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Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme garde des Sceaux.
A la UneEnquête

Les Maliens et la justice : Trois sur quatre en ont confiance, et beaucoup ignorent les procédures 

by Sidi Modibo Coulibaly 15 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

De tous les secteurs de la vie, la justice constitue un pilier essentiel. Elle permet de réguler la vie en société. Le niveau de confiance des populations en elle est un gage de paix, de stabilité, d’harmonie et de cohésion. Au Mali, la Friederich Ebert Stiftung (FES), une institution indépendante allemande, à travers son enquête d’opinions annuelle, a publié des résultats dans ce sens.

Pour la 16e fois depuis fin 2012, l’institution allemande créée en mars 1925 et présente au Mali depuis 1972, a livré les résultats de son enquête d’opinions des Maliens sur la gouvernance de leur pays. Cette enquête, qui s’est déroulée du 11 au 22 janvier 2025, a ciblé un échantillon de 2 220 personnes âgées de 18 ans et plus. Les Maliens se sont prononcés sur plusieurs sujets parmi lesquels la justice. Qu’ont-ils dit ?

Nette progression du niveau de confiance en la justice

Les résultats de l’enquête montrent que trois quarts des Maliens ont confiance en la justice malienne (18,3 % totalement confiance et 56,8 % partiellement confiance) contre deux sur dix qui n’y font pas confiance (14,2 % pas confiance et 6,3 % pas du tout confiance). Le niveau de confiance en la justice malienne diminue avec le niveau d’instruction : aucun (77,1 %), primaire (76,9 %), secondaire (73,7 %), supérieur (66,9 %). 

Autrement dit, le niveau de confiance en la justice malienne est en nette progression ces dernières années, passant de 47,7 % en 2021 à 75,1 % en 2025. Ce qui correspond à une hausse de 27,4 points de pourcentage sur ces cinq dernières années. Les principales attentes des populations sont, selon les résultats, une justice transparente, soit 58,2 % des personnes enquêtées. 

Les populations veulent aussi une justice équitable (30,1 %), une justice incorruptible (22,7 %), une justice impartiale sans distinction sociale (21,9 %). Cette nette progression de la confiance des populations en la justice est un peu tachetée par une méconnaissance des procédures judiciaires.

Méconnaissance des procédures

D’après l’institution allemande, les personnes enquêtées estiment que les procédures judiciaires sont méconnues par une très grande majorité des populations. Pour près de neuf Maliens sur dix, les procédures de la justice sont méconnues des populations (58,0 % tout à fait d’accord et 31,7 % d’accord) ; plus de huit personnes sur dix trouvent que les procédures de la justice sont longues et compliquées (55,1 % tout à fait d’accord et 29,6 % d’accord). 

Enfin, plus de sept personnes sur dix estiment que la justice malienne est corrompue (33,3 % tout à fait d’accord et 39,2 % d’accord) ou que la justice malienne coûte cher (51,2 % tout à fait d’accord et 26,7 % d’accord). La méconnaissance des textes, des modes de saisine et des procédures judiciaires ressort comme un frein majeur à l’accès des différents degrés de juridiction. Alors, l’un des plus grands défis de la justice est la sensibilisation et l’information afin que les populations s’approprient les procédures judiciaires. 

Il faut signaler que depuis quelques années, les autorités ont entrepris un vaste chantier de réformes du système judiciaire. Ces réformes traduisent une ambition de renforcer l’État de droit, de garantir une justice équitable et de mieux protéger les citoyens face aux défis contemporains. Parmi ces réformes, on peut citer l’adoption de deux textes majeurs : la Loi n° 2024-027 portant Code pénal et la loi n° 2024-028 portant Code de Procédure pénale. 

Ces deux codes s’inscrivent dans une dynamique d’adaptation aux réalités sociales, tout en restant fidèles aux valeurs culturelles du pays. Le Code de Procédure pénale place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. Tandis que le Code pénal introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique.

Sidi Modibo Coulibaly 

15 mai 2025 0 comments
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Graphique pour illustrer les billets d'humeur
A la UneBillet d'humeur

L’or ou le chaos ?

by Chiencoro 15 mai 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans un Mali qui rêve de tourner enfin la page de la prédation minière, les récentes attaques contre les sites d’exploitation aurifère tombent comme une signature. Celle d’intérêts obscurs, résolus à saboter une ambition nationale : reprendre le contrôle de l’or pour qu’il profite enfin aux Maliens. Entre provocations sécuritaires et manœuvres économiques, une guerre silencieuse est en marche. Reste à savoir qui en sortira vainqueur.

