Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,10 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

N'té Ntala !
A la UneSécuritéVidéo

« N’té-N’tala » : et si la lutte contre le terrorisme se jouait d’abord dans les esprits ?

by Sahel Tribune 15 avril 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face à la persistance de la menace terroriste, depuis plus d’une décennie, une nouvelle voix s’élève au Mali, portée par la jeunesse elle-même. À travers le slogan « Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) », une initiative citoyenne entend déconstruire les récits extrémistes et offrir des alternatives concrètes à une génération exposée aux risques de radicalisation.

« Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué ». Cette déclaration du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, en 2021, résonne encore dans la tête de la jeunesse malienne. Face à l’insécurité, dont la lutte constitue la priorité numéro un des autorités maliennes, la jeunesse ne souhaite plus rester les bras croisés. « La jeunesse ne vous laissera pas échouer, monsieur le président », semble désormais dire en substance cette jeunesse de plus en plus engagée pour le retour de la paix. 

Dans un contexte sécuritaire toujours fragile, la lutte contre le terrorisme au Mali ne se joue plus uniquement sur le terrain militaire. Elle s’étend désormais à un autre front, tout aussi décisif : celui des esprits. Face à cette guerre cognitive, la jeunesse s’implique à travers l’initiative citoyenne « Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) », un mouvement de sensibilisation destiné à dissuader les jeunes de rejoindre les groupes extrémistes.

Déconstruire les récits de la radicalisation

Portée par des acteurs de la société civile, cette campagne cible en priorité les jeunes de 15 à 35 ans, notamment dans les zones les plus exposées à l’influence des groupes armés. Elle s’inscrit en appui aux efforts des Forces armées maliennes, en agissant en amont, là où se construisent les choix individuels.

Au cœur de l’initiative, c’est la conviction que le terrorisme prospère sur la manipulation. Les groupes extrémistes exploitent les frustrations sociales, les vulnérabilités économiques et les aspirations identitaires pour recruter.

À travers « N’té-N’tala », les initiateurs entendent déconstruire ces discours en mettant en lumière les mensonges qui les sous-tendent. Promesses de richesse, d’honneur ou de justice sociale. Autant d’arguments qui, une fois confrontés à la réalité, se révèlent illusoires.

Réhabiliter les valeurs du vivre-ensemble

La campagne insiste ainsi sur la nécessité de développer un esprit critique chez les jeunes, afin qu’ils puissent identifier et rejeter les tentatives d’endoctrinement.

Au-delà de la déconstruction, l’initiative s’appuie sur un socle de valeurs profondément ancrées dans la société malienne : le « Maaya » (humanisme) et le « Dambé » (dignité).

Dans un pays marqué par une riche diversité culturelle, « N’té-N’tala » promeut la tolérance, la solidarité et la cohésion sociale comme remparts contre l’extrémisme. Il s’agit de rappeler que l’identité malienne s’est historiquement construite sur le dialogue et le vivre-ensemble, à rebours des logiques de violence et d’exclusion.

Montrer les conséquences réelles du terrorisme

L’un des axes majeurs de la campagne consiste à exposer les conséquences concrètes du terrorisme sur les individus et les communautés. Derrière les discours idéologiques se cachent des réalités brutales : pertes humaines, déplacements de populations, destruction des infrastructures, traumatisme psychologique.

En mettant en avant ces impacts, « N’te-N’tala » cherche à briser toute forme de fascination ou de banalisation de la violence. Le message est de faire comprendre que rejoindre un groupe terroriste, c’est participer à la destruction de sa propre société.

Mais sensibiliser ne suffit pas. Encore faut-il proposer des perspectives. Consciente de cet enjeu, l’initiative met en avant des alternatives positives : accès à l’éducation, insertion professionnelle, engagement communautaire.

Un slogan comme acte d’engagement

L’objectif est de redonner aux jeunes des raisons d’espérer et de s’investir dans des trajectoires constructives. Dans un contexte où le chômage et le manque d’opportunités alimentent les frustrations, ces alternatives constituent un levier essentiel de prévention.

« Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) » n’est pas qu’un simple slogan. Il s’agit d’une déclaration d’intention, d’un acte de résistance individuelle face à la pression des groupes extrémistes.

En affirmant leur refus, les jeunes deviennent acteurs de leur propre protection, mais aussi de celle de leur communauté. Le slogan incarne ainsi une prise de position claire : celle d’une jeunesse qui choisit la paix plutôt que la violence.

Une bataille décisive pour l’avenir

Dans un pays confronté à des défis sécuritaires complexes, l’émergence d’initiatives citoyennes comme « N’té-N’tala »témoigne d’une évolution des stratégies de lutte contre le terrorisme. Elle souligne que la réponse ne peut être uniquement militaire, mais doit également être sociale, culturelle et éducative.

En mobilisant la jeunesse autour d’un message simple et puissant, cette initiative ouvre une nouvelle voie : celle d’une résistance par la conscience et l’engagement. Car, au-delà des armes, c’est bien dans les esprits que se joue l’avenir du Mali.

A.D

15 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Idrissa Bakary Diarra
Actu

INPS : Bakary Idrissa Diarra à l’écoute du terrain pour relancer la machine

by Sahel Tribune 15 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En tournée dans les communes V et VI de Bamako, le directeur général de l’INPS, Bakary Idrissa Diarra, imprime sa méthode : écoute du terrain, exigence de performance et rigueur budgétaire. Une visite qui révèle à la fois les ambitions de réforme et les défis structurels de l’institution.

Le directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Bakary Idrissa Diarra, a poursuivi le 14 avril 2026 sa tournée de prise de contact au sein des agences principales des communes V et VI du district de Bamako. Une démarche qui s’inscrit dans une volonté affichée de mieux cerner les réalités du terrain, tout en amorçant une dynamique de redressement axée sur la performance et la discipline.

Une tournée placée sous le signe de l’écoute

Accueillie par les responsables locaux, la délégation conduite par le DG a multiplié les échanges avec les chefs de division avant de rencontrer les agents dans les salles de réunion des différentes agences, indique l’institution sur sa page Facebook. Comme lors des précédentes étapes, une minute de silence a été observée en hommage aux collègues disparus, ainsi qu’aux victimes civiles et militaires du contexte sécuritaire.

Dans ses interventions, Bakary Idrissa Diarra a tenu à rappeler la mission première de l’INPS : la satisfaction des assurés. « Nous sommes venus, nous avons pris de bonnes notes et il y aura des résultats », a-t-il assuré, tout en soulignant qu’aucune décision précipitée ne serait prise sans une compréhension fine des besoins.

Des contraintes structurelles persistantes

Sur le terrain, les réalités exposées par les agents mettent en lumière des difficultés bien connues. En commune V, les problèmes d’infrastructures et les coupures d’électricité affectent le fonctionnement des services, poussant les responsables à plaider pour un recours accru à l’énergie solaire.

Dans les deux communes, les besoins en ressources humaines, en équipements informatiques, en espaces de travail et en mobilier ont également été évoqués. Autant de contraintes qui pèsent sur la qualité du service rendu aux assurés.

À l’inverse, l’agence principale de la commune VI s’est distinguée par ses performances, présentée comme une structure pilote par ses responsables, une appréciation confirmée par la direction des structures déconcentrées.

Discipline et productivité au cœur du discours

Face à ces défis, le discours de la direction générale se veut clair : améliorer la productivité passe aussi par une meilleure discipline interne. Le conseiller technique, Bouna Ayad, a ainsi exhorté les agents à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs assignés.

Le DG, pour sa part, a insisté sur le rôle de chaque agent dans la chaîne de performance de l’institution. Il a rappelé les exigences en matière de ponctualité, d’assiduité et de qualité d’accueil des usagers, tout en appelant à recentrer l’action sur les besoins des assurés.

