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Inauguration de la place OMVS
A la UneSeko ni Donko

 La place de l’OMVS à Bamako fait peau neuve 

by Sahel Tribune 18 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La capitale malienne a inauguré, le 15 avril, la place de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) entièrement réhabilitée. Entre mémoire urbaine et ambition de modernisation, ce site emblématique entend incarner à la fois un espace public renouvelé et un symbole de coopération sous-régionale.

Au cœur de Bamako, la remise officielle de la place de l’OMVS rénovée marque une nouvelle étape dans les efforts de modernisation des espaces publics. La cérémonie, présidée par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Culture, Mamou Daffé, et la ministre de l’Environnement, Mariam Tangara.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de requalification urbaine visant à offrir aux habitants des lieux à la fois fonctionnels, attractifs et porteurs de sens.

Menée avec l’appui de la Société de Gestion de l’Énergie de Manantali (SOGEM), la réhabilitation a profondément transformé ce site aménagé à l’origine au début des années 2000.

Un espace multifonctionnel modernisé

La place comprend désormais un restaurant, une salle polyvalente, une aire de jeux, ainsi qu’une place mémorielle dédiée aux États membres de l’OMVS. Des espaces verts et des infrastructures techniques ont également été intégrés, répondant aux standards contemporains d’aménagement urbain.

L’ensemble vise à faire de ce lieu un point de rencontre pour les habitants, tout en renforçant son attractivité pour les visiteurs.

Inauguration de la place OMVS
L’inauguration de la place OMVS, le 15 avril 2026, à Bamako. ©𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓

Au-delà de sa dimension fonctionnelle, la place de l’OMVS est chargée d’histoire. Située dans un quartier emblématique, elle a connu plusieurs usages au fil des décennies : gare de transports publics, ancien siège de la BNDA, puis lieu de loisirs connu des Bamakois.

Un symbole de coopération autour du fleuve Sénégal

Pour Tiémoko Traoré, cette transformation s’inscrit dans une continuité : « Chaque étape a marqué la mémoire collective, et sa réhabilitation enrichit ce passé d’une nouvelle page tournée vers la coopération régionale ».

La dimension régionale du projet est au cœur de sa portée politique. L’OMVS, qui regroupe plusieurs États d’Afrique de l’Ouest autour de la gestion du fleuve Sénégal, constitue un pilier de la coopération énergétique et hydraulique dans la région.

Le directeur général de la SOGEM, Julien Charles Sagna, récemment nommé, a salué un projet qui illustre l’engagement de l’institution à accompagner les États membres dans leurs initiatives structurantes, au-delà du seul secteur énergétique.

Un levier de valorisation du patrimoine urbain

Pour le ministre de la Culture, Mamou Daffé, cette réhabilitation dépasse le cadre d’un simple aménagement. Elle participe à la valorisation du patrimoine urbain de Bamako, en créant un espace de convivialité et de mémoire accessible à tous.

La place rénovée apparaît ainsi comme un lieu de convergence entre identité locale et ambition régionale, où se croisent histoire, culture et développement.

Avec ce projet, Bamako poursuit sa mutation urbaine, en misant sur des infrastructures capables de renforcer son image et son attractivité. La place de l’OMVS rénovée s’inscrit dans cette volonté de moderniser la ville tout en préservant ses repères historiques.

Elle devient ainsi une vitrine du Mali contemporain : un pays qui, à travers ses espaces publics, affirme son attachement à la mémoire collective et son ouverture à la coopération régionale.

Oumarou Fomba 

18 avril 2026 0 comments
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Cadastre minier
ActuÉconomieVidéo

Un clic pour exploiter : le Mali entre dans l’ère du cadastre digital 

by Chiencoro 17 avril 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a présidé, vendredi 17 avril 2026 au palais de Koulouba, la cérémonie officielle de présentation du nouveau cadastre minier du Mali. Cet outil, au cœur de la réforme engagée depuis 2022, marque une étape décisive dans la modernisation et la reprise en main d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.

