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L’ancien ministre Mamadou Mohamed Coulibaly, membre de la commission nationale de vulgarisation des symboles de l’Etat, lors de la session de présentation au palais de Koulouba, le 9 mai 2025.
A la UnePolitique

À Koulouba, le serment des symboles : quand le Mali refonde sa souveraineté par l’éducation civique

by Chiencoro 10 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans une République en quête de repères, la Présidence malienne vient d’accueillir une session solennelle de sensibilisation aux symboles de l’État. Un moment fort, à la fois pédagogique et politique, qui s’inscrit dans la stratégie du Président Assimi Goïta de refonder la nation par la réappropriation des valeurs républicaines et souveraines, en commençant par le sommet de l’État lui-même.

C’est une séquence comme seul Koulouba peut en produire. Un moment de silence et de mémoire, où le faste institutionnel s’efface devant l’essentiel : dire qui nous sommes, ce que nous défendons, ce que nous transmettons. Ce vendredi 9 mai 2025, dans une salle sobrement décorée aux couleurs du drapeau national, les collaborateurs du Président de la Transition ont interrompu leurs routines administratives pour se livrer à une cérémonie aussi symbolique que stratégique : la présentation officielle des cinq piliers de l’identité malienne.

La commission nationale de vulgarisation des symboles de l’Etat, lors de la session de présentation au palais de Koulouba, le 9 mai 2025.
Le personnel de Koulouba lors de la présentation des symboles de l’Etat par la Commission nationale de vulgarisation des symboles de l’Etat, le 9 mai 2025. Présidence du Mali.

Derrière cet exercice en apparence classique, une opération politique finement orchestrée par le ministre Secrétaire général de la Présidence, Dr Alfousseyni Diawara, sous le regard vigilant de Mohamed Maouloud Najim, président de la Commission nationale de sensibilisation et de suivi des symboles de l’État. Dans l’assistance, une brochette de conseillers spéciaux, de technocrates de haut rang, de directeurs de services, et même des hommes en uniforme, tous conviés à revisiter les armoiries de la République, l’hymne national, le drapeau, la devise et le sceau officiel du Mali.

Une République qui se réapproprie ses fondations

Le contexte n’est pas anodin. Depuis des années, le Mali s’est peu à peu déconnecté de ses repères institutionnels. Armoiries déformées, drapeaux mal reproduits, hymne mal interprété, usage anarchique du sceau officiel par des administrations peu regardantes… Une dérive que les autorités actuelles, dans leur volonté de refondation, ont décidé de corriger. Le diagnostic est sans appel : les symboles de l’État sont peu connus, mal respectés, parfois galvaudés jusque dans les hautes sphères du pouvoir.

« Ces symboles sont l’ADN d’un État souverain », martèle Mohamed Maouloud Najim. Sous ses mots, on devine l’obsession d’une administration qui veut en finir avec les approximations. Car, au Mali, le drapeau est plus qu’un morceau de tissu, le sceau plus qu’un tampon administratif, l’hymne plus qu’une musique chantée les jours de fête. Ces attributs racontent une histoire, forgent une identité, rappellent une souveraineté que le Président Assimi Goïta place au sommet de ses priorités.

Une pédagogie nationale au service de la refondation

Depuis le lancement de la Semaine nationale d’harmonisation des symboles de l’État, en février 2024, le Comité sillonne les institutions, les écoles, les casernes, les médias. Treize sessions déjà réalisées, plus de mille agents sensibilisés, des dizaines de recommandations formulées. Ce 9 mai, Koulouba clôture le cycle. Le choix n’a rien d’un hasard : « Commencer par les ministères, finir par la Présidence, c’est envoyer un message clair. Le respect des symboles commence au sommet », explique un membre de la commission.

À la tribune, Mamadou Mohamed Coulibaly, expert chevronné, déroule le « Bréviaire de la symbolique de l’État ». Un document modeste par son format, mais ambitieux par sa portée. Il y détaille les significations, les usages et les obligations liés à chaque symbole. Avec une série de propositions audacieuses : traduire l’hymne national dans toutes les langues nationales, réglementer strictement la fabrication des sceaux, harmoniser la montée du drapeau dans toutes les institutions.

