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Koutouba philosophiques
A la UneAnalyses

Mali : dans les nuits des « Koutouba philosophiques », la jeunesse réinvente le débat public

by Sahel Tribune 11 avril 2026
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Dans un Mali en quête de refondation, les « Koutouba philosophiques » —une initiative de l’Union des étudiants en philosophie (UEP) — s’imposent comme un espace rare de respiration intellectuelle. Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces nuits de réflexion organisées durant le Ramadan 2026 réunissent étudiants, enseignants et chercheurs autour d’un principe simple mais exigeant : faire primer la force des arguments. Au-delà du débat académique, ces rencontres interrogent la place de la pensée critique dans la construction du « Mali Koura », entre réforme de l’école, crise de l’État postcolonial et impératif de souveraineté intellectuelle.

À rebours d’un espace public souvent saturé de certitudes, d’invectives et de postures figées, une expérience discrète mais féconde se déploie au Mali : celle des « Koutouba philosophiques ». Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces rencontres — organisées notamment durant le mois de Ramadan 2026 — réhabilitent un art trop souvent négligé : celui de penser ensemble. Comme le rappelle le Dr Souleymane Keïta, superviseur de ces nuits de réflexions philosophiques. Ces espaces sont « le lieu où il n’y a ni Dieu, ni Maître, mais celui de la force des arguments en lieu et place des arguments de force ». Dans un pays en quête de refondation, cette initiative s’impose comme un véritable laboratoire citoyen, où la pensée critique devient un instrument de souveraineté intellectuelle.

« Les penseurs pensent »

Les discussions menées en 2026 révèlent d’abord une urgence : repenser la place de la philosophie dans la société malienne. Les participants dénoncent surtout une marginalisation institutionnelle de la discipline et appellent à reconnaître la licence de philosophie dans les recrutements publics. « L’employabilité des philosophes ne saurait se réduire à l’enseignement », expliquent Abdramane et Drissa Coulibaly, membres de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). Ils plaident pour une valorisation des compétences analytiques dans l’administration, la gouvernance et les politiques publiques. 

Dans le même élan, Abdramane et Drissa, tous deux des écrivains, jugent important d’aller vers une réforme profonde des programmes scolaires dans le cadre du Mali Koura. Ils plaident surtout pour l’intégration des thématiques contemporaines — changement climatique, bioéthique, terrorisme, civisme — dans la formation des citoyens éclairés et ancrés dans leur époque.

Mais la réflexion ne s’arrête pas là. Les Koutouba dressent un diagnostic sans concession du système éducatif malien, qualifié de « grand corps malade ». Cette analyse est surtout celle de Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. Entre écoles fermées pour cause d’insécurité, insuffisance d’enseignants et infrastructures inadaptées, les constats sont sévères. Les membres de l’UEP dénoncent un « éternel retour des états généraux de l’éducation sans praxis », soulignant que « les penseurs pensent, mais les décisions dorment dans les tiroirs ». La réforme de l’école est ainsi érigée en préalable absolu. 

Un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation

Cette critique s’étend aux conditions des enseignants, notamment dans le privé, où la précarité est décrite avec acuité : salaires dérisoires, absence de protection sociale, instabilité chronique. « Dans ces conditions, la lutte pour la survie prime sur l’intellect », résume ces enseignants en philosophie. Pour les philosophes, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une revalorisation de la condition enseignante et une application rigoureuse des textes existants.

Sur la question linguistique, les débats invitent à dépasser les postures idéologiques. Si la Constitution consacre les langues nationales, les participants mettent en garde contre une approche précipitée : « On n’impose pas une langue, elle s’impose par sa capacité à produire du savoir », expliquent Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. L’enjeu n’est donc pas d’opposer langues locales et langues étrangères, mais de construire un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation.

Une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme

Les Koutouba explorent également les mutations sociales contemporaines. À travers le prisme des réseaux sociaux, ils soulignent à la fois les opportunités — accès à l’information, promotion culturelle — et les dérives : désinformation, cybercriminalité, fragilités psychologiques. Des développements ont été faits sur ces mutations par Sékou Sanogo sous le thème « Jeunesse malienne et réseaux sociaux : usages, opportunités et défis pour l’avenir ».  La solution réside dans une éducation numérique responsable et la valorisation de contenus locaux.

