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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
A la UnePolitique

Niamey : un sommet pour l’activation officielle de l’AES

by Chiencoro 5 juillet 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Comme un arbre qui enfonce ses racines profondément dans le sol pour se préparer à affronter les tempêtes, l’Alliance des États du Sahel (AES) se forge lentement mais surement. Créée le 16 septembre 2023 par le Mali, le Niger et le Burkina Faso, l’AES a traversé des turbulences qui ont fait douter certains de sa viabilité. Mais aujourd’hui, un signe fort émerge : les chefs d’État des trois pays se réuniront à Niamey, au Niger, ce samedi 6 juillet 2024, pour un sommet extraordinaire. 

Cette réunion historique marquera l’activation officielle de l’AES, une organisation régionale née de la volonté de mutualiser les efforts de lutte contre l’insécurité et de promouvoir le développement socio-économique dans la région du Sahel. Le colonel Assimi Goïta du Mali, le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso et le général Abdrahamane Tiani du Niger se retrouveront pour discuter des défis communs et identifier des solutions régionales concertées.

Devoir d’assistance et de secours

L’attente est grande pour ce sommet. Les populations des trois pays espèrent que cette rencontre marquera un tournant décisif dans la lutte contre le terrorisme et la pauvreté. Ils veulent voir leurs dirigeants unir leurs forces pour bâtir un avenir meilleur, loin des manipulations politiques et des conflits incessants.

Depuis sa création, l’AES a été confrontée à des scepticismes et des obstacles. La récente campagne orchestrée contre le président burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, a renforcé les doutes sur la viabilité de cette alliance. Certains pensaient même que la chute de Traoré marquerait la fin de ce projet. Mais contre toute attente, le déploiement de militaires maliens au Burkina Faso pour soutenir Traoré a montré que la solidarité entre ces nations était plus forte que les divisions.

La Charte du Liptako-Gourma, qui régit cette alliance, stipule en son article 6 que « toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du territoire d’une ou plusieurs Parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres Parties ». Cette clause engage un devoir d’assistance et de secours de toutes les Parties, y compris l’emploi de la force armée pour rétablir et assurer la sécurité. Le geste des militaires maliens est un témoignage fort de cet engagement.

« Qui veut aller loin ménage sa monture »

Une des aspirations des populations de l’AES est la création d’une monnaie commune et la sortie du franc CFA, vestige de la colonisation. Après leur retrait de la CEDEAO début 2024, les trois pays veulent se libérer des sanctions injustes et inhumaines imposées par cette organisation régionale après les coups d’État successifs. Ils souhaitent une indépendance économique réelle et la mise en place de politiques qui répondent à leurs besoins.

Le sommet de Niamey est crucial. Il marquera le début d’une nouvelle ère pour le Sahel. La patience et la résilience sont les maîtres-mots de cette entreprise. Les retards et les défis ne sont pas des signes de faiblesse, mais des indications que les bases de cette alliance sont en train d’être solidement établies. 

« Qui veut aller loin ménage sa monture », dit le proverbe. Les dirigeants de l’AES semblent avoir compris cette sagesse. Ils ont pris le temps de renforcer les fondations de leur alliance, conscients que pour construire quelque chose de durable, il faut commencer par le bas. Les sommets ministériels qui ont précédé cette rencontre des chefs d’État étaient des étapes nécessaires, mais c’est maintenant que les choses sérieuses commencent.

L’AES n’est pas une manipulation politique ou un projet éphémère, mais une réelle ambition de souveraineté et de stabilité pour l’Afrique de l’Ouest. Niamey pourrait bien devenir le symbole de cette nouvelle dynamique, le lieu où les rêves d’une région plus unie et plus forte commencent à prendre forme.

Chiencoro Diarra 

5 juillet 2024 0 comments
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Armée nigérienne
A la UneSécurité

Riposte sanglante de l’armée nigérienne contre les djihadistes

by Sahel Tribune 4 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Depuis l’attaque terroriste du 25 juin, qui a coûté la vie à vingt soldats et à un civil, l’armée nigérienne mène une riposte d’une violence inouïe, laissant des dizaines de victimes chaque jour. Les djihadistes ont frappé près du village de Tassia, dans le département de Téra, à la frontière burkinabée. En réponse, l’armée nigérienne a annoncé, jeudi 4 juillet, avoir éliminé « plus de 100 terroristes » lors d’opérations aériennes et terrestres. 

