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Idrissa Bakary Diarra, DG INPS en tournée de proximité
A la UnePolitique

Idrissa Bakary Diarra, DG de l’INPS : « Faire plus avec moins, telle est notre équation »

by Sahel Tribune 8 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Après sa nomination à la tête de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Idrissa Bakary Diarra engage une tournée de terrain pour prendre la mesure des défis opérationnels. Entre difficultés techniques, contraintes budgétaires et enjeux de mobilisation interne, le nouveau directeur général affiche une méthode de proximité, d’écoute et de recherche de solutions concrètes.

Le Directeur général de l’INPS, Idrissa Bakary Diarra, a entamé, mercredi 8 avril 2026, une série de visites au sein des agences principales de Bamako. L’objectif d’aller au contact direct des agents et mieux appréhender les réalités quotidiennes du service public de la sécurité sociale.

Accompagné de ses proches collaborateurs, le patron de l’INPS — nommé fin 2025 — s’est successivement rendu à l’agence principale de la commune I, dirigée par Sory Ibrahim Diarra, puis à celle de la commune II, sous la responsabilité de Karim Diakité, précise l’institution sur sa page Facebook.

Après un accueil protocolaire, la délégation a visité les différentes divisions techniques, où les responsables ont exposé sans détour les contraintes liées aux ressources humaines, aux équipements et aux conditions de travail.

Des défis structurels persistants

Les échanges ont rapidement mis en lumière plusieurs difficultés majeures. À l’agence principale de la commune II, les agents ont notamment évoqué des pannes informatiques récurrentes, un manque d’espace face à des effectifs en hausse, ainsi que des difficultés dans le recouvrement des cotisations sociales auprès de certains employeurs.

Pour Karim Diakité, cette visite constitue « une véritable source de motivation » pour les équipes, confrontées à des contraintes opérationnelles croissantes.

Face à ces constats, Idrissa Bakary Diarra a souligné l’importance du rôle des agences dans le fonctionnement global de l’institution : « L’INPS, ce n’est pas seulement la Direction générale ; ce sont aussi les agences et les régions. Sans vous, nous ne sommes rien », a-t-il déclaré.

Réorganisation interne et reprise annoncée de l’assurance volontaire

Parmi les points saillants de cette tournée, le Directeur général a salué l’initiative de redéploiement interne observée dans certaines agences, notamment en commune II, où les agents du Service Assurance volontaire ont été affectés à d’autres tâches. Il a, à cette occasion, annoncé la levée prochaine de la suspension de ce service, une mesure attendue qui devrait intervenir « dans les prochaines semaines ».

Dans un contexte de contraintes financières, le DG a appelé à une gestion plus efficiente des ressources disponibles. « L’équation aujourd’hui, c’est : comment faire plus avec moins », a-t-il lancé, exhortant les agents à privilégier la rigueur, l’engagement et l’esprit d’équipe.

Rejetant toute logique de division interne, il a invité les agents à « rejoindre le camp de ceux qui travaillent avec dignité », tout en soulignant la nécessité de renforcer la cohésion au sein de l’institution.

Apaisement social et dialogue avec les partenaires

Souhaitant rassurer le personnel, Idrissa Bakary Diarra a affirmé qu’aucun licenciement n’était envisagé, ni de nouvelles vagues de recrutement à court terme. L’objectif, selon lui, est d’optimiser la gestion des effectifs existants et de garantir un accès équitable aux avantages sociaux.

Il a également indiqué que les syndicats seront associés aux réflexions en cours, dans une logique de dialogue social renforcé.

Prenant la parole, le conseiller technique Bouna Ayad a, de son côté, exhorté les agents à contribuer à l’amélioration de l’image de l’institution : « Faisons en sorte que l’on parle désormais de l’INPS en bien », a-t-il déclaré, insistant sur la responsabilité individuelle de chaque agent.

À travers cette tournée, le nouveau Directeur général entend imprimer un style de gouvernance axé sur l’écoute et la proximité. Une approche qui vise à restaurer la confiance interne et à améliorer la performance d’une institution clé du système de protection sociale malien.

Oumarou Diarra 

8 avril 2026 0 comments
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Ligue de football de Bamako
A la UneSport

Ligue de Football de Bamako : Issa Sidibé réélu, la crise électorale continue

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Ligue de football du District de Bamako vient de connaître une nouvelle élection, marquée par la reconduction d’Issa Sidibé à sa présidence. Avec 23 voix contre 9 pour son adversaire Abdallah Baby, le président sortant conserve son poste et affirme sa légitimité. Ce résultat, net sur le plan des chiffres, lui confère une autorité renforcée, mais ne suffit pas à apaiser les tensions qui entourent la gouvernance du football local.

