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Accoucher sans eau
ActuSanté

Pourquoi l’accès à l’eau reste le maillon faible de la santé maternelle 

by Chiencoro 22 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Selon un rapport accablant de l’ONG WaterAid, publié le 18 mars 2026, des millions de femmes à travers le monde continuent d’accoucher dans des établissements de santé dépourvus d’eau potable, de toilettes et de conditions d’hygiène minimales. Une crise silencieuse, mais mortelle, qui révèle les failles profondes des systèmes de santé dans les pays les plus vulnérables.

C’est une statistique qui glace. Toutes les deux secondes, une femme donne naissance dans un établissement sans accès à l’eau propre, à des sanitaires sûrs ou à des installations d’hygiène adéquates.

Loin des standards médicaux modernes, cette réalité expose mères et nouveau-nés à des risques majeurs d’infection. Chaque année, plus de 13,5 millions de femmes accouchent dans ces conditions précaires, où les gestes les plus élémentaires — se laver les mains, nettoyer une salle ou hydrater une patiente — deviennent impossibles.

Une crise sanitaire évitable, mais meurtrière

Le manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) dans les maternités est directement lié à la persistance de la septicémie maternelle, une infection grave et souvent fatale. Dans les pays à faible revenu, cette pathologie figure parmi les principales causes de mortalité liée à la grossesse.

Dans les 16 pays étudiés par le rapport, environ 112 000 femmes meurent chaque année de causes liées à la maternité, dont une part significative est imputable à des infections contractées lors de l’accouchement.

En Afrique subsaharienne, les chiffres sont particulièrement alarmants. Les femmes atteintes de septicémie ont jusqu’à 144 fois plus de risques de mourir que dans les pays occidentaux.

Des maternités indignes et dangereuses

Les témoignages recueillis dressent un tableau accablant : toilettes insalubres ou inexistantes, absence d’eau courante, matériel non stérilisé, salles surpeuplées.

Certaines femmes racontent avoir accouché avec de l’eau de rivière, d’autres décrivent des conditions humiliantes, sans intimité ni hygiène.

Dans ces environnements, une naissance sur neuf en Afrique est associée à un risque de septicémie.

Faute de conditions dignes, certaines patientes préfèrent encore accoucher à domicile, au péril de leur vie.

Une solution simple… et peu coûteuse

Paradoxalement, les solutions existent et sont accessibles. Selon le rapport, garantir un accès universel à l’eau, à des toilettes et à des dispositifs de lavage des mains coûterait entre 0,52 et 1,04 dollar par habitant et par an dans les pays concernés.

Un investissement minime, bien inférieur au coût du traitement des infections, qui pourrait réduire de moitié les cas de septicémie et sauver des milliers de vies.

À l’échelle mondiale, l’amélioration des conditions d’hygiène pourrait éviter jusqu’à 9,5 millions de cas de septicémie maternelle et plus de 8 500 décès chaque année.

Cette crise touche aussi le personnel de santé, majoritairement féminin. Privés d’équipements de base, les soignants travaillent dans des conditions dégradées, augmentant leur exposition aux infections et leur épuisement.

Les femmes, déjà en première ligne lors de l’accouchement, supportent également les conséquences indirectes : soins non rémunérés aux malades, charge domestique accrue et perte de revenus.

Une question de dignité et de volonté politique

Au-delà des chiffres, le rapport pointe une défaillance structurelle : l’accès à l’eau et à l’hygiène reste une priorité secondaire dans les politiques de santé.

Pourtant, l’enjeu dépasse la seule santé. Il touche à la dignité, à l’égalité des genres et aux droits fondamentaux.

« Il ne s’agit pas d’un problème technique, mais d’un choix politique », souligne le rapport, appelant les gouvernements et les bailleurs à placer l’EAH au cœur des systèmes de santé.

Alors que la communauté internationale s’est engagée à réduire la mortalité maternelle, cette crise révèle un paradoxe : encourager les femmes à accoucher à l’hôpital sans garantir des conditions sanitaires minimales revient à déplacer le danger plutôt qu’à le supprimer.

Fournir de l’eau propre dans chaque maternité apparaît dès lors comme l’un des investissements les plus simples, mais aussi les plus urgents, pour sauver des vies.

