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Ségou
Actu

Les Thiero de Ségou 2 : chronique d’une famille spirituelle et historique

by Sahel Tribune 28 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les Thiero de Ségou, descendants de Mamadou Yattabary, ont joué un rôle clé dans l’histoire religieuse et culturelle de la région depuis leur arrivée à Ségou-Sikoro en 1718. Leur influence continue de marquer la vie quotidienne de Ségou grâce à leur gestion des affaires fluviales et leur riche héritage spirituel.

La famille Thiero, reconnue pour sa spiritualité et sa noblesse, cohabite harmonieusement avec les Djiré depuis l’arrivée de Cheick Ousmane Djiré à Ségou. Descendant de Mamadou Yattabary, alias Souma Barrès Thiero, cette famille a une histoire riche et fascinante qui débute à Banamba et se poursuit à Ségou-Sikoro. Cette chronique vous plonge dans l’héritage de la famille Thiero, une lignée qui a laissé une empreinte indélébile sur l’histoire et la culture de Ségou.

L’origine du nom Thiero

Le nom Thiero trouve ses racines dans une aventure unique. Mamadou Yattabary, également connu sous le nom de Souma Barrès Thiero, a reçu le surnom « Thièrso » après avoir monté un cheval royal à Banamba. Ce cheval qu’on appellait «  Thièrso ». Une monture royal considérée par les habitants comme un « cheval des Djinns » sur lequel personne ne peut monter pour se promener. C’était un beau cheval avec une bouche, quatre pattes et front, tout blanc et le reste du corps était noir.   

Selon l’histoire racontée par l’un des descendants des Djiré et Thiero, le nom de famille Thiero signifie « Cheval Royal ». Ainsi, disparu le nom Yattabary au profit de Thiero. Cette dénomination royale n’était pas seulement un titre honorifique, mais un reflet de la noblesse et de l’importance de Mamadou Yattabary dans sa communauté. 

En 1718, Souma Barrès Thiero quitta Banamba pour s’installer à Dioni avant de rejoindre Ségou-Sikoro. Là, il se lia avec Cheick Ousmane Djiré, unissant leurs destins autour de la pratique de l’islam et de l’édification spirituelle de Ségou. Il convient de noter qu’avant, Souma Barrès avait quitté d’abord Dioni, pour aller vers Sékoro, en traversant le fleuve, où il a passé huit an (8 ans) auprès du roi Biton Mamary Coulibaly.

Le rôle des Thiero à Ségou

À son arrivée à Ségou-Sikoro, Souma Barrès Thiero fut nommé « Somono Kountigui » de Ségou par Cheick Ousmane Djiré, une désignation le plaçant à la tête des affaires relatives au fleuve Niger. Les Thiero, issus de l’ethnie soninké, conservèrent cette position stratégique, jouant un rôle crucial dans la gestion des ressources fluviales et des activités de pêche. 

Somono Kountigui de la famille Thiéro de Ségou
Le Somono Kountigui est issu de la famille Thiéro de Ségou. Fatoumata Coulibaly/ Sahel Tribune.

La famille Thiero n’était pas seulement reconnue pour ses responsabilités administratives, mais également pour son influence spirituelle. Leur chambre mystique, appelée « Thièso », abritait des objets sacrés et des manuscrits historiques, témoignant de leur riche patrimoine culturel et religieux.

La collaboration entre Djiré et Thiero

Les relations entre les Djiré et les Thiero furent marquées par un respect mutuel et une collaboration fructueuse. Cette coopération renforça l’influence religieuse et spirituelle des deux familles à Ségou. Ensemble, ils contribuèrent à la propagation de l’islam et au maintien des traditions spirituelles qui façonnèrent la vie quotidienne de Ségou. 

La synergie entre ces familles permit de créer un environnement harmonieux où la religion et la culture prospérèrent côte à côte.

La chambre mystique « Thièso » des Thiero est un lieu de grande importance, non seulement pour la famille, mais pour toute la communauté de Ségou. Elle contient des objets sacrés et des manuscrits historiques, symboles de l’héritage spirituel et culturel des Thiero. 

Ces artefacts, préservés avec soin, sont des témoignages tangibles de la richesse historique de Ségou. Ils illustrent non seulement l’engagement des Thiero envers la spiritualité, mais aussi leur rôle dans la préservation des traditions et des connaissances ancestrales.

L’influence continue des Thiero à Ségou

Aujourd’hui, la famille Thiero continue de jouer un rôle significatif à Ségou. Leur héritage, ancré dans l’histoire et la spiritualité, continue de se manifester à travers les pratiques religieuses et culturelles de la région. La collaboration entre les Djiré et les Thiero, fondée sur des siècles de respect mutuel et de coopération, demeure un modèle de coexistence harmonieuse et de dévouement à la communauté.

