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Les Aigles du Mali se préparent pour leur mise en route pour la CAN 2023.
A la UneSport

Football : Moscou et Bamako se défient en amical, un test grandeur nature pour les Aigles

by Sahel Tribune 28 février 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La sélection malienne affrontera la Russie le 31 mars à Saint-Pétersbourg lors d’un match amical annoncé par la Fédération de Russie de football. Une rencontre stratégique pour les Aigles, qui cherchent à confirmer leur progression au classement de la FIFA après leur parcours remarqué en Coupe d’Afrique des Nations.

La sélection malienne poursuit sa montée en gamme sur la scène internationale. Elle affrontera le 31 mars à Saint-Pétersbourg son homologue russe dans une rencontre amicale au parfum de répétition stratégique, entre diplomatie sportive et préparation compétitive, selon une information relayée par African initiative.

Les Aigles surfent sur leur dynamique continentale

Selon la Fédération de Russie de football, la confrontation entre la Russie et le Mali se tiendra à 20 heures dans la capitale du nord russe, Saint‑Pétersbourg. L’affiche oppose deux sélections aux trajectoires contrastées mais ambitieuses : l’Équipe Russee de football, classée 26e mondiale, et l’Équipe malienne de football, actuellement 54e au classement de la FIFA.

Pour Bamako, cette rencontre constitue une occasion de se mesurer à une nation habituée aux joutes internationales, tout en consolidant la cohésion d’un effectif largement expatrié, dont de nombreux cadres évoluent dans les championnats européens.

La sélection malienne sort d’une campagne encourageante lors de la Coupe d’Afrique des Nations, organisée par la Confédération africaine de football. Les Aigles avaient éliminé l’Équipe Tunisienne de football en huitièmes de finale avant de céder en quarts face à l’Équipe Sénégalaise, futur champion du tournoi disputé au Maroc.

Cette performance confirme la progression régulière d’une génération talentueuse qui ambitionne désormais de franchir un palier sur la scène mondiale.

Diplomatie sportive et rapprochement Russie-Afrique

La tenue de cette rencontre s’inscrit aussi dans un contexte de multiplication des initiatives sportives entre Moscou et le continent africain. En février, la ville russe avait déjà accueilli un tournoi amateur baptisé « Coupe de l’amitié : Russie–Afrique ». Un match qui illustre la volonté des organisateurs de renforcer les passerelles culturelles par le sport.

Au-delà du symbole, ce match amical représente un laboratoire tactique pour les deux staffs techniques. Les Russes chercheront à confirmer leur solidité face à une équipe réputée pour sa vitesse et son impact physique, tandis que les Maliens y verront un révélateur de leur capacité à rivaliser avec des adversaires mieux classés.

À quelques mois des prochaines échéances internationales, cette confrontation pourrait ainsi servir de baromètre du niveau réel des Aigles et de leur potentiel à s’imposer durablement parmi les sélections qui comptent.

A.D

28 février 2026 0 comments
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Tribunal fédéral américain
A la UneEn temps réel

Viols sur mineures : un ancien employé diplomatique condamné à perpétuité

by Sahel Tribune 27 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Un ancien employé de l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso a été reconnu coupable d’abus sexuels sur deux adolescentes. Une affaire qui relance les débats sur l’immunité, la responsabilité et la protection des mineurs dans les milieux diplomatiques.

Un tribunal fédéral américain a condamné à la prison à perpétuité Fode Sitafa Mara, ancien employé de l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, reconnu coupable d’une série de viols sur deux adolescentes burkinabè âgées de 13 et 15 ans. L’annonce a été faite par le ministère américain de la Justice, qui détaille des faits commis entre 2022 et 2023 dans une résidence louée pour le personnel diplomatique.

Selon les procureurs, l’accusé, aujourd’hui âgé de 41 ans, a été reconnu coupable de quatre chefs d’accusation d’abus sexuels sur mineures, ainsi que de tentatives de contrainte et d’entrave à la justice. Les juges ont estimé qu’il avait exploité sa position professionnelle et la vulnérabilité des victimes pour commettre ses crimes.