Avec un outil entièrement conçu par des experts nationaux et déjà opérationnel, les autorités maliennes entendent rompre avec les dépendances techniques du passé et instaurer une gouvernance minière plus transparente, rapide et souveraine.

Autour du chef de l’État, plusieurs membres du gouvernement avaient fait le déplacement, dont le ministre des Mines Amadou Keïta, ainsi que les titulaires des portefeuilles de l’Économie, sans oublier le Premier ministre. Une présence qui témoigne de la portée transversale de cette réforme.

Une réforme engagée depuis 2022

À l’issue de la cérémonie, le ministre des Mines a retracé les grandes étapes de cette transformation. Dès 2022, les autorités maliennes avaient décidé de suspendre temporairement l’octroi des titres miniers afin d’assainir le secteur. Cette décision s’inscrivait dans un plan plus large de refondation, initié par le chef de l’État, visant à corriger les dysfonctionnements structurels du système minier.

Des audits des sociétés extractives ont été menés, suivis de négociations avec les opérateurs. En parallèle, les insuffisances du cadre juridique et technique ont été identifiées, notamment au sein de la Direction nationale de la géologie et des mines, où le système cadastral existant était jugé obsolète, peu performant et dépendant d’expertises extérieures.

Mettre fin aux dépendances techniques

Le diagnostic posé par les autorités est sans appel : l’ancien cadastre minier, conçu à l’étranger, présentait des limites importantes en matière de traitement des dossiers, de gestion des superpositions de titres et d’interconnexion avec les autres systèmes administratifs, notamment fonciers et forestiers.

« Il existait une forme de dépendance technique qui ne permettait pas au Mali de maîtriser pleinement son propre système cadastral », a souligné le ministre. Toute modification nécessitait l’intervention de prestataires étrangers, ralentissant les procédures et limitant la souveraineté nationale dans la gestion des ressources minières.

Un outil 100 % malien et entièrement digitalisé

Le nouveau cadastre minier se veut une réponse à ces défis. Conçu intégralement par des experts maliens issus de l’administration publique, notamment en collaboration avec les services techniques du ministère des Mines et des Finances, cet outil a été développé sans financement extérieur.

Entièrement numérisé, il permet désormais le dépôt en ligne des demandes de titres, leur traitement digitalisé ainsi que le paiement électronique des taxes et redevances. Le système est également interconnecté avec les services du Trésor public et des impôts, garantissant une meilleure traçabilité des flux financiers.

Autre innovation majeure : la sécurisation du dispositif. Conscientes des risques de cyberattaques, les autorités ont mis en place des protocoles de protection renforcés afin de garantir l’intégrité des données et la transparence des opérations.

Vers une gestion plus transparente et efficace

Au-delà de la dimension technologique, ce nouveau cadastre vise à instaurer une gouvernance plus rigoureuse du secteur minier. Il permettra une meilleure visibilité sur les titres en cours, leur durée de validité, leur superficie et leur statut juridique, réduisant ainsi les risques de conflits et de chevauchements.

Selon le ministre des Mines, le système est déjà opérationnel : 631 titres miniers ont été enregistrés à ce jour, preuve de son effectivité. Cette phase pilote devrait être progressivement étendue à l’ensemble des opérations du secteur.

Un levier de souveraineté économique

Pour les autorités de la Transition, cette réforme s’inscrit dans une vision plus large : faire du secteur minier un moteur de développement au service des populations. En renforçant la transparence, en accélérant les procédures et en assurant un meilleur contrôle des ressources, le Mali entend maximiser les retombées économiques de l’exploitation minière.

La présentation de ce cadastre numérique marque ainsi l’entrée du Mali dans une nouvelle ère de gouvernance extractive, fondée sur la souveraineté, la modernisation et la valorisation nationale des ressources naturelles.