Sur le terrain religieux, les débats pointent une montée des tensions intra et interconfessionnelles, aggravées par l’absence de régulation du prêche. Les participants appellent à « ne pas tolérer l’intolérance religieuse » et à encadrer davantage les discours pour préserver la cohésion sociale, a expliqué notamment Sétigui Traoré, dans son intervention. « Avant d’être croyant, on est d’abord humain », rappellent-il, plaidant pour une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme.

Réinvention de l’État postcolonial

La réflexion politique, elle, s’attaque à des questions majeures : la recrudescence des coups d’État et la crise de la démocratie. Le constat est nuancé : « Ce n’est pas la démocratie qui échoue, mais sa mise en œuvre », explique Mohamed Ombotimbé. Les coups d’État apparaissent comme des symptômes d’une gouvernance défaillante, sans pour autant constituer une solution viable. Dans cette perspective, la réinvention de l’État postcolonial s’impose comme un chantier central : décentralisation, lutte contre la corruption, institutions fortes et légitimes. « La réinvention de l’État postcolonial apparaît comme une voie possible pour concilier héritage historique, modernité politique et développement », souligne Sodiougo Sagara. 

Les enjeux sociaux ne sont pas en reste. Drogue, mariage précoce, inégalités de genre : autant de défis qui hypothèquent l’avenir du pays. Les débats mettent en lumière des réalités préoccupantes — « 70 % des consommateurs de drogue ont entre 15 et 45 ans », rappelle Allaye Karembe en se référant des chiffres de l’OCS — et appellent à une mobilisation collective. 

Sur la condition féminine, une contradiction persistante est soulignée : malgré leur montée en puissance économique, les femmes continuent d’assumer une charge domestique écrasante et un pouvoir décisionnel limité. La solution passe par « la transformation des mentalités » et une application effective des lois, préconisent Zaratou Boré et Oumou Bah. Arouna Diallo, pour sa part, estime qu’« une approche collective est indispensable pour lutter efficacement contre le mariage précoce et promouvoir la scolarisation des filles au Mali».  

Médias maliens et transition politique

Enfin, les Koutouba insistent sur le rôle stratégique des médias et de l’éducation citoyenne. Dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires, les médias sont décrits comme « un couteau à double tranchant » : instruments de construction ou de déstabilisation, explique Alpha Hama Boré, dans le développement de sa thématique : « Médias maliens et transition politique : Entre liberté d’expression et transition politique, responsabilité sociale et enjeux sécuritaire. ». D’où la nécessité d’une presse libre, responsable et éthique, capable de concilier liberté d’expression et impératifs nationaux. Ainsi, l’éducation à la citoyenneté trouve toute sa nécessité ajoute Cheick Cissé. Il soutient que cette éducation doit être décentralisée faisant la promotion du patriotisme dans tous les secteurs du Mali.

Au fond, les « Koutouba philosophiques » dessinent l’ambition de faire émerger un Mali où la pensée critique irrigue l’action publique, où la jeunesse s’approprie les outils du débat et où la souveraineté s’ancre aussi dans les esprits. Car, comme le suggèrent ces échanges, il n’y a pas de Mali Kura sans révolution intellectuelle. Et cette révolution commence, peut-être, par une simple conversation.

A.D

11 avril 2026 0 comments
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ABdoulaye Diop et Nasser Bourita
A la UnePolitique

Pourquoi le Mali retire-t-il sa reconnaissance de la RASD ?

by Ibrahim Kalifa Djitteye 10 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Dans une déclaration, rendue publique ce vendredi 10 avril 2026 par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Gouvernement du Mali a annoncé une décision diplomatique majeure : le retrait de la reconnaissance de la « République Arabe Sahraouie Démocratique » (RASD). Ce choix s’inscrit dans une volonté de réorienter la politique étrangère du Mali et de renforcer ses relations stratégiques avec le Royaume du Maroc.  

Le texte officiel rappelle que le Mali et le Maroc entretiennent des liens historiques et fraternels, fondés sur l’amitié sincère, le respect mutuel et une solidarité agissante. Ces relations, consolidées au fil des décennies, ont permis aux deux pays de coopérer dans divers cadres bilatéraux et multilatéraux. La déclaration souligne que cette proximité diplomatique constitue désormais un socle stratégique, renforcé par des initiatives communes dans les instances internationales.  

