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A la UneÉducation

Prix d’excellence : 160 bacheliers récompensés par le Président de la Transition

by Chiencoro 25 octobre 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Vendredi 25 octobre 2024, au palais de Koulouba, la jeunesse malienne a été mise à l’honneur. Sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Président de la Transition, 160 lauréats du baccalauréat malien session de juin 2024 ont été récompensés pour leurs performances exceptionnelles. 

La cérémonie, qui s’est déroulée dans la solennité et l’émotion, a débuté par un discours du ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané. Visiblement ému, il a salué l’excellence de ces lauréats, rappelant qu’ils sont un modèle et un espoir pour le système éducatif malien. Pour lui, ces jeunes représentent l’avenir du Mali, un avenir qui nécessite persévérance et engagement face aux nombreux défis auxquels le pays fait face. Le ministre a également souligné les efforts du Président de la Transition pour redonner à l’école malienne ses lettres de noblesse, grâce à ses multiples initiatives en faveur de l’éducation.

En effet, le Président Goïta, depuis son arrivée au pouvoir, a fait de l’éducation l’un des piliers de son action politique. Que ce soit par les États généraux de l’éducation ou d’autres réformes structurelles, les autorités de la Transition entendent restructurer et redynamiser le système éducatif. « L’école malienne a besoin de modèles comme ces lauréats », a insisté le ministre. La cérémonie était donc autant une reconnaissance des talents que l’expression d’un message fort : le Mali mise sur sa jeunesse pour se reconstruire.

Des récompenses en série pour encourager l’excellence

Les remises de prix ont été orchestrées par les différentes autorités présentes : le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, suivi par le ministre de l’Éducation nationale, et enfin par le Président de la Transition lui-même. Ces distinctions symboliques marquaient non seulement une reconnaissance officielle, mais aussi un encouragement à persévérer dans la voie de l’excellence.

Bintou Flamousso Diallo, première nationale de cette session du baccalauréat, a pris la parole en tant que porte-parole des lauréats. Avec un discours empreint de gratitude, elle a salué les efforts des autorités de la Transition pour améliorer le système éducatif et a promis, au nom de ses camarades, de continuer à porter haut le drapeau malien. « Le Président de la Transition a redonné à l’école malienne ses lettres de noblesse », a-t-elle affirmé, marquant ainsi l’impact des réformes en cours.

Le message du Président : persévérance, discipline et engagement

Prenant la parole après ces interventions, le Président Goïta a souligné l’importance de célébrer cette jeunesse brillante. Pour lui, ces lauréats sont la preuve que le système éducatif malien, bien qu’en pleine restructuration, peut produire des talents d’exception. Saluant leur courage et leur détermination, il a exhorté ces nouveaux bacheliers à poursuivre sur la voie de l’excellence.

Le Président a profité de l’occasion pour rappeler l’engagement des autorités de la Transition à investir davantage dans l’éducation. Il a réaffirmé que l’avenir du Mali repose sur sa jeunesse et que l’éducation joue un rôle crucial dans la refondation de l’État. « L’éducation est la clé de voûte de tout processus de transformation », a-t-il insisté, appelant tous les acteurs du secteur à s’impliquer davantage.

Goïta a également prodigué des conseils pratiques aux lauréats. Selon lui, le succès n’est pas un chemin linéaire : « L’homme est conçu pour la réussite, mais l’échec fait partie de l’apprentissage. » Il les a invités à se poser les bonnes questions : quel avenir souhaitent-ils construire ? Quel type d’individu souhaitent-ils devenir ? Pour lui, ces interrogations sont le point de départ de toute réussite, car elles permettent de définir une vision claire et de s’imposer une discipline nécessaire à la réalisation de ses ambitions.

