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Les membres du Gouvernement
A la UnePolitique

Mali : le gouvernement réaffirme ses priorités pour 2025

by Chiencoro 10 février 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Le lundi 10 février 2025, au palais de Koulouba, les membres du gouvernement ont présenté leurs vœux de Nouvel An au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.

Loin d’être une simple formalité, cette rencontre a été l’occasion pour les autorités maliennes de la transition de réaffirmer les grandes orientations de l’État, en particulier la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) et le renforcement de la souveraineté nationale.

Dans son allocution, le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a rappelé l’importance de cet exercice républicain qui, au-delà de la simple présentation des vœux, permet d’évaluer le chemin parcouru et d’annoncer les priorités de l’année à venir. « Cette tradition ancrée dans nos us et coutumes est une occasion pour chacun et chacune de remercier et de se souhaiter les meilleurs vœux », a-t-il déclaré avant d’avoir une pensée émue pour les civils et militaires tombés au service de la nation.

Le Chef du gouvernement a ensuite souligné que son équipe, en place depuis le 21 novembre 2024, s’est attelée à mettre en œuvre les orientations fixées par le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Parmi les priorités majeures, la sécurité reste au centre des préoccupations.

Une armée en pleine montée en puissance

Face aux défis sécuritaires, le gouvernement a consenti des efforts considérables pour renforcer les Forces armées Maliennes (FAMa). « La sécurité demeure votre priorité majeure », a insisté le Premier ministre.

Les acquis de l’année écoulée en matière de défense parlent d’eux-mêmes : 114 véhicules et 116 motos ont été acquis, 29 bus mis en circulation, 42 postes de sécurité installés et 369 infrastructures de défense érigées, incluant commissariats, camps et unités spéciales. Par ailleurs, la construction de l’École nationale de la Protection civile est en cours.

Sur le terrain, ces investissements se traduisent par des succès militaires notables. Plusieurs groupes terroristes ont été démantelés, leurs chefs neutralisés et d’importantes saisies d’armes et de munitions effectuées.

Mais la lutte ne s’arrête pas là. L’objectif reste d’assurer une présence renforcée de l’État sur l’ensemble du territoire et de restaurer durablement la paix.

Gouvernance et réformes, le cap est maintenu

Au-delà des efforts sécuritaires, le gouvernement continue d’engager des réformes institutionnelles et économiques majeures. « L’année 2024 a été marquée sous votre leadership inspirant par le renforcement de la souveraineté, de la dignité et de l’indépendance de notre chère patrie », a souligné le Premier ministre.

Des avancées significatives ont été enregistrées dans la gestion de la crise sociale, notamment à travers le dialogue inter-malien et la mise en place de l’Autorité de gestion des réparations, une structure chargée de coordonner les indemnisations des victimes des conflits.

Dans le domaine économique, des réformes ont été entreprises pour stabiliser les prix des denrées de première nécessité et renforcer la résilience des secteurs productifs.

Le Président de la Transition salue les efforts et trace la voie à suivre

Prenant la parole, le Chef de l’État a salué l’engagement du gouvernement et des forces de défense et de sécurité dans la consolidation des acquis. Il a rappelé que la souveraineté et la stabilité du pays restent les priorités absolues, et que chaque action entreprise doit s’inscrire dans cette dynamique.

Il a également souligné l’importance de la mutualisation des efforts au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment à travers la mise en place d’une force commune de sécurité et le renforcement des infrastructures stratégiques.

Le Chef de l’État a encouragé le gouvernement à poursuivre le travail avec la même détermination, notamment en matière de lutte contre la corruption, d’amélioration des services publics et de consolidation des bases du développement.

Une année 2025 placée sous le signe de l’action et de la résilience

L’année qui débute s’annonce décisive. Entre la sécurisation du territoire, la reconstruction du tissu socio-économique et le renforcement des institutions, les défis restent immenses. Mais le cap est clair, et l’engagement des autorités ne faiblit pas.

Dans cet esprit, le gouvernement s’engage à redoubler d’efforts pour consolider les acquis, maintenir la dynamique de refondation et répondre aux aspirations du peuple malien.

Comme l’a rappelé le Président Assimi Goïta, le Mali avance avec détermination sur la voie de la souveraineté et du progrès.

