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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
Chroniques

[Chronique ] Moussa Mara à Vitry : le mirage en campagne sous la tempête

by Sahel Tribune 29 octobre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En pleine tournée en Île-de-France, Moussa Mara, ancien Premier ministre malien, a été accueilli par une vive hostilité de ses compatriotes au foyer de travailleurs de Vitry-sur-Seine. À tel point que les forces de l’ordre ont dû intervenir pour le faire sortir. Un épisode révélateur du ras-le-bol d’une diaspora qui n’a pas oublié son passage au pouvoir.

Ah, Moussa Mara. Telle une vieille chimère politique, il surgit en Île-de-France, pensant retrouver des terres acquises. Mais voilà qu’en ce dimanche soir, il se prend pour un capitaine d’équipage, prêt à conquérir des voix sur une mer qu’il croit tranquille. Erreur de navigation ! En approchant du foyer Manouchian, il ne trouve ni vagues d’applaudissements ni radeau de réconfort. Ce sont des rafales de mécontentement qui l’attendent, des visages fermés comme autant de tempêtes prêtes à l’engloutir.

Un capitaine sans équipage

Mara, qui pensait entrer en conquérant, se retrouve face à un ouragan de colère. Les sourires de façade n’ont pas leur place ici : les habitants, les vrais, l’attendent de pied ferme, comme un navire fantôme rappelé par ses fautes. Ce n’était pas une simple réunion politique, non ; c’était la scène d’un jugement. Un résident, sourire en coin, le dit bien : « Ce n’était pas une bonne idée. » Non, ce n’était pas une bonne idée de se pointer ici, comme un marin d’eau douce tentant d’imposer sa présence dans des eaux houleuses.

« À cause d’hommes politiques comme lui, le Mali se trouve dans cette situation ! » s’exclame un habitant, et la clameur gagne la foule. Pour ces Maliens de l’exil, Mara incarne ce qu’ils fuient : des promesses égarées, des décisions sans boussole, et ce sentiment de dérive, notamment en 2014-2015, qui a conduit leur pays dans des abîmes de crise. Mara, dans cette salle, c’est l’illusion de contrôle, l’image du capitaine sans équipage, du navire sans ancre, ballotté au gré des mécontentements.

Un naufrage en pleine Île-de-France

Et alors que la mer devient tempête, Mara comprend que sa retraite est inévitable. Les policiers, tel un équipage de fortune, l’escortent pour l’exfiltrer de ce naufrage politique. Il part, non pas en héros mais en homme pris dans sa propre houle, abrité des vagues de mépris par des forces de l’ordre qui n’ont d’autre choix que de le protéger de cette foule déchaînée. 

Mara, cet ancien Premier ministre en quête de rédemption, se croyait capitaine d’un navire prêt à repartir à la conquête. Mais à Vitry, il n’a pas trouvé la mer calme qu’il espérait ; il a trouvé la tempête, celle qui ne pardonne pas, qui renvoie sans détour le passé et les erreurs de navigation. Une tournée sous le signe de la colère, un naufrage en pleine Île-de-France : voilà ce qu’était sa visite.

Oumarou Fomba 

29 octobre 2024 0 comments
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PCA de Yadran group en compagnie des ministres maliens
Économie

Or, pétrole, coton : le Mali et la Russie unissent leurs forces pour l’industrialisation

by Chiencoro 29 octobre 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans une dynamique de coopération renforcée, le Président de la Transition malienne a reçu une délégation russe ce 28 octobre 2024 pour consolider des projets majeurs dans les secteurs de l’or, des hydrocarbures, et du coton. Entre partenariats stratégiques et retombées économiques promises, le Mali se projette vers un avenir d’autosuffisance et de valorisation locale de ses richesses.

Le Mali avance, et il n’est pas question de freiner cet élan ! Ce lundi 28 octobre 2024, une délégation russe a été reçue par le Président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, marquant une nouvelle étape de la coopération entre le Mali et la Russie. On pourrait presque parler de « renaissance industrielle » tant ces projets s’annoncent ambitieux et porteurs de changements pour le pays. Le Mali ne s’arrête plus aux mots ; il passe aux actes, et cela se ressent dans chaque accord signé, chaque projet discuté, chaque sourire échangé.

