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Enseignant en classe
Éducation

Petit progrès, grand espoir : baisse des fermetures d’écoles au Burkina Faso

by Bakary FOMBA 21 avril 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Un rapport récent de l’UNICEF souligne une légère baisse dans le nombre d’établissements scolaires fermés au Burkina Faso, passant de 5 336 en février à 5 319 en mars 2024. Cette évolution impacte positivement 818 149 élèves, marquant une avancée significative pour l’éducation dans le pays en crise.

Dans le vaste paysage de défis que rencontre le Burkina Faso, un rayon de lumière perce enfin : une nouvelle encourageante nous parvient via un rapport de l’UNICEF, signalant une baisse, même minime, dans le nombre d’établissements scolaires fermés. De 5,336 en février à 5,319 en fin mars 2024, ce sont des chiffres qui parlent peu mais signifient beaucoup dans un contexte où l’accès à l’éducation reste une bataille quotidienne pour des milliers.

Le travail n’est pas terminé, la lutte doit continuer

Ce n’est pas seulement une question de statistiques. Chaque école qui rouvre ses portes est un bastion de savoir qui se relève, un lieu où les enfants, notre espoir pour l’avenir, peuvent continuer à apprendre, à rêver et à s’épanouir malgré les troubles incessants de leur environnement. C’est là, dans ces salles de classe, entre les pages des livres usés et sur les bancs ébréchés, que les fondations d’un avenir meilleur sont posées. Lorsque l’UNICEF rapporte qu’environ 818,149 élèves ont été affectés par ces fermetures, chaque enfant derrière ce chiffre représente une petite victoire dans cette lutte contre l’interruption de l’éducation.

Mais il y a plus qu’une simple réduction des chiffres. L’annonce que 1,304 établissements fermés ont rouvert leurs portes est un écho de résilience et de persévérance. Cela témoigne d’une communauté qui se bat non seulement pour maintenir l’accès à l’éducation, mais pour rétablir la normalité dans un monde où peu de choses restent stables. Pensez aux 440,945 élèves déplacés internes mentionnés dans le rapport; chacun d’entre eux n’est pas seulement un survivant des conflits ou des crises, mais aussi un témoignage vivant de la résistance contre les forces qui menacent leur droit à l’apprendre.

Pourtant, chaque établissement qui rouvre est un symbole de ce que la communauté peut accomplir contre les odds. C’est une affirmation que l’éducation ne peut être mise en échec par les circonstances, aussi désespérées soient-elles. Cela dit, chaque établissement qui reste fermé porte également un message : le travail n’est pas terminé, la lutte doit continuer.

Appel à ne pas se contenter des progrès réalisés

En effet, il y a encore beaucoup à faire. Derrière ces nombres se cache une réalité plus sombre : des milliers d’enfants sont encore privés de leur droit fondamental à l’éducation en raison de l’instabilité, de la violence ou de la pauvreté. Ces enfants risquent de devenir une génération perdue, à moins que des efforts plus significatifs ne soient déployés pour garantir leur retour à l’école.

Le rapport de l’UNICEF n’est pas juste un ensemble de données. Il est un cri d’alarme, un appel à ne pas se contenter des progrès réalisés mais à redoubler d’efforts. Chaque école qui reste fermée est un cri silencieux pour l’aide, chaque enfant qui reste à la maison un appel à l’action. Ce sont des appels que nous, en tant que communauté globale, devons entendre et auxquels nous devons répondre avec toute l’urgence et les ressources nécessaires.

Dans ce contexte, les progrès rapportés par l’UNICEF doivent être vus non seulement comme une célébration mais aussi comme un catalyseur pour de futurs efforts. C’est un rappel que l’éducation est une arme puissante contre la pauvreté, l’instabilité et l’oppression, une arme qui doit être rendue disponible à chaque enfant, dans chaque coin du Burkina Faso et au-delà.