Une rupture diplomatique avec la RASD 

Dans cette dynamique, Bamako salue la tenue prochaine de la Commission mixte de coopération à Bamako avant la fin de l’année 2026. Ce rendez-vous est présenté comme une étape clé pour approfondir les relations stratégiques entre les deux pays. Il illustre la volonté partagée de donner un nouvel élan à la coopération, en explorant des domaines variés tels que l’économie, la culture, la sécurité et le développement, au bénéfice des deux peuples. 

Le Mali exprime sa reconnaissance au Royaume du Maroc et rend hommage à la vision progressiste et humaniste du Roi Mohammed VI. Le texte met en avant les attentions fraternelles dont le Mali a bénéficié, ainsi que le soutien constant du Maroc en faveur de la stabilité et de l’intégrité territoriale du Mali. Cette reconnaissance s’inscrit dans une logique de consolidation de l’unité nationale sous le leadership du Président de la Transition, le Général Assimi Goïta.  

Le Sahara au centre des débats

Concernant la question du Sahara, le Mali réaffirme son appui aux efforts de l’ONU et aux actions de l’Envoyé personnel du Secrétaire général. La déclaration cite la Résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025 par le Conseil de sécurité comme cadre de référence. Bamako se positionne ainsi dans une logique de respect du droit international, tout en soutenant les initiatives visant à une solution pacifique et durable de ce différend régional.  

Le gouvernement malien insiste sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, qu’il considère comme la seule base sérieuse et crédible pour résoudre la question du Sahara. Selon Bamako, une véritable autonomie sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus réaliste. Cette position marque un tournant diplomatique, en alignant le Mali sur la vision défendue par Rabat et en s’éloignant de la reconnaissance antérieure accordée à la RASD.  

Le retrait de la reconnaissance de la RASD 

La décision de retirer la reconnaissance de la RASD est présentée comme le résultat d’une analyse approfondie des enjeux régionaux. Le Mali estime que ce dossier a un impact direct sur la paix et la sécurité sous-régionales. En rompant avec sa position antérieure, Bamako entend privilégier une approche pragmatique, axée sur la stabilité et la cohérence diplomatique, tout en renforçant son rapprochement stratégique avec le Maroc.  

Enfin, le Mali réitère son engagement à poursuivre ses efforts en faveur de la paix et de la sécurité internationales. Le document conclut sur une note de responsabilité et de coopération, affirmant la détermination du pays à contribuer activement à la stabilité régionale. Cette déclaration, en mettant en avant la rupture avec la RASD, marque une étape importante dans la redéfinition des alliances et des orientations stratégiques du Mali sur la scène internationale.

Al’issue d’une audience que lui a accordé, ce vendredi 10 avril 2026, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la coopération Africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, Nasser Bourita a remercié le Président malien de la Transition, le général Assimi Goïta, au nom de Sa Majesté le Roi Mohammed VI,  pour la « décision historique du Mali de retirer sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique ».

Ibrahim Kalifa Djitteye 

10 avril 2026 0 comments
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Des réfugiés ivoiriens
A la UneÉconomie

Aide internationale : chute historique des financements en 2025

by Sahel Tribune 10 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Selon les données préliminaires de OCDE, l’aide publique au développement a enregistré en 2025 sa plus forte baisse jamais observée. Une contraction brutale qui intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et de besoins humanitaires croissants, notamment en Afrique.

L’aide publique au développement (APD) a connu en 2025 une chute sans précédent. D’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les flux d’aide extérieure versés par les membres du Comité d’aide au développement (CAD) ont diminué de 23,1 % en termes réels par rapport à 2024.

Le volume total de l’APD s’est établi à 174,3 milliards de dollars, contre 214,6 milliards l’année précédente. Rapportée au revenu national brut (RNB) des pays donateurs, cette aide ne représente plus que 0,26 %, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2015, au moment de l’adoption des Objectifs de développement durable (ODD).

Les grandes puissances en première ligne de la baisse

Fait marquant : les cinq principaux bailleurs mondiaux ont tous réduit leur contribution en 2025. L’Allemagne devient pour la première fois le premier fournisseur d’APD avec 29,1 milliards de dollars, suivie de près par les États-Unis (29,0 milliards), malgré une chute spectaculaire de 56,9 % de leur aide.

Le Royaume-Uni (17,2 milliards), le Japon (16,2 milliards) et la France (14,5 milliards) complètent ce classement. À eux seuls, ces cinq pays concentrent 95,7 % de la baisse globale enregistrée.