Chiencoro Diarra 

22 mars 2026 0 comments
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Oeuvres sociales du Président de la Transition
ActuClimat et environnement

Au Mali, les forages changent le quotidien des populations rurales 

by Sahel Tribune 22 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, célébrée le 22 mars de chaque année, le Mali met en avant l’accès à l’eau potable comme levier d’égalité sociale. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la continuité des œuvres sociales du président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Une initiative marquée par la multiplication de forages à travers le pays.

Les autorités maliennes de la transition font de l’accès à l’eau potable un symbole à la fois social et politique. Réuni le 18 mars au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres, sous la présidence du général Assimi Goïta, a validé les contours de l’édition 2026 de la Journée mondiale de l’eau placée sous le thème « L’eau, source d’égalité ». Un choix qui fait écho aux multiples initiatives présidentielles en matière de forages hydrauliques, devenues l’un des marqueurs de la transition, depuis le 7 juin 2021.

L’eau, un enjeu d’équité sociale

Au Mali, comme dans de nombreux pays sahéliens, l’accès à l’eau reste profondément inégal. Dans certaines zones rurales, les populations parcourent encore plusieurs kilomètres pour s’approvisionner, tandis que des quartiers périphériques urbains demeurent sous-équipés. En choisissant de placer la Journée mondiale de l’eau sous le signe de l’égalité, le gouvernement entend rappeler que cette ressource vitale est au cœur des enjeux de développement, de santé publique et de cohésion sociale.

La célébration prévue à Bamako sera marquée par des conférences, un concours interuniversitaire, une course de pirogues sur le fleuve Niger et une cérémonie officielle réunissant les acteurs du secteur. Au-delà de l’aspect symbolique, il s’agit surtout de sensibiliser à la préservation de l’eau et à son rôle dans la réduction des inégalités.

Les forages, vitrine sociale de la transition

Depuis son arrivée au pouvoir, en 2021 le général Assimi Goïta a fait de l’accès à l’eau potable l’un des piliers de ses œuvres sociales. À travers son fonds de souveraineté, plusieurs centaines de forages ont été réalisés à travers le pays, aussi bien dans des localités enclavées que dans les périphéries urbaines.

Des zones comme Kayes, le Kaarta ou encore les communes autour de Bamako ont vu émerger des infrastructures hydrauliques équipées de systèmes solaires. Mosquées, écoles, centres de santé, espace public : les installations ciblent des lieux de vie collectifs, avec un objectif affiché d’amélioration des conditions sanitaires et de renforcement du tissu social.

Pour de nombreuses communautés, ces forages représentent une transformation tangible du quotidien. La corvée d’eau, souvent assumée par les femmes et les enfants, s’en trouve allégée, tandis que les risques liés aux maladies hydriques diminuent. Ces réalisations contribuent également à fixer les populations rurales et àlimiter certaines dynamiques d’exode.

Une stratégie entre action sociale et construction politique

Au-delà de leur impact concret, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de légitimation du pouvoir de transition. Les œuvres sociales traduisent une volonté de rapprocher l’État des populations et de répondre à des besoins longtemps négligés.

Les cérémonies d’inauguration de forages, largement médiatisées, participent à la construction d’une image de proximité et d’efficacité. Elles s’inscrivent dans le discours de refondation porté par les autorités, où la satisfaction des besoins essentiels devient un levier de stabilité et de paix sociale.

L’eau, ressource vitale et facteur d’égalité, devient ainsi un terrain d’action privilégié pour la transition. Entre symbole politique et nécessité quotidien, elle cristallise les attentes d’une population en quête d’amélioration concrète de ses conditions de vie — et les défis d’un État appelé à transformer l’urgence en politique durable.

A.D

22 mars 2026 0 comments
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Défilé militaire
A la UneSécurité

Douze otages libérés : le bilan humain de l’opération des FAMa à Kayes

by Sahel Tribune 22 mars 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans l’ouest du Mali, les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé des avancées significatives dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Une opération menée mi-mars dans la région de Kayes a permis la neutralisation de plusieurs combattants, la libération d’otages et la saisie d’un important arsenal.