Chiencoro Diarra

10 février 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Quand l’histoire vacille, la culture tient tête

by Bakary FOMBA 10 février 2025
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le Mali ne ploie pas. Il vacille sous les secousses de la guerre, des ingérences et des fractures internes, mais il demeure debout. Il est de ces peuples que l’on voudrait réduire au silence, de ces terres que l’on tente de morceler, d’effacer, d’aliéner. Pourtant, sous les ruines des bibliothèques incendiées, au cœur des villages meurtris, dans les chants des anciens et la révolte des jeunes, une vérité obstinée subsiste : le Mali est vivant.

L’histoire de ce pays ne s’écrit ni avec la plume tremblante du fatalisme, ni avec l’encre amère de la résignation. Elle se forge dans le tambour du griot, dans la parole inaltérable du peuple, dans cette force invisible qui unit les ethnies, les générations, les espoirs. Car lorsque l’oppresseur cherche à fragmenter, la culture malienne se fait rempart. Elle est cet instinct de survie collectif, ce refus de disparaître, cette main tendue entre Peuls et Dogons, ce cousinage à plaisanterie qui, sous ses airs de légèreté, neutralise la rancœur avant qu’elle ne devienne poison.

On tente d’asservir ce pays par les armes, par l’économie, par la peur. Mais que valent les balles face à un peuple qui se sait héritier d’une civilisation qui fut phare ? Que valent les interdictions face à Salif Keïta chantant la dignité d’un continent ? Que valent les frontières tracées sur des cartes étrangères face aux danses qui unissent, aux légendes qui enseignent, aux festivals qui rappellent que l’oubli est un luxe que le Mali ne peut se permettre ?

Le président de la transition, le général Assimi Goïta, a décrété 2025 comme l’année de la culture. Ce n’est pas un simple hommage, c’est un acte de résistance. Car la culture, au Mali, n’est pas une parure, une fioriture pour temps de paix. Elle est une arme. Une arme que l’on ne peut confisquer, que l’on ne peut briser, une arme qui appartient au peuple et à lui seul.

Alors que les canons tonnent, que les manipulateurs s’agitent, que les prédateurs économiques scrutent ce territoire avec avidité, le Mali répond par son identité. Il répond par la transmission, par la mémoire, par la fierté. Et tant que cette culture vivra, le Mali, lui aussi, vivra.

Bakary Fomba

10 février 2025 0 comments
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Des avions de combats
A la UneSécurité

Gao : « les FAMa traquent sans relâche » après une attaque meurtrière

by Chiencoro 9 février 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Les Forces armées maliennes (FAMa) font face à une nouvelle flambée de violence dans le nord du pays. Le 07 février 2025, une mission d’escorte de véhicules civils a été prise pour cible par un groupe terroriste sur l’axe Gao-Ansongo, à hauteur de Kobé, une localité située à une trentaine de kilomètres de Gao.

Le nord du Mali de nouveau ensanglanté. Le 07 février 2025, une mission d’escorte de véhicules civils a été prise en embuscade par un groupe terroriste sur l’axe Gao-Ansongo, à hauteur de Kobé. L’attaque a été d’une violence inouïe, ciblant indifféremment militaires et civils.

« Pendant les violents combats, les terroristes repoussés dans leur repli ont délibérément ciblé des passagers civils en débandade dans la panique », indique l’État-major général des Armées. Trois véhicules civils ont été atteints, causant la mort de 25 personnes et la blessure de 13 autres, essentiellement des jeunes orpailleurs étrangers en route vers la mine d’or de N’Tahaka.

Riposte immédiate des FAMa

Face à cette attaque, l’armée malienne a immédiatement répliqué. « Les opérations de ratissage des FAMa toujours en cours ont retrouvé 19 corps terroristes abandonnés et 4 autres blessés ainsi que plusieurs armes et matériels de guerre récupérés. »

L’État-major a tenu à exprimer « ses condoléances aux familles endeuillées » et à rassurer la population sur la poursuite des efforts de sécurisation des axes stratégiques.

Le lendemain, les FAMa ont intensifié la traque des assaillants. Des patrouilles de reconnaissance ont été déployées dans les secteurs de Djebok, Ihyran, Tin Takarbat et Gargouna.

