Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
dimanche,14 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Barrick Gold et or malien
A la UneÉconomie

Barrick Gold : quand le vernis des promesses craque face aux exigences du Mali

by Sahel Tribune 24 octobre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Mali hausse le ton face à Barrick Gold, dénonçant les manquements de la multinationale dans l’application des accords miniers. Décidé à reprendre le contrôle de ses ressources et à s’assurer que les retombées profitent enfin à sa population, le gouvernement malien ne cède plus aux promesses creuses. Place à un nouveau cadre de coopération, où la transparence et l’intérêt du peuple passent avant tout.

On commence à avoir l’habitude des communiqués bien ficelés des multinationales minières. Cette fois, c’est Barrick Gold qui sort l’artillerie lourde pour répondre aux accusations du gouvernement malien. En gros, tout va bien, rien à voir ici. Selon eux, les engagements sont respectés, et la relation avec le Mali, vieille de 30 ans, n’a jamais été aussi « mutuellement bénéfique« . La formule est impeccable, bien polie. Mais ce vernis craque. Et cette fois, le Mali ne semble pas prêt à laisser passer.

Huit mois de négociations, des accords signés

Depuis quelque temps, le Mali revoit sa stratégie minière. Il en avait assez de voir ses ressources exploitées sans que les retombées profitent vraiment à sa population. Sous l’impulsion des Assises Nationales de la Refondation, tenues en 2021, le gouvernement a instauré un nouveau Code minier, une loi sur le contenu local, et a lancé un audit du secteur. L’objectif était clair : reprendre le contrôle de ses ressources, s’assurer que les accords profitent aux Maliens avant tout, et revoir les termes avec des entreprises qui ont longtemps profité d’une certaine complaisance.

Barrick Gold, visiblement habitué à des échanges « amicaux » et à des accords qui se signent sans trop de résistance, se retrouve face à un Mali déterminé à faire appliquer ses nouvelles règles. Après huit mois de négociations, des accords ont été signés, et un plan de réajustement a été mis en place. Mais voilà que les mois passent, et que les engagements pris par la multinationale restent lettre morte. Le gouvernement malien, loin de se laisser endormir par des promesses creuses, dénonce les manquements.

Barrick tente de sauver son image  

Le communiqué officiel du gouvernement, signé le 23 octobre dernier, par le ministre des Mines, Amadou Keita, et le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, est sans équivoque. Des manquements graves ont été relevés, touchant la responsabilité sociétale et environnementale, ainsi que la réglementation des changes. Pour un pays qui cherche à renforcer son cadre juridique et à garantir que ses ressources servent enfin ses intérêts, ces infractions ne passent plus. Et le gouvernement est clair : il tirera toutes les conséquences de droit nécessaires.

Mais face à cette détermination malienne, Barrick tente de sauver les apparences. Leur communiqué du 24 octobre 2024 est un chef-d’œuvre de diplomatie industrielle. Ils nient toute responsabilité tout en se présentant comme des partenaires de « bonne foi« . D’ailleurs, pour prouver leur sérieux, ils rappellent avoir effectué un paiement de 50 milliards de FCFA au gouvernement début octobre. Mais est-ce suffisant pour compenser des années de profits souvent disproportionnés et un partage de rente minière inégal ?

Se montrer prête à suivre les règles du jeu

Cette situation met en lumière le fossé entre le discours lissé des multinationales et la réalité des faits. Barrick parle de « négociations en cours » et d’un « cadre de partenariat » en construction, mais le Mali n’a plus l’intention de se contenter de belles paroles. Si la société pense pouvoir continuer à surfer sur la vague des arrangements faciles, elle risque de se heurter à une nouvelle réalité : celle d’un État qui ne veut plus jouer le rôle du spectateur passif.

La mine d’or de Loulo-Gounkoto, au cœur de ce différend, a été un pilier de l’exploitation minière de Barrick au Mali. Mais avec un permis d’exploitation qui expire en 2026, l’entreprise va devoir prouver qu’elle est prête à suivre les règles du jeu dictées par le Mali. Le gouvernement ne se cache plus : il exige des résultats concrets et une exploitation qui tienne compte des intérêts des Maliens et non de simples profits à court terme.

Place à la transparence

Il est encourageant de voir le Mali, dans cette phase de transition, prendre à bras-le-corps la question de l’exploitation de ses ressources. En refusant de céder face à une multinationale, les autorités de la Transition démontrent une volonté réelle de refondation. Elles placent les intérêts du peuple au centre, conformément aux recommandations des Assises Nationales. Si les grandes entreprises veulent continuer à profiter des richesses maliennes, elles devront prouver leur sérieux.

