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Billet d'humeur

Abidjan sous le choc : une mosquée en construction s’effondre, huit décès

by Sahel Tribune 16 août 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Une mosquée en construction s’est effondrée lors de la prière à Akouédo, Abidjan, causant la mort de huit travailleurs et en blessant gravement deux autres. Ce drame, le dernier d’une série d’effondrements tragiques dans la ville, soulève des questions urgentes sur la sécurité des constructions.

Il y a des jours où l’horreur frappe sans prévenir, transformant des moments de recueillement en tragédie. Jeudi 15 août, alors que des fidèles se rassemblaient pour la prière dans une mosquée en construction à Akouédo, un quartier de l’est de Cocody à Abidjan, le drame a frappé. Le plancher du deuxième étage s’est effondré, emportant avec lui la vie de huit hommes et en blessant grièvement deux autres. Des ouvriers, des vitriers, des installateurs de climatisation, tous venus pour travailler et prier, ont trouvé la mort sous les décombres de ce qui devait être un lieu sacré.

L’imam et le muezzin sortis indemnes 

À quel moment la foi se heurte-t-elle à la fatalité ? Comment expliquer que dans un espace destiné à la prière, au lien avec le divin, la tragédie se produise avec une telle brutalité ? Ce jeudi après-midi, aux alentours de 16 heures, les prières ont été interrompues par le fracas des décombres, laissant derrière elles un silence lourd de tristesse et d’incompréhension.

Ce n’est malheureusement pas un incident isolé. Abidjan, vibrant centre économique de la Côte d’Ivoire, semble être devenue le théâtre d’effondrements meurtriers. En juin dernier, un immeuble s’écroulait à la Riviera Palmeraie, causant la mort de deux personnes et en blessant seize autres. Et maintenant, c’est une mosquée en construction qui s’effondre, rappelant cruellement que derrière ces incidents se cache peut-être une négligence systématique, un laxisme qui coûte des vies.

La prière, ce moment de paix intérieure, a été interrompue par le chaos. L’imam et le muezzin ont été épargnés, comme si le destin avait décidé de leur offrir une seconde chance, mais dix autres personnes se sont retrouvées sous les gravats. Leurs corps, sortis un à un par les sapeurs-pompiers, rappellent le poids de chaque vie perdue dans ce désastre.

Le drame d’Akouédo est un appel à la vigilance

On se demande alors : pourquoi cela arrive-t-il si souvent ? Est-ce la faute de la précipitation à construire, de la qualité douteuse des matériaux, ou peut-être de l’absence de contrôle rigoureux ? Les raisons sont nombreuses, mais aucune ne justifie que des hommes et des femmes perdent la vie dans des conditions aussi atroces. La police a ouvert une enquête, mais combien d’enquêtes ont déjà été ouvertes, combien de fois a-t-on promis de faire la lumière sur ces drames, sans que rien ne change réellement ?

À Akouédo, ce qui devait être un lieu de prière et de paix s’est transformé en tombeau pour huit travailleurs, des hommes qui ne faisaient que leur devoir, qui ne demandaient qu’à rentrer chez eux après une journée de labeur. Leurs familles sont aujourd’hui en deuil, et toute une communauté se retrouve à chercher des réponses.

Il est grand temps que ces tragédies cessent. Il est grand temps que les mots « effondrement » et « mort » ne soient plus associés à Abidjan. Il est grand temps que les autorités prennent des mesures concrètes pour assurer la sécurité des constructions dans cette ville qui ne cesse de grandir. Parce que derrière chaque bâtiment qui s’effondre, ce sont des vies qui sont brisées, des familles qui pleurent, et une ville qui perd un peu de son âme. 

Le drame d’Akouédo est un appel à la vigilance, à la responsabilité, et à l’action. Pour que plus jamais la prière ne soit interrompue par le fracas des décombres.

Oumarou Fomba 

16 août 2024 0 comments
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A la UneSanté

Mpox : le Mali sur le qui-vive face à une nouvelle alerte sanitaire

by Sahel Tribune 16 août 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Face à la recrudescence de la variole du singe (mpox) en Afrique, le ministre de la Santé et du Développement social alerte sur la nécessité d’une vigilance accrue, alors qu’un premier cas a été détecté en Europe. Cette situation rappelle les leçons non tirées des précédentes crises sanitaires mondiales.