Aux alentours de 18 h, « quatre terroristes ont été neutralisés, trois motos calcinées et des armes et munitions récupérées », selon un communiqué de l’armée. Les opérations se poursuivent « pour empêcher la réorganisation des groupes armés » et « démanteler les réseaux terroristes qui entravent la libre circulation des personnes et des biens. »

L’État réaffirme sa détermination

Le 6 février dernier, lors de la présentation des vœux du Nouvel An des Forces armées de défense et de sécurité, au Chef suprême des Armées, le Général d’Armée Assimi Goïta a indiqué que si 2024 a été marquée par des victoires stratégiques, l’année 2025 s’annonce comme celle de la consolidation des acquis et de la montée en puissance des FAMA. « Soyez rassurés, avec l’appui constant du peuple malien, que l’année 2025 sera celle de la continuité dans le renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées et de Sécurité », a assuré le Président Goïta. « Notre raison d’être demeure de faire la guerre pour la paix quand nous sommes sollicités », a martelé le Chef d’État-Major général des armées, le général de division Oumar Diarra, rappelant ainsi la mission première des forces armées.

Dans son communiqué du 8 février 2025, la direction des relations publiques des armées (Dirpa) a insisté sur le fait que les « opérations de sécurisation des axes, particulièrement la RN-17, se poursuivront avec des escortes de véhicules civils. »

Dans un contexte où les groupes armés cherchent à imposer leur présence par la terreur et l’instabilité, les FAMa restent en alerte. L’objectif est de « neutraliser les cellules terroristes et renforcer la stabilité pour le bénéfice des populations. »

À Gao, comme ailleurs, la guerre contre le terrorisme et les actions isolées et désespérées continue.

Chiencoro Diarra

9 février 2025 0 comments
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Diversification de l'économie africaine
A la UneÉconomie

Fragmentation et stagnation : l’économie mondiale en proie à l’incertitude

by Sahel Tribune 9 février 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’économie mondiale traverse une période marquée par une instabilité croissante. Entre tensions géopolitiques exacerbées, ralentissement structurel de la croissance et multiplication des restrictions commerciales, le FMI alerte sur l’émergence d’une nouvelle ère d’incertitude.

Depuis la crise financière de 2008, l’économie mondiale n’a cessé d’accumuler des chocs : pandémie, conflits internationaux, tensions commerciales entre grandes puissances. Ces bouleversements ont remodelé la dynamique des échanges et des investissements. Selon le FMI, « l’incertitude résulte notamment des prévisions d’une croissance mondiale à moyen terme la plus faible depuis trois décennies ». Un ralentissement généralisé de la productivité totale des facteurs et une baisse de l’investissement privé sont autant d’éléments qui expliquent cette tendance.

Si aucune action d’envergure n’est entreprise, la croissance mondiale pourrait plafonner à 3,1 % d’ici la fin de la décennie, soit un point de pourcentage de moins que la moyenne enregistrée entre 2000 et 2019. Dans ce contexte, l’amélioration de l’allocation du capital et de la main-d’œuvre vers des secteurs plus productifs devient essentielle.

La fragmentation géoéconomique, un facteur aggravant

L’un des risques majeurs identifiés par le FMI est l’émergence d’un monde fragmenté, où la géopolitique dicte les règles du commerce et des investissements. L’organisation souligne que « la multiplication des restrictions commerciales pourrait réduire à néant les gains d’efficacité obtenus grâce à l’intégration économique mondiale ». En 2023, près de 3 000 mesures de restriction des échanges ont été imposées, soit trois fois plus qu’en 2019.

Cette fragmentation entraîne une polarisation du commerce international et risque de renforcer la formation de blocs économiques rivaux. La conséquence directe est une baisse des économies d’échelle et une réduction de la concurrence. Ce qui compromet la dynamique de croissance globale.

Des politiques publiques sous pression

Face à ces défis, les États sont contraints d’adopter des stratégies de politique industrielle plus interventionnistes. Toutefois, le FMI met en garde contre le risque de mauvaise allocation des ressources et de corruption. Si certaines politiques de relocalisation visent à sécuriser les chaînes d’approvissionnement stratégiques, elles peuvent également aggraver les tensions économiques et conduire à des mesures de représailles entre États.

Par ailleurs, la multiplication des conflits, comme ceux en Ukraine et à Gaza, accentue la pression sur les gouvernements. Le FMI estime que dans certaines régions comme le Sahel, l’instabilité pourrait provoquer une contraction économique de 20 %.

