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Ministres des Affaires étrangères AES
A la Une

Crise au Sahel : le Burkina, le Mali et le Niger saisissent l’ONU contre l’Ukraine

by Sahel Tribune 20 août 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont dénoncé fermement le soutien présumé de l’Ukraine au terrorisme au Sahel, dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l’ONU. Ils appellent la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour prévenir de nouvelles ingérences qui menacent la stabilité de la région.

Le 19 août 2024, les tensions diplomatiques entre le Burkina Faso, le Mali, le Niger et l’Ukraine ont pris une nouvelle ampleur internationale avec l’envoi d’une lettre conjointe aux Nations Unies. Dans cette correspondance, les ministres des Affaires étrangères des trois pays sahéliens – Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso, Abdoulaye Diop du Mali, et Bakary Yaou Sangaré du Niger – ont exprimé une condamnation ferme du soutien présumé de l’Ukraine au terrorisme international, particulièrement dans la région du Sahel. Cette démarche marque un tournant décisif dans les relations entre ces États africains et l’Ukraine, et soulève des préoccupations profondes sur la sécurité régionale et la stabilité en Afrique.

Violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale

La lettre adressée au Président du Conseil de sécurité des Nations Unies débute par une mise en garde sans équivoque : « Les ministres en charge des Affaires étrangères du Burkina, du Mali et du Niger dénoncent et condamnent fermement le soutien ouvert et assumé du Gouvernement de la République d’Ukraine au terrorisme international, en particulier au Sahel. » Ce soutien, selon les signataires, est non seulement inacceptable, mais il constitue une menace directe à la paix et à la sécurité internationales.

Les ministres sahéliens ont été « désagréablement surpris » par les propos tenus par Andriy Yusov, porte-parole de l’Agence ukrainienne de renseignement militaire. Selon eux, Yusov aurait admis l’implication de l’Ukraine dans une attaque ayant eu lieu les 24, 25 et 26 juillet 2024, dans laquelle des forces armées maliennes ont été visées, causant la mort de plusieurs soldats à Tinzaouatène, au Mali. Cette attaque, qualifiée de « lâche, traître et barbare », a également infligé d’importants dégâts matériels. Le fait que ces actes aient été confirmés par l’ambassadeur ukrainien au Sénégal, Yurii Pyvovarov, dans des déclarations publiques, n’a fait qu’accroître l’indignation des gouvernements sahéliens.

« Ces affirmations, qui sont d’une extrême gravité, dépassent le cadre de l’ingérence étrangère, condamnable en soi. Il s’agit d’un soutien officiel et sans équivoque du Gouvernement ukrainien au terrorisme en Afrique, particulièrement au Sahel. » Les ministres ont insisté sur le fait que ces actions constituent une violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de leurs États. Ils ont rappelé que ces actes sont en violation directe de la Charte des Nations Unies et des Conventions internationales que l’Ukraine est censée respecter.

Invitation à prendre des mesures des mesures appropriées

Face à cette situation, les gouvernements du Burkina Faso, du Mali, et du Niger appellent le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités pour éviter que de telles actions subversives ne se reproduisent. Ils ont exhorté la communauté internationale à ne pas fermer les yeux sur ces développements inquiétants. « Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre des mesures appropriées contre ce choix délibéré de l’Ukraine de soutenir le terrorisme, afin de prévenir ces actions subversives qui menacent la stabilité du Sahel, voire du continent africain. »

Les ministres sahéliens ont également utilisé cette occasion pour réaffirmer leur engagement à renforcer la coopération au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Ils ont souligné que ces actes d’agression ne feraient que renforcer leur détermination à défendre leur souveraineté et à poursuivre leur lutte contre le terrorisme avec encore plus de vigueur. «  c»

Les accusations portées contre l’Ukraine mettent en lumière les complexités géopolitiques croissantes qui entourent la région sahélienne. Le Sahel, déjà en proie à des conflits internes et à une instabilité chronique, devient de plus en plus un terrain où les influences internationales se croisent, avec des répercussions potentiellement dévastatrices pour la sécurité régionale. Les gouvernements sahéliens ont clairement exprimé leur volonté de ne pas laisser ces ingérences extérieures compromettre leurs efforts pour stabiliser la région et protéger leurs populations.

Alors que le Conseil de sécurité est désormais saisi de cette affaire, il est à espérer que la communauté internationale prendra conscience de la gravité de la situation et agira en conséquence pour préserver la paix et la sécurité dans cette région cruciale du monde. En attendant, le Burkina Faso, le Mali, et le Niger restent déterminés à défendre leur souveraineté et à dénoncer ce qu’ils perçoivent comme des tentatives de déstabilisation orchestrées par des puissances extérieures. Leur message est clair : la paix et la sécurité du Sahel ne sont pas négociables, et toute tentative de les saper sera fermement combattue.