S’exprimant à son tour, Dr Alfousseyni Diawara prend soin de replacer cet exercice dans la trajectoire politique actuelle. « Ce n’est pas une cérémonie de plus, c’est un acte politique fort », affirme-t-il. 

Dans la salle, les collaborateurs acquiescent. Ils savent qu’au-delà des discours, l’État attend d’eux une mise en pratique. La Présidence, siège de la première institution de la République, doit montrer l’exemple. Chaque document, chaque salle de réunion, chaque cérémonie devra désormais respecter scrupuleusement les attributs officiels de l’État.

Le pari du Président Goïta : éduquer une nation par ses symboles

Derrière ce travail de fourmi, une conviction portée au plus haut sommet : la souveraineté commence par la maîtrise de ses propres références. Le général Assimi Goïta, stratège en chef de cette pédagogie silencieuse, veut faire de 2025 — déclarée année de la Culture — le point de départ d’une révolution des mentalités. Car, comme le rappelle le ministre Diawara, « chaque nation a le devoir de se construire à partir de ses propres valeurs ».

Alors que le Mali traverse une transition délicate, entre lutte contre le terrorisme, batailles diplomatiques et crises économiques, les autorités parient sur une arme souvent sous-estimée : l’éducation civique par les symboles. Une bataille invisible, mais décisive, pour reconstruire une République debout, fière de son histoire, et résolue à défendre ses attributs face aux vents contraires de la mondialisation.

Un pari osé. Mais au Mali, les grandes victoires se forgent dans les petits gestes. Ce 9 mai, à Koulouba, ces gestes ont pris la forme d’un serment silencieux. Celui de faire vibrer à nouveau l’âme d’un État qui se cherche une voie, un visage et une voix.

Chiencoro Diarra 

10 mai 2025 0 comments
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Choguel-Kokalla-Maiga
A la UneEnquête

Mali : à la Primature, les failles d’une gestion politique ordinaire révélées par le Vérificateur général

by Sahel Tribune 10 mai 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Enquête publique sur les pratiques financières et administratives de la Primature malienne : entre irrégularités, soupçons d’abus et nécessité d’un nouveau départ pour l’exemplarité de l’État.

Bamako – C’est un document explosif, publié sans fanfare par le Bureau du Vérificateur général du Mali début mai 2025. Une radiographie crue de la gestion administrative et financière du cœur du pouvoir exécutif malien : la Primature. En ligne de mire, quatre exercices budgétaires (2021-2024) et une série d’irrégularités, aussi graves qu’embarrassantes, qui jettent une lumière crue sur les pratiques internes d’un État en quête de refondation.

50 milliards, et des comptes loin d’être clairs

Selon les enquêteurs, entre 2021 et fin novembre 2024, ce sont près de 51 milliards de francs CFA qui ont été engagés par la Primature. Sur cette enveloppe, plus de deux milliards de dépenses sont aujourd’hui mises en cause. Le rapport pointe notamment l’utilisation abusive du « filet social » – un fonds destiné à soulager les plus vulnérables – pour financer des dépenses sans lien direct avec les couches déshéritées : carburant, appuis à des organisations, désinfections de bâtiments administratifs, ou encore formations universitaires à l’étranger.

Autre pratique relevée : le paiement par la Primature de « dépenses de souveraineté » en dehors du cadre réglementaire, pour plus de 800 millions de FCFA. Des lignes budgétaires floues, sans encadrement légal précis, dont les bénéficiaires et les montants échappent à tout contrôle.

Procédures contournées, marchés sur-mesure

La gestion des marchés publics n’échappe pas à la critique. Le rapport dénonce la reconduction irrégulière de marchés, l’absence de mise en concurrence sur certains contrats attribués par entente directe, ou encore des pénalités de retard non appliquées à des prestataires défaillants. Pire encore, des entreprises ont réussi à décrocher des contrats en fournissant de fausses expériences ou en se livrant à des pratiques de conflit d’intérêts, le tout avec la bénédiction de commissions de passation et de réception visiblement peu regardantes.