Soyons honnêtes : il y a quelque chose d’exaspérant dans cette obsession malienne pour l’or… non pas que le métal jaune en lui-même pose problème — après tout, c’est une richesse légitime que le Créateur a généreusement enfouie dans nos sous-sols. Mais ce qui fatigue, ce sont les mains étrangères qui s’en emparent depuis des décennies, pendant que nous, Maliens, nous contentons d’applaudir les bilans miniers en milliards, sans jamais voir la couleur de ces milliards.

Ces derniers mois, une lueur d’espoir semblait pourtant poindre. La Transition, à travers son initiative « Mali Kura », a mis la main sur le dossier minier avec une ambition affichée : faire en sorte que l’or brille, non plus pour les compagnies étrangères, mais pour les Maliens. Ce n’est plus un slogan, c’est une doctrine d’État. Le nouveau code minier est passé par là, avec ses promesses de contenu local, de fiscalité revue, de contrôle renforcé. Et il faut croire que ça commence à déranger.

Comme par hasard, voici que les sites miniers, industriels comme artisanaux, se retrouvent dans le viseur. Kangaba, Kéniéba, Kayes : les attaques se multiplient, les engins brûlent, les orpailleurs s’effondrent sous des tonnes de gravats. Le tout, bien sûr, filmé et relayé sur les réseaux sociaux, histoire de semer la peur et de faire passer les autorités pour incapables de protéger la première richesse du pays.

Mais qui profite du chaos ? Certainement pas le Mali. Car pendant que des groupes armés s’acharnent à détruire nos machines et nos espoirs d’investissement, ce sont encore les mêmes intermédiaires et réseaux mafieux, tapis dans l’ombre, qui s’enrichissent sur le dos d’un peuple assoiffé de justice économique.

Ne nous y trompons pas. Ces attaques ne sont pas de simples faits divers sécuritaires. Elles sont la réponse d’intérêts bien connus — nationaux et étrangers — qui refusent de voir le Mali se relever, contrôler ses ressources, et redistribuer les fruits de ses richesses à ses enfants.

Alors, que faire ? Se plaindre ? Certainement pas. La Transition, on le voit, a décidé d’aller jusqu’au bout. La sécurisation des sites miniers est en cours, les réformes avancent, et la reprise en main du secteur est plus qu’une promesse : c’est une stratégie assumée.

Oui, il y aura encore des résistances, des provocations, des coups tordus. Mais à ce stade, il n’y a plus d’alternative. Ou l’or brille pour les Maliens, ou il continuera d’alimenter les banques et les palais des autres. Le peuple, lui, a déjà choisi. Et il n’a plus envie d’attendre.

À bon entendeur…

Chiencoro Diarra

15 mai 2025 0 comments
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Financement du terrorisme au Mali.
A la UneÉconomie

Monnaies africaines : incarnent-elles un signe de souveraineté ?

by Sidi Modibo Coulibaly 14 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

La monnaie joue un rôle important dans les échanges entre particuliers et entre pays. Disposer de sa propre monnaie pour un pays est un signe de souveraineté. Il l’est encore quand cette monnaie est fabriquée par le pays et a une valeur sur le plan international. Les pays africains sont-ils dans ce cas ? 

Les spécialistes en la matière soulignent que la valeur d’une monnaie est fortement adossée à la quantité de réserves naturelles, surtout minérales, d’un pays. Et que ce sont ces réserves qui peuvent permettre à un pays d’en créer. Ils ajoutent, aussi, que ces réserves constituent une garantie pour la monnaie sur le plan international. 

Les pays africains, dans leur grande majorité, regorgent d’immenses ressources de ce genre. Pourtant aucune de leur monnaie n’a de la valeur sur le plan des échanges commerciaux internationaux. Pire, la plupart d’entre eux battent leur monnaie en dehors du continent. Les quelques pays qui en font chez eux, ont recours à l’expertise étrangère pour des raisons de qualité. 

Les pays africains qui ont leurs propres imprimeries monétaires 

Ils sont au nombre de neuf (9). Il s’agit du Maroc, de l’Algérie, de l’Égypte, du Soudan, du Ghana, du Nigéria, de la République Démocratique du Congo (RDC), du Kenya, et de l’Afrique du Sud. Cependant, la plupart de ces 9 pays font fabriquer certains billets à l’étranger. Le Ghana et le Nigeria le font en Grande-Bretagne. La RDC fait appel à l’Argentine, à l’Australie ou à l’Allemagne.

