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LANCEMENT DES TRAVEAUX DE CENTRALE SOLAIRE A SANAKOROBA
A la UneÉconomie

Assimi Goïta et la mobilisation populaire : la centrale solaire de Sanankoroba prend vie

by Chiencoro 24 mai 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Ce vendredi 24 mai 2024 marque une date historique pour le Mali. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a officiellement lancé les travaux de construction d’une nouvelle centrale solaire à Sanankoroba, dans la région de Koulikoro. Cet événement a rassemblé non seulement les plus hautes autorités du pays, mais également des représentants internationaux, soulignant l’importance de ce projet pour le futur énergétique du Mali.

Dès son arrivée, le Président Goïta a été accueilli par une population enthousiaste et reconnaissante. Les habitants de Sanankoroba et des environs se sont massivement mobilisés pour montrer leur soutien indéfectible à leur leader. Sur le chemin du retour, de Sanankoroba jusqu’à Kati, des milliers de Maliens ont pris d’assaut les abords de la voie principale pour exprimer leur soutien au chef de l’État. Cette scène spectaculaire a cloué le bec à ceux qui doutaient encore de la popularité du Colonel Goïta. 

« Assimi Goïta, nous t’aimons et nous mourrons pour vous, » a crié un motocycliste à la tête d’un long convoi, fermant le cortège du président et l’accompagnant jusqu’au rond-point de Kati. Ces mots résonnent comme un témoignage vibrant de l’admiration et de l’affection que le peuple malien porte à son Président de la Transition.

Mamadou Zan Traoré, maire de la commune rurale de Sanankoroba, a partagé son enthousiasme : « Le rêve du peuple malien devient une réalité tangible. Nous ne sommes plus loin du bout du tunnel. » Il a exprimé sa satisfaction face aux efforts déployés pour améliorer la situation énergétique du pays.

Une cérémonie de lancement remarquable

La cérémonie de lancement a vu la participation de nombreuses personnalités, dont le Premier ministre, le Président du Conseil national de Transition et plusieurs membres du gouvernement, notamment Mme Bintou Camara, ministre de l’Énergie et de l’Eau. Des diplomates, comme l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, étaient également présents, soulignant la dimension internationale de ce projet.

Le directeur général de l’entreprise russe Novawind, M. Grigory Nazarov, a précisé dans son discours inaugural : « Nous avons pris cet engagement avant la finalisation du contrat commercial pour répondre aux besoins urgents d’énergie exprimés par le Mali. La centrale solaire n’est pas seulement une réduction significative du déficit énergétique de Bamako, mais aussi la création de nouveaux emplois et des recettes fiscales. »

M. Grigory Nazarov a mis en avant l’importance du projet. « La centrale solaire de Sanankoroba n’est pas seulement une réduction significative du déficit énergétique de Bamako, mais aussi la création de nouveaux emplois et des recettes fiscales, » a-t-il affirmé. « C’est une contribution significative à la prospérité et au renforcement de la région. »

Un projet d’envergure pour l’avenir

La future centrale solaire de Sanankoroba, d’une capacité de 200 mégawatts-crête, couvrira une superficie de 314 hectares. Elle comprendra des modules photovoltaïques bifaciaux, un système de stockage d’énergie de 20 mégawattheures, un poste d’évacuation et une ligne de raccordement haute tension en 225 Kilo-Volt sur environ 11 km, a expliqué le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara. Le projet, d’un coût de plus de 120 milliards de FCFA, devrait être achevé en 12 mois.

« Cette cérémonie est le fruit d’un protocole d’accord signé avec la société Rosatom de la Fédération de Russie, » a-t-elle rappelé, soulignant la dynamique coopération russo-malienne.

Mme Bintou Camara a souligné l’importance de ce projet pour le Mali : « Cette centrale contribuera fortement à la réduction de l’importation de combustible pour la production d’énergie, c’est-à-dire l’amélioration du mix énergétique. » Elle a également rendu hommage à la coopération russe, qui a permis la réalisation de ce projet, et a appelé les services techniques à un suivi rigoureux pour respecter les délais contractuels.

Un partenariat international fort

Dans son discours, le Président Goïta a exprimé son espoir pour le futur : « C’est avec un réel espoir que je viens de poser le premier panneau de la société EDM-SA du Mali. L’étape de Sanankoroba est le début d’une série de constructions de centrales solaires en République du Mali et vise à concrétiser notre souveraineté énergétique. »

La présence de diplomates et de partenaires internationaux, notamment de la Russie, à cette cérémonie témoigne de la solidité des relations internationales du Mali. « Je tiens à saluer l’engagement constant de la Fédération de Russie aux côtés du peuple malien en cette période difficile, » a déclaré le Colonel Goïta. Ce projet est une preuve concrète de la coopération fructueuse entre le Mali et la Russie.

La pose de la première pierre de la centrale solaire de Sanankoroba est plus qu’un simple événement symbolique. C’est une étape cruciale vers l’autonomie énergétique du Mali et un témoignage de l’unité et de la résilience du peuple malien. En rassemblant autour de lui une nation confiante et déterminée, le Colonel Assimi Goïta prouve une fois de plus qu’il est un leader dévoué, prêt à guider le Mali vers un avenir prospère et durable.

Chiencoro Diarra 

24 mai 2024 0 comments
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Crise énergétique mondiale
A la UneBillet d'humeur

Crise énergétique mondiale : le Mali n’est pas seul dans la tourmente

by Chiencoro 23 mai 2024
written by Chiencoro 6 minutes read

Le Mali, confronté à une crise énergétique majeure depuis plusieurs années, voit son économie paralysée par des coupures d’électricité fréquentes. Face à ce défi mondial, le président Assimi Goïta prend des initiatives pour se tourner vers les énergies renouvelables, avec la pose imminente de la première pierre de la centrale solaire de Sanankoroba.