L’état-major général des armées maliennes a annoncé, le 21 mars 2026, les résultats d’une opération de recherche et de destruction conduite du 14 au 21 mars dans la région de Kayes, à l’ouest du pays. Baptisée dans le cadre de l’opération « Dougoukolo », cette offensive s’inscrit dans la continuité d’actions précédemment menées dans les localités d’Ambidédi et Diboli.

Des bases détruites et des pertes revendiquées

Les interventions se sont concentrées principalement dans les cercles de Yélimané et de Ségala, zones régulièrement exposées à l’activité de groupes armés.

Selon le communiqué officiel, les forces terrestres maliennes ont localisé puis détruit plusieurs refuges terroristes, dont deux bases importantes situées dans la zone de Médina-Kayes. L’armée affirme qu’une quarantaine de combattants ennemis ont été tués au cours de l’opération, parmi lesquels un chef présenté comme influent.

Libération d’otages et saisies d’équipements

L’un des résultats majeurs de l’opération reste la libération de 12 otages, auparavant détenus par des groupes armés. Pris en charge par les FAMa, ces derniers ont été soumis à des examens médicaux avant leur retour auprès de leurs familles.

Les militaires ont également mis la main sur un important stock de matériel : armes, munitions, radios de communication de type TYT, drones à usage kamikaze, ainsi que plus de 3 000 litres de carburant. Des biens présentés comme volés aux populations locales ont également été récupérés.

Véhicules retrouvés et restitution en cours

Par ailleurs, trois véhicules, dont un bus appartenant à la compagnie SONEF, ont été retrouvés. Ils ont été acheminés vers la ville de Kayes en vue de leur restitution à leurs propriétaires.

Dans son communiqué, l’état-major a salué « la détermination et la bravoure » des unités engagées, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre les opérations sur l’ensemble du territoire national.

« Aucun groupe armé n’échappera à notre action tant qu’il portera des armes sur le territoire national », assure l’armée malienne, dans un message destiné à rassurer les populations.

Dans un contexte régional marqué par la recomposition des alliances sécuritaires au Sahel, les autorités de Mali démontrent ainsi leur capacité à contenir la menace et à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.

A.D

22 mars 2026 0 comments
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Mikailou Cisse professeur de philosophie au secondaire au Mali. 1
Opinion

Repenser la paix dans un monde en conflit

by Mikailou Cissé 21 mars 2026
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Dans cette réflexion dense, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée au Mali, propose une lecture critique de la guerre contemporaine. Au-delà du simple affrontement militaire, il analyse ses effets systémiques sur les sociétés, ses mutations stratégiques et la confusion croissante entre guerre et terrorisme dans un ordre international en recomposition.

La guerre est avant tout une perturbation majeure de l’ordre social à grande échelle. Au-dessous d’un certain seuil d’intensité et d’extension, elle se réduit à un conflit localisé ou à une opération militaire ponctuelle. Elle provoque une reconfiguration profonde des organisations sociales, touchant la production socio-économique, la démographie et les mécanismes institutionnels de préservation de la vie humaine.

Un phénomène total aux effets systémiques

Phénomène total, la guerre mobilise les États sur la scène internationale, tout en se déployant à l’intérieur des frontières ou dans des espaces transfrontaliers. Elle restructure les priorités collectives : certains secteurs économiques s’intensifient, d’autres s’effondrent durablement. La natalité chute, tandis que la mortalité explose dans un contexte de violence qui nie la vie humaine sous divers aspects.

Loin de se limiter au militaire, l’état de guerre devient une catégorie politique qui façonne les représentations et les pratiques sociales à travers les médias et les stratégies communicationnelles. Les États mènent ainsi une lutte simultanée pour l’exclusivité de la violence, dans laquelle la conquête, la production et le contrôle de l’énergie constituent des enjeux centraux.

La guerre comme construction politique et médiatique

La qualification de « guerre » dépend largement des discours publics, qui en amplifient la portée dans la conscience collective afin d’en faire accepter ou rejeter les principes et objectifs. Elle oppose des systèmes politiques dans un espace médiatico-politique de gouvernance, où les intérêts sont à la fois interdépendants et contradictoires.