Dans son dernier bulletin, l’armée du Niger a assuré que « les opérations terrestres et aériennes se [poursuivaient] pour neutraliser le groupe terroriste responsable de l’attaque de Tassia ». On imagine les hélicoptères tourbillonnant dans le ciel, les drones zébrant l’horizon et les troupes au sol avançant avec une détermination farouche. Une guerre sans répit, sans merci.

Stratégie de terre brûlée

Le 25 juin, une coalition de groupes armés a semé la mort près de Tassia. Vingt soldats d’une opération antiterroriste et un civil ont été tués. Une violence qui semble sans fin, un cycle de représailles et de contre-représailles. L’armée nigérienne, dans sa riposte, a abattu « plusieurs dizaines de terroristes », une vengeance rapide et brutale.

Depuis cette attaque, la région frontalière du Burkina Faso est en ébullition. Entre le 30 juin et le 3 juillet, des opérations à Kolman, Dougouro, et Bankilaré ont permis de « neutraliser huit terroristes » et d’en arrêter dix-neuf autres. Le 1er juillet, une frappe de drone a tué « au moins 20 terroristes » et détruit leur logistique à proximité de Kokoloko, une vallée devenue un champ de bataille. Le sang coule et les statistiques s’accumulent dans une sinistre comptabilité.

Les raids et les fouilles se succèdent, créant une atmosphère de guerre permanente dans cette région. Le 26 juin, l’armée avait déjà annoncé avoir tué « une trentaine de terroristes » dans la même zone, détruisant leurs moyens de guerre lors d’un raid aérien. Une série d’actions militaires qui semblent répondre à une stratégie de terre brûlée.

Les opérations militaires ne suffisent pas à ramener la paix

Le Niger, dirigé par des militaires depuis le coup d’État de juillet 2023, doit également faire face aux violences de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) dans son sud-est. Le pays est en proie à des conflits multiples, chacun nourrissant l’autre, dans une spirale infernale.

Ces événements nous rappellent à quel point la situation au Sahel est complexe et désespérante. Les opérations militaires, aussi nécessaires soient-elles pour neutraliser les menaces immédiates, ne suffisent pas à ramener la paix et la stabilité. Il est urgent de trouver des solutions durables, d’apporter des réponses politiques et économiques pour arracher cette région au cycle infernal de la violence.

En attendant, le sang continue de couler, les chiffres des victimes s’accumulent, et la population locale, prise au piège, tente de survivre dans un environnement de plus en plus hostile. Les bruits des balles et des bombes résonnent dans les vallées et les plaines du Niger, tandis que les espoirs de paix semblent toujours plus lointains.

Oumarou Fomba 

4 juillet 2024 0 comments
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CAN 2025
A la UneSport

CAN 2025 : tirage au sort, entre retrouvailles et défis

by Sahel Tribune 4 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Ah, le tirage au sort des éliminatoires de la CAN 2025 au Maroc ! Une autre de ces cérémonies où les destins des équipes se dessinent, où les rêves se construisent et où les frissons se partagent. Ce jeudi 4 juillet à Johannesburg, en Afrique du Sud, l’évènement a tenu toutes ses promesses. Et que dire de ce tirage ? Pour certains, c’est un chemin pavé de roses, pour d’autres, un parcours semé d’embûches.

Les champions d’Afrique ivoiriens peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Placés dans un groupe avec la Zambie, la Sierra Leone et le Tchad, on peut dire qu’ils ont eu la main heureuse. Emerse Faé, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, n’a pas eu à transpirer devant les noms tirés de l’urne. Il peut déjà se préparer à peaufiner sa stratégie sans trop de craintes apparentes.

Des retrouvailles 

Parlons des chocs maintenant. Maroc-Gabon, RDC-Guinée, Sénégal-Burkina Faso… des affiches qui promettent des étincelles. La RDC et la Guinée se retrouvent après leur affrontement en quarts de finale de la CAN 2024. Des retrouvailles qui ne manqueront pas de piquant. Ces matches sont souvent plus qu’un simple jeu ; ils sont des rendez-vous avec l’histoire, des moments où la passion et la rivalité atteignent leur paroxysme.