Le cas de l’AGETIER-Mali, une agence d’exécution chargée de projets sociaux, est symptomatique. L’enquête révèle que plusieurs marchés liés à l’achat d’ambulances et à la réalisation de forages ont été mal exécutés ou attribués dans des conditions douteuses, parfois avec des documents falsifiés. À cela s’ajoute l’absence d’immatriculation des véhicules au nom des services bénéficiaires, ouvrant la voie à des détournements potentiels.

Vers une gouvernance exemplaire ?

S’il reconnaît la collaboration des services contrôlés lors de la vérification, le Vérificateur général ne cache pas son inquiétude. « La Primature doit gérer les ressources de façon optimale pour faire face aux défis de la Transition », conclut-il, non sans recommander une refonte des règles encadrant les dépenses dites de souveraineté.

Ce dossier intervient alors que les autorités de la Transition, dirigées par le général Assimi Goïta, multiplient les annonces de réformes structurelles. Mais à Bamako, nombreux sont ceux qui attendent désormais des actes forts : rendre des comptes, sanctionner les abus, et surtout rompre avec une culture d’impunité qui gangrène l’administration publique depuis trop longtemps.

À l’heure où le Mali revendique une souveraineté retrouvée sur le plan sécuritaire et diplomatique, le chantier de la bonne gouvernance reste, lui, ouvert. En plein jour.

A.D

10 mai 2025 0 comments
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Création de l'hymne de l'AES
A la UnePolitique

Validation de l’hymne de l’AES : un acte symbolique pour cimenter l’unité sahélienne

by Ibrahim Kalifa Djitteye 10 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans une volonté de renforcer leur unité et leur identité commune, les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger, viennent d’adopter un hymne officiel. Réunis à Bamako du 7 au 9 mai 2025, les experts culturels des trois nations ont validé ce symbole fort sous la supervision de leurs ministres de tutelle. Après le logo, la devise et le drapeau, l’hymne devient un nouveau pilier de cette jeune alliance régionale aux ambitions souverainistes.

C’est dans la salle Toumani Koné du Centre international de Conférences de Bamako qu’a eu lieu, le vendredi 9 mai 2025, la cérémonie de clôture des travaux des experts. Pendant deux jours, les délégations culturelles du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont uni leurs efforts pour valider l’hymne officiel de la Confédération des États du Sahel (AES). Ce moment solennel marque une étape majeure dans le processus de construction d’une identité commune aux trois nations fondatrices.

La cérémonie a été coprésidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et le Colonel-Major Abdourahamane Amadou, ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, représentant son homologue de la Culture. Également présent, le Secrétaire général du ministère burkinabè de la Culture, Bètamou Fidèle Aymar Tamini, représentant le ministre de la Culture du Burkina Faso.

Des travaux menés avec rigueur et engagement

Durant deux jours, les délégations des trois pays se sont penchées sur l’étude des différentes propositions de textes et de musiques soumises par chaque État membre. L’objectif était d’aboutir à un hymne commun qui incarne les valeurs, les espoirs et les aspirations des peuples sahéliens. Une mission conduite avec sérieux par les experts, dans un esprit de concertation et de consensus.

L’organisation de cette rencontre a été assurée par le ministère de la Culture du Mali, en collaboration étroite avec ceux du Burkina Faso et du Niger. Ces travaux se sont tenus sur instruction des Chefs d’État : le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État du Mali, président en exercice de l’AES ; le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso ; et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger.

Un hymne porteur de valeurs et d’espoir

« Après le logo et le drapeau, nos chefs d’État nous ont mandatés pour doter l’AES d’un hymne. Aujourd’hui, grâce à l’engagement des experts, ce travail historique est accompli. C’est un acte fondateur qui donne encore plus de corps à notre Confédération », a déclaré Mamou Daffé, saluant la portée de cet accomplissement.