La crise énergétique n’épargne personne. Du Mali à l’Allemagne, en passant par l’Afrique du Sud, les pénuries d’électricité et les hausses de prix bouleversent les économies et les vies quotidiennes. Alors que le Mali traverse une crise énergétique majeure depuis plus près d’une décennie, il est crucial de reconnaître que ce problème est mondial et que même des nations développées ne sont pas épargnées.

Le Mali dans la tourmente énergétique

Depuis plus environ une décennie, le Mali est plongé dans une crise énergétique qui paralyse son économie. Tous les secteurs socio-économiques du pays sont touchés. L’administration publique, vitrine de l’État, fonctionne au ralenti à cause des coupures de courant. Des entreprises ferment leurs portes les unes après les autres, poussées à la faillite par l’absence d’énergie. Les industries, incapables de supporter les coûts élevés des groupes électrogènes, licencient en masse leurs employés.

Le secteur informel, pilier économique pour des millions de Maliens, est également frappé de plein fouet. Tailleurs, menuisiers, soudeurs, blanchisseurs et vendeuses de glace voient leurs activités paralysées par le manque de courant électrique, réduisant leur capacité à générer des revenus. La crise socio-économique qui en résulte anéantit les efforts de résilience des citoyens, et beaucoup peinent à assurer deux repas par jour.

Face à cette situation, les Maliens sont de plus en plus désespérés. Ils demandent aux autorités de la transition de prendre leurs responsabilités et de fournir au moins le minimum nécessaire pour survivre. 

Un problème global : le Tchad, la Guinée et le Niger en souffrent aussi

Au Tchad, la crise énergétique est exacerbée par une vague de chaleur intense. Certains quartiers de N’djaména ont passé plus de deux mois sans électricité. La campagne présidentielle ayant confirmé Mahamat Idriss Déby, fils d’Idriss Déby Itno, à la tête de l’État Tchadien, était marquée par des promesses politiques concernant l’amélioration de l’accès à l’électricité, mais les Tchadiens restent sceptiques. Dans un contexte de forte chaleur où la température frôlait les 45 degrés, l’absence d’électricité complique davantage la vie quotidienne des citoyens, accentuant leur frustration et leur désespoir.

En Guinée, une explosion au principal dépôt pétrolier du pays en décembre 2023 a entraîné la perte d’une centrale thermique à Coronthie, plongeant la capitale dans le noir et provoquant des émeutes. Le pays a dû se tourner vers le Sénégal pour importer de l’électricité afin de pallier le déficit énergétique. Cette dépendance énergétique souligne la vulnérabilité des infrastructures guinéennes et la nécessité de trouver des solutions durables.

Le Niger, quant à lui, dépend du Nigeria pour son approvisionnement en électricité. Suite au coup d’État du 26 juillet 2023, le Nigeria a interrompu cette fourniture, exacerbant la crise énergétique. Bien que la ligne d’interconnexion ait été rétablie, la situation reste précaire, avec des coupures d’électricité fréquentes qui affectent la vie quotidienne des Nigériens. La société Nigérienne d’Électricité (NIGELEC) peine à répondre à la demande croissante en énergie, notamment pendant la saison chaude.

Même l’Allemagne et l’Afrique du Sud ne sont pas épargnées

La crise énergétique ne se limite pas à l’Afrique subsaharienne. En Allemagne, l’abandon du nucléaire au profit des énergies renouvelables a conduit à une augmentation significative des coûts de l’énergie, provoquant des manifestations de masse et des tensions politiques. Les Allemands, jadis fiers de leur transition énergétique, se retrouvent face à des factures d’électricité exorbitantes et à une instabilité énergétique croissante.

En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a déclaré l’état de catastrophe nationale, en 2023, en raison des coupures de courant massives qui paralysent le pays. La compagnie nationale d’électricité, Eskom, n’arrive plus à satisfaire la demande, plongeant les foyers et les entreprises dans l’obscurité. Cette situation est si grave que le gouvernement a dû créer un ministère de l’Électricité pour tenter de gérer la crise.

Les efforts des autorités maliennes

Dans ce contexte mondial, les autorités maliennes de la transition font de leur mieux pour résoudre les problèmes énergétiques malgré les divers défis et obstacles. La Société Nigérienne de Pétrole (SONIDEP) a fourni à Énergie du Mali (EDM-SA) 150 millions de litres de gasoil pour alimenter les centrales électriques et réduire les coupures de courant. De plus, le gouvernement malien explore de nouveaux partenariats pour renouveler ses équipements et financer l’achat de carburant nécessaire à la production d’électricité.

La ministre de l’Énergie et de l’Eau du Mali, Bintou Camara, a souligné que le pays a noué de nouveaux partenariats pour améliorer ses infrastructures énergétiques. Toutefois, ces efforts se heurtent à la vétusté des installations existantes et à la dette colossale de la compagnie nationale d’électricité.

Face à cette situation, le président Assimi Goïta a pris l’initiative de se tourner vers les énergies renouvelables, comme solution à moyen terme. Vendredi 24 mai 2024, il posera la première pierre de la centrale solaire de Sanankoroba, marquant ainsi un pas important vers une solution durable à la crise énergétique du pays. Cette centrale solaire est conçue pour fournir une source d’énergie propre et fiable, réduisant la dépendance du Mali aux combustibles fossiles et aux fluctuations des prix du carburant.