Dans le même temps, il a tenu à couper court aux rumeurs circulant au sein des services, précisant qu’aucun recrutement ni licenciement n’était à l’ordre du jour. La délégation s’est également rendue au Centre médical inter-entreprises (CMIE) de Faladié, où les échanges avec le personnel médical ont porté sur la nécessité de concilier mission sociale et viabilité économique.

Cap sur la rigueur budgétaire

Ce passage illustre une problématique plus large : comment maintenir un service public accessible tout en maîtrisant les coûts dans un contexte budgétaire contraint ?

Au terme de cette visite, le message du directeur général se résume en une ligne directrice : la maîtrise des dépenses. Une orientation qui traduit une volonté de rationaliser le fonctionnement de l’INPS, sans pour autant renoncer à sa mission sociale.

Dans un contexte où les institutions publiques sont appelées à plus d’efficacité, cette tournée pourrait marquer une première étape vers une réforme plus globale. 

A.D

15 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Vie de couple
A la UneÉchos d'amour

Peut-on encore construire un couple durable aujourd’hui ?

by Sahel Tribune 15 avril 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Par-delà les chiffres, c’est une transformation profonde de la société malienne qui se joue. L’augmentation du taux de divorce, désormais supérieure à celui des mariages dans certaines zones urbaines, n’est pas un simple fait divers sociologique : c’est un symptôme. Un signal d’alerte sur l’état du lien conjugal, mais aussi sur l’évolution des valeurs, de l’éducation et des rapports sociaux au Mali.

Les données sont sans équivoque. Plus de 8 130 divorces ont été enregistrés en 2022 dans les six communes du district de Bamako, contre 6 950 mariages la même année. À cela s’ajoute une pression croissante sur les juridictions, avec plus de 150 dossiers traités chaque semaine, selon certaines sources. Même si des variations apparaissent d’une année à l’autre, la tendance globale reste préoccupante : le divorce s’installe durablement dans le paysage social. Mais derrière ces chiffres, que faut-il réellement comprendre ?

Une fragilisation du lien conjugal

Le mariage, dans sa conception traditionnelle, repose sur un équilibre fragile : celui d’un engagement nourri dans le temps. L’amour, souvent invoqué comme point de départ, ne saurait suffire à lui seul. Il doit être entretenu, consolidé, réaffirmé à travers les actes du quotidien.

Or, les réalités contemporaines montrent une érosion progressive de ces fondements. Les conflits non résolus, le manque de respect, les violences verbales ou encore l’absence d’attention contribuent à fragiliser les relations. Le couple devient alors un espace de tension plutôt que de construction. Cette évolution interroge notre capacité collective à préserver les bases essentielles du vivre-ensemble.

L’éducation, clé de voûte du vivre-ensemble

Toute société repose sur des normes. Et ces normes ne tiennent que par l’éducation. Celle reçue dans la famille, consolidée dans l’espace social et renforcée par l’école.

L’individu est le produit de ces trois cercles. Lorsqu’ils sont solides et cohérents, ils favorisent l’équilibre. Lorsqu’ils sont fragilisés, c’est l’ensemble de l’édifice social qui vacille. 

La vie de couple n’échappe pas à cette règle. Elle exige des concessions, une capacité à renoncer à une part de sa liberté individuelle au profit d’un projet commun. Cette discipline n’est pas innée : elle s’apprend.

Le problème, aujourd’hui, est que cette éducation semble de plus en plus fragmentée, voire concurrencée par d’autres influences. Aujourd’hui, l’espace social semble prendre le dessus aussi sur le familial que sur l’école, livrant ainsi l’éducation des enfants à eux-mêmes. 

L’impact des transformations sociales et numériques

Les nouveaux canaux de communication redéfinissent les référentiels. Ils diffusent des modèles, parfois déconnectés des réalités locales, qui influencent les perceptions du couple, de l’autorité et de la liberté individuelle.