L’histoire des Thiero de Ségou est une saga de noblesse, de spiritualité et de collaboration. De Banamba à Ségou-Sikoro, la famille Thiero a su marquer de son empreinte l’histoire de la région. Leur rôle dans la gestion des affaires fluviales et leur influence spirituelle témoignent de leur importance continue dans la vie de Ségou.

L’héritage des Thiero, conservé à travers des objets sacrés et des manuscrits historiques, continue d’enrichir la culture et la spiritualité de la région. En collaboration avec les Djiré, ils ont façonné une tradition de respect et de coopération qui perdure encore aujourd’hui, illustrant l’importance de la préservation de l’histoire et des traditions pour les générations futures.

Fatoumata Z. Coulibaly, correspondante à Ségou 

28 mai 2024 0 comments
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Remise du 1er rapport annuel du CINSERE ANR
A la UnePolitique

Refondation nationale : le président de la transition fait le point

by Chiencoro 27 mai 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

En ce lundi ensoleillé du 27 mai 2024, une atmosphère solennelle régnait à Koulouba. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a accueilli avec une grande dignité le deuxième rapport annuel du Comité de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (CINSERE-ANR). Cette cérémonie, empreinte d’une importance particulière, a marqué une étape significative dans le processus de refondation du Mali.

Comme l’aube éclaire progressivement la nuit, le rapport annuel du CINSERE-ANR dévoile les premières lueurs d’un Mali en renaissance. Sous la houlette du Colonel Assimi GOÏTA, la nation malienne s’éveille à une nouvelle ère, où chaque réalisation est une étoile ajoutée à la constellation de l’espoir et chaque défi un nuage à dissiper pour illuminer pleinement le ciel de la refondation.

Lors de cette cérémonie, Amadou Tiéoulé Diarra, Coordinateur général du CINSERE-ANR, a pris la parole. Avec une émotion palpable, il a rappelé les débuts de cette grande aventure de refondation nationale. « Sur votre initiative, des Assises nationales de la refondation ont été tenues avec la participation de toutes les couches de la société malienne en octobre et décembre 2021. » Ces assises ont jeté les bases d’un Mali nouveau, un Mali Kura.

Diarra a souligné l’importance de cette remise annuelle : « Pour la deuxième fois, la remise du Rapport annuel se tient aujourd’hui. L’évènement dont l’heureuse réalisation vous est due, mérite d’être souligné parce que les résultats des travaux d’interactions qui ont conduit à ce jour sont particulièrement réconfortants. »

Progrès et réalisations

Les résultats du rapport sont impressionnants. Sur les 55 recommandations prioritaires, « 20 recommandations ont été totalement réalisées et 33 sont en cours de réalisation au 31 décembre 2023. » Ces chiffres illustrent les efforts inlassables des équipes dévouées pour transformer le pays.

En outre, Diarra a précisé que sur 153 actions prioritaires complémentaires, « 10 ont été finalisées et 110 sont en cours d’exécution. » Concernant les recommandations non prioritaires, « sur un total de 309, 19 ont été mises en œuvre et 121 sont en cours de réalisation. » Ces avancées significatives montrent que le Mali avance, pas à pas, vers un avenir meilleur.

Dans un moment de profonde émotion, Diarra a rendu hommage à une collaboratrice dévouée, Docteur Mme Traoré Fadimata Bintou Touré. « Je voudrais Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’État vous demander la permission d’évoquer d’un mot notre collaboration fructueuse avec le Docteur Mme Traoré Fadimata Bintou Touré : arrachée prématurément à notre affection et de lui rendre ici et à l’occasion un hommage particulier pour sa rigueur dans le travail. » Cet hommage rappelle l’importance des contributions individuelles dans ce vaste projet collectif.

Défis à relever

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a pris la parole pour exprimer sa vision et son engagement envers le processus de refondation. « Les différents fora tenus depuis le début de la transition ont, après un diagnostic sans complaisance des maux qui minent notre Nation, posé les fondements du Mali Kura à travers des recommandations pertinentes. »

Il a également souligné le rôle crucial du CINSERE-ANR dans ce processus : « Pour le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations formulées par notre peuple, un organe ayant une indépendance totale a été créé. Il s’est vu attribuer la mission de mesurer et d’apprécier l’exécution desdites recommandations ainsi que les progrès réalisés sur la base d’informations pertinentes collectées et d’indicateurs de résultats. »

Malgré les progrès, Le coordinateur du CINSRE n’a pas manqué de rappeler les défis qui restent à relever. « Il reste encore deux recommandations prioritaires qui n’ont pas encore connu un début de mise en œuvre à savoir : la mise en place d’un juge des libertés et de la détention ; et la création d’une structure de suivi/évaluation de la performance des activités du Gouvernement. » Ces défis soulignent que le chemin de la refondation est parsemé d’obstacles, mais que la détermination et l’engagement peuvent les surmonter.

