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Digitalisation de l'administration publique au Mali
Économie

Le Mali digitalise son administration publique pour lutter contre la corruption

by Cheickna Coulibaly 23 juin 2024
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

Le gouvernement malien s’apprête à entreprendre un ambitieux projet de numérisation des administrations publiques à travers le pays. Cette annonce, faite ce samedi 22 juin 2024 par le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, lors de son déplacement à Sikasso, marque une avancée significative dans la modernisation de l’administration.

Selon le Chef de l’État, le Colonel Assimi Goïta, l’objectif de cette initiative est de lutter efficacement contre la corruption et l’enrichissement illicite sous toutes ses formes. « Désormais, du paiement des contraventions à la police jusqu’à l’accès aux actes de naissance à la mairie, en passant par l’obtention des marchés publics et des certificats de nationalité, tout sera digitalisé avec un accès garanti et sécurisé », assure le Colonel Goïta. De son avis, cette évolution numérique facilitera l’accès aux documents pour les citoyens et contribuera au renflouement des caisses de l’État.

« Avec la digitalisation de l’administration publique, plus besoin de passer des journées entières sous le soleil, plus besoin de payer des dessous-de-table pour acquérir tel ou tel document. Chaque Malien pourra instantanément accéder à ses documents n’importe où et à n’importe quel moment de la journée, et les imprimer moyennant une somme forfaitaire qui sera directement versée dans les caisses de l’État malien », a expliqué brièvement Assimi Goïta dans son discours.

Le génie des Maliens mis en exergue

Le président de la transition a également souligné que ce travail de digitalisation de l’administration publique sera réalisé par des Maliens compétents en informatique. À ce sujet, le Président a fait référence à l’équipe des experts bénévoles qui a pu récupérer et sécuriser les données de la population malienne des mains d’une société française.

Pour conclure, le Président de la Transition invite tous les agents de l’État ainsi que tous les Maliens à l’aider et l’accompagner dans ces actions pour offrir à la génération future un Mali nouveau, souverain et respecté de tous.

À noter que cette déclaration d’évolution numérique de l’administration publique est accueillie avec enthousiasme par la population malienne, qui voit dans cette politique la volonté inébranlable du Chef de l’État, le Colonel Assimi Goïta, de lutter efficacement contre la corruption et l’enrichissement illicite depuis son accession au pouvoir pour le bonheur et le bien-être de chaque Malien.

Cheickna Coulibaly, envoyé spécial à Sikasso

23 juin 2024 0 comments
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Assimi Goïta à Sikasso
A la Une

Sikasso : Retour sur la visite du Président de la Transition

by Cheickna Coulibaly 23 juin 2024
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a effectué ce samedi 22 juin 2024, son premier déplacement dans la région de Sikasso. Accompagné d’une forte délégation, il a inauguré plusieurs infrastructures dans la 3ème région du Mali. Ces projets marquent un tournant décisif dans le développement socio-économique du Mali, entamé par la Transition pour un Mali nouveau.

À son arrivée dans la cité du Kénédougou, le Président de la Transition a été accueilli par une jubilation populaire à sa descente d’avion. Outre le ministre d’État, la délégation comprenait le président du Conseil National de Transition, Colonel Malick Diaw, ainsi que plusieurs membres du gouvernement. L’hélicoptère transportant le Président Goïta a atterri dans la commune de Gongasso aux environs de 9 heures. Située à une trentaine de kilomètres de Sikasso, c’est dans cette localité que sera construite la future Université Polytechnique de Sikasso.

Pose de la Première Pierre de l’Université Polytechnique

Pose de la première pierre de l'Université
Le président de la transition pose la première pierre de l’université de Sikasso, le 22 juin 2024. C.C/ Sahel Tribune.

Dès son arrivée, le Colonel Assimi Goïta a posé officiellement la première pierre de l’Université Polytechnique de Sikasso. Avec un coût estimé à plus de 52 milliards de francs CFA, cet établissement universitaire sera bâti sur une superficie de 400 hectares et comprendra six facultés, quatre grands instituts, un campus pédagogique moderne numérisé, un service de documentation commun, des logements pour 700 professeurs, un internat pour 20 000 étudiants, une maison des hôtes, un centre de santé et des centres de loisirs. Dans son allocution, le Président Goïta a indiqué que cette « université est sans pareil au Mali et dans la sous-région ».