En conclusion, alors que nous célébrons les petites victoires dans la bataille pour l’éducation au Burkina Faso, renouvelons notre engagement à ne pas relâcher les efforts jusqu’à ce que chaque enfant ait accès à l’éducation qu’il mérite. La route est encore longue, mais chaque pas compte. La persévérance et la collaboration continueront de transformer ces petites étincelles de progrès en flammes de changement durable pour tous les enfants du Burkina Faso.

Bakary Fomba

21 avril 2024 0 comments
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Les Gilets rouges
Actu

Les « Gilets Rouges » du Burkina Faso : défenseurs du pouvoir ou menace à la paix ?

by Sahel Tribune 21 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Burkina Faso, un groupe de jeunes appelé les « gilets rouges » menace les critiques du gouvernement de transition. Agissant hors du cadre légal, ils ciblent les domiciles des opposants, exacerbant la tension politique dans le pays.

Au Burkina Faso, un groupe de jeunes militants, surnommés les « gilets rouges« , se positionne au centre d’une controverse grandissante. Ces jeunes, auto-proclamés défenseurs du régime de transition, se montrent de plus en plus menaçants envers ceux qui critiquent ouvertement le pouvoir militaire actuellement en place. Leur méthode ? Faire le tour des domiciles de ces voix discordantes pour y délivrer des avertissements intimidants.

Fondements de la démocratie et de la justice

Le cas le plus récent et le plus médiatisé concerne le domicile de Safiatou Lopez, présidente du cadre de concertation nationale des organisations de la société civile, et figure emblématique de l’opposition en exil en Côte d’Ivoire. Les « gilets rouges » ont rendu visite à sa famille pour transmettre un message clair : le groupe n’hésitera pas à s’attaquer directement à ceux qui s’opposent au régime du capitaine Ibrahim Traoré. Cette menace a été explicitement formulée par le porte-parole du groupe, qui a déclaré ne pas craindre les conséquences judiciaires de leurs actes.

Cette affirmation est alarmante et soulève des questions sérieuses sur l’état de droit au Burkina Faso. L’audace avec laquelle ces jeunes opèrent reflète une dérive vers une impunité qui pourrait éroder les fondements de la démocratie et de la justice dans le pays. La violence verbale et les menaces physiques utilisées par les « gilets rouges » sont symptômatiques d’un climat politique de plus en plus polarisé et violent.

Moussa Sawadogo, un journaliste et consultant local, exprime une profonde inquiétude quant à la situation : « Ces discours violents, stigmatisants et pleins de haine tenus par ces jeunes font peur. Nous avons atteint une situation où les dérapages sont palpables, comme dans certains pays d’Afrique centrale. » Selon lui, le pouvoir en place doit prendre des mesures décisives pour arrêter ces jeunes qui agissent en toute impunité, en dehors de tout cadre légal.

Risque de plonger le pays dans un cycle de violence et de répression

Le silence des autorités de transition face à ces agissements est également source de préoccupations. Il semble que ce mutisme puisse être interprété comme un signe de consentement tacite à ces pratiques intimidantes, ce qui ne fait qu’accroître la tension et la peur parmi les opposants politiques et les défenseurs des droits humains. Un membre d’une organisation de défense des droits de l’homme critique ouvertement ce silence, estimant que cela pourrait encourager davantage de violences et de répressions contre ceux qui osent parler.

La situation au Burkina Faso rappelle douloureusement que la liberté d’expression est souvent une des premières victimes en période de transitions politiques tumultueuses. Les actions des « gilets rouges » non seulement menacent cette liberté fondamentale, mais risquent également de plonger le pays dans un cycle de violence et de répression de plus en plus difficile à briser.

Il est crucial pour la stabilité du Burkina Faso que les autorités prennent des mesures efficaces et immédiates pour garantir la sécurité de tous les citoyens et pour maintenir un dialogue ouvert et respectueux avec tous les secteurs de la société. Le défi est de taille, mais il est essentiel pour prévenir une détérioration plus profonde de la situation sécuritaire et politique du pays.

Alors que le Burkina Faso navigue dans ces eaux troubles, la communauté internationale doit également jouer un rôle de surveillance et de soutien pour aider le pays à maintenir le cap vers une démocratie stable et inclusive, libre de toute intimidation et violence politique.