Quant à l’Algérie, elle commande de l’étranger le papier d’impression avec tous les signes de sécurité et son imprimerie ajoute des motifs. Ces signes de sécurité tout comme les encres spéciales ou les machines sont toutes importés de la Suisse et de l’Allemagne, celles-ci étant quasiment les seuls fabricants au monde pour ce qui est des machines. Le Liberia fait fabriquer l’essentiel de ses billets aux États-Unis d’Amérique, mais recourt aussi à la Grande-Bretagne. La Namibie, aussi, recourt à plusieurs imprimeurs de par le monde.

Les pays dont les monnaies sont battues à l’étranger 

Dix-sept (17) le font au Royaume Uni, dix-neuf (19) en France, et six (6) en Allemagne.  Les dix-sept (17) pays concernés sont : l’Angola, le Botswana, le Cap-Vert, l’Éthiopie, la Gambie, la Guinée, le Lesotho, la Libye, le Malawi, l’île Maurice, le Mozambique, l’Ouganda, le Rwanda, Sao Tomé, les Seychelles, la Sierra-Leone et la Tanzanie.  Les dix-neuf (19) qui le font en France sont les 14 pays de la zone CFA plus la Tunisie, les îles Comores, Madagascar, la Namibie et la Zambie. 

Les 14 pays de zone CFA sont le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Niger, le Mali, la Guinée-Bissau, le Togo, le Cameroun, le Tchad, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, la Centrafrique.  Les six (6) qui le font en Allemagne sont : l’Érythrée, la Mauritanie, le Soudan, l’Eswatini (ex Swaziland), la Tanzanie et la Zambie.

Que valent ces monnaies sur le plan international ?  Le cas du franc CFA

C’est la monnaie commune à quatorze (14) pays africains peuplés par plus de 180 millions de personnes. D’après une publication de Harouna Niang, ancien ministre malien de l’Industrie et du Commerce, c’est une monnaie sous tutelle : le franc CFA est arrimé à l’euro à un taux fixe. Ce qui limite la capacité des pays utilisateurs à ajuster leur monnaie selon leurs besoins économiques ; une partie des réserves de change (50 %, anciennement 100 %) doit être déposée auprès du Trésor français, ce qui réduit la souveraineté monétaire ; les décisions de politique monétaire sont fortement influencées par la France, bien que ce soit une monnaie censée être africaine. 

Niang souligne que le franc CFA est arrimé à l’euro à un taux fixe, ce qui limite la capacité des pays utilisateurs à ajuster leur monnaie selon leurs besoins économiques. Une partie des réserves de change (50 %, anciennement 100 %) doit être déposée auprès du Trésor français, ce qui réduit la souveraineté monétaire. Les décisions de politique monétaire sont fortement influencées par la France, bien que ce soit une monnaie censée être africaine. 

Le franc CFA, selon l’ancien ministre, est un frein à la compétitivité et à l’investissement productif : le taux de change fixe rend les exportations africaines peu compétitives sur le marché mondial ; l’accès au crédit reste limité, avec des taux d’intérêt très élevés (souvent supérieurs à 7-8 %) pour les PME locales ; la politique monétaire est conçue pour lutter contre l’inflation plutôt que pour stimuler la production locale ou l’emploi.

Du chemin à faire pour sortir de la dépendance monétaire

Au regard de ce constat, on peut dire que les pays africains ont du chemin à faire pour sortir de la dépendance monétaire. Ils ne peuvent, en aucun cas, revendiquer une souveraineté totale tant que leurs monnaies ne représentent pas une grande valeur dans les échanges commerciaux internationaux. 

A rappeler que la monnaie remplit, traditionnellement, trois fonctions : moyen d’échange, unité de compte réserve de valeur. En tant que moyen d’échange, la monnaie permet de régler des transactions commerciales ou entre particuliers. Elle peut être échangée contre des biens ou des services. Elle possède un pouvoir libératoire immédiat. En sa qualité d’unité de compte, elle permet d’établir les prix grâce à une unité reconnaissable et acceptée par tous. Elle permet de comparer la valeur relative de biens et de services. Et, en tant que réserve de valeur, elle peut être épargnée et utilisée pour conserver ou transmettre à travers le temps.