De son côté, le ministre Abdourahamane Amadou a insisté sur le caractère symbolique de cette initiative : « C’est une mission confiée par les plus hautes autorités de l’AES pour compléter les symboles de la Confédération. Désormais, nous avons un hymne qui reflète nos valeurs et l’unité des peuples. C’est un travail formidable accompli sous pression, mais avec rigueur et engagement ».

Une œuvre musicale reflet de l’identité sahélienne

Selon le Secrétaire général du ministère burkinabè de la Culture, Bètamou Fidèle Aymar Tamini, le texte de l’hymne validé « reflète l’identité des peuples de l’AES et appelle à davantage de solidarité entre les pays membres ». Il constitue, selon lui, un socle culturel commun qui devra accompagner les grandes étapes à venir de cette confédération.

Avec cet hymne, l’AES franchit un nouveau cap dans sa structuration symbolique et politique. Après le logo, la devise et le drapeau, l’adoption d’un chant solennel commun vient renforcer l’idée d’une communauté de destin entre les peuples du Sahel, résolus à tracer ensemble une voie fondée sur la souveraineté, la solidarité et la fierté partagées.

Vers une institutionnalisation progressive de l’AES

Cette initiative culturelle illustre la volonté des dirigeants sahéliens de faire de l’AES un projet de long terme. À travers ces symboles communs, l’AES se dote d’outils fédérateurs destinés à créer un sentiment d’appartenance, au-delà des frontières nationales.

Alors que les défis sécuritaires, économiques et politiques restent nombreux, l’adoption d’un hymne vient renforcer la cohésion entre les membres de la Confédération. Elle donne également un signal fort à leur population notamment celui d’une union enracinée dans une histoire partagée et tournée vers un avenir commun.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

10 mai 2025 0 comments
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Opération conjointe des armées de l'AES
A la UneSécurité

Lutte contre le terrorisme : la FU-AES neutralise une base terroriste au sud d’Indélimane

by Ibrahim Kalifa Djitteye 10 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Force unifiée de la Confédération des États du Sahel (FU-AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, poursuit sa montée en puissance militaire. Dans un communiqué publié par l’État-Major général des Armées (EMGA) du Mali, les autorités militaires ont annoncé qu’une nouvelle opération conjointe a permis de neutraliser une base de groupes armés terroristes, le 8 mai 2025, à 35 kilomètres au sud d’Indélimane, dans la région de Ménaka.

Cette opération s’inscrit dans la continuité des succès précédemment enregistrés par la FU-AES dans l’ensemble de son espace d’intervention, en particulier dans la zone des trois frontières. Elle illustre la détermination des forces alliées à lutter efficacement contre les groupes extrémistes violents qui menacent la stabilité du Sahel.

Une opération rendue possible grâce à la coordination des services

L’opération a été rendue possible grâce à une surveillance étroite des mouvements transfrontaliers. Les sentinelles aériennes du Mali et du Niger ont localisé la base ennemie, avant de procéder à une frappe coordonnée. Selon l’EMGA, cette réussite repose sur une meilleure connaissance de l’environnement et de l’ennemi, obtenue grâce à une coopération renforcée entre les services de renseignement des trois pays.

La fusion des informations recueillies sur le terrain permet un ciblage de plus en plus précis. Avec une puissance de feu en constante amélioration, les forces de la FU-AES parviennent désormais à mener des actions ciblées, efficaces et rapides contre les groupes terroristes.

L’efficacité croissante d’une force régionale

L’État-Major général des Armées salue la qualité du travail de renseignement, la rigueur des états-majors et le professionnalisme de l’ensemble des soldats engagés sur le terrain. Il souligne également que la posture dynamique et offensive de la FU-AES se poursuivra jusqu’à la défaite complète des forces du mal.

Les succès répétés de cette force régionale montrent l’importance de la coopération entre les pays du Sahel. En agissant ensemble, les États membres de la FU-AES entendent reprendre le contrôle de leurs territoires, restaurer la sécurité et protéger durablement leurs populations.