Chiencoro Diarra

21 avril 2024 0 comments
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Manifestation au Niger pour le départ des troupes américaines
A la Une

Voix du Niger : manifestation à Agadez pour le retrait des troupes américaines

by Sahel Tribune 21 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À Agadez, au Niger, plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour exiger le départ immédiat des troupes américaines. L’événement s’est déroulé le vendredi 19 avril, sous l’impulsion des organisations de la société civile, en réponse à l’annonce du retrait des soldats par les États-Unis.

Au cœur du Niger, la ville d’Agadez est devenue le théâtre d’une revendication puissante pour la souveraineté nationale. Plusieurs centaines de personnes ont envahi les rues, animées par un désir fervent de voir les troupes américaines quitter leur sol. Cette manifestation, orchestrée par des organisations de la société civile, n’est pas seulement un appel au départ des forces étrangères, mais un cri du cœur pour la souveraineté et l’indépendance.

L’absence de progrès concrets

Depuis plus d’une décennie, les États-Unis maintiennent une présence militaire significative au Niger, sous prétexte de coopération et de lutte contre le terrorisme. Cependant, pour beaucoup de Nigériens, cette présence est vue comme une entrave à la liberté pleine et entière de leur nation. Le sentiment de frustration s’est intensifié après que les autorités de Niamey ont déclaré, avec effet immédiat, la fin des accords de coopération militaire avec Washington. Cette décision a été accueillie avec un mélange de soulagement et d’anticipation, marquant potentiellement la fin d’une époque d’influence étrangère directe sur leur terre.

La réponse des États-Unis, acceptant de retirer leurs troupes, a été vue comme une victoire pour les manifestants à Agadez. Cependant, cette victoire est nuancée par des années de présence qui n’ont pas abouti à des améliorations tangibles pour la population locale. Slimane Ibrahim, un vice-président du comité régional de soutien aux autorités, exprime un sentiment de délivrance mêlé d’indignation face à l’absence de progrès concrets, tels que des infrastructures ou des services essentiels, qui auraient pu émaner de cette présence étrangère.

Alors que la joie de cette annonce émane du centre-ville d’Agadez, où les rassemblements ont été déplacés pour éviter tout débordement devant la base militaire, une réflexion plus profonde sur les relations internationales du Niger se dessine. Le récent rapprochement avec la Russie, manifesté par l’arrivée de matériel militaire et d’instructeurs russes, signale un pivot géopolitique qui pourrait redéfinir les alliances et les stratégies de défense du pays.

Maintien de la sécurité et préservation de l’indépendance politique

Ce contexte de réajustement géopolitique n’est pas isolé au Niger. D’autres nations du Sahel, telles que le Mali et le Burkina Faso, ont également exprimé des désirs similaires de revoir leurs accords de coopération avec les puissances occidentales, souvent perçus comme déséquilibrés. Ces mouvements soulèvent des questions importantes sur l’efficacité et l’équité des interventions étrangères dans la région, et si elles répondent véritablement aux besoins des populations locales.

La manifestation d’Agadez, et les événements qui l’ont précédée, révèlent une dynamique complexe entre la souveraineté nationale, l’autonomie régionale et l’influence internationale. Ils posent une question cruciale : comment les pays comme le Niger peuvent-ils naviguer entre le maintien de la sécurité et la préservation de leur indépendance politique ? La réponse à cette question déterminera non seulement l’avenir du Niger mais aussi celui de toute la région du Sahel.

Dans ce moment charnière de l’histoire nigérienne, les citoyens et les dirigeants sont confrontés à des choix qui façonneront leur avenir. Les décisions prises aujourd’hui, que ce soit en termes de partenariats étrangers ou de stratégies de développement interne, auront des répercussions durables. Il est essentiel que ces choix soient guidés par les aspirations du peuple nigérien et qu’ils contribuent réellement à la construction d’un avenir stable et prospère pour tous.