Abus de position et promesses d’aide médicale

Lors du procès, le parquet a soutenu que l’ancien employé avait proposé d’aider les adolescentes à financer des soins médicaux pour leur mère en échange de relations sexuelles. Une stratégie qualifiée de prédation par le procureur général adjoint Tysen Duva, qui a dénoncé « des violences sexuelles graves commises par une personne censée représenter son gouvernement à l’étranger ».

Le tribunal a retenu l’argument d’un abus d’autorité, considérant que l’accusé avait tiré parti de son statut et de la confiance associée à son rôle diplomatique pour approcher les victimes.

L’enquête a été menée par le Service de sécurité diplomatique, organe chargé de la protection des missions américaines à l’étranger, avec l’appui des forces de l’ordre du Burkina Faso. Cette coopération judiciaire a permis la collecte de preuves et le transfert du dossier devant une juridiction fédérale américaine, compétente pour juger certains crimes commis par des agents liés au gouvernement à l’étranger.

L’affaire illustre la capacité des autorités américaines à poursuivre leurs ressortissants pour des crimes commis hors du territoire national, notamment lorsqu’ils sont employés par l’État.

Un contexte mondial de durcissement des sanctions

Cette condamnation intervient alors que plusieurs pays durcissent leur arsenal pénal contre les crimes sexuels sur mineurs. En novembre 2025, un tribunal de Madagascar a ainsi condamné un homme à la castration chirurgicale après le viol d’une fillette de six ans dans la localité d’Imerintsiatosika.

Si les systèmes juridiques diffèrent profondément, ces affaires témoignent d’une tendance globale à renforcer la répression face aux violences sexuelles sur enfants, sous la pression des opinions publiques et des organisations de défense des droits humains.

Au-delà de l’horreur des faits, l’affaire relance les interrogations sur les mécanismes de contrôle des personnels travaillant dans les représentations diplomatiques et sur les dispositifs de signalement accessibles aux victimes locales.

Pour plusieurs observateurs, ce type de dossier met en lumière une tension persistante : celle qui oppose les privilèges liés au statut diplomatique à l’exigence croissante de redevabilité internationale.

La condamnation à perpétuité prononcée contre l’ancien employé apparaît ainsi, pour les autorités judiciaires américaines, comme un signal destiné à affirmer qu’aucune fonction officielle ne saurait protéger les auteurs de crimes sexuels — y compris lorsqu’ils opèrent à l’étranger.

A.D

27 février 2026 0 comments
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mines
A la UneÉconomie

L’or noir… et les trous budgétaires

by Chiencoro 27 février 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Malgré l’abondance de pétrole, de gaz et de minerais, de nombreux pays riches en ressources naturelles peinent encore à transformer cette richesse en recettes publiques durables. Un rapport international alerte sur les milliards de dollars perdus faute de transparence fiscale et appelle à une refonte urgente des systèmes de gouvernance extractive.

Un rapport international publié en février met en lumière un paradoxe persistant : les pays riches en ressources naturelles peinent encore à transformer cette manne en recettes publiques efficaces. En cause, des failles de gouvernance, un manque de transparence et des systèmes fiscaux fragiles. Mais l’étude montre aussi qu’une meilleure exploitation des données pourrait permettre de récupérer des milliards de dollars aujourd’hui perdus.

Des milliards qui échappent aux caisses publiques

L’étude intitulée From resources to revenues, commandée par l’Extractive Industries Transparency Initiative, intervient à un moment charnière pour de nombreux États producteurs de pétrole, de gaz ou de minerais. Entre la baisse de l’aide internationale, l’alourdissement des dettes et la volatilité des marchés des matières premières, ces pays sont poussés à mobiliser davantage leurs ressources internes.

Selon les auteurs, la mobilisation des revenus extractifs n’est plus une option mais une urgence budgétaire. Dans plusieurs économies dépendantes des ressources, ces recettes constituent l’un des rares leviers disponibles pour financer les infrastructures, l’éducation ou les systèmes de santé.