Oumarou Fomba 

20 août 2024 0 comments
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Ousmane Sonko, Premier ministre, forme son premier gouvernement
A la UneÉconomie

Ousmane Sonko ouvre le dossier des contrats stratégiques avec les entreprises étrangères

by Chiencoro 20 août 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le gouvernement sénégalais, sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko, a lancé une commission pour renégocier les contrats avec des entreprises étrangères dans les secteurs stratégiques, marquant ainsi le début de l’une de ses grandes promesses électorales. Alors que certains saluent cette initiative pour plus de justice économique, d’autres craignent des conséquences désastreuses pour l’économie du pays.

Il y a quelque chose de particulièrement fascinant dans la manière dont les promesses politiques prennent forme, ou du moins tentent de le faire. Au Sénégal, l’une des grandes promesses du duo Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko, victorieux de l’élection présidentielle de mars 2024, était de renégocier les contrats signés avec des entreprises étrangères dans des secteurs stratégiques. Une promesse ambitieuse, teintée de nationalisme économique, qui semblait s’adresser directement aux aspirations d’un peuple désireux de reprendre en main son destin économique. Et voilà que cette promesse commence à se concrétiser, avec l’installation officielle, le 19 août 2024, d’une commission dédiée à ce sujet épineux.

Des renégociations qui pourraient avoir « des conséquences désastreuses » sur l’économie

On pourrait applaudir cette initiative, la voir comme un signe de bonne foi de la part des nouvelles autorités. Ousmane Sonko, le Premier ministre, l’a rappelé avec force : ce combat pour plus de transparence et un rééquilibrage des contrats n’est pas nouveau. « En tant que parti politique d’opposition, nous avions eu à regretter et à dénoncer vigoureusement la manière dont les accords et conventions étaient conclus, au détriment, la plupart du temps, des intérêts stratégiques du Sénégal et de son peuple », a-t-il martelé. Voilà une rhétorique qui résonne, qui parle au cœur et à l’esprit d’un peuple souvent méfiant des grandes manœuvres internationales qui semblent toujours se dérouler à ses dépens.

Mais, il y a toujours un « mais« . Le passage de la parole à l’action est un terrain miné, semé d’embûches. Sonko lui-même semble bien en avoir conscience, en précisant que l’objectif n’est pas de tout raser, de tout nationaliser à la manière d’une révolution brutale. Non, la logique est de travailler de manière « rigoureuse, méthodique », de poser les bases d’une renégociation en étant bien préparé, avec des experts juridiques, fiscaux et du secteur de l’énergie. La prudence est de mise, et on sent bien que cette prudence n’est pas seulement dictée par la raison, mais aussi par la crainte des conséquences possibles.

Car derrière cette volonté de rééquilibrer les contrats, il y a un risque énorme. L’ancien président Macky Sall ne s’est pas privé de le souligner : ces renégociations pourraient avoir « des conséquences désastreuses » sur l’économie. Un avertissement qui pèse lourd, et qui pourrait bien se transformer en une prophétie auto-réalisatrice si les choses tournent mal. Après tout, on ne joue pas impunément avec des accords internationaux qui, même s’ils sont imparfaits, ont le mérite d’exister et de stabiliser des relations économiques souvent fragiles.

L’équilibre entre idéalisme et pragmatisme 

Et c’est là tout le paradoxe de cette initiative. D’un côté, elle répond à une exigence légitime de justice économique, de l’autre, elle flirte dangereusement avec l’incertitude. Il ne suffit pas de vouloir réécrire les règles du jeu pour en changer les résultats. La diplomatie économique est un art subtil, qui exige non seulement de la fermeté, mais aussi une bonne dose de pragmatisme. S’il est louable de vouloir défendre les intérêts du Sénégal, il ne faut pas perdre de vue que les partenaires étrangers, eux aussi, ont des intérêts à défendre, et qu’ils ne se laisseront pas faire sans broncher.

Alors, que retenir de tout cela ? Peut-être simplement que les grandes promesses électorales, une fois confrontées à la réalité, deviennent des exercices d’équilibrisme délicats. Ousmane Sonko et son gouvernement ont ouvert un chantier complexe, un chantier où la rigueur et la méthode seront cruciales. Mais le défi est de taille : il s’agit non seulement de faire mieux, mais aussi de ne pas tout casser en chemin. Car si l’équilibre entre les parties est nécessaire, l’équilibre entre idéalisme et pragmatisme l’est tout autant. Le Sénégal entre dans une phase cruciale de son histoire économique, et il ne fait aucun doute que le monde entier observera avec attention les résultats de cette ambitieuse entreprise.

Chiencoro Diarra 

20 août 2024 0 comments
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A la UneSeko ni Donko

Ségou : à la découverte des trésors architecturaux du Mali

by Sahel Tribune 20 août 2024
written by Sahel Tribune 8 minutes read

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Ségou, ville au riche patrimoine architectural, abrite des demeures historiques uniques qui témoignent de son identité culturelle. À travers ses palais, mosquées et centres artisanaux, Ségou raconte l’histoire de sa grandeur passée et la nécessité de préserver ces trésors pour les générations futures.