Seuls huit des 34 pays membres du CAD ont maintenu ou augmenté leurs budgets d’aide. Parmi eux, quatre dépassent encore l’objectif fixé par l’ONU de consacrer 0,7 % de leur RNB à l’aide internationale : le Danemark, le Luxembourg, la Norvège et la Suède.

Des besoins croissants face à des ressources en baisse

Cette contraction intervient dans un contexte international particulièrement tendu. « Les pressions budgétaires pesant sur les pays en développement s’accentuent », a déclaré Mathias Cormann, évoquant notamment les risques liés aux conflits et à l’insécurité alimentaire.

Pour Carsten Staur, la situation est « extrêmement préoccupante ». Il souligne que le monde fait face à une accumulation de crises – humanitaires, économiques et sécuritaires – qui nécessiteraient au contraire une augmentation de l’aide internationale.

L’Ukraine capte une part croissante des financements

Autre tendance notable : la concentration de l’aide sur certains théâtres géopolitiques. L’APD bilatérale destinée à l’Ukraine a reculé de 38,2 %, à 10,3 milliards de dollars. Toutefois, en intégrant les financements des institutions de l’Union européenne, elle atteint 44,9 milliards de dollars, un niveau record pour un seul pays.

Ce montant dépasse désormais l’ensemble de l’aide bilatérale destinée aux pays les moins avancés ou à l’Afrique subsaharienne, illustrant un rééquilibrage des priorités internationales.

Les programmes de développement durement touchés

Au-delà des chiffres globaux, la structure de l’aide évolue également de manière préoccupante. Les financements dédiés aux programmes de développement de base – hors aide humanitaire, accueil des réfugiés et allègement de la dette – ont chuté de 26,3 %, soit la baisse la plus importante jamais enregistrée.

L’aide humanitaire elle-même a reculé de 35,8 %, tandis que les dépenses liées à l’accueil des réfugiés dans les pays donateurs ont diminué de 22,1 %.

Vers une nouvelle contraction en 2026 ?

Les perspectives ne sont guère rassurantes. Sur la base des tendances actuelles, l’OCDE anticipe une nouvelle baisse de 5,8 % de l’aide publique au développement en 2026.

Dans ce contexte, les appels se multiplient pour réinventer les mécanismes de financement du développement et mobiliser davantage de ressources privées. Mais pour de nombreux observateurs, une évidence s’impose : sans un sursaut des pays donateurs, les objectifs de lutte contre la pauvreté et de transition écologique pourraient s’éloigner durablement.

Oumarou Fomba 

10 avril 2026 0 comments
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Maliwood/Malijaw
ActuSeko ni Donko

Le cinéma malien en reconstruction

by Chiencoro 9 avril 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Mali veut redonner un second souffle à son industrie cinématographique. Réunis le 8 avril 2026 autour du ministre de la Culture, les membres de la Commission Maayawood/Malijaw ont esquissé les contours d’un plan d’urgence pour relancer un secteur en quête de renouveau.

La salle de réunion du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a servi de cadre, mercredi 8 avril 2026, à une rencontre décisive consacrée à la relance du cinéma et de l’audiovisuel maliens. Présidée par le ministre Mamou Daffé, cette réunion a rassemblé les membres de la Commission Maayawood/Malijaw, une plateforme mise en place pour repenser l’avenir du 7e art au Mali.

Maayawood/Malijaw : une dynamique public-privé

Dans un contexte marqué par les mutations technologiques et la concurrence accrue des contenus étrangers, les autorités entendent repositionner le cinéma malien comme un levier de souveraineté culturelle, mais aussi comme un secteur économique porteur.

Créée dans une logique de partenariat public-privé, la Commission Maayawood/Malijaw a pour mission de proposer des solutions concrètes pour revitaliser la production audiovisuelle nationale. Elle regroupe des professionnels du secteur, des experts et des représentants de l’administration, appelés à mutualiser leurs compétences.

Au cœur des échanges : l’élaboration d’un plan d’urgence capable de répondre aux défis structurels du secteur, notamment le financement, la formation, la distribution et la modernisation des infrastructures.

Vers un plan d’urgence pour le 7e art

Au cours de la rencontre, le ministre Mamou Daffé a exhorté les acteurs à formuler des propositions ambitieuses et réalistes. Plusieurs pistes ont été évoquées, allant du renforcement des mécanismes de financement à la mise en place de politiques incitatives pour encourager la production locale.