Le rapport souligne qu’en croisant données de production, contrats, paiements et coûts d’exploitation, les mécanismes de transparence ont permis d’identifier « des milliards de dollars de recettes perdues ou à risque ». Ces pertes peuvent provenir de sous-évaluations fiscales, d’accords contractuels déséquilibrés ou encore de flux financiers illicites.

Les experts associés à l’étude — dont des partenaires issus du Natural Resource Governance Institute et du Tax Justice Network — insistent sur le fait que les outils d’analyse financière et de modélisation permettent désormais aux gouvernements de négocier plus efficacement avec les compagnies extractives.

Un tournant pour les pays riches en ressources

L’un des constats centraux du rapport est que plus les données sont publiques et détaillées, plus les États peuvent vérifier si les montants versés correspondent réellement à ce qui devrait être payé. Cette transparence renforce non seulement les recettes, mais aussi la confiance des citoyens dans les finances publiques.

L’étude met également en garde contre les risques liés à la transition énergétique mondiale. Les pays dépendants des combustibles fossiles pourraient voir leurs revenus diminuer avec la baisse de la demande, tandis que ceux riches en minerais stratégiques pourraient bénéficier d’opportunités inédites — à condition d’adopter des régimes fiscaux solides.

Le rapport décrit le moment actuel comme un « carrefour fiscal » pour les États extractifs. D’un côté, la conjoncture internationale fragilise leurs finances. De l’autre, les progrès technologiques et les normes de transparence offrent des outils inédits pour optimiser la collecte des revenus.

La bataille des recettes publiques

Parmi les recommandations figurent l’intégration des données extractives dans les systèmes fiscaux nationaux, l’utilisation de rapports basés sur l’analyse des risques, et le renforcement des collaborations entre gouvernements, entreprises et société civile.

Au-delà de la technicité, l’enjeu est profondément politique. Pour les auteurs, la question n’est plus seulement de savoir combien de ressources un pays possède, mais combien il parvient réellement à transformer en recettes pour sa population.

Dans un contexte de tensions budgétaires mondiales, la gestion des revenus issus du sous-sol apparaît ainsi comme l’un des champs de bataille décisifs du développement. Et le rapport indique que les richesses naturelles ne deviennent un moteur de croissance que si elles sont accompagnées d’institutions solides, de règles fiscales robustes et d’une transparence sans faille.

Chiencoro Diarra 

27 février 2026 0 comments
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Les présidents des pays de l'AES
ActuPolitique

Adoption de la feuille de route de l’An II de l’AES : consolidation des acquis et projection stratégique 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 27 février 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

La réunion ministérielle de l’Alliance des États du Sahel (AES), ouverte à Ouagadougou, marque une étape stratégique dans la consolidation de cette jeune confédération. Les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont retrouvées pour examiner et adopter la feuille de route de l’An II, après deux jours de travaux préparatoires menés par les hauts fonctionnaires. L’objectif est de produire un document consensuel, cohérent et aligné sur la vision des chefs d’État, tout en répondant aux aspirations profondes des peuples sahéliens.  

Le général d’armée Salifou Mody, ministre d’État et ministre de la Défense nationale du Niger, a rappelé les acquis significatifs enregistrés durant l’An I de la Confédération. Il a mis en avant la coopération militaire renforcée et les choix souverains opérés par les trois États en réponse aux préoccupations des populations. Pour lui, cette première année a permis de poser les bases d’une entité solide, où la détermination des acteurs a été essentielle pour affirmer la souveraineté et renforcer la cohésion. Son intervention a donné le ton d’une rencontre axée sur la continuité et la consolidation des avancées déjà réalisées.  