Vers une solution durable

Cependant, ces efforts doivent être accompagnés d’une gestion transparente et efficace pour éviter les écueils du passé. Les Maliens attendent de leur gouvernement qu’il fasse preuve de responsabilité et de réactivité face aux crises. Les autorités doivent s’efforcer de restaurer la confiance publique en prenant des mesures concrètes pour améliorer l’accès à l’électricité et alléger les souffrances des citoyens.

L’initiative de la centrale solaire de Sanankoroba est un signe prometteur, mais elle ne peut pas être la seule solution. Il est crucial que le gouvernement malien explore également d’autres sources d’énergie renouvelable et renforce les infrastructures existantes pour assurer une distribution stable et suffisante d’électricité à travers le pays. La diversification des sources d’énergie et l’amélioration de l’efficacité énergétique sont essentielles pour construire un système énergétique résilient et durable.

Les efforts des autorités doivent également inclure une meilleure communication avec la population. Les Maliens doivent être informés des mesures prises pour résoudre la crise énergétique et des progrès réalisés. Une communication transparente peut aider à restaurer la confiance et à mobiliser le soutien public pour les initiatives en cours.

La transition vers les énergies renouvelables, symbolisée par la centrale solaire de Sanankoroba, est une étape cruciale. Elle doit être suivie par des efforts continus pour moderniser le secteur énergétique du pays. Le Mali a le potentiel de transformer cette crise en une opportunité de développement durable, mais cela nécessitera une volonté politique forte, des investissements stratégiques et une gestion rigoureuse des ressources. Les Maliens méritent un avenir où l’accès à l’électricité est fiable et abordable, et où leur économie peut prospérer sans les entraves imposées par une crise énergétique persistante.

Chiencoro Diarra 

23 mai 2024 0 comments
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La confirmation de la condamnation d'Ousmane Sonko pourrait remettre en cause sa candidature pour la présidentielle de février 2024.
A la UneAnalyses

Sénégal : l’arrestation des opposants suscite un débat sur tolérance et liberté

by Sahel Tribune 23 mai 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

L’activiste Ba Diakhaté et le prêcheur Cheikh Ahmed Tidiane Ndao ont été récemment arrêtés au Sénégal pour diffamation et offense envers le Premier ministre Ousmane Sonko. Les deux hommes sont accusés d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux des propos injurieux sur l’homosexualité visant le chef du gouvernement.

L’arrestation de l’activiste Ba Diakhaté et du prêcheur Cheikh Ahmed Tidiane Ndao pour « diffusion de fausses nouvelles » et « offense » envers le Premier ministre Ousmane Sonko a plongé le Sénégal dans une nouvelle controverse. Ces événements nous amènent à explorer les concepts de tolérance et de liberté, notamment à travers le prisme des pensées de Karl Popper et d’autres penseurs.

Karl Popper et le paradoxe de la tolérance

Karl Popper, dans son ouvrage « La Société ouverte et ses ennemis », énonce le « paradoxe de la tolérance » : pour maintenir une société tolérante, il faut être intolérant envers l’intolérance. Si une société est illimitée dans sa tolérance, sa capacité à être tolérante disparaît, car les intolérants profiteront de cette liberté pour détruire la tolérance elle-même. 

Dans le cas de Ba Diakhaté et Cheikh Ahmed Tidiane Ndao, leurs propos sur l’homosexualité et les accusations portées contre le Premier ministre Sonko soulèvent la question de la limite de la tolérance. Peut-on tolérer des discours haineux et diffamatoires sous prétexte de liberté d’expression ? Popper dirait que non, car permettre de tels discours pourrait éroder les fondements mêmes de la tolérance dans la société.

Isaiah Berlin et la liberté négative

Isaiah Berlin distingue deux concepts de liberté : la liberté positive et la liberté négative. La liberté négative est l’absence de contraintes, tandis que la liberté positive est la capacité de réaliser ses propres potentiels. L’arrestation de Diakhaté et Ndao pourrait être vue comme une restriction de la liberté négative, c’est-à-dire une imposition de contraintes sur ce qu’ils peuvent dire. 

Cependant, Berlin nous rappelle que la liberté absolue (liberté négative sans restriction) peut mener à l’anarchie, où les plus puissants oppriment les plus faibles. Dans une démocratie, la liberté d’expression n’est pas absolue si elle menace la cohésion sociale ou incite à la violence et à la haine.

John Stuart Mill et le principe de liberté

John Stuart Mill, dans « De la liberté », propose que la liberté individuelle ne doit être restreinte que pour prévenir un préjudice à autrui. Les critiques adressées à Ousmane Sonko, bien que virulentes, doivent être examinées sous cet angle. Si les propos de Diakhaté et Ndao causent un préjudice en diffusant des informations fausses et en incitant à la haine, alors, selon Mill, il serait justifié de limiter leur liberté d’expression pour protéger le bien-être général de la société.

Une dérive autoritaire ou une nécessité de régulation ?

L’arrestation de Diakhaté et Ndao pourrait être perçue comme une dérive autoritaire, un retour à une époque où critiquer les dirigeants conduisait directement à la prison. Cependant, la nécessité de réguler les discours de haine et les fausses nouvelles pour protéger la cohésion sociale et les droits des individus est également cruciale. C’est un équilibre délicat entre maintenir l’ordre public et préserver les libertés individuelles.

Les risques de désinformation et de violation des principes démocratiques sont réels si ces pratiques de répression de la dissidence devaient se poursuivre. La désinformation, propagée sans contrôle, peut miner la confiance du public dans les institutions et déstabiliser le tissu social. Lorsque les citoyens ne peuvent plus discerner le vrai du faux, le débat démocratique devient impossible, ouvrant la voie à la manipulation et à l’autoritarisme.