Reconnaissance aux populations et appel à la vigilance

L’EMGA a profité de ce communiqué pour remercier les populations locales qui soutiennent l’action des forces armées, malgré les pressions, les menaces et les exactions des groupes armés terroristes. Leur collaboration, qu’elle soit par la fourniture d’informations ou le refus d’assistance aux terroristes, est jugée précieuse dans cette lutte.

L’État-Major appelle les habitants à rester vigilants et à se démarquer des groupes extrémistes, afin de contribuer à l’instauration d’un climat de sécurité durable dans leurs localités.

L’opération menée au sud d’Indélimane envoie un message fort : les forces de la FU-AES sont déterminées, organisées et capables de frapper les groupes terroristes là où ils se trouvent. Grâce à une montée en puissance progressive et une meilleure synergie entre les armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger, la lutte contre le terrorisme dans le Sahel semble entrer dans une nouvelle phase, plus offensive et plus coordonnée.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

10 mai 2025 0 comments
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Paris sportifs
A la UneSport

Paris sportifs : la nouvelle dépendance qui ronge la jeunesse malienne

by Cheickna Coulibaly 9 mai 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Ils sont jeunes, souvent déscolarisés, ou même diplômés mais sans emploi. Dans les rues de Bamako comme dans bien d’autres villes du pays, les paris sportifs se sont imposés comme l’unique moyen d’échapper à la précarité. Derrière les tickets PMU, les clics sur 1xBet ou les jetons de casino virtuels se cache une réalité bien plus sombre : l’addiction, la ruine, et le silence des institutions.

« J’ai commencé à parier avec de l’argent réelle fin 2019, avec de petites mises, genre 250 F CFA. Puis un jour de janvier 2020, j’ai gagné près de 580 000 F CFA en jouant seulement 250 FCFA sur des évènements sportifs. » Pour ce jeune homme de 30 ans, cette victoire fut le début d’une longue descente. Très vite, il s’inscrit sur d’autres plateformes comme 1xBet ou Betwinner. « Je misais parfois jusqu’à 80 000 F CFA en une journée… et je perdais tout. »

Ce schéma, de nombreux jeunes maliens le connaissent. Entre endettement, mensonges à la famille et obsession quotidienne, les paris prennent le contrôle. « J’ai plus de 300 000 F CFA de dettes. J’ai menti à mes proches, pris des crédits, désinstallé les applis… mais dès que j’ai un peu d’argent, je replonge. » Il conclut sur une note d’espoir : « J’aurais préféré ne jamais commencer. »

Addiction silencieuse, souffrance invisible

Derrière l’écran, l’accroche est puissante : « Misez 100 F CFA, repartez millionnaire ! », « Gagnez sans transpirer grâce à vos connaissances du foot ! », ou encore « Pariez sur votre équipe préférée et changez de vie. » Ces slogans, omniprésents sur les réseaux sociaux et dans les quartiers, séduisent une jeunesse désorientée.

Seydou Diarra, 20 ans, raconte : « Ce qui m’attirait, c’était l’illusion de l’argent facile. Mais un jour, j’ai réalisé que je ne pouvais plus passer une journée sans parier. » Boubacar Barry, lui, a commencé à 15 ans : « J’ai perdu 30 000 F CFA et ça m’a détruit pendant deux mois. »

Les professionnels tirent la sonnette d’alarme

Face à cette montée silencieuse de la dépendance, les professionnels de la santé mentale commencent à s’inquiéter, même si peu osent encore en parler ouvertement au Mali. Pour le psychologue ivoirien Yao Kouassi, « les paris sportifs fonctionnent sur le même mécanisme psychologique que les drogues dures : gain aléatoire, euphorie, rechute. »

En Afrique de l’Ouest, plusieurs praticiens observent une recrudescence de jeunes en détresse psychologique liée au jeu. La psychiatre sénégalaise Fatou Diop explique : « Ce qui rend ces addictions dangereuses, c’est qu’elles sont socialement acceptées. Les jeunes ne se considèrent pas malades, donc ils ne demandent pas d’aide. »

Au Mali, bien que peu de données existent, certains psychologues locaux comme Moussa Traoré, exerçant à Bamako, commencent à tirer la sonnette d’alarme. Il confie : « La majorité des jeunes que je reçois pour anxiété ou insomnie cachent un rapport problématique au jeu. Ils n’en parlent qu’en dernier recours. »

L’absence de formation spécifique sur l’addiction au jeu dans les parcours médicaux nationaux complique la prise en charge. Il n’existe pas, à ce jour, de structure dédiée, ni de numéro vert d’écoute pour les joueurs en détresse.