Le Président de la transition a ajouté que « les recommandations qu’il [le peuple malien] avait formulées au cours des différents fora constituent le fondement du Mali Kura. Ce Mali nouveau est celui que nous édifierons avec nos sueurs et les valeurs cardinales comme le patriotisme, la solidarité nationale et la cohésion sociale. »

Perspectives d’avenir

La cérémonie s’est conclue par un appel à la persévérance et à l’engagement collectif. Le chef de l’État a exhorté le gouvernement à continuer ses efforts avec la même ferveur et détermination. 

Ce lundi 27 mai 2024 restera gravé dans les mémoires comme un jour de bilan et d’espoir. Un jour où le Mali a réaffirmé son engagement envers un avenir meilleur, où chaque pas en avant est une victoire collective. Ce rapport du CINSERE-ANR n’est pas seulement un document, mais le reflet des aspirations et des efforts de tout un peuple. Ensemble, main dans la main, les Maliens construisent leur futur, avec détermination et résilience, pour un Mali plus fort et uni.

Le Président a conclu son discours en exhortant le gouvernement et le peuple malien à « persévérer dans la dynamique de mise en œuvre des recommandations des fora » et a rappelé que « c’est au prix des efforts constants de tous que nous atteindrons notre objectif global qui est d’apaiser le Mali, le rendre fort et prospère. »

Le Mali est à un tournant décisif de son histoire. Avec les efforts conjoints du gouvernement, du CINSERE-ANR, et de tous les citoyens, le rêve d’un Mali Kura — un Mali nouveau et refondé — devient chaque jour plus tangible. Les progrès réalisés et les défis encore à surmonter montrent la voie à suivre : celle de la persévérance, de l’engagement et de l’unité.

Chiencoro Diarra 

27 mai 2024 0 comments
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Monument de la paix Bamako
Politique

« Gouvernement parallèle » : un sabotage de trop ! Le Mali n’est pas la Libye.

by Sahel Tribune 26 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La formation d’un gouvernement parallèle au Mali n’est rien de moins qu’une manœuvre politique dangereuse qui menace de déstabiliser un pays déjà fragilisé. Les événements en Libye en 2022, où deux gouvernements rivaux se disputaient le pouvoir, doivent servir de mise en garde sévère. La Libye, déchirée par des années de guerre civile, offre un exemple clair de ce que le Mali doit éviter à tout prix.

Après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue un terrain de jeu pour les ambitions politiques et les rivalités régionales. Le pays s’était retrouvé avec deux gouvernements concurrents : celui de l’ex-ministre de l’Intérieur Fathi Bachagha, approuvé par le Parlement, et celui de l’homme d’affaires Abdelhamid Dbeibah, qui refusait de céder le pouvoir avant la tenue d’élections. Cette situation a exacerbé les tensions et menaçait de replonger le pays dans un conflit ouvert.

Une enquête ouverte pour identifier et poursuivre les responsables

Au Mali, une situation similaire se profile dangereusement. Le 25 mai 2024, l’Assemblée citoyenne de la Transition civile, initiative des personnalités politiques exilées opposées au régime dirigé par les militaires au Mali, a élu les membres d’un « gouvernement parallèle », visant à contrecarrer les autorités maliennes de la transition, soupçonnée de vouloir « confisquer le pouvoir ». Mohamed Cherif Koné a été nommé Premier ministre, avec une équipe de ministres pour diriger divers départements. Cette initiative, loin d’apporter une solution, risque de plonger le pays dans un chaos semblable à celui de la Libye.

M. Koné, un magistrat radié pour ses prises de position critique envers la justice malienne, et ses collègues ont annoncé, dans leur communiqué signé depuis Genève, leur intention de mettre fin à une « transition interminable ». Cependant, cette tentative de créer un gouvernement en exil n’est qu’une promesse aussi incertaine que la conjecture de Goldbach. Elle manque de légitimité et de soutien populaire, et est susceptible d’aggraver les divisions existantes.

La réaction de la justice malienne a été rapide. Le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité avait déjà ouvert une enquête pour identifier et poursuivre les responsables de cette initiative. Les accusations sont graves : « atteintes au crédit et à la sûreté de l’État, incitation à la violence et au crime par le biais d’un système d’information ». Le procureur Adama Coulibaly a rappelé que les responsables de ces organisations risquent des poursuites et des sanctions pénales.