Les acquis de l’An I et la continuité stratégique

Le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, a salué la tenue de cette rencontre et l’esprit de fraternité qui a guidé les travaux préparatoires. Il a insisté sur la dimension participative et inclusive de la Confédération, affirmant que cette réunion illustre parfaitement l’approche consultative et fraternelle qui caractérise l’AES. En mettant en avant la solidarité entre les trois pays, il a souligné que la Confédération n’est pas seulement une construction institutionnelle, mais aussi un espace de confiance mutuelle et de coopération sincère.  

Le président de la Commission nationale de la Confédération AES Bassolma Bazié,  a rappelé que l’An I, sous la présidence du Général Assimi Goïta, a été une année fondatrice, marquée par la structuration institutionnelle, la clarification doctrinale et l’affirmation stratégique. Pour lui, l’An II doit désormais ouvrir une nouvelle phase axée sur la consolidation des acquis, l’approfondissement des actions engagées et le renforcement des projections stratégiques. Il a insisté sur la responsabilité historique des acteurs à faire de cette feuille de route une véritable boussole pour l’avenir de la Confédération.  

Vers une feuille de route consolidée et ambitieuse

Les Chefs de délégation ont unanimement salué les progrès réalisés sous l’impulsion des Présidents TRAORÉ, GOÏTA et TIANI. Ils ont rappelé que la feuille de route en cours d’examen s’inscrit dans la continuité de la dynamique engagée durant la présidence inaugurale de l’AES, assurée par le Mali. Cette continuité est essentielle pour maintenir la cohésion et renforcer la crédibilité de l’organisation. Les interventions ont montré une volonté commune de transformer les acquis institutionnels en actions concrètes, capables de répondre aux défis sécuritaires et économiques du Sahel.  

Depuis décembre dernier, le Burkina Faso assure la présidence confédérale tournante de l’AES. Ce mécanisme traduit la volonté des trois États de partager équitablement les responsabilités et de renforcer la solidarité institutionnelle. La présidence tournante est un symbole d’équilibre et de gouvernance collective, où chaque pays joue un rôle moteur dans la construction de l’espace confédéral. Elle illustre aussi la maturité politique de l’organisation, qui entend se projeter comme un acteur régional structuré et crédible. Ce système de rotation permet d’éviter toute concentration de pouvoir et garantit une dynamique partagée.  

La présidence tournante comme symbole d’équilibre

Cette réunion ministérielle illustre la volonté des trois pays de donner une assise durable à la Confédération. L’An I a permis de poser les bases institutionnelles et doctrinales, tandis que l’An II doit désormais consolider ces acquis et projeter l’AES comme un acteur régional incontournable. La feuille de route en discussion sera déterminante pour définir les priorités sécuritaires, diplomatiques et économiques, et pour renforcer la légitimité de l’organisation auprès des populations. Elle doit devenir un instrument stratégique de mutualisation des capacités et de projection géopolitique.  

Les ministres réunis à Ouagadougou portent une responsabilité historique : transformer la vision des Chefs d’État en actions concrètes et durables. La feuille de route de l’An II doit être plus qu’un document administratif ; elle doit incarner une stratégie commune, capable de répondre aux défis du Sahel et de porter haut les aspirations des peuples. En inscrivant leurs efforts dans la continuité et en renforçant la cohérence de leurs actions, le Burkina Faso, le Mali et le Niger entendent faire de l’AES une confédération solide, souveraine et résolument tournée vers l’avenir.  

Une responsabilité historique pour l’avenir du Sahel

Cette rencontre ministérielle s’inscrit dans une dynamique de construction d’un espace confédéral fort et crédible. Les discours des délégations ont montré une convergence de vues et une détermination partagée à renforcer la coopération régionale. L’AES apparaît désormais comme une réalité institutionnelle et un acteur géopolitique émergent, capable de porter une vision commune et de répondre aux aspirations des peuples. L’An II doit être celui de la consolidation, de l’approfondissement et de la projection stratégique, afin de donner une assise durable à cette confédération.  