Barrick doit comprendre que le temps des privilèges sans contrepartie est terminé. Le Mali exige aujourd’hui des engagements respectés et des résultats palpables. Fini les arrangements en coulisses, place à la transparence. Les multinationales devront s’y faire : un Mali nouveau émerge, déterminé à tirer le meilleur de ses ressources pour ses citoyens, et non pour les actionnaires à des milliers de kilomètres de là.

Oumarou Fomba

24 octobre 2024 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
A la UneSécurité

L’AES : une réponse à la dépendance envers les anciennes puissances coloniales ?

by Chiencoro 24 octobre 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

L’Alliance des États du Sahel (AES) marque un tournant vers l’autonomie sécuritaire des pays sahéliens, loin de l’influence des anciennes puissances coloniales. En unissant leurs forces, le Burkina Faso, le Mali et le Niger réaffirment leur souveraineté et leur indépendance stratégique.

Le 16 septembre 2023, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement fondé la Confédération des États du Sahel (AES) à travers la Charte du Liptako-Gourma, une alliance stratégique visant à renforcer leur souveraineté et leur sécurité collective. Cette décision marque une étape historique pour ces trois pays qui, longtemps dépendants des anciennes puissances coloniales comme la France, cherchent aujourd’hui à se réapproprier leur destinée sécuritaire et politique. Face aux pressions extérieures et à l’insécurité croissante, l’AES se présente comme une alternative crédible aux interventions internationales, en prônant une approche panafricaine de la gestion des crises.

Rompre avec la tutelle des anciennes puissances

Pendant des décennies, les États sahéliens ont été marqués par la présence et l’influence des anciennes puissances coloniales, en particulier la France, dont les opérations militaires comme Barkhane et l’implication à travers la Minusma, et d’autres forces, ont dominé le paysage sécuritaire de la région. Toutefois, ces interventions, bien que soutenues par certains, ont souvent été perçues comme des impositions extérieures, déconnectées des réalités locales et inefficaces à long terme.

C’est dans ce contexte que l’AES prend forme. En mutualisant leurs forces, les États du Sahel revendiquent leur capacité à assurer leur propre sécurité sans avoir recours aux anciennes puissances coloniales. Cette alliance se veut le symbole d’une rupture, une manière de montrer que le Sahel peut se défendre seul et garantir sa stabilité à travers ses propres ressources et son engagement collectif.

Construire une autonomie stratégique avec de nouveaux partenaires

Pour renforcer cette autonomie, l’AES s’ouvre également à de nouveaux partenariats stratégiques avec des pays comme la Russie, la Turquie, ou encore la Chine. En diversifiant ses alliances, l’alliance cherche à se détacher des schémas traditionnels de dépendance, en choisissant des collaborations basées sur des intérêts communs et un respect mutuel. L’objectif est de renforcer les capacités militaires des États membres grâce à l’acquisition de nouveaux équipements, de formations spécifiques, et de soutien technique sans dépendre exclusivement des puissances occidentales.

Cette diversification permet également de rééquilibrer les rapports de force au niveau international, en réduisant l’influence des anciennes puissances coloniales dans la région. L’AES s’efforce de créer des alliances plus équilibrées, qui mettent en avant la souveraineté des pays sahéliens et renforcent leur position sur la scène internationale.

Les défis d’une indépendance réelle

Toutefois, cette quête d’autonomie et d’indépendance n’est pas sans défis. L’AES doit prouver son efficacité sur le terrain pour justifier sa rupture avec les modèles traditionnels de soutien international. Les États membres devront non seulement coordonner leurs efforts militaires, mais aussi gérer des questions logistiques complexes, comme le financement des opérations et l’approvisionnement en équipements modernes.

En cas de succès, l’AES pourrait devenir un modèle de coopération régionale et de souveraineté pour d’autres États africains confrontés à des défis similaires. Cependant, en cas d’échec, les critiques risquent de pointer du doigt l’insuffisance des ressources locales et de rappeler la nécessité de partenariats extérieurs plus solides. La pérennité de cette alliance dépendra donc de sa capacité à démontrer son efficacité à garantir la sécurité et la stabilité de ses États membres sans dépendre de l’assistance extérieure.

Redéfinir les rapports de force au Sahel

En créant l’AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont fait un choix fort : celui de la réappropriation de leur sécurité et de leur souveraineté. Cette confédération, bien plus qu’un simple partenariat militaire, représente une vision nouvelle où les États sahéliens ne sont plus de simples récepteurs d’aide extérieure, mais des acteurs proactifs qui coopèrent pour la stabilité de leur région. En se détachant des anciennes puissances coloniales et en construisant des alliances sur mesure avec des partenaires non traditionnels, l’AES redéfinit les rapports de force au Sahel.

