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Siganture de la Charte par le président malien de la transition
A la UnePolitique

Mali : Assimi Goïta promulgue la loi sur l’abrogation de la charte des partis politiques

by Sahel Tribune 13 mai 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Par un décret lu sur les antennes de l’ORTM, le président de la Transition, le général Assimi Goïta a définitivement scellé, mardi 13 mai 2025, l’abrogation de la charte des partis politiques et du statut de l’opposition. Une décision controversée mais assumée, qui marque la fin d’un système partisan jugé pléthorique et inefficace. Place désormais à la refondation d’une nouvelle architecture politique au service de l’intérêt national.

La page est définitivement tournée. Ce mardi 13 mai 2025, dans un sobre mais solennel flash spécial diffusé sur la télévision nationale, le gouvernement malien a scellé le sort d’un pan entier du paysage politique malien. Par décret présidentiel, le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, a promulgué la loi abrogeant la charte des partis politiques de 2005 ainsi que celle portant statut de l’opposition politique.

Annoncée une semaine plus tôt en Conseil des ministres, puis adoptée à une écrasante majorité par le Conseil national de Transition (CNT), cette décision, historique à plus d’un titre, vient formaliser ce que beaucoup, à Bamako comme en province, appellent déjà « la rupture du siècle ». Une rupture avec un multipartisme jugé depuis longtemps pléthorique, improductif, et gangrené par des alliances de circonstance, nourries davantage par la course aux financements publics que par la défense d’une quelconque vision nationale.

Un système à bout de souffle

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près de 300 partis politiques recensés, dont une grande partie ne vit que sur le papier. Des coalitions de façade, des chefs de file plus préoccupés par les calculs électoraux que par l’intérêt général. Depuis plusieurs années, l’opinion publique malienne, lassée par les crises politiques à répétition et les querelles d’appareil, dénonçait l’instrumentalisation de la démocratie par des élites souvent coupées des réalités du pays profond.

Loi d'abrogation de la charte des partis politiques
Loi d’abrogation de la charte des partis politiques, signée le 13 mai 2025. Capture d’écran.

C’est ce constat qui a nourri les travaux des forces vives de la Nation, réunies à Bamako fin avril. Leurs recommandations, sans ambiguïté, appelaient à une refondation totale du système partisan. Le CNT n’aura mis que quelques jours à s’y conformer. Assimi Goïta, en posant ce mardi sa signature au bas du décret d’abrogation, en a assuré la mise en œuvre.

Vers une nouvelle architecture politique

Quelles suites désormais ? Le gouvernement promet l’élaboration prochaine d’une nouvelle charte politique, plus exigeante, plus représentative. Exit les partis de salon sans ancrage populaire. Place à des regroupements solides, structurés, capables de porter une vision à long terme.

D’ici là, le régime reste maître du jeu. Les formations existantes sont suspendues, les ambitions des uns et des autres mises en sourdine. Pour combien de temps ? Le pouvoir garde le silence. Mais une chose est sûre : le Mali vient d’entrer dans une nouvelle ère politique. 

La rédaction

13 mai 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

Chronique. Mali, la fin du faux-semblant démocratique ?

by Chiencoro 13 mai 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Au Mali, la décision du Conseil national de Transition d’adopter en session ordinaire l’abrogation de la Charte des partis politiques fait trembler les défenseurs du pluralisme. Entre nécessité de mettre fin à un multipartisme devenu stérile et volonté d’instaurer une gouvernance plus efficace et susceptible de répondre avec plus de promptitude les besoins des citoyens, le pays s’engage sur la voie d’une réforme majeure. Une refondation qui ouvrira la voie à une démocratie rénovée.

En adoptant l’abrogation, à une majorité soviétique de 130 voix contre 2, la Charte des partis politiques de 2005 et le statut de l’opposition de 2015, le Conseil National de Transition (CNT) du Mali vient de signer l’acte de décès d’un multipartisme qualifié par les autorités de façade et de rente. La mesure pourrait choquer, indigner les chantres des dogmes démocratiques classiques, mais elle s’inscrit dans une logique plus large, partagée depuis longtemps par plusieurs penseurs critiques du modèle représentatif hérité des indépendances africaines.

