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Alousséni Sanou
En temps réelSécurité

Lutte antiterroriste : le Mali renouvelle ses sanctions financières ciblées 

by Sahel Tribune 29 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Bamako renforce son dispositif de sanctions financières ciblées. Dans un arrêté publié au Journal officiel, ce mercredi 29 avril 2026, les autorités maliennes ont décidé de renouveler le gel des biens et ressources économiques de plusieurs personnes inscrites sur la liste nationale des sanctions financières. Une mesure qui s’inscrit dans la stratégie de lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux dans le pays.

Le gouvernement du Mali a renouvelé la durée du gel des biens et ressources économiques visant certaines personnes inscrites sur la liste nationale des sanctions financières ciblées. La décision figure dans plusieurs arrêtés signés le 28 avril 2026 par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, et publiés dans une édition spéciale du Journal officiel.

Ces textes – notamment les arrêtés n°2026-0840, n°2026-0841 et n°2026-0842 – prolongent les mesures restrictives déjà appliquées à des individus liés à des activités de financement du terrorisme ou à des réseaux financiers illicites.

Un dispositif encadré par la législation antiterroriste

Les arrêtés s’appuient sur plusieurs bases juridiques nationales, dont la Constitution et la Charte de la Transition, ainsi que sur l’ordonnance du 30 août 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Ce cadre légal permet aux autorités de bloquer l’accès aux ressources économiques et financières des personnes concernées. Concrètement, les comptes bancaires, les biens mobiliers ou immobiliers et toute autre ressource économique susceptible d’être utilisée ou mobilisée par les personnes sanctionnées restent gelés pendant la durée fixée par les arrêtés.

Une mesure au cœur de la stratégie sécuritaire

Pour les autorités maliennes, ces sanctions financières ciblées constituent un instrument central dans la lutte contre les réseaux qui alimentent les groupes armés actifs dans la région sahélienne. En limitant l’accès aux ressources financières, le gouvernement cherche à affaiblir les circuits de financement illicites susceptibles de soutenir des activités terroristes ou criminelles.

Cette politique s’inscrit également dans les engagements internationaux du pays en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, notamment dans le cadre des mécanismes de coopération régionale et internationale.

Un outil de pression financière

Le renouvellement du gel des avoirs souligne la volonté de Bamako de maintenir une pression constante sur les personnes identifiées comme présentant un risque pour la sécurité nationale ou pour la stabilité financière.

Les sanctions financières ciblées constituent en effet un levier stratégique : elles permettent d’agir contre les réseaux suspects sans recourir directement à des mesures judiciaires immédiates, tout en empêchant l’utilisation de ressources susceptibles de financer des activités illicites.

Dans un contexte régional marqué par l’instabilité sécuritaire, ces dispositifs demeurent pour les autorités maliennes un élément clé de leur politique de prévention et de lutte contre les menaces transnationales.

A.D

29 avril 2026 0 comments
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Riz
ÉconomieEn temps réel

Burkina Faso : le gouvernement suspend les importations de riz

by Ibrahim Kalifa Djitteye 29 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Dans un communiqué conjoint signé ce mercredi 29 avril 2026 par trois départements ministériels, à savoir le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances, le gouvernement burkinabè a annoncé la suspension de l’importation du riz. Cette décision vise à promouvoir la consommation du riz local et à soutenir les producteurs nationaux dans un contexte de souveraineté alimentaire.  

Le document précise que toutes les autorisations spéciales d’importation de riz sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Toutefois, les opérateurs disposant d’autorisations déjà délivrées bénéficient d’un délai de deux mois pour finaliser leurs formalités. Passé ce délai, aucune cargaison de riz importé ne sera tolérée. Cette mesure traduit une volonté claire de réorienter le marché vers les productions locales et de réduire la dépendance aux importations.  

Suspension des importations de riz

Le gouvernement appelle à un esprit d’économie patriotique. Les opérateurs économiques sont invités à coopérer avec les services techniques de l’État pour assurer le respect de la décision. Les autorités insistent sur la nécessité de soutenir les producteurs locaux et de renforcer la solidarité nationale. Les consommateurs sont également encouragés à privilégier le riz local afin de valoriser le travail des agriculteurs burkinabè.  