Cette stratégie ambitieuse, ancrée dans un désir d’émancipation, ouvre la voie à une Afrique qui prend en main son propre destin. Reste à voir si cette volonté d’autonomie portera ses fruits et transformera durablement le paysage sécuritaire du Sahel, en offrant une alternative solide et durable au modèle d’intervention extérieure qui a dominé la région pendant si longtemps.

Chiencoro Diarra 

24 octobre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta annonce la digitalisation de l'administration publique malienne.
A la Une

Le Mali condamne l’attaque d’Ankara et se positionne aux côtés de la Turquie

by Sahel Tribune 23 octobre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Alors que le Mali exprime sa solidarité suite à l’attentat terroriste en Turquie, le Général Assimi Goïta condamne fermement l’attaque, renforçant ainsi les liens stratégiques avec ce partenaire clé en matière de défense. Entre solidarité affichée et réalités géopolitiques, cette réaction s’inscrit dans un jeu d’alliances où les intérêts nationaux priment.

Le Général d’Armée Assimi Goïta, toujours prompt à afficher son soutien aux alliés stratégiques du Mali, n’a pas manqué de condamner fermement l’attentat perpétré contre les industries de défense turques à Ankara. Dans une déclaration empreinte de gravité, il a réaffirmé la « solidarité totale » du Mali avec la Turquie face à ce qu’il qualifie de « lâche attaque ». C’est vrai, après tout, un partenaire stratégique comme la Turquie, ça se soutient sans faillir. Une attaque contre ses installations militaires, c’est un peu comme si on s’en prenait à notre propre sécurité, n’est-ce pas ?

Mais au-delà des mots, on ne peut s’empêcher de s’interroger. Est-ce vraiment par pure solidarité ou par un savant calcul stratégique que le Mali affiche ce soutien inconditionnel ? N’oublions pas que la Turquie, ces dernières années, s’est imposée comme un partenaire clé pour le Mali, notamment en matière de défense et de fourniture d’équipements militaires. Se positionner aux côtés de cet allié de poids, c’est aussi s’assurer que cette relation reste solide. On comprend donc que le Général Goïta se sente concerné par cette attaque : défendre son partenaire, c’est aussi défendre les intérêts du Mali, surtout dans le contexte sécuritaire tendu que l’on connaît.

Nous condamnons fermement l'attentat terroriste contre le siège des industries de défense turques à Ankara. Solidarité totale avec la 🇹🇷 face à cette attaque lâche qui vise un partenaire stratégique du Mali en matière de défense. Pensées aux familles des victimes.#TerroristAttack

— Général d'Armée Assimi GOITA (@GoitaAssimi) October 23, 2024

Une attaque en plein cœur d’Ankara : le jeu des alliances se renforce

Pendant ce temps, à Ankara, l’enquête bat son plein. Le ministre turc de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a pointé du doigt le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), ce « coupable idéal » lorsqu’il s’agit d’accusations de terrorisme en Turquie. Ce groupe armé, classé comme organisation terroriste, est un adversaire de longue date du gouvernement turc. Avec des preuves en cours d’analyse et des empreintes digitales en examen, tout semble concorder pour que l’on attribue cet attentat au PKK. 

Et, comme il se doit, la riposte s’organise. On parle de « châtiment » et de « vengeance », des mots lourds de sens dans un contexte déjà explosif. Le ministre de la Défense turc, Yasar Guler, a promis de poursuivre ces « scélérats » jusqu’au dernier, une manière de rappeler que la Turquie, comme ses alliés, ne tolérera jamais ce genre d’attaques sur son sol.

Un soutien bien calibré : géopolitique oblige

Du côté du Mali, le soutien affiché par le Général Goïta est calculé. Ce n’est pas seulement une question de solidarité, mais bien de stratégie. Soutenir la Turquie publiquement, c’est s’assurer que l’alliance se renforce, surtout dans un monde où chaque pays choisit ses camps. Les partenariats se construisent, et la Turquie, en tant que fournisseur d’équipements militaires, représente un allié de taille. Alors, forcément, quand un tel allié est frappé, on réagit, on condamne, et on se montre solidaire. C’est le jeu des alliances, un jeu auquel le Mali s’efforce de jouer avec intelligence.