Sidi Modibo Coulibaly

14 mai 2025 0 comments
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AUDIENCE SOLENNELLE DE RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX
A la UnePolitique

Mali : dissolution des partis politiques

by Sahel Tribune 13 mai 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En adoptant ce 13 mai 2025 un décret de dissolution des partis politiques, le président de la Transition malienne Assimi Goïta scelle la fin d’une ère politique ouverte depuis le renouveau démocratique de 1991. Une décision historique qui, selon Bamako, répond à une exigence du peuple souverain et s’inscrit dans la dynamique de refondation nationale engagée depuis 2021.

Il y avait eu la suspension. Il y a désormais la dissolution. Le Mali, à l’instar du Burkina Faso et du Niger, enterre définitivement son multipartisme dans sa forme actuelle. L’annonce est tombée ce mardi soir sur les antennes de la télévision nationale : le décret présidentiel abroge non seulement la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques, mais interdit également toute activité à caractère politique menée par les structures dissoutes.

Une rupture qui s’inspire des voisins sahéliens

Cette décision fait écho aux mesures similaires déjà prises à Ouagadougou et Niamey, où les transitions ont suspendu les partis pour l’unité nationale et la guerre contre le terrorisme. Comme ses alliés sahéliens, Bamako entend rompre avec les divisions partisanes qui, selon le gouvernement, ont paralysé l’État, alimenté les crises et freiné les réformes.

Le décret lu par Mamani Nassiré, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, est sans appel : interdiction de toute réunion, de toute activité, de toute tentative de reconstitution des partis ou de leurs démembrements. Ceux qui enfreindraient cette mesure risquent des poursuites judiciaires. Le texte précise également que le décret du 7 mai suspendant les partis est désormais caduc, remplacé par une interdiction pure et simple.

Une décision annoncée par les Assises et les Concertations

Faut-il s’en étonner ? Depuis les Assises nationales de la refondation en décembre 2021, le sujet était sur la table. La classe politique, jugée inefficace, corrompue et déconnectée des réalités du peuple, avait été désignée comme l’un des obstacles majeurs à la refondation du Mali.

Les concertations des forces vives d’avril 2025 ont confirmé cette orientation en réclamant à une large majorité la dissolution des partis politiques, accusés d’avoir failli à leur mission depuis trois décennies.

Dans cette perspective, le Conseil national de Transition (CNT) avait déjà acté, hier lundi 12 mai, l’abrogation de la Charte des partis politiques et du statut de l’opposition, ouvrant la voie à la mesure radicale prise ce mardi, après la promulgation de l’aborgation par le président de la transition.

Une réponse aux manœuvres de déstabilisation ?

Depuis plusieurs semaines, une coalition de partis regroupés au sein de l’IPAC (Initiative des partis politiques pour la Constitution) multipliait les actions contre la transition : meetings avortés, dénonciations virulentes, appels à la mobilisation populaire.

Dans le viseur du gouvernement, des tractations à l’étranger, notamment à Alger, alors même que les relations diplomatiques entre Bamako et Alger traversaient une période de vives tensions.

Ces agitations ne sont qu’une tentative désespérée d’un système politique à bout de souffle, inquiet face à l’audit annoncé des financements publics des partis et de l’opposition.

Vers un nouveau modèle politique sahélien ?

Le dernier Mali-Mètre publié par la Fondation Friedrich Ebert est venu conforter les autorités dans leur démarche. Selon cette enquête, 9 Maliens sur 10 approuvent la gestion de la transition, et plus de 72 % déclarent faire confiance à Assimi Goïta. Des chiffres qui, selon les partisans de la transition, témoignent du soutien populaire à la refondation en cours.

L’exécutif assure que cette dissolution n’est pas une fin en soi, mais une étape vers la construction d’un nouveau cadre politique, mieux régulé, plus représentatif et débarrassé des pratiques politiciennes qui ont miné le Mali depuis trois décennies.

Cette décision consacre une orientation commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), où les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger entendent poser les bases d’un nouveau modèle politique.

Un modèle défiant les standards démocratiques classiques, souvent jugés inadaptés aux réalités sahéliennes, et misant sur l’unité nationale, la souveraineté et la gouvernance de rupture.