Le Mali prend le contrôle de son destin

Les sujets abordés avec la délégation russe sont à la hauteur des ambitions de la Transition : filature, hydrocarbures, raffinerie d’or, transformation du coton… Le Mali n’a pas l’intention de dépendre éternellement des importations et de voir ses richesses brutes partir sans valeur ajoutée. Ici, il est question de transformer localement, d’ajouter de la valeur sur place, de créer de l’emploi pour les Maliens, et de rendre le pays autonome dans des secteurs stratégiques.

D’ailleurs, l’enthousiasme était palpable au sortir de cette audience. La délégation russe n’a pas caché sa satisfaction devant l’ouverture d’esprit du Président et son accueil chaleureux pour ces projets. On sent un chef d’État qui croit en ses initiatives, qui sait où il veut mener son pays, et qui n’a pas peur de tendre la main à des partenaires prêts à partager leur savoir-faire. Fini le temps où l’on attendait, passivement, que des solutions viennent d’ailleurs : le Mali prend le contrôle de son destin, un partenariat à la fois sincère et fiable.

Une coopération tournée vers l’avenir

La prochaine étape ? Eh bien, c’est le concret : signature des accords, venue des techniciens, lancement des chantiers. Il ne s’agit plus de promesses en l’air, mais de voir des usines pousser sur le sol malien, de sentir l’odeur du coton transformé, de voir l’or du Mali raffiné ici même, sur cette terre qui l’a vu naître. On se met à rêver d’une économie malienne dynamique, d’un pays où les richesses sont valorisées localement, et surtout, où la jeunesse trouve des emplois qualifiés grâce à ces nouvelles infrastructures. On se rappelle qu’en 2022, le Mali a signé deux protocoles d’accord avec la République de Chine pour la construction de deux usines de filature à Bamako et à Koutiala. 

Assimi Goïta et son gouvernement montrent encore une fois qu’ils sont déterminés à mener la barque avec pragmatisme et vision. En renforçant ce partenariat avec la Russie, le Mali donne le ton d’une coopération tournée vers l’avenir, une coopération qui n’est plus seulement basée sur des échanges diplomatiques, mais sur des actions concrètes, tangibles, qui profiteront à toute la population.

Chiencoro Diarra 

29 octobre 2024 0 comments
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Rencontre Goïta et AMSUNEM
A la UneÉducation

Assimi Goïta et la fin de l’AEEM : un souffle d’espoir pour l’éducation malienne

by Chiencoro 29 octobre 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Assimi Goïta frappe fort en dissolvant l’AEEM, foyer de violence estudiantine au Mali. Une décision salvatrice, saluée par l’AMSUNEEM, pour refonder un système éducatif gangrené. Le vent du changement souffle enfin sur l’éducation malienne, et il était temps !

Le Mali, pays de contradictions où l’éducation, censée être un pilier du développement, se transforme parfois en un véritable champ de bataille. Mais cette fois, les choses semblent prendre un autre tournant. Ce lundi 28 octobre 2024, Assimi Goïta, le Général d’Armée et Président de la Transition, a montré qu’il n’était pas là pour faire de la figuration. Lors d’une rencontre avec l’Amicale des anciens militants et sympathisants de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (AMSUNEEM), il a pris le taureau par les cornes. Dans un contexte où l’éducation malienne est à la croisée des chemins, cette rencontre a pris des allures de tournant historique.

Cette rencontre a lieu au lendemain du 34ème anniversaire de la création de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), le 27 octobre 1990. En 1980, l’histoire des mouvements scolaires et estudiantins au Mali prend un tournant tragique avec l’assassinat d’Abdoul Karim Camara, dit « Cabral« , secrétaire général et symbole de la résistance étudiante. Le 17 mars de cette année-là, Cabral est fauché, mais l’esprit de révolte et de revendication n’est qu’assoupi. Dix ans plus tard, comme un phénix renaissant de ses cendres, le mouvement refait surface. Le 27 octobre 1990, une nouvelle génération d’étudiants, menée par les ambitieux Oumar Mariko et Kassoum Barry, donne naissance à l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM), prête à prendre le flambeau et à écrire un nouveau chapitre de lutte et d’engagement pour les droits des étudiants maliens.

Un premier pas

Et il faut dire que ce n’est pas une simple rencontre de courtoisie. Le mercredi 13 mars 2024, le gouvernement malien a frappé fort en annonçant la dissolution de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM), cette fameuse structure qui, au fil des ans, s’est tristement transformée en un foyer de violences et de confrontations meurtrières. Fini le temps où l’on fermait les yeux sur ces dérives ; cette fois, le message est clair : l’impunité et la violence n’ont plus leur place dans les universités maliennes.

