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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneOpinion

Vivre sans monde

by Mikailou Cissé 16 février 2026
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée au Mali, analyse l’errance de masse provoquée par les violences terroristes en Afrique de l’Ouest comme une crise existentielle et politique profonde. Entre désertification des campagnes, saturation urbaine et limites du système humanitaire, il interroge la négation progressive de la dignité et de la reconnaissance des populations déplacées.

L’errance de masse contemporaine, déguisée en déplacement de populations et produite par les activités des groupes terroristes et de leurs sponsors étatiques étrangers dans une large partie de l’Afrique de l’Ouest, dépasse le cadre d’un simple déplacement ponctuel provoqué par la violence armée. Elle se manifeste par la fuite, la dislocation des liens sociaux et la négation d’un mode d’existence humain dans son sens traditionnel. Les violences, en s’étendant sur des espaces continus du continent, vident de plus en plus les campagnes, fragmentent les territoires ruraux, désorganisent les économies et rendent toute possibilité de retour incertaine, voire impossible.

La désertification des campagnes et la pression urbaine

Les campagnes se vident progressivement, non parce qu’elles auraient cessé d’être habitées, mais parce qu’elles sont devenues des nids d’acteurs terroristes. Cette désertion continue des espaces traditionnels de vie sociale et de production économique – en symbiose avec la terre – alimente un mouvement inverse et massif : l’accumulation des populations déplacées dans les villes, grandes comme petites, transformées en espaces de refuge par défaut. 

La sécurité unit les hommes ; la violence les désunit. Les villes qui les accueillent, souvent dépourvues d’infrastructures adaptées, deviennent des zones de concentration humaine où se superposent précarité ancienne et misère nouvelle. L’urbanisation qui en résulte est subie.

Les capitales, mais aussi les centres urbains, se développent à un rythme exponentiel. Les périphéries sont les premières saturées : campements informels, quartiers provisoires qui se pérennisent sans jamais accéder au statut de véritables espaces de vie. Le flux des populations sur les cartes sécuritaires, en montrant la continuité géographique, rend lisible cette pression invisible exercée sur les villes.

L’humanitaire comme système de gestion

À cette violence territoriale, qui ancre l’errance dans le quotidien sahélien, s’ajoute, plus discrètement mais structurante, celle d’un système humanitaire qui transforme les déplacements de masse en objet de gestion permanente. Le déplacement des populations est devenu un phénomène largement visible, documenté, médiatisé, inscrit dans les rapports internationaux et les campagnes de mobilisation. 

Pourtant, cette survisibilité de la violence terroriste contraste brutalement avec la faiblesse de l’assistance réelle, durable et transformatrice dans la vie quotidienne des masses en détresse existentielle. L’assistance dite humanitaire existe dans les tableaux de suivi, mais se dissout dans la matérialité des cités d’accueil.

Une économie de la détresse

Les ONG occupent une place centrale dans cette économie de la violence. La détresse des populations est omniprésente et constante dans les discours, les conférences et les mécanismes de financement, mais elle se traduit sur le terrain par des interventions fragmentées, ponctuelles, rarement articulées à une vision de long terme. 

La condition d’existence des déplacés devient un langage mobilisable, une ressource discursive indispensable à la survie du système humanitaire lui-même. Ce qui est administré, ce n’est pas l’amélioration des conditions de vie, mais leur continuité dans un état de nécessité permanente. Les déplacés sont maintenus dans un état de négation de l’homme prolongée, suffisamment visible pour justifier l’intervention, mais insuffisamment prise en charge pour permettre une reconstruction réelle.

L’expérience de l’abandon

Cette distance entre discours et réalité nourrit un sentiment profond d’abandon. Être déplacé ne signifie pas seulement avoir fui la violence armée ; c’est aussi faire l’expérience d’un nouvel état non envisagé comme le sien, un élément dans un dispositif opaque de transit de fonds et de capitaux qui distribue et classe sans réparer ni humaniser. 

Le déplacé devient un être à statut administratif, sans protection ni reconnaissance effectives dans la société urbaine. La misère se transforme alors en espace de circulation de ressources dont les principaux concernés restent largement exclus, observateurs passifs d’un système qui parle en leur nom sans les inclure.

La violence silencieuse des hommes

Les femmes et les enfants, pourtant constamment désignés comme groupes prioritaires, demeurent les plus exposés. Les enfants déplacés grandissent dans une suspension éducative prolongée et une exposition à diverses formes de violence.