Cette exposition permanente peut créer des attentes irréalistes ou des incompréhensions profondes sur le fonctionnement du mariage. Elle alimente également une forme de rigidité intellectuelle. Chacun s’enferme dans ses certitudes, persuadé de détenir la vérité. La communication devient un idéal puisque chaque partie reste plus concentrer sur son smartphone, se connectant ainsi à des réalités en déphasage avec son milieu de vie. 

La vie conjugale exige précisément l’inverse : ouverture, écoute, capacité à se remettre en question. Ce principe cardinal du « rationalisme critique » est de plus en plus absent dans les foyers où la femme accorde de moins en moins de considération au chef de famille à qui l’éducation et l’entretien des enfants incombe. Nous assistons à une véritable inversion des valeurs qui a de la peine à passer.  

Sortir des certitudes pour reconstruire le couple

La famille demeure la première cellule d’organisation sociale. Elle est le lieu où se transmettent les valeurs, où s’apprennent les règles du vivre-ensemble. Mais ce socle est aujourd’hui en recomposition. Les repères évoluent, les rôles se redéfinissent, les équilibres traditionnels sont questionnés. Cette mutation, si elle n’est pas accompagnée, peut générer des tensions et des incompréhensions au sein du couple.

Car toute organisation sociale repose sur un minimum de règles partagées. Lorsque ces règles ne sont plus clairement définies ou acceptées, la stabilité devient difficile à maintenir.

Face à cette situation, une évidence s’impose : le problème n’est pas seulement juridique ou institutionnel. Il est avant tout culturel et éducatif. Il appelle une remise en question collective. Une capacité à sortir des postures figées, à accepter la critique, à apprendre de l’autre.

Réapprendre à faire société

Le couple ne peut survivre sans effort mutuel. Il ne peut prospérer sans respect réciproque. Il ne peut durer sans une volonté partagée de construire, malgré les imperfections inhérentes à toute existence humaine.

La montée des divorces au Mali n’est donc pas une fatalité. Elle est le reflet d’une société en transition, confrontée à des mutations rapides. Mais elle peut aussi être une opportunité : celle de repenser les bases du vivre-ensemble, de réhabiliter l’éducation comme pilier central, et de redonner au couple sa dimension de projet commun.

Car au fond, la question est simple : voulons-nous subir ces transformations ou les comprendre pour mieux les maîtriser ? La réponse déterminera, sans doute, l’avenir du lien social au Mali.

Oumarou Fomba

15 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Office du Niger
ActuÉconomie

Au Mali, l’Office du Niger face à l’équation production–financement

by Sahel Tribune 14 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au cœur des enjeux de souveraineté alimentaire, l’Office du Niger affine sa gouvernance. Réuni le 14 avril à Bamako, son Comité de gestion a passé au crible les performances du premier trimestre 2026 et esquissé les priorités à venir, entre contraintes conjoncturelles et ambitions structurelles.

La première réunion du Comité de gestion de l’exercice 2026 de l’Office du Niger s’est tenue ce mardi 14 avril 2026 à Bamako, sous la présidence de son Président Directeur Général, Dr Samba Bocary Tounkara. Cette rencontre stratégique a permis d’évaluer les performances du premier trimestre, tout en jetant les bases des prochaines échéances agricoles dans un contexte marqué par des contraintes sécuritaires et énergétiques persistantes.

À l’ordre du jour figuraient l’adoption du procès-verbal de la dernière réunion de 2025 et l’examen du niveau d’exécution des recommandations formulées à cette occasion. Les membres du Comité ont également pris connaissance des conclusions des sessions du Conseil d’administration tenues les 7 et 8 avril 2026, offrant ainsi une lecture actualisée des orientations stratégiques de l’institution.