Nous voilà à nouveau face à une alerte sanitaire mondiale, une situation qui, malheureusement, commence à devenir familière. Le ministre malien de la Santé et du Développement social, Colonel Assa Badiallo Touré, a récemment pris la parole pour rassurer : pour l’instant, le Mali est épargné par la variole du singe, ou mpox. Toutefois, le contexte global, avec une recrudescence des cas en République Démocratique du Congo et dans d’autres pays africains, est préoccupant. Cette situation a d’ailleurs poussé l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à déclencher son plus haut niveau d’alerte sanitaire internationale. Dans la foulée, un premier cas d’un variant plus contagieux et dangereux de mpox a été découvert en Suède, illustrant une fois de plus la rapidité avec laquelle ces crises peuvent prendre une dimension mondiale.

Une histoire qui se répète 

Mais en sommes-nous réellement surpris ? À quel moment avons-nous, en tant qu’humanité, cessé de tirer les leçons des pandémies et épidémies passées ? Il semble que chaque nouvelle crise nous frappe avec la même intensité que la précédente, comme si le monde était condamné à répéter les mêmes erreurs, encore et encore. Les annonces de vigilance, les mesures de prévention, les renforcements de la surveillance sont autant de gestes déjà vus, déjà entendus, mais trop souvent tardifs.

La variole du singe n’est pas une nouvelle venue sur la scène des maladies infectieuses. Connue depuis des décennies, elle était autrefois confinée à certaines régions d’Afrique centrale et occidentale. Mais aujourd’hui, avec les voyages internationaux, le changement climatique, et peut-être une certaine négligence dans les politiques de santé publique, ce virus refait surface de manière inquiétante. La situation en République Démocratique du Congo est un triste rappel que ces menaces ne disparaissent jamais vraiment, elles sont simplement mises en veille jusqu’à ce qu’un nouvel événement déclenche leur retour.

Alors que nous nous penchons sur cette recrudescence, une question s’impose : avons-nous vraiment tiré les leçons des crises sanitaires passées ? La pandémie de COVID-19 a montré au monde entier les conséquences désastreuses d’une réponse tardive et mal coordonnée. Pourtant, ici encore, nous semblons hésiter, vaciller face à la menace. Le mpox se répand à nouveau, et il y a cette impression déconcertante que nous nous trouvons à un moment charnière, où l’histoire pourrait se répéter si nous ne prenons pas les bonnes décisions maintenant.

Les épidémies ne respectent pas les frontières

Le ministre assure que toutes les précautions sont prises pour éviter que le mpox ne franchisse les frontières du Mali. C’est une bonne nouvelle, certes, mais combien de fois avons-nous entendu ce type de déclaration, pour ensuite constater que les faits sur le terrain racontaient une autre histoire ? Le renforcement des sites de surveillance et l’alerte donnée aux centres de santé sont nécessaires, mais sont-ils suffisants ? Sommes-nous vraiment prêts à affronter une potentielle épidémie ou pandémie, ou sommes-nous simplement en train de réagir, encore une fois, avec un temps de retard ?

La vigilance est cruciale, mais elle ne peut se limiter à une simple réaction face à la menace immédiate. La véritable vigilance réside dans la capacité à anticiper, à prévoir, à préparer les systèmes de santé pour qu’ils soient résilients, à éduquer les populations pour qu’elles soient informées et proactives. Il est facile de se dire que tout est sous contrôle quand aucun cas n’a encore été détecté sur le territoire national. Mais la réalité est que dans un monde globalisé, une maladie qui surgit à des milliers de kilomètres peut être à notre porte en un rien de temps.

Les pandémies passées nous ont enseigné, ou du moins auraient dû nous enseigner, l’importance de la préparation. Pourtant, nous nous retrouvons encore à courir après la maladie, à tenter de contenir ce qui aurait pu être anticipé. Nous devrions avoir appris que les épidémies ne respectent pas les frontières, qu’elles ne s’arrêtent pas aux portes des pays qui se croient préparés simplement parce qu’ils n’ont pas encore été touchés.