Plan National de Réponse à l’Insécurité Alimentaire 2024

Le Chef de l’État a également lancé officiellement le Plan National de Réponse à l’Insécurité Alimentaire (PNR2024). Ce plan consiste à apporter une assistance alimentaire à plus de 1,3 million de personnes pendant les mois de juillet, août et septembre, soit environ 22 870 tonnes de céréales. En outre, 6 000 tonnes seront fournies pour les besoins hors période de soudure, ce qui totalise 28 870 tonnes de céréales.

Lancement du PNR 2024
Le Président de la transition donne le coup d’envoi du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire, le 22 juin 2024. C.C/ Sahel Tribune.

« Nous essayons de venir en aide aux populations vulnérables en leur apportant des vivres mais aussi des appuis à leurs activités. Je salue les populations pour leur patience », a déclaré le Président de la Transition. Il a souligné que de nombreux efforts sont faits sur le plan sécuritaire, ajoutant : « Mais nous les poursuivrons pour que les producteurs puissent être à l’aise. » Le Colonel Assimi Goïta a saisi l’occasion pour féliciter les cotonculteurs pour avoir maintenu le Mali au premier rang.

Selon le Président de la Transition, « Sikasso est le grenier du pays ». Il a ajouté que « la souveraineté pour laquelle nous nous battons passe par la sécurité alimentaire. C’est possible parce que nous avons un pays d’agriculture ». Il a exhorté les paysans à maintenir le cap et à rester unis pour vivre de leur production.

Inauguration des Infrastructures Sportives et Routières

Inauguration d'infrastructures à Sikasso
La devanture du stade Babemba Traoré rénové. C.C/Sahel Tribune.

La visite officielle du Président de la Transition a également été marquée par l’inauguration des infrastructures sportives et routières. Rénové, le Stade Babemba Traoré de Sikasso est désormais conforme aux normes internationales de la CAF et de la FIFA. Cette infrastructure dispose désormais de vestiaires pour les joueurs et les arbitres, d’une infirmerie, de salles de crise, d’une salle de presse, d’un salon VIP, d’un système d’éclairage amélioré, d’une pelouse refaite avec un nouveau système de drainage et d’arrosage automatique, de loges officielles VIP et VVIP, d’une loge pour la presse, d’une salle pour les commentateurs radio et télé, d’une salle d’assistance vidéo ainsi que d’équipements modernes.

S’agissant des infrastructures routières, le Président a procédé à l’inauguration d’un échangeur et d’un viaduc, symboles de modernité et de connectivité.

Inauguration des infrastructures routières
Le président Assimi Goïta inaugure des infrastructures routières à Sikasso, le 22 juin 2024. C.C/ Sahel Tribune.

« Les infrastructures permettront de faciliter la mobilité urbaine et de diminuer les accidents de la circulation », a estimé le Chef de l’État avant d’appeler les populations à la prudence pour éviter les accidents. « C’est l’argent public qui a été investi ici pour la réalisation de ces infrastructures. Nous vous demandons d’en prendre soin pour que nous puissions faire d’autres réalisations dans d’autres régions », a exhorté le Colonel Goïta pour clore son discours.

Cérémonie de Décoration au Stade Babemba Traoré

Les festivités au Stade Babemba Traoré de Sikasso ont pris fin par une cérémonie de décoration en l’honneur des agriculteurs et des éleveurs de la région de Sikasso. Lors de cette cérémonie, 16 récipiendaires ont été élevés au grade de Chevalier de l’Ordre National du Mali.

Cheickna Coulibaly, envoyé spécial à Sikasso

23 juin 2024 0 comments
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Visite du président Goïta à Sikasso
A la UneÉconomie

Goïta transforme Sikasso

by Chiencoro 22 juin 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita, a marqué une étape historique ce samedi 22 juin 2024, en inaugurant plusieurs infrastructures dans la région de Sikasso, notamment la pose de la première pierre de l’Université de Sikasso et le lancement du plan national de réponse à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition.

