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Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme garde des Sceaux.
Actu

Justice au Mali : sur la voie de la mise en œuvre pratique des nouveaux textes

by Sidi Modibo Coulibaly 20 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Le 13 décembre 2024, le gouvernement a promulgué de nouveaux textes concourant à la modernisation de la justice. Ces textes représentent une étape importante dans la construction d’un État de droit solide, mais leur succès dépendra de leur application effective. C’est dans ce cadre que le ministère de la Justice a organisé un forum pour le renforcement des capacités des magistrats.

Lancé officiellement à Bamako en 2025, par Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux, le forum national des magistrats du Mali est un programme de renforcement des capacités destiné à assurer une meilleure application des nouveaux textes. La cérémonie a enregistré la participation de hautes personnalités, dont l’Ambassadrice des États-Unis au Mali, le Coordinateur Résident des Nations-Unies au Mali, les membres du Cabinet du ministère de la Justice, les directeurs des services centraux, ainsi que les chefs de juridiction et de parquet. 

Dans son discours, le ministre Kassogué a rappelé que l’entrée en vigueur des nouveaux textes, promulgués le 13 décembre 2024, marque une avancée historique dans l’arsenal juridique malien. Autrement dit, le forum est consacré à l’appropriation par les magistrats des nouveaux textes législatifs fondamentaux de la justice malienne : le code pénal, le code de procédure pénale et la loi sur l’organisation judiciaire. Il réunit des magistrats venus de Bamako et de l’intérieur du pays, ainsi que des experts et facilitateurs. 

Des innovations du code pénal 

La loi n° 2024-027 portant Code pénal compte 702 articles contre 328 dans l’ancien code. Il introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique. Les articles 325-1 et 325-2 pénalisent les relations qualifiées d’« actes contre nature », avec des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 200 000 francs CFA. Les délits sexuels et les violences basées sur le genre font l’objet d’une attention particulière, avec des peines exemplaires pour des actes tels que le harcèlement sexuel (article 327-5) ou l’inceste (article 327-15). 

Le nouveau texte, dans ses articles 17 et suivant, stipule que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et certaines infractions économiques graves ne sont pas soumis à la prescription. Il introduit aussi des nouveautés des mécanismes modernes de gestion des peines, comme le sursis avec mise à l’épreuve ou le placement sous surveillance électronique (articles 132-28 et suivants du Code Pénal). 

Des nouveautés dans le code de procédure pénale 

La loi n° 2024-028 portant Code de procédure pénale comporte 1373 contre 634 auparavant. Il place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. L’article 3 établit clairement le principe de la présomption d’innocence, assurant que toute personne est innocente jusqu’à preuve du contraire devant une juridiction compétente. 

L’article 1er insiste sur la nécessité d’une procédure équitable et contradictoire, où la dignité de toutes les parties, qu’elles soient accusées ou victimes, est préservée. Ce principe est renforcé par les articles 9 à 12, qui offrent aux victimes la possibilité d’exercer une action civile pour obtenir réparation des préjudices subis. Le nouveau code de procédure pénale prévoit, aussi, des outils adaptés pour traiter les infractions (mariage forcé, traite des personnes ), notamment dans le cadre des flagrants délits, où les pouvoirs des officiers de police judiciaire sont élargis afin de permettre une intervention immédiate et efficace, comme le stipulent les articles 79 à 84. 

En outre, il fixe la prescription des crimes ordinaires à quinze ans, tout en permettant un délai de vingt ans pour les crimes sexuels graves, comme indiqué dans l’article 18. Aussi, les mineurs bénéficient de dispositifs éducatifs spécifiques, avec des mesures de réinsertion adaptées à leur âge et leur situation. De plus, le traitement des crimes flagrants est optimisé, garantissant une réactivité accrue dans la collecte des preuves et la mise en œuvre des poursuites.

Processus de refondation de l’État 

Il faut rappeler que ce forum est organisé en par le ministère de la justice en partenariat avec l’organisation internationale du travail (OIT) et, se tient un mois après l’atelier de validation un du nouveau programme décennal de développement du secteur de la justice (PRODEJ) sur la période 2025-2034. Il entre dans le cadre du processus de refondation de l’État malien impulsé par le Président de la Transition. 