Un fléau continental

Le Mali n’est pas un cas isolé. Une étude de GeoPoll en 2024 révèle que plus de 76 % des jeunes Africains interrogés dans plusieurs pays ont déjà parié, avec des pics au Kenya, au Ghana ou en Afrique du Sud. Près de 16 % parient plus d’une fois par jour, souvent dans l’espoir d’un jackpot jamais atteint.

Au Nigeria, on estime à près de 20 millions le nombre de jeunes exposés. Les paris deviennent une véritable industrie, avec des interfaces modernes, des bonus séduisants et des ambassadeurs célèbres du monde sportif ou musical.

Une urgence ignorée

Alors que les jeunes Maliens s’enfoncent de plus en plus dans l’addiction aux paris sportifs, le cadre réglementaire reste flou et insuffisant. Le PMU-Mali, seule structure officiellement autorisée à gérer les jeux de hasard dans le pays, continue d’opérer avec l’appui de l’État, mais sans réelle politique de prévention à la hauteur des enjeux.

Face à lui, des plateformes étrangères comme 1xBet ou Betwinner prospèrent, bien qu’elles ne soient ni régulées ni fiscalisées par les autorités maliennes. Résultat : une jeunesse exposée, un secteur incontrôlé, et un manque à gagner pour l’économie nationale.

Si l’État évoque aujourd’hui des pistes comme la taxation des jeux via Mobile Money, le mal est déjà profond. Et les rares campagnes d’information restent timides, voire absentes, face à un phénomène qui gangrène le tissu social, dans l’indifférence générale.

Les paris sportifs ne sont plus un simple divertissement. Ils sont devenus un danger silencieux, une échappatoire qui laisse derrière elle des vies brisées et des dettes colossales. Il est temps que les institutions prennent la mesure de cette nouvelle dépendance qui, à défaut d’être combattue, pourrait bien emporter une génération.

À suivre 

Cheickna Coulibaly 

9 mai 2025 0 comments
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Urbanisation
A la UnePolitique

Urbanisme : Bougouni et Dioïla dotées de nouveaux schémas directeurs

by Fatoumata Togo 9 mai 2025
written by Fatoumata Togo 3 minutes read

Lors du Conseil des ministres du mercredi 7 mai 2025, le gouvernement malien a adopté deux projets de décret portant approbation des schémas directeurs d’urbanisme des villes de Bougouni et de Dioïla. Ces documents stratégiques, proposés par le ministre de l’Urbanisme, visent à encadrer le développement futur de ces localités devenues capitales régionales. Face à leur expansion rapide et à l’ampleur des activités économiques et sociales, ces schémas actualisés offriront un cadre de planification urbaine durable pour les vingt prochaines années, intégrant habitat, infrastructures et enjeux environnementaux.

Situées dans le sud du pays, Bougouni et Dioïla connaissent une transformation accélérée de leur tissu urbain. Chef-lieu de la commune urbaine de Bougouni, cette région s’étend sur une superficie de 5 808 hectares et comptait une population estimée à 74 647 habitants en 2022. Quant à Dioïla, relevant de la commune rurale de Kaladougou, elle couvre 1 335 hectares pour environ 22 808 habitants à la même période.

Leur désignation récente comme capitales régionales a accentué l’ampleur des activités économiques, sociales et administratives sur leurs territoires. Une dynamique qui rendait indispensable une mise à jour de leurs outils de planification, les précédents schémas ayant été élaborés en 2002 pour Bougouni et en 2001 pour Dioïla.