Le Premier ministre Ousmane Sonko et ses alliés doivent toutefois aussi se rappeler des pratiques qu’ils ont combattues sous le régime de Macky Sall. Ils se sont levés contre l’injustice, la répression et les atteintes aux droits de l’homme. Il serait tragique et hypocrite de tomber dans les mêmes travers maintenant qu’ils sont au pouvoir. La légitimité de leur leadership repose sur leur capacité à offrir un contraste net avec les abus du passé.

Les leçons de la philosophie politique

Le penseur politique Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique », souligne l’importance de la liberté d’expression comme pilier de la démocratie. Pour Tocqueville, une société démocratique doit permettre à ses citoyens d’exprimer librement leurs opinions, même si ces opinions sont dérangeantes. Restreindre cette liberté sous prétexte de maintenir l’ordre public peut rapidement dégénérer en autoritarisme.

De même, Hannah Arendt, dans « Les origines du totalitarisme », met en garde contre la suppression de la diversité des opinions et des discours dans une société. Pour Arendt, la pluralité et le débat sont essentiels à la vie politique et à la prévention des régimes totalitaires. En réprimant les voix dissidentes, même celles qui diffusent des informations fausses ou offensantes, les dirigeants risquent de créer un environnement où la critique est étouffée, menant à une homogénéité dangereuse des opinions.

Le cas de Ba Diakhaté et Cheikh Ahmed Tidiane Ndao au Sénégal met en lumière les défis constants auxquels les sociétés démocratiques sont confrontées pour équilibrer la liberté d’expression et la tolérance. 

Le Sénégal, comme toute autre démocratie, doit continuellement évaluer ses lois et ses actions pour s’assurer qu’elles protègent à la fois la liberté individuelle et la cohésion sociale, évitant ainsi la dérive autoritaire tout en régulant les discours nuisibles. 

La vigilance citoyenne et le respect des droits de l’homme sont plus que jamais nécessaires pour éviter une dérive autoritaire qui mettrait en péril les acquis démocratiques du Sénégal. Ousmane Sonko et ses alliés ont la responsabilité historique de ne pas reproduire les erreurs du passé, mais de bâtir une démocratie résiliente et tolérante, où la critique constructive et le débat ouvert peuvent prospérer.

F. Togola 

23 mai 2024 0 comments
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Centrale solaire de Sanankoroba au Mali
Billet d'humeur

Mali : Sanankoroba, le soleil de la transition énergétique

by Sahel Tribune 22 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La centrale solaire de Sanankoroba, symbole d’une nouvelle ère énergétique au Mali, promet un avenir plus lumineux avec une énergie propre et renouvelable. Cependant, cette initiative ambitieuse soulève des questions sur sa durabilité et son impact réel, nécessitant une gestion rigoureuse et transparente pour transformer cette vision en réalité.

Le Mali, pays du Sahel confronté à de nombreux défis, dont la crise énergétique, semble avoir trouvé une lueur d’espoir avec la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement de la Transition et la société russe NovaWind pour la construction d’une centrale solaire à Sanankoroba, dans la région de Koulikoro. Cette initiative s’inscrit dans une vision ambitieuse de renforcer la capacité énergétique du pays et de promouvoir les énergies renouvelables, un secteur crucial pour le développement économique et le bien-être de la population.

Densifier le réseau électrique national et d’améliorer son accessibilité

La cérémonie de lancement des travaux de construction de cette centrale solaire de 200 mégawatts crête (MWc), couplée à un système de stockage de 20 mégawatts heures (MWh), annoncée pour le vendredi 24 mai 2024, marque un tournant dans la politique énergétique du Mali. Elle incarne la volonté des autorités de la Transition de transformer en profondeur le système énergétique national en s’appuyant sur les ressources renouvelables disponibles, qu’elles soient hydroélectriques, éoliennes, solaires ou issues de la biomasse.

Il faut reconnaître l’importance de cette démarche. Dans un pays où l’accès à l’électricité reste un défi majeur pour de nombreuses régions, l’initiative de Sanankoroba promet non seulement d’augmenter la production d’énergie propre, mais aussi d’améliorer la connectivité du réseau électrique national. En utilisant des technologies de pointe comme les panneaux solaires bifaciaux, capables de capter la lumière solaire des deux côtés, le projet vise à maximiser l’efficacité énergétique, ce qui est une avancée significative.

L’ambition de densifier le réseau électrique national et d’améliorer son accessibilité est louable. Trop souvent, les villages reculés du Mali demeurent dans l’obscurité, freinant ainsi leur développement économique et social. Avec ce projet, le gouvernement espère non seulement fournir de l’électricité aux zones rurales, mais aussi stimuler l’industrie locale, en créant des emplois et en développant une expertise spécialisée dans le domaine de l’énergie solaire. Il s’agit aussi pour les autorités maliennes de trouver une solution à moyen terme aux délestages récurrents dont les impacts pèsent lourd sur le secteur économique, notamment les entreprises privées.

Le financement et le transfert des compétences

Cependant, aussi prometteur que soit ce projet, il convient de ne pas se voiler la face quant aux défis et limites qui l’accompagnent. Premièrement, la dépendance à une entreprise étrangère, en l’occurrence NovaWind de la Fédération de Russie, soulève des questions sur la souveraineté énergétique du Mali. Quelles garanties avons-nous que ces partenariats se traduiront par un transfert réel de compétences et de technologies à long terme ?

