Au-delà de cette terrible épreuve, le naufrage de la pirogue soulève une fois de plus la question brûlante de la migration irrégulière en Afrique de l’Ouest. Alors que des milliers de personnes risquent chaque année leur vie dans l’espoir d’un avenir meilleur, cet événement tragique rappelle l’urgence d’une action concertée pour prévenir de telles catastrophes et offrir des alternatives sécurisées aux migrants désespérés.

La rédaction

29 février 2024 0 comments
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Armée algérienne
Actu

Frontières en flammes : L’Algérie allume la mèche de la provocation

by Sahel Tribune 29 février 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Ah, l’Algérie ! Toujours prête à en mettre plein la vue et à jouer les trouble-fêtes sur la scène internationale. Cette fois-ci, c’est à la frontière avec le Mali que se déroule le spectacle, sous le nom tapageur de « Tempête du Hoggar 2024 ». Une tempête dans un verre d’eau, ou plutôt dans le sable du désert.

C’est dans le Hoggar, cette région montagneuse au sud de l’Algérie, que l’armée algérienne a choisi de jouer les gros bras. Des manœuvres militaires d’envergure, des débarquements aériens, des parachutages derrière les lignes ennemies simulées… Tout cela orchestré pour qui ? Pour les Touaregs qui peuplent cette région ? Pour les djihadistes qui se terrent dans les dunes ? Non, pour le voisin malien, bien sûr. Un voisin qui ne sait plus où donner de la tête entre ses propres problèmes et les démonstrations de force de l’Algérie.

Jouer avec le feu jusqu’à quand ?

Mais pourquoi tant de bruit pour rien ? Parce que derrière cette opération, c’est bien la provocation qui est au rendez-vous. L’Algérie, comme un gamin dans une cour de récréation, veut montrer qu’elle est la plus forte, qu’elle a les muscles les plus gros. Alors elle déploie ses troupes, elle lance ses avions, elle fait trembler le sol du désert pour mieux faire trembler ses voisins.

Et pendant ce temps-là, le Mali ? Il regarde, impuissant, les velléités guerrières de son grand frère algérien. Car au-delà des discours lénifiants sur la lutte contre le terrorisme, c’est bien la tension diplomatique qui est à son comble entre les deux pays. Les accusations fusent, les mots sont durs, et la confiance s’effrite un peu plus chaque jour.

Certes, certains diront que c’est une simple mise en garde, un rappel à l’ordre pour un voisin turbulent. Mais derrière les masques de la diplomatie se cachent bien souvent les griffes de la provocation. L’Algérie sait qu’elle peut se permettre ce petit jeu dangereux, qu’elle peut jouer avec le feu sans se brûler les doigts. Mais jusqu’à quand ?

L’Algérie risque bien de finir par se brûler les ailes

L’histoire nous rappelle pourtant que la paix est possible, même dans les régions les plus tourmentées. Modibo Keïta, ce président malien qui a su tendre la main à l’Algérie dans le passé, nous offre un précieux exemple de diplomatie et de médiation. Il est temps que l’Algérie renoue avec cette tradition de dialogue et de compromis pour éviter le pire dans une région déjà meurtrie par les conflits.

Modibo Keïta, une figure marquante de l’histoire africaine, a laissé une empreinte indélébile dans la résolution de conflits, y compris la « Petite guerre des sables » entre l’Algérie et le Maroc en 1963. Ce conflit, également connu sous le nom de « Guerre des sables », a éclaté peu de temps après l’indépendance des deux pays, exacerbant les tensions territoriales déjà palpables dans la région du Sahara occidental.

Toutefois, à trop jouer avec les nerfs de ses voisins, l’Algérie risque bien de finir par se brûler les ailes. Les tensions s’accumulent, les ressentiments s’enflamment, et la région tout entière retient son souffle en attendant le prochain coup de théâtre. Espérons juste que cette tempête dans le Hoggar ne se transforme pas en ouragan dévastateur pour toute la région.

Oumarou Fomba 

29 février 2024 0 comments
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Les élections présidentielles de
Actu

Macky Sall et le tango des mandats : Un pied dans la danse, l’autre sur la ligne d’arrivée

by Chiencoro 29 février 2024
written by Chiencoro 1 minutes read

C’est sur le rythme frénétique des tweets que Macky Sall, président du Sénégal, fait retentir sa voix dans l’arène politique. Dans un numéro d’équilibriste entre fermeté et flexibilité, il annonce la nouvelle date des élections présidentielles, fixée par le Dialogue national au 2 juin 2024.