Ségou est connue pour son architecture unique et magnifique, qui combine les styles islamiques traditionnels avec les techniques de construction locales. Les bâtiments de la ville reflètent son identité culturelle.

L’un des exemples les plus impressionnants de l’architecture de Ségou est le Palais royal de Sékoro, l’ancienne résidence des SEKORO, les souverains traditionnels de Ségou. Le palais est une belle structure, avec une grande cour centrale et une série de salles. C’est un symbole important du patrimoine culturel de la ville, visité par de nombreux touristes chaque jour et chaque année. Il s’agit bien de « Biton Blon », un symbole de la puissance royale Bamanan sous le règne de Biton Mamary Coulibaly à Sékoro.

Biton Blon
Biton Blon. Fatoumata Coulibaly/Sahel Tribune.
Plaque à  l'entrée du Palais Royal Biton Blon.
Plaque à l’entrée du Palais Royal Biton Blon. Fatoumata Coulibaly/Sahel Tribune.

Construit en banco, dans la cosmogonie Bamanan, ce sanctuaire est composé de sept vestibules dont le chiffre trois (3) représente l’homme et le chiffre quatre (4), la femme. Dans chaque vestibule se trouvaient trois gardes du corps du roi. Excepté le septième vestibule, où se trouvaient le roi Biton avec ses neuf (9) conseillers, son géomancien (Songhoy Goîta) qui traçait le « Tourabou » chaque matin pour le programme de la journée, son griot qui faisait ses louanges, ses quatre (4) gardes dont deux (2) étaient postés aux extrémités et deux (2) autres aux côtés du roi, une (1) esclave qui l’éventait, et deux (2) autres esclaves qui confectionnaient des boissons de mil pour le roi.

Le blon a une longueur de 10 mètres et une largeur de 6 mètres

Selon Kokadiè Coulibaly, chef du village de Sékoro, lorsque Biton prenait le pouvoir, il n’y avait qu’un seul vestibule. Après son intronisation, il en a ajouté deux pour compléter à trois vestibules, un chiffre désignant l’homme. Plus tard, il fit construire quatre autres vestibules pour représenter la femme.

Le médicament d’une femme est composé de quatre (4) bottes, le traitement dure quatre jours. C’était une manière de montrer que la femme protège le pouvoir et qu’elle n’est pas oubliée par le roi. Les Tondjon et les Tongnons du royaume juraient par la porte de ce vestibule royal pour témoigner de leur foi et sincérité. Aux dires des anciens, certains se confiaient au vestibule pour résoudre des problèmes sociaux.

Tombe de Biton
Le Roi Biton Coulibaly et certains de ses compagnons, dont le griot, le géomacien, la femme connfectionneuse de boisson de mil. Fatoumata Coulibaly/Sahel Tribune.

Dans ce vestibule se trouvaient des Tongnons, des nobles guerriers, et des Tondjons, les guerriers captifs de guerre. Sur le plan historique, le Biton Blon est un site qui continue à augmenter la fréquentation touristique de la région, avec une recette journalière de 100 000 francs CFA. La visite du Biton Blon est subordonnée au paiement de 5000 FCFA par visiteur.

Vu le rôle et la place qu’occupe ce vestibule à Ségou, il est aujourd’hui regrettable de constater que son état actuel est déplorable. Des parties de ce vestibule sont dégradées et continuent de l’être.

Les sept (7) vestibules, qui occupent aujourd’hui une place de choix dans le tourisme, souffrent des aléas climatiques. Ainsi, un besoin de réhabilitation s’impose. D’où le cri du cœur des habitants de Sékoro : « Nous sollicitons un crépissage annuel de ce vestibule qui représente l’une des identités culturelles et historiques de la région de Ségou. »

La Mosquée de Ba Sounou Sacko, la mère de Biton

Située à Sékoro sur les berges du fleuve Niger, la mosquée de Ba Sounou Sacko fut construite au 18ème siècle en banco et selon une architecture soudanaise. Elle fut construite par son fils Biton, deux (2) ans après son intronisation en tant que roi du village de Sékoro.

L’histoire raconte que sa mère, Ba Sounou Sacko, priait dans la mosquée de Cheicko Malamine, la mosquée du fondateur du village de Sékoro. Ne voulant pas que sa mère subisse l’humiliation de ses pairs en tant que roi Bamanan, capable de construire pour elle, il décida de construire une mosquée pour qu’elle puisse pratiquer sa religion sans entrave. Sa mère pratiquait sa religion parmi les Bamanans sans aucune difficulté jusqu’à sa mort. « Depuis la construction de cette mosquée à nos jours, seule la famille Sylla est apte à conduire la prière des fidèles musulmans », nous confie Amadou Traoré, le guide du jour. Il précise que la mosquée a gardé sa forme et son fond depuis sa construction, sans aucune reconstruction ni modification.