Chiencoro Diarra 

17 avril 2026 0 comments
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Détroit d'Ormuz
A la UneÉconomie

Ormuz : la vanne du pétrole remise en marche

by Sahel Tribune 17 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À la faveur d’un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Liban, l’Iran a annoncé, ce vendredi 17 avril 2026, la réouverture du détroit d’Ormuz aux navires commerciaux. Une décision stratégique qui fait chuter les prix du brut et redonne de la fluidité au commerce énergétique mondial, malgré un contexte géopolitique toujours incertain.

En quelques heures, l’annonce de Téhéran a inversé la tendance sur les marchés pétroliers, révélant à quel point la stabilité d’un corridor maritime peut peser sur l’économie mondiale.

Le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce mondial des hydrocarbures, a rouvert à la navigation commerciale après plusieurs jours de tensions liées au conflit au Moyen-Orient. L’annonce, faite par le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, s’inscrit dans le cadre du cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban.

Ce passage stratégique concentre à lui seul près d’un tiers du trafic maritime mondial de pétrole. Sa fermeture partielle ou son blocage, même temporaire, suffit à provoquer des secousses immédiates sur les marchés. À l’inverse, sa réouverture a entraîné une chute brutale des prix du brut. Cette réaction illustre la sensibilité extrême du secteur pétrolier aux dynamiques géopolitiques, où chaque signal d’apaisement se traduit par une détente des prix.

Une respiration pour l’approvisionnement énergétique mondial

Au-delà des fluctuations boursières, la réouverture d’Ormuz représente un enjeu logistique majeur. Depuis plusieurs jours, les flux pétroliers étaient perturbés, obligeant certains tankers à contourner la zone via des routes alternatives plus longues et coûteuses, notamment par la mer Rouge.

Le retour à une circulation « normale » permet ainsi de sécuriser les chaînes d’approvisionnement, notamment pour les pays fortement dépendants des importations d’hydrocarbures en provenance du Golfe. Des millions de barils, jusque-là bloqués ou retardés, peuvent désormais transiter à nouveau sans entrave.

Pour les grandes économies asiatiques et européennes, cette fluidité retrouvée constitue un facteur de stabilisation, à un moment où les tensions énergétiques pèsent déjà sur la croissance.

Une ouverture encore conditionnelle

Mais cette embellie reste fragile. Si l’Iran a autorisé le passage des navires commerciaux, les États-Unis maintiennent un blocus ciblé sur les ports iraniens, conditionné à l’évolution des négociations en cours. Cette dualité crée une situation paradoxale : ouverture partielle d’un côté, pression stratégique de l’autre.

Par ailleurs, la trêve entre Israël et le Hezbollah demeure précaire. Les deux camps affichent une posture de vigilance extrême. Le Hezbollah a averti que ses combattants restaient prêts à reprendre les hostilités en cas de violation, tandis que les autorités israéliennes affirment que leur opération militaire n’est « pas terminée ».

Dans ce contexte, toute reprise des affrontements pourrait immédiatement remettre en cause la sécurité du détroit.

Une mobilisation internationale pour sécuriser Ormuz

Face aux risques persistants, plusieurs puissances occidentales ont appelé à une sécurisation durable du détroit. Une réunion internationale tenue à Paris a débouché sur un projet de mission « neutre et indépendante » destinée à garantir la libre circulation maritime.

Les dirigeants européens insistent sur la nécessité d’un accès « sans péage et sans restriction », soulignant l’importance stratégique de ce passage pour l’économie mondiale. Une nouvelle réunion est prévue à Londres pour définir les contours opérationnels de cette initiative.

Le pétrole suspendu à la géopolitique

L’épisode confirme bien que le marché pétrolier reste profondément dépendant des équilibres géopolitiques. En quelques jours, le blocage puis la réouverture d’Ormuz ont suffi à faire varier les prix de manière spectaculaire.

Pour les acteurs du secteur, cette volatilité constitue à la fois un risque et un levier. Si la détente actuelle se confirme, elle pourrait contribuer à stabiliser les coûts énergétiques à court terme. Mais toute dégradation sécuritaire dans la région ferait immédiatement ressurgir les tensions.

