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Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim
A la Une

La levée de la suspension des activités politiques : un retour à la vie démocratique ou un nouveau départ ?

by Chiencoro 10 juillet 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Ce mercredi 10 juillet 2024, le Conseil des ministres du Mali a annoncé la levée de la suspension des activités politiques des partis et des associations. Une décision attendue, mais qui suscite néanmoins des réflexions sur le chemin parcouru et celui qui reste à arpenter pour notre nation.

Rappelons-nous, il y a quelques mois, les autorités maliennes de la transition, sous la houlette du Colonel Assimi Goïta, avait décidé de suspendre toutes activités politiques. Une mesure qui, au premier abord, pouvait sembler drastique. Pourtant, comme l’expliquait alors le gouvernement, elle était motivée par un besoin crucial : la sauvegarde de l’ordre public. Face à des défis sécuritaires et politiques majeurs, le Mali se devait de trouver une voie vers la stabilité et la paix. Ainsi, cette suspension visait à permettre la tenue sereine du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale.

Une nouvelle page s’ouvre

Cette période de suspension a été vue par certains comme une entrave à la démocratie, un bâillon posé sur la bouche des partis politiques et des associations. Cependant, à y regarder de plus près, cette décision visait surtout à canaliser les énergies vers un objectif commun. Le Colonel Assimi Goïta et son gouvernement ne demandaient pas aux Maliens de se désengager de la politique. Au contraire, ils appelaient à une forme plus pure de participation. L’idée était de favoriser un engagement dans le dialogue, loin des tumultes partisans et des agendas cachés.

Aujourd’hui, avec la levée de cette suspension, c’est une nouvelle page qui s’ouvre pour le Mali. Le gouvernement, en annonçant cette décision, rappelle que « le Dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale s’est déroulé dans les meilleures conditions » et que nous entrons désormais dans une phase de mise en œuvre des recommandations de ce dialogue. Le climat sécuritaire, politique et social étant sous contrôle, le retour à une activité politique normale semble être le prochain pas logique.

Mais n’est-ce pas aussi un moment de réflexion pour les partis politiques et les associations ? La suspension a mis en lumière l’importance d’un engagement politique qui va au-delà des simples rivalités partisanes. Il s’agit désormais de travailler ensemble, de manière constructive, pour bâtir un Mali stable et prospère. Les défis auxquels nous faisons face — insécurité, développement, unité nationale — nécessitent une concentration et une unité d’action. « Le Dialogue inter-malien se veut être ce grand chœur où chaque voix, chaque note compte », une belle métaphore pour rappeler que chaque acteur politique a un rôle crucial à jouer.

Retour à la vie démocratique normale

La période de suspension a été une épreuve, certes, mais elle a également été un temps de recentrage. Les leaders politiques sont désormais appelés à revenir sur la scène avec une nouvelle vision, une vision où l’intérêt national prime sur les ambitions personnelles. En levant la suspension, le gouvernement tend la main à tous pour que, ensemble, nous puissions œuvrer pour le bien commun.

Cependant, il reste à voir si tous saisiront cette opportunité. L’histoire récente nous a montré que les périodes de crise peuvent être des moments de transformation. Que choisira le Mali ? Une reprise des anciennes habitudes ou une nouvelle dynamique politique ? 

Alors que nous avançons vers cette nouvelle phase, il est crucial pour les acteurs politiques à s’engager avec sincérité et détermination. Pour que, finalement, le Mali puisse naviguer vers des eaux plus calmes, porté par la volonté commune de ses citoyens et de ses leaders.

En ce sens, la levée de la suspension des activités politiques n’est pas seulement un retour à la vie démocratique normale. C’est une chance, une mission renouvelée pour tous ceux qui croient en un Mali uni et fort. Que les leçons de ces derniers mois servent de guide, et que nous puissions ensemble écrire les prochains chapitres de notre histoire nationale avec courage et espoir.

Chiencoro Diarra 

10 juillet 2024 0 comments
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Bassirou DIomaye Faye, nouveau président de la République du Sénégal
A la UneBillet d'humeur

AES et Cédéao : Diomaye Faye peut-il réussir ?

by Chiencoro 9 juillet 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Il y a des missions qui semblent vouées à l’échec avant même d’avoir commencé. Et puis il y a celles confiées à Bassirou Diomaye Faye, récemment élu président du Sénégal, qui relèvent presque de l’utopie. La Cédéao a eu la brillante idée de nommer Diomaye Faye comme facilitateur dans les discussions avec l’Alliance des États du Sahel (AES). C’est une nouvelle casquette pour lui, mais une qui pourrait bien s’avérer trop grande.