Le communiqué avertit que toute violation de cette mesure entraînera des sanctions prévues par les textes en vigueur. Pour renforcer le dispositif de contrôle, des numéros verts ont été mis à disposition afin de signaler les cas de non-respect. Cette disposition traduit la volonté des autorités de garantir l’application stricte de la suspension et d’impliquer la population dans le suivi.  

Adaptation des importateurs locaux

Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation des filières agricoles locales. Le Burkina Faso produit du riz en quantité croissante, mais les importations freinent la commercialisation du riz national. En limitant l’entrée du riz étranger, le gouvernement espère stimuler la demande pour le riz local, améliorer les revenus des producteurs et renforcer la sécurité alimentaire dans un contexte économique et climatique difficile.  

Les importateurs devront s’adapter à cette nouvelle situation. Certains craignent des perturbations dans l’approvisionnement, mais les autorités assurent que les producteurs locaux pourront répondre à la demande. Les services techniques sont mobilisés pour accompagner cette transition et éviter une hausse des prix. Le gouvernement mise sur la capacité des acteurs nationaux à relever le défi et à garantir un approvisionnement stable.  

Cette suspension de l’importation du riz marque une étape importante dans la politique agricole du Burkina Faso. Elle traduit une volonté politique de soutenir l’économie nationale et de promouvoir le « consommer local ». Les producteurs sont placés au centre de la stratégie, et les consommateurs sont invités à participer à cet effort collectif. Le communiqué interministériel illustre ainsi une orientation forte vers l’autonomie alimentaire et la valorisation des ressources locales. 

Ibrahim Kalifa Djitteye 

29 avril 2026 0 comments
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Conseil supérieur de la défense
A la UneSécurité

Conseil supérieur de la défense : Assimi Goïta fixe 16 orientations pour renforcer la défense nationale

by Sahel Tribune 29 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Quatre jours après les attaques complexes, simultanées et coordonnées du 25 avril, les autorités maliennes ont réuni le plus haut organe de décision en matière de sécurité. Réuni le 29 avril à Bamako, le Conseil supérieur de la Défense nationale, présidé par le chef de l’État de transition, le général d’armée Assimi Goïta, a examiné la situation sécuritaire du pays et défini de nouvelles orientations stratégiques pour renforcer la riposte contre les groupes armés terroristes.

La réunion s’est tenue au lendemain d’une série d’attaques simultanées ayant visé plusieurs localités du territoire malien. Autour du président de la Transition étaient présents le Premier ministre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, les membres du gouvernement ainsi que le chef d’état-major général des armées.

Au terme de la session, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, s’est adressé à la presse pour rendre compte des décisions prises et de l’évaluation de la situation sécuritaire.

Hommage au ministre de la Défense Sadio Camara

Lors de cette déclaration, le ministre a exprimé les condoléances de la Nation aux familles des victimes des événements du 25 avril. Il a également rendu un hommage appuyé au ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, décédé dans le contexte de ces événements.

Selon lui, ce dernier restera une figure marquante de la défense nationale, saluée pour « son engagement exemplaire et son sacrifice au service de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali ».

Des attaques coordonnées attribuées aux groupes terroristes

Les autorités estiment que les attaques du 25 avril ont été soigneusement planifiées par des groupes armés terroristes et visaient des objectifs stratégiques. Malgré cette offensive simultanée, les forces armées et de sécurité maliennes ont réussi à contenir les assaillants.

D’après le ministre de la Sécurité, la réaction rapide et la coordination des forces engagées ont permis d’infliger « d’importantes pertes humaines et matérielles » aux groupes armés, contraints finalement de se replier.

Seize orientations stratégiques pour renforcer la sécurité

Face à cette situation, le Conseil supérieur de la Défense nationale a procédé à une analyse approfondie du dispositif sécuritaire. À l’issue des échanges, le chef suprême des armées a formulé seize orientations stratégiques destinées à renforcer les capacités nationales de défense et de sécurité.

Ces orientations portent notamment sur l’amélioration de la coordination des forces, le renforcement du renseignement opérationnel et l’adaptation du dispositif sécuritaire aux nouvelles formes de menaces.