La réouverture du détroit d’Ormuz offre un répit bienvenu au marché pétrolier mondial, en rétablissant un flux vital pour l’économie globale. Mais ce répit reste suspendu à une trêve fragile et à des équilibres diplomatiques instables. Dans cette zone stratégique, la paix demeure le premier facteur de stabilité énergétique.

A.D

17 avril 2026 0 comments
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ABdoulaye Diop et Nasser Bourita
A la UneOpinion

Le Sahel impose-t-il une nouvelle lecture des conflits territoriaux ?

by Mikailou Cissé 17 avril 2026
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

En retirant sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et en soutenant le plan d’autonomie marocain, le Mali opère un tournant diplomatique majeur. Au-delà d’un simple repositionnement, cette décision traduit une redéfinition profonde de sa doctrine stratégique, à l’intersection des enjeux sécuritaires internes, des recompositions régionales et des nouvelles logiques de puissance en Afrique.

L’officialisation par Bamako de son soutien au plan d’autonomie marocain ne saurait être analysée isolément. Elle s’inscrit dans un contexte régional marqué par des crises imbriquées et une reconfiguration des équilibres stratégiques au Sahel. Dans cet espace en mutation, les dynamiques sécuritaires, politiques et territoriales se superposent, révélant une interdépendance croissante des conflits.

La question du Sahara occidental, longtemps perçue comme extérieure aux priorités sahéliennes, s’intègre désormais à cette architecture régionale. En rompant avec sa reconnaissance de la RASD, le Mali redéfinit sa lecture des conflits territoriaux et affirme une nouvelle cohérence diplomatique.

De la doctrine décoloniale au paradigme souverainiste

Contrairement aux orientations historiques héritées des indépendances, fondées sur le principe d’autodétermination, la position actuelle des autorités maliennes marque une inflexion doctrinale. Elle traduit un passage d’un paradigme décolonial à une approche centrée sur la souveraineté, la stabilité interne et la sécurité nationale.

Ce repositionnement constitue un point nodal dans la politique étrangère malienne. Il aligne les choix diplomatiques du pays sur ses priorités internes, notamment la préservation de l’intégrité territoriale face aux mouvements armés dans le nord. En ce sens, Bamako adopte une grille de lecture pragmatique des conflits africains, privilégiant la consolidation des États à toute forme de fragmentation.

Des trajectoires sécuritaires comparables

Le rapprochement implicite entre les situations malienne et marocaine éclaire cette évolution. Dans les deux cas, l’État est confronté à des entités politico-militaires contestant son autorité territoriale. Si le Front Polisario bénéficie d’une reconnaissance internationale partielle, les groupes armés maliens restent plus fragmentés et moins institutionnalisés.

Cette analogie structurelle renforce la convergence stratégique entre Bamako et Rabat. Elle traduit une volonté commune de privilégier des solutions politiques fondées sur l’unité territoriale, perçue comme condition essentielle à la stabilité.

L’Algérie, acteur clé aux positions ambivalentes

Au cœur de cette recomposition se trouve un acteur incontournable : l’Algérie. Puissance régionale influente, elle joue un rôle complexe dans les deux configurations. À la fois médiatrice dans les crises maliennes — notamment à travers l’Accord d’Alger de 2015 — et soutien affirmé du Front Polisario, Alger incarne une posture ambivalente.

Cette dualité alimente les tensions régionales et contribue à redéfinir les alliances. Pour Bamako, la dénonciation de certains cadres hérités, combinée à ce repositionnement sur la question saharienne, traduit une volonté de s’affranchir des médiations jugées contraignantes.

Une diplomatie alignée sur les priorités internes

En révisant sa position sur la RASD, le Mali opère une mise en cohérence entre politique intérieure et diplomatie extérieure. Ce réalignement s’inscrit dans la dynamique plus large de refondation de l’État et dans l’affirmation d’une souveraineté assumée.

Cette évolution accompagne la montée en puissance de nouvelles alliances régionales, notamment dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les États membres y partagent une même ambition : renforcer leur autonomie stratégique en matière de sécurité, de diplomatie et de développement.