Un appel à persévérer et à rester fidèle à soi-même

Le Chef de l’État n’a pas manqué d’aborder l’importance des fréquentations et des choix de loisirs, des aspects souvent sous-estimés mais déterminants pour atteindre ses objectifs. « La performance se trouve au bout des efforts », a-t-il déclaré, en appelant à la cohérence et à la rigueur. « Ne voyez pas les difficultés comme des obstacles, mais comme des opportunités », a-t-il martelé, encourageant les jeunes à rester fidèles à leurs engagements tout en maintenant le cap sur leurs ambitions.

Cette cérémonie de remise de prix s’inscrit dans un contexte plus large de refondation du système éducatif malien. À travers cette initiative, le Président Goïta et son gouvernement réaffirment leur volonté de placer l’éducation au cœur de la reconstruction du pays. Avec un tel engagement, les autorités de la Transition montrent que le Mali entend désormais compter sur ses propres forces pour bâtir un avenir prospère, en s’appuyant sur sa jeunesse, son véritable trésor national.

Chiencoro Diarra 

25 octobre 2024 0 comments
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Le ministre d’État, Abdoulaye Maïga, et le Président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé.
Politique

Mali : l’AIGE et les autorités de la transition main dans la main pour des élections crédibles

by Sahel Tribune 25 octobre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le ministre d’État, Abdoulaye Maïga, et le Président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé, ont supervisé ensemble la révision des listes électorales dans les arrondissements de Bamako, montrant leur engagement pour des élections transparentes et inclusives. En pleine période de transition, cette action illustre la volonté des autorités maliennes de garantir un processus électoral fiable et crédible pour l’avenir du pays.

C’est bien connu, en période de transition, tout le monde a les yeux rivés sur l’organisation des élections. Mais cette fois, au Mali, il semble qu’on ait mis les moyens nécessaires pour que tout se déroule de manière impeccable. Ce jeudi 24 octobre 2024, le ministre d’État, le Général de division Abdoulaye Maïga, et le Président de l’Autorité indépendante de Gestion des Élections (AIGE), Me Moustapha Cissé, ont arpenté les arrondissements 4 et 6 du district de Bamako, pour superviser la révision annuelle des listes électorales. Et franchement, il y a de quoi se réjouir de l’engagement des autorités à garantir un processus transparent et inclusif.

Tout est passé au peigne fin

À un moment crucial de la vie politique malienne, cette visite conjointe montre que l’AIGE et le gouvernement de la transition ne prennent pas la tâche à la légère. Non, ils sont bien décidés à démontrer que les futures élections se feront dans les règles de l’art. Le pays, qui se redresse pas à pas, mérite une gouvernance issue de la volonté populaire, et cela passe par des listes électorales à jour, sans bavure. C’est ainsi que du 1er octobre au 31 décembre, partout sur le territoire national et même dans les missions diplomatiques, les commissions administratives s’attellent à cette tâche, conformément à la loi électorale.

Ce qui est encourageant, c’est de voir à quel point l’AIGE prend son rôle à cœur. En année électorale, l’institution ne se contente pas de regarder les opérations de loin. Elle met la main à la pâte, suit de près les révisions et s’assure que tout se passe dans les règles, des communes de Bamako aux ambassades de l’autre côté du globe. C’est un bel exemple de rigueur et de professionnalisme. De la validation des nouveaux électeurs, à la radiation des électeurs décédés, en passant par les transferts des votants inscrits, tout est passé au peigne fin.

Garantir un avenir démocratique au Mali

D’ailleurs, il n’y a qu’à voir la présence sur le terrain du ministre d’État Abdoulaye Maïga et de Me Cissé pour comprendre que cette transition ne se contente pas de promesses creuses. On les voit, ces responsables, au contact des commissions administratives, veillant à ce que chaque citoyen puisse s’exprimer aux urnes, qu’il soit à Bamako ou ailleurs dans le monde. Ce n’est pas une simple visite de courtoisie, c’est un engagement concret pour prouver que la transition malienne est sérieuse, crédible, et résolue à remettre les rênes du pouvoir au peuple.