Des outils pour anticiper l’avenir

Les schémas directeurs d’urbanisme sont des instruments de planification de long terme. Ils définissent les grandes orientations de développement et d’aménagement du territoire à l’échelle urbaine. En d’autres termes, ils tracent la vision d’évolution harmonieuse de la ville pour les vingt prochaines années. Leur champ d’action couvre plusieurs domaines clés, allant de l’habitat à la voirie, en passant par les réseaux divers, les équipements publics et la gestion environnementale.

Les nouveaux schémas validés par le gouvernement prennent ainsi en compte les mutations intervenues au cours des deux dernières décennies, mais aussi les projections futures liées à la pression démographique, à l’urbanisation galopante, à l’essor des activités économiques, et à la transformation des fonctions urbaines de ces localités.

Un cadre pour un développement harmonieux

L’adoption de ces deux projets de décret permettra d’encadrer le développement des villes de Bougouni et de Dioïla sur les plans spatial, économique, social et environnemental. En dotant ces collectivités d’outils de gestion modernes et adaptés aux réalités actuelles, les autorités ambitionnent de prévenir les désordres urbains, d’optimiser les investissements publics et privés, et d’assurer un cadre de vie décent à leurs habitants.

Par ailleurs, les nouveaux schémas intègrent les exigences environnementales dans la planification urbaine, notamment en matière de traitement des déchets, de gestion des eaux pluviales, de préservation des zones vertes et de réduction des risques liés aux changements climatiques.

Une volonté politique affirmée

Cette double adoption traduit la volonté des plus hautes autorités de doter toutes les régions du pays, en particulier les nouvelles capitales régionales, d’outils efficaces pour un développement durable. Elle s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’État et de réorganisation territoriale engagée par le gouvernement de Transition. En misant sur une urbanisation planifiée et maîtrisée, l’exécutif malien anticipe les défis de demain, tout en répondant aux besoins immédiats des populations en matière d’infrastructures, de logements décents et d’aménagement du cadre de vie.

Avec ces schémas directeurs révisés et approuvés, Bougouni et Dioïla disposent désormais d’une boussole pour orienter leur croissance et asseoir les bases d’un développement cohérent, inclusif et résilient.

Fatoumata Togo, stagiaire 

9 mai 2025 0 comments
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Oeuvres sociales du Président de la Transition
A la UneÉconomie

Assimi Goïta, ou la révolution discrète des œuvres sociales

by Sahel Tribune 9 mai 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Depuis 2021, les œuvres sociales du président Assimi Goïta se sont imposées comme l’une des politiques sociales les plus visibles et les plus transformatrices du Mali contemporain. De l’accès à l’eau potable à l’électrification solaire des hôpitaux, en passant par l’appui aux personnes vulnérables, le chef de l’État donne corps à une vision sociale inclusive et durable qui redéfinit le rôle de l’État auprès de ses citoyens.

Qu’on le veuille ou non, il faudra bien un jour reconnaître au général Assimi Goïta ce que l’histoire retiendra de lui : avoir transformé la notion d’œuvres sociales d’une pratique cosmétique en un véritable levier de développement national. 

Depuis quatre ans, à l’abri des projecteurs médiatiques mais au cœur des priorités présidentielles, le général d’armée malien déroule une stratégie sociale d’une ampleur inédite. Une révolution, discrète mais méthodique, qui vient redonner du sens à la promesse républicaine dans un Mali à la croisée des chemins.

Rendre l’État utile aux plus vulnérables

Tout a commencé ce 7 juin 2021, dans l’austère salle d’investiture où, loin des discours convenus, le nouveau chef de la Transition surprend son auditoire : les deux tiers de son fonds de souveraineté, cette manne d’habitude jalousement conservée par les régimes successifs, seront consacrés aux œuvres sociales. Pas de formule creuse, pas d’effet d’annonce. Une décision politique forte, traduite dans les actes, mois après mois, région après région.

Des kits alimentaires, des forages d’eau potable, des fournitures scolaires, des ambulances, des motos tricycles pour les personnes en situation de handicap, des dons aux orphelins, des soutiens directs aux femmes et aux enfants vulnérables : le catalogue des actions s’allonge. Mais Assimi Goïta n’en reste pas là.
Il élève l’ambition de passer du secours d’urgence à l’investissement structurel.