Le sommet de la Cédéao du 7 juillet à Abuja, capitale nigériane, a désigné le chef de l’État sénégalais pour cette mission délicate, accompagné de Faure Gnassingbé, le président togolais. On pourrait penser que cette double nomination apporterait du poids à l’initiative, mais les premiers pas de Diomaye Faye ne sont pas des plus rassurants.

« La Cédéao reste ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être »

En mai dernier, Diomaye Faye s’est rendu au Mali et au Burkina Faso, des pays en rupture avec la Cédéao. Et qu’a-t-il accompli ? Pas grand-chose, si l’on en croit ses propres déclarations. « Je ne suis mandaté par aucune instance de la Cédéao », a-t-il insisté. Alors, pourquoi ce voyage ? Une prise de contact, dit-il. 

La réalité est que Bassirou Diomaye Faye se retrouve dans une situation où les portes du dialogue sont non seulement fermées, mais où même les fenêtres semblent condamnées. Il le reconnaît lui-même : « les portes du dialogue sont certes fermées mais il ne faut pas non plus fermer les fenêtres et tirer les rideaux ». Une belle image, certes, mais qui sonne creux face à l’intransigeance des protagonistes.

Lors de cette visite dans les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), il a exprimé le souhait que « la Cédéao reste ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être ». Une noble aspiration, mais peut-être un peu déconnectée de la réalité du terrain. Les trois pays de l’AES ont annoncé la création d’une confédération, un pas majeur vers leur indépendance vis-à-vis de la Cédéao, et ils n’ont manifesté aucune intention de revenir en arrière.

Ne rêvons pas trop !

Diomaye Faye, en bon diplomate, évoque le rôle particulier de la diplomatie sénégalaise. Mais à quoi bon cette respectabilité si elle ne peut influencer le cours des évènements ? Son mandat, dont les détails restent flous, consiste à « travailler à rapprocher les positions, à les réconcilier ». Ambitieux, mais réaliste ? Peu probable.

Il ne manque pas d’optimisme, espérant que d’ici la fin du délai de préavis fixé au 28 janvier 2025, « il y aura assez de discussions qui permettront de réconcilier les positions et de travailler à renforcer l’organisation ». Mais cet optimisme pourrait bien être mal placé. Les discours sur « une grande blessure au panafricanisme » et l’adaptation de la Cédéao aux réalités de son temps peinent à masquer le manque de stratégie concrète.

Diomaye Faye se lance dans une mission qui ressemble de plus en plus à une mission impossible. Les défis sont immenses, les positions irréconciliables, et les marges de manœuvre quasi inexistantes. Peut-être que la Cédéao aurait dû réfléchir à deux fois avant de lancer son nouveau président dans une telle aventure. En attendant, on peut seulement espérer que la « prise de contact » se transforme miraculeusement en succès diplomatique. Mais ne rêvons pas trop.

Chiencoro Diarra

9 juillet 2024 0 comments
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école fondamentale de Néguetabali
A la Une

Néguetabali : là où les briques de l’éducation construisent des rêves

by Chiencoro 8 juillet 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le 6 juillet 2024, à Néguetabali, un petit village du cercle de Bafoulabé, une cérémonie a eu lieu qui mérite d’être célébrée. La pose de la première pierre d’une école fondamentale. Un acte qui pourrait sembler anodin, mais qui en réalité témoigne de la volonté inébranlable du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, de faire de l’éducation une priorité nationale.

Il y a quelques mois, une vidéo virale a secoué la conscience collective. Elle montrait les « conditions surréalistes dans lesquelles les enfants de Néguetabali suivaient leurs cours », rappelle Kalilou Diombéra, représentant du ministre de l’Éducation nationale. Des images qui n’ont pas laissé indifférent le Président de la Transition. Sensible au bien-être de tous les Maliens, il a immédiatement « ordonné que ce problème soit résolu », témoigne Aguibou Dembélé, conseiller spécial du président de la transition. Et voilà que les bases de ce qui deviendra bientôt une école moderne et équipée ont été d’ores et déjà posées.