Il est certes encore trop tôt pour se réjouir des résultats électoraux qui, on l’espère, refléteront la vraie volonté du peuple malien. Mais en attendant, saluons l’effort colossal de l’AIGE et des autorités de la transition qui montrent que, lorsqu’il s’agit de bâtir un Mali nouveau, les paroles se transforment en actions concrètes. Ce n’est pas juste une question de tenir des élections, c’est une question de garantir un avenir démocratique au Mali, et ils sont sur la bonne voie.

Younouss 

25 octobre 2024 0 comments
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Mine Yatela
Économie

Mine de Yatéla : le Mali reprend le contrôle de ses richesses minières

by Sahel Tribune 25 octobre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

L’État malien a officialisé le rachat des 80 % d’actions détenues par Sadex dans la Société des Mines de Yatela, devenant ainsi le seul propriétaire du site. Face à la chute des cours de l’or et à l’abandon des multinationales, le Mali s’engage à réhabiliter la mine et à assumer les projets communautaires en suspens, dans une tentative de reprendre le contrôle de ses ressources minières.

L’or, cette richesse qui a fait tourner tant de têtes et généré tant de promesses au Mali. La mine de Yatela, autrefois perçue comme une mine d’or (sans mauvais jeu de mots), incarne aujourd’hui le revers de la médaille. Créée en 2000, la société des Mines de Yatela avait tout pour briller, avec ses 80 % de capital détenus par des géants internationaux comme Anglogold-Ashanti et Iamgold, et ses 20 % restants dans les mains de l’État malien. Tout semblait indiquer que cette aventure allait prospérer. Mais comme souvent, les aléas du marché et la réalité des affaires minières ont montré que tout ce qui brille n’est pas d’or.

L’État se retrouve avec une mine fermée

En 2013, c’est la douche froide : le cours de l’or chute brutalement, et ce qui était une mine d’opportunités se transforme en un gouffre. Résultat des courses ? L’arrêt des activités en 2016, alors même que les réserves d’or de Yatela n’étaient pas encore épuisées. On aurait pu s’imaginer que ces grandes multinationales, armées de leurs moyens colossaux, auraient trouvé une solution pour sauver la situation. Mais non, elles ont préféré tourner les talons. L’État malien, lui, n’a pas eu le choix. Plutôt que de voir cette mine s’éteindre complètement et les emplois partir en fumée, il a tenté de sauver les meubles.

C’est ainsi qu’en 2019, après des négociations, l’État malien a racheté les 80 % de capital détenus par la Sadex, filiale des grands groupes miniers sud-africain et canadien. Cette décision, officialisée par le décret récemment adopté par le Conseil des Ministres, consacre le Mali comme seul propriétaire de la mine de Yatela. Mais quelle ironie : au lieu de racheter un actif prospère, l’État se retrouve avec une mine fermée, des coûts de réhabilitation à gérer, et la responsabilité de financer des projets sociaux et communautaires.

Les conséquences d’une exploitation qui n’aura pas été dorée

On pourrait presque se demander si l’État n’a pas hérité d’un cadeau empoisonné. En rachetant les parts de la Sadex, il se retrouve désormais avec la lourde tâche de remettre en état un site minier abandonné, d’en assumer les conséquences environnementales et de s’occuper des projets communautaires laissés en suspens. Tout cela, alors que les multinationales se retirent, en bons gagnants de cette partie de poker minier, en laissant derrière elles un site à l’abandon et des promesses non tenues.

Il est pourtant légitime que le Mali veuille récupérer le contrôle de ses ressources. C’est même une démarche louable. Mais il y a quelque chose de profondément frustrant à voir l’État contraint de réparer les dégâts laissés par des groupes étrangers qui, eux, n’ont pas hésité à s’enrichir pendant que le cours de l’or était à son apogée. Et maintenant, qui paiera la facture ? Ce sont les Maliens, bien sûr, qui devront assumer les conséquences d’une exploitation qui, en fin de compte, n’aura pas été aussi dorée qu’annoncée.