Cette reprise du scrutin avait été imposée par la Commission d’appel, après l’annulation du vote précédent. L’objectif affiché était de corriger les irrégularités dénoncées et de rétablir la confiance des acteurs. Pourtant, les mêmes critiques refont surface. Les partisans d’Abdallah Baby estiment que les conditions d’équité n’ont pas été respectées, ce qui fragilise la portée démocratique de cette victoire et entretient un climat de contestation durable.

Une victoire nette mais contestée

La question du vote des clubs professionnels reste au centre des débats. Trois clubs favorables à Abdallah Baby ont été écartés, conformément à une décision de la Commission d’appel, tandis que sept autres, réputés proches d’Issa Sidibé, ont pu participer. Ce déséquilibre nourrit les soupçons d’un processus biaisé et relance le débat sur la neutralité des instances électorales, censées garantir une compétition ouverte et transparente.

La Commission électorale, déjà fragilisée, a vu sa crédibilité encore entamée par l’absence de deux de ses membres clés, dont son président. Cette absence, lourde de conséquences, alimente les doutes sur la rigueur juridique du processus. D’autant que ces magistrats avaient refusé de signer une précédente décision annulée par la Commission d’appel, accentuant la perception d’un organe divisé et incapable d’assurer une supervision impartiale.

Une Commission électorale fragilisée

Les contestations se sont également cristallisées autour du remplacement de délégués de clubs comme l’USFAS et l’AS Réal de Bamako. Cette pratique est jugée contraire aux règles établies, puisque la circulaire du 31 mars stipulait que les mandats déjà validés devaient rester en vigueur. Ce manquement renforce l’idée d’un processus électoral où les règles sont appliquées de manière sélective, au détriment de la transparence et de la confiance.

Dans ce climat tendu, la victoire d’Issa Sidibé, bien que nette sur le plan arithmétique, apparaît fragilisée par les contestations. Le président réélu a affirmé respecter les règles démocratiques, tout en estimant que les recours n’étaient pas nécessaires. Mais cette position peine à convaincre, car les irrégularités constatées donnent l’impression d’un scrutin verrouillé, où la transparence et l’équité sont reléguées au second plan.

Une légitimité fragilisée

La Ligue de Bamako se retrouve ainsi au cœur d’une crise prolongée. L’accumulation de manquements et de contestations laisse présager de nouveaux recours devant la Commission d’appel. Loin d’apaiser les tensions, cette élection pourrait prolonger une instabilité institutionnelle qui affaiblit la crédibilité du football local. Les acteurs, déjà divisés, risquent de voir leur confiance dans les instances s’éroder davantage.

Au-delà des résultats, c’est la gouvernance du football régional qui est en jeu. La répétition des irrégularités et l’absence de garanties solides posent la question de la capacité des institutions sportives à organiser des scrutins crédibles. Tant que cette confiance ne sera pas restaurée, chaque élection risque de devenir un terrain de contestation, prolongeant une crise qui fragilise durablement la cohésion du football malien.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

8 avril 2026 0 comments
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Première session du comité interministériel de gestion des crises et catastrophes
A la UneSécurité

Bamako face aux inondations : un plan de prévention de plus de 4 milliards FCFA pour l’hivernage 2026

by Chiencoro 7 avril 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

À l’approche de l’hivernage 2026, le gouvernement malien enclenche une nouvelle phase de préparation face aux risques d’inondations. Réuni en comité interministériel, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a présenté un plan de prévention ambitieux, couplé à des mesures concrètes d’assainissement urbain dans le district de Bamako.

Réuni pour sa première session, le comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a examiné deux documents stratégiques : le plan de prévention pour l’hivernage 2026 et une note relative à la libération des servitudes et des lits des marigots, ainsi qu’à la campagne de curage des collecteurs et caniveaux dans le district de Bamako.

Une stratégie articulée autour de quatre axes

Élaboré par le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), sous l’égide du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ce plan s’inscrit dans une dynamique nationale visant à réduire la vulnérabilité des populations face aux catastrophes naturelles, explique la primature.

Selon les explications fournies par le directeur du CECOGEC, la stratégie repose sur quatre axes complémentaires. Le premier concerne la coordination et la gouvernance, afin de garantir une action collective efficace entre les différents acteurs. Le deuxième axe met l’accent sur les mesures anticipatoires, notamment à travers des actions de sensibilisation des communautés locales. Le troisième porte sur la gestion des crises et l’assistance humanitaire, avec le pré-positionnement de kits d’urgence et l’aménagement de sites d’accueil. Enfin, le quatrième axe introduit une innovation majeure en ciblant la protection des écoles et la résilience du système éducatif face aux catastrophes.