Mosquée de la mère de Biton, Ba Sounou Sacko
Mosquée de la mère de Biton, Ba Sounou Sacko. Fatoumata Coulibaly/Sahel Tribune.

À l’extérieur de cette mosquée, on trouve dans un trou un tas d’abeilles. Ces abeilles, considérées comme protectrices du village contre la guerre, existent depuis le temps de Biton. Elles étaient les abeilles sacrées du roi Biton, qui l’aidaient lorsque les ennemis attaquaient le village, les repoussant hors de Sékoro. Elles continuent à jouer ce rôle de protectrices sacrées. Personne ne peut galoper à cheval pour entrer à Sékoro à cause de ces abeilles.

Cette mosquée, considérée comme sacrée, réalise les vœux des personnes qui viennent s’y confier ou y faire des prières. La mosquée représente beaucoup pour Sékoro, tant sur le plan historique, culturel que sacré, bien que beaucoup de personnes l’ignorent.

À noter que tout le monde peut prier dans cette mosquée. Elle est bien entretenue et fréquentée par les habitants du village.

La Mosquée de Cheicko Koroba

Située à Sékoro sur les berges du fleuve Niger, cette mosquée a été construite par le premier fondateur du village actuel de Sékoro. Selon l’histoire, Sékoro s’appelait autrefois N’jirikouroudjè (Bois blanc). Au fil du temps, il a pris le nom de Cheicko Malamine Kané, descendant de la famille du guide spirituel du soufisme de Ségou, Cheicko Lassana Kané.

Pour rappel, Cheiko Malamine a quitté Chami, l’actuelle Syrie, pour venir s’installer au bord du fleuve Niger avec ses talibés. À son arrivée, il n’y avait pas de mosquée. Vue son attachement à la religion musulmane, il a construit une mosquée pour y faire ses prières.

Mosquée de Checko Koroba à Sékoro
Mosquée de Checko koroba à Ségou Sékoro. Fatoumata Coulibaly/Sahel Tribune.

Cette mosquée est l’une des plus anciennes d’Afrique. Construite en banco avec un style architectural soudano-sahélien, sa construction remonte à plusieurs siècles. Elle demeure célèbre et convoitée, autant pour sa forme architecturale que pour le nombre de fidèles musulmans qui la fréquentent pendant le Maouloud et le Ziyara pour des bénédictions et vœux secrets.

La mosquée est actuellement dirigée par la famille de Cheicko Lassana Kané de Ségou.

Centre N’Domo

Situé à 5 kilomètres en plein cœur de la commune rurale de Pelengana, sur l’axe menant au cercle de Koutiala, une commune de 28 villages et 11 hameaux, le Centre N’Domo est un concept créé dans les années 1990 par Boubacar Doumbia. Ce centre, ouvert en 2004, est situé à côté d’une grande fosse latéritique datant de plusieurs années.

Cette architecture monumentale en banco, d’une couleur ocre-orange, est un exemple de réussite sociale et économique, et fait aujourd’hui la fierté locale et nationale. Pour rappel, le Centre N’Domo, selon son promoteur Boubacar Doumbia, a été créé dans les années 1990, alors que le Mali faisait face à un grave problème de chômage chez les jeunes, entraînant un exode massif vers l’Europe.

Le centre est un lieu de création d’emplois, un secteur porteur de richesse et de revenus pour les artisans qui y travaillent, et une contribution au développement socio-économique du pays, précisément dans la région de Ségou.

Le Centre culturel Ndomo de Ségou
Le Centre culturel Ndomo de Ségou. Fatoumata Coulibaly/Sahel Tribune..

Le centre forme gratuitement les jeunes et les femmes. À ce jour, une vingtaine d’hommes y travaillent, et deux centres ont été créés par des femmes formées au Centre N’Domo : le Centre Sinignèsigui (prévoyance) de Sécoura et Benkadi (la paix) de Pelengana. En 2006, une dizaine de femmes ont été formées et se sont installées au centre en association pour pratiquer la teinture.

Au départ, le centre était destiné aux femmes, mais aujourd’hui, tout le monde s’y intéresse. La valeur des tissus achetés localement par le centre chaque année est de plus de 15 millions de francs CFA. Le centre fonctionne à partir des valeurs sociétales du pays.

Le promoteur Doumbia, à travers les activités du centre, prône un retour à la tradition et montre un nouveau modèle d’entrepreneuriat africain. Un entrepreneuriat où chaque personnel, employé et employeur, est libre de confectionner pour soi et de vendre ses productions.

Tant de patrimoine culturel et architectural à Ségou qu’on n’en finit pas de compter du doigt, de parler du rôle, de leur place et de leur importance dans la localité. Mais parmi eux, ces quatre sites se distinguent tant par leur forme que par leur histoire.