Ensuite, la question du financement reste épineuse. Bien que la Banque mondiale, via le projet « Yelen Sira », se soit engagée à soutenir financièrement la réalisation de ce parc solaire, la durabilité de ce financement est cruciale. Les promesses de subventions et d’investissements doivent se concrétiser pour éviter que le projet ne tombe à l’eau, laissant les infrastructures incomplètes et inutilisables.

L’autre limite majeure réside dans la gestion et la maintenance des installations. Trop souvent, des projets ambitieux ont été lancés avec grand éclat pour finir en ruines à cause d’un manque de suivi et de maintenance. Les autorités doivent mettre en place des structures robustes pour assurer la pérennité de ces installations, en formant localement des techniciens et en garantissant un approvisionnement régulier en pièces de rechange.

Veiller à la transparence 

De plus, l’impact environnemental et social ne doit pas être négligé. La construction de grandes centrales solaires peut entraîner des perturbations locales, que ce soit par l’occupation des terres, la déforestation ou les déplacements de population. Il est impératif que des études d’impact rigoureuses soient menées et que des mesures d’atténuation soient mises en œuvre pour minimiser ces effets.

Enfin, la dimension politique ne peut être ignorée. Dans un contexte où le Mali est encore marqué par des tensions politiques, sécuritaires et sociales, les autorités de la Transition doivent s’assurer que ce projet ne devienne pas un outil de propagande, mais qu’il serve réellement les intérêts de tout le peuple souverain du Mali. La transparence dans l’attribution des marchés et la gestion des fonds sera essentielle pour éviter les dérives et les accusations de corruption.

La centrale solaire de Sanankoroba représente une lueur d’espoir pour le Mali en matière de transition énergétique. Elle témoigne d’une vision ambitieuse des autorités pour répondre aux besoins énergétiques du pays et promouvoir un développement durable. Cependant, le chemin est semé d’embûches, et seule une gestion rigoureuse et transparente, alliée à une réelle volonté politique, permettra de transformer cette vision en réalité tangible pour le bien-être du peuple malien.

Oumarou Fomba 

22 mai 2024 0 comments
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Histoire de Ségou.
A la Une

De Syrie à Ségou 1 : l’incroyable voyage de Cheick Ousmane Djiré

by Sahel Tribune 22 mai 2024
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Bienvenue dans notre série spéciale consacrée aux grandes familles historiques de Ségou, une ville emblématique du Mali. Située à 240 km de Bamako, Ségou est bien plus qu’une simple localité ; c’est un bastion de traditions, de culture et de spiritualité qui a façonné l’histoire de la région. Au cœur de cette ville, trois familles se distinguent par leur influence religieuse et spirituelle : les Djiré, les Thiero et les Tall. Dans cette série, nous explorons l’héritage de ces familles, leur rôle dans la propagation de l’islam, et leur impact durable sur la communauté de Ségou. Chaque article est dédié à l’une de ces familles, offrant un aperçu détaillé de leur histoire, de leur arrivée à Ségou, et de leur contribution à la société malienne. Plongez avec nous dans l’histoire fascinante des Djiré, Thiero et Tall, et découvrez comment leurs traditions et leurs valeurs continuent de résonner dans le Ségou d’aujourd’hui.

Ségou, située à 240 km de Bamako, est une région riche en histoire et traditions. Cette ancienne capitale de l’empire bamanan est connue pour ses familles religieuses influentes, notamment les Djiré, Thiero, et Tall, qui ont joué des rôles clés aux côtés des rois bamanan. Pour comprendre cette riche histoire, nous avons rencontré Cheick Abdallah Moustapha Djiré, historien et descendant du fondateur de Ségou-Sikoro. Les autres familles ont donné leur accord pour qu’il s’exprime aussi en leur nom.

L’arrivée des Djiré à Ségou

La famille Djiré a été fondée par Cheick Ousmane Djiré en 1697, lorsqu’il a introduit l’islam à Ségou-Sikoro, l’actuelle Ségou. Originaire de Syrie, Cheick Ousmane a quitté sa ville natale pour se consacrer au soufisme, traversant le Sahara et l’Algérie avant de s’établir à Ségou. Son installation a marqué le début de l’influence religieuse de la famille Djiré, qui a toujours été associée à la grande mosquée de Ségou.

Cheick Ousmane Djiré venait d’une famille chérifienne de Chami, l’actuelle Syrie. Lorsqu’il a senti qu’il allait être le futur héritier du trône chérifien, il a décidé de quitter sa ville avec ses disciples pour se consacrer pleinement au soufisme. Son voyage l’a mené à travers le Sahara, l’Algérie et Diré (Tombouctou), où il a passé quatre ans avant de s’établir définitivement à Ségou. Son arrivée et son installation ont marqué le début d’une nouvelle ère pour Ségou-Sikoro, l’actuelle Ségou.

Lieu où s'est installé le premier fondateur de Ségou sikoro, cheick Ousmane djiré
Le lieu où s’est installé le premier fondateur de Ségou sikoro, cheick Ousmane djiré. Fatoumata Coulibaly/ Sahel Tribune

Pour l’histoire, lorsque des personnes venues d’autres horizons demandaient à Cheick Ousmane, déjà installé sur l’actuel « Quai » du festival, d’où il venait, il répondait : « Je viens de Diré », une commune de Tombouctou. Avec le temps et la prononciation rapide, « Ousmane de Diré » devint « Cheick Ousmane Djiré ». Voilà l’origine du nom de famille « Djiré » à Ségou.