Contre-saison agricole : des avancées sous contraintes

La question du recouvrement de la redevance-eau a occupé une place centrale dans les débats. Les données arrêtées aux 31 mars et 10 avril 2026 ont mis en évidence l’importance de cette ressource pour assurer l’équilibre financier de l’Office du Niger. Dans un contexte de tensions budgétaires, l’amélioration de ce recouvrement apparaît comme un levier essentiel de résilience institutionnelle.

Le Comité s’est également penché sur l’état d’avancement de la contre-saison agricole 2025-2026. Les discussions ont porté sur les superficies exploitées, les niveaux de production attendus ainsi que les difficultés rencontrées, notamment en matière d’accès aux intrants et d’encadrement technique. Ces contraintes structurelles continuent de peser sur les performances globales du secteur.

Préparer la prochaine campagne dans un contexte incertain

Dans une logique d’anticipation, les participants ont examiné les dispositions à prendre pour assurer un bon démarrage de la campagne agricole 2026-2027. Les défis liés à la disponibilité du carburant, dans un contexte de crise énergétique, ainsi que les contraintes sécuritaires ont été largement évoqués. L’accent a été mis sur la nécessité de garantir l’accès aux intrants et de poursuivre les travaux d’entretien prévus dans le Programme Annuel d’Entretien (PAE) 2026.

La réunion a également permis d’aborder l’état d’exécution des travaux inscrits dans le PAE 2025, dont certains restent inachevés. Des propositions ont été formulées afin d’accélérer leur mise en œuvre et d’optimiser la gestion des projets en cours, dans une perspective d’amélioration continue des performances opérationnelles.

Une ambition de transformation à long terme

Au-delà des enjeux immédiats, les échanges ont porté sur la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger (SDG-ON) ainsi que sur le Plan d’action pour le renouveau de l’institution. Ces outils traduisent une volonté affirmée de modernisation et de transformation structurelle, visant à renforcer le rôle central de l’Office dans le développement agricole du Mali.

Avec cette première réunion de l’année, l’Office du Niger confirme sa détermination à concilier gestion rigoureuse, adaptation aux contraintes conjoncturelles et projection stratégique à long terme. Dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie, l’efficacité de cette institution reste un enjeu clé pour la sécurité alimentaire nationale.

Oumarou Fomba 

14 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le Général Malick Diaw, président du CNT
ActuPolitique

Session ordinaire d’avril du CNT : 32 textes en examen pour refonder l’État

by Ibrahim Kalifa Djitteye 14 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT) s’est ouverte le 13 avril au Centre international de conférences de Bamako. Prévue pour durer quatre-vingt-dix jours, elle marque une étape importante dans la vie institutionnelle du pays. Le CNT, organe législatif de la Transition, se prépare à examiner trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux, inscrits à l’ordre du jour pour renforcer le cadre juridique et administratif du Mali.  

Conformément à la Constitution, cette session parlementaire, prévue pour une durée maximale de 90 jours, sera consacrée à l’examen de trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux. Parmi les projets de loi figurent des textes relatifs au Conseil supérieur de la magistrature, à la Police nationale, à la Protection civile, au statut général des fonctionnaires, ainsi qu’à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Ces réformes visent à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel du pays.  

Une session législative décisive 

Le général Diaw a exhorté les membres du CNT à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’un sens élevé de l’intérêt national. Il a rappelé que le peuple malien attend du dévouement, de la probité et une gouvernance exemplaire. Le président du CNT a également mis l’accent sur le rôle de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, considérés comme des leviers essentiels de bonne gouvernance et de transparence. L’objectif est d’inscrire l’action parlementaire dans une logique de résultats concrets.  

Parmi les textes en examen, figurent notamment le projet de loi organique fixant les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la ratification de l’ordonnance portant création de la Direction générale de la Police nationale, celle de la Direction générale de la Protection civile, ainsi que la modification de la loi régissant les activités physiques et sportives. Ont également été adoptés le statut général des fonctionnaires, la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales, ainsi que la modification de la loi relative au fonds national d’appui aux Collectivités territoriales.  