Les inégalités sociales et les conditions de vie des Maliens 

La nouvelle école comprendra « six salles de classe, une direction-magasin, un bloc de trois latrines, et un mur de clôture », détaille le conseiller spécial du chef de l’État. Les salles de classe seront équipées de « 150 tables-bancs, d’une armoire métallique, de bureaux et de chaises pour les enseignants, et de trois chaises pour les visiteurs », poursuivit-il. En somme, une infrastructure digne de ce nom, prête à accueillir les enfants de Néguetabali dans un environnement adapté et sécurisé.

Ce projet s’inscrit dans un « vaste programme de développement des infrastructures scolaires » initié par le Président Goïta, selon les précisions de M. Diombéra. En effet, depuis son arrivée au pouvoir, le 7 juin 2021, les réalisations en faveur de l’éducation se multiplient. Le chef de cabinet du ministre de l’Éducation a rappelé la construction de « 11 lycées classiques, de deux lycées d’excellence à Kati et à Ségou, de 501 salles de classe à travers le pays, et de la réhabilitation de 1 100 autres ». Des chiffres qui témoignent d’une volonté manifeste de transformer le paysage éducatif malien.

En dédiant « les deux tiers de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales », le président Goïta s’engage à « lutter contre les inégalités sociales et à améliorer les conditions de vie des Maliens », a indiqué Aguibou Dembélé. Les forages inaugurés dans les établissements scolaires, la distribution de « 800 cartons de craies fabriqués par l’Union Malienne des Jeunes Aveugles (UMAV) », et la remise d’équipements informatiques et de dictionnaires sont autant d’initiatives qui visent à garantir une éducation de qualité pour tous, a rappelé le conseiller spécial du chef de l’État.

Un avenir qui se dessine

Ces efforts ne sont pas vains. Ils portent déjà leurs fruits, en offrant aux enfants des conditions d’apprentissage meilleures et en les préparant à devenir les acteurs de demain. Car comme l’a si bien dit le conseiller spécial chargé des œuvres sociales du Président Goïta, « l’éducation est l’âme d’une nation ». Et il est clair que sous son leadership, cette âme se renforce, se fortifie.

Il est également important de souligner la rapidité et l’efficacité avec lesquelles ces projets sont menés. La vidéo virale de Néguetabali a été un cri d’alarme, mais la réponse a été rapide et décisive. Le Président Goïta et son équipe n’ont pas perdu de temps pour transformer la réalité de ces enfants. C’est cette capacité à agir rapidement et efficacement qui fait toute la différence.

Alors que les travaux de construction de cette école fondamentale sont lancés, il est important de prendre un moment pour apprécier la portée de cet acte. Ce n’est pas seulement une école qui est en construction, mais un avenir qui se dessine. Un avenir où chaque enfant malien aura accès à une éducation de qualité, où les inégalités seront réduites, et où chacun pourra contribuer à la construction d’un Mali prospère et souverain.

Chiencoro Diarra 

8 juillet 2024 0 comments
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Afrique de l'Ouest
A la UnePolitique

Le week-end des sommets : l’AES prend les devants, la Cédéao à la traîne

by Sahel Tribune 7 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Ah, le week-end des sommets ! On pourrait croire qu’il s’agit de réunions mondaines, mais en réalité, ce sont des moments décisifs pour l’avenir de notre continent. Ce week-end fut particulièrement chargé pour l’Afrique de l’Ouest. Le 65 ᵉ sommet de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est tenu ce dimanche 7 juillet à Abuja, au Nigeria. La cérémonie s’est ouverte avec un retard de deux heures, un détail qui n’a certainement pas échappé à ceux qui suivent de près ces affaires.

Le sommet de la Cédéao s’est déroulé dans un contexte bien particulier. En effet, il fait suite à un autre rendez-vous de taille, celui de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui s’est tenu la veille, le samedi 6 juillet à Niamey. Et quel sommet ce fut ! Les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont marqué un tournant historique en annonçant la création d’une Confédération. Oui, vous avez bien lu, une Confédération. Une alliance solide pour affronter les défis sécuritaires et économiques de la région.