A.D

13 mai 2025 0 comments
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Mamadi Doumbouya
A la UnePolitique

Guinée : Cap sur les élections en décembre 2025, annonce Amadou Bah Oury

by Ibrahim Kalifa Djitteye 13 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le Premier ministre guinéen Amadou Bah Oury a annoncé, lundi 13 mai 2025, que les prochaines élections législatives et présidentielles en Guinée auront lieu en décembre 2025. Cette annonce a été faite depuis Abidjan, en marge du Africa CEO Forum qui se tient les 12 et 13 mai. Le chef du gouvernement guinéen participait à un panel intitulé Investir en Guinée, dans un contexte où le pays est engagé dans une transition politique depuis le coup d’État de 2021.

« Le référendum constitutionnel sera organisé le 21 septembre 2025. Et en décembre 2025, nous tiendrons à la fois l’élection présidentielle et les élections législatives », a déclaré Amadou Bah Oury. Ces dates marquent des échéances majeures dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel promis par les autorités de la transition dirigées par le général Mamadi Doumbouya.

Une réforme institutionnelle en cours

Au-delà du calendrier électoral, le Premier ministre a insisté sur les réformes en cours, destinées à jeter les bases d’un État moderne et mieux gouverné. Il a notamment mis en avant l’opération d’enrôlement en cours, qui vise à inscrire chaque citoyen dans le fichier d’état civil et, pour les personnes en âge de voter, dans le fichier électoral.

« Cette opération est essentielle. Toute la population, ainsi que les autorités, sont engagées dans une vaste campagne de sensibilisation », a-t-il affirmé. Selon lui, ce processus est central pour les politiques publiques à venir, notamment en matière d’état civil, de fichier électoral et de régimes sociaux unifiés. Il s’agit, selon ses mots, du « socle » de la refondation de l’État guinéen.

Vers une gouvernance durable

Pour Amadou Bah Oury, cette dynamique s’inscrit dans une volonté claire de rompre avec la gestion conjoncturelle du pays. Il a évoqué la mise en place de mécanismes de gouvernance « prévisible, rationnelle et durable ». Une manière de rassurer les partenaires économiques et les citoyens guinéens sur l’engagement du gouvernement à bâtir des institutions solides.

Ce message est aussi un écho aux vœux du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, qui avait déclaré que 2025 serait une « année électorale cruciale pour parachever le retour à l’ordre constitutionnel ». Depuis son arrivée au pouvoir en 2021, le chef de la junte militaire a multiplié les engagements sur un retour progressif à un régime démocratique.

Un référendum en prélude au scrutin présidentiel

L’étape préalable à ces élections est la tenue d’un référendum constitutionnel, prévue pour le 21 septembre 2025. Cette consultation populaire vise à doter le pays d’une nouvelle Constitution, présentée par le gouvernement de transition en juillet 2024. Ce texte est censé poser les fondements d’une nouvelle République.

Cependant, certains observateurs soulignent que cette Constitution pourrait ouvrir la voie à une candidature du général Mamadi Doumbouya à la prochaine présidentielle. Une hypothèse encore non confirmée mais qui suscite des débats au sein de la classe politique et de la société civile guinéenne.

Simandou, symbole d’un avenir économique prometteur ?

Clôturant son intervention au Africa CEO Forum, le Premier ministre Amadou Bah Oury a tenu à envoyer un message fort sur le plan économique. « Je peux vous assurer que le premier train de Simandou arrivera avant les élections. » Une manière de souligner la volonté du gouvernement d’avancer simultanément sur le front politique et économique.

Le projet Simandou, gigantesque gisement de fer situé au sud-est du pays, est en effet au cœur des ambitions guinéennes en matière de développement. Son exploitation, retardée depuis plusieurs années, représente un enjeu stratégique pour l’avenir économique de la Guinée.

Avec l’annonce de ce calendrier électoral, les autorités guinéennes marquent une étape décisive dans le processus de transition. Reste à savoir si les conditions seront réunies pour des élections inclusives, transparentes et acceptées par tous.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Moussa Koffoé Kéïta, comédien
A la UneSeko ni Donko

Moussa Koffoé Keita tire sa révérence : la Guinée perd une icône du théâtre et de l’humour

by Ibrahim Kalifa Djitteye 13 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La culture guinéenne est en deuil. Moussa Koffoé Keita, légende vivante du théâtre comique, s’est éteint ce lundi 12 mai 2025, à l’âge de 75 ans, à son domicile de Yabara, dans le quartier Tafory Météo, commune urbaine de Kindia. Selon ses proches, l’artiste est décédé des suites d’une courte maladie, laissant derrière lui un monde artistique orphelin d’un de ses plus illustres représentants.