C’est un programme qui s’articule autour de cinq axes stratégiques : l’accès à la justice, l’indépendance du pouvoir judiciaire, la protection des droits de l’Homme, la transparence et la modernisation du système judiciaire. Ce nouveau programme est doté d’un premier plan d’action quinquennal (2025-2029) estimé à 271,87 milliards FCFA.

Sidi Modibo Coulibaly

20 juillet 2025 0 comments
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A la Une

Œuvres sociales du Président de la Transition : près de 300 kits énergétiques remis aux artisans du Mali

by Cheickna Coulibaly 20 juillet 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

La salle de conférence du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a servi de cadre ce vendredi à la cérémonie officielle de remise symbolique de près de 300 kits solaires aux artisans maliens. Cette action s’inscrit dans le cadre des œuvres sociales de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition et Chef de l’État.

Présidée par le ministre de la Culture, Mamou DAFFÉ, la cérémonie s’est déroulée en présence d’une délégation conduite par Aguibou DEMBÉLÉ, Conseiller spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales, ainsi que de nombreux acteurs du secteur de l’artisanat.‎

Les kits solaires, dont la puissance varie de 5 kW à 25 kW, sont composés de batteries lithium, d’onduleurs, de panneaux solaires et de divers accessoires. Ils seront distribués selon les besoins spécifiques des bénéficiaires, sur l’ensemble du territoire national, touchant ainsi presque toutes les régions du Mali.

Un engament en janvier

C’est en janvier 2025, devant les forces vives de la nation, que le président de la transition s’était engagé à soutenir les familles les plus vulnérables à travers la remise de batteries lithium afin d’atténuer les effets du délestage sur ces ménages. Les artisans ont été les grands pour l’instant les grands bénéficiaires de cet engagement. 

Dans son allocution, Aguibou Dembélé a précisé que cette dotation est un don personnel du Président de la Transition, destiné à soutenir les artisans dans l’exercice de leur métier et à les aider à surmonter les difficultés liées à la crise énergétique, qui connaît aujourd’hui une nette amélioration.

Il a aussi rappelé que dès son accession au pouvoir, le Général Assimi Goïta a pris la décision de consacrer les deux tiers de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales, au profit des Maliens les plus nécessiteux. Un geste fort, symbole d’un leadership au service du peuple. Le Conseiller spécial a invité toutes les bonnes volontés, les responsables publics comme privés, à s’inspirer du modèle du Président de la Transition, en posant à leur tour des actes concrets de solidarité envers les populations vulnérables.

Un moment particulièrement émouvant

De son côté, le ministre Mamou Daffé a exprimé sa reconnaissance au Chef de l’État pour cet acte généreux, qu’il a qualifié de patriotique, humain et porteur d’espoir, surtout en cette année 2025 dédiée à la Culture, secteur étroitement lié à l’artisanat.

Un moment particulièrement émouvant a été la prise de parole de Mme Fatoumata Zara, porte-parole des bénéficiaires. S’exprimant au nom de l’ensemble des artisans, elle a tenu à remercier chaleureusement le Président de la Transition pour ce geste salvateur : « Grâce à ces kits solaires, nous pourrons désormais travailler de manière continue, même en cas de coupures de courant. Ce soutien va changer nos vies et améliorer notre productivité. » Elle a également appelé à la poursuite de ce type d’initiatives, soulignant que les artisans sont des piliers du développement économique et culturel du Mali.

La cérémonie s’est clôturée dans une atmosphère de satisfaction et d’espoir, illustrant une fois de plus l’engagement du Président de la Transition à faire des œuvres sociales un véritable levier de solidarité.