Un nécessaire sursaut collectif

Dans un monde de plus en plus incertain, la coopération internationale apparaît comme la seule voie permettant d’éviter un effondrement économique global. La nécessité d’investir massivement dans les nouvelles technologies, l’adaptation au changement climatique et la transition énergétique ne fait aucun doute.

Les décisions prises aujourd’hui façonneront l’économie mondiale des prochaines décennies. Le FMI insiste sur l’urgence d’une coordination multilatérale pour éviter que la fragmentation ne devienne irréversible. L’enjeu n’est pas seulement économique, il est aussi politique et stratégique : sans une volonté commune, le monde risque de basculer vers une période de stagnation prolongée, marquée par une croissance atone et un affaiblissement des institutions multilatérales.

A.D

9 février 2025 0 comments
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Alousseni Sanou
A la UneÉconomie

Mali : des réformes fiscales pour soutenir la croissance et le développement

by Cheickna Coulibaly 8 février 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Face aux défis économiques et budgétaires, le Mali ajuste sa fiscalité pour renforcer ses finances publiques. Entre hausse des taxes sur les télécoms, nouvelles contributions fiscales et création d’un fonds de soutien, le gouvernement mise sur une mobilisation accrue des ressources. Mais ces mesures impacteront-elles les entreprises et les citoyens ? Décryptage des nouvelles orientations fiscales annoncées.

Le mercredi 5 février, au Conseil des ministres, le gouvernement a adopté trois projets majeurs proposés par le ministère de l’Économie et des Finances. Ces nouvelles mesures visent à améliorer les recettes publiques grâce à des ajustements fiscaux ciblés. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseyni Sanou a expliqué le bienfondé de ces décisions et a rassuré les citoyens sur leur impact, au journal télévisé de 20h sur l’ORTM, le 6 février 2025.

Une hausse de la taxe sur les télécommunications (TARTOP)

La première mesure concerne la TARTOP, une taxe appliquée aux entreprises de télécommunications. Jusqu’ici fixée à 5 % du chiffre d’affaires des opérateurs, elle passe désormais à 7 %.  « La TARTOP, c’est la taxe sur l’accès aux réseaux des télécommunications ouverts au public », a expliqué le ministre de l’Economie. Depuis 2012, elle était fixée à 5 %. 

Aujourd’hui, le Mali a trois opérateurs concernés (Orange Mali, Moov Africa et Telecel) « et nous estimons qu’en portant ce taux à 7 %, cela ne remettra pas en cause leur équilibre économique. Globalement, le taux de prélèvement sur le secteur atteindra ainsi 10 % », a expliqué le premier responsable du département des Finances du Mali. Selon lui, cette mesure vise à «augmenter les recettes» de l’État sans pour autant compromettre la «stabilité du marché» des télécoms.  

Deux nouvelles contributions fiscales

Le deuxième texte introduit deux nouvelles contributions fiscales : en première, une contribution spéciale de solidarité qui se traduira par le prélèvement de 0,5 % sur le chiffre d’affaires des entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.  Et en second, une taxe spéciale sur la consommation de certains produits, notamment les boissons alcoolisées.  

Le ministre justifie ces décisions ainsi : « La contribution spéciale de solidarité est une mesure qui repose sur le chiffre d’affaires des entreprises concernées. Quant à la taxe sur la consommation de certains produits, elle cible en particulier les boissons alcoolisées. Cette hausse se justifie non seulement par des enjeux de santé publique, mais aussi par la nécessité d’accroître les recettes budgétaires. » L’objectif affiché est de « mobiliser environ 60 milliards de francs CFA par an » grâce à ces nouvelles dispositions fiscales.  

Un fonds pour structurer les contributions citoyennes

Le troisième texte concerne la  »création d’un Fonds de soutien aux projets d’infrastructures et de développement social ». Selon le ministre Sanou, depuis le début de la transition, de nombreux citoyens contribuent financièrement aux efforts nationaux, notamment pour soutenir la sécurité et stabiliser les prix des produits de base. « Aujourd’hui, nous avons déjà collecté environ 2,5 milliards de francs CFA grâce à ces dons», a-t-il souligné, avant d’ajouter : « Face à cet élan de solidarité, le gouvernement a décidé de formaliser et d’encadrer ces contributions afin d’en assurer une meilleure gestion et une plus grande efficacité. »

À travers ces trois décisions, l’État cherche à renforcer ses capacités financières tout en assurant une gestion plus rigoureuse des ressources disponibles. Le ministre Alhousseyni Sanou a tenu à saluer « l’engagement et la résilience des Maliens », soulignant que ces efforts collectifs permettront d’affronter les défis actuels avec plus de sérénité. 