Oumarou Fomba

21 avril 2024 0 comments
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Gaspillage alimentaire
Économie

Comment le gaspillage alimentaire menace notre environnement et nos sociétés

by Bakary FOMBA 21 avril 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans un monde où des millions de personnes souffrent de la faim, le gaspillage alimentaire semble de plus en plus prendre de l’ampleur. Une situation alarmante qui mérite une action urgente.

Chaque année, plus d’un milliard de tonnes de nourriture sont gaspillées dans le monde. Pourtant, cette situation prive des millions de personnes à travers le monde d’avoir accès à de la nourriture. Face à cette triste réalité, qui représente un véritable gâchis, une action urgente semble être nécessaire afin de réduire ces pratiques.

1,05 milliard de tonnes de nourriture gaspillées en 2022

Le gaspillage alimentaire est un problème croissant à l’échelle mondiale. Chaque année, des millions de tonnes de nourriture sont jetées, alors que des millions de personnes manquent de nourriture.

Dans son rapport sur les déchets alimentaires dans le monde, publié le mercredi 27 mars dernier, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) souligne que 1,05 milliard de tonnes de nourriture ont été gaspillées sur la planète en 2022. Selon le PNUE, la majeure partie de ce gaspillage alimentaire provient des ménages, notamment des secteurs de la restauration et de la vente au détail.

Pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), environ un tiers de la nourriture produite dans le monde est gaspillée chaque année, représentant environ 1,3 milliard de tonnes de nourriture.

Au-delà des ménages, plusieurs autres facteurs peuvent causer le gaspillage alimentaire, notamment la surproduction, les normes esthétiques strictes imposées par l’industrie alimentaire, la mauvaise gestion des stocks, ou encore la perte de fraîcheur des aliments. Toutefois, il est nécessaire de sensibiliser les consommateurs, les producteurs, les supermarchés et les restaurants à ces problèmes et de les encourager à adopter des pratiques plus responsables.

Des conséquences dramatiques sur l’environnement

Le gaspillage alimentaire est un problème majeur qui ne peut plus être ignoré. Le phénomène se produit à toutes les étapes de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, du champ à l’assiette. Les pertes se produisent lors de la production, de la transformation, du transport, du stockage et de la consommation des aliments.

Cependant, le gaspillage alimentaire a des conséquences dramatiques sur l’environnement, d’autant plus que les aliments gaspillés génèrent des émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi au changement climatique. De plus, la décomposition des aliments gaspillés dans les décharges produit du méthane, un gaz à effet de serre encore plus puissant que le dioxyde de carbone. Le phénomène entraîne également une utilisation inefficace des ressources naturelles telles que l’eau, la terre et l’énergie, qui sont nécessaires pour produire des aliments.

Au-delà de cet aspect, le gaspillage alimentaire a également des conséquences sociales, d’autant plus que près de 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde.

Agir ensemble pour réduire les impacts

Cependant, il est nécessaire d’agir ensemble pour réduire les impacts de ce phénomène et préserver les ressources de la planète, tout en luttant contre la faim dans le monde. Chacun peut faire sa part et contribuer à un changement positif en adoptant des pratiques plus responsables au quotidien.

En luttant contre le phénomène du gaspillage alimentaire, plusieurs actions concrètes doivent être mises en place.

Au niveau politique, des mesures plus contraignantes peuvent être prises pour encourager la réduction du gaspillage alimentaire. Il s’agit de mettre en place des incitations financières pour les entreprises qui s’engagent à limiter leur gaspillage. De même, des réglementations plus strictes peuvent être instaurées pour obliger les acteurs de l’industrie alimentaire à faire preuve de transparence sur leurs pratiques.

La sensibilisation du grand public est également essentielle pour faire évoluer les mentalités et encourager chacun à agir de manière responsable. Pour cela, des campagnes de sensibilisation, des formations en cuisine anti-gaspillage, ou des événements de lutte contre le gaspillage alimentaire peuvent être organisés pour toucher un large public et susciter l’engagement.