Et puis, il y a les malchanceux de ce tirage. La Tunisie, par exemple, doit affronter le trio tenace de Madagascar, des Comores et de la Gambie dans le groupe A. C’est un groupe où chaque match promet d’être une bataille, où chaque point sera âprement disputé. La Tunisie devra montrer toute sa détermination pour sortir indemne de cette poule.

Les qualifications s’annoncent longues, étalées sur six journées entre septembre et novembre 2024. Mais avec la CAF, rien n’est jamais gravé dans le marbre. La phase finale a déjà été décalée, prévue désormais du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. On peut s’attendre à d’autres ajustements en cours de route.

Ces éliminatoires concernent 48 nations réparties en 12 groupes de quatre équipes. Les deux premiers de chaque poule (sauf le groupe du Maroc) décrocheront leur billet pour la phase finale. Un seul qualifié dans le groupe A, bien sûr, puisque le Maroc est qualifié d’office en tant que pays hôte.

Les Groupes des Éliminatoires

Jetons un œil aux groupes :

– Groupe A : Tunisie, Madagascar, Comores, Gambie

– Groupe B : Maroc, Gabon, Centrafrique, Lesotho

– Groupe C : Égypte, Cap-Vert, Mauritanie, Botswana

– Groupe D : Nigeria, Bénin, Libye, Rwanda

– Groupe E : Algérie, Guinée Équatoriale, Togo, Liberia

– Groupe F : Ghana, Angola, Soudan, Niger

– Groupe G : Côte d’Ivoire, Zambie, Sierra Leone, Tchad

– Groupe H : République Démocratique du Congo, Guinée, Tanzanie, Éthiopie

– Groupe I : Mali, Mozambique, Guinée-Bissau, Eswatini

– Groupe J : Cameroun, Namibie, Kenya, Zimbabwe

– Groupe K : Afrique du Sud, Ouganda, Congo-Brazzaville, Soudan du Sud

– Groupe L : Sénégal, Burkina Faso, Malawi, Burundi

Début d’une aventure palpitante

Chaque groupe a son lot de surprises et de duels attendus. Certains ont de réelles chances de se qualifier sans trop de difficultés, tandis que d’autres devront batailler ferme pour espérer rejoindre le Maroc en 2025.

Pour les fans de football, c’est le début d’une aventure palpitante. Pour les équipes, c’est le moment de prouver leur valeur, de montrer qu’elles méritent leur place parmi les meilleures d’Afrique. La route vers la CAN 2025 est lancée, et elle promet d’être aussi imprévisible qu’excitante.

Rendez-vous sur les terrains, là où les rêves prennent vie et où les légendes se forgent. Que le meilleur gagne, et que la passion du football continue de nous unir.

Younouss 

4 juillet 2024 0 comments
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Des manifestants contre la police
A la UnePolitique

Mauritanie : la farce électorale de Ghazouani

by Sahel Tribune 4 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La réélection de Mohamed Ould Ghazouani dès le premier tour de l’élection présidentielle, le 30 juin dernier, a suscité une vague de contestation en Mauritanie. Alors que l’opposition crie à la fraude, des émeutes ont éclaté, entraînant la mort de trois personnes. Retour sur une élection controversée, marquée par des tensions politiques et une répression qui ne faiblit pas.

Ah, la Mauritanie. Encore une élection, encore une controverse. Le président sortant, Mohamed Ould Ghazouani, a été réélu le 30 juin dès le premier tour, et comme prévu, l’opposition dénonce une « mascarade électorale ». Il semblerait que les élections dans ce pays soient plus une pièce de théâtre qu’un véritable exercice démocratique.

Enquête transparente et approfondie

Trois personnes sont mortes dans le sud de la Mauritanie après avoir été arrêtées suite à des émeutes. « Émeutiers », les appelle le gouvernement, dans un contexte de contestation post-électorale. Les scènes de chaos se sont déroulées à Kaédi, dans la vallée du fleuve Sénégal. Le ministère de l’Intérieur explique que des actes de pillage et de vandalisme ont conduit les forces de sécurité à affronter ces « émeutiers » et à en interpeler plusieurs. Deux d’entre eux sont décédés en détention, et le troisième à l’hôpital.

L’absence de précisions sur les circonstances de ces décès laisse un goût amer. Le ministère de l’Intérieur s’est contenté de dire que les « émeutiers » avaient été placés en détention en raison de « l’heure tardive et du nombre élevé de manifestants ». Ah, les euphémismes bureaucratiques.