La façade démocratique

Que les puristes crient au viol de la démocratie n’étonnera personne. Car, en théorie, le multipartisme est sacré. Il incarne cette belle idée selon laquelle la pluralité des partis offre au citoyen un choix éclairé, assure l’alternance, stimule la critique et protège les libertés publiques. C’est le crédo de toutes les constitutions modernes depuis la fin des régimes à parti unique, celui de l’Afrique des conférences nationales du début des années 90. Sauf que, dans la réalité malienne, cette pluralité s’est transformée en foire d’empoigne, avec plus de 200 partis dont la plupart sont sans ancrage, sans projet, sans militants, mais souvent dotés de financements publics.

Le Mali, naguère présenté comme l’un des pionniers du pluralisme en Afrique de l’Ouest depuis la révolution démocratique de 1991, croulait dès lors le poids d’une prolifération incontrôlée de partis, souvent sans autre projet que de quémander subventions et strapontins. La scène politique malienne était devenue ce que Castoriadis dénonçait dans La montée de l’insignifiance : une façade démocratique où les partis existent, non pour représenter les citoyens, mais pour préserver des clientélismes, verrouiller les institutions, et entretenir une illusion de pluralisme.

En abrogeant ces textes, les autorités maliennes de la transition, dirigées par le général Assimi Goïta ouvrent une nouvelle page. Fini les partis d’apparat, place à une refondation politique « assainie », où les forces appelées à émerger devront incarner de véritables projets de société. Derrière cet engagement républicain, certains verront certes une stratégie de verrouillage du pouvoir, pourtant il s’agit bien d’une purge salutaire face à l’impasse d’un multipartisme qui, depuis des décennies, servait plus les ambitions personnelles que l’intérêt général.

La critique du multipartisme comme facteur d’instabilité

Il faut dire que le diagnostic n’est pas propre au Mali. La critique du multipartisme comme facteur d’instabilité n’a jamais cessé d’habiter les réflexions des plus grands penseurs. En Europe, Hannah Arendt dénonçait déjà en 1951, dans Les Origines du totalitarisme, la cacophonie des régimes multipartites continentaux, louant au contraire la stabilité offerte par les systèmes bipartisans comme celui des États-Unis ou du Royaume-Uni. Selon elle, la guerre des clans partisans prépare toujours le terrain à des ruptures autoritaires, lorsqu’un « homme providentiel » vient se poser en sauveur face au désordre des élites, comme l’on l’a vu en 20 213 avec l’élection d’Ibrahim Boubacar Kéïta au Mali.

Plus près de nous, Isidore Mfuamba Mulumba et Kalala Ilunga Matthiesen, dans leur étude sur la République démocratique du Congo, n’hésitent pas à qualifier le multipartisme congolais d’« anarchique », alimentant conflits ethniques, manipulations identitaires et délitement de l’État. En Côte d’Ivoire, après l’euphorie du retour au multipartisme en 1990, le pays a sombré dans les divisions, la rébellion, les crises post-électorales sanglantes. Là aussi, l’illusion démocratique a volé en éclats sous les coups de boutoir des ambitions démesurées et des manipulations politiciennes.

Le Mali est-il à l’abri de ce scénario ? Rien n’est moins sûr. Car depuis des décennies, on assiste à la prolifération de partis inutiles. Aujourd’hui, le discours officiel justifie la suspension des partis par la nécessité de « sauver la nation » des forces centrifuges qui minent son unité. 

Le chemin est étroit, mais il est encore ouvert

Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger : qui définira demain les règles du jeu ? Quel cadre juridique garantira que les futures forces politiques ne soient pas des forces déstabilisatrices ? Quelle place sera faite à la critique, au débat contradictoire, à l’alternance véritable ? Autant de questions qui restent, à ce jour, sans réponse.

En réalité, le Mali se trouve sur la voie d’une réforme salutaire. Cette refondation devient une vraie opportunité de repenser un système politique délégitimé, d’assainir le jeu démocratique pour le rendre plus responsable, plus proche des attentes populaires. 

Le pari est risqué, mais il est aussi historique. Le peuple malien, qui a trop souvent été pris en otage par une classe politique plus prompte à se partager les miettes qu’à porter une vision nationale, mérite mieux qu’un simple replâtrage institutionnel. Il mérite une démocratie refondée sur des bases solides : la responsabilité, la clarté des projets, l’exigence d’un vrai contrat social.