Cheickna Coulibaly

8 février 2025 0 comments
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Magazin de vente des habits chauds
A la UneÉconomie

Des manteaux et des affaires : les coulisses du marché hivernal à Bamako

by Cheickna Coulibaly 8 février 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

En ce mois de février, alors que la température baisse légèrement à Bamako, une effervescence particulière s’empare des marchés de la capitale malienne. Les étals se parent de vêtements chauds : manteaux, pulls, bonnets et même gants. Pourtant, ces articles trouvent preneur, témoignant d’une demande en nette augmentation malgré le faible pouvoir d’achat des clients. Un vent d’opportunité souffle sur les commerçants locaux.

La saison froide s’installe au Mali. Avec l’arrivée du mois de février, considéré comme la fin de la saison hivernale, marqué par des périodes d’une très grande fraîcheur, notamment vers la fin du mois, les habitants de Bamako ressentent le besoin de se protéger contre le froid. Bien que les températures ne descendent pas au niveau des climats tempérés, un 15 ou 18 degrés au petit matin suffit à faire greloter ceux qui y sont peu habitués.

« Les enfants commencent à tousser et à se plaindre du froid le matin en allant à l’école. J’ai donc dû acheter des pulls pour eux. », explique Aïssata Diarra, une mère de famille rencontrée au grand marché de Bamako. Comme elle, de nombreuses familles viennent équiper leurs proches, en particulier les plus jeunes et les personnes âgées, souvent plus vulnérables.

Au-delà de la fonction utilitaire, le port de vêtements chauds est aussi devenu une question de style. De nombreux jeunes se tournent vers les vestes et pulls en tricot. « C’est une manière de se protéger du froid tout en restant stylé. », lance Oumar Guindo, étudiant à l’Université de Bamako, tout en exposant fièrement son pull de Noël.

Une opportunité pour les commerçants

Ce pic de demande au cours de la saison hivernale est une véritable aubaine pour les vendeurs d’habits en général et les vendeurs de pulls en particulier. « C’est pour nous la période idéale pour faire de bonnes affaires. », explique Amadou, un commerçant ambulant de pulls et de moufles rencontré dans les rues du marché Dibidani. « Les vêtements chauds, qu’ils soient de seconde main ou neufs, se vendent bien. En une matinée, j’ai écoulé une dizaine de manteaux. », confie-t-il. Cependant, selon lui, les ventes sont en deçà des attentes par rapport aux années précédentes.

Au grand marché de Bamako, une scène illustre cette effervescence : des clients examinent soigneusement des piles de vêtements pendant qu’un groupe de vendeurs crient les prix au rythme d’un tam-tam. Une cliente, Mariame Cissé, quitte les lieux avec un sac rempli de vêtements pour ses trois enfants. « J’ai négocié durement, mais ça valait le coup pour mes enfants. », dit-elle en souriant.

Les « youkou-youkou », vêtements d’occasion importés en grande partie d’Europe ou d’Asie, dominent le marché grâce à leurs prix abordables. Les prix varient entre 2 500 et 10 000 francs CFA, selon la qualité et l’état des articles.

L’ingéniosité des commerçants locaux

Face à cette hausse de la demande, certains commerçants innovent. Moussa Diarra, tailleur dans le quartier de Magnambougou, a décidé de confectionner des pulls en pagne ou en tissu. « C’est original, et les clients adorent. J’ai déjà reçu plusieurs commandes via les réseaux sociaux depuis la semaine dernière. », dit-il. D’autres misent sur des partenariats avec des grossistes pour renouveler rapidement leur stock.

Mais tout n’est pas rose pour les commerçants. « Je me procure ma marchandise au marché de Sougounikoura ou auprès des importateurs. Les frais ont augmenté récemment, et cela nous oblige à augmenter les prix, ce qui peut faire fuir certains clients. », regrette Mariam Coulibaly, une vendeuse au marché de Kalaban-Coro Plateau.