La réunion de Ouagadougou marque une étape décisive dans l’histoire de l’Alliance des États du Sahel. Les ministres ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la dynamique enclenchée et à transformer la feuille de route en un instrument efficace de cohérence et de mutualisation. La Confédération AES, sous la présidence tournante du Burkina Faso, entend renforcer sa légitimité et sa crédibilité, en inscrivant ses actions dans une vision commune. Cette rencontre illustre la volonté des trois États de bâtir un espace confédéral solide, souverain et porteur d’avenir.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

27 février 2026 0 comments
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Mamou Daffé, ministre de la culture
ActuSeko ni Donko

Les Rencontres de Bamako, vitrine de la photographie africaine dans un monde en recomposition

by Sahel Tribune 27 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Mali a annoncé, le 25 février 2026, l’organisation de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, prévue de novembre 2026 à janvier 2027. Dans un contexte de recomposition des équilibres culturels et géopolitiques, les autorités présentent cet événement comme un instrument de diplomatie culturelle et d’affirmation du récit africain sur la scène internationale.

Réuni le 25 février au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres malien, présidé par le général d’Armée Assimi Goïta, a annoncé la tenue de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie, prévue du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 dans la capitale malienne.

Créée en 1994, la Biennale africaine de la photographie de Bamako s’est progressivement imposée comme l’un des principaux rendez-vous consacrés à la photographie contemporaine du continent et de sa diaspora. L’événement, qui combine expositions, résidences d’artistes, rencontres professionnelles et débats, a contribué à révéler plusieurs générations de photographes africains sur la scène internationale.

Un événement culturel au cœur d’enjeux politiques

Dans sa communication au Conseil des ministres, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a présenté la biennale comme un espace stratégique de promotion de la création photographique africaine.

Mais au-delà de sa dimension artistique, l’événement est désormais investi d’une portée politique plus large. Les autorités maliennes soulignent en effet que la manifestation intervient dans « un contexte mondial marqué par des recompositions culturelles, géopolitiques et médiatiques ».

Depuis plusieurs années, les grandes manifestations culturelles africaines – festivals, biennales ou foires d’art – sont de plus en plus perçues comme des instruments d’influence symbolique, permettant aux États d’affirmer leur présence dans les circuits internationaux de la culture et de la création.

La culture comme vecteur de souveraineté

Dans ce cadre, Bamako cherche à faire de la Biennale un outil de diplomatie culturelle et un espace de production d’un « narratif africain ». Cette notion, de plus en plus mobilisée dans les politiques culturelles du continent, renvoie à la volonté de reprendre la maîtrise des récits et des représentations de l’Afrique dans les médias et les institutions culturelles internationales.

Pour le Mali, pays engagé depuis 2020 dans une transition politique et dans une redéfinition de ses partenariats internationaux, la culture apparaît comme un vecteur de projection symbolique et d’affirmation identitaire.

Cette 15ᵉ édition est placée sous le signe de la renaissance et de la souveraineté culturelle. Elle s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à renforcer la place des productions artistiques africaines dans les débats contemporains sur l’image, la mémoire et les identités.

Bamako, carrefour culturel ouest-africain

Malgré les difficultés sécuritaires et économiques auxquelles le pays reste confronté, Bamako continue de revendiquer son statut de capitale culturelle en Afrique de l’Ouest. Les Rencontres de Bamako participent depuis trois décennies à cette ambition, en attirant artistes, commissaires d’exposition, chercheurs et institutions culturelles du monde entier.

Pour les autorités maliennes, la prochaine édition devra à la fois consolider la place historique de la Biennale dans le paysage artistique africain et affirmer le rôle du Mali comme espace de réflexion et de création au cœur des transformations culturelles du continent.

Cette 15ème édition intervient dans le cadre de l’année de « l’éducation et de la culture », décrété par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. 

A.D

27 février 2026 0 comments
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Université de Bandiagara
A la UneÉducation

Mali : un nouveau pôle universitaire à Bandiagara pour désengorger l’enseignement supérieur

by Chiencoro 27 février 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

L’attribution d’un vaste terrain à Bandiagara pour la construction de la future Université Polytechnique de Bandiagara marque une nouvelle étape dans la stratégie des autorités dirigées par le général d’armée Assimi Goïta. Ce nouveau projet vise à déconcentrer l’enseignement supérieur et à résorber la pression démographique qui pèse sur les universités maliennes.