Des réformes au service de la nation 

Le président du CNT a salué l’initiative du chef de l’État, le général Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture ». Cette décision s’inscrit dans la Vision Mali Kura et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable. L’éducation et la culture sont présentées comme des piliers de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale. Le CNT entend accompagner cette dynamique en valorisant le rôle des universités et des institutions éducatives dans l’éclairage des politiques publiques.  

Sur le plan sécuritaire et géopolitique, le général Diaw a évoqué la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), qu’il considère comme une réponse stratégique aux défis communs de la région. Il a dénoncé certaines ingérences extérieures dans les affaires des États membres et affirmé que l’AES s’impose désormais comme un acteur clé sur la scène internationale. Le CNT a promis une réponse ferme aux résolutions jugées intrusives adoptées par des parlements étrangers concernant les affaires internes des pays sahéliens.  

Un pays face à ses défis sécuritaire et économique exigeant  

Le président du CNT a également abordé les défis économiques et sociaux, notamment les incendies récurrents dans les marchés et centres commerciaux, ainsi que les effondrements de bâtiments. Il a appelé à des mesures structurelles et durables pour renforcer la prévention et la sécurité. Sur le plan énergétique, il a encouragé le gouvernement à explorer les énergies renouvelables afin d’assurer un approvisionnement stable et durable, tout en soutenant les efforts pour garantir la souveraineté alimentaire par la modernisation de l’agriculture et la protection de l’élevage.  

Enfin, le général Diaw a rendu hommage aux Forces armées maliennes pour leur engagement patriotique et aux opérateurs économiques qui assurent l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré les risques. Il a appelé à la cohésion nationale, à la solidarité et à la vigilance face aux campagnes de désinformation. En citant Gandhi, il a invité les parlementaires et les citoyens à produire une nouvelle histoire pour le Mali, transformant les difficultés en atouts. La session ordinaire d’avril 2026 s’annonce ainsi déterminante pour l’avenir du pays.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

14 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Livreur
ActuÉconomie

Au fil des rues de Bamako, une économie parallèle devenue vitale

by Ibrahim Kalifa Djitteye 14 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans les rues de Bamako, une autre cartographie du travail s’impose, loin des cadres officiels. À chaque carrefour, derrière chaque portail, au détour d’une livraison, des hommes et des femmes inventent de nouveaux métiers pour répondre aux urgences d’une ville en tension. Invisibles mais indispensables, ils incarnent une économie de survie devenue système, où se mêlent précarité, solidarité et capacité d’adaptation.

À l’aube comme à la tombée de la nuit, Bamako ne dort jamais vraiment. Dans ses rues poussiéreuses, entre klaxons nerveux et halos de néons tremblants, une autre ville s’écrit — discrète, laborieuse, inventive. Une ville portée par des hommes et des femmes qui n’existaient presque pas hier dans le paysage urbain : vigils omniprésents, vendeurs de data postés aux carrefours, livreurs à moto sillonnant sans relâche les artères saturées. Ils ne font pas les gros titres, mais ils tiennent la ville debout.

Les vigils, sentinelles invisibles d’une ville inquiète

Au Golf, en commune V du district de Bamako, derrière un portail métallique, Joseph Kamaté veille. Cela fait plus de cinq ans qu’il habite la résidence qu’il garde. Une petite pièce attenante lui sert de refuge, mais surtout de poste d’observation.

La nuit, il écoute. Le moindre bruit, le moindre mouvement devient un signal. « Je suis là jour et nuit. Je ne peux pas partir. Les gens ont peur », dit-il d’une voix calme, presque résignée.

Sa vie s’est déplacée ici. Il mange sur place, dort sur place, vit sur place. Sa famille est devenue une présence lointaine, suspendue à de rares visites. « C’est comme si cette maison était la mienne… mais sans les droits », lâche-t-il.