Les femmes cumulent les vulnérabilités : perte des moyens de subsistance, surcharge domestique et économique dans des espaces surpeuplés et peu sécurisés. L’absence de cadre de vie humaine et de mécanismes crédibles rend ces espaces un continuum de violences structurellement invisibles ; elles échappent aux indicateurs tout en façonnant durablement les trajectoires de vie.

Les hommes, lorsqu’ils survivent aux attaques, portent une autre forme de violence, plus silencieuse : celle de l’effondrement de l’être-au-monde dans sa nudité pure. Dépossédés de l’autorité sur soi, du rôle économique et protecteur, rarement ciblés par les programmes d’assistance humanitaire, souvent soupçonnés ou ignorés, ils deviennent des cicatrices socialement inutiles dans l’espace urbain, marquant profondément un être qui, sans son contexte, devient un être sans son monde.

Une liminalité sociale permanente

Cette non-assistance, matérielle et psychique, constitue une violence structurelle supplémentaire. Les populations ne sont pas seulement privées de ressources ; elles sont privées de reconnaissance. Comptées, catégorisées, déplacées, elles sont rarement associées aux décisions qui les concernent. Leur parole est sollicitée à titre consultatif, jamais constitutif. Elles deviennent des objets de gestion plutôt que des citoyens politiques, enfermées dans une liminalité sociale où l’existence se réduit à la survie.

Dans ce paysage fragmenté, l’humanitaire, loin de corriger les effets de la violence, participe parfois à sa stabilisation. La justification des financements, des présences institutionnelles et des trajectoires professionnelles internationales administre une situation de fait plutôt que résolue. Le déplacé doit cesser d’être nécessaire au fonctionnement du système et à la narration de l’urgence pour permettre une reconstruction durable.

Mikaïlou Cissé

16 février 2026 0 comments
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Colonisation
ActuTaabolow ani Tabiaw

Colonisation : l’Afrique réclame reconnaissance et réparations

by Chiencoro 15 février 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

À l’occasion de sa 39e session ordinaire à Addis-Abeba, l’Union africaine a examiné une étude sur les implications de la reconnaissance de la colonisation et de certains actes liés à l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Les chefs d’État africains ont souligné l’importance de la mémoire, de la justice réparatrice et de la dignité des peuples, relançant un débat ancien et sensible au cœur des relations entre l’Afrique et ses anciennes puissances coloniales.

« L’Assemblée a considéré une étude sur les implications de la description de la colonisation comme un crime contre l’humanité et certains actes commis à l’époque de l’esclavage, de la déportation et de la colonisation comme des actes de génocide contre les peuples d’Afrique. » À la tribune du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, la question n’a rien d’un simple exercice académique. En examinant une étude consacrée aux implications de la reconnaissance de la colonisation — et de certains actes liés à l’esclavage — comme crimes contre l’humanité, les chefs d’État africains ont remis au centre du débat continental une revendication aussi ancienne que sensible : celle de la justice historique.

Derrière les formulations diplomatiques, l’enjeu est de savoir comment qualifier juridiquement et politiquement des siècles de domination, de violences et d’exploitation, mais aussi quelles conséquences en tirer aujourd’hui, à l’heure où le continent cherche à redéfinir sa place dans l’ordre mondial.

Une mémoire encore à vif

La discussion s’inscrit dans un contexte où les demandes de reconnaissance et de réparations se multiplient, portées par des États, des intellectuels et des mouvements citoyens. Pour les dirigeants africains, la mémoire n’est pas seulement une question symbolique. Elle touche à la dignité des peuples et à la manière dont l’histoire continue de peser sur les trajectoires économiques et politiques du continent.

Selon les conclusions présentées, la reconnaissance de la colonisation comme crime contre l’humanité pourrait contribuer à établir une vérité historique plus consensuelle, tout en ouvrant la voie à des mécanismes de justice réparatrice. Une perspective qui reste toutefois politiquement sensible, tant elle implique des débats complexes avec les anciennes puissances coloniales.

La notion de justice réparatrice, évoquée par plusieurs délégations, ne se limite pas à la question financière. Elle englobe également la restitution du patrimoine culturel, la reconnaissance officielle des torts subis, la préservation de la mémoire et la mise en place de politiques éducatives intégrant pleinement cette histoire.