Face à une anarchie multipartite, le Mali tente d’inventer sa propre voie. Une démocratie de reconstruction, exigeante, patiente, mais véritable. Le chemin est étroit, mais il est encore ouvert. 

Chiencoro Diarra 

13 mai 2025 0 comments
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Remise de l'hymne de l'AES au Président Assimi Goïta
A la UnePolitique

Assimi Goïta donne le ton : l’AES adopte son hymne comme cri de ralliement des peuples sahéliens

by Sahel Tribune 12 mai 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Réunis à Bamako, les ministres de la Culture du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont présenté ce lundi 12 mai au Président Assimi Goïta l’hymne officiel de l’AES, symbole sonore d’une confédération en marche vers une souveraineté culturelle, politique et identitaire assumée. Ce chant, appelé à devenir une référence dans toutes les écoles sahéliennes, scelle un peu plus l’ambition des trois États de forger une communauté de destin irréversible.

C’est une cérémonie à la symbolique lourde, un de ces moments où l’histoire hésite entre solennité et accélération. Ce lundi 12 mai 2025, dans l’intimité studieuse du palais présidentiel de Koulouba, le Président malien Assimi Goïta, par ailleurs président de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu les ministres en charge de la Culture du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Mission de la délégation : présenter le tout nouvel hymne officiel de la jeune confédération, ultime pierre symbolique venue compléter le triptyque déjà constitué d’un logo et d’un drapeau.

Il y a deux mois, Assimi Goïta avait lancé le défi : doter l’AES d’un hymne fédérateur, reflet musical et verbal de l’identité sahélienne en construction. Réunis à Bamako durant trois jours, les ministres de la Culture et une cohorte d’experts maliens, burkinabè et nigériens ont relevé le gant. Les experts des trois pays ont prêté leur talent à l’exercice. Résultat : un chant de ralliement que le Colonel-Major Abdourahamane Amadou, ministre nigérien des Transports assurant l’intérim de la Culture, décrit comme « un cri de guerre, un appel à l’unité et à la victoire, un hymne taillé sur mesure pour galvaniser nos peuples ».

Un président comblé, une jeunesse bientôt mise à contribution

À l’issue de l’écoute officielle, le Président Goïta, visiblement séduit, a exprimé sa satisfaction « complète » et salué la performance des équipes réunies « dans une course contre la montre ». Le président a tenu à remercier personnellement les experts qui, en un temps record, ont accouché d’un texte et d’une partition qui, selon lui, sauront « identifier et inspirer durablement les peuples de l’AES ».

Mamou Daffé, ministre malien de la Culture, a précisé que l’hymne sera désormais introduit dans les programmes scolaires des trois pays, afin que les enfants en fassent « leur première mémoire musicale collective ». Une manière d’inscrire ce symbole dans le quotidien des futures générations, de Bamako à Niamey en passant par Ouagadougou.

L’AES, une communauté en marche vers l’irréversible

Car au-delà de la musique, c’est bien une vision qui se dessine : celle d’une confédération résolue à franchir les étapes de son institutionnalisation. L’adoption de cet hymne, qualifié de « cri de guerre » par les ministres eux-mêmes, vient renforcer l’idée que l’AES ne veut plus être seulement une alliance militaire de circonstance mais une communauté politique et culturelle en gestation.

« Nous sommes engagés sur un chemin de non-retour », a martelé le ministre nigérien, convaincu que l’histoire s’écrit désormais à la cadence des peuples sahéliens. Une histoire qui, désormais, a son refrain.

A.D

12 mai 2025 0 comments
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Les députés expriment leur soutien unanime à la loi de finances 2024 avec des mains levées, arborant fièrement le drapeau du Mali en bandoulière.
Actu

Mali : le CNT enterre la Charte des partis et le statut de l’opposition

by Sahel Tribune 12 mai 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Alors que les voix de l’opposition peinent à se faire entendre dans une transition qui muscle son agenda politique, le Conseil National de Transition a franchi un nouveau cap en adoptant, à une écrasante majorité, l’abrogation de la Charte des partis politiques et du statut de l’opposition. Une décision controversée, qui rebat les cartes du jeu démocratique malien et ouvre une nouvelle ère institutionnelle où la refondation promise par les autorités de la transition s’impose, quitte à sacrifier, selon les détracteurs du régime, l’un des piliers du pluralisme politique né il y a plus de trois décennies. 