L’objectif est de redynamiser une industrie qui a longtemps fait rayonner le Mali sur la scène africaine et internationale, mais qui peine aujourd’hui à retrouver son dynamisme d’antan. En saluant l’engagement des professionnels, le ministre a insisté sur la nécessité de fédérer les énergies pour faire émerger une véritable industrie cinématographique nationale. « La relance du cinéma malien passe par une synergie d’actions et une vision partagée », a-t-il souligné en substance.

Un pari sur l’avenir

Au-delà de la dimension culturelle, les autorités voient dans ce chantier un vecteur de création d’emplois, d’innovation et de valorisation des identités nationales.

Cette rencontre marque une étape importante dans la volonté des autorités maliennes de repositionner le cinéma au cœur des politiques publiques. Si les défis restent nombreux, la mobilisation des acteurs et l’impulsion politique pourraient ouvrir la voie à une nouvelle ère pour le cinéma malien.

Reste désormais à traduire ces ambitions en actions concrètes, pour faire de Maayawood bien plus qu’un projet : une réalité durable au service de la création et du rayonnement culturel du Mali.

Chiencoro Diarra 

9 avril 2026 0 comments
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Camion-Citerne
ActuÉconomie

Carburant : l’État maintient la pression sur l’approvisionnement et le marché noir

by Sahel Tribune 9 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Malgré un contexte logistique contraint, les autorités maliennes affichent leur détermination à garantir l’approvisionnement en carburant. Réuni en concertation avec les opérateurs du secteur, ce jeudi 9 avril 2026, le ministre de l’Industrie et du Commerce a salué les efforts déployés tout en annonçant un durcissement face aux dérives du marché noir.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé le 9 avril la 19ᵉ réunion de concertation avec les acteurs du secteur des hydrocarbures. Cette rencontre s’inscrit dans un dispositif de suivi rapproché visant à sécuriser l’approvisionnement national en produits pétroliers, dans un contexte marqué par des contraintes persistantes.

Au cours de la semaine du 30 mars au 5 avril, 640 citernes ont été réceptionnées, représentant un volume global de 29 millions de litres de carburant. Des chiffres qui traduisent, selon les autorités, les efforts soutenus des opérateurs pour maintenir une desserte régulière du territoire.

Des flux logistiques qui se poursuivent

Pour la semaine en cours, 522 citernes sont en cours de dispatching à travers le pays, confirmant la continuité des opérations logistiques malgré les difficultés rencontrées sur le terrain.

Le bilan mensuel fait également état d’un volume cumulé de 116 millions de litres importés en mars, illustrant l’ampleur des besoins et la mobilisation des acteurs du secteur. Si le ministre a salué le « sens de responsabilité » des opérateurs économiques, il a également dénoncé avec fermeté les pratiques illicites observées sur le marché.

Certains acteurs, a-t-il regretté, profitent des tensions d’approvisionnement pour alimenter des circuits parallèles, contribuant à la spéculation et à la désorganisation du marché.

Vers un renforcement des sanctions

Face à ces dérives, Moussa Alassane Diallo a instruit les services compétents de renforcer les contrôles et d’appliquer strictement la réglementation en vigueur. L’objectif affiché est de dissuader toute tentative de fraude et garantir la transparence dans la distribution des hydrocarbures.

Le ministre a appelé l’ensemble des parties prenantes à intensifier leur collaboration afin de préserver la stabilité du marché et protéger les consommateurs. Dans un contexte où l’énergie reste un enjeu stratégique, les autorités entendent maintenir la pression pour concilier continuité de l’approvisionnement et discipline du marché.

A.D

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9 avril 2026 0 comments
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Halima, victime de mine
A la UneSécurité

Mali : Halima, une résilience à toute épreuve

by Sahel Tribune 9 avril 2026
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Lorsque les armes retentissent, certaines causent des ravages plus dévastateurs que d’autres. Parmi elles figurent les engins explosifs improvisés (EEI). Invisibles et insoupçonnés, ils frappent sans distinction, semant la mort, la désolation, de lourdes séquelles physiques et des traumatismes psychologiques.

Face à cette menace, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’efforce de limiter les souffrances qu’ils infligent. Malgré des efforts constants, les EEI demeurent une menace bien réelle, qui exige une prévention et une sensibilisation sans relâche.