Les autorités appellent au calme et à la vigilance

Le gouvernement assure que la situation reste sous contrôle sur l’ensemble du territoire national. Les autorités ont également salué la mobilisation des populations, dont les informations et signalements contribuent à l’efficacité des opérations militaires.

Le ministre de la Sécurité a enfin appelé les citoyens au calme, à la vigilance et à la cohésion nationale. Il a également invité la population à se référer exclusivement aux canaux officiels d’information, dénonçant la propagation de rumeurs et de campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux.

Le Président de la Transition s’est adressé à la nation malienne, à travers la chaîne nationale, le 28 avril dernier, au cours de laquelle le chef de l’État a salué l’intervention rapide des forces armées et de sécurité, qui a permis de déjouer l’attaque de mettre la situation sous contrôle. Le Président a également rendu hommage au ministre de la Défense, le Général Sadio Camara, tué dans l’attaque du 25 avril. Il a aussi appelé à l’unité nationale face à cette menace.

A.D

29 avril 2026 0 comments
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ATDI German Embassy.
A la UneÉconomie

Commerce et investissement : l’Allemagne consolide sa présence financière en Afrique

by Sahel Tribune 29 avril 2026
written by Sahel Tribune 5 minutes read


La banque publique allemande de développement KfW a annoncé son entrée au capital de African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI), institution panafricaine spécialisée dans l’assurance du commerce et de l’investissement. Cette participation de 32 millions de dollars illustre la volonté de Allemagne d’intensifier ses relations économiques avec le continent et de soutenir les mécanismes africains de sécurisation des investissements.

Réunie à Nairobi, au Kenya, la direction de l’African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI) a officialisé, le 29 avril 2026, l’entrée au capital de la banque de développement allemande KfW. L’institution devient ainsi le 13ᵉ actionnaire institutionnel de l’organisme africain d’assurance-crédit.

L’Allemagne renforce son partenariat économique avec les marchés africains

La signature de l’accord de souscription s’est tenue lors d’une rencontre entre le directeur général d’ATIDI, Manuel Moses, et la ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali Radovan.  « Cet événement est symbolique à plus d’un titre. Tout d’abord, il renforce nos liens déjà solides avec la KfW et crée de nouvelles opportunités pour les investisseurs allemands qui souhaitent s’implanter en Afrique. C’est également une reconnaissance du statut acquis par ATIDI en tant que principal organisme d’assurance pour le développement en Afrique, ainsi qu’une preuve de la solidité de notre modèle économique. Enfin, cela met en évidence l’importance des partenariats dans un contexte mondial de plus en plus marqué par la volatilité et l’incertitude. ATIDI ne ménagera aucun effort pour que ce partenariat soit couronné de succès. », a expliqué Manuel Moses,  

Avec cette prise de participation, l’Allemagne entend renforcer son partenariat économique avec les marchés africains et soutenir les institutions capables de réduire les risques liés au commerce et aux investissements sur le continent.

ATDI German Embassy_218.
ATDI German Embassy_218.

Un investissement de 32 millions de dollars

Pour devenir actionnaire de catégorie D2 – un statut réservé aux agences publiques et aux agences de crédit à l’exportation non africaines – KfW a investi 32 millions de dollars. Sur ce montant, 18,4 millions de dollars proviennent du budget du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) ; 13,6 millions de dollars sont financés sur fonds propres de la banque allemande.

Cette participation permettra à la KfW de siéger dans les instances de gouvernance de l’institution et de contribuer à la définition de ses orientations stratégiques. L’initiative s’inscrit également dans la dynamique du G20 à travers le programme Compact with Africa (CwA), destiné à stimuler les investissements privés sur le continent.

Un partenariat déjà ancien

L’entrée de la KfW au capital d’ATIDI constitue l’aboutissement d’une coopération engagée depuis plusieurs années. Agissant pour le compte du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), la banque allemande a déjà financé l’adhésion de plusieurs pays africains à l’organisation pour un montant supérieur à 100 millions de dollars.

Ces contributions ont permis à ATIDI d’élargir sa base financière et de renforcer sa capacité à atténuer les risques politiques et commerciaux, condition essentielle pour attirer des investisseurs privés sur les marchés africains.