‎‎Cheickna Coulibaly

20 juillet 2025 0 comments
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Grin
A la UneSeko ni Donko

Les grins à Bamako : institutions sociales entre héritage culturel et enjeux contemporains

by Ibrahim Kalifa Djitteye 18 juillet 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 minutes read

Dans les rues de Bamako, il suffit de faire quelques pas dans n’importe quel quartier populaire pour entendre le cliquetis des petites théières, le rire franc des jeunes et le murmure continu des discussions passionnées. Les grins, ces rassemblements informels autour du thé, sont devenus une véritable institution dans la capitale malienne. Espace de parole et de convivialité pour certains, fabrique silencieuse du chômage pour d’autres, le grin reste un phénomène complexe, révélateur des contradictions d’une jeunesse bamakoise en quête d’identité et de repères.

Les grins, ces cercles de discussion informels autour du thé, sont l’une des plus anciennes et vivaces institutions sociales du Mali. Leur origine remonte aux rites d’initiation traditionnels, notamment la circoncision collective, qui venaient renforcer entre jeunes des liens de solidarité existante de façon plus durable. Dans les milieux peuls, on les appelait le « Waldé », tandis que dans le milieu bambara, ils recevaient l’appellation de « ton ». 

Cette dynamique s’est prolongée à travers les « tons » du royaume de Ségou, véritables associations de jeunes encadrées par l’autorité coutumière et investie de fonctions communautaires, sociales et parfois militaires. Enracinés dans les principes de fraternité, de palabre et de discipline collective, les grins ont toujours joué un rôle structurant dans la socialisation des jeunes Maliens.

Avec l’urbanisation et l’ouverture culturelle des années 1960, et même bien avant depuis les années 1914, avec l’engagement obligation des Africains auprès de la France lors de la Première Guerre mondiale, les grins ont subi un véritable coup. A cela venait s’ajouter l’école française. Influencés ainsi par l’école, la musique, les soirées dansantes, les comportements du blanc, et l’habitude de « prendre le thé », ils sont devenus de véritables espaces de débats, d’entraide et d’intégration.  Aujourd’hui encore, bien que confrontés à de nouveaux défis comme la distraction numérique ou la superficialité de certains échanges, ils demeurent des lieux de cohésion sociale, ouverts à toutes les origines ethniques et sociales. 

Échanger l’actualité du pays et du monde entier

Le grin continue donc d’occuper une place centrale dans la vie sociale des jeunes, à Bamako. Du lever au coucher du soleil, ces petits cercles se forment et se défont au coin des rues, devant les kiosques, ou dans les cours des maisons. Garçons, souvent accompagnés de jeunes filles, y parle de tout, notamment de la politique, du football, des petites affaires du quartier, des problèmes familiaux ou des rêves d’ailleurs. 

« Le grin, c’est avant tout un espace de respiration », explique Aboubacar Sidiki Sogoba, un jeune diplômé sans emploi rencontré à Magnambougou. Théière fumante entre les mains, il décrit ces regroupements comme des lieux où l’on se libère du poids du quotidien. « Tout dépend de l’usage qu’on en fait. Quand on échange sur des opportunités, qu’on parle de projets ou qu’on s’informe, ça peut vraiment nous ouvrir l’esprit. Mais quand c’est juste pour tuer le temps, ça devient vite un cercle vicieux », déclare-t-il.

Pour Moumine Sidibé, étudiant en lettres modernes et fidèle participant d’un grin à Sébénicoro, c’est surtout « un moment de partage ». « Je viens au grin pour discuter, échanger l’actualité du pays et du monde entier. Ce n’est pas qu’on n’a rien à faire, mais c’est aussi un moyen de rester connecté, de savoir ce qui se passe », nous raconte Sidibé. 

Entre solidarité et perte de temps

Mais la frontière entre espace d’éveil et perte de temps reste mince. Dans la capitale malienne, nombreux sont ceux qui reconnaissent que ces regroupements peuvent aussi devenir un piège, où le temps s’écoule sans projet concret. « Si tu n’y fais pas attention, tu peux passer des journées entières à discuter, sans rien construire », admet Aboubacar Maiga, ajoutant que, « le grin devient alors une zone de confort, qui te tient loin de la recherche active d’un emploi ou d’une formation ».