Mais la reconnaissance juridique d’actes passés comme crimes contre l’humanité soulève aussi des interrogations sur ses implications concrètes. Quels mécanismes internationaux pourraient être mobilisés ? Quelles responsabilités pourraient être établies ? Et surtout, quelles seraient les conséquences diplomatiques pour les relations entre l’Afrique et ses partenaires ?

Autant de questions qui restent ouvertes, mais qui témoignent d’une volonté croissante de porter ces enjeux sur la scène internationale.

Une revendication politique croissante

Au-delà du cadre historique, le débat s’inscrit dans une dynamique plus large d’affirmation politique du continent. En mettant en avant la mémoire et la dignité, les dirigeants africains entendent aussi rééquilibrer le récit global et affirmer une lecture africaine de l’histoire mondiale.

Cette démarche s’inscrit dans un moment où l’UA cherche à renforcer son influence diplomatique et à peser davantage dans les débats internationaux, notamment sur la réforme de la gouvernance mondiale et la reconnaissance des priorités africaines.

Si aucune décision contraignante n’a été annoncée à ce stade, l’examen de l’étude marque une étape supplémentaire dans l’institutionnalisation de la question des réparations et de la mémoire au niveau continental. Il pourrait ouvrir la voie à de futures initiatives politiques ou diplomatiques, voire à des positions communes plus affirmées.

En rouvrant ce dossier, les dirigeants africains rappellent que le passé colonial ne relève pas seulement de l’histoire, mais demeure un enjeu politique contemporain, au croisement de la justice, de l’identité et des rapports de force internationaux.

Chiencoro Diarra 

15 février 2026 0 comments
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Les dirigeants africains
A la UneActuSécurité

Force africaine en attente : l’UA renforce la coordination avec les organisations régionales

by Sahel Tribune 15 février 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, l’Assemblée de l’Union africaine a adopté un protocole d’accord visant à renforcer la coordination entre l’organisation continentale, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux dans l’utilisation de la Force africaine en attente. Une étape présentée comme essentielle pour améliorer la réactivité et la cohérence des réponses africaines face aux crises sécuritaires persistantes.

Alors que les conflits et l’instabilité continuent de mettre à l’épreuve les capacités d’intervention du continent, les dirigeants africains misent sur une meilleure articulation entre niveaux régional et continental pour rendre leur architecture de paix plus crédible et opérationnelle. 

La session s’est tenue sous la présidence sortante de l’Angolais João Lourenço, salué pour son action à la tête de l’organisation en 2025, avant la prise de fonctions officielle du Burundais Évariste Ndayishimiye comme président en exercice pour 2026.

En amont des travaux, un dîner d’État a été offert par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, marquant l’ouverture d’un sommet placé sous le signe des défis multiples auxquels fait face le continent.

La cérémonie inaugurale a donné lieu à des interventions de plusieurs personnalités internationales, parmi lesquelles le président de la Commission de l’UA Mahmoud Ali Youssouf, le secrétaire général de l’ONU António Guterres et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni.

Les dirigeants ont également lancé le thème de l’année 2026 : la garantie d’un accès durable à l’eau et à l’assainissement, en lien avec les objectifs de l’Agenda 2063.

Une inquiétude persistante sur la sécurité

Sur le front sécuritaire, l’Assemblée a exprimé sa « profonde préoccupation » face à la persistance des conflits armés, du terrorisme, de l’extrémisme violent et des crises humanitaires dans plusieurs régions du continent.

Les dirigeants ont réaffirmé leur politique de tolérance zéro face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement et réitéré leur engagement à « faire taire les armes ». Ils ont également insisté sur la nécessité d’un financement plus prévisible et durable des opérations africaines de maintien de la paix.

Un protocole d’accord renforçant la coordination entre l’UA, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux sur l’utilisation de la Force africaine en attente a par ailleurs été adopté.

Réformes et gouvernance mondiale au cœur des débats

Sur le plan institutionnel, les chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de consolider une organisation « centrée sur les peuples », plus efficace et financièrement viable. Ils ont aussi réitéré la position africaine commune en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU afin d’assurer une représentation plus équitable du continent dans la gouvernance mondiale.

Les discussions ont également porté sur le rôle croissant de l’UA au sein du G20, notamment après le sommet de Johannesburg en novembre 2025, avec un accent sur le financement du développement, la restructuration de la dette, l’action climatique et la transformation numérique.