En 2025, 405 civils ont été touchés par des engins explosifs, dont 229 personnes tuées et 176 blessées, selon les acteurs du Groupe de travail de lutte antimines humanitaire (GTLAMH). Derrière ces chiffres se cachent des vies bouleversées, des familles endeuillées et des personnes en quête de reconstruction, comme Halima*.

« J’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver. »

Halima*, une jeune femme de 18 ans, fait partie des nombreuses victimes de ces armes meurtrières. Elle venait tout juste d’obtenir son baccalauréat et rêvait de devenir avocate. Pour finaliser son inscription à l’université, elle avait besoin d’une copie de la pièce d’identité de ses parents. Cette formalité l’a poussée à entreprendre un voyage de Bamako vers une ville de la région de Sikasso, où réside sa famille. Au cours de ce trajet en bus, sa vie a brusquement basculé.

« Je me souviens qu’il était 15 heures lorsque l’accident s’est produit. J’étais assise à l’arrière du bus quand une explosion a retenti. Un instant plus tard, mon corps était écrasé contre le bitume brûlant. La douleur était insoutenable. Baignant dans mon sang, j’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver. »

À l’arrivée des secours, Halima a été transportée à l’hôpital régional de Sikasso dans un état critique. Le diagnostic médical était sans appel : elle avait perdu une grande quantité de sang et son rythme cardiaque avait dangereusement ralenti. Elle devait être opérée en urgence.

Après plusieurs heures d’intervention, Halima est sortie du bloc opératoire vivante, mais amputée des deux jambes.

« Au bloc, notre priorité est d’abord de sauver la vie du patient en utilisant les techniques de chirurgie de guerre. Ensuite seulement viennent les membres et leurs fonctions. Toute l’équipe était profondément peinée par la décision de l’amputer, mais c’était cela ou la perdre », se souvient le Dr Terna Traoré, chirurgien orthopédiste-traumatologue à l’hôpital de Sikasso.

Une nouvelle vie après l’épreuve

« Quand on m’a annoncé l’accident, je suis restée paralysée par la peur. J’ai eu si peur de perdre ma fille. Alors, je n’ai pu que prier et confier son sort à Dieu », raconte Maimouna*, la mère de Halima.
À des kilomètres du lieu du drame, Maimouna n’a pu rejoindre sa fille à l’hôpital que le lendemain. Même si ces retrouvailles n’avaient rien de celles qu’elle avait espérées, elle ne peut qu’être reconnaissante que Halima soit encore en vie.

« Au moment où je l’ai vue allongée dans ce lit, j’ai été submergée par l’émotion. Mais c’est Halima qui m’a réconfortée. Elle aurait pu mourir, mais elle est là, en vie. Halima est incroyablement forte et courageuse », confie Maimouna, le regard débordant d’émotion.

Après un mois de soins hospitaliers et d’accompagnement psychologique, Halima a été transférée à Bamako par le CICR, au Centre national d’appareillage orthopédique du Mali (CNAOM), pour la suite de sa prise en charge. Dans cette structure nationale soutenue par le CICR depuis 1996, elle a reçu des prothèses et a commencé des séances de rééducation.

« Dès son arrivée, Halima a fait preuve d’une détermination exceptionnelle à se relever et à avancer. Nous avons mis en place pour elle un programme sur mesure, avec un appareillage adapté, de la physiothérapie pour renforcer son corps, et un soutien psychologique pour l’aider à surmonter cette épreuve », explique Ana Rodrigues, responsable du programme de réadaptation physique du CICR.

Grâce à son courage et à l’accompagnement du CICR, Halima a bénéficié d’un suivi régulier. Ses prothèses sont ajustées au fil de ses progrès, et une attention particulière est portée à sa réintégration à l’école, dans sa famille et dans la société.

« Nous ne cherchions pas seulement à lui donner des prothèses, mais à lui permettre de retrouver son autonomie et de reprendre une vie aussi normale que possible », conclut Ana.

Aujourd’hui, malgré les traumatismes, Halima se remet peu à peu et réapprend à marcher grâce à ses prothèses. Elle gagne progressivement en autonomie et se prépare avec impatience à entamer des études de droit, financées par le CICR.

« Mes ambitions et ma détermination n’ont pas changé. Je vais retourner à l’école, obtenir mon diplôme et passer le concours pour devenir avocate », confie-t-elle.

Pour Halima, cet incident, loin d’être une fatalité, est devenu une expérience. Un coup du sort qui l’a rendue plus forte et plus déterminée. Elle reste positive et se tient prête à reprendre pleinement sa vie et à poursuivre ses rêves.