Le sabotage politique n’a jamais apporté de solutions durables

La situation malienne est déjà critique, avec des élections qui peinent à se tenir malgré une relative stabilité politique et sécuritaire. La création d’un gouvernement parallèle ne fera qu’ajouter à la confusion. Le Mali, contrairement à la Libye, a une chance de sortir de la crise actuelle par des moyens pacifiques et démocratiques. Les efforts doivent se concentrer sur le dialogue et la réconciliation, et non sur la formation de structures concurrentes qui ne feront qu’intensifier les tensions.

Il est impératif que les leaders politiques et les citoyens maliens tirent les leçons des échecs libyens. La voie de la division et de la rivalité ne conduit qu’à la destruction et à la souffrance. Le Mali doit se concentrer sur l’unité nationale, la stabilité et la mise en place de réformes solides pour assurer un avenir meilleur. Le sabotage politique n’a jamais apporté de solutions durables. Il est temps de rejeter ces manœuvres et de travailler ensemble pour reconstruire le Mali.

La comparaison avec la Libye est pertinente, mais elle doit également servir d’avertissement. La Libye est aujourd’hui le théâtre de violences renouvelées et de souffrances indescriptibles pour ses citoyens. Le Mali peut et doit éviter ce destin en choisissant la voie de la coopération et de la négociation. Les Maliens ont montré une résilience admirable face aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés. Cette résilience doit maintenant être dirigée vers la construction d’un futur stable et pacifique.

Le Mali n’est pas la Libye, et il ne doit jamais le devenir

Le gouvernement de transition doit continuer à travailler en faveur de la tenue d’élections libres et transparentes, tout en incluant toutes les parties prenantes dans le processus. Les ambitions personnelles ne doivent pas prendre le pas sur l’intérêt national. Les Maliens méritent une gouvernance qui reflète leurs aspirations et qui œuvre pour leur bien-être.

Il est crucial de comprendre que la formation d’un gouvernement parallèle n’est pas une solution viable. Elle ne fera qu’approfondir les fractures existantes et pourrait conduire à une nouvelle spirale de violences. Le Mali n’est pas la Libye, et il ne doit jamais le devenir. Le pays a le potentiel de surmonter ses défis actuels grâce à une approche inclusive et collaborative. Le moment est venu de mettre de côté les différends et de travailler ensemble pour un avenir meilleur pour tous les Maliens.

L’histoire doit nous enseigner les dangers de la division et de la rivalité. Le Mali, avec ses richesses culturelles et son peuple déterminé, a les moyens de bâtir une nation forte et unie. La création de gouvernements parallèles ne fera qu’affaiblir cette vision. Il est temps pour tous les Maliens de s’unir derrière un objectif commun : la paix, la stabilité et le progrès pour leur pays.

Younouss 

26 mai 2024 0 comments
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Serguei Lavrov
Actu

Sergueï Lavrov : « Nous œuvrons à étendre notre présence diplomatique en Afrique »

by Chiencoro 26 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Sergueï Lavrov a annoncé, lors de la réception de la Journée de l’Afrique, que la Russie étendra sa présence diplomatique en ouvrant de nouvelles missions en Sierra Leone, au Niger et au Soudan du Sud. Cette initiative vise à renforcer l’influence diplomatique et économique de la Russie sur le continent africain.

Lors de la réception marquant la Journée de l’Afrique, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a annoncé avec assurance : « Nous œuvrons à étendre notre présence diplomatique en Afrique. Nous nous préparons à ouvrir des missions diplomatiques à part entière en Sierra Leone, au Niger et au Soudan du Sud. » Cette déclaration, loin d’être anodine, marque une étape significative dans la stratégie diplomatique de la Russie en Afrique. Une expansion qui suscite autant d’espoir que de questionnements, dans un contexte international de plus en plus tendu.

La présence diplomatique de la Russie en Afrique n’est pas une nouveauté. Depuis l’ère soviétique, Moscou a tissé des liens avec plusieurs pays africains, principalement à travers l’assistance militaire et les échanges économiques. Mais aujourd’hui, cette dynamique prend une nouvelle ampleur. En s’implantant en Sierra Leone, au Niger et au Soudan du Sud, après le Mali, le Burkina Faso, la Centrafrique, la Russie semble vouloir redessiner la carte géopolitique de l’Afrique à son avantage.