Accélérer l’intégration économique et agricole

Les dirigeants ont réaffirmé le rôle central de l’Agenda 2063 comme feuille de route stratégique du continent. Ils ont salué les avancées du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine, tout en soulignant l’urgence de transformer les systèmes alimentaires et de renforcer la résilience face aux chocs climatiques.

Des progrès ont également été relevés dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, considérée comme un levier essentiel pour stimuler le commerce intra-africain, l’industrialisation et la création de valeur ajoutée.

Les initiatives visant à mobiliser des ressources pour les infrastructures, l’énergie, l’eau et l’adaptation climatique ont aussi été mises en avant, de même que l’importance de l’autonomisation des jeunes et des femmes.

Justice historique et solidarité internationale

Les chefs d’État ont examiné une étude sur les implications de la reconnaissance de la colonisation et de certains actes liés à l’esclavage comme crimes contre l’humanité, soulignant l’importance de la mémoire, de la justice réparatrice et de la dignité des peuples africains.

Ils ont également réitéré la solidarité de l’UA avec le peuple palestinien et leur soutien à une solution conforme au droit international, après examen du rapport de la Commission sur la situation en Palestine.

Au terme du sommet, les dirigeants ont exprimé leur gratitude à João Lourenço pour son leadership et assuré Évariste Ndayishimiye de leur soutien pour son mandat. Ils ont aussi remercié les autorités éthiopiennes pour leur accueil et l’organisation du sommet.

A.D

15 février 2026 0 comments
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Des sacs de 5 kg de sucre
ActuÉconomie

Au Mali, le gouvernement mise sur la production locale pour sécuriser l’approvisionnement en sucre avant le ramadan

by Sahel Tribune 15 février 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien a , le 13 février 2026, informé du lancement de la campagne sucrière 2025-2026 des deux principales unités agro-industrielles du pays, SUKALA et N-SUKALA, en prélude au mois de ramadan.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a annoncé que ces deux sociétés, implantées dans la région de Ségou, prévoient une production globale de près de 120 000 tonnes de sucre pour la campagne en cours. Ce volume représenterait environ 34 % des besoins annuels du pays, toujours fortement dépendant des importations pour couvrir la demande nationale.

Le lancement officiel de la campagne est intervenu le 5 février, en présence du gouverneur de la région de Ségou, de membres du gouvernement, du Conseil national de transition, ainsi que de représentants des forces de défense et de sécurité, des autorités communales et des légitimités traditionnelles. Un déplacement qui souligne l’importance stratégique accordée à la filière sucrière dans un contexte de tensions récurrentes sur les produits de première nécessité.

Anticiper la demande du ramadan

À l’approche du ramadan 2026, période marquée par une hausse significative de la consommation de sucre, les autorités affirment avoir mis en place un dispositif spécifique pour éviter toute pénurie et contenir les prix. Le ministère de l’Industrie et du Commerce assure ainsi avoir pris « les dispositions adéquates » pour garantir un approvisionnement régulier du marché.

Dans un pays où le pouvoir d’achat demeure fragile, la question du sucre est hautement sensible. Les fluctuations des cours internationaux, les contraintes logistiques et la dépendance aux importations exposent régulièrement le marché malien à des tensions. En renforçant la production locale, les autorités de transition cherchent à sécuriser une partie de l’offre et à réduire la pression sur les importations.

La relance et la consolidation des capacités de SUKALA et N-SUKALA s’inscrivent dans une volonté plus large de promouvoir la transformation locale et de renforcer la souveraineté économique du pays. La région de Ségou, cœur historique de la production sucrière malienne, demeure un pilier de cette stratégie agro-industrielle.

La rédaction 

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Doumbia Mariam Tangara
ActuClimat et environnement

Politique nationale d’Assainissement : un nouveau cap pour le Mali

by Ibrahim Kalifa Djitteye 15 février 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le Conseil des ministres, réuni le vendredi 13 février 2026, a examiné une communication écrite présentée par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara. Ce document portait sur la Politique nationale d’Assainissement et son Plan d’actions 2026-2030. 

La première Politique nationale d’Assainissement avait été adoptée en 2009. Elle reposait sur cinq stratégies spécifiques, couvrant la gestion des déchets solides ménagers, des déchets liquides et spéciaux, des eaux pluviales, ainsi que le transfert de compétences aux Collectivités territoriales. Sa mise en œuvre a permis d’obtenir des résultats appréciables, notamment dans la structuration des services d’assainissement et la sensibilisation des populations. Toutefois, l’évaluation de cette politique a révélé la nécessité d’une refonte pour l’adapter aux réformes institutionnelles et aux nouveaux défis environnementaux.  