Pourtant, certains y trouvent aussi des opportunités inattendues. « Même si tu as déjà un travail, au grin quelqu’un peut te proposer un boulot plus intéressant », raconte Moumine qui estime que ces rencontres, parfois anodines, peuvent déboucher sur des petits jobs, des collaborations ou même des projets associatifs.

Le regard des anciens

Dans le quartier de Sébénicoro, Mahamadou Sangaré, notable respecté, observe le phénomène avec un mélange de bienveillance et de prudence. « Les grins jouent un double rôle », analyse-t-il. « D’un côté, ce sont des lieux de dialogue et de solidarité entre jeunes. Mais de l’autre, dans certains quartiers, ils deviennent aussi des espaces où on perd son temps, sans activité productive. L’évolution dépend du contexte et surtout de l’encadrement », souligne-t-il.

Pour cet homme d’expérience, il ne s’agit pas de condamner le grin, mais plutôt de réfléchir à la manière de le transformer. « Si on organise des activités éducatives ou professionnelles au sein des grins comme des formations, des débats citoyens ou des ateliers, ils peuvent devenir de vrais leviers pour l’insertion des jeunes», propose le notable Sangaré.

Transformer le grin en tremplin

La solution, selon M. Sangaré, réside dans l’action concrète. « Former les membres du grin à faire quelque chose de productif, ou même transformer certains grins en coopératives dans l’agriculture, l’artisanat ou les services », indique-t-il, insistant que ces idées sont déjà timidement expérimentées dans certains quartiers périphériques de Bamako, mais elles restent encore marginales.

À Bamako, le grin est donc à la fois un miroir et un symptôme des difficultés de la jeunesse, notamment le chômage massif, le manque d’opportunités et le besoin vital de solidarité. Il incarne ce paradoxe dans un espace où l’on se sent libre, mais où le risque de s’enfermer existe aussi.

Un défi pour la jeunesse bamakoise

À l’heure où le chômage des jeunes reste l’un des défis majeurs du Mali, le grin pourrait bien devenir, selon l’attitude de ses membres et le soutien des acteurs locaux, soit un moteur d’espoir, soit un frein invisible. « Le grin n’est pas le problème en soi, conclut Aboubacar, c’est ce qu’on en fait qui compte ». En effet, il y en a qui ne se retrouvent au grin que durant la nuit. Après une journée chargée, ils se retrouvent au grin pour se dévoiler entre camarade avant de rejoindre le lit. 

Et sous le soleil de Bamako, entre deux gorgées de thé amer, l’espoir d’une jeunesse qui refuse de choisir entre liberté et avenir continue de se construire, grin après grin.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

18 juillet 2025 0 comments
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Lancement au Mali de la digitalisation de l'administration publique
Politique

Modernisation de l’Administration publique : la digitalisation progressive des services publics en marche

by Sidi Modibo Coulibaly 18 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Le 22 juin 2024, au stade Babemba Traoré de Sikasso, le chef de l’État annonçait la très prochaine digitalisation des moyens de paiement et services publics de l’État. Le 19 juillet 2024, dans la salle des banquets du Palais de Koulouba, il a procédé au lancement officiel de cette initiative. Une année après l’annonce et le lancement officiel, que peut-on constater ?

Si au départ cette digitalisation a commencé par le paiement mobile des frais d’établissement de certains actes administratifs, il faut reconnaître, qu’à ce jour, elle est en train de s’étendre à tous les secteurs de l’Administration publique. D’ailleurs, moins d’un mois après ce lancement, il nous est revenu d’apprendre lors d’une visite de quelques grands axes routiers de Bamako par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile qu’à la date du jeudi 08 août 2024, un seul poste de police de la circulation routière a pu encaisser la somme de 3 595 000 F CFA en une semaine. Ce qui augure des lendemains meilleurs. 

Cet exemple démontre que la digitalisation permet de renforcer la transparence, la responsabilité et la confiance du public. En d’autres termes, elle permet de lutter efficacement contre la fraude, la corruption, le népotisme et les falsifications de documents administratifs, tout en améliorant l’accessibilité des citoyens aux services publics. De plus, elle améliorera la performance de l’administration en renforçant le système de suivi-évaluation et, permettra de réaliser des économies d’échelle.