En attendant, la Turquie sait qu’elle peut compter sur le Mali, du moins sur les réseaux sociaux et dans les déclarations officielles. Quant à la suite, elle sera déterminée, non par les épanchements de solidarité, mais bien par la logique implacable des rapports de force internationaux.

23 octobre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Emmanuel Macron lors de la conference de presse du mardi 16 fevrier 2021
Politique

Stratégie militaire : Paris revoit sa copie en Afrique avec des bases allégées

by Sahel Tribune 23 octobre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La France revoit sa présence en Afrique avec une nouvelle stratégie militaire plus discrète et allégée, discutée lors d’un Conseil de défense. Objectif : maintenir son influence en s’adaptant aux critiques locales et en privilégiant un partenariat plus souple avec les pays hôtes.

La France réunit son Conseil de défense pour redéfinir sa stratégie en Afrique ? Tiens donc, on dirait que l’époque des grandes emprises militaires et des bases à perte de vue commence à sentir la naphtaline. L’Élysée, probablement fatigué des coups de gueule contre la présence française en Afrique, cherche à réajuster son tir. La mission est claire : sauver les apparences, rester présent tout en prenant un profil bas, histoire de ne pas froisser les susceptibilités locales. Et pour cela, qui de mieux qu’un envoyé spécial, Jean-Marie Bockel, pour pondre un rapport et nous expliquer la nouvelle recette ? Une stratégie « allégée », agile et réactive, qu’ils disent.

Il faut reconnaître que l’approche est habile. On nous parle de « détachements de liaison interarmées » (DLIA), de petits groupes de soldats français, une centaine à peine, qui seront là pour accueillir les forces africaines, organiser des exercices, former les troupes locales. Ah, la belle idée de la coopération discrète, celle qui n’expose plus trop les couleurs françaises sur le terrain. Un peu comme un invité qui sait qu’il n’est plus le bienvenu, mais qui cherche quand même à s’inviter au buffet sans se faire remarquer. Fini les grosses bases qui s’imposent, vive les petits détachements temporaires, modulables à souhait !

L’art de se rendre invisible tout en restant présent

Ce retournement de situation, présenté comme un geste de bonne volonté et de respect de la souveraineté des pays africains, ressemble plutôt à une manœuvre de contorsionniste. On a compris la leçon à l’Élysée : mieux vaut adopter le profil bas plutôt que d’assumer frontalement la présence militaire française, souvent critiquée, voire honnie par les populations locales. Qui se souvient des slogans « France dégage » résonnant dans les rues de Bamako, du Niger ou de Ouagadougou ? Voilà, la solution est là : il faut se faire tout petit, s’effacer un peu, et se montrer sous un nouveau jour, celui du partenaire discret qui agit en coulisses.

Il faut dire que cette stratégie n’est pas dénuée de bon sens. Avec les récentes révoltes anti-françaises, les drapeaux tricolores brûlés et les accusations de néocolonialisme, il devenait urgent de changer de braquet. Le fait de passer sous le radar, en envoyant des petits groupes qui ne seront là qu’en appui et en formation, permet de continuer à tirer les ficelles tout en évitant de se prendre les éclats des critiques. La France reste présente, mais elle se camoufle, elle se fait « partenaire humble », comme pour effacer le souvenir des interventions passées.

La fin d’un modèle ou un simple coup de com ?

Certains diront que cette nouvelle philosophie est le signe d’une évolution, d’un respect accru de la souveraineté africaine. Peut-être. Mais il est difficile de ne pas y voir une stratégie de replis calculée, où l’on abandonne les grandes infrastructures pour mieux revenir par la petite porte. Les pays africains, fatigués de cette omniprésence française, accueilleront-ils ce changement avec un certain soulagement, comme on accepte la politesse d’un invité qui annonce son départ après s’être incrusté un peu trop longtemps. Mais derrière ces sourires diplomatiques, la méfiance reste palpable.

Car au fond, est-ce vraiment la fin du modèle d’intervention à la française en Afrique ? Ces détachements de liaison, ces bases allégées, n’est-ce pas simplement une façon plus subtile de garder le pied dans la porte ? On réduit le dispositif, on change le vocabulaire, mais au final, la présence demeure. Comme un magicien qui vous dit de regarder sa main droite pendant que la gauche continue à agir, la France réinvente sa manière de se positionner en Afrique, mais l’objectif reste le même : maintenir son influence, tout en évitant d’attirer trop l’attention.