Cette dynamique s’étend aux domaines économiques, énergétiques et stratégiques, donnant à certains conflits une dimension globale, comme au Moyen-Orient.

La « guerre contre le terrorisme » illustre cette mutation profonde. Elle oppose les États à des entités étatiques ou non étatiques, structurées et engagées dans la contestation de l’ordre politique et militaire. Ces conflits bouleversent la vie sociale à toutes les échelles.

Les civils, pourtant protégés en théorie par les conventions internationales, en sont les premières victimes. Des régions comme le Liban, la Cisjordanie ou la bande de Gaza témoignent de bouleversements démographiques profonds, liés à des logiques de guerre prolongée.

Ambiguïtés et instrumentalisation du terrorisme

Paradoxalement, les méthodes terroristes ne sont pas l’apanage des groupes non étatiques. Certains États y recourent également, tout en disqualifiant leurs adversaires sous cette même étiquette. Cette ambiguïté est particulièrement visible au Moyen-Orient, où la communauté internationale demeure souvent silencieuse face aux déplacements forcés de populations.

En Afrique sahélienne, en pleine recomposition, ces dynamiques prennent la forme de criminalité organisée, de prédation économique et de rivalités géopolitiques imbriquées à des conflits locaux. Les zones riches en ressources deviennent ainsi des foyers de confrontation, exacerbant l’instabilité et fragilisant les sociétés.

La frontière incertaine entre guerre et terrorisme

Cette extension de la guerre aux domaines vitaux pose une question centrale : où se situe la frontière entre guerre et terrorisme ? Toute action perturbant durablement la vie sociale et instaurant un climat de terreur relève d’une logique terroriste.

Les critères incluent notamment l’usage intentionnel de la violence contre des civils, les attaques contre les institutions étatiques et la volonté de produire un effet psychologique de peur collective au service d’objectifs politiques. Ces éléments devraient constituer le socle de toute qualification juridique du terrorisme.

Repenser la paix comme exigence universelle

En définitive, repenser la paix et la guerre sur des principes universels contraignants apparaît comme une exigence humaine et morale. La paix ne saurait se réduire à l’absence de guerre, mais doit être conçue comme une régulation juste des relations humaines.

Toute violence dirigée contre les civils disqualifie son auteur comme acteur de paix, quel que soit son statut. Elle lui retire toute légitimité politique et l’inscrit dans le registre de la criminalité absolue : le terrorisme.

Mikaïlou Cissé

21 mars 2026 0 comments
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mines
A la UneÉconomie

Mali : Pourquoi le Fonds de financement de la promotion du secteur minier transformera durablement le domaine des mines 

by Chiencoro 21 mars 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

En instaurant un Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Mali franchit une nouvelle étape dans la structuration de son industrie extractive. Au-delà de la captation de la rente, Bamako mise désormais sur la formation, l’expertise nationale et la montée en compétences pour assoir une véritable souveraineté minière. Ce dispositif s’inscrit dans une réforme plus large articulée autour de cinq fonds stratégiques.

Dans la refondation du secteur extractif — enclenchée depuis 2023 à travers l’adoption d’un nouveau Code et d’une loi relative au contenu local — le Mali ne se contente plus de capter la rente minière. Il entend désormais investir dans le capital humain. À travers l’Article 97 du Code minier de 2023, les autorités instaurent un Fonds de financement de la promotion du secteur minier, destiné à renforcer les capacités nationales et à structurer durablement l’écosystème minier. Une réforme qui s’inscrit dans une stratégie plus globale, articulée autour de cinq fonds complémentaires.

Un fonds pour former et structurer le secteur

Le Fonds de financement de la promotion du secteur minier vise à doter le Mali de compétences solides dans un domaine stratégique pour son économie. Dans un contexte où l’exploitation des ressources reste largement dominée par des acteurs internationaux, l’enjeu est de renforcer l’expertise nationale, tant au niveau technique qu’institutionnel.

Concrètement, ce fonds est alimenté par les ressources destinées à la formation versées par les sociétés minières, notamment lors de la signature des conventions d’établissement ou du transfert de titres miniers. Un mécanisme qui permet d’inscrire l’obligation de formation dans la relation contractuelle entre l’État et les investisseurs.