Retour sur l’héritage de 2009 et ses limites

La nouvelle politique nationale d’assainissement s’articule autour de cinq axes stratégiques. Elle vise à garantir des services adéquats, équitables et sécurisés pour l’ensemble des citoyens. L’objectif est de renforcer durablement la qualité du cadre de vie, en tenant compte des mutations sociales et institutionnelles. Cette orientation s’inscrit dans la vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », qui projette un développement harmonieux et inclusif, ainsi que dans la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033.  

Le Plan d’actions 2026-2030 constitue le premier jalon de mise en œuvre de cette nouvelle politique. Il prévoit des interventions concrètes pour améliorer la collecte, le traitement et la valorisation des déchets, tout en renforçant la gouvernance locale. Les collectivités territoriales seront davantage impliquées, conformément au principe de décentralisation, afin de rapprocher les services d’assainissement des populations. Ce plan quinquennal ambitionne aussi de mobiliser les partenaires techniques et financiers autour d’objectifs clairs et mesurables.  

Un plan quinquennal pour des résultats concrets

Au-delà des aspects techniques, la nouvelle politique traduit une volonté politique forte de faire de l’assainissement un levier de développement durable. Elle répond aux impératifs de santé publique, de préservation des ressources naturelles et de lutte contre les effets du changement climatique. En intégrant les réformes institutionnelles récentes, elle entend consolider les acquis tout en ouvrant la voie à des solutions innovantes adaptées aux réalités locales. Le Conseil des ministres a ainsi marqué une étape importante dans la modernisation du secteur.  

Cette politique met également l’accent sur l’équité dans l’accès aux services d’assainissement. Elle ambitionne de réduire les disparités entre zones urbaines et rurales, en garantissant des infrastructures adaptées aux besoins spécifiques des populations. La sécurité des services constitue un autre pilier, visant à protéger les citoyens contre les risques sanitaires liés à une mauvaise gestion des déchets et des eaux usées. Le Mali entend ainsi renforcer la résilience de ses communautés face aux défis environnementaux.  

Équité et sécurité au cœur des priorités

La cohérence avec les grandes orientations nationales et internationales est un élément central de cette nouvelle politique. En s’alignant sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033, le Mali démontre sa volonté d’inscrire l’assainissement dans une dynamique globale de développement. Cette approche intégrée permettra de mobiliser davantage de ressources et de renforcer la coopération avec les partenaires internationaux, tout en valorisant les initiatives locales.  

L’adoption de la Politique nationale d’Assainissement et de son Plan d’actions 2026-2030 illustre l’engagement du Mali à améliorer durablement le cadre de vie de ses citoyens. Le défi reste désormais dans la mise en œuvre effective des mesures prévues, afin que les résultats soient tangibles et profitent directement aux populations. Ce nouveau cap ouvre la voie à une transformation profonde du secteur, plaçant l’assainissement au cœur des priorités nationales pour les années à venir.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Le Général Abdourahamane Tiani
A la UneActuÉconomie

Uranium : le Niger ferme la porte aux pressions extérieures

by Ibrahim Kalifa Djitteye 15 février 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le général Abdourahamane Tiani a livré un message à la nation d’une rare intensité, dressant un panorama complet de la situation sécuritaire, économique et diplomatique du Niger. Durant plus de trois heures d’entretien retransmis sur la RTN, il a dénoncé avec fermeté les ingérences extérieures, pointant particulièrement la responsabilité de la France dans plusieurs dossiers sensibles. Le dirigeant nigérien a réaffirmé la détermination du pays à défendre sa souveraineté, à protéger ses ressources et à consolider son indépendance stratégique.

Revenant sur l’attaque contre l’aéroport de Niamey, revendiquée par l’État islamique, le président Tiani a rejeté cette version, affirmant qu’il s’agissait d’un groupe de mercenaires financés par des acteurs étrangers hostiles au Niger. Selon lui, l’objectif était de détruire les capacités aériennes nationales. Il a assuré que les forces nigériennes avaient fait preuve d’un courage exemplaire, repoussant l’assaut malgré une faille identifiée dans le dispositif sécuritaire, désormais corrigée pour prévenir toute récidive.