Le fondateur, Cheick Ousmane Djiré, s’était installé dans le premier quartier, appelé également « Somonosso », au bord du fleuve Niger. Ce quartier a vu s’installer diverses ethnies venues pratiquer l’islam aux côtés du Chérif Ousmane : les Djiré, Dembélé, Thiero, Sossos, Minta, Thienta, Kané, etc. 

Notre Cheick Ousmane a eu trois fils : Sory Ibrahima Djiré, Oumar Issou Djiré et Bina Daouda Djiré, qui ont tous marqué leur passage à Ségou.

L’importance des Djiré dans l’histoire de Ségou

Cheick Abdallah Moustapha Djiré nous raconte que l’ancien nom de Ségou, « Ségou Sikoro », signifie « Vieux Cheicko sous le Karité ». En effet, devant la maison de Cheick Ousmane se trouvait un tronc de karité, et les habitants de la région utilisaient cet arbre comme point de repère pour localiser le cheick. Au fil du temps, cette référence est devenue « Ségou Sikoro », puis simplement « Ségou ».

La famille Djiré a maintenu son influence en dirigeant les grandes mosquées et prières des fidèles musulmans de Ségou. Les Djiré sont reconnus pour leur rôle religieux et pour avoir aidé à faire de Ségou une ville religieuse bien avant l’arrivée des rois bamanan. Cheick Ousmane Djiré est considéré comme le fondateur de Ségou-Sikoro, et sa famille a conservé une position centrale dans la vie religieuse de la ville.

Selon Cheick Abdallah Moustapha Djiré, l’actuelle Ségou était déjà fondée avant même l’intronisation du premier roi bamanan Biton Mamary Coulibaly en 1712. Le fondateur de Ségou, Cheick Ousmane Djiré, avait établi une base religieuse solide qui a été reconnue et respectée par les rois bamanan. Cette reconnaissance mutuelle entre les rois et les familles religieuses a permis de créer une société harmonieuse où la religion et la royauté coexistaient pacifiquement.

L’héritage des Djiré

La bibliothèque des Djiré, un héritage familial, contient des manuscrits et objets précieux, y compris des écrits de Cheick Ousmane Djiré et El Hadji Oumar Tall. Ces documents sont des trésors pour la recherche culturelle et scientifique, prouvant que l’Afrique n’a pas toujours été une civilisation de l’oralité. La famille Djiré continue de jouer un rôle important à Ségou, perpétuant la tradition de leur ancêtre.

Bibliothèque des Djiré de Ségou
La bibliothèque des Djiré de Ségou. Fatoumata Coulibaly/ Sahel Tribune

Baptisée sous le nom d’Oumarou Kébir Djiré, le troisième imam de Ségou, cette bibliothèque mystique et sacrée abrite des manuscrits et des objets authentiques et précieux des Djiré. Parmi ces trésors, on trouve les manuscrits de Cheick Ousmane Djiré, la canne mystique, les bouillards et chapelets de Sory Ibrahima Djiré, ainsi que la pierre sur laquelle El Hadji Oumar Tall faisait ses ablutions. Ces objets sont non seulement des témoins de l’histoire religieuse de Ségou, mais aussi des preuves tangibles de la riche tradition écrite de la région.

Cheick Abdallah Moustapha Djiré explique que ces manuscrits traitent de nombreux domaines, notamment l’histoire, la grammaire, l’astrologie et l’alphabet en langue bamanankan. Ils constituent des documents de référence pour les études de culture africaine et la recherche scientifique. Ces manuscrits sont conservés avec soin dans la bibliothèque familiale, où ils sont dépoussiérés deux ou trois fois par an et consultés sur place pour éviter toute détérioration.

La tradition veut que ces objets ne soient pas exploités dans des lieux insalubres, touchés avec des mains souillées ou emportés hors de la bibliothèque. Cette rigueur dans la conservation et la consultation des manuscrits et objets mystiques témoigne du profond respect des Djiré pour leur héritage familial et religieux.

La famille Djiré occupe une place centrale dans l’histoire de Ségou. Leur rôle religieux et leur influence se perpétuent à travers les générations, faisant de Ségou une ville religieuse et historique. L’héritage des Djiré, matérialisé par leur bibliothèque et leurs traditions, continue de contribuer à la richesse culturelle de la région. La famille Djiré, par son engagement envers la religion et la préservation de son patrimoine, reste un pilier de la communauté de Ségou.

Fatoumata Z Coulibaly, correspondante à Ségou 

22 mai 2024 0 comments
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Abdramane Coulibaly s'exprime sur la citoyenneté et la responsabilité
A la UneAnalyses

Citoyenneté et responsabilité : les piliers du Mali Kura

by Sahel Tribune 21 mai 2024
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Pour bâtir un Mali Kura, un avenir meilleur, chaque citoyen doit s’engager dans une citoyenneté collective et une responsabilité partagée. En adoptant des comportements nouveaux et responsables, et en investissant dans l’éducation et la solidarité, les Maliens peuvent transformer leur pays et assurer son développement socio-économique.

Rien ne peut changer autour de nous si rien ne change en nous. Vouloir le changement sans vouloir se changer soi-même est un acte de mauvaise foi. La soif du nouveau requiert un don de soi, un prix à payer. La quête d’un Mali Kura, un Mali d’un avenir meilleur, vient sans nul doute avec ses conditions. Une citoyenneté et une responsabilité collective sont indispensables pour réaliser ce Mali Kura, garantissant le développement socio -politico-économique et le développement personnel. L’application stricte de ces principes offre une chance d’espérer un renouveau pour les Maliennes et Maliens.