Que dit le droit international humanitaire (DIH) à propos des engins explosifs ?L’usage des engins explosifs n’est pas interdit en tant que tel par le DIH, mais leur utilisation est soumise au respect des principes régissant la conduite des hostilités, notamment la distinction, la précaution et la proportionnalité. Cela implique notamment de :prendre des mesures pour protéger la population civile contre les risques et les effets des engins explosifs, pendant les combats comme après leur cessation ; prendre en compte, dans l’évaluation de la proportionnalité d’une attaque, le risque que ces engins n’explosent pas au moment de l’impact, ainsi que les effets indirects de la contamination par les armes sur la vie et la santé des civils ; procéder à la localisation, au marquage, à la surveillance et à la dépollution des zones affectées, et veiller à ce que les civils soient dûment informés de l’emplacement de ces zones et des risques associés. Leur mode opératoire ainsi que leur emplacement ne doivent donc pas causer de dommages civils excessifs ni entraver l’accès aux services essentiels.Que fait le CICR pour prévenir les incidents dus aux engins explosifs et assister les victimes ?L’action du CICR s’inscrit dans la promotion du respect des règles de la guerre, la sensibilisation des communautés aux risques liés aux engins explosifs et le soutien aux victimes, à travers la prise en charge médicale d’urgence, l’accompagnement psychologique, la réadaptation physique et l’assistance économique permettant aux victimes les plus vulnérables de retrouver leur autonomie.En 2025, plus de 6 000 porteurs d’armes ont été sensibilisés aux principes du DIH, plus de 500 personnes ont été informées des risques liés aux engins explosifs, plus de 150 victimes des EEI ont bénéficié d’une prise en charge médicale, y compris de réadaptation physique.Dans le cadre de sa collaboration avec le ministère de la Santé, le CICR renforce les compétences des professionnels de santé travaillant dans les zones touchées par le conflit, notamment en chirurgie de guerre. En 2025, ces initiatives ont été considérablement renforcées, y compris dans des zones comme Sikasso, où le CICR n’est pas directement opérationnel.

*Halima est un prénom d’emprunt.

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Culture tombouctienne
A la UneSeko ni Donko

Mali : le gouvernement lance « Malidenya », un projet pour raviver les valeurs nationales

by Sahel Tribune 8 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Réuni en Conseil des ministres à Koulouba, ce mercredi 8 avril 2026, l’exécutif malien a été informé du lancement du projet « Malidenya », une initiative culturelle visant à renforcer l’identité nationale et à promouvoir les valeurs sociétales au cœur du processus de refondation.

Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la période 2026-2027 « année de l’éducation et de la culture ». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’« un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ». Mais aussi il s’agit d’engager « un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain », pour une « prospérité partagée ».

Identité visuelle et valeurs nationales au centre du projet

Dans la dynamique de cette valorisation culturelle, le Conseil des ministres, réuni le mercredi 8 avril 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, a pris acte de la mise en œuvre d’une inititative majeure : le projet « Malidenya ». Porté par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ce programme s’inscrit en effet, dans la dynamique de valorisation des fondements culturels maliens.

Selon les autorités, « Malidenya » ambitionne de structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques. Le projet prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali. Ce projet est « conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne », lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres. 

Au-delà de l’aspect visuel, l’initiative vise à raviver la fibre patriotique chez les citoyens, en encourageant une appropriation collective des repères culturels et historiques du pays.

Une offensive médiatique autour du « Maaya » et du « Dambé »

Le projet inclut également la conception d’un programme radio-télévisé consacré à la diffusion des valeurs sociétales maliennes. À travers cette plateforme, les autorités entendent promouvoir les principes du « Maaya » – qui renvoie aux valeurs humaines de solidarité et de vivre-ensemble – et du « Dambé », symbole de dignité et d’honneur. Cette approche médiatique traduit la volonté de toucher un large public, notamment les jeunes, dans un contexte marqué par des mutations sociales et culturelles profondes.

En toile de fond, « Malidenya » s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de la cohésion nationale. Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. « La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre. », stipule l’article 64 de la Charte.  

Le projet « Malidenya » est donc un instrument de mobilisation collective, visant à réaffirmer une identité commune et à renforcer le sentiment d’appartenance nationale, et par ricochet de restauration d’une paix durable.

A.D

8 avril 2026 0 comments
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