Dissoudre l’AEEM, c’est osé, c’est audacieux, mais surtout, c’est salvateur. Assimi Goïta et son gouvernement ont compris qu’il fallait casser les vieilles habitudes pour espérer redresser un système éducatif gangrené par les conflits internes. Certains diront que cela n’effacera pas les années de troubles, mais c’est un premier pas, et pas des moindres. On ne répare pas un édifice en ruines sans déconstruire d’abord ce qui ne tient plus debout.

Création d’une nouvelle association estudiantine 

L’AMSUNEEM, pour sa part, a saisi cette occasion pour proposer la création d’une nouvelle structure, une association étudiante refondée, bâtie sur des principes de paix et de solidarité. L’idée a de quoi séduire, et on sent que le Président Goïta est prêt à jouer le jeu. Il sait que l’avenir du Mali se dessine sur les bancs des universités, pas sur les terrains de confrontation. C’est bien de rappeler que les étudiants doivent être des acteurs de changement, et non des pions dans des luttes de pouvoir.

Autre sujet sensible : le paiement des bourses d’études. Ces fameux retards qui reviennent comme un refrain à chaque rentrée. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a assuré que les fonds étaient débloqués et que tout rentrerait bientôt dans l’ordre. Alors, soyons optimistes, puisque des solutions semblent enfin se dessiner. Loin des promesses en l’air, cette Transition montre qu’elle veut agir et ne plus laisser les étudiants en plan.

Des décisions qui redonnent de l’espoir

Il est rafraîchissant de voir que l’équipe de Goïta ne se contente pas de déclarations d’intentions. Dissoudre l’AEEM, régulariser les bourses, repenser la structure estudiantine : autant de gestes qui montrent une vraie volonté de changer les choses. Et oui, ça mérite d’être souligné ! Loin des discours vides, cette Transition prend le risque d’agir, quitte à froisser ceux qui préfèrent l’immobilisme.

Alors, bravo au gouvernement malien pour cette prise de décision. Il y a certes encore du chemin à parcourir, et tout n’est pas gagné. Mais au moins, le Mali avance, et il le fait avec audace. C’est ce genre de décisions qui redonnent de l’espoir. Et si l’on continue sur cette voie, qui sait, l’éducation malienne retrouvera peut-être enfin ses lettres de noblesse. Après tout, le changement ne commence-t-il pas par un geste fort ?

Chiencoro Diarra

29 octobre 2024 0 comments
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Armée nigérienne
Sécurité

Crise sécuritaire au Niger : le bilan inquiétant du premier trimestre 2024

by Chiencoro 27 octobre 2024
written by Chiencoro 6 minutes read

Face à une crise sécuritaire persistante dans les régions de Tillabéri, Tahoua et Maradi, le dernier rapport de l’Observatoire pour la Gouvernance de la Sécurité au Niger (OGS) révèle une situation alarmante pour le premier trimestre 2024. Entre attaques terroristes et criminalité transfrontalière, le Niger déploie des efforts intenses avec le soutien de ses partenaires, mais la stabilité reste fragile et incertaine.

Le dernier rapport de l’Observatoire pour la Gouvernance de la Sécurité au Niger (OGS), publié dans le cadre du programme Just Future Alliance, dresse un constat préoccupant de la situation sécuritaire au Niger au cours du premier trimestre 2024. Les régions de Tillabéri, Tahoua et Maradi, déjà marquées par une instabilité chronique, continuent de faire face à des menaces multiformes, entre violences armées, attaques terroristes et criminalité transfrontalière. Ce rapport met en lumière les efforts du gouvernement nigérien et de ses partenaires pour juguler la violence, tout en soulignant les défis persistants qui entravent la pacification de ces territoires.

Tillabéri : une région sous haute tension

Selon les données de l’OGS, Tillabéri reste l’épicentre de l’insécurité au Niger. En effet, cette région frontalière, en contact direct avec le Mali et le Burkina Faso, est le théâtre de violences répétées perpétrées par des groupes armés affiliés à l’État islamique au Sahel et au Groupe de Soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM). Au cours des trois premiers mois de l’année, 122 incidents ont été recensés, entraînant la mort de 107 civils. Ces groupes profitent de la porosité des frontières pour lancer des attaques puis se replier, échappant ainsi aux interventions des forces de sécurité nigériennes.