Alors, l’Élysée peut bien nous présenter cette nouvelle stratégie comme une preuve de modernité et d’adaptation aux contextes locaux, on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit surtout d’une manière de sauver les apparences. La France reste en Afrique, oui, mais elle le fait en douceur, avec un sourire de façade et la promesse d’un « partenariat » qui se veut respectueux. Une nouvelle danse diplomatique, en somme, pour continuer à jouer sur la scène africaine sans se faire chahuter par le public.

Younouss 

23 octobre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Sommet des chefs d'Etats de l'AES
A la UneSécurité

[Tribune] AES : un modèle de coopération militaire innovant en Afrique ?

by Sahel Tribune 23 octobre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face aux menaces croissantes dans le Sahel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont créé en 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette initiative redéfinit la coopération régionale en s’appuyant sur l’autonomie des forces locales et une solidarité renforcée pour bâtir une sécurité durable en Afrique.

Créée le 16 septembre 2023, l’Alliance des États du Sahel (AES) réunit le Burkina Faso, le Mali, et le Niger dans un effort commun pour sécuriser une région marquée par l’insécurité et les insurrections terroristes. Ces pays, tous dirigés par des régimes militaires, ont formé cette alliance stratégique pour faire face aux menaces régionales et aux pressions extérieures, telles que celles de la CEDEAO. L’AES se distingue par une approche nouvelle de la coopération militaire, misant sur l’autonomie, la solidarité régionale, et une action concertée face aux défis communs. Est-elle le modèle à suivre pour le reste du continent africain ?

En juillet 2024, lors du premier sommet des chefs d’État de l’AES, les dirigeants ont consolidé cette alliance en fondant la Confédération des États du Sahel. Cette structure vise à renforcer la coopération et à créer un cadre politique, militaire et économique durable. L’Article 5 de la Charte du Liptako-Gourma, qui fonde l’AES, énonce clairement que : « Les Parties contractantes œuvreront en outre à la prévention, la gestion et au règlement de toute rébellion armée ou autre menace portant atteinte à l’intégrité du territoire et à la souveraineté de chacun des pays membres de l’Alliance, en privilégiant les voies pacifiques et diplomatiques et, en cas de nécessité, à user de la force pour faire face aux situations de rupture de la paix et de la stabilité. » Cette clause montre la volonté de l’AES de conjuguer diplomatie et action militaire pour préserver la paix dans la région.

Un modèle de coopération autonome et solidaire

L’AES mise sur une intégration étroite des forces armées nationales de ses États membres. Contrairement aux autres initiatives telles que la Minusma ou le G5 Sahel, l’AES privilégie une approche de gestion autonome des crises, où les armées nationales coopèrent sans dépendre de forces extérieures. Cette alliance permet aux États membres de mutualiser leurs ressources, de partager des informations stratégiques et de déployer des forces conjointes rapidement. L’objectif est d’assurer une réponse efficace aux menaces et de sécuriser les territoires communs, tout en affirmant leur indépendance vis-à-vis des anciennes puissances coloniales.

En effet, l’AES se positionne comme un modèle de coopération qui redonne aux pays africains le contrôle de leur propre sécurité. En combinant diplomatie et intervention militaire, l’alliance montre sa capacité à réagir face aux menaces tout en maintenant une autonomie stratégique. Le message est clair : les pays du Sahel s’unissent pour prendre en main leur destin, plutôt que de se reposer sur des soutiens extérieurs souvent perçus comme inefficaces ou inadaptés aux réalités locales.

Les défis à surmonter pour pérenniser le modèle

Toutefois, l’AES ne se trouve pas sans défis. La coordination entre les forces armées, qui proviennent de pays aux niveaux d’équipement et de formation disparates, représente un enjeu majeur. La Confédération des États du Sahel doit également trouver des solutions de financement durables pour ses opérations, en s’appuyant sur les contributions de ses membres et sur des partenariats internationaux sans compromettre son autonomie. Les aspects logistiques et financiers sont cruciaux pour assurer une coopération efficace et pérenne.

En outre, l’efficacité de l’AES sera jugée sur les résultats concrets obtenus. Les opérations militaires doivent prouver leur capacité à réduire les activités terroristes et à stabiliser durablement les territoires concernés. De plus, l’alliance devra démontrer sa compétence en matière de gestion diplomatique des crises, en montrant que la voie pacifique peut prévaloir avant de recourir à la force armée.

L’AES : un modèle inspirant pour l’Afrique ?

L’AES pourrait devenir une source d’inspiration pour d’autres régions d’Afrique confrontées à des défis similaires. Si l’alliance parvient à surmonter les obstacles logistiques, financiers et diplomatiques, elle pourrait servir de modèle pour d’autres alliances régionales, en Afrique centrale, australe ou dans la corne de l’Afrique. Le principe de coopération renforcée entre États, couplé à une indépendance stratégique, est une réponse moderne et adaptée aux besoins de sécurité du continent.