Tendance à oublier les leçons apprises

Alors que faire maintenant ? Devons-nous simplement attendre et espérer que cette nouvelle vague de mpox ne nous atteindra pas ? Ou devons-nous enfin prendre ces alertes au sérieux, investir dans la prévention, et adopter une approche proactive pour éviter que l’histoire ne se répète une fois de plus ?

Peut-être qu’un jour, nous aurons vraiment appris de nos erreurs passées. Peut-être qu’un jour, nous serons prêts avant même que l’alerte ne soit donnée. Mais ce jour n’est pas encore arrivé, et en attendant, nous devons redoubler d’efforts pour être à la hauteur des défis qui se présentent à nous. Le mpox est une menace sérieuse, mais c’est aussi un test de notre capacité collective à tirer les leçons du passé et à ne pas les laisser s’effacer avec le temps. Nous avons l’opportunité de faire mieux cette fois-ci, à condition de ne pas baisser la garde et de rester vigilants, non seulement face à cette maladie, mais aussi face à notre propre tendance à oublier les leçons durement apprises.

Oumarou Fomba 

16 août 2024 0 comments
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A la UneLes démystificateurs du Sahel

Alerte à la désinformation : un faux recrutement au nom de l’AIGE démenti

by Chiencoro 15 août 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

Un faux recrutement prétendant émaner de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) circule sur les réseaux sociaux, suscitant la mise en garde officielle de l’institution. L’AIGE rappelle que cet avis est une arnaque et appelle les citoyens à la vigilance.

Un récent communiqué émis par l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) a révélé une tentative de fraude visant à tromper les citoyens maliens via une fausse campagne de recrutement. Diffusée sur les réseaux sociaux, cette annonce frauduleuse prétendait être une initiative de la « Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) » et incitait les utilisateurs à postuler à des postes fictifs. Le communiqué n° 0003/AIGE-2024, signé par Aliou Ahamadou Sangho, Chef du Département des Relations Publiques de l’AIGE, a fermement démenti cette information, la qualifiant de montage grossier et illégal.

Une manipulation malveillante dévoilée

Le Président de l’AIGE, Moustapha Cissé, s’est dit profondément choqué par cette tentative de manipulation, qui non seulement trompe le public, mais menace également l’intégrité des processus électoraux au Mali. Selon le communiqué, le lien hypertexte inclus dans le faux message, invitant les utilisateurs à cliquer pour postuler, est un signe évident de tentative de phishing ou d’une autre forme de cybercriminalité. Il est essentiel de souligner que la CENI, une structure mentionnée dans le faux communiqué, n’a aucun rôle ni autorité en matière d’organisation électorale au Mali.

La loi électorale malienne, spécifiquement la LOI N°2022-019 DU 24 JUIN 2022, attribue exclusivement à l’AIGE la responsabilité de l’organisation et de la gestion de toutes les opérations électorales et référendaires dans le pays. Cette précision vise à dissiper toute confusion et à avertir le public que tout recrutement ou information émanant de structures autres que l’AIGE en matière électorale est purement fictif et potentiellement dangereux.

Un phénomène répandu en Afrique

L’incident au Mali n’est pas un cas isolé sur le continent africain. En juillet 2024, une tentative similaire de désinformation avait été signalée en République Démocratique du Congo (RDC). Là aussi, une fausse annonce de recrutement circulait, prétendument de la part de la Commission Électorale Nationale Indépendante de la RDC. Cette fraude avait été rapidement dénoncée par les autorités congolaises, qui avaient averti le public des dangers associés à de telles fausses communications.

Ces incidents montrent que les réseaux sociaux, tout en étant des outils puissants pour la diffusion de l’information, peuvent également être exploités par des individus malveillants cherchant à semer la confusion et à tromper le public. Les campagnes de désinformation de ce type, particulièrement en période électorale, peuvent avoir des conséquences graves, allant de la perte de confiance dans les institutions à des risques pour la sécurité personnelle des individus.

La nécessité d’une vigilance accrue

Le communiqué de l’AIGE ne se contente pas de démentir la fausse information ; il appelle également à une vigilance accrue de la part du public. Les utilisateurs des réseaux sociaux sont invités à vérifier systématiquement l’authenticité des informations avant de réagir, en particulier lorsqu’il s’agit de messages relatifs à des processus officiels tels que les élections ou les recrutements.