Une attaque planifiée et soutenue par des acteurs extérieurs

Le chef de l’État a révélé que cette attaque avait été minutieusement planifiée plusieurs mois auparavant, lors d’une réunion tenue du 15 au 19 juillet 2025 sur le site aurifère de Yabley. Il a affirmé que cinq agents français y avaient participé, démontrant selon lui l’existence d’un agenda de déstabilisation visant le Niger. L’assaut, initialement prévu pour décembre 2025, a finalement été exécuté fin janvier 2026, mobilisant un important dispositif motorisé composé de groupes armés affiliés à plusieurs organisations terroristes.

Le président Tiani a également dénoncé la collaboration financière de certains pays étrangers dans cette opération, citant explicitement la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Il a rappelé que ces accusations ne relevaient pas de spéculations, mais d’informations vérifiées par les services nigériens. Malgré ces tentatives d’affaiblissement, il a salué la résilience des forces de défense et de sécurité, qui ont empêché la destruction des infrastructures stratégiques et évité une série d’attaques simultanées prévues dans la région de Tillabéri.

Reprise du contrôle économique et souveraineté sur les ressources

Sur le plan économique, le président nigérien a insisté sur la nécessité pour le pays de reprendre pleinement le contrôle de ses ressources naturelles. Il a rappelé que le pétrole, comme d’autres richesses, ne profitait pas encore suffisamment aux Nigériens. Selon lui, le pays n’était pas maître à 100 % de ses ressources, une situation qu’il juge inacceptable. Le Niger s’est donc engagé dans un processus de réappropriation, un chantier long mais indispensable pour garantir un développement souverain et équitable.

La question de l’uranium occupe une place centrale dans cette dynamique. Depuis la nationalisation de la Somaïr en juin 2025, Niamey et le groupe français Orano s’opposent sur la propriété et la gestion des stocks. Le président Tiani a rappelé que l’uranium extrait à Arlit appartient désormais pleinement au Niger. Il s’est toutefois dit disposé à restituer à la France la part correspondant à la période antérieure à la reprise du site, soulignant la transparence et la bonne foi du Niger dans ce dossier.

Un bras de fer juridique et stratégique autour de l’uranium

Malgré cette ouverture, le Niger conteste fermement les accusations françaises et dénonce les procédures judiciaires engagées à Paris et devant le Cirdi. Niamey reproche à Orano des préjudices environnementaux accumulés durant des années d’exploitation. Une cargaison d’environ 1 000 tonnes de yellow cake reste d’ailleurs bloquée à l’aéroport de Niamey, symbole d’un bras de fer qui illustre la volonté nigérienne de ne plus laisser ses ressources stratégiques être gérées au détriment de l’intérêt national.

Le président Tiani a réaffirmé que l’uranium nigérien est désormais la propriété exclusive du peuple. Depuis juillet 2023, cette ressource n’est plus considérée comme un actif contrôlé par des puissances extérieures. Le Niger reste ouvert à la coopération internationale, mais uniquement avec des partenaires sérieux, respectueux et non animés par une logique de domination. Cette nouvelle doctrine place la souveraineté au cœur de toute négociation, garantissant que les richesses du sous-sol serviront enfin le développement du pays.

Une nouvelle ère de dignité et de partenariats équilibrés

Le dirigeant nigérien a dénoncé les attitudes condescendantes et prédatrices de certains acteurs étrangers, rappelant que le Niger n’acceptera plus aucune forme d’ingérence. Il a insisté sur la nécessité de bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel. Cette vision marque une rupture profonde avec les pratiques antérieures et ouvre une nouvelle ère où le Niger entend définir lui-même les conditions d’exploitation de ses ressources, dans une logique de dignité, de justice et de prospérité nationale.

À travers ce discours, le Niger affirme clairement sa volonté de tracer sa propre voie, loin des pressions extérieures. Le pays se positionne comme un acteur souverain, déterminé à protéger ses intérêts stratégiques et à renforcer sa sécurité. En dénonçant les tentatives de déstabilisation et en réaffirmant le contrôle national sur l’uranium, le président Tiani rappelle que le Niger ne reculera devant aucune intimidation et poursuivra son chemin vers une indépendance totale et assumée.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

15 février 2026 0 comments
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Drapeaux des 54 pays du continet africain.
A la UneAnalyses

L’Afrique peut-elle enfin parler d’une seule voix sur la scène mondiale ?

by Chiencoro 15 février 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

Réunis à Addis-Abeba pour le sommet 2026 de l’Union africaine, les chefs d’État africains se retrouvent à un moment charnière. Conflits persistants, recomposition géopolitique mondiale et pression climatique placent le continent devant une exigence de cohérence stratégique. Derrière le thème officiel consacré à l’eau et à l’assainissement se joue en réalité une question plus vaste : celle de la capacité de l’Afrique à définir elle-même son agenda politique et économique.