Continuité des désillusions minières

Ce n’est pas un simple achat d’actions. C’est la preuve, une fois de plus, que l’exploitation minière en Afrique profite souvent davantage aux investisseurs étrangers qu’aux pays hôtes. L’État malien devra donc faire preuve de vigilance et d’anticipation pour s’assurer que la gestion de Yatela ne devienne pas un autre dossier coûteux qui pèse sur les finances publiques. Peut-être que cette acquisition sera le point de départ d’une nouvelle ère, où le Mali pourra enfin tirer profit de ses ressources de manière autonome et durable.

Mais pour l’instant, Yatela ressemble plus à une leçon qu’à un trésor : l’or est certes précieux, mais sa gestion l’est encore plus. Que cette cession d’actions soit le début d’une prise de contrôle souveraine et avisée, et non la continuité des désillusions minières au Mali.

Oumarou Fomba 

25 octobre 2024 0 comments
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Barrick Gold et or malien
A la UneÉconomie

Barrick Gold : quand le vernis des promesses craque face aux exigences du Mali

by Sahel Tribune 24 octobre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Mali hausse le ton face à Barrick Gold, dénonçant les manquements de la multinationale dans l’application des accords miniers. Décidé à reprendre le contrôle de ses ressources et à s’assurer que les retombées profitent enfin à sa population, le gouvernement malien ne cède plus aux promesses creuses. Place à un nouveau cadre de coopération, où la transparence et l’intérêt du peuple passent avant tout.

On commence à avoir l’habitude des communiqués bien ficelés des multinationales minières. Cette fois, c’est Barrick Gold qui sort l’artillerie lourde pour répondre aux accusations du gouvernement malien. En gros, tout va bien, rien à voir ici. Selon eux, les engagements sont respectés, et la relation avec le Mali, vieille de 30 ans, n’a jamais été aussi « mutuellement bénéfique« . La formule est impeccable, bien polie. Mais ce vernis craque. Et cette fois, le Mali ne semble pas prêt à laisser passer.

Huit mois de négociations, des accords signés

Depuis quelque temps, le Mali revoit sa stratégie minière. Il en avait assez de voir ses ressources exploitées sans que les retombées profitent vraiment à sa population. Sous l’impulsion des Assises Nationales de la Refondation, tenues en 2021, le gouvernement a instauré un nouveau Code minier, une loi sur le contenu local, et a lancé un audit du secteur. L’objectif était clair : reprendre le contrôle de ses ressources, s’assurer que les accords profitent aux Maliens avant tout, et revoir les termes avec des entreprises qui ont longtemps profité d’une certaine complaisance.

Barrick Gold, visiblement habitué à des échanges « amicaux » et à des accords qui se signent sans trop de résistance, se retrouve face à un Mali déterminé à faire appliquer ses nouvelles règles. Après huit mois de négociations, des accords ont été signés, et un plan de réajustement a été mis en place. Mais voilà que les mois passent, et que les engagements pris par la multinationale restent lettre morte. Le gouvernement malien, loin de se laisser endormir par des promesses creuses, dénonce les manquements.

Barrick tente de sauver son image  

Le communiqué officiel du gouvernement, signé le 23 octobre dernier, par le ministre des Mines, Amadou Keita, et le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, est sans équivoque. Des manquements graves ont été relevés, touchant la responsabilité sociétale et environnementale, ainsi que la réglementation des changes. Pour un pays qui cherche à renforcer son cadre juridique et à garantir que ses ressources servent enfin ses intérêts, ces infractions ne passent plus. Et le gouvernement est clair : il tirera toutes les conséquences de droit nécessaires.