Un jeu d’échecs diplomatique

Pourquoi la Sierra Leone, le Niger et le Soudan du Sud ? Ces pays, bien que différents par leurs contextes politiques et économiques, partagent des caractéristiques stratégiques communes : des ressources naturelles abondantes, des positions géographiques clés et, malheureusement, des vulnérabilités économiques et sécuritaires. Pour Moscou, investir dans ces régions offre une double opportunité : renforcer son influence géopolitique tout en accédant à des marchés et ressources prometteurs.

L’annonce de Lavrov intervient à un moment où les grandes puissances mondiales intensifient leur présence en Afrique. La Chine, les États-Unis et l’Union européenne multiplient les initiatives pour consolider leurs partenariats sur le continent. Dans ce jeu d’échecs diplomatique, chaque mouvement compte, et la Russie semble bien déterminée à jouer son rôle. Mais à quel prix ?

En effet, l’implantation de nouvelles missions diplomatiques ne se fait pas sans défis. La stabilité politique fragile du Niger et du Soudan du Sud, ainsi que les enjeux de développement en Sierra Leone, posent des questions sur la capacité de la Russie à maintenir une influence positive et durable. De plus, cette expansion pourrait être perçue par d’autres puissances comme une provocation, exacerbant les tensions internationales.

L’Afrique à la croisée des chemins

Pour les pays africains concernés, l’ouverture de missions diplomatiques russes pourrait offrir de nouvelles opportunités économiques et politiques. L’expertise militaire et les investissements russes pourraient contribuer à la stabilité et au développement de ces nations. 

Toutefois, l’histoire récente de la présence étrangère en Afrique rappelle que ces engagements ne sont pas toujours synonymes de progrès. Les promesses de développement et de stabilité doivent être accompagnées d’une véritable coopération basée sur le respect mutuel et les intérêts des populations locales, surtout à une période où les pays États africains se battent pour leur souveraineté dans les prises de décision.

Un engagement à double tranchant

La déclaration de Lavrov est donc une pièce maîtresse dans la stratégie globale de la Russie en Afrique. Elle symbolise une volonté de s’affirmer sur la scène internationale, mais elle comporte également des risques. Les ambitions de Moscou doivent être mesurées par une capacité réelle à contribuer positivement au développement des pays africains concernés.

Alors que la Russie se prépare à ouvrir des missions diplomatiques en Sierra Leone, au Niger et au Soudan du Sud, l’Afrique se retrouve une fois de plus au cœur des enjeux géopolitiques mondiaux. 

Pour les nations africaines, l’enjeu est de taille : naviguer entre les opportunités offertes par cette nouvelle diplomatie et les risques inhérents à toute influence étrangère. Pour la Russie, il s’agit de prouver que son engagement en Afrique peut être une force de progrès et de stabilité. Le pari est audacieux, et seul l’avenir dira si Moscou saura relever ce défi avec succès.

Chiencoro Diarra

26 mai 2024 0 comments
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SIgnature de la Charte de la Transition
Politique

Cinq ans de plus : les enjeux de la prolongation de la Transition au Burkina Faso

by Chiencoro 26 mai 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Au Burkina Faso, les Assises nationales sur la transition, qui ont débuté le samedi 25 mai 2024 et étaient prévues pour durer deux jours, ont pris fin le même jour, dans l’après-midi avec une décision lourde de conséquences : la signature d’une nouvelle charte prolongeant la transition pour 60 mois supplémentaires. Cette prolongation, annoncée par le capitaine Ibrahim Traoré, reflète la complexité et les défis du contexte socio-politique burkinabé.

Comme une monture qui s’apprête à franchir un col escarpé, le Burkina Faso prolonge sa transition politique de cinq ans, cherchant à gravir les sommets de la stabilité et de la sécurité. Cette décision, prise lors des Assises nationales, promet des réformes profondes, mais soulève aussi des doutes quant à l’endurance démocratique du pays.

Contexte et décision

Les représentants des différentes couches de la société burkinabé, y compris les chefs coutumiers, religieux, organisations de la société civile, partis politiques, et forces de défense et de sécurité, se sont réunis pour faire un bilan de la transition depuis octobre 2022 et définir la suite du processus. Cette réunion, initialement prévue pour deux jours, s’est achevée en une journée avec l’adoption d’une nouvelle Charte.

Le document signé par le capitaine Ibrahim Traoré prolonge la transition pour une période de cinq ans, débutant le 2 juillet prochain. Initialement, une durée de trois ans et demi (42 mois) avait été proposée, mais les participants ont opté pour une période plus longue. Le document précise que des élections pourraient néanmoins être organisées avant cette échéance si la situation sécuritaire le permet. Chose que le Capitaine Ibrahim Traoré avait déjà fait entendre lors d’une interview accordée à Alain Foka en mars 2024, après le départ des trois pays de l’Alliance des États du sahel (AES) de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Afrique de l’Ouest). 