En somme, l’AES, avec ses principes de solidarité, de souveraineté et de gestion autonome des crises, pose les jalons d’une coopération militaire africaine durable. En combinant diplomatie proactive et capacité de réaction militaire, elle pourrait redéfinir la manière dont les pays africains collaborent pour sécuriser leurs territoires communs. Son succès ou son échec marquera sans doute un tournant décisif pour la gestion de la sécurité en Afrique et influencera la manière dont les alliances futures seront conçues et déployées.

Oumarou Fomba 

23 octobre 2024 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

[Chronique] Goïta : le timonier d’un Mali en quête de rivage

by Chiencoro 23 octobre 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

Depuis 2020, le colonel Assimi Goïta, tel un capitaine affrontant les tempêtes, s’efforce de redresser le navire Mali vers des eaux plus sereines. À la barre de la transition, il mène un combat pour restaurer la souveraineté et ramener la stabilité, avec l’espoir de ramener le pays à bon port.

Le Mali, ce grand navire à la dérive, secoué par des tempêtes d’insécurité et des vagues de désordres politiques, avait désespérément besoin d’un capitaine. Quelqu’un de solide, capable de tenir la barre face aux courants contraires. En 2020, c’est un colonel, Assimi Goïta, qui a enfilé ce costume de capitaine pour redresser le cap et naviguer vers des eaux plus calmes. Oh, que l’on soit d’accord ou non avec sa manière de gouverner, force est de constater que, depuis qu’il tient le gouvernail, le navire Mali a cessé de tanguer autant qu’avant.

Un capitaine au four et au moulin 

On le sait, mener un pays en transition, c’est comme se battre contre des vents contraires et des récifs invisibles. Certains capitaines d’hier, eux, ont échoué, laissant le vaisseau s’embourber dans le sable de l’instabilité. Mais Goïta, lui, n’a pas fui ses responsabilités. Il est resté à son poste, bravant les vagues des critiques et les tempêtes de scepticisme, le regard fixé sur l’horizon. Car son objectif, il l’a toujours claironné haut et fort : restaurer la souveraineté du Mali, reconstruire ses institutions, et ramener la sécurité là où l’anarchie régnait en maître.

On a vu des signes de sa détermination. Le retrait de la Minusma ainsi que de certaines forces étrangères, par exemple, c’était un coup de barre décisif. Pour beaucoup, c’était un pari risqué, une manœuvre périlleuse dans des eaux déjà troubles. Mais Goïta, en marin expérimenté, savait qu’un navire, pour aller de l’avant, doit d’abord libérer ses ancres et compter sur sa propre force de propulsion. Alors, il a fait appel à de nouveaux partenaires, des soutiens qui, eux, respectent la volonté de sa nation. Il n’a pas hésité à se séparer de certains équipages étrangers qui, selon lui, ne suivaient pas le bon cap.

Le général Goïta, en stratège avisé, a su expliquer que le choix du retrait de ces forces était nécessaire pour libérer le Mali des ancrages extérieurs et le remettre sur le chemin de l’autonomie. En redonnant à l’armée malienne les moyens de défendre elle-même son territoire, il a renforcé sa position et celle de la nation, prouvant qu’un général d’armée doit avant tout être un gardien de la souveraineté.

L’armée, pilier central de la démocratie et de la souveraineté nationale

Son nouveau grade de général d’armée ne symbolise pas simplement son ascension personnelle, mais celle du Mali tout entier. Assimi Goïta a montré que ce galon est mérité : il l’a gagné en affrontant les crises, en consolidant les alliances et en posant les fondements d’un État qui, après des années de dérive, retrouve sa direction. Son leadership a permis de remettre l’équipage sur pied et de recréer une armée forte, une institution en qui les Maliens peuvent placer leur confiance. Le général ne navigue pas seul ; il s’appuie sur une équipe de fidèles, des colonels eux aussi élevés au rang de généraux, qui partagent sa vision patriotique et sa détermination à restaurer l’ordre.

Le galon de général d’armée qu’il porte désormais est la preuve que le Mali, sous sa direction, a pris un tournant décisif. Il montre au monde que l’armée malienne est prête à se lever pour défendre sa nation, non pas comme un acteur secondaire, mais comme un pilier central de la démocratie et de la souveraineté nationale.