Différences dans les dynamiques et dans les aboutissements

Mais revenons un instant sur ce retard de deux heures à Abuja. Deux heures, c’est long. Et pourtant, ce n’est qu’un reflet des multiples retards accumulés par la Cédéao dans ses prises de décisions et ses actions. Pendant ce temps, au Sahel, on ne traîne pas. Le sommet de l’AES a été tout sauf ordinaire. Les discours étaient empreints de détermination, et les décisions prises montrent une volonté claire de ne plus dépendre des caprices de la Cédéao.

Il est fascinant de voir comment deux réunions, si proches dans le temps, peuvent être si différentes dans leurs dynamiques et leurs aboutissements. D’un côté, une conférence à huis clos avec des discussions qui tardent à démarrer. De l’autre, une réunion énergique où des pas de géants ont été franchis. Les chefs d’État de l’AES ont démontré que lorsqu’il s’agit de l’avenir de leurs pays, ils sont prêts à prendre des mesures audacieuses et décisives.

La création de cette Confédération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger est une réponse directe aux besoins urgents de leurs populations. Il ne s’agit pas seulement de politique, mais de survie et de développement. Ces pays, souvent frappés par l’instabilité et les attaques terroristes, ont compris qu’ils devaient unir leurs forces pour assurer leur sécurité et leur prospérité. Et cette union ne se limite pas à des paroles. Elle se concrétise par des actions coordonnées, des forces armées conjointes et des projets de développement ambitieux.

Devenir une Cédéao des peuples

Ce week-end des sommets nous rappelle que l’Afrique de l’Ouest est à un carrefour. D’un côté, il y a la Cédéao, avec ses processus souvent lents et bureaucratiques. De l’autre, il y a l’AES, une alliance jeune, mais dynamique, prête à bousculer les traditions pour offrir un avenir meilleur à ses citoyens. Les retards et les huis clos de la Cédéao contrastent fortement avec la clarté et la rapidité d’action de l’AES.

Alors que nous observons ces développements, une question se pose : laquelle de ces approches sera la plus bénéfique pour l’Afrique de l’Ouest ? La réponse semble se dessiner d’elle-même. La Cédéao doit peut-être prendre exemple sur l’AES et accélérer ses processus, devenir plus réactive et plus proche des besoins réels de ses peuples, devenir « une Cédéao des peuples ».

En attendant, nous ne pouvons qu’applaudir l’initiative de l’AES et espérer que ce vent de changement souffle sur toute la région. Le week-end des sommets a été révélateur. Il a montré que l’Afrique de l’Ouest est en mouvement, que des changements profonds sont en cours, et que l’espoir d’un avenir meilleur est bien réel.

Oumarou Fomba  

7 juillet 2024 0 comments
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Sommet des chefs d'Etats de l'AES
ActuPolitique

Première confédération du Sahel : l’AES dévoile ses ambitions

by Chiencoro 7 juillet 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Ce 6 juillet 2024, s’est tenu à Niamey un événement historique : le premier sommet des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES). Dans une ambiance empreinte de solidarité et de détermination, les dirigeants du Mali, du Niger et du Burkina Faso se sont réunis pour concrétiser une vision ambitieuse et commune. Cette rencontre marque un tournant décisif pour ces nations qui, après avoir traversé tant de défis, montrent aujourd’hui une unité et une volonté sans faille de bâtir un avenir meilleur pour leurs peuples.

La devise de cette alliance, créée en septembre 2023, « L’Alliance des États du Sahel : un espace souverain, de sécurité et de prospérité », a résonné tout au long de ce sommet. Le Colonel Assimi Goïta du Mali, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso et le Général Abdourahamane Tiani du Niger ont souligné l’importance de cette collaboration inédite, non seulement pour renforcer leur sécurité commune, mais aussi pour poser les bases d’un développement économique durable.

Banque d’Investissement de l’AES et d’un Fonds de stabilisation

L’une des décisions phares de ce sommet est la création d’une Confédération « Alliance des États du Sahel » (AES). Cette étape significative vers une intégration plus poussée entre les pays membres montre la profondeur de l’engagement de ces nations à travailler ensemble pour leur prospérité mutuelle. En effet, les trois chefs d’État ont adopté un traité instituant cette Confédération, marquant ainsi leur détermination à renforcer la coopération et l’unité dans la lutte contre les menaces sécuritaires et pour le développement socio-économique.