Takadi Diakité, une autre vendeuse du même marché, partage ce constat : « J’exerce ce métier depuis 10 ans. Je me procure les balles de vêtements importés entre 65 000 et 75 000 FCFA auprès des grossistes. Ce qu’on peut dire, c’est que les prix ont augmenté cette année. Les pulls qu’on vendait autrefois à 1 500 ou 2 000 FCFA, on est obligé de les céder plus cher pour pouvoir renouveler notre stock. »

Une opportunité économique précieuse

Dans un contexte économique parfois difficile, cette demande saisonnière apporte un souffle d’air frais. « Nous savons que cette période est courte, mais elle est cruciale pour nous permettre de réaliser de petits bénéfices et réinvestir dans d’autres produits pendant la saison sèche. », confie Oumou, commerçante au marché de Magnambougou.

Les commerçants espèrent continuer à tirer parti de cet engouement. Et si les températures remontent bientôt, ce moment restera pour eux un bel exemple de l’adaptabilité et de l’ingéniosité des commerçants de Bamako.

Réalisé par Cheickna Coulibaly

Djénéba Yalcouyé, stagiaire

8 février 2025 0 comments
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Rentrée littéraire du Mali
A la UneSeko ni Donko

Rentrée littéraire du Mali 2025 : la jeunesse au cœur du débat 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Du 18 au 22 février 2025, Bamako accueillera la 17è édition de la Rentrée littéraire du Mali. Un rendez-vous littéraire et artistique majeur. Placée sous le thème « L’Afrique des jeunes », cette édition s’interroge sur la place et le rôle de la jeunesse dans la société actuelle. À travers des rencontres, des débats et des dédicaces, cet événement annuel dédié à la littérature ambitionne de redonner la parole aux jeunes et d’interroger leur héritage et leurs aspirations.

« Qu’est-ce qu’être jeune ? » « Est-ce une simple question d’âge, un état d’esprit ou une manière d’être au monde ? » La Rentrée littéraire du Mali 2025 tente d’apporter des réponses en mettant en lumière les multiples facettes de la jeunesse africaine. Entre impatience, révolte, espoir et engagement, les jeunes sont tantôt perçus comme une force de changement, tantôt comme une génération marginalisée et incomprise. Pourtant, ils sont les bâtisseurs de demain, les héritiers d’un monde en mutation et les porteurs d’un avenir à réinventer.

Les différentes tables rondes organisées tout au long de l’événement aborderont des thématiques aussi diverses que la transmission des héritages, la place de la lecture à l’ère du numérique, ou encore la démocratie en tant que concept en perpétuelle redéfinition. Les écrivains et intellectuels présents chercheront à comprendre comment la jeunesse africaine s’approprie ces enjeux et quelle est sa vision du futur.

Un programme riche et varié

Dès l’inauguration de la Librairie de la lecture et la cérémonie d’ouverture officielle le 18 février, le ton sera donné : la Rentrée littéraire se veut un espace d’échange, de réflexion et de célébration du livre. Le Musée Muso Kunda à Korofina accueillera un salon du livre avec des expositions-ventes, des dédicaces et des animations permettant au public de découvrir de nouvelles voix littéraires.

Parmi les moments forts figurent également plusieurs débats et cafés littéraires organisés dans les universités et lycées de Bamako. L’un des plus attendus, intitulé « Ce que deviennent nos rêves », réunira des auteurs pour discuter du pouvoir de la fiction et de l’importance de garder espoir dans un monde en crise. Une autre table ronde, « Héritages et transmissions », explorera la manière dont les générations successives perpétuent ou réinventent la culture et la mémoire collective.

Des discussions sur des sujets de société tels que « La fin du monde ou d’UN monde » et « La lecture, une occupation d’un autre temps ? » promettent d’enrichir le débat intellectuel. L’événement se clôturera par une grande soirée littéraire mêlant lecture, performances artistiques et danse contemporaine. Toute chose qui symbolise l’interconnexion entre les différentes formes d’expression culturelle.

Une jeunesse qui prend la parole

À travers cette édition, la Rentrée littéraire du Mali ne se contente pas de célébrer la littérature, elle entend redonner à la jeunesse sa place dans le débat public. Il est temps, affirment les organisateurs, d’ouvrir les espaces de discussion aux nouvelles générations et de leur permettre d’exprimer leurs rêves, leurs colères et leurs aspirations.

Ibrahim K. Djitteye 

8 février 2025 0 comments
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