Deux membres des forces de sécurité ont également été gravement blessés, l’un d’eux étant admis en soins intensifs. Le ministère promet une « enquête transparente et approfondie ». Mais soyons honnêtes, combien de fois avons-nous entendu cette promesse sans que la transparence ou l’approfondissement ne soient au rendez-vous ?

Les résultats finaux attendus 

Cette agitation survient après l’annonce des résultats finaux provisoires, donnant à M. Ghazouani une large victoire dès le premier tour. Le candidat Biram Dah Abeid, donné deuxième, a présenté ses condoléances aux victimes et crié à la fraude électorale, affirmant que la commission électorale est à la solde du pouvoir. « Nous refusons toujours cette mascarade électorale », a-t-il déclaré, appelant les Mauritaniens à « rester debout » et à « manifester pacifiquement ». 

Les lendemains de scrutin en Mauritanie sont souvent tumultueux. Des dizaines de personnes ont été arrêtées à la suite de troubles à Nouakchott et à Nouadhibou, avec une coupure d’Internet mobile qui est devenue une habitude mondiale pour les gouvernements cherchant à étouffer les protestations.

Les résultats finaux doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel, mais qui peut douter de l’issue ? Si les résultats sont confirmés, Mohamed Ould Ghazouani, militaire de carrière, continuera de diriger ce vaste pays désertique, un espace de stabilité dans un Sahel troublé par le djihadisme.

Des ombres de justice et des échos de liberté

Il est ironique que la Mauritanie, qui n’a pas connu d’attaque djihadiste depuis 2011, continue de lutter contre les démons de la fraude électorale et de la répression politique. Les élections de 2019 avaient déjà été marquées par des heurts et des arrestations. Cette année ne fait pas exception.

En fin de compte, que reste-t-il de ces élections ? Un pays divisé, des familles en deuil, et une population qui se demande quand viendra le véritable changement. Les promesses d’enquêtes et les appels au dialogue semblent creux face à une réalité où la violence et la répression sont la norme. La Mauritanie mérite mieux que cela. Elle mérite une véritable démocratie, où chaque voix compte et où chaque vote est respecté. Mais pour l’instant, nous ne voyons que des ombres de justice et des échos de liberté.

Oumarou Fomba 

4 juillet 2024 0 comments
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Mine Yatela
Économie

Réforme du secteur minier au Mali : le Conseil des ministres adopte des décrets clés

by Sahel Tribune 3 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 juillet 2024, au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition. Cette session a été marquée par l’adoption de plusieurs décrets visant à réformer le secteur minier du Mali.

Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets essentiels pour la mise en œuvre de la nouvelle législation minière.

Protection de l’environnement et le développement des communautés riveraines

Ces décrets comprennent un projet de décret fixant les conditions et modalités d’application de la Loi n° 2023-040 du 29 aout 2023 portant Code minier en République du Mali, un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n° 2023-041 du 29 aout 2023 relative au contenu local dans le secteur minier, ainsi que des projets de décret portant approbation de la Convention d’établissement-type pour la phase de recherche et la phase d’exploitation.

Ces décrets font suite à un audit des mines d’or en exploitation, commandité dans le cadre des recommandations des Assises nationales de la refondation. Cet audit a révélé des insuffisances législatives et institutionnelles majeures, nécessitant une réforme en profondeur du cadre législatif et règlementaire du secteur minier.

La réforme vise à corriger ces insuffisances et à renforcer la sous-traitance nationale, valoriser la chaîne de valeur et promouvoir l’entrepreneuriat national. Elle cherche également à créer de la richesse en rentabilisant les retombées de l’activité minière et à impulser un développement durable, notamment par la protection de l’environnement et le développement des communautés riveraines.

Le nouveau Code minier introduit des innovations majeures. La loi sur le contenu local vise à renforcer l’intégration des nationaux dans la chaîne de valeur de l’activité minière. Cependant, l’application de ces nouveaux textes nécessite des mesures règlementaires pour préciser et détailler certaines de leurs dispositions. 

Le transfert de technologies et de compétences

Le décret d’application du Code minier précise plusieurs aspects cruciaux : les conditions de demande, détention, transfert, annulation ou retrait des titres miniers et autorisations ; les modalités de calcul des redevances additionnelles ou Taxe ad valorem, ainsi que la perception des dividendes en nature ; les droits et taxes liés au renouvellement ou à la cession des titres miniers et la signature des conventions ; les taux des redevances de surproduction et des redevances superficiaires ; les obligations en matière de développement communautaire, de protection environnementale, de fermeture et de réhabilitation des sites miniers ; la surveillance administrative et la police des mines.