Plus loin, Moussa Togo incarne une autre figure de cette présence silencieuse. Dans son immeuble, il est bien plus qu’un gardien : un visage familier, une voix dans la nuit, un repère. « On me confie les clés, on me parle… parfois, je deviens confident », dit-il.

Mais derrière cette proximité se cache une réalité plus rude : aucune protection, aucun contrat, aucune garantie. « Quand je tombe malade, je suis seul. », déplore-t-il.

Dans ces existences en veille permanente, une contradiction persiste : indispensables, mais invisibles ; proches, mais précaires.

La data, ou l’économie de la connexion permanente

À Sabalibougou, autre quartier de la commune V, sous un soleil dur ou à la lumière des lampadaires, Mohamed Cissé tient son commerce à ciel ouvert. Plusieurs téléphones en main, il vend des gigas comme on vend de l’eau en saison sèche.

Ici, la connexion est devenue une nécessité vitale. « Les gens viennent à toute heure. Internet, c’est tout aujourd’hui », dit-il.

Étudiants, commerçants, jeunes accrochés aux réseaux sociaux : tous dépendent de cette économie informelle, fluide, instantanée. À quelques mètres, Mariam Sidibé s’arrête brièvement, casque encore sur la tête. « Sans ça, je suis coupée du monde », confie-t-elle.

Dans cette ville en mutation, la data n’est plus un luxe. C’est un fil invisible qui relie les existences, un carburant silencieux de la vie quotidienne.

Les livreurs, messagers d’une ville pressée

Sur sa moto, Moussa Traoré fend la circulation de Niamakoro Courani. Derrière lui, des plats encore chauds ; devant lui, des clients impatients. Chaque minute compte. « Les gens veulent que ça arrive vite », dit-il, essoufflé mais souriant.

Dix heures de travail par jour, parfois plus. La fatigue s’accumule, mais il continue. Parce qu’au bout de la course, il y a un sourire. Et parfois, un peu de reconnaissance.

Dans l’ombre de ces trajectoires rapides, des commerces entiers reposent sur leur efficacité. Restaurateurs, vendeurs, commerçants : tous dépendent de ces corps en mouvement.

À Garantiguibougou, Mamadou Keïta transporte des bazins et des colis, traversant quartiers et embouteillages. « Sans nous, beaucoup perdraient leurs clients », affirme-t-il.

Ils roulent vite, prennent des risques, improvisent des itinéraires. La ville devient leur terrain, leur outil, leur défi quotidien.

L’énergie livrée à domicile : les artisans de la lumière

À Kalaban-Coro, une autre scène se joue. Oumar Diallo transporte des panneaux solaires sur sa moto, fragile cargaison d’espoir dans une ville marquée par les coupures d’électricité. « Quand une maison s’allume grâce à moi, je suis fier », dit-il.

Parfois, il ne se contente pas de livrer : il installe, ajuste, explique. Face à lui, des familles qui attendent plus qu’un service : une solution. « Mes enfants peuvent étudier le soir », témoigne un père de famille.

Dans ces gestes simples, une transformation silencieuse s’opère : celle d’une autonomie énergétique naissante, portée par des travailleurs sans statut mais au cœur des transitions.

Une ville qui se réinvente par nécessité

Bamako change, non pas par grands plans, mais par ajustements quotidiens. Par ces métiers improvisés devenus essentiels. Par cette capacité à répondre, dans l’urgence, aux besoins d’une ville en tension.

Vigils pour rassurer. Revendeurs pour connecter. Livreurs pour accélérer. Techniciens improvisés pour éclairer. Derrière chacun d’eux, une même réalité : l’absence de filet, la précarité comme horizon, mais aussi une inventivité constante.

Ils ne sont pas seulement des travailleurs. Ils sont les architectes discrets d’une ville en recomposition. Et dans le tumulte de Bamako, entre poussière et lumière, ce sont eux qui, chaque jour, réinventent l’essentiel : continuer à vivre.