130 voix pour, 2 contre, zéro abstention. C’est à une quasi-unanimité que le Conseil National de Transition (CNT) du Mali, ce parlement de crise façonné par les événements d’août 2020 et mai 2021, a enterré deux piliers du pluralisme politique malien : la loi de 2005 sur la Charte des partis et celle de 2015 encadrant le statut de l’opposition.

Une démocratie sans partis ? 

Un double coup de tonnerre législatif, annoncé dès le 30 avril par le Conseil des ministres, et qui vient de recevoir la caution formelle du CNT. Les autorités de la transition n’en font pas mystère. Il s’agit pour eux d’en finir avec « la prolifération anarchique » d’une classe politique accusée d’avoir échoué à faire face à la crise multidimensionnelle du pays. En ligne de mire, les quelque 300 partis officiellement enregistrés, souvent réduits à des étiquettes sans base populaire, et incapables, selon les autorités de la transition, d’apporter des réponses crédibles aux défis du Mali.

Derrière ce big bang politique, un processus bien huilé : une concertation nationale, tenue les 28 et 29 avril à Bamako, avait donné le ton en recommandant la dissolution pure et simple de l’ensemble des formations existantes. La suite ? Une suspension officielle des activités des partis, annoncée le 7 mai, sur fond de manifestations avortées et de contestation rampante de la part d’une opposition fragilisée mais toujours combative.

Car la levée de boucliers n’a pas tardé. Plusieurs figures politiques dénonce un vide législatif sans précédent depuis l’ouverture démocratique des années 1990. Ils accusent la Transition d’étrangler la vie politique sous couvert de refondation, transformant le Mali en une « démocratie sans partis », où les voix dissidentes seraient marginalisées, sinon étouffées.

Fin de l’ère des partis 

Du côté du CNT, la ligne est claire : il faut réorganiser le paysage politique avant toute échéance électorale, quitte à briser les vieux schémas hérités de la Constitution de 1992. Les militaires, eux, brandissent leur légitimité « révolutionnaire » pour justifier ces réformes majeures. Une légitimité renforcée par le soutien de l’ensemble de la population malienne lassée des querelles politiciennes.

Avec ces abrogations, le CNT s’inscrit dans une stratégie plus large de reconfiguration institutionnelle. Lors de la même session plénière, d’autres textes structurants ont été adoptés, dessinant les contours d’un nouvel État malien, recentré sur les priorités sécuritaires, souverainistes et identitaires défendues par le pouvoir en place.

Reste une question : cette refondation politique, menée tambour battant, permettra-t-elle d’apaiser les tensions ou, au contraire, d’enraciner une fracture durable entre les autorités au pouvoir et une classe politique reléguée au rang de spectatrice ? Une chose est certaine, au Mali, l’ère des partis tels qu’on les connaissait vient de s’achever. Et personne ne sait encore par quoi elle sera remplacée.

La rédaction 

12 mai 2025 0 comments
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Vladimir Poutine et Ibrahim Traoré
A la UnePolitique

Burkina Faso–Russie : une coopération « exponentielle » en marche

by Ibrahim Kalifa Djitteye 12 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

En visite officielle à Moscou, le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a exprimé sa volonté de renforcer « de manière exponentielle » la coopération avec la Russie. Lors d’un entretien avec Vladimir Poutine, il a mis l’accent sur la formation de la jeunesse burkinabè dans les domaines scientifique, militaire et technologique. Cette rencontre, tenue en marge du 80e anniversaire de la Victoire russe contre le nazisme, marque un tournant dans les relations russo-burkinabè, axées désormais sur le développement, l’éducation et la lutte contre le terrorisme.

 « Nous souhaitons que la coopération que nous avons puisse se renforcer de façon exponentielle », a-t-il déclaré. Insistant sur le rôle clé de la jeunesse, le chef de l’État burkinabè a souligné l’importance d’un partenariat approfondi dans les domaines scientifique, militaire et technologique. « Il faut que la Russie puisse nous aider à former notre jeunesse, notamment dans le domaine des sciences, pour que nous puissions développer chez nous la machinerie », a-t-il plaidé.