Analyse des implications

Cette décision de prolongation de la transition soulève plusieurs questions et implications pour le Burkina Faso. D’abord, il est important de comprendre les raisons derrière cette extension significative. Le ministre Emile Zerbo a évoqué un « tournant décisif » nécessitant un « sursaut patriotique » pour reconquérir le territoire et réussir la transition. Selon lui, « les grandes épreuves forgent les grands hommes », et cette période prolongée est essentielle pour stabiliser le pays et mettre en place des réformes durables.

Le chef de l’État, désormais appelé président du Faso, chef de l’État, chef suprême des armées, ainsi que le Premier ministre et le président de l’Assemblée législative pourront être candidats aux élections présidentielle, législatives et municipales à la fin de la transition. Cette disposition a suscité des débats, notamment sur l’équité et la transparence des futures élections.

Un nouvel organe, le Korag, sera créé pour définir, suivre et contrôler la mise en œuvre de la vision stratégique du pays. Cet organe reflète la volonté de structurer et d’institutionnaliser les efforts de transition pour garantir une approche cohérente et stratégique.

Réactions et controverses

Durant les débats, des centaines de manifestants soutenant le régime se sont rassemblés autour de la salle de conférence, demandant un mandat d’au moins dix ans pour le capitaine Ibrahim Traoré. Les forces de sécurité ont dû intervenir pour repousser ces manifestants, soulignant les tensions et les passions suscitées par cette décision.

Cette prolongation de la transition peut être vue sous deux angles. D’un côté, elle peut être perçue comme une mesure nécessaire pour assurer la stabilité et la sécurité du Burkina Faso, permettant au gouvernement de mettre en œuvre des réformes profondes sans la pression d’une échéance électorale imminente. De l’autre côté, elle peut être critiquée comme une manœuvre pour prolonger indéfiniment le pouvoir en place, risquant de saper la confiance du public dans le processus démocratique.

Perspectives d’avenir

Pour comprendre pleinement l’impact de cette prolongation, il est essentiel de suivre de près la mise en œuvre des réformes promises et les progrès réalisés dans les domaines clés tels que la sécurité, la gouvernance, et la reconstruction économique. La création du Korag sera particulièrement intéressante à observer, car son efficacité dépendra de sa capacité à agir de manière indépendante et transparente.

Les élections qui pourraient avoir lieu avant la fin de la période de transition, si la situation sécuritaire le permet, seront un test crucial de la volonté du gouvernement de respecter les principes démocratiques. La possibilité pour les dirigeants actuels de se présenter à ces élections ajoute une couche de complexité, posant des questions sur l’équité et la transparence du processus électoral.

La décision de prolonger la transition au Burkina Faso pour cinq ans reflète les défis complexes et les besoins pressants du pays. Elle souligne la nécessité d’un sursaut patriotique et d’un engagement collectif pour stabiliser le Burkina Faso et mettre en place des réformes durables. Cependant, elle pose également des questions critiques sur la transparence, l’équité, et la véritable volonté de conduire le pays vers une démocratie stable et inclusive. Seul le temps dira si cette prolongation sera un pas vers la stabilité et le progrès ou un prolongement des incertitudes et des tensions politiques.

Chiencoro Diarra 

26 mai 2024 0 comments
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Meeting du M5-RFP à Bamako après le coup d'Etat du 18 août 2020.
A la UnePolitique

Le M5-RFP : un navire divisé en pleine tempête politique

by Sahel Tribune 26 mai 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Le 24 mai 2024 marquait le troisième anniversaire de ce que le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) appelle la « rectification de la trajectoire de la transition » au Mali, qui correspond au renversement de Bah N’Daw de la présidence de la transition, après le coup d’État du 18 aout 2020 contre Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Ce moment est l’occasion pour le M5-RFP de publier un communiqué critique qui a suscité une attention particulière, non seulement en raison de son contenu tranchant, mais aussi parce qu’il reflète les divisions internes au sein du mouvement.

Comme un navire en pleine tempête cherchant désespérément la lumière d’un phare, le Mali navigue dans des eaux politiques tumultueuses à l’occasion du troisième anniversaire de la rectification de sa transition. Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), divisé entre les courants de Choguel Maïga et de l’imam Oumarou Diarra, se débat dans les vagues de critiques et de luttes internes, mettant en lumière les défis d’une coalition hétéroclite dont les rêves de renouveau sont secoués par les ambitions et les désaccords.