Ibrahim Kalifa Djitteye

14 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Diplomatie
A la UnePolitique

Le réalisme diplomatique du Mali

by Sahel Tribune 14 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En diplomatie, certaines décisions prennent du temps. Celle annoncée par Bamako le 10 avril 2026, consistant à retirer la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), appartient à cette catégorie. Elle n’est ni improvisée ni circonstancielle. Elle est le produit d’une longue maturation stratégique.

Depuis 1982, le Mali reconnaissait la RASD, dans le sillage des positions adoptées par de nombreux États africains à l’époque des indépendances, lorsque le principe d’autodétermination constituait un marqueur politique majeur du continent. Mais les réalités géopolitiques ont profondément changé depuis lors. Et les États, confrontés à leurs propres défis de souveraineté et de stabilité, sont contraints d’ajuster leurs doctrines.

Défendre pour les autres ce qu’on exige pour nous-mêmes 

Pour le Mali, confronté depuis les années 1990 à des crises sécuritaires et à des mouvements à visée sécessionniste dans le nord de son territoire, la question de l’intégrité territoriale n’est pas une abstraction diplomatique. Elle est une ligne rouge politique et stratégique.

Dans ce contexte, maintenir indéfiniment une position héritée d’un autre cycle historique revenait à entretenir une ambiguïté diplomatique. Le retrait de la reconnaissance de la RASD marque donc une clarification. Bamako choisit désormais d’aligner sa politique extérieure sur un principe simple — défendre pour les autres ce qu’il exige pour lui-même.

Ce choix s’inscrit aussi dans une recomposition plus large des équilibres diplomatiques en Afrique et au Sahel. Le Mali, comme ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel, revendique désormais une politique étrangère fondée sur la souveraineté des décisions et la primauté des intérêts nationaux.

Un partenariat solide malgré les turbulences historiques 

Dans ce nouvel environnement stratégique, le rapprochement avec le Maroc marque une évolution logique. Les deux pays ont toujours entretenu des relations particulières, fondées sur des liens historiques, humains et religieux profonds. Malgré les divergences sur la question du Sahara, Rabat et Bamako ont continué à coopérer dans des secteurs essentiels : formation, diplomatie, agriculture ou lutte contre l’extrémisme violent.

Cette continuité diplomatique a souvent été décrite comme une « exception malienne » dans les relations avec le Maroc : une capacité à préserver un partenariat solide malgré un désaccord politique majeur.

Aujourd’hui, ce partenariat pourrait entrer dans une nouvelle phase. L’annonce d’une augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants maliens ou encore la levée de certaines restrictions administratives affectant les déplacements des Maliens vers le Maroc illustrent déjà les bénéfices potentiels de ce rapprochement.

L’époque des alignements automatiques est révolue 

Plus largement, la position malienne s’inscrit dans la dynamique diplomatique actuelle autour du dossier du Sahara occidental. En soutenant une solution politique dans le cadre des Nations unies, fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, Bamako rejoint une approche que plusieurs puissances internationales considèrent désormais comme la plus crédible pour sortir d’un conflit figé depuis des décennies.

En réalité, la décision malienne dit beaucoup de l’évolution du continent africain lui-même. L’époque des alignements automatiques et des solidarités idéologiques héritées de la guerre froide s’efface progressivement. Les États africains privilégient désormais des diplomaties de pragmatisme, centrées sur la sécurité, la stabilité et le développement. Le Mali vient d’en donner une illustration.

Dans un monde marqué par les recompositions géopolitiques, les États qui savent adapter leurs positions aux réalités du moment sont ceux qui renforcent le mieux leur souveraineté. En ce sens, la décision de Bamako relève moins d’un changement de cap que d’un acte de lucidité stratégique.

A.D

14 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Shelter Afrique se réinvente : une nouvelle identité pour un mandat élargi face au...
Genève : le Mali arrive à la CIPRES sans aucun arriéré de cotisation
Jeunesse rurale malienne : partir ou rester, le grand choix

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close