Autre incitation notable : les contributions versées par les entreprises sont considérées comme des charges déductibles de l’impôt sur les sociétés. Une disposition fiscale qui vise à encourager la participation active des opérateurs privés au développement des compétences locales.

Transparence et redevabilité au cœur du dispositif

Le fonctionnement du fonds sera précisé par décret en Conseil des ministres, mais le Code minier fixe déjà des exigences en matière de transparence. L’administration en charge du fonds devra produire un rapport annuel d’activité et de gestion, transmis aux ministres des Mines et des Finances dans un délai de six mois après la clôture de l’exercice.

Ce rapport, publié au Journal officiel et sur le site du ministère en charge des Mines, constitue un outil clé de redevabilité. Il permettra d’évaluer l’utilisation des ressources et l’impact réel des actions menées en matière de formation et de renforcement des capacités.

Cinq fonds pour refonder la gouvernance minière

Le Fonds de promotion du secteur minier s’inscrit dans un dispositif plus large, prévu par le Code minier de 2023, qui crée cinq fonds structurants destinés à encadrer et transformer le secteur : le Fonds minier de développement local ; le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre les produits chimiques prohibés ; le Fonds de financement de la promotion du secteur minier. 

Aussi, il faut noter le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation ; et le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.

Cette architecture traduit une volonté de transformer le secteur minier en un levier intégré de développement, capable de générer des retombées économiques, sociales et territoriales durables.

Vers une souveraineté minière renforcée

Au-delà des mécanismes financiers, c’est une nouvelle doctrine qui se dessine. En misant sur la formation et le renforcement des capacités, le Mali cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des expertises étrangères et à mieux maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur minière.

Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans la vision stratégique à long terme du pays, qui fait du secteur minier un pilier de la souveraineté économique. L’objectif est désormais de passer d’une économie d’extraction à une économie de transformation, où les ressources naturelles deviennent un moteur de développement endogène.

Dans un contexte de compétition accrue pour les ressources et les investissements, le Mali joue ici une carte stratégique. Celle de faire de la compétence nationale un atout décisif pour capter davantage de valeur dans le secteur minier.

A.D

21 mars 2026 0 comments
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ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
ActuÉconomie

Mali : le gouvernement autorise l’extension du permis aurifère de Roscan Gold à Kéniéba

by Chiencoro 20 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Le gouvernement malien poursuit l’ajustement de sa politique minière dans un contexte de valorisation accrue des ressources naturelles. Le gouvernement vient adopté, le 18 mars dernier,  un décret autorisant l’extension du permis de recherche d’or attribué à la société Roscan Gold Mali SARL dans la zone de Kandiolé-Nord, cercle de Kéniéba.

D’une superficie initiale de 28 km², le permis de recherche de Roscan Gold Mali avait été renouvelé une dernière fois en 2025. Les travaux de prospection menés par l’entreprise ont permis de mettre en évidence plusieurs anomalies géologiques jugées prometteuses, suggérant la présence de structures aurifères au-delà du périmètre initial.

Kéniéba, un pôle stratégique de l’or malien

Ces résultats ont conduit la société à solliciter l’extension de son permis vers une zone contiguë, jusque-là libre de tout titre minier. Le gouvernement a ainsi donné son feu vert pour l’intégration de 35,4 km² supplémentaires, portant la superficie totale du permis à 63,4 km².

Située dans l’ouest du pays, la région de Kéniéba est l’un des principaux bassins aurifères du Mali, concentrant de nombreux projets d’exploration et d’exploitation. Lors de la redistribution entre les communes du Mali du Fonds minier de développement local (FMDL), le 12 mars 2026 — qui s’élevait à plus de 18 milliards de FCFA — au palais de Koulouba, la commune de Kéniéba seule s’est retrouvé avec plus de trois milliards de FCFA, destinés à la mise en oeuvre de projets structurants dans la commune. 

L’extension du permis de Roscan Gold s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’attractivité minière de cette zone stratégique. À travers cette décision, les autorités entendent encourager la poursuite des activités de recherche, considérées comme essentielles pour renouveler les réserves et maintenir la contribution du secteur aurifère à l’économie nationale.