Bakary Fomba

21 avril 2024 0 comments
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Consommation de drogue au sahel
A la Une

La crise silencieuse du Sahel : le rôle du trafic de drogue dans la déstabilisation de la politique au Sahel 

by Chiencoro 21 avril 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

La région du Sahel devient de plus en plus une plaque tournante du trafic de drogue, ce qui a un impact sur son paysage politique déjà fragile. Un récent rapport de l’ONUDC détaille comment l’augmentation du transit de stupéfiants alimente la corruption et donne du pouvoir aux groupes armés, posant ainsi des menaces importantes à la stabilité de pays comme le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger.

La région du Sahel, qui englobe le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger, est de plus en plus reconnue comme un maillon essentiel du réseau mondial du trafic de drogue, principalement en raison de son positionnement géographique stratégique. L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) souligne que le Sahel constitue une route essentielle pour le transport de la cocaïne, de la résine de cannabis et des opioïdes pharmaceutiques depuis les zones de production vers les marchés lucratifs d’Europe et d’Afrique du Nord.

Trafic de cocaïne et déstabilisation politique

La montée du trafic de cocaïne à travers le Sahel est particulièrement alarmante. De seulement 13 kg par an entre 2015 et 2020, les saisies de cocaïne ont grimpé à 1 466 kg en 2022, avec des quantités importantes interceptées au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Cette escalade met en évidence le rôle croissant du Sahel dans le commerce mondial de la cocaïne, facilité par ses frontières poreuses et la faiblesse de ses structures de gouvernance. Comme indiqué dans le rapport, cette augmentation n’est pas simplement le reflet d’une application renforcée de la loi, mais un indicateur clair d’une intensification des activités de trafic.

L’implication de personnalités politiques de haut niveau dans le trafic de drogue a de profondes implications sur le paysage politique du Sahel. Le rapport révèle que les élites politiques et même les membres des forces de sécurité sont souvent impliqués dans la facilitation du trafic de drogue, qui non seulement alimente la corruption mais sape également la légitimité des institutions étatiques. De tels enchevêtrements présentent de graves risques pour la stabilité politique de la région, car ils renforcent les structures de pouvoir qui dépendent fortement d’économies illégales.

Impact économique et financement des groupes armés

Le trafic de drogue au Sahel a également des conséquences économiques importantes. Cela détourne les jeunes des activités économiques légitimes et favorise une économie dépendante du commerce illégal. Cette situation est exacerbée par l’implication de divers groupes armés dans le trafic de drogue, qui leur fournit d’importantes ressources financières pour se procurer des armes et soutenir leurs opérations. Cette dynamique a un double effet : elle perpétue les conflits et la violence dans la région et déstabilise davantage les États déjà fragiles.

En outre, la concurrence pour le contrôle des itinéraires lucratifs du trafic de drogue conduit souvent à de violents affrontements entre différentes factions armées, contribuant ainsi à l’instabilité sécuritaire de la région. Par exemple, le rapport documente de nombreux incidents au cours desquels des affrontements autour des itinéraires du trafic de drogue ont fait des victimes, soulignant l’impact direct du trafic de drogue sur la sécurité régionale.

Implications politiques et réponse internationale

La réponse de la communauté internationale à la situation a été multiforme, impliquant des efforts visant à renforcer la sécurité des frontières et à promouvoir la coopération régionale dans la lutte contre le trafic de drogue. Cependant, la persistance de ces itinéraires de trafic souligne les difficultés rencontrées pour lutter efficacement contre ce commerce. Les recommandations politiques de l’ONUDC soulignent la nécessité d’une approche holistique qui comprend le renforcement des institutions étatiques, l’amélioration des processus judiciaires et la promotion d’opportunités économiques susceptibles de détourner les jeunes de l’attrait du trafic de drogue.

Le paysage du trafic de drogue au Sahel est une question complexe liée à des défis socio-économiques, politiques et sécuritaires. Pour résoudre ce problème, il faut des efforts concertés de la part des gouvernements nationaux, des organisations régionales et des partenaires internationaux pour mettre en œuvre des stratégies solides qui s’attaquent à la fois aux symptômes et aux causes profondes du trafic de drogue dans la région. Sans ces mesures globales, le Sahel risque de sombrer davantage dans un cycle de violence et d’instabilité alimenté par le lucratif trafic de drogue.

