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Donald Trump, le poing en l'air après la tentative d'assasinat
Analyses

Donald Trump, le survivant : la tentative d’assassinat qui fait débat

by Sahel Tribune 14 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Ce samedi 13 juillet 2024, l’Amérique a été secouée par une scène tragique et surréaliste digne d’un thriller politique. Lors d’une rencontre à Butler, en Pennsylvanie, l’ex-président américain, Donald Trump, a été blessé à l’oreille après plusieurs tirs qui ont fait un mort et deux blessés graves parmi les spectateurs.

Les États-Unis sont en proie à une effervescence politique sans précédent. L’ancien président Donald Trump, âgé de 78 ans, a été blessé lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie. Samedi dernier, une série de tirs a éclaté en plein rassemblement, faisant un mort et deux blessés graves parmi les spectateurs. La victime décédée, Corey Comperatore, était un ancien pompier de 50 ans, selon le gouverneur de l’État. Trump, touché à l’oreille droite, a été évacué la joue ensanglantée. Mais avant de quitter les lieux, il a levé le poing en signe de défi, appelant à « combattre ». « J’ai été touché par une balle qui m’a transpercé l’oreille droite », a-t-il déclaré plus tard.

Une tentative d’assassinat ou une stratégie de victimisation ?

La tentative d’assassinat contre Donald Trump laisse planer un flou politique sur le pays. Une question brûle toutes les lèvres : est-ce un acte de pure violence ou une manœuvre politique habile ? Trump, toujours maître de la communication, pourrait bien exploiter cet incident pour se poser en victime et rallier encore plus de soutien. Après tout, l’histoire montre que les hommes politiques victimisés gagnent souvent la sympathie populaire.

En revanche, cette attaque pourrait aussi démontrer l’échec de la politique sécuritaire de Joe Biden. Le président en exercice pourrait se voir accusé de ne pas avoir su protéger son adversaire, ce qui serait un coup dur en pleine campagne électorale. Pire encore, certains suggèrent que Biden pourrait être indirectement responsable, par une tentative d’éliminer un rival redouté qui n’a pas été tendre avec lui ces derniers temps.

Sorti vivant de cette tentative d’assassinat, Trump est glorifié par ses partisans, presque divinisé. Pour eux, il devient un surhomme, un leader indestructible. Le soutien populaire à Trump pourrait connaître un pic, propulsant son image de combattant invincible. Ce genre de scénario n’est pas nouveau ; l’histoire politique américaine est parsemée de figures qui ont su tourner des tragédies à leur avantage.

 Une enquête fédérale en cours

La police fédérale américaine, le FBI, a confirmé que l’auteur de la tentative d’assassinat a agi seul. Kevin Rojek, agent du FBI en Pennsylvanie, a précisé que les enquêteurs n’ont pour le moment « pas identifié d’idéologie apparentée » au tireur. Le fusil semi-automatique utilisé, acheté légalement, met l’accent sur les failles potentielles du contrôle des armes à feu. L’enquête se poursuit, explorant la piste d’un « potentiel acte de terrorisme intérieur ».

Cet incident tragique s’inscrit dans un contexte déjà tendu, où chaque événement est scruté et analysé sous tous les angles possibles. Les partisans de Trump le voient comme un héros ressuscité, tandis que ses adversaires craignent une montée en flèche de son influence. Dans ce théâtre politique, les acteurs principaux jouent leur rôle à la perfection, laissant le public américain dans une attente fébrile des prochains actes.

La tentative d’assassinat de Donald Trump, qu’elle soit le résultat de circonstances chaotiques ou d’une stratégie politique, marque un tournant dans la campagne électorale. Les États-Unis, déjà divisés, sont désormais face à une nouvelle épreuve, où la politique de la peur et de la victimisation pourrait bien redessiner les contours du pouvoir.

Oumarou Fomba

14 juillet 2024 0 comments
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Effondrement d'un immeuble à Ségou
A la UneSécurité

Tragédie à Lafiabougou : trois morts et quatre blessés dans un effondrement

by Chiencoro 14 juillet 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Ce samedi 13 juillet 2024, un bâtiment en construction s’est effondré à Lafiabougou, Ségou, causant la mort de trois personnes et blessant quatre autres. L’incident tragique a eu lieu dans la matinée, mobilisant rapidement les secours locaux pour tenter de sauver les victimes.

Lafiabougou a été frappé par une tragédie qui a laissé la communauté sous le choc. Au petit matin, alors que la ville s’éveillait à ses activités quotidiennes, un bâtiment en construction s’est soudainement effondré, emportant avec lui la vie de trois personnes et blessant quatre autres. Parmi les victimes, une femme enceinte, des enfants et des adultes qui n’avaient cherché qu’un abri contre une fine pluie. 