La citoyenneté collective implique une maîtrise conjointe de ses droits et de ses devoirs. Au Mali, certains citoyens se concentrent plus sur leurs droits que sur leurs devoirs. Pourtant, la connaissance des droits est souvent liée à l’accomplissement des devoirs. La citoyenneté collective exige une action collective et simultanée de tous les citoyens dans l’accomplissement de leurs devoirs. 

Connaitre les lois et éviter le suivisme 

La citoyenneté collective repose sur des comportements nouveaux et adaptés à la vision du Mali Kura. Il s’agit de comportements qui, tout comme ceux d’un candidat désireux de réussir à un examen, permettent d’atteindre l’objectif de transformation nationale. Il est nécessaire d’abandonner des habitudes nuisibles telles que la peur de souffrir aujourd’hui pour sourire demain, les guerres politiques, l’indiscipline routière, les mutations criminelles des enseignants vers les villes, la non-prise des vignettes des engins, et le bourrage des caniveaux pendant les périodes pluvieuses.

La lecture doit devenir également un devoir de citoyenneté. Tous les citoyens doivent apprendre à lire les lois du Mali pour éviter le suivisme aveugle. Cela permet de comprendre le fonctionnement juridique et structurel du pays et de lutter contre l’analphabétisme. La maîtrise des textes qui gouvernent le pays évitera les mauvaises interprétations et permettra aux citoyens de participer activement à la vie publique de manière éclairée. Par exemple, combien de Maliens avaient lu le projet de constitution avant le référendum ? Combien de femmes mariées connaissent le code du mariage au Mali ? Combien de travailleurs connaissent leurs droits et devoirs ? La lecture des lois fondamentales doit devenir une priorité pour tous.

L’école doit former à la citoyenneté. Il est essentiel de mettre en œuvre un système d’apprentissage des lois de base, notamment la constitution, à travers un cahier de citoyenneté pour chaque élève. Chaque semaine, l’enseignant expliquera deux ou trois articles de la constitution, permettant aux apprenants et aux enseignants de se familiariser avec la loi de base du pays. Cette approche pragmatique permettra aux futurs cadres du pays d’être bien informés et engagés dans la construction d’un Mali Kura.

Les caniveaux ne doivent pas être transformés en dépotoirs d’ordures

La responsabilité collective repose sur la philosophie de l’Ubuntu, où chaque citoyen doit assumer sa responsabilité vis-à-vis de la patrie. Cela exprime l’amour réel pour la patrie. Le Mali Kura ne peut être réalisé sans une responsabilité collective au sein des administrations publiques. Les surfacturations et le détournement des fonds publics doivent être évités. Les fonds alloués doivent être utilisés conformément à leur objectif initial. Les responsables doivent s’acquitter de leurs tâches sans enfreindre les lois, et les autorités étatiques doivent contrôler les structures sans complaisance.

Certaines personnes se battent pour le développement du Mali en théorie mais agissent contre en pratique. Pour le Mali Kura, il faut des citoyens responsables qui respectent les lois et les valeurs de la société. Les populations doivent cesser les comportements contradictoires, comme encourager la fraude ou négliger les règles de la circulation routière. Par exemple, les caniveaux ne doivent pas être transformés en dépotoirs d’ordures. Les Maliens doivent aider leurs enfants, leurs frères, leurs élèves et leurs proches à réussir honnêtement leurs examens et concours, sans recourir à la fraude. Encourager la fraude nuit aux talents et empêche tout changement positif au Mali.

Les autorités doivent également jouer un rôle clé dans la promotion de la responsabilité collective. Elles doivent contrôler les structures publiques avec rigueur et sans complaisance. Les fonds destinés au bon fonctionnement des administrations publiques ne doivent pas être détournés pour des fins personnelles. Par exemple, les fonds votés pour l’achat de documents destinés aux apprenants ou étudiants doivent être utilisés à cette fin spécifique. Il en va de même pour les hôpitaux et les structures sportives. Tout doit fonctionner dans la discipline et conformément aux lois. Lorsque les citoyens viennent pour un besoin, ils doivent être servis de manière efficace et respectueuse.

La solidarité et la coopération

Le recouvrement des impôts et des taxes par les mairies et les services des impôts doit se faire de manière transparente et honnête. Certains agents de recouvrement ne doivent pas gérer cette situation en prenant des sommes inférieures à la normale en collusion avec certaines populations. Une telle irresponsabilité collective ne permet pas d’espérer un Mali Kura. Pour un Mali émergent, il faut des autorités responsables et des populations responsables. Le nouveau Mali exige un engagement et une responsabilité des populations, ainsi qu’une union nationale forte.

La citoyenneté collective et la responsabilité collective sont essentielles pour réaliser le Mali Kura. Lorsqu’une équipe de football est dominée par une responsabilité collective, elle avance. De même, pour un Mali Kura, il faut que les dirigeants et les dirigés soient unis dans un esprit de responsabilité collective. Chaque citoyen doit assumer sa part de responsabilité dans la construction de ce nouveau Mali. C’est seulement ainsi que le Mali pourra avancer vers un avenir meilleur.

La citoyenneté collective implique également un respect mutuel et une solidarité entre les citoyens. Les Maliens doivent apprendre à travailler ensemble pour le bien commun. Cela signifie qu’ils doivent mettre de côté leurs différences politiques, ethniques et religieuses pour se concentrer sur ce qui les unit : leur désir d’un Mali Kura. La solidarité et la coopération sont essentielles pour surmonter les défis auxquels le pays est confronté et pour construire un avenir meilleur pour tous.