Le budget prévisionnel du plan est estimé à 4,071 milliards de francs CFA, avec une dizaine d’objectifs opérationnels à atteindre.

Bamako : avancées et défis dans l’assainissement urbain

Parallèlement, une note présentée par le ministère en charge de l’Urbanisme fait le point sur les opérations de libération des servitudes et des lits des marigots. Sur les 11 marigots recensés dans le district de Bamako, cinq ont déjà été libérés, représentant un linéaire total de 40,6 kilomètres, soit un taux d’exécution de 55,54 %.

S’agissant de la campagne de curage prévue pour 2026, elle portera sur 241 kilomètres de caniveaux et 85 kilomètres de collecteurs, traduisant l’ampleur des travaux d’assainissement engagés pour limiter les risques d’inondation.

Un pilotage renforcé au sommet de l’État

Le Premier ministre a salué la qualité des documents soumis par les ministères concernés, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination rigoureuse. Il a annoncé que le comité de crise se réunira deux fois par mois en amont de l’hivernage, avant l’activation du CECOGEC en mode opérationnel.

À travers ce dispositif, les autorités maliennes entendent passer d’une logique de réaction à une approche proactive fondée sur l’anticipation et la résilience. Dans un contexte marqué par la récurrence des inondations, l’efficacité de ce plan sera déterminante pour la protection des populations et des infrastructures urbaines.

Chiencoro Diarra 

7 avril 2026 0 comments
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Responsabilité numérique
ActuOpinion

Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? 

by Mikailou Cissé 7 avril 2026
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.

Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.

Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.

Désinformation et économie de l’influence

Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.
Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.

Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.

Faut-il limiter l’existence numérique ?

La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.

Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.

Vers une éthique de la citoyenneté numérique

Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.

Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.
Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.

Repenser le rapport au vrai

Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.

En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.
La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?

Mikaïlou Cissé

7 avril 2026 0 comments
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56ᵉ session du Conseil d’administration de l'Office du Niger
A la UneÉconomie

Mali : l’Office du Niger veut changer d’échelle et s’imposer comme un agropole continental

by Sahel Tribune 7 avril 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au cœur de la stratégie de souveraineté alimentaire du Mali, l’Office du Niger affiche ses ambitions de transformation structurelle. Lors de la 56ᵉ session de son Conseil d’administration, tenue à Bamako, ses responsables ont dressé un bilan contrasté de l’année 2024 tout en réaffirmant une vision ambitieuse : faire de cette zone agricole un véritable agropole de référence à l’échelle continentale.

Réuni le 7 avril à Bamako, le conseil d’administration de l’Office du Niger a affiché l’ambition de transformer cette vaste zone agricole en véritable pôle agro-industriel de référence en Afrique de l’Ouest. Malgré des performances globalement solides en 2024, l’institution fait face à des contraintes structurelles persistantes, entre déficit de financements, fragilité sécuritaire et limites d’infrastructures.

Une ambition d’agropole à l’horizon 2063

Présidant la 56e session du conseil d’administration, le PDG, Samba Bocary Tounkara, a mis l’accent sur la nécessité de « faire de l’Office du Niger un agropole majeur », capable de structurer durablement les filières agricoles stratégiques. Riz, canne à sucre, oignon, élevage ou encore pisciculture doivent constituer les piliers de cette transformation, à laquelle s’ajoute désormais le blé, introduit pour répondre à une demande nationale croissante.

Avec un potentiel estimé à plus de 2,4 millions d’hectares, dont près de 1,45 million irrigables par gravité, la zone Office du Niger apparaît comme l’un des leviers essentiels de la souveraineté alimentaire du Mali. Cette ambition s’inscrit dans la vision stratégique nationale à long terme, notamment la stratégie « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la SNEDD 2024-2033.

Pour concrétiser cette trajectoire, deux outils structurants sont en cours de finalisation : la Stratégie de développement global à l’horizon 2063 (SDG-ON 2063) et le Plan d’action pour le renouveau (PAR-ON), destinés à impulser une transformation structurelle du modèle agricole.

Des performances solides, mais contrastées

Sur le plan opérationnel, la campagne agricole 2024-2025 est jugée globalement satisfaisante. La superficie exploitée a atteint près de 132 000 hectares, soit plus de 92 % des objectifs, en progression par rapport à la campagne précédente.