Une catastrophe évitable ?

La direction régionale de la protection civile de Ségou, sous la direction du Lt/Col Sapeur-pompier Nouhoum Coulibaly, a immédiatement déployé des équipes de secours pour tenter de sauver ceux qui étaient piégés sous les décombres. Grâce à leurs efforts, les blessés ont été rapidement transportés vers des établissements de santé pour recevoir des soins d’urgence. Malheureusement, pour trois personnes, il était déjà trop tard. Les corps des défunts ont été conduits à la morgue, attendant que leurs familles puissent leur rendre un dernier hommage.

Face à cette situation dramatique, il est impossible de ne pas se poser des questions. Comment un bâtiment en construction peut-il s’effondrer ainsi ? Les autorités de la protection civile et les responsables de l’urbanisme ont rappelé l’importance de respecter strictement les normes de construction. Il est crucial que chaque chantier soit mené dans le respect des régulations en vigueur pour éviter de telles catastrophes.

Un appel à la vigilance

Ce tragique incident doit servir de rappel. La sécurité des constructions n’est pas une option, mais une obligation. Chaque brique posée, chaque mur érigé doit respecter des normes précises pour garantir la sécurité de tous. Ce n’est pas seulement une question de conformité légale, mais de responsabilité morale envers ceux qui vivent et travaillent autour de ces structures.

Il est difficile de ne pas penser à l’effondrement d’un immeuble dans le quartier huppé de l’ACI 2000 à Bamako, le 30 juin 2023, qui a fait les gros titres et relancé une fois de plus le débat sur la qualité des matériaux utilisés et le respect des normes de construction par les entreprises de construction locales. Quelques jours après cet incident, les techniciens du bâtiment ont donné chacun son avis.

Avant l’effondrement de cet immeuble, la direction générale du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) avait rendu publique une note technique attirant l’attention des consommateurs et des plus hautes autorités du pays sur la qualité du fer utilisé dans la construction des bâtiments et des grandes infrastructures.  

Les tragédies comme celle de Ségou nous rappellent cruellement les conséquences de la négligence. La communauté locale, les autorités et les professionnels de la construction doivent travailler ensemble pour prévenir de telles catastrophes. Respectons les règles, non par crainte de sanctions, mais par respect pour la vie humaine.

Chiencoro Diarra 

14 juillet 2024 0 comments
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Des drogues saisies
Économie

Sénégal : la douane déjoue une tentative de trafic de drogue de plus de 20 milliards de FCFA

by Bakary FOMBA 12 juillet 2024
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Au Sénégal, la récente saisie de plus de 360 kilos de cocaïne, effectuée par les douanes sénégalaises dans la région de Koumpentoum, soulève de nombreuses questions et met en lumière les défis persistants liés au trafic de drogue en Afrique de l’Ouest.

Tout en témoignant de l’ampleur du trafic de drogue dans la région ouest-africaine, cette importante saisie confirme le Sénégal comme un important point de transit pour les trafiquants opérant en provenance des pays voisins. Elle souligne également la complexité des réseaux de trafiquants qui opèrent dans la région et leur capacité à éviter les contrôles frontaliers pour acheminer la drogue vers l’Europe et d’autres marchés internationaux.

La rentabilité des opérations

Face à cette situation gravissime, les douanes sénégalaises ont intensifié leurs efforts pour lutter contre le fléau en multipliant les interceptions de chargements en provenance des pays voisins tels que la Gambie, la Guinée-Bissau et le Mali.

La quantité de cocaïne saisie, évaluée à plus de 360 kilos et d’une valeur de plus de 44 millions d’euros, soit une valeur de 29,2 milliards de francs CFA, met en évidence l’importance économique du trafic de drogue et la rentabilité des opérations pour les trafiquants. Les réseaux de trafiquants sont de plus en plus sophistiqués, comme en témoigne la méthode de dissimulation sous le plateau du camion, démontrant la nécessité pour les autorités de renforcer leurs moyens de détection.

Par ailleurs, cette énième saisie souligne l’importance de la coopération régionale dans la lutte contre le trafic de drogue en Afrique de l’Ouest. Il est crucial que les pays de la région unissent leurs efforts et partagent des informations pour démanteler les réseaux de trafiquants et renforcer la sécurité aux frontières.