À son arrivée à Sikasso, le Président GOÏTA a été accueilli chaleureusement par les habitants de Gongasso et a reçu les honneurs militaires. La pose de la première pierre de l’Université de Sikasso est le premier acte officiel de cette visite très attendue, symbolisant un tournant décisif pour l’éducation supérieure dans la région. Cette cérémonie solennelle s’est déroulée en présence des autorités locales, des membres du gouvernement et des présidents d’institutions, soulignant l’importance de l’éducation pour l’avenir du Mali.

Lors de cette cérémonie, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a pris la parole pour exprimer la vision du gouvernement concernant l’éducation supérieure au Mali. Il a déclaré : « La création de l’Université de Sikasso est une éloquente expression de la forte volonté politique incarnée par Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition. Elle répond à une forte demande des populations de la région de Sikasso. »

Le ministre a également détaillé les structures de formation et de recherche que comprendra cette université, soulignant son importance pour le développement économique et social de la région. 

Infrastructures routières : modernisation et connectivité

En parallèle, Sikasso bénéficie désormais d’un échangeur en forme de trompette au croisement des Routes nationales 7 et 11 et d’un viaduc situé au carrefour de l’OUA. Ces infrastructures faciliteront la circulation des véhicules, réduiront les embouteillages et renforceront la sécurité routière. La grande traversée de Sikasso apportera également des voies optimisées et une meilleure mobilité pour tous.

Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, a également prononcé un discours lors de l’inauguration des nouvelles infrastructures routières. Elle a déclaré : « Cette cérémonie dénote l’engagement constant que vous consentez pour le Mali et l’intérêt primordial que vous portez aux infrastructures routières qui soutiennent le développement économique, social et culturel du pays. »

Elle a souligné que ces nouvelles infrastructures, financées en partie par la Banque ouest-africaines de Développement (BOAD) et le budget national, vont considérablement améliorer la mobilité et la sécurité dans la région de Sikasso.

Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire

Poursuivant sa visite, le Président Goïta a lancé un ambitieux plan de réponse contre l’insécurité alimentaire. Pour l’année 2024, ce plan prévoit des actions de résilience et de renforcement des moyens d’existence, telles que la distribution de 5 000 tonnes d’aliments pour bétail aux éleveurs, la mobilisation de 600 tonnes d’aliments pour poissons et volailles, et la réhabilitation de périmètres maraîchers.

L’aménagement et la restauration de près de 2 800 hectares de terres dégradées comprennent également des périmètres maraîchers pour les associations de femmes. 118 tonnes de céréales seront destinées au cercle de Kadiolo et 353 tonnes pour le cercle de Sikasso. Ce plan exprime la solidarité nationale et a été salué par les chefs communautaires et les représentants des agriculteurs comme une étape cruciale vers l’amélioration des conditions de vie et la promotion du développement durable dans la région.

Inauguration du stade Babemba Traoré

Au cours de cette visite, le Président de la Transition a également procédé à l’inauguration du stade Babemba Traoré, récemment rénové. Les cérémonies se sont déroulées dans ce stade, qui était plein à craquer pour l’occasion. Cette rénovation est un symbole de modernité et de dynamisme pour la région de Sikasso, permettant d’accueillir des événements sportifs et culturels dans des conditions optimales.

La visite du Président de la Transition, marquée par des inaugurations majeures et le lancement de plans ambitieux, symbolise un engagement fort pour le développement de Sikasso et du Mali dans son ensemble. Les habitants de Sikasso peuvent désormais espérer un avenir meilleur grâce à ces initiatives qui favorisent l’éducation, la connectivité et la sécurité alimentaire. Les discours des ministres présents ont renforcé l’importance de ces projets et la détermination du gouvernement à répondre aux besoins de la population malienne.

Chiencoro Diarra 

À suivre ! Des détails à venir. 