Stimuler les investissements allemands en Afrique

Fondée en 1948, KfW est l’une des plus importantes banques publiques de développement au monde. Basée à Francfort-sur-le-Main, elle finance des projets dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, du développement durable ou encore du soutien aux PME dans les économies émergentes.

Selon les estimations de la banque, sa participation dans African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI) pourrait générer jusqu’à 500 millions de dollars d’échanges commerciaux et d’investissements supplémentaires entre entreprises allemandes et marchés africains.

De son côté, Christiane Laibach, membre du comité de direction de KfW, affirme que ce partenariat vise à « renforcer les opportunités d’affaires pour les investisseurs européens et allemands en Afrique, dans le but de favoriser la prospérité et le développement, dans l’intérêt de tous. ». Elle poursuit en ajoutant : « Aujourd’hui, nous réaffirmons notre partenariat stratégique de longue date avec ATIDI. […] Nous adhérons à l’institution au nom de la République fédérale d’Allemagne. Il s’agit de l’aboutissement d’une coopération fructueuse qui a permis à plusieurs États africains d’adhérer à ATIDI et a donné naissance à des solutions d’assurance innovantes destinées à attirer les investissements étrangers sur le continent. »

Une institution africaine en pleine expansion

Créée en 2001 par plusieurs États africains, African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI) s’est imposée au fil des années comme un acteur central de la sécurisation des investissements sur le continent. L’institution propose notamment des assurances contre les risques politiques, des assurances-crédit, des garanties financières pour les projets d’investissement.

Depuis sa création, ATIDI a soutenu plus de 93 milliards de dollars de transactions commerciales et d’investissements en Afrique. L’organisation bénéficie également de solides partenariats avec plusieurs institutions internationales, dont l’Union africaine, le Groupe de la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et le COMESA.

Notée A/Stable par Standard & Poor’s et A2/Stable par Moody’s, elle a été élue Institution de financement du développement de l’année 2025 lors des African Banker Awards.

Vers une nouvelle dynamique d’investissement

Au-delà de l’apport financier, l’entrée de KfW dans le capital d’ATIDI symbolise le rapprochement entre l’expertise financière européenne et les besoins croissants de financement du continent africain.

En combinant la capacité de financement de la banque allemande et la connaissance du terrain d’ATIDI, les deux institutions espèrent renforcer les corridors commerciaux, réduire les risques pour les investisseurs et soutenir la transformation économique à long terme de l’Afrique.

Oumarou Fomba 


29 avril 2026 0 comments
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Lampadaires solaires
A la UneÉconomie

Kabala : installer des lampadaires pour mieux les voir tomber ? 

by Sahel Tribune 29 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Entre réclamations citoyennes et réalité du terrain, l’absence d’éclairage public sur l’un des axes les plus fréquentés de Bamako révèle une autre facette du problème : celle des équipements détruits presque aussitôt installés. Derrière la polémique, une question s’impose — à qui la faute, et surtout, à quoi bon investir sans changer les comportements ?

Sur la route de Kabala, la question de l’éclairage public revient comme un refrain. En avril encore, sur les ondes de l’émission « Allô Kledu » de la radio Kledu – ce micro ouvert où les auditeurs auscultent les maux du pays – plusieurs intervenants ont pointé l’absence de lampadaires solaires le long de cet axe stratégique menant à l’université. Le dernier en date, le 22 avril dernier, n’a fait que raviver une frustration devenue chronique.

Mais derrière la plainte, une réalité plus dérangeante : l’État n’est pas seul en cause. Car ces lampadaires, lorsqu’ils existent, ont une fâcheuse tendance à disparaître… sous les chocs répétés des véhicules. Conduite hasardeuse, excès de vitesse, manque de civisme : sur cette voie très fréquentée, les mâts solaires sont régulièrement renversés, parfois en quelques mois à peine.

Dès lors, une question s’impose : faut-il continuer à installer des équipements voués à être détruits ?

Le paradoxe est là. D’un côté, les autorités de la Transition ont fait de la sécurité et de l’éclairage public une priorité, multipliant les initiatives d’électrification solaire à Bamako, sur les grands axes, mais aussi dans les centres de santé et les hôpitaux. De l’autre, certaines zones comme Kabala semblent laissées dans une semi-obscurité, non par oubli, mais sûrement par pragmatisme.