 Renforcer le suivi-évaluation des agents de l’État 

Pour ce faire, les autorités sont en train de doter l’administration publique d’un outil pour la gestion efficace et efficiente des ressources humaines. Il s’agit du SIGRH (Système intégré de gestion des ressources humaines). Son opérationnalisation n’est qu’une question de jours. C’est ce qui ressort d’une série de visites de plusieurs membres du gouvernement, le vendredi 20 juin 2025, sur les installations du projet. 

La délégation de ministres était conduite par Bakary Traoré, ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions. Ces visites sur le terrain ont permis aux ministres de s’enquérir de l’état de fonctionnement des installations interconnectées, en prélude au lancement officiel du système. Il faut noter que le SIGRH est un outil performant permettant entre autres : la mise à disposition d’un fichier unique de traitement des salaires des agents de l’État et des Collectivités territoriales ; l’interconnexion entre les différentes structures en charge de la gestion des ressources humaines ; la disponibilité des statistiques fiables pour la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ; la mise en service d’un système permettant une meilleure gouvernance du capital humain de l’État ; et enfin, l’instauration d’un mécanisme efficient d’aide à la décision pour les Autorités nationales dans le domaine de Ressources humaines de l’État et des Collectivités territoriales

réaliser des économies d’échelle 

Le cas, parmi tant d’autres, du secteur de l’éducation illustre parfaitement que la digitalisation permet de faire des économies. Déjà fonctionnelle, l’application Web dédiée au sous-secteur de l’enseignement fondamental et secondaire a permis au ministère de l’Éducation nationale d’économiser 4 milliards de FCFA. Cette application est une solution numérique innovante, composée de 14 modules, qui permet de gérer notamment la présence, les examens, les concours, les inscriptions et les orientations.

Au niveau de l’enseignement supérieur, il y a plusieurs applications digitales fonctionnelles comme le Progiciel de Gestion intégrée « PGI », l’application mobile « Mon CENOU à domicile », le système intégré de Gestion des Œuvres universitaires « SIGOU », le « Système intégré de Gestion d’Université ». Ce système permet de centraliser et d’optimiser l’organisation de l’université, la gestion des candidatures, des inscriptions, du suivi des parcours étudiants, des évaluations, des ressources humaines et du pilotage stratégique. Ce système, à lui seul, permet au CENOU de réaliser une économie annuelle d’un milliard de francs CFA.

Sidi Modibo Coulibaly

18 juillet 2025 0 comments
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Oeuvres sociales du Président de la Transition
A la Une

Tribune. Assimi Goïta ou la réinvention du geste social en Afrique

by Sahel Tribune 18 juillet 2025
written by Sahel Tribune 9 minutes read

En allouant une large part de son fonds de souveraineté à des actions sociales concrètes, le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, renoue avec une tradition africaine de gouvernance fondée sur la solidarité et le service public. Une démarche qui s’inscrit non seulement dans l’héritage des grandes figures du continent, mais aussi des penseurs de l’Etat-providence, tout en répondant aux urgences contemporaines du Sahel.

« Je m’emploierai […] à la réduction du train de vie de l’État. D’ores et déjà, j’ai décidé d’allouer les deux tiers, du fonds de souveraineté du président, […] aux œuvres soucieux sanitaires notamment, pour faciliter l’accès à l’eau potable et aux soins de santé primaire dans les zones difficiles de notre. », s’est engagé le président de la transition, le général Assimi Goïta, lors de son investiture le 7 juin 2021. Les œuvres sociales venaient ainsi de naître. 

Retour d’un imaginaire du pouvoir ancré dans les traditions africaines

Il y a des décisions politiques dont l’écho dépasse le cadre strict d’un programme national. Et il y a des gestes de gouvernance qui, par leur résonance symbolique, s’inscrivent dans une filiation continentale plus vaste. L’initiative des œuvres sociales du président de la transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta, appartient assurément à cette seconde catégorie. D’abord parce qu’elle repose sur un principe fondamental : l’allocation directe d’une part substantielle du fonds de souveraineté présidentiel à des actions sociales concrètes. Ensuite, parce qu’elle s’inscrit dans une tradition africaine pluriséculaire de gouvernance par le don, la solidarité et la proximité.