Le M5-RFP de Choguel Kokalla Maïga

La tendance du M5-RFP soutenant le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre du gouvernement de transition, exprime plusieurs griefs envers les militaires au pouvoir. Ce groupe déplore l’exclusion de ses membres du gouvernement lors du dernier remaniement, à l’exception d’un ministre en charge de la Refondation de l’État, qui a peu d’influence. De plus, ils critiquent le fait de ne pas avoir été associés à l’organisation du dernier dialogue inter-Maliens, qualifiant les recommandations de cette rencontre de « tendancieuses ».

L’un des points centraux de leur critique est l’opposition à un éventuel maintien des militaires au pouvoir pour plusieurs années supplémentaires et à la promotion des six colonels (Assimi Goïta, Malick Diaw, Sadio Camara, Abdoulaye Maïga, Modibo Koné et Ismaël Wagué) au rang de général. Ils s’opposent également à l’ouverture d’un dialogue avec les jihadistes, appelant à respecter le « pacte d’honneur » et à maintenir une collaboration sincère entre civils et militaires. Cette déclaration intervient à un moment où le Premier ministre Maïga semble de plus en plus marginalisé dans les décisions stratégiques, avec des rumeurs de remaniement ministériel circulant à Bamako.

Le M5-RFP de l’Imam Oumarou Diarra

De l’autre côté, la tendance du M5-RFP, tendance de l’imam Oumarou Diarra, ancien ministre du gouvernement de transition, critique vivement Choguel Kokalla Maïga. Ce groupe accuse le Premier ministre de s’accrocher à sa position malgré les désaccords internes et de manquer de respect aux valeurs de dignité et d’honneur du mouvement. Ils rappellent que c’est Choguel Maïga lui-même qui avait défendu le limogeage des ministres du M5-RFP lors du dernier remaniement, soutenant qu’ils étaient les seuls à traîner des casseroles. Ils reprochent à Maïga de se plaindre de sa mise à l’écart alors qu’il avait auparavant soutenu les décisions qu’il critique aujourd’hui.

Ce groupe accuse également l’actuel Premier ministre de « manipuler les procédures judiciaires pour favoriser ses alliés et de se positionner » comme victime alors qu’il avait appuyé les mesures qu’il dénonce maintenant. Ils soulignent que le M5-RFP ne se réduit pas à la seule personne de Choguel Maïga et que les idéaux du mouvement doivent transcender les ambitions individuelles.

Un mouvement hétéroclite et divisé

Le M5-RFP est né de la volonté de changement face à une crise multidimensionnelle au Mali. En 2020, ce mouvement a joué un rôle crucial dans la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta, grâce à l’intervention des Forces armées maliennes (FAMas). Cependant, depuis cette victoire initiale, le mouvement s’est fragmenté en raison de luttes internes pour le pouvoir.

La « rectification de la trajectoire » en mai-juin 2021 avait pour but de consolider un partenariat stratégique entre les forces civiles et militaires, visant à bâtir une action gouvernementale basée sur des mesures essentielles pour le Mali. Le Premier ministre Choguel Maïga, proposé par le M5-RFP, a été chargé de diriger ce gouvernement de transition sous la présidence du Colonel Assimi Goïta.

Depuis cette rectification, plusieurs avancées notables ont été réalisées, comme le renforcement du système de défense et de sécurité, la réaffirmation de la souveraineté diplomatique, et la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Cependant, les tensions internes au sein du M5-RFP et entre les civils et militaires menacent de compromettre ces progrès.

Des dynamiques internes pour apprécier les défis auxquels le pays est confronté

Les critiques des deux tendances du M5-RFP montrent une réalité complexe. D’un côté, la faction de Choguel Maïga se sent marginalisée et trahie, déplorant le manque de collaboration et d’inclusion de la part des militaires. De l’autre, la faction de l’imam Oumarou Diarra accuse Maïga de duplicité et de manipulation, insistant sur la nécessité de rester fidèle aux idéaux du mouvement sans céder aux ambitions personnelles.

Il est crucial de comprendre ces dynamiques internes pour apprécier les défis auxquels le pays est confronté. Le succès de la transition et de la refondation du Mali repose sur une collaboration sincère entre toutes les forces vives du pays, civils et militaires. Les ambitions individuelles et les luttes de pouvoir ne doivent pas compromettre les aspirations du peuple malien à un avenir plus stable et prospère.

Le mémorandum du M5-RFP met en lumière les défis et les tensions actuels de la transition malienne. Il appelle à une collaboration sincère et à un respect mutuel entre civils et militaires pour garantir un avenir meilleur au peuple malien. La vigilance, la coopération et la détermination restent les maîtres mots pour surmonter les défis actuels et bâtir un Mali plus fort et uni. Le chemin de la refondation est encore long, mais avec une vision partagée et un engagement sincère, le peuple malien peut espérer un avenir meilleur.