Le gouvernement malien poursuit sa stratégie de décentralisation universitaire. Réuni fin février, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret attribuant au ministère de l’Enseignement supérieur une parcelle de plus de 100 hectares à Bandiagara destinée à accueillir les infrastructures de la future Université Polytechnique de Bandiagara. Ce projet s’inscrit dans une réforme plus large visant à absorber la croissance des effectifs étudiants et à corriger les déséquilibres territoriaux du système éducatif.

L’idée de créer un établissement universitaire dans cette région du centre du pays remonte à 2023, lorsque les autorités ont mandaté une mission chargée d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une telle implantation. Son rapport, remis en avril 2024, recommandait la création d’une université à vocation technologique afin de soutenir le développement local et d’offrir des formations adaptées aux besoins économiques régionaux.

Désengorger les campus et territorialiser l’offre universitaire

Sur cette base, un premier train de textes réglementaires définissant la création, l’organisation et le fonctionnement de l’établissement a été adopté le 29 janvier 2026. L’affectation foncière officialisée fin février constitue donc une étape décisive, permettant d’engager concrètement la phase de réalisation des infrastructures pédagogiques et des résidences destinées aux enseignants et aux étudiants.

Les autorités justifient ce projet par les difficultés structurelles auxquelles l’enseignement supérieur malien reste confronté : hausse continue du nombre d’inscrits, déficit d’encadrement, infrastructures insuffisantes et saturation des campus existants. La création d’universités régionales vise à rapprocher l’offre de formation des bassins de population et à limiter l’exode étudiant vers la capitale.

Cette politique de déconcentration s’inscrit dans une stratégie plus large engagée depuis 2021 par le pouvoir de transition dirigé par Assimi Goïta, qui place l’éducation parmi ses priorités institutionnelles, aux côtés du retour de la sécurité et de l’administration sur l’ensemble du territoire.

Une dynamique nationale d’investissements éducatifs

Le projet de Bandiagara n’est pas isolé. En 2024, la première pierre d’une université a été posée à Sikasso, sur un site de 400 hectares situé dans la commune de Gongasso. D’autres implantations sont envisagées à Tombouctou et à Gao, tandis que plusieurs lycées publics doivent voir le jour à travers le pays, notamment à Kati et Ségou.

Ces initiatives prolongent un programme plus ancien de réhabilitation d’environ 2 000 infrastructures scolaires dégradées lancé en 2021, ainsi que la construction d’établissements spécialisés, dont une école pour enfants sourds inaugurée en 2026 dans la capitale. Les autorités ont également annoncé la mise en œuvre progressive d’un programme national dédié à la transmission des valeurs civiques et culturelles.

Au-delà des infrastructures, Bamako cherche à faire de l’éducation un instrument de stabilisation sociale et de développement économique. Cette orientation rejoint l’analyse souvent citée de Nelson Mandela selon laquelle la solidité d’un État dépend étroitement de la qualité de son système éducatif.

Dans un contexte sécuritaire et démographique exigeant, la multiplication des pôles universitaires régionaux vise ainsi à former une main-d’œuvre qualifiée, à réduire les inégalités territoriales et à renforcer l’ancrage de l’État dans des zones parfois marginalisées.

Une « année de l’éducation » pour accélérer la cadence

Après avoir décrété 2025 « année de la culture », les autorités maliennes ont proclamé la période 2026-2027 « année de l’éducation et de la culture ». Ce calendrier politique traduit la volonté d’accélérer les réformes structurelles du secteur, notamment celles issues des États généraux de l’éducation, dont les conclusions doivent encore être pleinement mises en œuvre.

Si leur concrétisation dépendra des capacités budgétaires et sécuritaires du pays, les projets universitaires régionaux, à commencer par celui de Bandiagara, apparaissent déjà comme l’un des piliers visibles de cette stratégie.