Depuis 2021, Goïta a choisi une voie résolument sociale. Deux tiers de son fonds de souveraineté — cet instrument souvent discret, parfois controversé — sont consacrés à des programmes de développement local. Il ne s’agit ni d’opérations ponctuelles, ni de gestes caritatifs isolés, mais d’un effort systématique de redistribution ciblée : près de 500 forages d’eau potable, électrification solaire de centres de santé, éclairage public dans la capitale, distribution de kits alimentaires aux plus démunis, kits sanitaires et scolaires. Le tout coordonné selon une logique d’urgence sociale et de réponse aux besoins essentiels.

Mais au-delà des chiffres, ce que dessine cette politique, c’est le retour d’un imaginaire du pouvoir ancré dans les traditions africaines du care communautaire, où le chef est celui qui donne, protège, et rend visible l’utilité de son autorité.

Un écho à l’Ubuntu, au Harambee, et à la palabre

« Gouverner, c’est certes prévoir », mais dans l’Afrique d’hier comme celle d’aujourd’hui, gouverner, ce n’est pas simplement édicter des lois ou bâtir des institutions — c’est aussi (et surtout) rendre tangible sa présence dans la vie quotidienne des citoyens. L’initiative du président Goïta s’inscrit ainsi dans l’héritage de philosophies sociales africaines telles que l’Ubuntu, l’Ujamaa, le Harambee, ou encore la pratique de la palabre.

L’Ubuntu, cette philosophie bantoue popularisée par Desmond Tutu et Nelson Mandela, repose sur une vérité simple, mais profonde : « je suis parce que nous sommes ». La logique des œuvres sociales maliennes — écoles, mosquées, centres de santé — reflète précisément cette pensée. C’est dans le renforcement des liens communautaires que se mesure la légitimité de l’autorité.

Le Harambee kenyan — littéralement « tirer ensemble » — incarne une autre facette de cette même idée : celle de l’engagement personnel du dirigeant dans le progrès collectif. Dès l’indépendance, Jomo Kenyatta avait inscrit ce principe dans le projet de nation. En s’inspirant de cette tradition d’effort solidaire, Goïta rappelle que le leadership africain peut aussi s’exercer dans l’exemplarité sociale.

Quant à la palabre, bien plus qu’un mode de discussion, elle fut historiquement une forme de gouvernance délibérative. Le lieu de la décision partagée et du compromis collectif. À sa manière, la politique sociale présidentielle s’inscrit dans cette continuité. Celle d’un pouvoir qui cherche à répondre directement aux besoins exprimés, sans médiation technocratique.

Des figures historiques tutélaires

Le geste de Goïta convoque aussi d’autres figures du panthéon politique africain. Thomas Sankara, au Burkina Faso, reste l’exemple par excellence d’une gouvernance fondée sur la justice sociale : construction d’écoles, vaccination massive, réforme agraire. Le parallèle est tentant — même si les contextes diffèrent profondément — entre les actes concrets du président malien et la vision révolutionnaire de Sankara, pour qui on ne peut pas construire un pays sans soigner, sans instruire, sans nourrir.

Kwame Nkrumah, au Ghana, avait dès les années 1960 mis l’éducation gratuite et la santé au cœur de sa stratégie de développement. Julius Nyerere et son Ujamaa tanzanien, malgré ses limites économiques, avaient tenté de faire émerger un socialisme africain centré sur la dignité et l’autonomie. Même Kadhafi, en son temps, avait su utiliser la rente pétrolière pour bâtir un réseau d’infrastructures sociales généreuses.

En s’inscrivant dans cette lignée, Goïta remet au goût du jour l’idée que la légitimité politique peut — et doit — se construire par l’action sociale directe, hors des logiques purement électorales ou institutionnelles.