Malgré les efforts déployés par les autorités locales pour sécuriser la région, Tillabéri reste un véritable foyer d’instabilité. Les populations locales vivent dans un climat de peur permanent, ce qui complique l’acheminement de l’aide humanitaire et la mise en place de projets de développement. Le rapport de l’OGS met en évidence le besoin urgent de renforcer les capacités des forces armées pour répondre efficacement à cette menace persistante.

Tahoua et Maradi : des défis spécifiques

Si la région de Tahoua enregistre une légère accalmie par rapport aux années précédentes, la situation demeure fragile. Le rapport souligne une baisse des incidents, passant de 98 en 2022 à 37 au premier trimestre 2024. Cette amélioration relative est attribuée à une meilleure coordination des forces de défense et de sécurité (FDS) et à des opérations ciblées qui ont permis de neutraliser plusieurs groupes armés actifs dans la région. Toutefois, le rapport tempère cette avancée en rappelant que la vigilance reste de mise, car les réseaux terroristes conservent une capacité de résurgence rapide.

La région de Maradi, quant à elle, est confrontée à des défis distincts. Située à la frontière avec le Nigeria, elle souffre principalement du banditisme et des trafics transfrontaliers. Ces activités, moins visibles mais tout aussi déstabilisatrices, affectent gravement les communautés locales, avec des conséquences économiques et sociales importantes. Le rapport de l’OGS souligne la difficulté pour les forces de sécurité d’intervenir efficacement dans cette région en raison du manque de moyens matériels et de la complexité du terrain.

Un effort régional et international pour sécuriser le Niger

Le rapport met en avant les efforts des FDS qui, malgré des ressources limitées, ont multiplié les interventions pour sécuriser les zones les plus sensibles. À Tillabéri, ces interventions ont permis d’arrêter plusieurs membres de groupes armés et de saisir des armes. Toutefois, l’étendue du territoire et le manque de moyens matériels constituent des obstacles majeurs à une sécurisation efficace.

En parallèle, l’AES, en coordination avec des initiatives telles que la Just Future Alliance (JFA), vise à combler les lacunes en matière de coordination régionale et de partage d’informations stratégiques. Le soutien des partenaires internationaux, comme l’Union européenne et l’African Security Sector Network (ASSN), est crucial pour renforcer les capacités locales et apporter une expertise technique. Le rapport de l’OGS insiste sur l’importance de ces collaborations pour stabiliser la région, tout en respectant l’indépendance et la souveraineté des pays concernés.

Coopération régionale : l’avenir de la sécurité au Sahel

Le rapport de l’OGS insiste sur l’importance d’une coopération renforcée entre les pays du Sahel. Face aux menaces transfrontalières, la gestion de l’insécurité ne peut se faire en vase clos. La création de l’AES et de la Confédération marque une première étape vers une action collective, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour harmoniser les stratégies et coordonner les opérations.

L’OGS souligne que pour le Niger, comme pour ses alliés du Sahel, la sécurité régionale ne se limite pas à des interventions militaires. Il est essentiel d’accompagner ces efforts d’initiatives économiques et sociales visant à offrir des alternatives aux populations locales, en proie à l’insécurité et à la précarité. La pacification du Sahel passera par un développement inclusif et durable, porté par des États souverains et autonomes.

Malgré les efforts des autorités nigériennes et de leurs partenaires, la situation sécuritaire reste fragile, notamment dans les régions frontalières. L’OGS appelle à une intensification des initiatives, aussi bien militaires qu’économiques, pour offrir aux populations locales des perspectives de développement durable. Le rapport souligne que la stabilisation du Niger passe non seulement par des interventions armées, mais aussi par des programmes sociaux et économiques qui doivent accompagner les actions militaires.

La création de l’Alliance des États du Sahel et la Confédération

C’est dans ce contexte que le Niger, avec le Mali et le Burkina Faso, a décidé de fonder l’Alliance des États du Sahel (AES) en septembre 2023, officialisée par la Charte du Liptako-Gourma. Cette alliance marque une volonté claire de ces trois États de prendre en main leur propre sécurité en mutualisant leurs efforts face aux menaces communes. En s’unissant, les trois pays ont également créé une confédération, un cadre de coopération militaire et politique destiné à renforcer la souveraineté de la région face aux pressions extérieures.