22 juin 2024 0 comments
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Un portrait captivant d'Iyad Ag Ghaly, leader du Jnim, dévoilant une perspective inédite depuis son bureau, révélant les coulisses de son influence dans la région du Sahel.
Actu

Iyad Ag Ghaly : une ombre du passé qui rejaillit au présent

by Sahel Tribune 21 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le 21 juin 2024 restera marqué par une annonce fracassante : la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a levé les scellés du mandat d’arrêt à l’encontre d’Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine, pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis au nord du Mali entre janvier 2012 et janvier 2013. Ce mandat, initialement délivré en juillet 2017, jette une lumière crue sur une période sombre de l’histoire malienne.

Iyad Ag Ghaly, également connu sous le nom d’Abou Fadl, est un personnage bien connu dans la région de Kidal. Leader incontesté d’Ansar Dine, il aurait contrôlé Tombouctou conjointement avec Al Qaida dans le Maghreb Islamique (AQMI) à l’époque des faits. Les accusations portées contre lui sont d’une gravité sans nom : meurtres de soldats hors de combat, viols, esclavage sexuel, mutilations, traitements cruels et tortures, attaques contre des bâtiments religieux, et persécutions pour motifs religieux et sexistes.

Nul ne peut construire un avenir sans justice

Cette annonce suscite une myriade de réactions au Mali et au-delà. Pour les victimes et leurs familles, c’est une lueur d’espoir, la promesse que justice pourrait enfin être rendue. Pour d’autres, c’est un rappel douloureux des horreurs passées, des cicatrices encore ouvertes.

Mais au-delà de l’émotion, il est crucial de se demander pourquoi ce mandat d’arrêt a été maintenu sous scellés pendant si longtemps. Pourquoi maintenant ? Cette question enflamme les débats, tant dans les cercles politiques que dans les discussions quotidiennes. Certains voient dans cette révélation tardive une stratégie politique, une manière de renforcer la légitimité des autorités de transition maliennes en montrant leur engagement à lutter contre l’impunité.

Cette décision de la CPI est une victoire pour la justice et les droits de l’homme. Dans un contexte où le Mali est en quête de stabilité et de réconciliation, cette position ferme est cruciale. Nul ne peut construire un avenir sans justice. Le Mali mérite de tourner la page, mais cela ne peut se faire que si l’on fait face à notre passé.

Reconstruire, panser et prévenir

Cependant, la route vers l’arrestation et le jugement d’Iyad Ag Ghaly est encore longue et semée d’embûches. L’homme, toujours en fuite, bénéficie de soutiens et de refuges potentiels dans une région où les frontières sont poreuses et les alliances complexes. La coopération internationale sera déterminante pour espérer le voir un jour répondre de ses actes devant la justice.

En outre, cette annonce rappelle brutalement la fragilité de la situation sécuritaire au Mali. Les récents événements ont montré que la menace djihadiste est loin d’être éradiquée. La levée de ce mandat d’arrêt doit donc s’accompagner d’un renforcement des efforts pour sécuriser les zones encore instables et protéger les populations vulnérables.

Face à cette annonce, la communauté internationale doit réaffirmer son soutien au Mali. Les crimes d’Iyad Ag Ghaly ne doivent pas rester impunis, mais au-delà de son cas, c’est toute une région qui a besoin d’aide pour se reconstruire, pour panser les plaies et pour prévenir de futures atrocités.

Le Mali se trouve à un tournant de son histoire. La levée des scellés du mandat d’arrêt contre Iyad Ag Ghaly est une étape importante, mais elle ne doit pas être vue comme une fin en soi. C’est un rappel que la justice est un processus long et ardu, nécessitant détermination et persévérance. Les autorités de transition ont montré leur engagement. Il appartient maintenant à tous, Maliens et partenaires internationaux, de soutenir cet effort pour un Mali plus juste, plus sûr et plus stable.