Bien sûr, les remous ne sont pas tous derrière. Des sirènes, aux allures de critiques internationales et d’oppositions locales, tentent de détourner le navire. Mais Goïta, la main ferme sur la barre, reste sourd à ces chants. Il continue d’ajuster ses voiles, de renforcer le navire, et surtout, de donner aux marins maliens — ceux qui, depuis trop longtemps, n’avaient plus leur mot à dire — une place de choix sur le pont. Car la transition en cours, c’est aussi ça : remettre le peuple au centre, écouter les aspirations des citoyens, et leur offrir un rôle dans cette grande traversée.

Conduire le bateau vers un avenir plus stable, plus fort, et surtout, plus souverain

Il y aura encore des tempêtes, c’est certain. Mais Assimi Goïta a prouvé qu’il n’était pas un capitaine de pacotille. C’est un homme qui sait naviguer en eaux troubles, qui connaît la mer et ses caprices. Son équipage, tout aussi engagé que lui, montre qu’ils sont prêts à affronter ensemble les turbulences, pour peu que le peuple les soutienne. Et ce peuple malien, fatigué des naufrages d’hier, semble, pour l’instant, prêt à leur accorder sa confiance. Car à bord du navire Mali, il y a une seule espérance : celle d’atteindre enfin un port d’attache, sûr et stable.

Alors, que le vent souffle fort ou non, que les courants se fassent traîtres ou calmes, on ne peut que saluer le courage du capitaine Goïta et de ses hommes. Assimi Goïta n’est d’ailleurs plus seulement le capitaine du navire, il est devenu le général d’armée qui, de la proue du navire Mali, scrute l’horizon et veille à ce que chaque décision, chaque manœuvre, mène le pays vers des eaux sûres. Son galon est un symbole : celui d’un homme qui, par sa bravoure et son engagement, guide une nation vers un avenir plus stable, plus fort, et surtout, plus souverain. Et ça, c’est la marque des grands capitaines.

Chiencoro Diarra 

23 octobre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Alabourou Guirou
A la UneÉconomie

[Interview] Alabourou Guirou, enseignant et agri-preneur : un parcours inspirant au service de l’agriculture malienne

by Bakary FOMBA 22 octobre 2024
written by Bakary FOMBA 5 minutes read

Alabourou Guirou est enseignant de formation. Il détient une maîtrise en anglais unilingue et enseigne cette langue au niveau fondamental. Il est également agri-preneur et promoteur de l’entreprise Agro-Amassagou, implantée sur un quart d’hectares à Djenné, dans la région de Mopti. Sahel Tribune l’a rencontré pour parler de son parcours entrepreneurial et de sa vision pour le développement d’unités de transformation au Mali. Tout en évoquant l’impact de son entreprise sur la communauté locale, M. Guirou propose des solutions innovantes pour surmonter les difficultés auxquelles les agri-preneurs maliens font face aujourd’hui. Nous vous invitons à lire l’intégralité de notre entretien exclusif.

Sahel Tribune : Pouvez-vous nous parler de ce qui vous a poussé vers l’agriculture ? Cette entreprise date de quelle année ?

Alabourou Guirou : Il n’échappe à personne que le développement d’une nation repose sur l’agriculture. Le Mali possède de vastes terres arables, mais une grande partie de la population n’a pas accès à une alimentation saine, en raison du manque d’investissement dans le domaine de l’agrobusiness par de grandes entreprises. Face au déficit d’autosuffisance alimentaire, j’ai décidé d’investir dans l’agriculture afin de relever ce grand défi auquel le Mali est confronté.

Alabourou Guirou arrêté au milieu des pieds de papayes.
Alabourou Guirou arrêté au milieu des pieds de papayes. Bakary Fomba/Sahel Tribune.

Cette idée m’est venue depuis mon adolescence, lorsque je faisais mes études secondaires dans la ferme de mon grand frère. À mon arrivée à Djenné, après plusieurs recherches, j’ai réalisé que c’était un lieu où je pouvais concrétiser mes rêves. J’ai donc saisi cette opportunité et créé mon entreprise en 2022.

Qu’est-ce qui distingue Agro-Amassagou des autres entreprises agricoles au Mali ?

Agro-Amassagou se distingue de nombreuses entreprises évoluant dans le secteur de l’agrobusiness. Les autres utilisent des produits chimiques pour cultiver les légumes et les fruits. Chez Agro-Amassagou, nous produisons nous-mêmes des engrais organiques 100 % bios, destinés à nos plantations et à nos produits maraîchers, afin de réduire les maladies causées par les produits chimiques, notamment ceux importés de certains pays. L’objectif est également d’augmenter la durée de conservation des produits pour les revendeurs et les consommateurs.