Il est crucial que les citoyens soient conscients des signes d’une possible fraude en ligne. Par exemple, les liens hypertexte inclus dans des messages non sollicités, les annonces de recrutement non vérifiées, et les demandes d’informations personnelles via des plateformes non officielles doivent immédiatement éveiller les soupçons. L’AIGE a réitéré que toutes les communications officielles relatives aux élections et aux recrutements sont publiées par des canaux vérifiés et approuvés, tels que les sites web officiels et les médias reconnus.

Conséquences juridiques et enquête en cours

En réponse à cette tentative de fraude, le Président de l’AIGE, Moustapha Cissé, a assuré que des actions judiciaires seraient prises contre les auteurs et les complices de cette manipulation. Les autorités compétentes travaillent déjà à identifier les responsables derrière cette campagne de désinformation, avec l’intention de les traduire en justice. Ce processus souligne la détermination de l’AIGE à protéger l’intégrité des élections au Mali et à garantir que les citoyens puissent participer au processus démocratique sans crainte de fraude ou de manipulation.

Cette situation met en lumière l’importance de la cybersécurité et de la protection des données dans un monde de plus en plus numérique. Les autorités électorales, non seulement au Mali mais dans le monde entier, doivent renforcer leurs défenses contre de telles menaces, en éduquant le public et en adoptant des technologies avancées pour détecter et prévenir les fraudes.

Un appel à la vigilance collective

Cet incident de la fausse campagne de recrutement au nom de l’AIGE est un rappel fort des dangers que pose la désinformation à l’ère numérique. Il est impératif que les citoyens maliens, et plus largement les utilisateurs de réseaux sociaux, restent vigilants face aux informations qui circulent en ligne. La confiance dans les institutions démocratiques repose sur la transparence et la véracité des informations, et il incombe à chacun de contribuer à la préservation de cette confiance en vérifiant la source des informations et en signalant toute activité suspecte.

L’AIGE, par son engagement à défendre l’intégrité des processus électoraux au Mali, montre la voie dans la lutte contre la désinformation. Mais ce combat ne peut être gagné sans la participation active et consciente de tous les citoyens. La vigilance collective est donc essentielle pour contrer les tentatives de manipulation et assurer que les élections se déroulent dans un climat de transparence et de confiance.

Cheincoro Diarra

15 août 2024 0 comments
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Intelligence artificielle
Actu

L’Afrique se prépare pour la révolution de l’intelligence artificielle : stratégie continentale et défis

by Fousseni TOGOLA 14 août 2024
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

L’Union africaine dévoile sa stratégie continentale pour l’intelligence artificielle, visant à transformer les secteurs clés du développement en Afrique. Ce plan ambitieux mise sur l’IA pour propulser le continent vers une prospérité partagée tout en relevant les défis éthiques et économiques.

L’intelligence artificielle (IA) est en train de remodeler les économies et les sociétés du monde entier, et l’Afrique ne fait pas exception. Dans un rapport stratégique publié en juillet 2024, l’Union africaine a détaillé son plan pour intégrer l’IA dans les efforts de développement du continent, soulignant à la fois les opportunités colossales et les défis complexes qui accompagnent cette technologie de pointe. Cette stratégie continentale vise à placer l’Afrique sur la carte mondiale de l’IA, en maximisant les avantages économiques et sociaux tout en atténuant les risques potentiels.

Un cadre pour l’inclusion et le développement

Le rapport de l’Union africaine, intitulé « Stratégie Continentale pour l’Intelligence Artificielle : Exploiter l’IA pour le Développement et la Prospérité de l’Afrique », s’inscrit dans la vision de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui aspire à une Afrique prospère, intégrée et pacifique. La stratégie reconnaît que l’IA pourrait transformer de nombreux secteurs clés tels que l’agriculture, l’éducation, la santé et la gestion des ressources naturelles, offrant des solutions aux défis les plus urgents du continent.