Nous vous reviendrons dans les prochaines parutions sur d’autres belles architectures de la ville.

Fatoumata Z. Coulibaly, correspondante à Ségou

20 août 2024 0 comments
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A la UnePolitique

18 août 2020- 18 août 2024 : la jeunesse malienne en première ligne du changement

by Sahel Tribune 19 août 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Quatre ans après le renversement d’Ibrahim Boubacar Keïta, le Mali célèbre l’anniversaire du 18 août sous le signe du sport, de la jeunesse et de la sécurité. Ce moment marque un engagement renouvelé pour un avenir stable et prospère, porté par une jeunesse en quête de changement et animée de plus en plus par une ambition panafricaniste.

Quatre ans, déjà. Quatre années se sont écoulées depuis ce jour fatidique du 18 août 2020, lorsque des jeunes officiers maliens ont pris la décision de changer le cours de l’histoire. En renversant le président Ibrahim Boubacar Keïta, ils n’ont pas seulement déposé un chef d’État, mais ont lancé un vaste processus de refondation du Mali, un processus qui, aujourd’hui, place la jeunesse, le sport, et la sécurité au cœur des priorités nationales.

On pourrait s’interroger : pourquoi choisir le sport, la jeunesse et la sécurité comme thèmes centraux de ce quatrième anniversaire ? La réponse réside dans la compréhension des défis actuels du Mali et des aspirations profondes de son peuple. Le sport, plus qu’un simple divertissement, est un vecteur d’unité et de dépassement de soi. La jeunesse, qui représente l’avenir du pays, doit être au centre de toute politique de développement. Et la sécurité, sans laquelle aucun progrès n’est possible, reste une condition sine qua non pour la stabilité et la prospérité du Mali.

La jeunesse comme fer de lance du changement

Le 18 août 2020, ce n’était pas qu’une simple prise de pouvoir militaire. C’était l’expression d’une colère et d’une frustration accumulées au fil des années, en particulier parmi les jeunes Maliens. Ils avaient vu leurs espoirs déçus, leurs rêves brisés par un système qui ne répondait plus à leurs aspirations. En prenant les rênes du pays, ces jeunes officiers ont voulu redonner espoir à une génération qui se sentait trahie.

Depuis lors, la jeunesse malienne a été placée au centre de l’agenda politique. Les réformes éducatives, les initiatives pour l’emploi des jeunes, et les investissements dans les infrastructures sportives et éducatives, les réformes politiques et institutionnelles inclusives, dont les Etats généraux de la jeunesse, sont autant de signaux forts envoyés à cette jeunesse en quête de reconnaissance et d’opportunités. Le choix du sport comme thème de cet anniversaire n’est pas anodin. Le sport incarne les valeurs de discipline, de persévérance et de solidarité – des valeurs que le Mali doit cultiver pour bâtir un avenir meilleur.

Le sport, un outil de réconciliation et de cohésion sociale

Dans un pays marqué par des années de conflit et de division, le sport peut jouer un rôle crucial dans la réconciliation nationale. Que l’on soit au nord, au sud, à l’est ou à l’ouest du Mali, le football, le basket, ou encore l’athlétisme, suscitent la même passion, le même engouement. Sur les terrains de sport, les différences ethniques, religieuses ou régionales s’effacent au profit d’un objectif commun : la victoire. Tel est l’objectif principal de la super-coupe Assimi Goïta, instituée depuis 2021 par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et dont la 4ème édition se joue du 16 août au 21 septembre 2024. 

En mettant l’accent sur le sport lors de cet anniversaire, le Mali envoie un message d’unité à ses citoyens. Il s’agit de rappeler que, malgré les divergences, malgré les blessures du passé, le pays peut se retrouver autour de valeurs partagées. Le sport devient alors un vecteur de paix, un moyen de redonner espoir à une nation qui en a tant besoin.

La sécurité, condition incontournable du développement

Mais tout cela ne saurait être possible sans un environnement sécurisé. La sécurité est la pierre angulaire de tout développement. C’est une vérité que le Mali, confronté à des menaces terroristes et à des tensions internes, a malheureusement dû apprendre à ses dépens. Depuis le changement de régime en 2020, les efforts pour restaurer la sécurité et l’ordre public ont été constants. Des réformes ont été entreprises pour renforcer les forces de défense et de sécurité, améliorer le renseignement et stabiliser les régions les plus vulnérables.

En célébrant cet anniversaire sous le signe de la sécurité, le Mali réaffirme son engagement à protéger ses citoyens et à garantir un environnement propice à la réalisation de ses ambitions. La sécurité n’est pas seulement une question de forces armées ou de stratégie militaire, c’est aussi une condition indispensable pour que la jeunesse puisse s’épanouir et que le sport puisse jouer son rôle unificateur.