Cette alliance se veut une réponse directe au retrait des forces occidentales et à l’inefficacité perçue des interventions internationales. Elle a traduit la détermination des pays du Sahel à reprendre le contrôle de leur destin sécuritaire et à collaborer de manière autonome, loin des anciennes puissances coloniales. Pour le Niger, la création de l’AES est aussi une manière de montrer sa volonté de s’émanciper de l’influence de la CEDEAO, une organisation dont il a officiellement décidé de se retirer en 2023, suite aux sanctions imposées après le coup d’État qui a mené au renversement de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum.

Le chemin vers la paix et la stabilité reste semé d’embûches, mais les initiatives en cours, si elles se poursuivent avec rigueur et engagement, pourraient ouvrir la voie à un avenir plus serein pour les États du sahel.

Chiencoro Diarra 

27 octobre 2024 0 comments
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Billet d'humeur
Billet d'humeur

[Billet d’humeur] Entre les sables mouvants de la politique, le Mali trace son chemin vers la stabilité

by Sahel Tribune 27 octobre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le désert politique malien, les voix des contestataires résonnent comme des murmures emportés par le vent. Alors que la justice maintient en détention des figures de l’opposition, les autorités de la Transition s’accrochent au gouvernail, déterminées à maintenir le cap vers la stabilité, malgré les tempêtes de contestation qui se lèvent à l’horizon.

Le Mali, ce grand fleuve qui cherche sa voie entre les dunes de l’incertitude, voit encore une fois s’élever les voix de ceux qui s’opposent au courant. Depuis plus de quatre mois, onze figures politiques, membres de la fameuse « déclaration du 31 mars » en faveur du retour à l’ordre constitutionnel, sont derrière les barreaux. Ces voix, que certains jugent discordantes, s’opposent aux vents de la transition et se retrouvent coincées dans les sables mouvants de la justice. En septembre 2024, la justice, comme un mirage dans le désert, avait ordonné leur libération provisoire. Mais le procureur, gardien vigilant des dunes mouvantes de l’État, s’est opposé, refusant de les voir libres.

Une voix morte dans le désert 

Dans ce paysage aride, un cactus émerge, fier et tenace. Dr Modibo Soumaré, président de l’Alliance des Forces démocratiques (AFD), a pris la parole comme un cri qui déchire le silence brûlant de Bamako. Sur une télévision locale, il a clamé l’innocence de ses camarades, assurant que leurs actions n’étaient rien d’autre que des paroles, des documents, des mots perdus dans le vent, incapables d’ébranler la forteresse de l’État. « Aucun complot, aucune trahison », répète-t-il comme une litanie face au vent du doute.

Ce mardi, la cour d’appel de Bamako rouvrira les portes du désert judiciaire. Les avocats, porteurs d’espoir comme des caravanes chargées de promesses, espèrent que le soleil de la justice brillera cette fois-ci. Mais le chemin est long, et les mirages ne sont jamais loin. Soumaré, quant à lui, sonne l’alarme. Il accuse, il défie, il appelle les autorités de la Transition à libérer ces voix enfermées et à faire du retour à l’ordre constitutionnel le phare de leur navigation.

Phare dans la nuit saharienne

Mais peut-on reprocher aux autorités maliennes de tenir le gouvernail avec fermeté quand le navire se bat contre les vagues incessantes du chaos ? Depuis 2020, le Mali cherche à redresser la barre, à se détacher des mains étrangères qui l’ont guidé pendant trop longtemps. Le pays a besoin d’un capitaine courageux, prêt à affronter la tempête pour retrouver la stabilité. Et si cela implique de contenir certains courants, de temporiser certaines voix, n’est-ce pas le prix à payer pour que le navire malien puisse un jour voguer librement vers un avenir plus serein ?

La Transition, comme un phare dans la nuit saharienne, cherche à baliser la route. Elle se doit de tenir tête à ceux qui voudraient la détourner de sa mission. Les autorités savent que chaque décision est une empreinte dans le sable, un choix à assumer pour ne pas perdre de vue le cap fixé : un Mali souverain, debout, maître de son destin.

Alors oui, des voix s’élèvent, des contestations grondent, mais le désert malien est vaste, et le vent finira toujours par emporter les murmures qui ne servent pas le chemin vers la stabilité. Il est essentiel de ne pas se laisser aveugler par les mirages des promesses hâtives et de comprendre que, parfois, il faut tenir fermement le cap pour atteindre l’oasis tant espérée.