La production de riz paddy s’est établie à plus de 773 000 tonnes, en hausse de plus de 22 000 tonnes. Le rendement moyen, autour de 5,86 tonnes par hectare, reste toutefois légèrement inférieur aux prévisions. Ces résultats ont été favorisés par une pluviométrie favorable et une meilleure disponibilité de l’eau.

En revanche, les performances apparaissent plus mitigées dans les autres segments. Le maraîchage affiche un taux de réalisation d’environ 70 %, tandis que la diversification agricole plafonne à un peu plus de 55 %. Une situation en partie liée au recentrage des producteurs sur le riz de contre-saison, jugé plus rentable dans un contexte incertain.

Des contraintes structurelles persistantes

Malgré ces résultats encourageants, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement de l’Office du Niger. Parmi eux : l’accès tardif aux engrais subventionnés, le manque de main-d’œuvre et d’équipements agricoles, ainsi que l’entretien insuffisant des infrastructures hydrauliques.

La question du financement demeure également centrale. Sur les 5,5 milliards de FCFA attendus, l’État n’a mobilisé que 45,44 % des ressources prévues en 2024, avec un unique décaissement partiel en fin d’année. À l’inverse, la redevance-eau affiche un taux de recouvrement élevé, supérieur à 92 %, traduisant une relative efficacité dans la mobilisation des ressources internes.

Sur le plan financier, l’établissement reste globalement stable, avec un chiffre d’affaires de 7,63 milliards de FCFA et un résultat net bénéficiaire, bien que modeste, de 9,35 millions de FCFA.

Partenariats et sécurité, conditions du décollage

Dans un contexte sécuritaire encore fragile, le PDG a souligné le rôle déterminant des Forces armées maliennes dans la stabilisation de la zone, condition indispensable à la poursuite des activités agricoles. Il a également salué l’appui des partenaires internationaux, notamment la coopération allemande, qui finance le projet d’irrigation de N’Débougou IV à hauteur de 26 milliards de FCFA, et la coopération néerlandaise à travers le projet PRODEAU.

Au-delà des chiffres, cette 56e session confirme le rôle stratégique de l’Office du Niger dans la politique agricole malienne. Dans un pays où la sécurité alimentaire reste un enjeu majeur, la transformation de cette zone en agropole intégré constituera un tournant décisif.

Mais entre ambitions affichées et contraintes structurelles, la réussite de ce pari dépendra d’une mobilisation accrue des ressources, d’une meilleure gouvernance et d’une stabilisation durable des zones de production.

Oumarou Fomba 

7 avril 2026 0 comments
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Télécommunications
A la UneÉconomie

Les crédits téléphoniques périssables vivent-ils leurs derniers jours au Mali ?

by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a publié, le 3 avril 2026, un communiqué officiel en réponse à une plainte introduite par l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA). Cette plainte concernait la perte des crédits et bonus d’appel à l’expiration de leur durée de validité, une pratique jugée défavorable aux abonnés des opérateurs de télécommunications et contraire aux droits des consommateurs.  

Conformément à la loi sur la protection du consommateur, la DGCC a jugé la plainte recevable et a ouvert une enquête sur instruction du ministre de l’industrie et du commerce. Cette enquête visait à examiner les faits et à prendre les mesures appropriées pour garantir le respect des droits des abonnés. La démarche traduit une volonté institutionnelle de renforcer la régulation dans un secteur vital pour la population.  

Plainte et enquête officielle  

Au cours de la phase préliminaire de l’enquête, la société Orange Mali SA a annoncé avoir pris des dispositions pour supprimer la limitation de validité des crédits et des bonus d’appels. Cette décision constitue une avancée majeure pour les consommateurs, qui pourront désormais utiliser leurs crédits sans contrainte de temps.  

Le Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Zédion Dembélé, Chevalier de l’Ordre national, a invité les autres opérateurs de télécommunications à adopter la même démarche. « Le Directeur Général invite les autres opérateurs de télécommunications à s’inscrire dans cette même démarche, dans l’intérêt des consommateurs », a-t-il déclaré.  

Premières mesures et appel aux opérateurs  

Dans son communiqué, le Directeur général a également rassuré les consommateurs que le ministère de l’industrie et du commerce, à travers la DGCC, veille à la protection et à la défense de leurs droits dans tous les secteurs économiques. « Le Ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers la DGCC, veille à la protection et à la défense de leurs droits dans tous les secteurs économiques », a-t-il affirmé.  