La responsabilité collective s’étend également à la protection de l’environnement. Les Maliens doivent prendre conscience de l’importance de préserver leur environnement pour les générations futures. Cela implique de réduire la pollution, de protéger les ressources naturelles et de promouvoir des pratiques durables. La protection de l’environnement est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de tous les citoyens.

Respecter les lois et les valeurs de la société

La citoyenneté collective et la responsabilité collective ne peuvent être réalisées sans une éducation de qualité. L’éducation est la clé du développement personnel et du progrès socio-économique. Les autorités doivent investir massivement dans l’éducation pour garantir que tous les enfants aient accès à une éducation de qualité. Les écoles doivent être bien équipées et les enseignants bien formés pour offrir un enseignement de qualité. L’éducation doit également inclure des programmes de citoyenneté pour inculquer aux élèves les valeurs de responsabilité et de solidarité.

Pour réaliser le Mali Kura, il faut une citoyenneté collective et une responsabilité collective. Chaque citoyen doit assumer sa part de responsabilité dans la construction de ce nouveau Mali. Les autorités doivent contrôler les structures publiques avec rigueur et sans complaisance. 

Les populations doivent cesser les comportements contradictoires et respecter les lois et les valeurs de la société. La protection de l’environnement est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de tous les citoyens. Enfin, une éducation de qualité est essentielle pour garantir le développement personnel et le progrès socio-économique. C’est seulement ainsi que le Mali pourra avancer vers un avenir meilleur.

Abdramane Coulibaly

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L'Afrique des souveraineté
A la UneÉconomie

Les saisons du changement : l’Afrique tourne-t-elle la page de la suprématie occidentale ?

by Chiencoro 20 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

L’Afrique redéfinit ses alliances internationales, rompant avec les anciennes puissances coloniales comme la France et les États-Unis pour embrasser une souveraineté renouvelée et diversifiée. Ce bouleversement géopolitique, marqué par des retraits militaires et des révisions d’accords, symbolise l’émergence d’un nouvel ordre mondial centré sur le panafricanisme et l’autonomie étatique.

La valse des alliances, un phénomène historique autant qu’inéluctable, secoue aujourd’hui l’échiquier géopolitique de l’Afrique. Les récentes défections du Mali, du Burkina Faso et du Niger, qui ont renoncé à leurs accords militaires avec la France et les États-Unis, sont des symptômes indéniables d’une ère de profondes mutations. Ces nations, jadis colonisées, revendiquent aujourd’hui une souveraineté totale, dessinant les contours d’une nouvelle réalité panafricaine, où l’autarcie ne se limite pas à l’économie, mais englobe également les sphères militaire, éducative et politique.

L’intérêt national plutôt que la fidélité historique

Ces changements drastiques ne sont pas sans rappeler les cycles immuables de la nature : naissance, apogée, déclin et renaissance. L’histoire de l’influence occidentale en Afrique semble atteindre son crépuscule, marquant le début d’une nouvelle ère où la Russie, la Chine et même la République de Türkiye tentent de s’imposer comme une force montante.

Le départ précipité de la France du Mali et du Burkina Faso, ainsi que la renégociation de la coopération militaire au Gabon, symbolisent un détachement croissant vis-à-vis de l’ancien colonisateur. Le Sénégal, dans une démarche plus discrète, et le Niger, avec une rupture plus abrupte, rejettent également les vestiges d’une époque révolue pour écrire leurs propres chapitres de souveraineté.

Face à ces bouleversements, la France et les États-Unis semblent perdre pied, cherchant à se raccrocher à des bastions comme le Tchad, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal, etc., tandis que les dirigeants africains réévaluent leurs alliances sous le prisme de l’intérêt national plutôt que de la fidélité historique.

Respecter le désir d’indépendance et d’autodétermination

Ce réalignement ne devrait surprendre personne. Comme toutes choses sous le soleil, les empires et les influences étrangères en Afrique sont destinés à suivre la loi universelle du changement. Ignorer cette dynamique serait non seulement une erreur de calcul, mais aussi une méconnaissance des leçons que l’histoire nous enseigne. La suprématie occidentale, jadis incontestée, montre des signes de fléchissement, pavant la voie à de nouveaux acteurs et à de nouvelles alliances.

En effet, si les États africains ont longtemps été perçus comme des pions sur l’échiquier mondial, ils montrent aujourd’hui une volonté ferme de mener la partie selon leurs règles. Leur quête de souveraineté est un rappel que la dignité et l’autonomie ne sont pas des cadeaux, mais des droits inhérents.

Le message est clair : il est temps pour les anciens alliés de l’Afrique, la France et les États-Unis, de comprendre et d’accepter que l’ordre mondial est en mutation. Ils doivent respecter le désir d’indépendance et d’autodétermination des nations africaines, qui refusent désormais d’être des pions sur l’échiquier international.

L’espoir d’une Afrique maîtresse de son destin s’illumine

Alors que la scène mondiale observe ces transformations, il est crucial que les anciennes puissances comprennent et acceptent ce nouveau paradigme. L’avenir de l’Afrique sera défini par ses propres citoyens, ses leaders, et non par des forces extérieures. Le vent a tourné, et avec lui, l’espoir d’une Afrique maîtresse de son destin s’illumine, promettant une ère de renaissance culturelle, économique et politique.

La transition vers ces nouvelles dynamiques de pouvoir peut être complexe et chargée d’incertitudes, mais elle est également pleine de promesses. Pour les nations africaines, c’est l’opportunité de fermer définitivement le chapitre de la dépendance et de l’interférence, et d’ouvrir celui de l’autodétermination et du renouveau.

Chiencoro Diarra 

20 mai 2024 0 comments
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