Tension entre investissement public et responsabilité collective

Car investir dans des lampadaires sur cet axe, c’est prendre le risque de les voir disparaître à la vitesse d’une SOTRAMA mal maîtrisé ou d’un camion-benne lancé trop vite. Une politique publique confrontée, ici, à ses propres limites : comment équiper durablement un espace où les infrastructures ne sont pas respectées ?

Pour autant, Kabala ne peut être réduit à cette seule carence. Depuis 2021, le quartier a bénéficié de plusieurs réalisations dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition, notamment en matière d’accès à l’eau potable. Le 10 avril 2026 encore, un forage – le 495e du programme – a été inauguré à Kabala-Est, au sein de l’église catholique. L’université elle-même a également été dotée de plusieurs infrastructures hydrauliques.

Difficile, dans ces conditions, de parler d’abandon. Mais l’épisode des lampadaires révèle autre chose : une tension entre investissement public et responsabilité collective.

À Kabala, la lumière ne manque peut-être pas de projets. Elle manque surtout de protection.

Oumarou Fomba 

29 avril 2026 0 comments
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Le général Assimi Goïta
A la UnePolitique

Mali : après les attaques du 25 avril, Assimi Goïta appelle à l’unité nationale et à la vigilance

by Chiencoro 28 avril 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Trois jours après les attaques coordonnées qui ont frappé plusieurs villes du pays, le président de la Transition, Assimi Goïta, s’est adressé à la Nation dans un discours solennel, le 28 avril, à travers la chaîne de télévision nationale (ORTM). Face à ce qu’il qualifie de « moment d’extrême gravité », le chef de l’État a appelé à l’unité, à la résilience et à une mobilisation générale contre le terrorisme.

Les attaques du 25 avril, menées simultanément à Bamako, Kati, Mopti, Gao et Kidal, visaient selon lui à « installer un climat de violence généralisée ». Le président a salué la « promptitude » et le « professionnalisme » des forces armées et de sécurité, affirmant que leur réaction a permis de déjouer le plan des assaillants et de neutraliser un nombre important d’entre eux.

Une nation endeuillée

Dans une allocution marquée par l’émotion, le général Assimi Goïta a rendu hommage aux victimes civiles et militaires, tout en adressant ses condoléances aux familles endeuillées. Il a particulièrement salué la mémoire du ministre de la Défense, Sadio Camara, tué lors des attaques, qualifiant sa disparition de « perte immense pour la Nation ».

« Son engagement restera gravé dans la mémoire collective, et son sacrifice nous oblige », a déclaré le chef de l’État, insistant sur la dimension symbolique de cette disparition dans un contexte de lutte prolongée contre les groupes armés.

Une stratégie de déstabilisation dénoncée

Au-delà de la dimension sécuritaire, le président malien a inscrit ces attaques dans un « vaste plan de déstabilisation », impliquant selon lui des soutiens internes et externes aux groupes armés terroristes. Cette lecture politique du conflit s’inscrit dans un discours plus large sur la souveraineté nationale et la refondation de l’État malien.

« Notre peuple a fait le choix de la souveraineté et de la dignité », a-t-il martelé, reconnaissant que cette orientation stratégique « a un prix », mais qu’elle constitue, selon lui, la seule voie vers un avenir « libre, juste et prospère ».

Appel à la vigilance et à la cohésion

Face à une menace persistante, le chef de l’État a exhorté les Maliens à faire preuve de vigilance et de responsabilité, appelant chaque citoyen à contribuer à l’effort sécuritaire, notamment en partageant toute information utile aux autorités. Il a également mis en garde contre les rumeurs et la désinformation, qu’il considère comme « une arme au service des terroristes ».

Dans un contexte marqué par la multiplication des attaques ces dernières années, cet appel vise à renforcer la coopération entre civils et forces de sécurité, jugée essentielle dans la lutte contre des groupes opérant de manière asymétrique.

Coopération régionale et alliances stratégiques

Le président a également mis en avant la coopération régionale, saluant l’action de la Confédération des États du Sahel (AES), dont la force conjointe est engagée dans la lutte contre l’insécurité. Il a par ailleurs évoqué le soutien de partenaires internationaux, notamment la Russie, dans le cadre de la coopération militaire.