Bakary Fomba

12 juillet 2024 0 comments
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prison de Koutoukalé
Sécurité

Le grand échappé de Koutoukalé : la forteresse imprenable a cédé

by Sahel Tribune 12 juillet 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Hier, jeudi 11 juillet 2024, le Niger a été secoué par une évasion des plus spectaculaires. La prison de haute sécurité de Koutoukalé, proche de Niamey, a été le théâtre d’une mutinerie impressionnante. Des centaines de détenus, dont de nombreux terroristes, ont réussi à s’échapper, sous les yeux ébahis des forces de sécurité.

Imaginez la scène : à la mi-journée, des tirs et des explosions retentissent à l’intérieur de cette forteresse réputée inviolable, selon les informations rapportées par un média occidental. Les gardes, d’abord stupéfaits, se retrouvent rapidement submergés par les mutins déterminés. En quelques minutes, les détenus prennent le dessus, franchissant les portes blindées, les barbelés, et même les tranchées profondes qui entourent la prison, indique la même source. Avec pour butin des armes et des véhicules, ils disparaissent dans la nature, laissant derrière eux une prison dévastée.

Un communiqué radio du ministre nigérien de l’Intérieur est diffusé rapidement, alertant tous les gouverneurs et appelant les chefs de villages et les leaders religieux à dénoncer tout individu suspect. La région du fleuve Niger, particulièrement Niamey et Tillabéri, est mise en état d’alerte maximale, avec un couvre-feu instauré à Tillabéri pour tenter de contenir la situation.

La confiance en la forteresse de Koutoukalé a été ébranlée

Comment cette évasion a-t-elle été possible ? La prison de Koutoukalé, souvent décrite comme imprenable, avait déjà résisté à des attaques de jihadistes venus de la frontière malienne, rappelait ce média occidental. Alors, comment ces détenus ont-ils réussi là où des groupes armés organisés avaient échoué ? C’est la question qui brûle les lèvres de tous, et à laquelle une enquête devra répondre.

En attendant, l’évasion de Koutoukalé est un rappel brutal des failles de notre système sécuritaire. Une prison censée être un modèle de sécurité a été mise à genoux par ceux qu’elle était supposée contenir. Pour les habitants de la région, c’est un jour de peur et d’incertitude. Pour les autorités, c’est un signal d’alarme et une honte difficile à digérer.

Dans les jours à venir, les forces de sécurité nigériennes auront fort à faire pour retrouver et capturer les évadés. Les questions sur la sécurité des prisons et l’efficacité des mesures de surveillance ne manqueront pas d’alimenter les débats. En attendant, une chose est sûre : la confiance en la forteresse de Koutoukalé a été sévèrement ébranlée.

Oumarou Fomba 

12 juillet 2024 0 comments
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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
A la UnePolitique

Burkina Faso : Traoré frappe, le Bénin répond

by Sahel Tribune 12 juillet 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Il semble que le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, ait décidé de jouer la carte de la confrontation diplomatique lors de son discours du jeudi 11 juillet. Dans une adresse de plus d’une heure et demie aux « forces vives » du Burkina Faso, Traoré n’a pas mâché ses mots en accusant ses voisins ivoirien et béninois de vouloir déstabiliser son pays.

« Nous n’avons rien contre le peuple ivoirien, mais nous avons quelque chose avec ceux qui dirigent la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré, insinuant qu’Abidjan héberge un centre d’opérations destiné à déstabiliser le Burkina Faso. Le capitaine promet même de montrer des « preuves physiques ». L’accusation envers le Bénin n’est pas en reste, avec des allégations concernant des bases françaises au nord du pays, présentées comme des centres d’opérations terroristes. Des accusations rejetées en bloc par Paris et Cotonou.

Mais pourquoi ce besoin de pointer du doigt ses voisins ? Peut-être parce que, tourner le dos à la France et prôner la souveraineté nationale ne suffit pas à résoudre les problèmes internes du Burkina Faso. Dans son discours, Traoré a également affirmé vouloir récupérer les permis d’exploitation minière pour que son pays puisse exploiter ses ressources, notamment l’or. Une noble intention !

Déplacer les problèmes en faisant semblant de les régler

La réponse du Bénin ne s’est pas fait attendre. Le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, a répliqué, sur son compte Twitter, avec vigueur : « C’est l’hôpital qui se moque de la charité. Les attaques terroristes enregistrées par le Bénin à ce jour, dont la grande majorité a été déjouée par nos FSD (Force de sécurité et de défense), sont l’œuvre de gens venant de l’autre côté de nos frontières avec le Burkina-Faso et le Niger. » Une mise au point claire et cinglante qui dénonce le populisme et la désinformation.