Cette stratégie met l’accent sur cinq domaines prioritaires : exploiter les avantages de l’IA, développer les capacités en IA, minimiser les risques, stimuler les investissements, et favoriser la coopération régionale et internationale. Le rapport souligne que pour que l’Afrique puisse tirer pleinement parti de l’IA, elle doit se doter des infrastructures nécessaires, notamment en matière de connectivité, de centres de données, et de puissance de calcul. De plus, l’éducation et la formation des talents en IA sont considérées comme essentielles pour créer un écosystème d’IA vibrant sur le continent.

Des opportunités économiques immenses

L’IA offre des perspectives économiques considérables pour l’Afrique. Selon certaines estimations, si le continent parvient à capturer ne serait-ce que 5 % de la valeur ajoutée par l’IA à l’économie mondiale, cela pourrait représenter entre 110 et 220 milliards de dollars supplémentaires par an pour le PIB africain. Cette opportunité est particulièrement pertinente dans des secteurs comme l’agriculture, où l’IA peut optimiser les rendements agricoles, ou dans la santé, où elle peut améliorer la prestation des services de soins grâce à des diagnostics plus précis et une meilleure gestion des données médicales.

L’IA pourrait également jouer un rôle crucial dans la gestion des ressources naturelles, en particulier dans la lutte contre les changements climatiques et la préservation de l’environnement. Par exemple, l’IA pourrait être utilisée pour surveiller la déforestation, optimiser l’utilisation de l’eau dans l’agriculture, et même prévoir les catastrophes naturelles.

Les risques et les enjeux éthiques

Cependant, le rapport n’ignore pas les nombreux défis et risques associés à l’adoption de l’IA en Afrique. Parmi les préoccupations majeures figurent la protection de la vie privée, le risque de discrimination et de biais algorithmiques, ainsi que la menace de l’automatisation sur l’emploi, qui pourrait exacerber le chômage et les inégalités sociales. Le rapport met en garde contre les dangers d’une adoption incontrôlée de l’IA qui pourrait reproduire ou amplifier les inégalités existantes.

Il est également noté que l’Afrique doit éviter de devenir un simple consommateur de technologies développées ailleurs. Pour cela, il est crucial de développer des capacités locales en matière de recherche et de développement en IA, tout en assurant que ces technologies respectent les valeurs culturelles et les droits de l’homme propres au continent.

Vers une coopération renforcée et des investissements accrus

La stratégie de l’Union africaine souligne également l’importance de la coopération régionale et internationale pour le développement de l’IA. La coordination entre les pays africains sera essentielle pour partager les meilleures pratiques, harmoniser les régulations, et développer des infrastructures communes. De plus, la coopération avec des partenaires internationaux pourra fournir des ressources financières et techniques nécessaires pour accélérer le développement de l’IA en Afrique.

Stimuler les investissements publics et privés dans l’IA est également un objectif central de la stratégie. Les gouvernements africains sont encouragés à intégrer l’IA dans leurs plans de développement national, à mobiliser des ressources nationales pour soutenir les startups en IA, et à créer des incitations pour attirer des talents et des investissements étrangers.

L’Afrique à l’aube de l’ère de l’IA

La stratégie continentale pour l’intelligence artificielle de l’Union africaine marque une étape cruciale dans la préparation de l’Afrique à l’ère numérique. En mettant en place les bonnes infrastructures, en développant les compétences nécessaires, et en assurant une gouvernance éthique et inclusive de l’IA, l’Afrique peut non seulement atténuer les risques associés à cette technologie, mais aussi en tirer des bénéfices considérables pour son développement socio-économique.

Alors que le monde se dirige vers une économie de plus en plus dominée par l’intelligence artificielle, l’Afrique est à un tournant décisif. Avec cette stratégie, le continent montre qu’il est prêt à embrasser l’avenir, à condition que les engagements pris soient effectivement mis en œuvre et que les défis identifiés soient relevés avec détermination et innovation.

Fousseni Togola 

14 août 2024 0 comments
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Fraude de l'or
A la UneÉconomie

Or, revenus et défis : le Mali fait le point sur la gestion de ses ressources naturelles

by Chiencoro 14 août 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

Le rapport ITIE 2023 du Mali met en lumière les progrès réalisés en matière de transparence dans le secteur extractif, tout en soulignant les défis persistants. Entre gestion des revenus miniers et recommandations pour améliorer la gouvernance, le document offre un bilan détaillé de l’année écoulée.