Entre attractivité et souveraineté minière

Cette mesure intervient alors que le Mali cherche à concilier deux impératifs : attirer les investissements étrangers dans le secteur extractif tout en renforçant le contrôle de l’État sur ses ressources. L’extension accordée à Roscan Gold Mali s’inscrit dans le cadre des dispositions du Code minier de 2023, qui encadre strictement les conditions d’attribution et de modification des permis.

Dans un contexte marqué par la réforme du secteur minier et la volonté affichée des autorités de mieux capter les retombées économiques, ce type de décision illustre une approche pragmatique visant à soutenir l’exploration tout en consolidant la gouvernance du secteur.

Une étape dans la stratégie minière du Mali

Si cette extension ne préjuge pas encore d’une exploitation à grande échelle, elle constitue une étape clé dans le développement potentiel du site. Les prochains travaux permettront de confirmer l’ampleur des ressources identifiées et d’évaluer leur viabilité économique.

À terme, le gouvernement malien espère que ces initiatives contribueront à renforcer la place du pays parmi les principaux producteurs d’or du continent, tout en assurant une meilleure redistribution des richesses issues du sous-sol.

Pour rappel, le Code minier de 2023 prévoit cinq Fonds : le Fonds minier de développement local ; le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés. A ces fonds s’ajoutent le Fonds de financement de la promotion du secteur minier ; le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation. Enfin, il est également crée un Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport. L’objectif est de faire briller l’or pour les Maliens après des décennies d’extraversion des richesses aurifères. 

Chiencoro Diarra 

20 mars 2026 0 comments
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Touristes russes à Tombouctou
A la UneSeko ni Donko

Bamako accueille la 5e édition du Salon international du tourisme en octobre 2026

by Chiencoro 20 mars 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Les autorités maliennes de la transition veulent repositionner l’industrie touristique  du pays sur l’échiquier continental. À l’occasion du Conseil des ministres tenu au Palais de Koulouba, le 18 mars 2026, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a annoncé la tenue en octobre 2026 de la 5e édition du Salon international du tourisme de Bamako. Un événement placé sous le signe de la résilience dans un secteur fragilisé par les crises.

Placée sous le thème « La résilience du tourisme africain face aux récentes mutations », cette 5e édition réunira ministères du tourisme, agences de promotion, institutions régionales et internationales, ainsi que des opérateurs privés venus de tout le continent. Une mobilisation qui traduit la volonté de repositionner le tourisme africain dans un contexte marqué par les crises sécuritaires, sanitaires et économiques.

Bamako en hub des professionnels du tourisme

Car derrière l’affichage institutionnel, le secteur reste fragile. Au Mali comme ailleurs au Sahel, l’insécurité persistante et les recompositions géopolitiques ont profondément affecté les flux touristiques. La pandémie de Covid-19, puis les tensions internationales, ont également laissé des traces durables sur une industrie dépendante de la mobilité globale.

Avec ce salon, Bamako entend redevenir un carrefour d’échanges pour les professionnels du secteur. L’événement se veut à la fois une plateforme de visibilité pour les destinations africaines et un espace de rencontres entre acteurs publics et privés : voyagistes, investisseurs, médias spécialisés ou encore opérateurs culturels.

Au programme : expositions, conférences, panels et sessions de réseautage. L’objectif est de favoriser les partenariats, partager les bonnes pratiques et identifier de nouvelles opportunités d’affaires dans un secteur en mutation.

Miser sur la culture et les atouts locaux

Les autorités maliennes comptent également sur ce rendez-vous pour mettre en avant les richesses culturelles du pays et, plus largement, du continent. Artisanat, patrimoine, gastronomie : autant d’éléments que Bamako souhaite valoriser pour redonner de l’attractivité à son offre touristique.

Dans un contexte où les destinations africaines cherchent à diversifier leur image et à capter de nouveaux marchés, la promotion des identités culturelles est un levier stratégique.

L’organisation de ce salon témoigne d’une volonté politique de maintenir le tourisme à l’agenda économique, malgré les incertitudes. Pour le Mali, il s’agit aussi de démontrer que le pays reste ouvert aux affaires et désireux de s’inscrire dans les dynamiques régionales.

A.D

20 mars 2026 0 comments
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