Mais voilà, au cœur de cette déclaration résonne comme un écho persistant le rappel de sa décision antérieure : il quittera son fauteuil présidentiel le 2 avril, date butoir de son mandat actuel. Une affirmation sans équivoque, réaffirmant la rigidité de sa décision de passer le flambeau à la fin de son règne.

Le Dialogue national a proposé le 2 juin 2024 comme nouvelle date des élections présidentielles au Sénégal. Je remercie les forces vives pour ces assises. Toutefois je tiens à préciser que je quitterai mes fonctions au terme de mon mandat le 2 avril, comme je l'ai déjà indiqué.…

— Macky Sall (@Macky_Sall) February 29, 2024

Dans ce tourbillon d’annonces et de contre-annonces, Macky Sall semble danser un tango politique où chaque pas est scruté, analysé, décortiqué. Le pays retient son souffle, oscillant entre respect des institutions et appréhension de l’avenir.

La ligne d’arrivée est tracée

Certes, saluons le Dialogue national et les forces vives pour leurs contributions à ces assises démocratiques. Mais, dans ce jeu d’échecs politiques, où est la voix du peuple ? Où est la garantie d’une transition démocratique fluide et sereine ?

L’heure est à la clarté, à la transparence, à l’engagement indéfectible envers les valeurs démocratiques. Les Sénégalais méritent plus qu’un tango politique, ils méritent une symphonie harmonieuse où chaque note résonne avec la promesse d’un avenir meilleur.

Alors, Macky Sall, sur quel pied danserons-nous demain ? La ligne d’arrivée est tracée, le peuple attend. La danse des mandats ne doit pas nous égarer, mais nous conduire vers un horizon de prospérité et de paix pour tous.

Chiencoro Diarra

29 février 2024 0 comments
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Suspension de l'AEEM au Mali.
A la Une

Alerte rouge sur les campus : L’AEEM mis en quarantaine après des affrontements mortels

by Sahel Tribune 29 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au cœur du campus de Badalabougou, un calme apparent dissimule les tensions sourdes qui s’épanouissent entre les murs des amphithéâtres. Le 28 février 2024, cette quiétude est brutalement rompue par des affrontements meurtriers entre des factions estudiantines rivales. Le bilan est lourd : un décès tragique et plusieurs blessés graves.

À l’origine de cette escalade de violence, le « Collectif des candidats au poste de Secrétaire Général du Bureau de Coordination Nationale de l’AEEM » revendique une série d’agressions ciblées, dont celle visant le Secrétaire Général de l’AEEM, Siriman Seydou Niaré. Cet acte de violence gratuite s’est ensuite étendu au campus de Badalabougou, laissant dans son sillage la douleur et la désolation.

Dans une tentative de rationalisation, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique qualifie ces événements d’extrêmement graves et condamnables. Il souligne avec justesse que de telles actions, entre factions estudiantines en quête de pouvoir, portent atteinte à l’intégrité de l’espace universitaire et mettent en péril la sécurité de tous ceux qui le fréquentent.

Cependant, les mots de condamnation et de regret ne suffisent pas à effacer la douleur des familles endeuillées ni à guérir les blessures physiques et psychologiques des victimes. La violence, une fois enclenchée, laisse des cicatrices profondes dans le tissu social, compromettant la confiance et semant la méfiance au sein de la communauté estudiantine.

Restaurer le calme et rétablir la sécurité

Face à cette spirale de violence, le ministre annonce la suspension immédiate des activités de l’AEEM dans l’espace universitaire, une mesure drastique destinée à restaurer le calme et à rétablir la sécurité. Mais la question demeure : cette suspension suffira-t-elle à apaiser les tensions et à prévenir de nouveaux actes de violence ?

Loin d’être un incident isolé, ces affrontements reflètent les fissures profondes au sein de la jeunesse estudiantine malienne, exacerbées par des enjeux de pouvoir et des rivalités politiques. Pourtant, l’université devrait être un sanctuaire du savoir, un lieu d’échange et de dialogue, et non pas un champ de bataille où se règlent les différends à coups de poing et de couteau.

Il est temps que les responsables politiques, les autorités universitaires et les étudiants eux-mêmes prennent conscience de l’urgence de la situation et s’engagent résolument dans la voie de la paix et du dialogue. Car seule une véritable réconciliation entre les différentes factions estudiantines pourra garantir un avenir serein et prospère pour l’éducation au Mali.