Dans un monde où la gestion responsable des ressources naturelles est devenue un impératif pour le développement durable, le Mali continue de démontrer son engagement envers la transparence à travers l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). Le rapport ITIE 2023, publié récemment, est un reflet fidèle des efforts du Mali pour se conformer aux normes internationales en matière de transparence et de bonne gouvernance dans le secteur extractif, notamment dans les industries minières et pétrolières. Ce document, élaboré par le cabinet Pyramis Audit et Conseil, met en lumière les réalisations du pays tout en soulignant les défis qui persistent.

Un contexte économique et institutionnel renforcé

Le Mali a adhéré à l’ITIE en 2007 et a été déclaré « pays conforme » en août 2011. Depuis lors, le pays a publié plusieurs rapports, dont le dernier en date couvre l’année fiscale 2023. Ce rapport s’inscrit dans le cadre des exigences de la norme ITIE 2019, adoptée lors de la conférence mondiale de Paris en juin 2019, et mise en application à partir de 2020. La mise en œuvre de cette norme vise à assurer une transparence totale dans la gestion des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles.

Le secteur des mines et des hydrocarbures au Mali est soutenu par un cadre politique et institutionnel solide, comprenant un document de politique nationale de développement du secteur minier et pétrolier. Ce cadre juridique est conforme aux standards régionaux et internationaux, garantissant une gouvernance des ressources naturelles qui répond aux attentes des citoyens et des partenaires internationaux.

La domination de l’or dans la production minière

Le rapport ITIE 2023 révèle que la production minière au Mali est largement dominée par l’or. En 2023, la production d’or a atteint 65 910 kilogrammes, ce qui représente une valeur estimée à 1 926 milliards de FCFA, soit près de 96 % de la production totale du pays. Cette concentration de la production dans les régions de Kayes et Sikasso confirme la position du Mali comme l’un des principaux producteurs d’or en Afrique. En effet, le Mali a occupé la 16ème place mondiale parmi les plus grands producteurs d’or et la 2ème position sur le continent africain, consolidant ainsi son rôle stratégique dans l’économie globale de l’or.

Les exportations d’or malien se dirigent principalement vers trois destinations majeures : l’Afrique du Sud, la Suisse et l’Australie. En revanche, d’autres substances minérales comme la chaux, le ciment, et la dolomie sont majoritairement consommées sur le marché local, contribuant ainsi à l’économie nationale à travers l’industrialisation locale et le développement des infrastructures.

Les revenus extractifs et leur contribution à l’économie

En 2023, le secteur extractif malien a généré des revenus importants pour l’État. Selon les données déclarées par les organismes collecteurs, les revenus totaux issus des activités extractives, hors sous-traitants, s’élèvent à 644 milliards de FCFA. Ces revenus ont été répartis de manière à soutenir principalement le budget de l’État (98 %), tandis que le reste a été alloué à des fonds spécifiques tels que le Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle, le Fonds National pour l’Emploi des Jeunes, et le Fonds National de Logement.

Cependant, le rapport ITIE 2023 met également en évidence des écarts significatifs entre les déclarations des entreprises extractives et celles des organismes collecteurs. Un écart initial de 28,9 milliards de FCFA a été constaté, dont seulement 4,1 milliards ont pu être justifiés après des vérifications approfondies. Ces écarts soulignent les défis persistants en matière de conciliation des données financières, mettant en lumière la nécessité d’améliorer les mécanismes de contrôle et de transparence pour une gestion optimale des ressources naturelles.

Les défis de la transparence et les recommandations

Bien que des progrès notables aient été réalisés, le rapport ITIE 2023 identifie plusieurs limitations qui compromettent la transparence et la fiabilité des données collectées. Parmi les défis majeurs figurent l’absence de déclaration des paiements de certaines sociétés extractives, comme HYDROMA et FUTURE MINERALS, et la non-communication des données sur les transferts infranationaux par certaines trésoreries régionales. Ces lacunes constituent des obstacles significatifs à une évaluation complète et précise des revenus générés par le secteur extractif.