La nouvelle de sa disparition a rapidement fait le tour du pays, provoquant une onde de choc dans la communauté culturelle guinéenne. De Conakry à Kindia, en passant par les grandes villes régionales, de nombreuses voix ont salué la mémoire d’un homme dont l’œuvre a traversé les générations.

Un artiste aux résonances continentales

Originaire de Kindia, Moussa Koffoé Keita n’était pas seulement un comédien ; il était un véritable monument du théâtre guinéen. Il est considéré comme l’un des pionniers du théâtre comique en Guinée. Son style singulier, mêlant humour, satire sociale et engagement culturel, lui a permis de conquérir le cœur d’un large public à travers le pays.

Ses sketchs, souvent inspirés du quotidien des Guinéens, abordaient des thématiques sociales, éducatives et morales, toujours avec une touche de légèreté et d’intelligence. Son langage scénique, accessible et ancré dans les réalités locales, a contribué à démocratiser le théâtre et à renforcer son ancrage populaire.

Les productions théâtrales, films et séries de Moussa Koffoé Keita ont franchi les frontières de la Guinée pour toucher un vaste public à travers toute l’Afrique francophone. Son humour universel et son regard sur les réalités africaines ont trouvé un écho chez des millions de spectateurs, faisant de lui une figure emblématique du théâtre populaire ouest-africain.

Un homme de scène et de transmission

Au-delà de ses prestations, Moussa Koffoé Keita a également œuvré comme formateur et encadreur. Tailleur de profession, il est resté proche du peuple et s’est toujours rendu disponible pour former de jeunes comédiens. Il a transmis son savoir dans les maisons de jeunes, les troupes locales et autres espaces de formation informelle.

À travers cet engagement, il a contribué à créer une relève dans le milieu du théâtre guinéen. Pour lui, le théâtre était un outil de sensibilisation et un moyen de transformation sociale, et il n’a cessé de le promouvoir auprès des jeunes générations.

Un engagement culturel constant

Moussa Koffoé Keita croyait en la force de la culture pour bâtir une société plus consciente et unie. Il a toujours participé activement aux initiatives culturelles locales, que ce soit à travers des spectacles, des campagnes de sensibilisation ou des projets artistiques communautaires.

Jusqu’à ses derniers jours, il est resté fidèle à sa passion pour la scène et n’a jamais cessé de défendre les valeurs culturelles guinéennes, contribuant à faire du théâtre un vecteur de cohésion et d’éducation dans son pays.

Une reconnaissance régionale, mais pas nationale

Malgré son apport remarquable à la culture guinéenne, Moussa Koffoé Keita n’a reçu aucune distinction nationale officielle au cours de sa carrière. Toutefois, en 2019, la Direction préfectorale de la culture de Kindia lui a décerné un Diplôme d’Honneur pour l’ensemble de son œuvre et son engagement en faveur du théâtre populaire.

Cette distinction régionale, bien que symbolique, témoignait de la reconnaissance locale et de l’estime qu’il suscitait dans sa ville natale. Elle reste à ce jour l’unique hommage institutionnel formel rendu à ce grand homme de scène de son vivant.

Un héritage durable

La disparition de Moussa Koffoé Keita laisse un vide immense dans le paysage artistique guinéen. Mais son œuvre et son influence continuent de vivre à travers les artistes qu’il a formés, les scènes qu’il a marquées et les rires qu’il a semés.

Son parcours reste un modèle de persévérance, de créativité et d’engagement culturel. Il appartient désormais à l’histoire du théâtre guinéen, dont il aura été l’un des plus fervents serviteurs.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Mobilisation des Maliens au CICB, le 12 avril 2025.
ActuEnquête

Publication de Mali-mètre : La très grande majorité des Maliens ont confiance aux autorités de la transition 

by Sidi Modibo Coulibaly 13 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Au moment où la scène politique du Mali est troublée par une crise de confiance entre une partie de la classe politique et les autorités, la Friedrich- Ebert Stiftung (FES), une institution indépendante allemande, a livré les résultats de son enquête d’opinions annuelle sur la vie de la nation, à travers un document de 85 pages publié en ce mois de mai 2025.