Transfert de connaissances et bourses pour les étudiants burkinabè

L’accent a également été mis sur l’éducation et la formation académique. Pour Ibrahim Traoré, la coopération bilatérale doit désormais aller au-delà de la sécurité pour s’étendre à l’enseignement supérieur. Il a ainsi exprimé le souhait d’un élargissement du programme de bourses russes en faveur des étudiants burkinabè, en particulier dans les disciplines militaires et scientifiques. « L’aide que vous pouvez nous octroyer, c’est surtout ce transfert de connaissances que nous voulons », a-t-il insisté.

En retour, le président Traoré n’exclut pas que le Burkina Faso offre à son tour des bourses à ses étudiants pour étudier en Russie, illustrant sa volonté de bâtir un partenariat gagnant-gagnant. Selon lui, former une génération de jeunes spécialistes capables de prendre en main le développement de leur pays est une priorité nationale.

Des relations russo-burkinabè empreintes de solidarité

Du côté russe, Vladimir Poutine a salué la visite de son homologue, qu’il a qualifiée de « geste fort » traduisant le caractère amical des relations entre les deux nations. Il a rappelé que leur première rencontre en 2023 à Saint-Pétersbourg, en marge du sommet Russie-Afrique, avait déjà jeté les bases d’une coopération solide. Cette nouvelle entrevue s’inscrit donc dans la continuité d’un partenariat en pleine croissance.

« Ce qui nous unit aujourd’hui, c’est la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme », a déclaré le président russe, évoquant les défis sécuritaires que connaît le Burkina Faso. Il a assuré que la Russie allait poursuivre ses efforts pour accompagner ce pays sahélien dans la restauration de son ordre constitutionnel, en particulier dans les zones sous emprise de groupes armés.

Des avancées notables et une vision partagée

La rencontre élargie aux deux délégations a permis d’aborder plusieurs sujets d’importance capitale, renforçant l’engagement des deux pays à collaborer plus étroitement dans tous les secteurs. Vladimir Poutine a souligné que « des avancées importantes ont été accomplies dans divers domaines de notre collaboration » au cours des deux dernières années. Cette dynamique, selon lui, doit se poursuivre et s’intensifier.

Le capitaine Traoré, de son côté, a remercié la Russie pour son invitation à la commémoration de la victoire de 1945. Il a souligné l’importance historique de cet événement : « Nous avons pu comprendre tous les sacrifices que le peuple russe a consentis pour que nous soyons dans un monde libre aujourd’hui. » Il en a profité pour affirmer sa vision d’un Burkina Faso déterminé à surmonter les obstacles actuels : « Face aux difficultés, émerge une détermination à les surmonter », a-t-il martelé.

Vers un avenir renforcé par l’éducation et la souveraineté

La visite d’Ibrahim Traoré en Russie ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour le Burkina Faso. Le chef de l’État burkinabè estime que la priorité, au-delà de la défense, est désormais l’éducation scientifique et technologique. Il ambitionne de doter son pays d’une jeunesse capable de faire émerger une industrie militaire et civile forte.

« Finir avec cette guerre, avoir une armée forte et lancer le développement de notre patrie, telle est l’essence de notre combat », a-t-il résumé. Dans cette optique, le partenariat avec la Russie s’impose comme un levier stratégique majeur, fondé sur un socle commun de lutte contre le terrorisme, de respect mutuel et de coopération équitable.

Cette rencontre entre les présidents Traoré et Poutine scelle une nouvelle ère de coopération stratégique entre Ouagadougou et Moscou. En misant sur le savoir, la sécurité et la technologie, le Burkina Faso trace ainsi les contours d’un avenir plus souverain et résilient, porté par une jeunesse formée et engagée.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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le président de la BOAD, Serge Ekué
A la Une

Coopération Mali — bailleurs de fonds : la BOAD séduite par la nouvelle vision de développement du Mali

by Sidi Modibo Coulibaly 12 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Depuis quelques mois, force est de reconnaître que les bailleurs de fonds font leur retour en force au Mali. Après les institutions de Bretoon-Woods, en avril 2025, c’est la Banque ouest-africaine de Développement (BOAD) qui est venue signifier aux autorités maliennes sa volonté de renforcer sa coopération avec le Mali.