Oumarou Fomba

29 février 2024 0 comments
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Macky Sall au dialogue national pour déterminer la nouvelle date de la présidentielle
A la Une

Une farce politique sous le soleil sénégalais

by Sahel Tribune 28 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la chaleur étouffante de la politique sénégalaise, l’annonce de la nouvelle date des élections présidentielles semble n’avoir fait que jeter de l’huile sur le feu d’une opposition déjà en ébullition. Mardi dernier, tandis que le président Macky Sall tentait de calmer les ardeurs, les participants au dialogue national proposent une nouvelle date pour les élections, une partie de l’opposition s’est levée d’un bloc, criant à l’illégalité et à la fraude.

Il faut dire que la proposition du 2 juin pour la tenue des élections, assortie du maintien de Macky Sall au pouvoir jusqu’à cette date, n’a pas eu l’effet escompté. Pour les détracteurs de cette idée, c’est comme donner la clé du coffre au voleur. « Une proposition illégale et non négociable », s’époumone Amadou Ba, représentant de la Coalition Diomaye président, soutien du candidat Bassirou Diomaye Faye, actuellement en cellule.

L’opposition fulmine : « Si on nous ajoute quatre mois supplémentaires, avec en prime l’idée que Macky Sall reste aux commandes durant cette période, c’est un camouflet à la décision du Conseil constitutionnel », déclare-t-il avec colère. Et de poursuivre, pointant du doigt les manœuvres du président : « Le président veut rouvrir le chapitre que le Conseil avait clairement refermé en annulant la loi qui lui permettait de rester jusqu’au 15 décembre. C’est inadmissible et illégal ! »

Le peuple sénégalais retient son souffle

Pendant ce temps, du côté du parti PDS, c’est la fête ! Ils se réjouissent déjà de la probable réintégration de leur candidat, Karim Wade, sur la liste. Mais Babacar Gueye, constitutionnaliste et membre du collectif citoyen Aar Sunu Élections, qui a boudé le dialogue, voit rouge. Pour lui, Macky Sall est en train de se jouer des règles : « On dépasse le 2 avril et on se retrouve dans un no man’s land juridique », dénonce-t-il.

Malgré tout, Maguette Sy, du parti PDS, reste confiant. « Ces gens-là racontent n’importe quoi », s’emporte-t-il. Et d’ajouter avec arrogance : « Les choses vont suivre leur cours, rien ne peut arrêter le processus enclenché. »

Mais au-delà de ces joutes politiques, une ombre plane sur ces débats : leur totale opacité. Aucun journaliste, aucun observateur indépendant n’a pu glaner le moindre écho des coulisses de ce dialogue. Un secret bien gardé dans les salles feutrées du centre international de conférences Abdou-Diouf à Diamniadio.

Pendant que les politiciens se chamaillent, le peuple sénégalais retient son souffle, pris au piège d’une crise politique dont il ne voit pas la fin. Espérons que le décret présidentiel fixant la date des élections apportera un peu de clarté dans ce chaos.

Oumarou Fomba

28 février 2024 0 comments
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Financement du terrorisme au Mali.
A la Une

Financement du terrorisme au Mali : L’Algérie sur le banc des accusés 

by Sahel Tribune 28 février 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Depuis la reprise de la ville historique de Kidal par les autorités de la Transition malienne, l’Algérie, se sentant affaiblie dans la région du Sahel, multiplie les actions visant à déstabiliser son grand voisin, qui l’a toujours considérée comme un pays frère et ami. Après avoir accueilli, hébergé et protégé des terroristes maliens sur son territoire, les autorités algériennes, sous couvert de libération d’otages, ont récemment injecté directement plus de 13 millions d’euros, soit 8 527 441 000 F CFA, dans la caisse des terroristes semant la terreur au Mali et dans le Sahel.

Que veut donc l’Algérie pour le Mali ? La réponse à cette question a aujourd’hui son pesant d’or. Depuis la prise de Kidal et le recouvrement de l’intégralité de notre territoire par les autorités de la Transition, le régime algérien a adopté des tactiques dignes d’une guérilla. Non associée à la grande victoire des Forces armées maliennes (FAMa) dans notre septentrion, l’Algérie, qui aspire à briller diplomatiquement sur le continent africain, estime avoir laissé passer une occasion unique. Voyant son image, sa force de proposition, sa médiation, et surtout sa crédibilité, subir un revers depuis la reprise de cette ville par notre vaillante armée le 14 novembre dernier, l’Algérie a d’abord déployé ses forces sombres (terroristes) pour déstabiliser le Mali.