La plainte de l’ASCOMA montre l’importance croissante des associations de consommateurs dans la défense des intérêts des citoyens. En saisissant la DGCC, l’association a permis de mettre en lumière une pratique contestée et d’obtenir une réponse institutionnelle rapide. Ce rôle de veille contribue à renforcer la transparence dans les relations commerciales entre entreprises et clients.  

Rôle des associations et protection des droits  

La suppression de la limitation de validité des crédits et bonus d’appels par Orange Mali SA pourrait transformer les habitudes de consommation. Les abonnés bénéficieront d’une meilleure flexibilité et d’une utilisation optimale de leurs ressources. Si cette mesure est généralisée à l’ensemble des opérateurs, elle pourrait améliorer la satisfaction des clients et renforcer la fidélisation dans un secteur marqué par une forte concurrence.  

Le communiqué s’inscrit dans une dynamique plus large de protection des consommateurs au Mali. En rappelant que les autorités veillent à la défense des droits dans tous les secteurs économiques, il met en avant une volonté politique de réguler les pratiques commerciales.  

L’action de la DGCC, soutenue par le ministère de l’industrie et du commerce, démontre l’importance de la régulation dans un marché en constante évolution. La réponse apportée à la plainte de l’ASCOMA constitue un signal fort adressé aux opérateurs. « La DGCC veille à la protection et à la défense des droits des consommateurs conformément aux orientations des plus Hautes Autorités du pays », a-t-il précisé.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

6 avril 2026 0 comments
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Haricot
A la UneSeko ni Donko

Mali : le Festival du Sinankouya mise sur les traditions pour renforcer la cohésion sociale

by Sahel Tribune 5 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À Bamako, la 11ᵉ édition du Festival international du Sinankouya s’ouvre sous le signe du vivre-ensemble. Ce qui illustre la volonté des autorités maliennes de mobiliser les ressorts culturels traditionnels pour consolider la paix et la cohésion sociale dans un contexte de fragilité sécuritaire.

À Bamako, la culture s’affirme une fois de plus comme un levier de paix. La 11ᵉ édition du Festival international du Sinankouya a été officiellement lancée le vendredi 3 avril 2026 au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, en présence de responsables politiques, d’acteurs culturels et de nombreux festivaliers. Au cœur de cette rencontre : la valorisation du « sinankouya », une pratique ancestrale malienne fondée sur la plaisanterie entre communautés, érigée ici en outil de dialogue et de cohésion sociale.

Une tradition érigée en outil de paix

La cérémonie d’ouverture était présidée par Salia Malé, chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Dans une atmosphère mêlant solennité et convivialité, les intervenants ont unanimement insisté sur le rôle structurant des traditions dans la consolidation du vivre-ensemble.

Le sinankouya, souvent traduit par « cousinage à plaisanterie », constitue un mécanisme social profondément ancré dans les sociétés ouest-africaines. Il permet de désamorcer les tensions, de renforcer les liens intercommunautaires et de réguler les conflits par l’humour et le dialogue. Une dimension mise en avant par Bourama Soumano, qui a rappelé son importance comme « instrument de régulation sociale » dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et communautaires persistants.

En amont, les autorités locales ont également salué l’initiative. Le chef de quartier de Badalabougou, puis le maire de la commune, ont tour à tour appelé à faire du festival un espace durable de promotion de la paix, au-delà de son caractère festif.

Une ambition culturelle et politique

Dans son allocution, Salia Malé a transmis les salutations du gouvernement et des plus hautes autorités du pays, saluant une initiative « pertinente et originale ». Pour l’exécutif malien, la mise en valeur du sinankouya s’inscrit dans une stratégie plus large de réhabilitation des valeurs sociétales et culturelles, considérées comme des fondements essentiels de la stabilité nationale.

Le festival s’inscrit ainsi dans une dynamique de refondation culturelle, où les traditions sont mobilisées comme des réponses aux fractures sociales contemporaines. En encourageant les organisateurs à poursuivre leurs efforts, le représentant du ministre a rappelé que la culture devait être « un pilier pour bâtir le Mali nouveau ».

Au-delà de la célébration, cette 11ᵉ édition du Festival du Sinankouya illustre une tendance plus large observée au Mali : le recours aux référents culturels pour répondre aux défis politiques et sociaux. Dans un pays confronté à des tensions multiples, la redécouverte de mécanismes traditionnels constitue une voie complémentaire aux approches institutionnelles. Pour les organisateurs, la paix passe aussi par la culture — et par la capacité des sociétés à réactiver leurs propres ressources.

Oumarou Fomba 

5 avril 2026 0 comments
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