Mais face à cette détermination malienne, Barrick tente de sauver les apparences. Leur communiqué du 24 octobre 2024 est un chef-d’œuvre de diplomatie industrielle. Ils nient toute responsabilité tout en se présentant comme des partenaires de « bonne foi« . D’ailleurs, pour prouver leur sérieux, ils rappellent avoir effectué un paiement de 50 milliards de FCFA au gouvernement début octobre. Mais est-ce suffisant pour compenser des années de profits souvent disproportionnés et un partage de rente minière inégal ?

Se montrer prête à suivre les règles du jeu

Cette situation met en lumière le fossé entre le discours lissé des multinationales et la réalité des faits. Barrick parle de « négociations en cours » et d’un « cadre de partenariat » en construction, mais le Mali n’a plus l’intention de se contenter de belles paroles. Si la société pense pouvoir continuer à surfer sur la vague des arrangements faciles, elle risque de se heurter à une nouvelle réalité : celle d’un État qui ne veut plus jouer le rôle du spectateur passif.

La mine d’or de Loulo-Gounkoto, au cœur de ce différend, a été un pilier de l’exploitation minière de Barrick au Mali. Mais avec un permis d’exploitation qui expire en 2026, l’entreprise va devoir prouver qu’elle est prête à suivre les règles du jeu dictées par le Mali. Le gouvernement ne se cache plus : il exige des résultats concrets et une exploitation qui tienne compte des intérêts des Maliens et non de simples profits à court terme.

Place à la transparence

Il est encourageant de voir le Mali, dans cette phase de transition, prendre à bras-le-corps la question de l’exploitation de ses ressources. En refusant de céder face à une multinationale, les autorités de la Transition démontrent une volonté réelle de refondation. Elles placent les intérêts du peuple au centre, conformément aux recommandations des Assises Nationales. Si les grandes entreprises veulent continuer à profiter des richesses maliennes, elles devront prouver leur sérieux.

Barrick doit comprendre que le temps des privilèges sans contrepartie est terminé. Le Mali exige aujourd’hui des engagements respectés et des résultats palpables. Fini les arrangements en coulisses, place à la transparence. Les multinationales devront s’y faire : un Mali nouveau émerge, déterminé à tirer le meilleur de ses ressources pour ses citoyens, et non pour les actionnaires à des milliers de kilomètres de là.

Oumarou Fomba

24 octobre 2024 0 comments
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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
A la UneSécurité

L’AES : une réponse à la dépendance envers les anciennes puissances coloniales ?

by Chiencoro 24 octobre 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

L’Alliance des États du Sahel (AES) marque un tournant vers l’autonomie sécuritaire des pays sahéliens, loin de l’influence des anciennes puissances coloniales. En unissant leurs forces, le Burkina Faso, le Mali et le Niger réaffirment leur souveraineté et leur indépendance stratégique.

Le 16 septembre 2023, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement fondé la Confédération des États du Sahel (AES) à travers la Charte du Liptako-Gourma, une alliance stratégique visant à renforcer leur souveraineté et leur sécurité collective. Cette décision marque une étape historique pour ces trois pays qui, longtemps dépendants des anciennes puissances coloniales comme la France, cherchent aujourd’hui à se réapproprier leur destinée sécuritaire et politique. Face aux pressions extérieures et à l’insécurité croissante, l’AES se présente comme une alternative crédible aux interventions internationales, en prônant une approche panafricaine de la gestion des crises.

Rompre avec la tutelle des anciennes puissances

Pendant des décennies, les États sahéliens ont été marqués par la présence et l’influence des anciennes puissances coloniales, en particulier la France, dont les opérations militaires comme Barkhane et l’implication à travers la Minusma, et d’autres forces, ont dominé le paysage sécuritaire de la région. Toutefois, ces interventions, bien que soutenues par certains, ont souvent été perçues comme des impositions extérieures, déconnectées des réalités locales et inefficaces à long terme.

C’est dans ce contexte que l’AES prend forme. En mutualisant leurs forces, les États du Sahel revendiquent leur capacité à assurer leur propre sécurité sans avoir recours aux anciennes puissances coloniales. Cette alliance se veut le symbole d’une rupture, une manière de montrer que le Sahel peut se défendre seul et garantir sa stabilité à travers ses propres ressources et son engagement collectif.