Vers une nouvelle cartographie des rapports de puissance

Au-delà du cas malien, cette décision reflète une transformation plus profonde du continent africain. Les logiques d’alignement idéologique cèdent progressivement la place à des diplomaties pragmatiques, fondées sur les intérêts nationaux et les impératifs sécuritaires.

Le repositionnement de Bamako participe ainsi à une recomposition des rapports de force en Afrique, où la question de l’intégrité territoriale tend à supplanter les anciennes solidarités politiques. Dans ce nouvel ordre en gestation, le Sahara occidental apparaît comme un révélateur des mutations en cours.

Mikaïlou Cissé 

17 avril 2026 0 comments
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Journée de l'Afrique
A la UneSeko ni Donko

Célébration de la Journée de l’Afrique : un projet citoyen pour la jeunesse

by Ibrahim Kalifa Djitteye 17 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 s’est déroulé à l’École supérieure de Journalisme et à l’École Cheick Modibo Diarra. L’événement a enregistré la présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M.  Mamou Daffé,  du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye ainsi que du ministre de l’Économie numérique, de la Communication et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag Ilyène. 

Le thème choisi, « La culture et l’éducation, deux leviers indispensables pour une Afrique digne et intégrée », traduit une ambition politique et sociale. Il s’inscrit dans l’Année de l’éducation et de la Culture décrétée par le Président de la Transition, Assimi GOÏTA. Ce choix met en avant deux piliers essentiels pour construire une société africaine plus solidaire, où la jeunesse devient actrice de la transmission et de la cohésion nationale. 

Une orientation stratégique pour l’avenir

Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga
Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, Directeur général de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) du Mali, lors du lancement des activités de la Journée de l’Afrique, le 16 avril 2026, à Bamako. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/ Sahel Tribune.

Le Directeur général de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) du Mali, Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a rappelé l’importance de l’Université de Tombouctou comme référence intellectuelle et historique. Associer les établissements modernes à cette tradition académique revient à bâtir un pont entre héritage et avenir. Ce rapprochement symbolique souligne que l’Afrique doit puiser dans ses racines pour construire son futur, en donnant à la jeunesse les outils nécessaires pour affronter les défis contemporains avec dignité et confiance.  

La Directrice de la Tour de l’Afrique, Mme Maïga Mariam Maïga, a insisté sur la transversalité de la culture au service de l’éducation. Elle a affirmé que « la culture est le socle d’un peuple, et l’éducation en est la croix de la transmission ». En remettant des kits composés de recueils littéraires et poétiques aux écoles participantes, elle a voulu traduire une solidarité gouvernementale concrète, renforçant la connaissance du continent et valorisant la créativité des jeunes générations.  

Des activités pédagogiques innovantes

Les activités pédagogiques ont pris une dimension pratique : dissertations et commentaires de texte pour le Concours littéraire, questionnaires et poèmes via l’application TIYABOU pour le Parcours pédagogique. Ces exercices ne sont pas de simples épreuves scolaires, mais des moyens de stimuler la réflexion critique et l’expression artistique. Les meilleures productions seront primées et compilées dans des recueils, destinés à enrichir les bibliothèques et à servir de référence pour les générations futures.  

Participants à la Journée de l'Afrique
Les participants au lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 , le 16 avril 2026, à Bamako. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

La cérémonie a montré que culture, éducation et innovation peuvent marcher ensemble. Le numérique, introduit par l’application TIYABOU, a permis aux élèves de travailler sur des questionnaires interactifs et de partager leurs créations. Cette intégration des technologies dans l’apprentissage illustre une volonté de moderniser l’éducation, tout en gardant un ancrage culturel fort. L’Afrique se projette ainsi dans une dynamique où tradition et innovation se complètent.  