Pour surmonter ces défis, le rapport recommande plusieurs mesures essentielles. Il s’agit notamment de renforcer la certification des données financières, de mettre en place des mécanismes de suivi rigoureux pour assurer la mise en œuvre des recommandations antérieures, et d’engager toutes les parties prenantes, y compris les sociétés extractives et les organismes collecteurs, à fournir des informations complètes et fiables. De plus, une attention particulière doit être accordée à l’amélioration des processus de collecte et de vérification des données afin de réduire les écarts et d’accroître la transparence dans le secteur.

Une transparence essentielle pour le développement durable

Le rapport ITIE 2023 est un témoignage de l’engagement continu du Mali en faveur de la transparence dans le secteur extractif. Alors que le pays continue de naviguer dans un environnement économique complexe, l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles reste cruciale pour assurer un développement socio-économique durable. 

La transparence et la redevabilité ne sont pas seulement des exigences internationales, mais aussi des conditions sine qua non pour le bien-être des populations maliennes. À travers des efforts constants pour renforcer la transparence, le Mali peut espérer non seulement attirer davantage d’investissements, mais aussi garantir que les bénéfices tirés de ses ressources naturelles contribuent véritablement au développement national.

Chiencoro Diarra 

14 août 2024 0 comments
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variole-du-singe-la-flambee-epidemique-ralentit-en-europe-plus-d-efforts-pour-l-eliminer-selon-l-oms
A la UneSanté

Mpox en Afrique : une nouvelle souche plus mortelle déclenche l’alerte maximale

by Sahel Tribune 14 août 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Face à la propagation fulgurante du mpox ou variole de singe en Afrique, l’Africa CDC déclenche son plus haut niveau d’alerte. Une nouvelle souche plus virulente menace plusieurs pays, notamment la RDC, où la situation devient critique.

Il y a des nouvelles qui donnent l’impression que l’Histoire se répète, mais en pire. Le mardi 13 août, l’agence de santé de l’Union africaine, l’Africa CDC, a déclenché son plus haut niveau d’alerte face à une nouvelle menace sanitaire : le mpox, cette variole du singe que l’on pensait presque sous contrôle, revient en force. Mais cette fois, le virus n’est pas seulement plus virulent, il s’étend de façon inquiétante, notamment en République Démocratique du Congo, où il fait des ravages.

On aurait pu croire que le monde était mieux préparé, après la Covid-19. Mais les chiffres sont là, implacables : 96 % des nouveaux cas en Afrique viennent de la RDC, où près de 15 000 personnes ont été touchées cette année, avec 455 décès. Et ce n’est que le début, car le virus s’invite maintenant dans des pays qui n’avaient jamais vu l’ombre d’un cas, comme le Rwanda, le Burundi, ou encore l’Ouganda.

L’Afrique n’a pas besoin de promesses, elle a besoin d’actes

Les capacités de test sont insuffisantes, les vaccins manquent cruellement. 200 000 doses sont en route, mais c’est une goutte d’eau face aux 10 millions nécessaires pour contenir l’épidémie. La situation est d’autant plus dramatique que le personnel soignant se retrouve à gérer une crise avec des moyens dérisoires, sans médicaments, sans protection, sans soutien. La scène est surréaliste : à Bukavu, un petit hangar fait office de centre d’accueil pour les malades du mpox, dans des conditions précaires qui rappellent tristement les débuts d’autres crises sanitaires sur le continent.

Et pourtant, le mpox n’est pas une nouveauté. Cette maladie, autrefois confinée aux zones reculées, a muté, devenant plus dangereuse, plus transmissible. Désormais, elle touche l’ensemble du corps, et se répand au sein de populations vulnérables, avec des conséquences dévastatrices. 

Ce n’est pas un cri de panique, mais un appel à l’action. Il est temps de prendre la mesure de cette crise, de mobiliser les ressources nécessaires, et de ne pas attendre que l’OMS confirme l’urgence. Car le temps presse, et chaque jour qui passe coûte des vies. L’Afrique n’a pas besoin de promesses, elle a besoin d’actes. Maintenant.