Un autre moment fort a été la mise en place d’une Force unifiée des États du Sahel. Cette force conjointe, créée pour lutter efficacement contre les groupes armés terroristes et la criminalité transnationale organisée, est un symbole puissant de l’unité d’action et de la volonté de ces nations de protéger leurs populations. Les succès déjà enregistrés grâce à la mutualisation des moyens des trois États, notamment la libération de la ville de Kidal au Mali, témoignent de l’efficacité de cette coopération militaire. Les chefs d’État ont exprimé leur satisfaction pour les succès enregistrés, saluant « le professionnalisme, le courage exemplaire et le sens élevé du patriotisme » des Forces de Défense et de Sécurité.

Sur le plan économique, les chefs d’État ont pris des décisions salvatrices. Ils ont instruit leurs ministres compétents de mettre en place des projets structurants dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, et la communication. La création d’une Banque d’Investissement de l’AES et d’un Fonds de stabilisation est également une mesure clé pour soutenir les projets de développement et assurer la stabilité économique de la région. En particulier, les discussions ont mis en lumière l’importance de l’exploitation responsable des ressources souterraines, un potentiel immense pour générer des revenus et créer des emplois dans la région.

Des nations unifiées

Les chefs d’État ont également insisté sur la libre circulation des personnes, des biens et des services, un objectif longtemps prôné mais rarement réalisé. Ils ont instruit leurs ministres de travailler d’arrache-pied pour éliminer les obstacles bureaucratiques et faciliter les échanges entre les populations. Cela reflète une vision énergique où les citoyens du Burkina Faso, du Mali et du Niger pourront se déplacer librement, se sentant chez eux dans chaque pays de l’AES. Comme l’a souligné le Colonel Goïta, « nous ne dirons bientôt plus “les populations respectives de nos pays” mais plutôt “nos populations AES” ».

Ce premier sommet a également mis en lumière l’importance de l’inclusion sociale. Les dirigeants ont réaffirmé leur engagement à améliorer la cohésion sociale, à soutenir la jeunesse, à promouvoir le sport et la culture, et à renforcer l’éducation et la formation professionnelle. Ces initiatives sont essentielles pour bâtir une société résiliente et prospère.

Chiencoro Diarra 

7 juillet 2024 0 comments
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Des militaires en patrouille dans la zone des trois frontières
Sécurité

Sommet de Niamey : l’AES face aux défis de la sécurité dans la zone des trois frontières

by Sahel Tribune 6 juillet 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le 6 juillet 2024 marquera un tournant décisif pour la région du Sahel. À Niamey, les chefs d’État du Mali, du Niger et du Burkina Faso se réuniront pour le premier sommet de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce sommet, loin d’être une simple réunion diplomatique, sera une occasion cruciale pour ces nations de définir une stratégie de coopération militaire visant à sécuriser leur frontière commune, connue sous le nom de zone des trois frontières. Cette région, qui englobe des parties des trois pays, est devenue un foyer de violence djihadiste, posant des défis sécuritaires immenses.

Dans quelques heures s’ouvre à Niamey, capitale du Niger, le 1er sommet du Conseil des Chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023, à Bamako. Il se tient à moins d’un jour de l’ouverture du sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de laquelle se sont retirés le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Une organisation qui pourrait désormais être considérée comme l’ancêtre de la toute nouvelle alliance. 

Création d’une force d’intervention rapide

La zone des trois frontières est le théâtre de conflits incessants, où les groupes armés terroristes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda sévissent sans relâche. Les attaques sont fréquentes, les civils en sont les premières victimes, et les forces de sécurité peinent à contenir la menace. La coopération entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso n’est plus une option, c’est une nécessité vitale pour restaurer la paix et la stabilité dans cette région tourmentée.

Les discussions au sommet de Niamey devront se concentrer sur la mise en place de stratégies communes de lutte contre le terrorisme. Il s’agit d’unir les forces armées des trois pays pour mener des opérations conjointes efficaces. Ces opérations devront être coordonnées, avec un partage de renseignements et une planification tactique intégrée. Les chefs d’État devront convenir de l’établissement de commandements opérationnels conjoints, permettant une réponse rapide et coordonnée aux menaces.