Sur le plan humanitaire, le général Assimi Goïta a assuré avoir instruit le gouvernement de renforcer l’assistance aux victimes, de soutenir les familles endeuillées et de prendre en charge les blessés.

Sur le terrain, les opérations militaires se poursuivent, avec un renforcement du dispositif sécuritaire et des actions de ratissage et de renseignement destinées à neutraliser les groupes impliqués.

Une épreuve présentée comme fondatrice

Dans la dernière partie de son discours, le président a insisté sur la nécessité d’un « sursaut national », appelant à dépasser les divisions pour préserver l’unité du pays. « Aucune violence ne saurait inverser la marche de notre pays », a-t-il conclu, affirmant que la refondation du Mali se poursuivra malgré les tentatives de déstabilisation.

Dans un Sahel confronté à une insécurité chronique, ce discours s’inscrit dans une volonté des autorités maliennes de projeter une image de fermeté, tout en mobilisant la population autour d’un récit de résistance et de souveraineté.

Chiencoro Diarra 

28 avril 2026 0 comments
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Assimi Goïta au chevet des blessés
A la UnePolitique

Mali : Assimi Goïta réapparaît publiquement et affiche sa détermination après les attaques du 25 avril

by Sahel Tribune 28 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au lendemain d’une vague de rumeurs alimentées par les attaques coordonnées du 25 avril, le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, a multiplié les apparitions publiques ce mardi 28 avril, mettant fin aux spéculations sur sa situation et réaffirmant son engagement dans la gestion de la crise sécuritaire.

Ces attaques complexes, coordonnées et simultanées, qui ont visé plusieurs villes stratégiques du pays — dont Bamako, Kati, Mopti, Gao et Kidal — ont provoqué un choc national et relancé les interrogations sur la stabilité du dispositif sécuritaire. Dans ce contexte tendu, la présence active du chef de l’État vise à rassurer l’opinion et à affirmer la continuité du pouvoir.

Une rencontre diplomatique sous le signe du partenariat russo-malien

Dans la matinée, le général d’armée Assimi Goïta a reçu en audience l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko. Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire actuelle et sur le renforcement des relations entre Mali et Russie.

Le diplomate russe a réaffirmé le soutien de Moscou à Bamako dans la lutte contre le terrorisme, évoquant notamment la coopération militaire entre les forces maliennes et russes. « La Russie restera toujours l’amie du Mali », a-t-il assuré, tout en adressant ses encouragements aux Forces armées maliennes (FAMa).

Au chevet des blessés à Kati

Dans la foulée, le chef de l’État s’est rendu au CHU Bocar Sidy Sall de Kati, où sont hospitalisés plusieurs blessés des attaques. Accueilli par la ministre de la Santé, Assa Badiallo Touré, il a visité les patients civils et militaires, leur adressant des messages de soutien et d’encouragement.

Le président a également salué le travail du personnel médical, mobilisé dans un contexte d’urgence, tout en réaffirmant l’engagement des autorités à assurer une prise en charge adéquate des victimes.

Hommage au général Sadio Camara

Poursuivant cette journée marquée par une forte charge symbolique, Assimi Goïta s’est ensuite rendu au domicile du ministre de la Défense, Sadio Camara, décédé lors des attaques, le 26 avril dernier. Il y a présenté ses condoléances à la famille du défunt, saluant la mémoire d’un officier « engagé et loyal ».

Le chef de l’État a assuré que le combat mené par le général Camara pour la sécurisation du territoire sera poursuivi « jusqu’à son aboutissement », inscrivant cet engagement dans la continuité de la stratégie de lutte contre les groupes armés.

Un message attendu à la Nation

En parallèle de ces activités, la présidence malienne a annoncé que le chef de l’État devait s’adresser à la Nation dans la soirée, via la chaîne publique ORTM. Une allocution attendue, dans un contexte où les autorités entendent reprendre la main sur la communication et à contrer la propagation de fausses informations.

Au-delà du démenti implicite apporté aux rumeurs, ces apparitions publiques traduisent une volonté de consolider l’autorité de l’État et de rassurer une opinion éprouvée par la violence des événements récents.

A.D

28 avril 2026 0 comments
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