« Le populisme n’a qu’une seule vertu : c’est de déplacer les problèmes en faisant semblant de les régler. Tôt ou tard, les populations se rendront compte qu’elles ont été abusées. » Une déclaration qui résonne comme un rappel à la réalité. Au-delà des discours enflammés, la stabilité et le progrès d’une nation ne peuvent se construire sur des accusations sans fondement et des tentatives de division.

Il est temps de rappeler à tous les leaders que la vraie souveraineté se construit dans la paix, la collaboration et la vérité, et non par des discours incendiaires qui ne font qu’envenimer des relations déjà fragiles.

Oumarou Fomba 

12 juillet 2024 0 comments
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Donald Trump
A la UnePolitique

Comment une nouvelle présidence Trump pourrait changer le commerce mondial

by Chiencoro 11 juillet 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Trump Risk Index, publié ce 11 juillet 2024, évalue les impacts potentiels d’une nouvelle présidence Trump sur le commerce, la sécurité et l’immigration mondiaux. Ce rapport analyse les vulnérabilités économiques des partenaires des États-Unis en cas de retour de Trump à la Maison Blanche.

L’élection présidentielle américaine de novembre sera sans aucun doute un événement charnière pour l’économie mondiale et la géopolitique. L’Economist Intelligence Unit (EIU) a développé le Trump Risk Index (TRI) pour évaluer l’exposition de chaque pays à une éventuelle présidence Trump. Cette analyse complète se penche sur les implications du retour au pouvoir de Donald Trump, en évaluant la vulnérabilité des 70 plus grands partenaires commerciaux des États-Unis dans trois domaines clés : le commerce, l’immigration et la sécurité.

Commerce : tarifs douaniers et protectionnisme

L’une des principales préoccupations sous la présidence Trump est l’imposition de droits de douane et de restrictions commerciales plus élevés. Le TRI attribue une pondération de 40 % à ce facteur, anticipant que Trump donnerait suite à son intention d’imposer des droits de douane généraux sur les importations américaines, potentiellement un taux forfaitaire de 10 %. Cette approche pourrait inclure des mesures punitives supplémentaires sur les importations politiquement sensibles comme l’acier. 

Les principaux partenaires commerciaux des États-Unis, en particulier le Mexique, la Chine et le Canada, sont les plus exposés à ces changements politiques potentiels. Le Mexique se classe au premier rang avec un score d’exposition de 71,4, en raison de sa forte exposition au commerce et à l’immigration.

Sécurité : s’adapter à des États-Unis plus isolationnistes

L’aspect du partage du fardeau de la sécurité pèse également 40 % dans le TRI. On s’attend à ce que l’administration Trump rende l’aide militaire américaine plus conditionnelle, cherchant à rééquilibrer les relations clés en matière de défense en faisant pression sur les alliés pour qu’ils contribuent davantage financièrement et matériellement. 

Des pays comme l’Allemagne et le Japon, qui ont des liens de sécurité étroits avec les États-Unis mais dépensent une part relativement faible de leur PIB pour la défense, sont très exposés. L’Allemagne, en particulier, se classe au troisième rang en termes d’exposition globale en raison de sa dépendance à l’égard des dispositions de sécurité américaines et de son important excédent commercial avec les États-Unis.

Immigration : contrôles plus stricts et implications économiques

La politique d’immigration, pondérée à 20 % dans le TRI, est un autre sujet de préoccupation critique. Sous une administration Trump, il y aurait probablement une augmentation du financement de la protection du mur frontalier et d’autres stratégies de dissuasion, ainsi qu’un accent sur les expulsions de migrants et des restrictions sur les voies légales pour la migration internationale de main-d’œuvre et les études. 

Les pays d’Amérique latine, en particulier le Salvador et le Honduras, sont les plus vulnérables en raison de leur dépendance économique à l’égard des envois de fonds en provenance des États-Unis. Tout durcissement des politiques d’immigration américaines pourrait avoir des retombées importantes sur ces économies.

Réponses stratégiques pour atténuer les risques

Les gouvernements et les entreprises peuvent adopter plusieurs stratégies pour atténuer les risques associés à une présidence Trump. Par exemple, la mise en place de contrôles appropriés pour empêcher la réexportation de produits chinois afin d’éviter les droits de douane et les achats de produits agricoles et énergétiques américains ordonnés par l’État pourrait aider à remédier aux déséquilibres commerciaux. De plus, favoriser des relations étroites entre dirigeants peut également s’avérer bénéfique. Des exemples historiques, tels que l’ancien Premier ministre japonais Abe Shinzo qui a obtenu des concessions commerciales en courtisant soigneusement Trump, illustrent comment les efforts diplomatiques peuvent influencer les résultats politiques.