Une des premières étapes pourrait être la création d’une force d’intervention rapide, composée d’unités élites des trois pays, capables de se déployer rapidement dans les zones les plus affectées. Cette force serait soutenue par des moyens logistiques et technologiques avancés, y compris des drones de surveillance et des hélicoptères de combat. Une telle force pourrait non seulement neutraliser les groupes terroristes, mais aussi sécuriser les villages et les routes, permettant ainsi aux populations locales de vivre en paix.

Mise en place de comités de vigilance communautaires

La coopération en matière de renseignement est un autre pilier crucial. Les services de renseignement des trois pays doivent intensifier leurs efforts de collaboration pour surveiller les mouvements des groupes armés, identifier leurs réseaux de soutien et anticiper leurs attaques. Le partage d’informations en temps réel, grâce à des plateformes sécurisées, permettrait d’améliorer l’efficacité des opérations militaires et de réduire les risques pour les forces engagées.

L’aspect économique de la sécurisation ne doit pas être négligé. Les chefs d’État doivent également discuter des moyens de couper les sources de financement des groupes terroristes. Cela implique de surveiller les flux financiers suspects, de contrôler les trafics illégaux et de renforcer les capacités des institutions financières à détecter et à bloquer les transactions liées au terrorisme. Une approche intégrée, combinant actions militaires et financières, est indispensable pour affaiblir durablement les réseaux djihadistes.

La protection des civils est également une priorité. Les populations locales doivent être impliquées dans les efforts de sécurisation. Les chefs d’État pourraient envisager la mise en place de comités de vigilance communautaires, formés et soutenus par les forces de sécurité, pour surveiller et signaler les activités suspectes. De plus, des campagnes de sensibilisation doivent être menées pour renforcer la résilience des communautés face à l’influence des groupes extrémistes.

Début d’une nouvelle ère de collaboration et de sécurité pour le Sahel

Enfin, la dimension humanitaire ne doit pas être oubliée. La guerre contre le terrorisme ne se gagne pas seulement par les armes, mais aussi par le cœur et l’esprit des populations. Les trois pays doivent s’engager à fournir une aide humanitaire aux déplacés internes, à reconstruire les infrastructures détruites et à rétablir les services essentiels dans les zones libérées des groupes terroristes. Un soutien psychologique aux victimes des violences est également crucial pour leur permettre de surmonter les traumatismes.

Le sommet de l’AES à Niamey est une opportunité unique pour le Mali, le Niger et le Burkina Faso de démontrer leur détermination à sécuriser la zone des trois frontières. En renforçant leur coopération militaire, en partageant leurs renseignements et en impliquant les populations locales, ces pays peuvent espérer inverser la tendance de la violence et instaurer une paix durable. La sécurité est un prérequis pour le développement, et seule une alliance forte et résiliente peut garantir un avenir meilleur pour cette région si durement éprouvée. Que ce sommet soit le début d’une nouvelle ère de collaboration et de sécurité pour le Sahel.

Oumarou Fomba 

6 juillet 2024 0 comments
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Niamey
A la UneÉconomie

Les enjeux économiques du 1er Sommet de l’AES à Niamey

by Sahel Tribune 6 juillet 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Ce samedi 6 juillet 2024, Niamey, la capitale du Niger, s’apprête à accueillir un événement historique : le premier sommet des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une rencontre qui, au-delà des enjeux sécuritaires et politiques, mettra en lumière des discussions économiques cruciales pour l’avenir de la région. En effet, les projets d’infrastructure et les accords commerciaux seront au cœur des débats, et il est temps que ces nations, trop souvent reléguées au rang de théâtres de conflits, montrent leur détermination à se frayer un chemin vers la prospérité.

Imaginez un instant un Sahel connecté par des routes modernes, des voies ferrées et des infrastructures énergétiques robustes. Ce rêve, qui semblait si lointain, pourrait bien commencer à prendre forme lors de ce sommet. Les dirigeants du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont une occasion en or de transformer leur vision en réalité. Car après tout, un développement économique solide est la pierre angulaire de toute stabilité durable.

Les routes et les voies ferrées 

Prenons par exemple les projets de routes transfrontalières. Actuellement, les échanges commerciaux entre ces pays sont souvent entravés par des infrastructures vétustes ou inexistantes. Une route moderne reliant Bamako à Ouagadougou, puis à Niamey, faciliterait non seulement le commerce, mais aussi la mobilité des personnes, créant ainsi un dynamisme économique sans précédent. Les discussions lors de ce sommet devraient donc impérativement inclure des plans détaillés pour le financement et la réalisation de telles infrastructures.