Construire une autonomie stratégique avec de nouveaux partenaires

Pour renforcer cette autonomie, l’AES s’ouvre également à de nouveaux partenariats stratégiques avec des pays comme la Russie, la Turquie, ou encore la Chine. En diversifiant ses alliances, l’alliance cherche à se détacher des schémas traditionnels de dépendance, en choisissant des collaborations basées sur des intérêts communs et un respect mutuel. L’objectif est de renforcer les capacités militaires des États membres grâce à l’acquisition de nouveaux équipements, de formations spécifiques, et de soutien technique sans dépendre exclusivement des puissances occidentales.

Cette diversification permet également de rééquilibrer les rapports de force au niveau international, en réduisant l’influence des anciennes puissances coloniales dans la région. L’AES s’efforce de créer des alliances plus équilibrées, qui mettent en avant la souveraineté des pays sahéliens et renforcent leur position sur la scène internationale.

Les défis d’une indépendance réelle

Toutefois, cette quête d’autonomie et d’indépendance n’est pas sans défis. L’AES doit prouver son efficacité sur le terrain pour justifier sa rupture avec les modèles traditionnels de soutien international. Les États membres devront non seulement coordonner leurs efforts militaires, mais aussi gérer des questions logistiques complexes, comme le financement des opérations et l’approvisionnement en équipements modernes.

En cas de succès, l’AES pourrait devenir un modèle de coopération régionale et de souveraineté pour d’autres États africains confrontés à des défis similaires. Cependant, en cas d’échec, les critiques risquent de pointer du doigt l’insuffisance des ressources locales et de rappeler la nécessité de partenariats extérieurs plus solides. La pérennité de cette alliance dépendra donc de sa capacité à démontrer son efficacité à garantir la sécurité et la stabilité de ses États membres sans dépendre de l’assistance extérieure.

Redéfinir les rapports de force au Sahel

En créant l’AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont fait un choix fort : celui de la réappropriation de leur sécurité et de leur souveraineté. Cette confédération, bien plus qu’un simple partenariat militaire, représente une vision nouvelle où les États sahéliens ne sont plus de simples récepteurs d’aide extérieure, mais des acteurs proactifs qui coopèrent pour la stabilité de leur région. En se détachant des anciennes puissances coloniales et en construisant des alliances sur mesure avec des partenaires non traditionnels, l’AES redéfinit les rapports de force au Sahel.

Cette stratégie ambitieuse, ancrée dans un désir d’émancipation, ouvre la voie à une Afrique qui prend en main son propre destin. Reste à voir si cette volonté d’autonomie portera ses fruits et transformera durablement le paysage sécuritaire du Sahel, en offrant une alternative solide et durable au modèle d’intervention extérieure qui a dominé la région pendant si longtemps.

Chiencoro Diarra 

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Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta annonce la digitalisation de l'administration publique malienne.
A la Une

Le Mali condamne l’attaque d’Ankara et se positionne aux côtés de la Turquie

by Sahel Tribune 23 octobre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Alors que le Mali exprime sa solidarité suite à l’attentat terroriste en Turquie, le Général Assimi Goïta condamne fermement l’attaque, renforçant ainsi les liens stratégiques avec ce partenaire clé en matière de défense. Entre solidarité affichée et réalités géopolitiques, cette réaction s’inscrit dans un jeu d’alliances où les intérêts nationaux priment.

Le Général d’Armée Assimi Goïta, toujours prompt à afficher son soutien aux alliés stratégiques du Mali, n’a pas manqué de condamner fermement l’attentat perpétré contre les industries de défense turques à Ankara. Dans une déclaration empreinte de gravité, il a réaffirmé la « solidarité totale » du Mali avec la Turquie face à ce qu’il qualifie de « lâche attaque ». C’est vrai, après tout, un partenaire stratégique comme la Turquie, ça se soutient sans faillir. Une attaque contre ses installations militaires, c’est un peu comme si on s’en prenait à notre propre sécurité, n’est-ce pas ?