C’était à la faveur d’une audience, en date du vendredi 09 mai 2025, à la primature. Ce jour-là, le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu le président de la BOAD, Serge Ekué. Au menu des discussions, le point sur l’état de santé de la coopération entre le Mali et l’institution financière ouest-africaine ainsi que sur les perspectives.

À ce jour, la BOAD finance 22 projets actifs

Ces 22 projets totalisent un montant total, en termes d’accords signés, de 377,147 milliards de FCFA. Ils concernent principalement le secteur des infrastructures routières avec 6 projets pour un montant engagé de 109,647 milliards de FCFA, le secteur de l’Énergie et de l’Eau avec 7 projets pour un montant engagé de 124 500 milliards de FCFA, le secteur de l’Agriculture avec 8 projets pour un montant engagé de 118 milliards de FCFA, et le secteur des logements sociaux avec 1 projet pour un montant engagé de 25 milliards de FCFA.

Il s’agit des stratégies d’amélioration de l’appui de la Banque afin d’avoir un impact accru sur le renforcement de la résilience et le développement socio-économique du pays ; de la revue des sujets d’intérêt commun, avec une attention particulière portée par la Banque aux priorités définies par les autorités maliennes. 

Ces priorités sont notamment le développement de l’autosuffisance alimentaire, de la santé, de l’éducation, et surtout de l’énergie, avec une volonté d’accélérer les efforts dans ce secteur stratégique. Il a également été question de l’intégration du génie militaire dans la réalisation d’infrastructures à l’intérieur du pays. C’est pourquoi le Premier ministre a tenu à rappeler la situation particulière du Mali, confronté à des défis, qui devraient bénéficier d’un traitement préférentiel. 

La nouvelle vision du Mali s’inscrit dans les objectifs de la BOAD

La BOAD a été informée sur la vision actuelle des autorités maliennes en matière de coopération pour le développement. C’est ainsi que Serge Ekué a salué la nouvelle vision du « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » ainsi que la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable (SNEDD) 2024-2033. Pour le banquier, cette vision s’inscrit dans les objectifs de la Banque. La SNEDD est le cadre de référence pour offrir aux Maliennes et Maliens le bonheur tant attendu. Lancée, officiellement, le 17 avril 2025 à Bamako, elle est dotée d’un financement prévisionnel de 61 232 milliards FCFA. 

Cette feuille de route décennale vise à amorcer une transformation structurelle du pays et à bâtir les fondations du « Mali Nouveau ». Elle s’articule autour de cinq axes stratégiques : le Renforcement de la souveraineté, paix et sécurité ; la Refondation de la gouvernance ; la Transformation structurelle de l’économie et croissance durable, Développement du capital humain et des territoires résilients ; et la Gestion durable de l’environnement et résilience climatique. La SNEDD est dotée d’un programme complémentaire dénommé « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » ( la stratégie de développement d’un Mali nouveau à l’horizon 2063).

Il faut rappeler que courant avril 2025, la Banque mondiale ont respectivement accordé un aide d’urgence de 229 millions et 50 millions de dollars pour soutenir le Mali dans la gestion des séquelles des inondations de 2024. Et pour la première fois, un responsable de très haut niveau de la Banque mondiale s’est rendu, le 16 avril 2025, au Mali. Il s’agit de Wenke Zang, Directeur général, chef de l’administration générale, qui a été reçu, le 17 avril, par le Premier ministre.

Sidi Modibo Coulibaly

12 mai 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

ÉDITORIAL — Parier sur l’identité pour refonder le Sahel

by Chiencoro 12 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Au Sahel, l’unité politique ne se décrète pas, elle se construit. Face à l’urgence sécuritaire et à la fragmentation des sociétés, l’Alliance des États du Sahel (AES) mise sur la culture comme ciment identitaire. Hymne commun, symboles partagés, dialogue interculturel… En valorisant la diversité et en forgeant une mémoire collective, le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à fonder une cohésion plus forte que les frontières héritées de la colonisation. Une stratégie à haut risque, mais peut-être la plus prometteuse pour bâtir un destin sahélien commun.

Il est de ces évidences qu’il faut rappeler avec la force d’un mantra, tant elles sont trop souvent ignorées par les ingénieries technocratiques ou étouffées par les urgences sécuritaires. Oui, la culture et l’identité collective constituent les fondations invisibles, mais ô combien décisives, de toute construction politique durable. L’Alliance des États du Sahel (AES), ce triangle de souveraineté en devenir, créée en septembre 2023, aurait tort de l’oublier au moment où elle tente d’édifier, pierre par pierre, les bases d’une intégration régionale à la fois politique, militaire et économique.