Le 18 août 2024, le Mali se tient à un carrefour. Fort de son passé, conscient de ses défis, mais résolument tourné vers l’avenir, le pays avance, porté par une jeunesse dynamique, une passion pour le sport, et une volonté farouche d’assurer la sécurité de tous. Ce changement est en marche, et il appartient à chaque Malien de le soutenir et de l’accompagner pour qu’il devienne irréversible.

Oumarou Fomba

19 août 2024 0 comments
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Actu

Révolution numérique : quand les réseaux sociaux redéfinissent le bac malien

by Sahel Tribune 18 août 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les réseaux sociaux ont récemment fait entendre la voix des internautes maliens, dénonçant une injustice dans la sélection des premiers nationaux du baccalauréat. Face à ces critiques, le Directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation s’engage à revoir le système pour que chaque série soit équitablement représentée à l’avenir.

Les réseaux sociaux ont une force insoupçonnée, une capacité à amplifier les voix, à faire entendre les murmures, à transformer les indignations individuelles en mouvement collectif. Cette réalité s’est encore une fois manifestée après la proclamation des résultats du baccalauréat malien de la session de juin 2024. Les résultats ont à peine été annoncés que les réseaux se sont enflammés, non pas tant pour célébrer les succès des lauréats, mais pour dénoncer une injustice perçue dans le processus de sélection des premiers nationaux.

Redonner à chacun la reconnaissance qui lui est due

Chaque année, ce sont les élèves des séries scientifiques qui raflent la mise, accédant au titre de premier national. Une distinction qui, selon de nombreux internautes, masque une inégalité fondamentale. Comment, disent-ils, peut-on comparer les sciences et les lettres avec un même système de notation, alors que leurs exigences, leurs méthodes d’évaluation, et même leurs défis sont si différents ? Les sciences, avec leurs équations rigides, leurs calculs précis, sont-elles véritablement comparables aux lettres, domaine de la réflexion, de l’analyse et de la subjectivité ?

Ces questions, portées par la clameur numérique, ont rapidement gagné en résonance. Ce qui aurait pu rester une simple discussion de café, une plainte murmurée dans les couloirs des lycées, est devenu un débat national. Et ce débat n’est pas tombé dans des oreilles de sourds. Le Directeur du Centre National des Examens et Concours de l’éducation, Mahamadou Kéïta, a pris acte de ces critiques, reconnaissant leur bien-fondé. Un rare moment d’écoute et de remise en question au sein d’une administration souvent perçue comme rigide.

Il s’est engagé à revoir le système, à approfondir les réflexions pour qu’à l’avenir, il n’y ait plus un seul « premier national« , mais des « premiers nationaux« , un pour chaque série. Un changement qui, s’il est mis en œuvre, pourrait redonner à chacun la reconnaissance qui lui est due, en fonction des spécificités de son parcours. Ce geste est plus qu’une simple concession, c’est une reconnaissance de la diversité des talents et des parcours, une manière de dire que chaque réussite mérite d’être célébrée pour ce qu’elle est, sans comparaison injuste.

La force des réseaux sociaux, c’est la force de ceux qui les utilisent

Il est fascinant de voir comment les réseaux sociaux, souvent décriés pour leur superficialité, leur propension à la polémique stérile, peuvent aussi être des outils puissants de changement. Ils permettent à des voix longtemps marginalisées ou ignorées de se faire entendre, de se réunir autour d’une cause commune, et, parfois, de faire plier des institutions. Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera certainement pas la dernière, que l’on assiste à un tel phénomène. Mais chaque fois, on ne peut s’empêcher d’être impressionné par cette capacité à transformer des préoccupations individuelles en un mouvement collectif qui fait bouger les lignes.

La décision du Centre national des examens et concours d’envisager une refonte du système de sélection des premiers nationaux n’est pas seulement une victoire pour les élèves de séries littéraires ou économiques. C’est aussi une leçon pour nous tous, une leçon sur l’importance de l’écoute, sur la nécessité de reconnaître les injustices, même celles qui sont ancrées depuis longtemps dans nos systèmes. C’est une démonstration que le changement est possible, à condition que nous soyons prêts à l’exiger et à le soutenir, même si ce n’est que par un commentaire posté sur les réseaux sociaux.

Alors, la prochaine fois que vous vous surprenez à douter de l’impact que peut avoir une publication sur les réseaux, souvenez-vous de cette histoire. Souvenez-vous que parfois, une simple réflexion, partagée au bon moment, peut résonner bien au-delà de ce que l’on imagine. Parce qu’au final, la force des réseaux sociaux, c’est avant tout la force de ceux qui les utilisent pour défendre ce qui leur semble juste.

Oumarou Fomba 

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A la UneClimat et environnement

Les inondations au sahel : plus qu’une question de changement climatique

by Chiencoro 18 août 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

Face aux inondations récurrentes au Sahel, il est essentiel de dépasser le simple discours sur le changement climatique et de réapprendre à s’adapter aux cycles naturels. L’histoire nous rappelle que ces phénomènes ne sont pas nouveaux, mais que notre réponse doit évoluer pour mieux protéger nos communautés.