Oumarou Fomba 

21 juin 2024 0 comments
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CAN 2025
Sport

Le décalage de la CAN 2025 : un feuilleton sans fin

by Sahel Tribune 21 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Encore un décalage ! La Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, initialement prévue pour l’été de l’hémisphère nord, se jouera finalement du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé ce report vendredi 21 juin 2024, confirmant ainsi les rumeurs qui circulaient depuis des semaines.

Ce report n’est guère surprenant. Après tout, la CAN semble avoir pris l’habitude de se jouer à contretemps. Rappelez-vous, la CAN 2021 au Cameroun, décalée à janvier-février 2022 en raison de la pandémie de Covid-19. Ou encore, la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, déplacée à janvier-février 2024 en raison de la forte pluviométrie estivale. Et maintenant, la CAN 2025 au Maroc, reportée en hiver pour éviter l’embouteillage du calendrier footballistique, marqué par le Mondial des clubs prévu aux États-Unis du 15 juin au 13 juillet 2025.

Chevauchement avec le nouveau format de la Ligue des champions UEFA

La CAF semble jouer à l’art du contrepied permanent. Depuis la CAN 2012, c’est un ballet incessant de changements de dates et de pays hôtes, comme si l’instance dirigeante du football africain prenait plaisir à bouleverser les plans. Cette fois, l’excuse avancée est la surcharge du calendrier estival, avec plusieurs syndicats de footballeurs protestant contre des cadences insupportables.

D’ailleurs, le secrétaire général de la CAF, Veron Mosengo-Omba, avait préparé le terrain il y a quelques semaines en déclarant à l’AFP que « les discussions sont bien avancées avec les parties prenantes ». Voilà qui est fait, le report est officiel.

La 35e CAN de l’histoire, la seconde au Maroc après celle de 1988, innove donc par son calendrier inédit, se tenant pour la première fois à cheval sur deux années. Le tournoi débutera le 21 décembre 2025 pour s’achever le 18 janvier 2026. Une nouveauté qui permet d’éviter un chevauchement avec le nouveau format de la Ligue des champions UEFA, lequel entre en vigueur dès 2024. Dans ce format, la 6e journée de la phase de groupes se clôture mi-décembre, tandis que la 7e journée démarre autour du 21 janvier.

La CAN, un moment de fierté, d’unité et de célébration pour toute l’Afrique

Cet aménagement est une bouffée d’air frais pour les joueurs évoluant en Europe, leur permettant d’être disponibles pour leurs clubs en Ligue des champions UEFA. Mais au-delà de l’aspect pratique, ce report soulève des questions sur la gestion de la CAF et sa capacité à planifier de manière cohérente les compétitions.

Peut-être que le vrai défi de la CAF n’est pas seulement d’organiser des tournois de qualité, mais aussi de restaurer la confiance des joueurs, des clubs et des fans. Chaque report, chaque changement de plan, érode un peu plus cette confiance. Le football africain mérite mieux que cette valse des calendriers.

Espérons que cette fois-ci, la CAN au Maroc se déroulera sans encombre, et que les autorités sauront tirer parti de cette période pour offrir au continent un spectacle digne de son talent et de sa passion pour le football. Car, après tout, la CAN est plus qu’un simple tournoi : c’est un moment de fierté, d’unité et de célébration pour toute l’Afrique. Alors, rendez-vous en décembre 2025, pour un tournoi qui, nous l’espérons, marquera un tournant positif pour le football africain.

Younouss

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Inauguration d'infrastructures à Sikasso
A la UneÉconomie

Sikasso : l’éveil d’une ville moderne sous Assimi Goita 

by Cheickna Coulibaly 21 juin 2024
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Demain, samedi 22 juin 2024, Sikasso vivra un moment historique avec l’inauguration de plusieurs infrastructures majeures par le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. Ces projets ambitieux marqueront un tournant décisif dans le développement socioéconomique du Mali.

« Le Kénédougou attend donc avec impatience le Président Assimi », « Merci Colonel Assimi Goïta », « Vive Assimi », « Merci à la Transition », sont, entre autres, des messages affichés un peu partout à travers la ville de Sikasso pour accueillir comme il se doit le Chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, qui sera accompagné d’une importante délégation. Au cours de sa visite dans la troisième région administrative du Mali, le Président de la Transition aura un agenda très chargé, notamment avec l’inauguration d’infrastructures flambant neuves, la pose de la première pierre de la nouvelle université de Sikasso, le lancement du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire pour l’année 2024, et bien d’autres activités.