Oumarou Fomba 

27 octobre 2024 0 comments
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Ministre de santé, Assa Badiallo Touré
A la UneSanté

Le Mali digitalise son système de santé avec un plan ambitieux pour 2024-2028

by Sahel Tribune 27 octobre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Mali lance un ambitieux Plan stratégique national de santé numérique (PSNSN) 2024-2028 pour moderniser son système de santé grâce aux technologies numériques. Soutenu par des partenaires internationaux, ce plan vise à renforcer l’accès aux soins, notamment dans les zones reculées, et à affirmer la souveraineté sanitaire du pays dans un contexte de coopération régionale et de défis sécuritaires.

Le Mali franchit une nouvelle étape dans l’évolution de son système de santé avec l’adoption du Plan stratégique national de santé numérique (PSNSN) 2024-2028. Ce plan, qui vise à digitaliser l’ensemble du secteur de la santé, a été élaboré avec l’appui de partenaires techniques tels que l’UNICEF, la Banque mondiale, et le PNUD. S’inscrivant dans une démarche de modernisation des infrastructures et des services de santé, le PSNSN ambitionne de transformer l’accès aux soins pour les populations maliennes, en particulier dans les zones reculées.

Une transformation digitale pour améliorer l’accès aux soins

Le PSNSN 2024-2028 propose un cadre ambitieux visant à intégrer des technologies numériques dans tous les niveaux du système de santé. Le rapport met en évidence une série d’initiatives destinées à améliorer la qualité et l’efficacité des services de santé. Parmi ces initiatives figurent la création de l’Environnement numérique de Santé du Mali (ENSM), qui centralisera l’information de santé et permettra aux professionnels de santé d’avoir un accès rapide et sécurisé aux données des patients, facilitant ainsi le suivi des soins.

« Ce plan est un levier essentiel pour moderniser notre système de santé et répondre aux besoins des populations maliennes, » a déclaré le Médecin-Colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social. Ce processus inclusif, qui a débuté en octobre 2020, a mobilisé un grand nombre d’acteurs publics et privés ainsi que des organisations non gouvernementales (ONG). La feuille de route inclut des projets tels que la télémédecine et l’amélioration des infrastructures pour assurer un accès à l’eau potable et à l’énergie solaire dans les centres de santé.

Les défis de l’interopérabilité et de la gouvernance des données

L’un des défis majeurs identifiés dans le rapport concerne l’interopérabilité des systèmes d’information de santé (SIS). Actuellement, le niveau de maturité de l’interopérabilité des outils est classé au niveau 2 (« émergeant ») sur une échelle de 5 (« optimisé »). Cela reflète un retard conceptuel et organisationnel dans l’intégration des différentes plateformes numériques au sein des hôpitaux et centres de santé.

Le PSNSN propose de remédier à ces problèmes par l’harmonisation des systèmes d’information, sous la supervision de l’Agence nationale de télésanté et d’informatique médicale (ANTIM). L’objectif est de centraliser les informations pour que les professionnels de santé puissent accéder aux dossiers des patients de manière sécurisée, tout en respectant les normes de confidentialité.

Une stratégie alignée avec la vision régionale et internationale 

Le PSNSN bénéficie d’un soutien financier et technique important de la part de partenaires internationaux, notamment l’UNICEF, l’OMS, et l’USAID. Ces soutiens sont essentiels pour assurer le déploiement des infrastructures numériques et la formation des personnels de santé aux nouvelles technologies. Le rapport souligne également l’engagement du gouvernement malien à renforcer les capacités des acteurs locaux afin de garantir la pérennité des investissements réalisés.

En s’alignant sur les standards internationaux tels que ceux de l’OMS, le Mali démontre sa volonté de moderniser son secteur de la santé tout en affirmant sa souveraineté. L’Alliance des États du Sahel (AES) s’inscrit également dans cette vision de coopération régionale, visant à mutualiser les efforts pour répondre aux besoins des populations malgré les tensions politiques.

Une initiative souverainiste en réponse aux défis locaux

Depuis plusieurs années, le Mali s’efforce de reprendre le contrôle de ses secteurs stratégiques. En 2023, le pays a marqué un tournant historique en s’alliant avec le Niger et le Burkina Faso pour créer l’Alliance des États du Sahel (AES), officialisée par la Charte du Liptako-Gourma. Cette initiative, née après le retrait des forces étrangères du territoire malien, symbolise la volonté des autorités de la Transition de renforcer leur souveraineté face aux pressions extérieures.