En seulement quelques semaines, les inondations ont ravagé plusieurs pays du Sahel, laissant derrière elles un bilan humain et matériel dévastateur. Au Niger, 129 vies ont été fauchées, tandis que 219 755 personnes se retrouvent sans abri. Au Tchad, 54 personnes ont péri en moins d’une semaine, et au Mali, 15 décès ont été enregistrés, avec des milliers de sinistrés. Les pertes agricoles et pastorales viennent aggraver une situation déjà critique.

Il est facile, face à la violence des inondations qui ravagent le Mali et d’autres pays du Sahel, de pointer du doigt le changement climatique comme la cause unique de ces catastrophes. Les médias en parlent abondamment, les experts multiplient les mises en garde, et la communauté internationale s’accorde à dire que les événements météorologiques extrêmes deviennent plus fréquents en raison du réchauffement global. Pourtant, s’arrêter à cette seule explication serait un raccourci simpliste, qui risque de nous faire perdre de vue une réalité plus complexe et ancrée dans l’histoire.

La dialectique des saisons pluvieuses 

Le Sahel, cette vaste bande semi-aride qui s’étend sous le Sahara, a toujours été une région marquée par des cycles climatiques. Des anciens, on raconte qu’il y a bien longtemps, ces terres connaissaient des saisons de pluies abondantes. Les rivières étaient pleines, les champs luxuriants, et les habitants adaptaient leur mode de vie à cette générosité de la nature. Les villages se construisaient sur des hauteurs, les habitations étaient pensées pour résister aux crues, et des canaux étaient creusés pour diriger les excès d’eau vers les champs, où ils étaient une bénédiction plus qu’une menace.

Puis, après cette période d’abondance, le climat changea. Les pluies se firent plus rares, les rivières se tarirent, et le Sahel entra dans une période de sécheresse prolongée. Cette petite pluviométrie dura des décennies, façonnant le paysage et les mentalités. Les hommes durent s’adapter à cette nouvelle réalité, en inventant de nouvelles techniques d’irrigation, en apprenant à cultiver des plantes plus résistantes, et en ajustant leurs modes de vie à cette nouvelle normalité. Cette période de sécheresse a imprégné la mémoire collective, à tel point qu’elle est souvent perçue comme la norme, reléguant les grandes pluies du passé au rang de légende.

Aujourd’hui, nous assistons à un retour des pluies intenses. Les inondations sont devenues fréquentes, emportant avec elles des vies humaines, détruisant des maisons, et causant des dégâts matériels considérables. Et naturellement, beaucoup cherchent à comprendre pourquoi. Le changement climatique, ce phénomène global dont les effets sont bien réels, est rapidement désigné comme le coupable principal. On oublie cependant que ces cycles de pluviométrie ont toujours existé, bien avant que l’on parle de réchauffement planétaire.

Ne pas oublier la responsabilité humaine 

Les anciens n’avaient pas les outils modernes pour mesurer les changements climatiques, mais ils observaient la nature avec attention, adaptant leurs pratiques en fonction des variations de leur environnement. Ils savaient que les cycles de la nature sont imprévisibles, qu’après une période de sécheresse pouvait venir une période de pluies abondantes, et ils s’y préparaient. Cette sagesse empirique, forgée par des siècles de cohabitation avec un climat capricieux, a permis à leurs sociétés de survivre et de prospérer, malgré les défis imposés par la nature.

Aujourd’hui, face au retour des grandes pluies, nous semblons avoir perdu cette capacité d’adaptation. Les infrastructures modernes, construites durant la période de faible pluviométrie, ne sont souvent pas conçues pour résister à des inondations majeures. Les habitations se sont multipliées dans des zones inondables, les canaux de drainage sont insuffisants ou mal entretenus, et les constructions anarchiques se sont installées là où elles n’auraient jamais dû voir le jour. Les inondations, autrefois gérées par des pratiques communautaires éprouvées, deviennent désormais des catastrophes nationales, avec des bilans humains et matériels de plus en plus lourds.

Blâmer uniquement le changement climatique pour ces désastres serait non seulement injuste, mais aussi contre-productif. Cela reviendrait à ignorer les responsabilités locales, à négliger les erreurs de planification urbaine, et à oublier les leçons du passé. Ce qu’il nous faut, ce n’est pas seulement de la vigilance face aux aléas climatiques globaux, mais aussi un retour à une gestion plus prudente et respectueuse de notre environnement local.

Eviter que l’histoire ne se répète sous une forme plus destructrice

Nous devons réapprendre à vivre avec l’eau, à anticiper les crues, à bâtir en harmonie avec les cycles naturels, plutôt que contre eux. Ce n’est pas en niant le changement climatique, mais en refusant de tout lui attribuer, que nous pourrons trouver des solutions durables. Les anciens savaient que la nature ne se dompte pas, mais qu’on peut s’y adapter intelligemment. En renouant avec cette sagesse, en combinant les connaissances modernes avec les pratiques traditionnelles, nous pourrions mieux nous préparer aux défis à venir.