Le décret relatif au contenu local dans le secteur minier met en lumière les obligations en termes d’approvisionnement, d’emploi, de formation professionnelle, et de promotion des biens et services locaux. Il prévoit également le transfert de technologies et de compétences.

Les conventions d’établissement pour les phases de recherche et d’exploitation, définies par le Code minier et ses décrets d’application, précisent les conditions de réalisation des activités minières. Elles couvrent les obligations de garantie, les dispositions fiscales, douanières, économiques et financières, le règlement des différends et la résiliation des conventions.

Évaluer l’impact réel de ces réformes sur le terrain et leur contribution

La mise en place de ces réformes et décrets marque une étape significative dans la gestion et l’exploitation des ressources minières du Mali. En renforçant le cadre législatif et en introduisant des obligations claires pour les opérateurs miniers, le gouvernement vise à assurer une exploitation plus transparente et bénéfique pour l’ensemble du pays. Ces mesures devraient également favoriser une meilleure intégration des compétences locales et une gestion plus durable des ressources naturelles.

La transition malienne montre ainsi sa détermination à restructurer un secteur-clé de l’économie, tout en répondant aux besoins et aspirations des populations locales. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer l’impact réel de ces réformes sur le terrain et leur contribution à un développement économique et social plus équitable.

Oumarou Fomba 

3 juillet 2024 0 comments
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Samé Ouolof
A la Une

Samé Ouolof : ensablement, pesticides et besoin crucial d’eau potable

by Chiencoro 3 juillet 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Ce mercredi 3 juillet 2024 restera gravé dans les mémoires des habitants de la région de Kayes, et plus particulièrement ceux du village de Samé Ouolof. Une journée marquée par l’inauguration d’un nouveau forage hydraulique, apportant un véritable souffle d’espoir à une communauté souvent confrontée à des défis quotidiens en matière d’accès à l’eau potable.

Dans la 1re région du Mali, Kayes, les habitants de Samé Ouolof, dans la commune de Samé Diongoma, vivent au bord du fleuve Sénégal, une source précieuse mais malheureusement compromise. Comme l’explique M. Djibril Diallo, le chef du village, « Nous cultivons au bord du fleuve Sénégal qui traverse notre village. Ce travail entraîne, d’une part, l’ensablement du lit du fleuve, et d’autre part, l’empoisonnement du cours d’eau, car nous utilisons des pesticides pour traiter nos champs et nous lavons les appareils utilisés à cet effet dans le lit du fleuve. Nous avions donc urgemment besoin d’eau potable. »

L’accès à l’eau potable, plus un luxe inaccessible, mais une réalité quotidienne

Le climat de la région de Kayes n’arrange rien. Avec des étés torrides où la chaleur devient insupportable et des précipitations irrégulières, les habitants font face à une lutte constante pour l’eau. Le fleuve Sénégal, qui pourrait être une bénédiction, est devenu un piège à cause de l’ensablement et de la pollution. L’utilisation de pesticides pour les cultures, essentielle pour les récoltes, empoisonne l’eau du fleuve. Les outils de traitement des champs, lavés directement dans le fleuve, aggravent encore la situation.

Le phénomène d’ensablement, lié à l’érosion et aux pratiques agricoles, réduit le débit du fleuve, rendant l’accès à l’eau encore plus difficile. En période de crue, le fleuve déborde et apporte de l’eau, mais celle-ci est souvent contaminée par les pesticides et autres polluants. En période de sécheresse, le lit du fleuve rétrécit, et l’eau disponible est insuffisante et dangereuse à consommer.

Face à cette situation désespérante, l’arrivée des forages hydrauliques est une véritable bouffée d’oxygène. Ces infrastructures permettent d’accéder à une eau propre et potable, essentielle pour la santé et le bien-être des villageois. Grâce à ces forages, les habitants de Samé Ouolof peuvent enfin envisager un avenir où l’eau potable n’est plus un luxe inaccessible, mais une réalité quotidienne.