Oser une politique culturelle ambitieuse

Or, sur ce terrain, il existe une certitude. L’identité ne se décrète pas. Elle se construit. Karl-Heinz Lambertz nous le rappelle avec justesse : l’identité régionale est un passeport, non vers le repli sur soi, mais vers une mondialisation enfin maîtrisée.  « Au sein des régions comme au sein de chacun d’entre nous, il n’y a pas une identité, mais des identités multiples, souvent basées sur l’affectif et la mémoire », a souligné M. Lambertz. Ce que l’Europe a laborieusement appris en soixante-dix ans d’unité à inventer, le Sahel, dans sa diversité ethnique, linguistique et mémorielle, peut réussir à l’échelle d’une génération. À la condition de dépasser les frontières héritées de la colonisation et puiser dans le socle millénaire de ce qui unit les peuples du désert et du fleuve.

Que l’on parle de la mémoire collective des empires du Sahel, des rites partagés, des langues cousines ou des mythes fondateurs, l’AES a sous ses pieds une matrice d’unité plus forte que bien des constitutions. Mais pour cela, encore faut-il oser une politique culturelle ambitieuse, décomplexée, en rupture avec l’entre-soi des cénacles ministériels. Valoriser les langues nationales, promouvoir les industries créatives, bâtir une diplomatie culturelle à l’échelle des peuples, telle doit être la feuille de route, dont l’on peut dire que la mise en œuvre a d’ores et déjà commencé avec la redénomination des espaces publics dans ces pays de l’AES. 

La culture, un vecteur de développement et de cohésion sociale

Car comme le souligne Yersu Kim, l’identité n’est pas un mur, c’est un pont. Une dynamique en mouvement, un métissage revendiqué. « La culture est une sorte d’organisme vivant qui possède son dynamisme interne et qui déborde les frontières qu’il s’est fixé. Puisque le monde et la connaissance que nous en avons évoluent, la culture doit aussi changer pour répondre à ces circonstances nouvelles et changeantes », déclare-t-il. C’est pourquoi la diversité du Sahel ne doit jamais être perçue comme une menace, mais bien comme une chance. Une richesse à exploiter non pour diviser, mais pour fédérer. De Tombouctou à Niamey, de Ouagadougou à Kidal, la transculturalité est une réalité vécue. La nier serait suicidaire, la cultiver, un formidable levier d’intégration.

Stanislas Spero Adotevi le dit sans ambages : l’unité ne se bâtit pas contre les identités, mais avec elles. L’AES ne doit pas reproduire l’erreur des États-nations africains postcoloniaux, qui ont souvent cherché à imposer une identité uniforme en effaçant les différences. Au contraire, c’est dans la superposition assumée des identités peules, songhaï, touarègues, mossi ou bambaras que se dessine une intégration politique authentique, adossée à une légitimité culturelle profonde.

Enfin, comment ne pas rappeler l’intuition géniale de Jacques Berque : l’identité est une dialectique entre permanence et changement. Le Sahel ne peut se contenter d’être un musée à ciel ouvert, il doit faire de sa culture une ressource vivante, une industrie à part entière. C’est tout le sens des politiques culturelles communes à l’AES : créer de la valeur, des emplois, du sens. Faire de la culture un vecteur de développement et de cohésion sociale, et non un folklore d’apparat.

La culture comme ciment de l’unité 

L’adoption d’un hymne commun par les pays de l’AES n’est pas un gadget symbolique, c’est une pierre de plus à l’édifice. Après le drapeau, la devise et le logo, c’est l’âme de cette confédération naissante qui se dessine, au son des voix sahéliennes réunies.

Le défi est immense, mais l’enjeu vital. Car une région sans récit partagé est une région livrée aux vents mauvais de la division et de la violence. En pariant sur la culture comme ciment de l’unité, les dirigeants du Sahel dessinent peut-être, à leur tour, les premières lignes d’un destin commun. Un destin que leurs peuples attendent depuis trop longtemps.

Chiencoro Diarra 

12 mai 2025 0 comments
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