Chiencoro Diarra 

21 avril 2024 0 comments
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Amadou Sy Savané, ministre de l'Education nationale, rappelle l'interdiction du châtiment corporel.
Éducation

Recrutement massif dans l’éducation au Mali pour combler le déficit en personnel enseignant

by Bakary FOMBA 20 avril 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le Mali annonce le recrutement de 684 enseignants pour combler le déficit critique de personnel dans le secteur éducatif, une initiative révélée le 19 avril 2024. Ces enseignants, affectés à divers niveaux d’éducation dans la Fonction publique des Collectivités territoriales, visent à améliorer l’accessibilité et la qualité de l’enseignement à travers le pays.

Face à une pénurie persistante de personnel enseignant, le Mali prévoit le recrutement de 684 nouveaux enseignants dans la Fonction publique des Collectivités territoriales, une mesure essentielle pour répondre aux besoins criants de l’éducation nationale. Ces nouvelles recrues seront affectées à divers niveaux d’enseignement, incluant l’enseignement secondaire, fondamental, ainsi que l’éducation préscolaire et spéciale.

Optimisation des spécialités pour une meilleure adéquation éducative

Le Mali est confronté depuis plusieurs années à une carence marquée en personnel qualifié dans le secteur éducatif. Cette situation a exacerbé les défis dans les écoles sur tout le territoire, affectant la qualité de l’éducation et l’accès équitable aux ressources pédagogiques. Le plan de recrutement annoncé vise à injecter une nouvelle vigueur dans le système éducatif par l’intégration de professionnels dans quarante-neuf spécialités différentes, réparties dans les catégories A et B2.

Une attention particulière est accordée à l’inclusivité dans ce processus de recrutement, avec un quota de 15 % réservé aux personnes vivant avec un handicap. Cette approche montre l’engagement des autorités à promouvoir la diversité et l’égalité des chances au sein du corps enseignant. Ces mesures reflètent la volonté de bâtir un système éducatif qui reconnait et valorise la diversité de la société malienne. Ce geste est aussi un pas vers la consolidation de l’intégration sociale des personnes handicapées, leur offrant des opportunités de contribuer pleinement à la communauté éducative.

L’incorporation de diverses spécialités est stratégiquement pensée pour adresser les lacunes spécifiques de chaque niveau d’enseignement. En ciblant précisément les besoins, les autorités espèrent améliorer significativement la qualité de l’enseignement. Chaque spécialité a été sélectionnée pour son impact potentiel sur l’amélioration des apprentissages et des résultats scolaires. Cette démarche est cruciale pour renforcer les capacités pédagogiques et répondre aux exigences éducatives complexes de notre époque.

Informations pratiques sur le recrutement

Il est crucial que les nouveaux enseignants recrutés reçoivent une formation adéquate pour assurer une transition efficace vers leurs rôles respectifs. Le ministère envisage de mettre en place des programmes intensifs de formation initiale suivis de sessions de développement professionnel continu. Il est essentiel que notre investissement dans le recrutement soit complété par un soutien constant à nos enseignants, leur permettant de se développer professionnellement et de rester au fait des meilleures pratiques éducatives.

Les candidats intéressés doivent surveiller les annonces officielles qui préciseront les modalités de participation, les critères d’admission, les lieux de dépôt des dossiers, ainsi que les dates et lieux des épreuves du concours. Ces informations seront diffusées à travers divers canaux pour assurer une large portée.

Ce plan ambitieux de recrutement est une étape cruciale pour le Mali dans sa quête d’un système éducatif robuste et inclusif, capable de répondre aux défis du 21e siècle et de promouvoir une société plus équitable et informée.