Pour Bamako, l’extension territoriale de l’enseignement supérieur ne constitue pas seulement une réforme académique, mais un outil de cohésion nationale et de développement, destiné à accompagner la transformation économique et sociale du Mali sur le long terme.

Chiencoro Diarra 

27 février 2026 0 comments
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Sport
ActuSport

À Bamako, le retour du coach russe Dmitri Ott relance l’essor du combat au corps à corps

by Fousseni TOGOLA 26 février 2026
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

À Bamako, le retour de l’entraîneur russe Dmitri Ott, champion d’Afrique 2025 de combat au corps à corps, illustre la montée en puissance des sports de combat dans la capitale malienne. 

Séminaires techniques, entraînements adaptés au Ramadan et mobilisation d’entraîneurs locaux : la reprise des activités pilotées par Dmitri Ott marque une nouvelle étape dans la structuration du combat à mains nues au Mali, avec en ligne de mire la formation d’une nouvelle génération d’athlètes. 

À la faveur d’une dynamique sportive en pleine structuration, le retour à Bamako de l’entraîneur russe Dmitri Ott, champion d’Afrique 2025 de combat au corps à corps, constitue une nouvelle étape dans le développement des disciplines martiales au Mali. Entre formation des entraîneurs, transmission technique et préparation des compétitions nationales, cette reprise des entraînements témoigne d’un intérêt croissant pour les sports de combat dans la capitale malienne.

Une reprise sous le signe de la formation

Selon des informations rapportées par African Initiative, le technicien russe a déjà animé deux séminaires ainsi que des sessions d’initiation au centre de formation de Quinzambougou,  en  Commune II du district de Bamako, rassemblant une vingtaine d’entraîneurs et de pratiquants.

Cette relance des activités a été rendue possible grâce au soutien de partenaires sportifs, notamment le Comité national olympique et sportif du Mali, dont le directeur technique, Alioune Badara Traoré, s’est fortement impliqué dans l’organisation.

« Beaucoup de nos athlètes souhaitent se perfectionner dans plusieurs disciplines sans se limiter à un seul type de combat », explique-t-il, tout en soulignant l’intérêt croissant pour une approche multidisciplinaire. La présence d’entraîneurs de taekwondo en activité, chacun accompagné de ses élèves, devrait permettre d’élargir la base de pratiquants et de renforcer la diffusion des techniques.

Des entraînements adaptés au Ramadan

La reprise intervient en pleine période du mois sacré du Ramadan. Ce qui a conduit les organisateurs à adapter le calendrier. Les séances se tiennent ainsi trois fois par semaine en soirée, après la rupture du jeûne, afin de permettre aux athlètes musulmans de concilier pratique sportive et obligations religieuses.

Cette organisation témoigne de la volonté d’inscrire durablement la discipline dans le paysage sportif local tout en respectant les réalités culturelles.

La présence de Dmitri Ott à Bamako s’inscrit dans la continuité d’une reconnaissance récente de son engagement dans la promotion des arts martiaux au Mali, pour laquelle il a été distingué en février.

En septembre 2025, l’entraîneur avait remporté la médaille d’or lors du premier championnat d’Afrique ouvert de combat au corps à corps organisé au Maroc. Ce qui consolide sa réputation sur le continent.

Vers une structuration de la discipline

Au-delà de la formation technique, ces sessions visent également à préparer les athlètes au championnat malien de combat à mains nues, tout en contribuant à structurer une discipline encore émergente.

Dans un contexte où les sports de combat gagnent en popularité auprès de la jeunesse urbaine, l’initiative pourrait favoriser l’émergence de nouveaux talents et renforcer les échanges sportifs internationaux.

Le retour de Dmitri Ott apparaît ainsi comme un signal positif pour le développement du sport malien. C’est le témoignage de la montée en puissance des coopérations sportives et la volonté de diversifier les disciplines pratiquées dans le pays.

F. Togola 

26 février 2026 0 comments
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