La 39ᵉ session ordinaire intervient dans un climat international instable, marqué par la fragmentation des alliances, la montée des rivalités de puissance et la multiplication des crises régionales. De la guerre au Soudan aux violences persistantes en République démocratique du Congo, en passant par l’insécurité au Sahel et les fragilités de la Corne de l’Afrique, le continent demeure confronté à une instabilité structurelle qui limite ses marges de manœuvre diplomatiques et économiques.

Dans ce contexte, la réaffirmation du rejet des changements anticonstitutionnels de pouvoir n’est pas qu’un rappel doctrinal. Elle constitue un test de crédibilité institutionnelle. L’enjeu pour l’organisation panafricaine est désormais de passer d’une diplomatie déclarative à une capacité réelle d’anticipation et de prévention des crises.

L’eau comme matrice stratégique

Le choix du thème — assurer une disponibilité durable de l’eau pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 — n’a rien d’anecdotique. L’eau est aujourd’hui le point de convergence de défis agricoles, énergétiques, sanitaires et migratoires. En l’inscrivant au centre du débat continental, les dirigeants reconnaissent implicitement que la sécurité hydrique deviendra l’un des déterminants majeurs de la stabilité politique africaine.

Ce positionnement prolonge les conclusions des forums climatiques récents et anticipe les négociations internationales à venir, notamment celles de la COP30 prévue au Brésil et de la COP32 annoncée en Éthiopie. L’Afrique cherche ainsi à transformer une vulnérabilité environnementale en levier d’influence diplomatique.

La bataille de l’autonomie financière

Au-delà des urgences, le sommet constitue un moment clé pour la gouvernance interne de l’organisation. Le chantier de la réforme institutionnelle vise un objectif central : réduire la dépendance budgétaire vis-à-vis des partenaires extérieurs. Sans autonomie financière, aucune autonomie politique n’est possible.

Le bilan de la présidence assurée par Angola met en avant des progrès en matière d’infrastructures et d’intégration économique, mais ces avancées restent fragiles tant que l’organisation ne dispose pas de ressources propres stables. L’accélération de la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange continental africain apparaît dès lors comme une priorité stratégique autant qu’économique.

Parler d’une seule voix dans un monde fragmenté

Les discussions avec les partenaires multilatéraux, notamment les Nations unies, rappellent que l’Afrique représente plus d’un milliard d’habitants mais demeure marginalement représentée dans les instances décisionnelles globales, en particulier au Conseil de sécurité. La revendication d’une réforme de cette architecture internationale s’inscrit dans une logique plus large de rééquilibrage des rapports de pouvoir.

L’ambition affichée par plusieurs dirigeants est de sortir d’un rôle d’espace d’intervention pour devenir un espace d’initiative. Cela suppose une coordination diplomatique renforcée, une stratégie industrielle continentale et une politique commune sur les technologies émergentes, du numérique à l’intelligence artificielle.

L’heure du test politique

Ce sommet n’est pas seulement un rendez-vous institutionnel. Il constitue un révélateur. Révélateur de la capacité de l’Afrique à transformer ses vulnérabilités en priorités politiques. Révélateur aussi de sa faculté à dépasser les divisions nationales pour défendre des intérêts communs dans un système international en recomposition.

L’histoire récente a montré que les déclarations ambitieuses ne suffisent plus. Ce qui se joue à Addis-Abeba, c’est la crédibilité d’un projet continental visant à faire de Afrique un continent capable de se gouverner, de se financer et de peser. Autrement dit, non plus un continent objet de décisions extérieures, mais un acteur stratégique à part entière.

Si ce sommet parvient à faire converger sécurité, climat et intégration dans une vision cohérente, il  pourrait marquer le moment où l’Union africaine cessera d’être perçue comme un forum diplomatique pour devenir ce qu’elle aspire à être depuis sa création, à savoir une puissance collective.

Chiencoro Diarra 

15 février 2026 0 comments
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