Cap sur l’énergie et la santé 

2024 marque un tournant. Face à une crise énergétique qui étouffe le pays, il décide de frapper fort : 25 groupes électrogènes, soit 27 mégawatts injectés dans le réseau national, pour soulager EDM-SA et apporter une réponse d’urgence au délestage. Mais surtout, il trace une nouvelle voie à travers l’électrification solaire des structures sanitaires.

En mars 2025, à Bamako, l’hôpital dermatologique bénéficie d’une centrale solaire de 400 kWh, révolutionnant la prise en charge des grands brûlés. En avril, 1 000 panneaux solaires viennent métamorphoser l’Hôpital du Mali. Un mégawatt d’énergie propre, libérant les services critiques de la dépendance au gasoil.

Le Centre national d’odontologie, le Centre de transfusion sanguine, et bientôt d’autres hôpitaux suivent la dynamique.

Dans un pays où les coupures d’électricité peuvent signer une condamnation à mort pour les patients sous oxygène, ces installations solaires ne relèvent pas de la communication. Elles sauvent des vies, améliorent durablement les conditions de travail des soignants, réduisent les coûts pour les établissements et incarnent une souveraineté énergétique naissante.

Un modèle social malien, décliné sur tous les fronts

Ce déploiement ne se limite pas à la santé. Il épouse une vision transversale où l’éducation, l’eau, la sécurité alimentaire, l’inclusion sociale et l’énergie se croisent. En effet, des centaines de forages jaillissent sur tout le territoire, du Sahel profond aux faubourgs de Bamako. Sur le plan éducatif, plusieurs écoles rurales reçoivent tables-bancs, manuels et équipements informatiques. Des écoles ont été également construites ; d’autres réhabilitées.  Il faut aussi noter que les personnes handicapées reçoivent des motos adaptées, les veuves et orphelins de militaires tombés au front sont accompagnés, les producteurs, les éleveurs et les pêcheurs bénéficient aussi d’équipements et de soutiens ciblés.

A toutes ces couches, il faut ajouter que les femmes, jeunes, personnes vivant avec un handicap, paysans, citadins… chacun est visé par des actions concrètes.
L’ambition est territoriale. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, aucune région n’est oubliée. Il s’agit donc d’un engagement personnel et financier inédit de la part du chef de l’État. 

Rarement un président malien aura autant investi personnellement, non pas dans des discours, mais dans des actions budgétisées, traçables, évaluables.
Avec les œuvres sociales, le général Assimi Goïta redonne du sens à l’argent public. Loin des pratiques clientélistes, loin des détournements de fonds. Ici, les deniers de la souveraineté sont visibles sur le terrain, palpables dans les centres de santé, les écoles, les villages, les exploitations agricoles.

Faire des œuvres sociales une politique d’État

Mais Assimi Goïta le sait. Tout cela ne saurait être une parenthèse de Transition. L’enjeu est de transformer cette dynamique en politique publique pérenne, adossée à des institutions solides, inscrite dans la durée, au-delà des hommes et des régimes.

La diversification des œuvres sociales esquisse déjà le socle d’un modèle malien de protection sociale, ancré dans la proximité, l’inclusion, l’innovation et la solidarité nationale.

Dans un Mali fracturé par les crises, les tensions et les inégalités, ce chantier social apparaît comme le fil invisible qui retisse le lien entre l’État et les citoyens. Une politique de terrain, loin des cénacles politiciens, qui s’impose comme l’un des legs majeurs d’Assimi Goïta à l’histoire du Mali.

À la croisée des crises, alors que l’AES cherche sa voie, le président malien démontre que l’État peut encore être une solution, par le social, l’énergétique et l’humain. Et si, finalement, la vraie révolution d’Assimi Goïta était là : faire du Mali, non pas seulement un pays qui se relève, mais un pays qui se soucie enfin de tous ses enfants.

A.D

9 mai 2025 0 comments
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