Oumarou Fomba 

14 août 2024 0 comments
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Tiken Jah Fakoly
A la UneSeko ni Donko

Tiken Jah Fakoly : quand l’ingratitude remplace la reconnaissance?

by Sahel Tribune 13 août 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Tiken Jah Fakoly, autrefois accueilli à bras ouverts par le Mali, s’en prend aujourd’hui aux dirigeants de l’Alliance des États du Sahel dans son dernier opus. Une critique surprenante qui soulève des questions sur l’ingratitude et les véritables motivations de l’artiste ivoirien.

« Ne mords pas la main qui te nourrit », dit-on. Un proverbe qui, à en croire certains, aurait échappé à Tiken Jah Fakoly, le célèbre reggae man ivoirien, dans son nouvel opus « Actualités brûlantes », publié le 8 août dernier. Aux côtés d’Amen Jah Cissé, il n’a pas hésité à décocher des flèches empoisonnées aux dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES), cette union naissante entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, perçue comme le bastion de la souveraineté africaine face aux ingérences étrangères.

Comment expliquer un tel revirement ?

« Ne gâtez pas l’AES. La liberté d’expression, mangée par la révolution acquise dans le sang. Regardez ce qui se passe dans l’AES. Dès que tu critiques un peu, c’est le front ou la prison », lance-t-il dans un cri de révolte. Mais la question se pose : Tiken Jah Fakoly aurait-il oublié d’où il vient, et surtout, qui l’a accueilli à bras ouverts lorsqu’il était en difficulté ?

Revenons en 2002, lorsque le Mali a offert un refuge à cet Ivoirien d’origine, alors menacé dans son propre pays par les « jeunes patriotes » qui l’accusaient de soutenir la rébellion en Côte d’Ivoire. Ce même Mali, qui, aujourd’hui, semble être devenu la cible de ses critiques acerbes. Ironie du sort ou simple ingratitude ? Tiken, qui autrefois chantait les louanges des autorités maliennes et de leurs homologues de l’AES, a-t-il soudainement changé de ton par pure désillusion ?

Aujourd’hui, après avoir été traité en hôte de marque et acclamé par le peuple malien, Tiken Jah Fakoly semble s’être retourné contre ceux qui l’ont soutenu dans les moments les plus difficiles. Comment expliquer un tel revirement ? Pourquoi cet homme, qui se présentait comme un fervent soutien des autorités maliennes et des dirigeants de l’AES, se permet-il désormais de les critiquer ouvertement ?

Ingratitude et méconnaissance

La réponse pourrait être aussi simple que amère : l’égo blessé. Après avoir cherché par tous les moyens à se rapprocher des dirigeants de l’AES, notamment lors de l’affaire des 49 soldats arrêtés au Mali, le 10 juillet 2022 et graciés le 6 janvier 2023, Tiken Jah Fakoly a peut-être été déçu par l’indifférence ou le refus de ses avances. Et comme un enfant capricieux à qui l’on refuse un jouet, il réagit par la critique acerbe, sans véritable fondement, jetant ainsi l’opprobre sur ceux qui, hier encore, étaient ses alliés.

Il est difficile de ne pas voir dans cette attaque un acte d’ingratitude, une manière déplorable de mordre la main qui l’a nourri. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ces nations qui luttent pour leur souveraineté dans un contexte régional extrêmement difficile, n’ont certainement pas besoin de telles critiques de la part de quelqu’un qui devrait au contraire leur témoigner reconnaissance et soutien.

Tiken Jah Fakoly, en se positionnant ainsi, semble avoir oublié que l’AES n’est pas simplement un projet politique, mais une aspiration des peuples du Sahel, une tentative de reprendre en main leur destin face aux ingérences étrangères et aux crises internes. Critiquer ces nations pour leur prises de position dans un moment aussi crucial, c’est non seulement faire preuve d’ingratitude, mais aussi de méconnaissance des réalités que vivent ces pays.

Quoi qu’il en soit, le reggaeman a jeté un pavé dans la mare, et les vagues de réactions n’ont pas tardé à suivre. Certains l’accusent d’ingratitude, d’autres saluent son courage. Une chose est sûre, Tiken Jah Fakoly n’a pas fini de faire parler de lui, que ce soit pour ses engagements ou pour ses revirements. Reste à savoir si cette voix, si longtemps célébrée, continuera à résonner avec autant de force dans les cœurs des peuples du Sahel.

Oumarou Fomba

13 août 2024 0 comments
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