Mais au-delà des mots, on ne peut s’empêcher de s’interroger. Est-ce vraiment par pure solidarité ou par un savant calcul stratégique que le Mali affiche ce soutien inconditionnel ? N’oublions pas que la Turquie, ces dernières années, s’est imposée comme un partenaire clé pour le Mali, notamment en matière de défense et de fourniture d’équipements militaires. Se positionner aux côtés de cet allié de poids, c’est aussi s’assurer que cette relation reste solide. On comprend donc que le Général Goïta se sente concerné par cette attaque : défendre son partenaire, c’est aussi défendre les intérêts du Mali, surtout dans le contexte sécuritaire tendu que l’on connaît.

Nous condamnons fermement l'attentat terroriste contre le siège des industries de défense turques à Ankara. Solidarité totale avec la 🇹🇷 face à cette attaque lâche qui vise un partenaire stratégique du Mali en matière de défense. Pensées aux familles des victimes.#TerroristAttack

— Général d'Armée Assimi GOITA (@GoitaAssimi) October 23, 2024

Une attaque en plein cœur d’Ankara : le jeu des alliances se renforce

Pendant ce temps, à Ankara, l’enquête bat son plein. Le ministre turc de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a pointé du doigt le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), ce « coupable idéal » lorsqu’il s’agit d’accusations de terrorisme en Turquie. Ce groupe armé, classé comme organisation terroriste, est un adversaire de longue date du gouvernement turc. Avec des preuves en cours d’analyse et des empreintes digitales en examen, tout semble concorder pour que l’on attribue cet attentat au PKK. 

Et, comme il se doit, la riposte s’organise. On parle de « châtiment » et de « vengeance », des mots lourds de sens dans un contexte déjà explosif. Le ministre de la Défense turc, Yasar Guler, a promis de poursuivre ces « scélérats » jusqu’au dernier, une manière de rappeler que la Turquie, comme ses alliés, ne tolérera jamais ce genre d’attaques sur son sol.

Un soutien bien calibré : géopolitique oblige

Du côté du Mali, le soutien affiché par le Général Goïta est calculé. Ce n’est pas seulement une question de solidarité, mais bien de stratégie. Soutenir la Turquie publiquement, c’est s’assurer que l’alliance se renforce, surtout dans un monde où chaque pays choisit ses camps. Les partenariats se construisent, et la Turquie, en tant que fournisseur d’équipements militaires, représente un allié de taille. Alors, forcément, quand un tel allié est frappé, on réagit, on condamne, et on se montre solidaire. C’est le jeu des alliances, un jeu auquel le Mali s’efforce de jouer avec intelligence.

En attendant, la Turquie sait qu’elle peut compter sur le Mali, du moins sur les réseaux sociaux et dans les déclarations officielles. Quant à la suite, elle sera déterminée, non par les épanchements de solidarité, mais bien par la logique implacable des rapports de force internationaux.

23 octobre 2024 0 comments
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Emmanuel Macron lors de la conference de presse du mardi 16 fevrier 2021
Politique

Stratégie militaire : Paris revoit sa copie en Afrique avec des bases allégées

by Sahel Tribune 23 octobre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La France revoit sa présence en Afrique avec une nouvelle stratégie militaire plus discrète et allégée, discutée lors d’un Conseil de défense. Objectif : maintenir son influence en s’adaptant aux critiques locales et en privilégiant un partenariat plus souple avec les pays hôtes.