La création de l’AES et de la Confédération des États du Sahel est un acte de résistance face aux défis sécuritaires, mais elle a également des implications majeures pour la santé publique. Dans un contexte de crise politique, particulièrement après le coup d’État au Niger et la décision des trois pays de se retirer de la CEDEAO, le Mali entend montrer qu’il peut relever les défis de la gouvernance, y compris dans le domaine de la santé.

Le PSNSN représente ainsi une opportunité pour le Mali de démontrer que la digitalisation de la santé peut être un outil de souveraineté, mais aussi un levier pour le développement durable. En plaçant les nouvelles technologies au cœur de son système de santé, le Mali espère répondre aux attentes des citoyens et améliorer l’accès aux soins, tout en renforçant l’autonomie de ses institutions face aux défis contemporains.

Oumarou Fomba 

27 octobre 2024 0 comments
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Cité Naata de Gao
A la UneSécurité

Naata : un havre de paix pour les réfugiés, fruit de la coopération entre le Mali et le HCR

by Sahel Tribune 26 octobre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Face à une crise humanitaire de grande ampleur, le Mali, avec le soutien du UNHCR, met en place des solutions concrètes pour accueillir déplacés internes et réfugiés. La cité « Naata » à Gao, inaugurée en juin 2024, incarne cet espoir en offrant un cadre de vie digne et des opportunités pour se reconstruire.

Il faut le dire, le Mali traverse une crise qui n’en finit pas. Une crise qui, depuis plus de dix ans, a contraint des milliers de familles à quitter leurs maisons, leurs racines, leurs souvenirs. Imaginez-vous devoir tout laisser derrière vous, non par choix, mais par nécessité, et chercher refuge là où l’on vous promet un peu de sécurité. Aujourd’hui, ce sont plus de 330 000 déplacés internes qui errent à la recherche d’un abri au Mali, un pays déjà malmené par l’insécurité. Et pourtant, ce même Mali continue, avec une générosité impressionnante, d’accueillir ceux qui fuient les conflits dans les pays voisins. Accueillir quand on est soi-même en difficulté, c’est l’ultime acte de solidarité.

Une petite oasis dans un désert de difficultés

Et dans cette atmosphère lourde, il y a le UNHCR, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, qui s’active sur le terrain avec une énergie remarquable. Aux côtés des autorités maliennes, le UNHCR ne se contente pas de gérer la situation ; il transforme les défis en opportunités, les épreuves en espoir. Prenons par exemple la cité « Naata » (ce qui signifie « espoir » en langue sonrhaï) à Gao. Ce n’est pas simplement un site d’accueil, c’est une preuve que même au cœur de l’adversité, l’humanité et la solidarité peuvent encore triompher.

La cité Naata, c’est 10 hectares d’espoir, situés à seulement 6 km du centre-ville de Gao. Une petite oasis dans un désert de difficultés. Grâce à l’engagement du UNHCR, ce site offre bien plus que de simples abris ; il offre une lueur d’avenir. Des abris conformes aux standards humanitaires, des services d’eau potable en quantité suffisante, des infrastructures d’hygiène et d’assainissement adaptées… On ne parle plus ici de survie, mais de dignité retrouvée.

Des activités d’autonomisation économique

Et ce n’est pas tout. Le UNHCR et ses partenaires ont pensé à tout : l’énergie solaire pour les ménages et l’éclairage public, un accès à l’éducation, à la santé, mais aussi des activités d’autonomisation économique. Parce que ces familles déracinées ont le droit de rêver à un avenir meilleur, à un quotidien plus serein, où elles ne se contentent plus de survivre, mais peuvent enfin reconstruire, pas à pas, un semblant de normalité.

Alors, bien sûr, on pourrait s’apitoyer sur le sort de ces milliers de déplacés internes et de réfugiés, et il y aurait de quoi. Mais aujourd’hui, rendons hommage à ceux qui, comme le UNHCR, transforment les larmes en espoir, les camps en cités d’avenir. À Gao, Menaka, Tombouctou, ces sites d’accueil montrent que même au cœur de la tourmente, des solutions existent.

Le UNHCR n’est pas simplement une agence, c’est une main tendue, un phare dans l’obscurité pour ces milliers de personnes en quête de stabilité. Quand tout semble s’effondrer, il reste l’engagement et la solidarité de ceux qui, sur le terrain, ne baissent jamais les bras. 

Oumarou Fomba  

26 octobre 2024 0 comments
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