Les infrastructures à inaugurer

L’échangeur et le viaduc 

L’échangeur et le viaduc de Sikasso sont bien plus que des structures en béton. Ils symbolisent la modernité et la connectivité. L’échangeur, qui se présente sous la forme de trompette, au croisement des routes nationales (RN) 7 et 11, avec ses voies d’accès, facilitera grandement la circulation des véhicules à l’intérieur de la ville en réduisant les embouteillages et en renforçant la sécurité routière. Le viaduc, quant à lui, situé au carrefour de l’OUA, offre une vue panoramique sur les environs. Ensemble, ils relieront les quartiers, les commerces et les habitants.

La traversée de la ville et la bretelle Katele-Kadiolo-Zégoua 

La grande traversée de Sikasso apportera 2×2, des carrefours optimisés, et une mobilité retrouvée pour tous. Les habitants pourront désormais se déplacer plus rapidement, les marchandises circuleront efficacement, et la ville respirera. 

La construction et le bitumage de la bretelle Katelé-Kadiolo-Zégoua, ainsi que l’aménagement de voiries urbaines, permettront de préserver la route et de protéger les riverains des inondations. Cette initiative assure également l’aménagement de la voie d’accès à la gare routière de Kadiolo, la reconstruction du monument de Kadiolo, la construction d’une voie bitumée dans la localité de Zégoua, et l’aménagement de carrefours, etc.

La réouverture du stade Babemba Traoré 

Le stade Babemba Traoré de Sikasso a été entièrement rénové et répond désormais aux normes internationales. Les travaux ont permis la construction de plusieurs installations, notamment des salles dédiées à la presse, des vestiaires modernes, des salles VIP, une piste d’athlétisme et une tribune officielle climatisée. C’est un véritable cadeau pour la jeunesse et le monde sportif.

Pose de la première pierre de l’université de Sikasso

Un autre fait marquant est la pose de la première pierre de la future grande université de Sikasso par le président Goïta. L’Université de Sikasso sera bâtie sur une superficie de 400 hectares dans la commune de Gongasso, située à une trentaine de kilomètres de Sikasso. 

Cet établissement comprendra six facultés, quatre grands instituts, un campus pédagogique moderne numérisé, un service de documentation commun, des logements pour professeurs, un internat pour étudiants, une maison des hôtes, un centre de santé et des centres de loisirs.

Lancement officiel du plan national de réponse à l’insécurité alimentaire 2024 

Le président Goïta ne se contentera pas de bâtir des infrastructures. Il nourrira aussi l’espoir d’un Mali sans famine. Le Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire 2024 sera un cri de solidarité envers les plus vulnérables du Mali. Ce plan vise à venir en aide à des millions de compatriotes, notamment par la distribution gratuite de plus de 20 000 tonnes d’aliments. 

Il inclut également la vente de plusieurs tonnes de riz à prix subventionnés, la mise en œuvre de facilités alimentaires au bénéfice des milliers de ménages vulnérables en denrées de première nécessité, la distribution plusieurs tonnes d’aliments pour le bétail, des centaines tonnes d’aliments pour alevins, et des centaines de tonnes d’aliments pour volaille, etc.

À travers ces initiatives de développement socioéconomique, le président Goïta démontre encore une fois son engagement constant envers ses compatriotes de Sikasso et du Mali tout entier. 

Cheickna Coulibaly, envoyé spécial à Sikasso

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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
A la UneAnalyses

L’AES, une croissance lente mais solide

by Chiencoro 21 juin 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Depuis sa création le 16 septembre 2023, l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, peine à décoller. Face aux récentes turbulences politiques, cette coalition cherche à s’enraciner pour résister aux défis régionaux et internationaux.