Les forages, réponse concrète aux défis climatiques et agricoles

Cette initiative montre à quel point l’engagement pour des projets d’infrastructure de base, comme les forages, est crucial dans des régions confrontées à des conditions climatiques extrêmes et à des pratiques agricoles polluantes. La construction de forages est un acte de survie, un geste de solidarité qui répond à un besoin urgent et vital.

L’histoire de Samé Ouolof est celle de nombreuses communautés rurales au Mali et dans le monde. Elle rappelle l’importance de l’eau propre et la nécessité de trouver des solutions durables pour garantir cet accès à tous. Les efforts déployés pour construire ces forages sont une réponse concrète aux défis posés par le climat et les pratiques agricoles, et ils montrent la voie à suivre pour d’autres initiatives similaires.

Chiencoro Diarra 

3 juillet 2024 0 comments
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Inauguration SDA
A la UneÉconomie

Sanankoroba : un nouveau souffle économique avec le complexe agro-industriel SDA

by Sahel Tribune 2 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Ce mardi 2 juillet 2024, Sanankoroba vibrait au rythme d’un événement inédit. Imaginez une petite ville plongée dans l’effervescence, où les habitants, curieux et fiers, se pressaient pour assister à l’inauguration du complexe agro-industriel Seydou Diogo Awa (SDA). Et pour cause, cette cérémonie n’était pas une simple coupe de ruban, mais un véritable symbole d’espoir et de renouveau pour toute une région.

Sous un ciel radieux, le Colonel Assimi Goïta a donné le coup d’envoi de cette journée mémorable, avec comme star le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, et Seydou Kéïta, l’ex-footballeur international malien, reconverti avec brio en entrepreneur visionnaire.

Le complexe, étalé sur 7 hectares, est une merveille d’ingéniosité avec ses six unités de production. Beurre de karité, raffinerie, huilerie, aliments pour bétail, emballage de bidons, et savonnerie : tout y est pour transformer et valoriser les produits locaux. Au-delà des chiffres et des installations rutilantes, ce projet incarne la promesse d’un avenir meilleur pour Sanankoroba et ses environs.

La collaboration entre le secteur public et le secteur privé

SDA, c’est plus de 400 emplois permanents et plus de 10 000 emplois indirects à la clé, pour un investissement de 14 milliards de F CFA. Quand le chef de l’État, le Colonel Assimi Goïta, a coupé le ruban symbolique de cette immense industrie, on pouvait sentir l’enthousiasme et la fierté dans l’air. Puis, il a parcouru les installations flambant neuves du Complexe SDA, sous le regard admiratif des invités.

Après cette visite inspirante, le Président de la Transition a pris le temps de parler à la presse. Il a martelé l’importance stratégique de ce complexe industriel pour l’économie nationale. Mais plus encore, il a souligné les nombreux avantages pour la commune rurale de Sanankoroba : des emplois créés, une formation professionnelle de qualité, et une économie locale revigorée.

Le Colonel Goïta n’a pas manqué d’insister sur un point crucial : la collaboration entre le secteur public et le secteur privé. C’est cette synergie qui garantira le succès de ce projet ambitieux. Et que dire de M. Seydou Kéïta, l’ex-capitaine des Aigles du Mali ? Le Président lui a exprimé sa profonde gratitude pour cet acte de patriotisme. Il a même ajouté que cet exemple devrait inspirer toute la jeunesse malienne. Voilà un véritable modèle de réussite et de dévouement !

Seydou Kéïta, un modèle de réussite et de dévouement

Quelle fierté de voir notre beau pays prendre en main son destin économique ! Avec des initiatives comme celle-ci, la production agricole locale ne peut que s’envoler. Fini le temps où nos ressources étaient exportées brutes, laissant peu de valeur ajoutée. Place à l’innovation et à la transformation sur place. 

L’impact de ce complexe ne se limitera pas à des statistiques économiques. Il touchera directement les vies des habitants, améliorant leurs conditions de vie, créant des emplois, et insufflant un nouvel élan à l’économie rurale. C’est une bouffée d’oxygène pour tous ceux qui croient en un Mali prospère et autonome.

Seydou Keïta a prouvé qu’il n’était pas seulement un champion sur le terrain, mais aussi un champion du développement local. En unissant sport, entrepreneuriat et patriotisme, il offre à la jeunesse malienne un modèle inspirant de réussite et de dévouement.

Oumarou Fomba 

2 juillet 2024 0 comments
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