Une inspiration au-delà du continent

Le geste présidentiel malien n’est pas uniquement africain dans son inspiration. Il rejoint également une tradition interventionniste occidentale bien connue : celle du New Deal américain de Franklin D. Roosevelt dans les années 1930. Face à la Grande Dépression, le président américain avait multiplié les programmes publics pour soutenir les plus vulnérables, créer de l’emploi, et rebâtir le lien entre État et société.

D’autres figures, comme Lyndon Johnson avec sa « guerre contre la pauvreté », ou plus récemment Joe Biden avec ses plans de relance familiaux, illustrent que la redistribution ciblée n’est pas incompatible avec la modernité démocratique. Ce que montre Goïta, c’est que le modèle malien, bien que nourri de traditions africaines, dialogue avec des principes universels de solidarité nationale.

Entre légitimité sociale et ancrage sahélien

Il serait toutefois réducteur de n’y voir qu’un mimétisme historique. Ce que l’initiative présidentielle malienne révèle, c’est la capacité d’un pouvoir politique à s’adapter à un contexte spécifique : celui du Sahel, de son insécurité chronique, de ses vulnérabilités climatiques et de ses fragilités économiques.

Les forages d’eau, les électrifications solaires, les distributions alimentaires : tout cela répond à des besoins concrets, identifiés, vécus. Dans un contexte de défiance généralisée envers les institutions, ces gestes sociaux deviennent des actes de reconquête du lien entre État et citoyen. Ils incarnent une forme de gouvernance tangible, à hauteur d’homme.

De plus, ils participent d’une stratégie de stabilité par le social, en consolidant les communautés les plus exposées, en prévenant les fractures locales, en réaffirmant la présence de l’État là où celui-ci s’était effacé.

De l’État social à l’État providence 

La philosophie qui sous-tend les œuvres sociales du président Goïta ne relève pas uniquement de la tradition africaine du leadership par le service. Elle rejoint aussi une interrogation plus large sur le rôle de l’État dans la production de justice sociale – un débat qui traverse la pensée politique occidentale moderne depuis la fin du XIXe siècle.

L’idée d’un État-providence, c’est-à-dire d’un État qui intervient activement pour corriger les inégalités, protéger les plus vulnérables et assurer un minimum de sécurité économique et sociale, a trouvé sa formulation classique en Europe après la Seconde Guerre mondiale. Mais elle a aussi été pensée en amont par des intellectuels de premier plan.

Karl Popper, dans La société ouverte et ses ennemis (1945), distinguait avec clarté l’ingénierie sociale fragmentaire (réformiste et empirique) de l’ingénierie utopique (idéologique et totalisante). S’il se méfiait des systèmes clos et doctrinaires, il reconnaissait qu’un État responsable devait garantir un cadre stable et juste pour prévenir les injustices structurelles. Popper plaidait ainsi pour un État qui corrige, ajuste, protège, sans verser dans l’autoritarisme. Une vision qui n’est pas éloignée de l’approche pragmatique que le président malien semble aujourd’hui privilégier.

John Rawls, avec sa théorie de la justice (1971), ira plus loin en affirmant que les institutions doivent être conçues pour que « les inégalités économiques soient au bénéfice des plus défavorisés ». Là encore, l’écho est clair : redistribuer les ressources présidentielles vers les zones rurales, les personnes handicapées, les écoles marginalisées, c’est appliquer une justice distributive de terrain.

Réhabilitation de l’État social africain

Même Amartya Sen, prix Nobel d’économie, défendra l’idée que le développement ne peut être réduit à la seule croissance, mais doit se mesurer à la capacité réelle des individus à vivre dignement. L’accès à l’eau, à la lumière, aux soins, comme le promeuvent les œuvres sociales maliennes, correspond exactement à cette « approche par les capabilités ».

En Afrique, des penseurs comme Joseph Ki-Zerbo, Cheikh Anta Diop ou Axelle Kabou ont eux aussi, à leur manière, insisté sur l’urgence de réconcilier action politique et équité sociale, quitte à sortir des schémas importés pour redonner du sens au rôle de l’État dans nos sociétés. Ce que tente aujourd’hui le Mali, c’est peut-être, en filigrane, une réhabilitation de l’État social africain, en phase avec ses racines communautaires, mais aussi avec les exigences contemporaines de justice et d’efficacité.