Bakary Fomba 

20 avril 2024 0 comments
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Bassirou Diomaye Faye et le président Gambien
A la Une

Premiers pas à l’étranger: président Faye privilegie la Gambie pour son deuxième déplacement

by Chiencoro 20 avril 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a effectué sa première visite à l’étranger en Gambie ce samedi 20 avril 2024, symbolisant une continuité dans la politique de bon voisinage sénégalaise. Cette visite d’amitié et de travail, marquant son deuxième voyage officiel depuis son élection le 24 mars, vise à renforcer les liens séculaires entre les deux nations voisines.

En franchissant les frontières de son pays pour la Gambie, le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, ne fait pas que suivre un chemin tracé par la tradition diplomatique de son pays ; il tisse des liens, renforce des alliances, et montre une volonté ferme de prioriser les relations de proximité dès le début de son mandat. Ce samedi 20 avril 2024 marque son second voyage officiel, un signe éloquent de l’importance qu’il accorde à ses voisins immédiats, en commençant par la Mauritanie puis la Gambie.

Résoudre les problématiques régionales

Dans le contexte africain, où chaque voisin peut être un partenaire stratégique essentiel ou un défi de taille, cette approche peut s’avérer cruciale. Bassirou Diomaye Faye semble comprendre que la stabilité et la prospérité de son pays sont inextricablement liées à celles de ses voisins. En choisissant la Gambie, un pays qui a toutes ses frontières terrestres à l’intérieur du Sénégal et qui partage des liens économiques et culturels profonds, le président Faye envoie un message clair : il voit dans chaque voisin une extension de sa propre maison.

La Gambie et le Sénégal partagent plus que des frontières. Le wolof, langue véhiculaire du Sénégal, est également parlé en Gambie ; le fleuve Gambie, qui donne son nom au pays, est une artère vitale pour les deux nations, enrichie par les ponts inaugurés en 2019 et 2022 qui facilitent désormais la circulation et le commerce. Sur le plan économique, la Gambie est un partenaire commercial non négligeable pour le Sénégal, absorbant une part significative des exportations intracommunautaires.

Cette visite n’est pas seulement symbolique. Elle se place dans un cadre de coopération sécuritaire, notamment concernant la Casamance, une région du Sénégal marquée par des décennies de conflit. Les enjeux de sécurité et de développement y sont entrelacés, faisant de la collaboration entre la Gambie et le Sénégal une nécessité plutôt qu’une option. En discutant avec les autorités gambiennes, le président Faye ne cherche pas seulement à maintenir le statu quo ; il explore comment les deux nations peuvent conjointement contribuer à la résolution de problématiques régionales qui les affectent tous deux.

Vision d’un Sénégal ouvert, connecté et influent

Ce voyage, bien que bref, est lourd de signification. En tant que jeune président, Faye a la possibilité de redéfinir les relations sénégalo-gambiennes pour une nouvelle génération. Il semble prêt à adopter une approche plus dynamique et inclusive, reconnaissant que les vieux problèmes nécessitent souvent de nouvelles solutions et que la coopération régionale est plus impérative que jamais.

En mettant l’accent sur des relations amicales et productives dès le début de son mandat, Bassirou Diomaye Faye montre qu’il n’est pas seulement à l’écoute des besoins de son peuple mais aussi sensible aux dynamiques complexes de l’Afrique de l’Ouest. Cela peut être interprété comme un signe d’un leadership réfléchi et proactif, qui comprend que les véritables défis—qu’ils soient économiques, sécuritaires, ou environnementaux—ne connaissent pas de frontières et ne se résolvent pas en isolation.

Ainsi, ce voyage en Gambie n’est pas simplement une visite ; c’est une affirmation que sous la présidence de Faye, le Sénégal sera un voisin engagé, un partenaire fiable, et un acteur clé dans la quête d’une Afrique de l’Ouest plus stable et intégrée. C’est l’espoir d’un avenir où les succès sont partagés et les défis sont affrontés ensemble. En définitive, cette sortie met en lumière non seulement la politique de bon voisinage du président Faye mais aussi sa vision d’un Sénégal ouvert, connecté et influent sur la scène régionale et internationale.

Chiencoro Diarra

20 avril 2024 0 comments
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