Le TRI souligne l’exposition significative de divers pays aux changements de politique attendus sous l’administration Trump, en particulier dans les domaines du commerce, de la sécurité et de l’immigration. Bien que les risques soient considérables, des mesures proactives et une diplomatie stratégique peuvent aider à atténuer certaines des répercussions négatives potentielles. Alors que la communauté mondiale se prépare à l’issue de l’élection présidentielle américaine, les informations fournies par le TRI servent de guide précieux pour naviguer dans les complexités d’une nouvelle présidence Trump.

Chiencoro Diarra 

11 juillet 2024 0 comments
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Digitalisation de l'administration publique au Mali
Économie

Digitalisation au Mali : une réponse à la corruption et à l’informel

by Sahel Tribune 10 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Conseil des ministres de ce mercredi 10 juillet 2024 a marqué une étape décisive pour le Mali. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, un projet de décret a été adopté, fixant les principes de la digitalisation des moyens de paiement dans les services publics. Cette annonce s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de lutte contre la corruption, mais saura-t-elle répondre aux attentes de la population ?

Le Mali, à l’instar d’autres pays, a connu d’importantes mutations technologiques au cours de la dernière décennie. Ces transformations, bien que nécessaires pour s’adapter à un écosystème de plus en plus complexe et basé sur les solutions numériques, se sont souvent heurtées à des obstacles. « Malgré la disponibilité desdites solutions, un grand nombre d’opérations de paiement de l’État, des établissements publics nationaux, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics continuent de s’effectuer en espèce et par chèque », souligne le communiqué du Conseil des ministres. Une réalité qui freine la fluidité des transactions et ouvre la porte à des pratiques douteuses.

Lutter efficacement contre la corruption et l’enrichissement illicite

Ce projet de digitalisation vise à répondre à plusieurs enjeux cruciaux. En modernisant la gestion des finances publiques, il ambitionne de sécuriser les ressources de l’État, de réduire l’informel et de renforcer l’inclusion financière. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, lors de son déplacement à Sikasso le 22 juin 2024, avait déjà donné le ton. « Désormais, du paiement des contraventions à la police jusqu’à l’accès aux actes de naissance à la mairie, en passant par l’obtention des marchés publics et des certificats de nationalité, tout sera digitalisé avec un accès garanti et sécurisé », avait-il déclaré.

L’objectif affiché est ambitieux : lutter efficacement contre la corruption et l’enrichissement illicite sous toutes ses formes. « Avec la digitalisation de l’administration publique, plus besoin de passer des journées entières sous le soleil, plus besoin de payer des dessous-de-table pour acquérir tel ou tel document », a expliqué Assimi Goïta. Cette promesse, si elle se réalise, pourrait transformer radicalement la vie des citoyens maliens, leur offrant un accès instantané à leurs documents administratifs.

Le gouvernement mise sur les compétences locales pour mener à bien cette révolution numérique. « Ce travail de digitalisation de l’administration publique sera réalisé par des Maliens compétents en informatique », a précisé le Président. Une référence à l’équipe d’experts bénévoles qui avait su récupérer et sécuriser les données de la population malienne, illustrant la confiance placée dans le savoir-faire national.

Une administration plus transparente, plus efficace et plus proche des citoyens

Cependant, des questions subsistent. La mise en œuvre de cette digitalisation sera-t-elle à la hauteur des attentes ? Le Mali est-il prêt à embrasser cette modernité sans laisser personne sur le bord de la route ? Les infrastructures nécessaires sont-elles en place pour garantir un accès équitable à tous les citoyens, y compris ceux vivant dans les zones les plus reculées ?

Le chemin vers une administration totalement digitalisée est semé d’embûches, mais il est aussi porteur d’espoir. En dédiant ses efforts à cette transformation, le gouvernement montre une volonté de changer les choses en profondeur. « Cette évolution numérique facilitera l’accès aux documents pour les citoyens et contribuera au renflouement des caisses de l’État », avait affirmé le Colonel Goïta. Un engagement fort qui devra se traduire par des actions concrètes et efficaces.

La digitalisation des services publics au Mali est une entreprise salvatrice et nécessaire. Elle porte en elle l’espoir d’un futur où l’administration sera plus transparente, plus efficace et plus proche des citoyens. Mais pour que cet espoir devienne réalité, il faudra une mise en œuvre rigoureuse et une volonté politique sans faille. Le défi est de taille, mais les bénéfices en valent la peine. Le Mali est à l’aube d’une nouvelle ère, et il appartient à chacun de contribuer à ce changement. 

Oumarou Fomba 

10 juillet 2024 0 comments
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