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Au Mali, l’Office du Niger face à l’équation production–financement

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Au cœur des enjeux de souveraineté alimentaire, l’Office du Niger affine sa gouvernance. Réuni le 14 avril à Bamako, son Comité de gestion a passé au crible les performances du premier trimestre 2026 et esquissé les priorités à venir, entre contraintes conjoncturelles et ambitions structurelles.

La première réunion du Comité de gestion de l’exercice 2026 de l’Office du Niger s’est tenue ce mardi 14 avril 2026 à Bamako, sous la présidence de son Président Directeur Général, Dr Samba Bocary Tounkara. Cette rencontre stratégique a permis d’évaluer les performances du premier trimestre, tout en jetant les bases des prochaines échéances agricoles dans un contexte marqué par des contraintes sécuritaires et énergétiques persistantes.

À l’ordre du jour figuraient l’adoption du procès-verbal de la dernière réunion de 2025 et l’examen du niveau d’exécution des recommandations formulées à cette occasion. Les membres du Comité ont également pris connaissance des conclusions des sessions du Conseil d’administration tenues les 7 et 8 avril 2026, offrant ainsi une lecture actualisée des orientations stratégiques de l’institution.

Contre-saison agricole : des avancées sous contraintes

La question du recouvrement de la redevance-eau a occupé une place centrale dans les débats. Les données arrêtées aux 31 mars et 10 avril 2026 ont mis en évidence l’importance de cette ressource pour assurer l’équilibre financier de l’Office du Niger. Dans un contexte de tensions budgétaires, l’amélioration de ce recouvrement apparaît comme un levier essentiel de résilience institutionnelle.

Le Comité s’est également penché sur l’état d’avancement de la contre-saison agricole 2025-2026. Les discussions ont porté sur les superficies exploitées, les niveaux de production attendus ainsi que les difficultés rencontrées, notamment en matière d’accès aux intrants et d’encadrement technique. Ces contraintes structurelles continuent de peser sur les performances globales du secteur.

Préparer la prochaine campagne dans un contexte incertain

Dans une logique d’anticipation, les participants ont examiné les dispositions à prendre pour assurer un bon démarrage de la campagne agricole 2026-2027. Les défis liés à la disponibilité du carburant, dans un contexte de crise énergétique, ainsi que les contraintes sécuritaires ont été largement évoqués. L’accent a été mis sur la nécessité de garantir l’accès aux intrants et de poursuivre les travaux d’entretien prévus dans le Programme Annuel d’Entretien (PAE) 2026.

La réunion a également permis d’aborder l’état d’exécution des travaux inscrits dans le PAE 2025, dont certains restent inachevés. Des propositions ont été formulées afin d’accélérer leur mise en œuvre et d’optimiser la gestion des projets en cours, dans une perspective d’amélioration continue des performances opérationnelles.

Une ambition de transformation à long terme

Au-delà des enjeux immédiats, les échanges ont porté sur la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger (SDG-ON) ainsi que sur le Plan d’action pour le renouveau de l’institution. Ces outils traduisent une volonté affirmée de modernisation et de transformation structurelle, visant à renforcer le rôle central de l’Office dans le développement agricole du Mali.

Avec cette première réunion de l’année, l’Office du Niger confirme sa détermination à concilier gestion rigoureuse, adaptation aux contraintes conjoncturelles et projection stratégique à long terme. Dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie, l’efficacité de cette institution reste un enjeu clé pour la sécurité alimentaire nationale.

Oumarou Fomba 


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