Oumarou Fomba 

26 mai 2024 0 comments
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Politique

L’Aige en mission au Burkina Faso : renforcer la démocratie par le partage d’expériences

by Sahel Tribune 24 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Une mission de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) séjourne à Ouagadougou, Burkina Faso, du 22 au 28 mai 2024, pour partager des expériences avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Conduite par Ousmane Traoré, vice-président de l’AIGE, cette visite vise à renforcer la transparence et l’efficacité des processus électoraux dans les deux pays.

Il est des missions qui, bien qu’elles passent parfois inaperçues, portent en elles les graines d’un avenir meilleur. En ce moment même, une délégation de haut niveau de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) séjourne à Ouagadougou, Burkina Faso, du 22 au 28 mai 2024. Cette visite, menée par le Vice-président de l’AIGE, M. Ousmane Traoré, n’est pas une simple formalité diplomatique. C’est une véritable quête d’excellence et de partage d’expériences avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burkina Faso.

Initiative à applaudir 

Il est rafraîchissant de voir des institutions comme l’Aige prendre des initiatives proactives pour consolider leurs compétences et renforcer leurs capacités techniques et opérationnelles. L’objectif de cette mission est clair : s’assurer que les élections organisées soient crédibles, transparentes et acceptables par tous. Et quoi de mieux que d’apprendre de ses voisins, surtout lorsqu’ils partagent des défis similaires ?

Cette démarche de l’Aige n’est pas nouvelle. Elle fait suite à une précédente mission électorale du Burkina Faso au Mali, conduite par M. Elysé Ouédraogo, président de la Ceni du Burkina Faso, lors du référendum constitutionnel du 18 juin 2023. Ce précédent échange a permis à nos homologues burkinabés de s’imprégner de l’expérience malienne en matière d’organisation et de gestion des élections. Aujourd’hui, c’est au tour de l’organe unique de gestion des élections au Mali de puiser dans le réservoir de connaissances et d’expertise de la Ceni burkinabé.

En prenant cette initiative, l’Aige montre sa détermination à ne rien laisser au hasard. En tant que citoyens, nous devons applaudir cette démarche. Pourquoi ? Parce que des élections bien organisées sont le fondement d’une démocratie solide. Elles assurent que la voix de chaque citoyen compte et que le processus électoral est digne de confiance.

Prête à apprendre et à évoluer

M. Ousmane Traoré et sa délégation ne sont pas seuls dans cette entreprise. Ils sont accompagnés de cinq membres du Collège de l’Aige, du Secrétaire général et du Chef du département des opérations électorales. Une équipe solide et dévouée, prête à absorber le maximum d’informations pour améliorer encore davantage le système électoral malien.

Les échanges entre l’organe unique de gestion des élections et la ses homologues burkinabé ne sont pas simplement des discussions formelles. Ils sont un pont entre deux nations partageant une vision commune de la démocratie et de la gouvernance. En renforçant leurs relations, ces deux organes électoraux créent une synergie qui profitera à long terme à leurs pays respectifs. Il ne s’agit pas seulement de techniques et de procédures, mais d’un véritable échange d’idées et de bonnes pratiques.

Le Vice-président de l’Aige, M. Ousmane Traoré, l’a bien compris. Sa mission est de garantir que chaque élection au Mali soit menée avec le plus haut niveau de compétence et de transparence. En se tournant vers leurs homologues burkinabés, l’Aige montre qu’elle est prête à apprendre et à évoluer pour le bien de tous les Maliens.

Des élections encore plus robustes et transparentes au Mali

Ce voyage à Ouagadougou symbolise également la fraternité entre les États du Sahel, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). En travaillant ensemble, en partageant leurs réussites et leurs défis, le Mali et le Burkina Faso montrent qu’ils sont plus forts unis. Cette solidarité est essentielle dans une région souvent marquée par des turbulences politiques et sécuritaires.

Nous devons reconnaître et célébrer ces efforts. Ils témoignent d’une volonté de progresser, d’améliorer et de garantir que chaque élection reflète véritablement la volonté du peuple. L’Aige, par cette mission, réaffirme son engagement envers des élections transparentes et équitables, un engagement qui mérite notre respect et notre soutien.

L’initiative de l’Aige de visiter la CENI au Burkina Faso est un pas en avant significatif pour la démocratie malienne. C’est une démonstration de dévouement et de professionnalisme. Alors que cette mission se poursuit, nous pouvons être assurés que les fruits de ce voyage se traduiront par des élections encore plus robustes et transparentes au Mali. 

Oumarou Fomba 

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