L’histoire climatique du Sahel nous enseigne une chose : les cycles de la nature sont inévitables, mais leurs conséquences dépendent largement de notre capacité à nous adapter. Plutôt que de céder à un fatalisme attribué au changement climatique, il est temps de repenser notre rapport à l’eau, de reconstruire avec plus de résilience, et de tirer les véritables leçons de l’histoire. Car si les pluies reviennent inlassablement, notre réponse, elle, doit évoluer pour éviter que l’histoire ne se répète sous une forme toujours plus destructrice.

Chiencoro Diarra 

18 août 2024 0 comments
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Billet d'humeur

GAINDESAT-1A : le Sénégal atteint les étoiles

by Sahel Tribune 17 août 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Sénégal a franchi un cap historique le 16 août 2024 avec le lancement de son premier satellite, GAINDESAT-1A, marquant une avancée majeure vers sa souveraineté technologique. Cet exploit est le fruit de cinq années de travail acharné des ingénieurs et techniciens sénégalais.

Il est des moments où l’on sent que l’Histoire prend un tournant décisif. Le 16 août 2024, à 18h56 précises, le Sénégal a fait un pas de géant vers l’avenir avec le lancement de son premier satellite, GAINDESAT-1A, depuis la base de Vandenberg en Californie. Le président Bassirou Diomaye Faye, dans un message empreint de fierté, a célébré cet événement comme le début d’une nouvelle ère pour le pays. Et comment ne pas partager son enthousiasme ?

Le Sénégal entre aujourd'hui dans une nouvelle ère avec le lancement réussi de notre premier satellite, GAINDESAT-1A, à 18h56 précises depuis la base de Vandenberg en Californie.

Fruit de 5 années de travail acharné de nos ingénieurs et techniciens, cette avancée marque un pas… pic.twitter.com/2tGNRwzgMe

— Bassirou Diomaye Faye (@PR_Diomaye) August 16, 2024

Des consommateurs devenus créateurs 

Cinq années de travail acharné, de rêves nourris avec passion, de nuits blanches passées à peaufiner chaque détail, à surmonter chaque obstacle. Ce n’est pas seulement un satellite que le Sénégal a lancé dans les étoiles, c’est une vision, une ambition. GAINDESAT-1A n’est pas qu’un amas de technologies sophistiquées ; c’est le fruit de l’ingéniosité sénégalaise, un témoignage vibrant de ce que la détermination et l’expertise locale peuvent accomplir.

Ce satellite, c’est bien plus qu’un simple objet en orbite. C’est un symbole de souveraineté technologique, un terme souvent galvaudé, mais qui prend ici tout son sens. Il y a quelque chose de profondément émouvant à voir un pays africain, longtemps cantonné à des rôles subalternes dans le domaine des hautes technologies, s’affirmer ainsi sur la scène internationale. Le Sénégal, à travers GAINDESAT-1A, nous montre que l’Afrique aussi peut regarder les étoiles et y laisser sa marque.

Mais au-delà de la fierté légitime, cet accomplissement soulève des réflexions. Pourquoi ce chemin a-t-il été si long ? Pourquoi faut-il encore en 2024 saluer comme une prouesse ce qui devrait être le quotidien de nos nations ? La réponse est douloureuse : parce que, trop souvent, l’Afrique a été laissée en marge de la course technologique. Parce que, trop longtemps, nous avons été les consommateurs des avancées des autres, au lieu d’en être les créateurs.

Le ciel n’était pas la limite, mais le point de départ

Aujourd’hui, ce satellite est la preuve que les choses peuvent changer, qu’elles changent déjà. Il est le fruit de cinq années de travail, certes, mais aussi de décennies de lutte pour l’indépendance, non seulement politique, mais aussi économique, technologique, intellectuelle. C’est un message d’espoir pour les jeunes ingénieurs, techniciens, scientifiques sénégalais et africains : oui, vos compétences, vos idées, vos innovations comptent, et elles ont leur place dans le monde.

Alors, merci à ces ingénieurs, à ces techniciens, à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à ce succès. Merci pour avoir cru que le ciel n’était pas la limite, mais le point de départ. Merci pour avoir montré qu’avec de la volonté, de la rigueur et du talent, un rêve peut devenir une réalité brillante, illuminant non seulement l’avenir du Sénégal, mais celui de tout un continent.

Le président Faye a raison d’exprimer sa fierté. Ce n’est pas seulement la réussite d’un projet, c’est la naissance d’une nouvelle ère pour le Sénégal. Une ère où, désormais, les étoiles portent aussi la trace de l’ingéniosité sénégalaise.

Oumarou Fomba 

17 août 2024 0 comments
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