La France réunit son Conseil de défense pour redéfinir sa stratégie en Afrique ? Tiens donc, on dirait que l’époque des grandes emprises militaires et des bases à perte de vue commence à sentir la naphtaline. L’Élysée, probablement fatigué des coups de gueule contre la présence française en Afrique, cherche à réajuster son tir. La mission est claire : sauver les apparences, rester présent tout en prenant un profil bas, histoire de ne pas froisser les susceptibilités locales. Et pour cela, qui de mieux qu’un envoyé spécial, Jean-Marie Bockel, pour pondre un rapport et nous expliquer la nouvelle recette ? Une stratégie « allégée », agile et réactive, qu’ils disent.

Il faut reconnaître que l’approche est habile. On nous parle de « détachements de liaison interarmées » (DLIA), de petits groupes de soldats français, une centaine à peine, qui seront là pour accueillir les forces africaines, organiser des exercices, former les troupes locales. Ah, la belle idée de la coopération discrète, celle qui n’expose plus trop les couleurs françaises sur le terrain. Un peu comme un invité qui sait qu’il n’est plus le bienvenu, mais qui cherche quand même à s’inviter au buffet sans se faire remarquer. Fini les grosses bases qui s’imposent, vive les petits détachements temporaires, modulables à souhait !

L’art de se rendre invisible tout en restant présent

Ce retournement de situation, présenté comme un geste de bonne volonté et de respect de la souveraineté des pays africains, ressemble plutôt à une manœuvre de contorsionniste. On a compris la leçon à l’Élysée : mieux vaut adopter le profil bas plutôt que d’assumer frontalement la présence militaire française, souvent critiquée, voire honnie par les populations locales. Qui se souvient des slogans « France dégage » résonnant dans les rues de Bamako, du Niger ou de Ouagadougou ? Voilà, la solution est là : il faut se faire tout petit, s’effacer un peu, et se montrer sous un nouveau jour, celui du partenaire discret qui agit en coulisses.

Il faut dire que cette stratégie n’est pas dénuée de bon sens. Avec les récentes révoltes anti-françaises, les drapeaux tricolores brûlés et les accusations de néocolonialisme, il devenait urgent de changer de braquet. Le fait de passer sous le radar, en envoyant des petits groupes qui ne seront là qu’en appui et en formation, permet de continuer à tirer les ficelles tout en évitant de se prendre les éclats des critiques. La France reste présente, mais elle se camoufle, elle se fait « partenaire humble », comme pour effacer le souvenir des interventions passées.

La fin d’un modèle ou un simple coup de com ?

Certains diront que cette nouvelle philosophie est le signe d’une évolution, d’un respect accru de la souveraineté africaine. Peut-être. Mais il est difficile de ne pas y voir une stratégie de replis calculée, où l’on abandonne les grandes infrastructures pour mieux revenir par la petite porte. Les pays africains, fatigués de cette omniprésence française, accueilleront-ils ce changement avec un certain soulagement, comme on accepte la politesse d’un invité qui annonce son départ après s’être incrusté un peu trop longtemps. Mais derrière ces sourires diplomatiques, la méfiance reste palpable.

Car au fond, est-ce vraiment la fin du modèle d’intervention à la française en Afrique ? Ces détachements de liaison, ces bases allégées, n’est-ce pas simplement une façon plus subtile de garder le pied dans la porte ? On réduit le dispositif, on change le vocabulaire, mais au final, la présence demeure. Comme un magicien qui vous dit de regarder sa main droite pendant que la gauche continue à agir, la France réinvente sa manière de se positionner en Afrique, mais l’objectif reste le même : maintenir son influence, tout en évitant d’attirer trop l’attention.

Alors, l’Élysée peut bien nous présenter cette nouvelle stratégie comme une preuve de modernité et d’adaptation aux contextes locaux, on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit surtout d’une manière de sauver les apparences. La France reste en Afrique, oui, mais elle le fait en douceur, avec un sourire de façade et la promesse d’un « partenariat » qui se veut respectueux. Une nouvelle danse diplomatique, en somme, pour continuer à jouer sur la scène africaine sans se faire chahuter par le public.

Younouss 

23 octobre 2024 0 comments
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