Les voies ferrées sont un autre sujet brûlant. Le potentiel d’une ligne de chemin de fer reliant les trois pays est immense. Elle pourrait révolutionner le transport de marchandises, réduire les coûts logistiques et attirer des investissements étrangers. Les chefs d’État doivent s’engager fermement à trouver les partenaires techniques et financiers nécessaires pour concrétiser ce projet ambitieux. 

Infrastructures énergétiques et compagnie aérienne 

Et que dire des infrastructures énergétiques ? Le Sahel regorge de ressources naturelles inexploitées qui pourraient être le levier de son développement économique. Des projets de centrales solaires, par exemple, pourraient non seulement répondre aux besoins énergétiques locaux, mais aussi permettre l’exportation d’électricité vers d’autres régions. Les discussions au sommet de Niamey devraient donc inclure des stratégies pour attirer les investissements dans le secteur énergétique, tout en veillant à la durabilité et à l’inclusivité de ces projets.

Un projet particulièrement innovant qui pourrait voir le jour est la création d’une compagnie aérienne régionale reliant le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Cette compagnie aérienne faciliterait les déplacements entre les capitales et les principales villes de ces pays, stimulant ainsi le tourisme et les affaires. Elle pourrait également servir de modèle de coopération régionale, en supposant que des infrastructures modernes peuvent transformer les économies et rapprocher les peuples. Les dirigeants de l’AES doivent saisir cette opportunité pour discuter des modalités de création et de fonctionnement de cette compagnie aérienne, en partenariat avec des investisseurs privés et des investisseurs institutionnels.

Le commerce, les richesses souterraines et la coopération 

Les accords commerciaux, quant à eux, sont essentiels pour dynamiser l’économie régionale. Les chefs d’État doivent négocier des accords qui favorisent la libre circulation des biens et des services, tout en protégeant les industries locales. Il est temps que ces pays sortent de l’ombre économique en créant un marché commun qui attirera les investisseurs et stimulera la croissance.

Un autre point crucial de ces discussions économiques est l’exploitation des ressources souterraines. Le Sahel est riche en ressources minérales telles que l’or, l’uranium, le fer, le Lithium, et d’autres minerais précieux. Une exploitation bien gérée de ces ressources pourrait générer des revenus considérables pour les économies locales et créer des emplois. Les chefs d’État doivent s’assurer que l’exploitation de ces ressources se fait de manière responsable et durable, impliquant les communautés locales et en veillant à ce que les bénéfices soient équitablement répartis.

Ce sommet est également l’occasion de renforcer la coopération dans le domaine de l’agriculture. Le Sahel, avec ses vastes terres arables, a le potentiel de devenir un grenier pour l’Afrique de l’Ouest. Les dirigeants doivent s’accorder sur des politiques communes pour moderniser l’agriculture, améliorer les techniques de production et garantir la sécurité alimentaire. Les échanges de savoir-faire et les projets communs pourraient transformer cette région en un pôle agricole dynamique.

Le développement économique, moteur de la paix et de la prospérité

Enfin, n’oublions pas le rôle des jeunes et des femmes dans ce développement économique. Les projets d’infrastructure et les accords commerciaux doivent inclure des programmes de formation et de soutien à l’entrepreneuriat pour ces groupes souvent marginalisés. Leur inclusion est non seulement une question de justice sociale, mais aussi un impératif économique. Les femmes et les jeunes sont les piliers de l’innovation et de la croissance, et leur potentiel doit être pleinement exploité.

Le sommet de l’AES à Niamey n’est plus qu’une simple réunion de chefs d’État. C’est une opportunité de tracer un chemin clair vers un avenir de prospérité et de stabilité pour le Sahel. Les projets d’infrastructure, y compris la création d’une compagnie aérienne régionale et l’exploitation responsable des ressources souterraines, ainsi que les accords commerciaux qui seront discutés peuvent transformer cette région, à condition que les dirigeants montrent la volonté politique nécessaire pour les réaliser. Nous espérons que ce sommet marquera le début d’une nouvelle ère pour le Sahel, une ère où le développement économique deviendra le moteur de la paix et de la prospérité.

Younouss Coulibaly

6 juillet 2024 0 comments
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