Mali-Mètre, c’est le titre de l´enquête d´opinion politique que la Friedrich- Ebert Stiftung (FES) conduit au Mali depuis la fin de l’année 2012. Il est à sa 16ème édition issue d’une collecte de données qui s’est déroulée du 11 janvier au 22 janvier 2025. L’échantillonnage est basé sur la méthode des quotas avec la prise en compte des caractéristiques démographiques comme le sexe, l’âge et le niveau d’instruction. 

L’échantillon final est de 2 220 personnes de 18 ans et plus, réparties entre le District de Bamako et dix capitales régionales. L’enquête a porté sur plusieurs sujets tels que le niveau de satisfaction par rapport à la gestion du pays, le niveau de confiance aux acteurs de la transition, et les principales sources d’informations.

Neuf (9) Maliens sur dix (10) sont satisfaits de la gestion de la transition

D’après les résultats de l’enquête, neuf Maliens sur dix sont satisfaits de la gestion de la transition (57,1% très satisfaits et 33,6% plutôt satisfaits). On observe une forte appréciation de satisfaction dans la plupart des régions, sauf le District de Bamako.  

Dans les régions de Tombouctou (61,1%) et de Ménaka (65,0%). Cependant, dans la région de Mopti, plus de la moitié de la population (51,2%) porte un même niveau de confiance en ces acteurs et 43,1% de la population a plus confiance en le Président de la Transition (83,3%), les régions de Kidal (80,7%) et de Gao (66%) où le niveau de satisfaction est plus bas. 

Plus de sept (+ de 7) Maliens sur dix (19) ont très confiance au Président de la transition 

L’enquête a révélé que parmi les acteurs suivants que sont le Président de la Transition, le gouvernement de la transition et le Conseil national de la transition, plus de sept Maliens sur dix (72,1%) ont plus confiance en le Président de la Transition ; 21,1% des personnes enquêtées expriment le même niveau de confiance à ces différents acteurs ; seulement, 2,6% des Malien.ne.s disent avoir confiance en le gouvernement de la transition comme premier acteur. 

Les résultats par région montrent qu’à Taoudenni, neuf personnes sur dix expriment leur confiance au Président de la Transition. Aussi, dans les régions de Kayes (87,2%), Sikasso (86,1%), Bamako (83,3%), quatre personnes sur cinq sont de cet avis. Cette statistique est de trois personnes sur cinq dans les régions de Tombouctou (61,1%) et de Ménaka (65,0%). Cependant, dans la région de Mopti, plus de la moitié de la population (51,2%) porte un même niveau de confiance en ces acteurs et 43,1% de la population a plus confiance en le Président de la Transition

Tiktok, principale source d’informations pour les jeunes

La radio et la télévision, indique l’enquête, constituent les principaux canaux d’information des Malien.ne.s sur l’actualité et la transition. Elles sont utilisées respectivement par 30,8% et 22,0% des personnes enquêtées. La radio et la télévision sont suivies de Tik Tok (11,3%), de la famille et amis/bouche à oreille (10,9%). 

Facebook et WhatsApp suivent avec respectivement 9,6% et 6,4%. La radio et la télévision constituent les principales sources d’information des populations sur l’actualité et la transition dans les régions, principalement dans celles dites du Nord. 

L’analyse des résultats par tranche d’âge montre que le réseau social Tik Tok est la principale source d’information des jeunes de 18-24 ans (20,9%) ; il est suivi de la radio (17,8%) et de la télévision (16,1%). Pour les Malien.ne.s âgé.e.s de 25-35ans, 17,8% utilisent la radio et 16,1% la télévision pour s’informer sur l’actualité et la transition ; pour les 36-55 ans, ces deux canaux sont utilisés par respectivement 37,3% et 27,0% des personnes interrogées. Enfin, dans le groupe des 56 ans et plus, plus de la moitié (55,0%) utilisent la radio et 26,8% la télévision pour s’informer sur l’actualité et la transition.

Il faut signaler que cette enquête d’opinions a bénéficié du visa de l’Institut National de la Statistique du Mali (INSTAT). Elle intervient dans le cadre dans le cadre de la célébration du centenaire de la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) créée en mars 1925. Au Mali, l’institution est présente de manière permanente depuis 1972, donc plus d’un demi-siècle de présence rendu possible par le partage commun de valeurs fondatrices de la FES avec la société malienne.

Sidi Modibo Coulibaly

13 mai 2025 0 comments
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