Lorsqu’un arbre veut pousser plus haut et demeurer résistant aux vents violents, il prend le temps pour bien enfoncer ses racines dans le sous-sol. Cette métaphore illustre parfaitement la situation actuelle de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023 par le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Depuis sa fondation, cette alliance a rencontré plusieurs obstacles, faisant douter certains de sa viabilité et alimentant les soupçons de manipulation politique de la part de ses dirigeants. La récente campagne orchestrée contre le président burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, a renforcé ces doutes et poussé les plus sceptiques à croire que cette coalition ne verrait jamais le jour. Pour eux, la chute de Traoré marquerait le début d’un printemps pour l’Afrique de l’Ouest.

Devoir d’assistance et de secours entre Parties

Cependant, au cœur de cette confusion au Burkina Faso, un signe fort de solidarité entre ces pays a émergé : le déploiement de militaires maliens au pays des hommes intègres pour soutenir le capitaine Ibrahim Traoré. Ce geste est en accord avec la Charte du Liptako-Gourma, qui stipule en son article 6 que « toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du territoire d’une ou plusieurs Parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres Parties et engagera un devoir d’assistance et de secours de toutes les Parties, de manière individuelle ou collective, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité au sein de l’espace couvert par l’Alliance ».

La création d’une monnaie commune pour l’AES et la sortie des trois pays du Franc CFA est une attente fervente des populations de ces nations. Elles aspirent à se libérer des vestiges de la colonisation et à quitter aussi l’Union monétaire et économique de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), après leur départ de la CEDEAO. Cette décision intervient suite aux menaces incessantes de la CEDEAO de vouloir intervenir de force pour déloger de la présidence du Niger le général Abdrahamane Tchiani, Président de la transition. Les sanctions qualifiées d’« injustes, illégitimes et inhumaines » imposées au Mali et au Burkina Faso après les coups d’État successifs ont envenimé les relations avec cette organisation régionale.

Patience et la résilience

« Burkina, Mali et Niger concluent une alliance. Dans ces trois pays, déjà menacés par les insurrections djihadistes, les militaires ont pris le pouvoir et entendent s’épauler mutuellement pour faire face à l’hostilité de la CEDEAO qui a menacé le Niger d’une intervention militaire », lit-on dans la Charte du Liptako-Gourma. Malgré ces engagements et les nombreuses réunions des ministres des Affaires étrangères, des ministres de l’Économie et des Finances, et des patrons de la Défense nationale de l’AES, les progrès tangibles se font attendre. Le sommet des chefs d’État, censé donner un coup d’accélérateur à la naissance de cette alliance, tarde toujours à se tenir.

Pourtant, il est crucial de noter que les trois pays continuent de s’appuyer militairement, notamment pour protéger leur frontière commune, connue sous le nom de zone des trois frontières. Cette collaboration prouve que l’Alliance des États du Sahel n’est pas un projet mort-né, mais qu’elle prend le temps nécessaire pour fortifier ses bases et résister aux adversités. La patience et la résilience sont les maîtres-mots de cette entreprise.

« Qui veut aller loin ménage sa monture »

Face à l’adversité, la stratégie adoptée par les dirigeants de l’AES ressemble à celle de quiconque souhaite bâtir sur des fondations solides. « Qui veut aller loin ménage sa monture », dit le proverbe. Les dirigeants de l’AES comprennent que pour construire une structure durable, il faut prendre le temps de renforcer ses bases. Les retards et les défis ne sont donc pas des signes de faiblesse, mais plutôt des indications que les bases de cette alliance sont en train d’être solidement établies.

Malgré les doutes et les scepticismes, l’Alliance des États du Sahel se forge lentement mais sûrement. Comme un arbre qui enfonce profondément ses racines pour mieux affronter les tempêtes, l’AES prend le temps de se consolider avant de s’élever. Les défis actuels, bien que nombreux, sont surmontables avec la solidarité et la détermination des peuples et des dirigeants de ces nations. L’AES n’est pas une manipulation politique ou un projet éphémère, mais une réelle ambition de souveraineté et de stabilité pour l’Afrique de l’Ouest.

Chiencoro Diarra 

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