Sur le marché, nous faisons face à des produits provenant de certaines localités, dont les prix sont élevés pour les clients. Compte tenu des temps de conservation et des coûts de transport, nous offrons nos produits frais et 100 % bios à un prix raisonnable.

Quels types de cultures privilégiez-vous et pourquoi ?

Nous privilégions la culture de la papaye, de l’oignon, de la salade, du gombo, du maïs, etc., car ces produits sont très demandés sur le marché, particulièrement à Djenné.

Quels sont vos objectifs à court, moyen et long terme pour Agro-Amassagou ?

À court terme, nous souhaitons augmenter la production pour répondre aux besoins des clients, créer des unités de transformation pour nos produits (oignons secs et jus de papaye), mettre en place une unité de fabrication de fumure organique et étendre la vente de nos produits dans d’autres localités au-delà de Djenné.

Pour nos objectifs à long terme, nous prévoyons de créer plusieurs sites de maraîchage dans différentes localités du Mali où le besoin se fait sentir, et de fonder une école d’agrobusiness ainsi que des centres de formation Agro-Amassagou, combinant théorie et pratique pour encourager les jeunes maliens à investir davantage dans l’agriculture.

Comment envisagez-vous le développement d’unités de transformation ?

Pour développer des unités de transformation, il nous faut des marques de produits conformes aux codes du commerce. Il est également nécessaire de disposer de matériels adaptés pour garantir la sécurité des consommateurs.

Des cultures dun jardin de Alabourou Guirou
Des produits du jardin d’Alabourou Guirou. Bakary Fomba/Sahel Tribune.
Quel impact pensez-vous que votre entreprise a sur la communauté locale ?

Agro-Amassagou a un impact significatif sur la communauté de Djenné et ses environs. Tout d’abord, elle crée des emplois locaux (avec cinq personnes comme employés), en réduisant l’usage de produits chimiques qui ont un effet négatif sur la santé. De plus, l’entreprise fournit des produits frais et bios à la population, à un coût accessible.

Comment travaillez-vous avec les agriculteurs locaux pour promouvoir des pratiques durables ?

Nous collaborons avec d’autres agriculteurs de la communauté afin de répondre à la forte demande des consommateurs. Nous nous concertons pour optimiser la production et organisons des visites pour échanger sur les difficultés du métier, afin de trouver ensemble des solutions efficaces. Comme le dit l’adage, « Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin ».

Comment la technologie influence-t-elle votre manière de travailler ?

La technologie a un impact positif sur notre activité, notamment grâce à l’utilisation de machines telles que les pompes solaires et les systèmes d’arrosage automatisés. Cela permet de réduire les coûts de production et le temps de travail. L’accès aux informations via les réseaux sociaux est également un atout pour se tenir informé des innovations et produits disponibles.

Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous avez dû faire face en tant que jeune agriculteur au Mali ?

L’entrepreneuriat est synonyme de défis quotidiens. Il m’arrive souvent de vouloir tout abandonner, mais la passion et la vision de ce que l’on fait nous poussent à continuer. L’agriculture est un secteur où l’on peut réussir comme échouer, surtout avec les aléas climatiques. Par exemple, j’ai perdu 90 % de mon investissement cette année à cause de l’inondation de mon site de maraîchage. En tant que jeunes entrepreneurs, nous sommes aussi confrontés à des obstacles financiers (difficulté d’accès aux fonds pour atteindre nos objectifs, accès limité aux parcelles agricoles, cherté des équipements) et sociaux.

Alabourou Guirou tenant son fumier organique en main
Alabourou Guirou montrant son fumier organique. Bakary Fomba /SAhel Tribune.
Quelles solutions proposez-vous pour surmonter ces difficultés ?

Avec la passion, la patience, le courage et la détermination, nous pouvons relever les défis. Toutefois, l’État doit jouer son rôle en subventionnant les agri-preneurs, en investissant dans l’agriculture.

Pourquoi avez-vous choisi la zone de Djenné pour développer votre entreprise ?

Djenné offre une grande opportunité agricole, avec une forte demande de produits maraîchers. De plus, l’accès à l’eau pour le maraîchage y est plus facile, et la terre y est fertile, ce qui en fait un lieu propice au développement de l’agriculture.

Propos recueillis par Bakary Fomba

22 octobre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Coupe du Monde 2026 : Le Maroc lance l’Afrique avec un nul de prestige...
PNEV au Mali : comment le Programme national d’éducation aux valeurs incarne la souveraineté...
Afrique : la révolution électrique peut-elle sacrifier les mécaniciens du secteur informel ?

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close