Trois otages Italiens

Acculés et traqués, ces groupes terroristes ont tout abandonné avant de trouver refuge sur le sol algérien. Depuis ces bases, ils tentent désespérément de mener des attaques au Mali, mais en vain. Sous le leadership du Président de la Transition, le colonel Assimi GOITA, le Mali a su déjouer les mauvais pronostics et infliger des pertes inestimables aux terroristes.

Face à la pression sur notre territoire, les terroristes ont tenté de s’installer chez nos voisins du Burkina Faso et du Niger, tous membres de l’Alliance pour le Sahel (AES), qui ne leur laissent aucun répit. Malgré l’épuisement de ses ressources en termes de manœuvres politiques et militaires pour déstabiliser le Mali et la région du Sahel, l’Algérie, sous couvert de libération d’otages, revient à la charge en injectant plus de 13 millions d’euros, soit 8 527 441 000 F CFA.

Selon un média occidental, trois ressortissants italiens d’une même famille, enlevés au Mali en mai 2022, ont été libérés dans la nuit du 26 au 27 février 2024, comme l’a annoncé le gouvernement italien mardi. Malgré leur longue détention, ils sont en bonne santé et auraient déjà été rapatriés à Rome hier mardi.

Offre de plus de 8 milliards de F CFA à Iyad

Selon des informations officielles, la famille italienne appartenant au mouvement religieux des Témoins de Jéhovah, vivant au Mali depuis plusieurs années, avait été enlevée par des hommes armés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), une alliance jihadiste affiliée à al-Qaïda. Leur libération aurait été rendue possible grâce au travail des services secrets italiens et à des contacts avec des personnalités tribales et les renseignements locaux, tente d’assurer le gouvernement italien. Cependant, les détails de leur libération n’ont jamais été publiés ni par les Italiens ni par RFI.

Or, selon nos informations, Algabass Ag Intallah, Ahmed Ag Bibi et Khaled Ag Mohamed (fils de Mohamed Ag Intallah), trois terroristes, ont négocié avec Iyad Ag Ghaly, l’émir du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans, avec le soutien des autorités et services de renseignements algériens et italiens, la libération des trois otages italiens contre le paiement de la somme de 13,5 millions d’euros, soit plus de 8 milliards de F CFA. Les otages ont été remis aux Italiens et Algériens sur le sol algérien le 27 février 2024. Algabass Ag Intallah était présent à Tinzaouatene, où il a été rejoint par l’équipe d’exfiltration, avant de les remettre aux Algériens et Italiens et d’empocher la rançon à remettre à son mentor Iyad Ag Ghaly, avec la bénédiction des plus hautes autorités algériennes et italiennes.

Cette situation de financement du terrorisme intervient à un moment où les terroristes font face à des difficultés financières importantes. Le paiement de la rançon va, une fois de plus, donner du souffle aux terroristes pour déstabiliser le Mali grâce au soutien des deux pays, Algérie et Italie, soi-disant amis du Mali.

La communauté internationale doit agir contre l’Algérie et l’Italie

Aujourd’hui, tous les faits démontrent clairement l’implication de l’Algérie derrière les groupes terroristes dans le Sahel. La présence d’Ahmed Ag Bibi sur le territoire algérien indique clairement l’implication, au plus haut sommet de l’État algérien, dans les entreprises terroristes. Ag Bibi, ancien combattant en Libye, est bien connu des services secrets internationaux malgré son statut d’élu à Abeibara dans la région de Kidal dans les années 2000. Il a toujours été un personnage controversé, en particulier dans les négociations de libération d’otages occidentaux. Avant la libération des otages italiens, il avait participé en 2020 à la libération de feu Soumaïla Cissé et de trois otages occidentaux, dont la Française Sophie Pétronin et deux autres Italiens. Il était également présent lors de la libération des otages d’Arlit au Niger en 2008. Un haut gradé de l’Armée algérienne, révolté contre l’attitude des responsables actuels de son pays contre le Mali, affirme qu’Ag Bibi est un islamiste, et son mentor est un général algérien proche du président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Il précise que l’argent versé pour la récente libération d’otage entre dans le cadre de la mobilisation des ressources financières pour reconquérir les positions perdues dans le nord de notre pays. Le but ultime est de voir tomber le Mali, dernier rempart contre le trafic d’armes et de drogue servant à alimenter pour ravitailler les combattants de Boko Haram et autres kidnappeurs rançonneurs dans la région du Sahel et du Sahara. 

La Communauté internationale doit sévir contre l’Italie et l’Algérie, deux pays coupables d’enfreindre le droit international, notamment en ce qui concerne le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent. 

Correspondance particulière 

28 février 2024 0 comments
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