L’Année de l’éducation et de la Culture

L’événement s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de l’Année de l’éducation et de la Culture. En décrétant 2026 comme une année dédiée à ces deux piliers, le Président Assimi GOÏTA a voulu rappeler que la culture est le sang qui coule dans les veines du peuple africain, et que l’éducation en est la respiration. Cette orientation politique vise à donner un souffle nouveau aux institutions éducatives et culturelles, en les plaçant au centre du projet national.  

La jeunesse a été mise en avant comme moteur de cohésion sociale. Les élèves et étudiants, en produisant dissertations, poèmes et réflexions, ont montré que la créativité peut devenir un outil de dialogue et de paix. Leurs œuvres, une fois compilées, ne seront pas seulement des textes, mais des témoignages vivants d’une génération qui veut prendre ses responsabilités et affronter ses défis avec confiance et détermination.  

Une jeunesse actrice de la cohésion

Le ministre Mamou Daffé, en clôturant la cérémonie, a salué l’engagement des jeunes, affirmant que leurs créations représentent une source d’espoir et de dignité pour l’Afrique. Selon lui, l’avenir du continent dépend de cette capacité à unir culture et éducation, à transformer la créativité en force collective. L’événement devient ainsi un symbole : celui d’une Afrique debout, consciente de son héritage et résolument tournée vers l’avenir.  

Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 ne se limite pas à une commémoration. Il s’impose comme un acte fondateur, où institutions, écoles et jeunesse se rencontrent pour bâtir un projet commun. En liant culture et éducation, les autorités maliennes ont voulu montrer que l’Afrique peut se réinventer à travers ses propres valeurs. Cette célébration devient un manifeste pour une Afrique digne, intégrée et prête à conquérir sa place dans le concert des nations.  

Une vision citoyenne et stratégique

Cette initiative traduit une volonté politique et sociale de placer la jeunesse au centre des priorités. Les activités lancées ne sont pas seulement des concours ou des exercices pédagogiques, mais des instruments de construction citoyenne. Elles rappellent que l’Afrique, riche de son patrimoine et de sa diversité, peut s’appuyer sur ses jeunes pour bâtir une société plus juste, plus solidaire et tournée vers l’avenir.  

Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 illustre une vision stratégique : celle d’un continent qui veut se construire par la culture et l’éducation. Les institutions, les écoles et les jeunes ont montré qu’ensemble, ils peuvent créer une dynamique nouvelle. Ce projet citoyen devient une référence, où la créativité et le savoir se conjuguent pour donner à l’Afrique une place forte dans le monde.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

17 avril 2026 0 comments
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Le capitaine Ibrahim Traoré
A la UnePolitique

Sommet Russie–Afrique : Vladimir Poutine invite Ibrahim Traoré à Moscou en octobre 2026

by Sahel Tribune 17 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le président russe Vladimir Poutine a officiellement convié son homologue burkinabè Ibrahim Traoré à participer au troisième sommet Russie–Afrique, prévu à Moscou les 28 et 29 octobre 2026. L’invitation a été remise le 15 avril à Ouagadougou par l’ambassadeur russe Igor Martynov au ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré.

Selon un communiqué de l’ambassade de Russie, cette démarche s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Moscou et Ouagadougou, dans un contexte de recomposition des alliances diplomatiques au Sahel. Les échanges ont également porté sur l’état de la coopération entre les deux pays ainsi que sur les perspectives de dialogue entre la Russie et la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe aussi le Mali et le Niger.

Une présence africaine attendue à Moscou

La tenue du troisième Sommet Russie-Afrique 2026 a été confirmée début avril par Anatoly Bachkine, directeur du département Afrique subsaharienne du ministère russe des affaires étrangères. Plusieurs dirigeants africains ont d’ores et déjà annoncé leur participation, signe de l’intérêt persistant pour ce format de coopération lancé en 2019.

Quelques semaines plus tôt, le chef de la diplomatie kényane, Musalia Mudavadi, avait également évoqué l’organisation de ce sommet à l’issue d’un entretien avec son homologue russe Sergueï Lavrov. Le Kremlin a, depuis, officialisé l’événement et confié sa préparation à un comité dirigé par Iouri Ouchakov.

Une stratégie d’influence en Afrique

L’invitation adressée au Burkina Faso s’inscrit dans une stratégie plus large de Moscou visant à consolider sa présence politique, économique et sécuritaire sur le continent africain, notamment dans les pays du Sahel en rupture avec certains partenaires occidentaux. La Russie multiplie les initiatives diplomatiques, militaires et économiques dans cette région, où elle cherche à apparaître comme un partenaire alternatif.

Depuis plusieurs années, les relations entre Moscou et Ouagadougou se sont intensifiées, dans un contexte marqué par la lutte contre les groupes armés et la redéfinition des partenariats internationaux du Burkina Faso.

Une dynamique engagée depuis 2019

Le premier sommet Russie–Afrique s’était tenu en 2019 à Sotchi, sous la coprésidence de Abdel Fattah al-Sissi, alors président en exercice de l’Union africaine. La deuxième édition, organisée en 2023 à Saint-Pétersbourg, avait confirmé l’ambition de Moscou de s’imposer comme un acteur majeur sur le continent.

L’édition 2026, prévue à Moscou, devrait permettre à la Russie de consolider ces acquis dans un contexte international marqué par de fortes tensions géopolitiques et une concurrence accrue pour l’influence en Afrique.

Oumarou Fomba 

17 avril 2026 0 comments
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Romuald Wadagni
ActuPolitique

Bénin : la Cour constitutionnelle valide l’élection de Romuald Wadagni avec plus de 94 % des voix

by Sahel Tribune 16 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La Cour constitutionnelle du Bénin a proclamé, jeudi 16 avril, les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, confirmant la victoire écrasante de Romuald Wadagni. Le candidat du pouvoir, associé à Mariam Tchabi Talata, obtient 94,27 % des suffrages exprimés, consolidant ainsi les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale autonome (Cena).

Face à lui, son unique adversaire, Paul Hounkpè, recueille 5,73 % des voix. Un score sans appel dans un scrutin marqué par l’absence de véritable compétition, mais dont l’issue ne faisait guère de doute au regard du rapport de forces politique.

Autre élément notable : le taux de participation. Alors que la Cena l’avait initialement estimé à 58,75 %, la Cour constitutionnelle l’a finalement réévalué à 63,57 %. Une correction qui vise à donner une image plus précise de la mobilisation électorale, dans un contexte où les scrutins béninois font régulièrement l’objet d’un examen attentif, tant au niveau national qu’international.

Un dauphin dans la continuité de Talon

Âgé de 49 ans, Romuald Wadagni, expert-comptable de formation, s’inscrit dans la continuité du président sortant Patrice Talon, dont il a été pendant près d’une décennie le ministre de l’Économie et des finances. Considéré comme son dauphin, il hérite désormais des rênes du pays dans un contexte de stabilité politique relative, mais aussi d’attentes élevées en matière de gouvernance et de développement économique.

Son investiture est prévue pour le 23 mai 2026. Elle marquera le début d’un mandat présidentiel désormais porté à sept ans, conformément à la révision constitutionnelle adoptée en novembre 2025, qui modifie en profondeur le calendrier politique béninois.

Une transition sans contestation

Fait notable dans ce processus électoral : Paul Hounkpè a reconnu sa défaite avant même la proclamation des résultats provisoires, allant jusqu’à féliciter son adversaire. Un geste qui a contribué à apaiser le climat politique et à éviter toute contestation post-électorale majeure.

Cette élection s’inscrit dans la continuité des réformes politiques engagées ces dernières années au Bénin, souvent saluées pour leur efficacité institutionnelle mais également critiquées par une partie de l’opposition et de la société civile pour leur caractère restrictif.

Avec cette victoire sans appel, Romuald Wadagni ouvre une nouvelle séquence politique au Bénin, marquée par la consolidation du pouvoir en place et la poursuite des orientations économiques et institutionnelles héritées de l’ère Talon.

A.D

16 avril 2026 0 comments
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