Une gouvernance par l’exemple… et ses conditions de réussite

L’histoire nous enseigne cependant que ces expériences, aussi inspirantes soient-elles, restent fragiles si elles ne s’accompagnent pas de mécanismes de pérennisation. Le Harambee kényan a parfois dérivé en instrument clientéliste. Le programme social de Sankara n’a pas survécu à sa disparition. L’Ujamaa de Nyerere s’est essoufflé avec les chocs économiques des années 1980.

La leçon a tiré est que sans institutionnalisation, sans ancrage dans des politiques publiques durables, sans garde-fous contre le paternalisme, les œuvres sociales risquent de n’être qu’un feu de paille.

Mais l’expérience malienne d’aujourd’hui semble, elle, chercher à éviter ces écueils. En intégrant ces actions dans une logique de résultats, en articulant les financements aux priorités locales, le président Goïta semble vouloir inscrire sa démarche dans la durée.

Dans un monde où le leadership est souvent déconnecté du terrain, le Mali tente ici quelque chose de rare : un retour à une forme de gouvernance sensible, ancrée, visible. Et si l’histoire nous enseigne la prudence, elle nous rappelle aussi que les plus belles réformes sont celles qui, tout en parlant à la mémoire des peuples, répondent à leurs besoins les plus concrets.

A.D

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Financement du terrorisme au Mali.
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Croissance en recul, intégration en question : la CEDEAO sous pression

by Chiencoro 17 juillet 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que la croissance ouest-africaine marque un léger recul, la CEDEAO fait face à un contexte géopolitique inédit. Entre rupture sahélienne, tensions douanières et fragilités macroéconomiques, le projet d’intégration régionale vacille. La BIDC, elle, tente de maintenir le cap.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se trouve à nouveau confrontée à ses lignes de fracture. Alors que la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) prévoit une croissance régionale de 5,0 % en 2025 – en léger recul par rapport aux 5,1 % enregistrés en 2024 – les fissures politiques et les tensions commerciales continuent de peser lourdement sur les ambitions d’intégration régionale.

Ce ralentissement, apparemment marginal, masque en réalité une série de chocs exogènes et endogènes. « Nous pensons que la sous-région aurait pu réaliser de meilleures performances », reconnaît Joseph Asenso, responsable de la recherche macroéconomique à la BIDC. En cause : l’intensification des barrières commerciales, conséquence directe de la guerre tarifaire entre les États-Unis et leurs partenaires, mais surtout, le départ fracassant du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

La rupture sahélienne complique la donne

Ces trois États, dirigés par des régimes militaires depuis 2020, ont formé en 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), actant leur retrait de la CEDEAO et imposant de nouvelles taxes sur les produits en provenance de l’espace communautaire. Une décision à fort impact économique. Selon la BIDC, si la CEDEAO répliquait conformément à ses règles de réciprocité, le commerce intrarégional déjà affaibli risquerait une contraction brutale.

Ce climat de tension s’accompagne d’une pression accrue sur les envois de fonds, notamment depuis les États-Unis, où les hausses de taxes sur les transferts pourraient réduire sensiblement les flux vers l’Afrique de l’Ouest. Un coup dur pour plusieurs économies fortement dépendantes de la diaspora.

Des vulnérabilités structurelles persistantes

À ces incertitudes politiques s’ajoute une réalité macroéconomique contraignante : dette publique en hausse (60,1 % du PIB), inflation persistante (24,1 % en moyenne), devises volatiles, et un coût de financement en nette augmentation. Pour les États membres comme pour les entreprises, accéder au crédit reste un défi majeur.

Face à ce contexte, la BIDC poursuit son rôle de catalyseur. En 2024, l’institution a évalué 21 projets pour un montant de plus de 933 millions de dollars et approuvé pour plus de 645 millions de dollars d’investissements. Les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’industrie et du développement rural restent prioritaires.

Une intégration au ralenti

Malgré ces efforts, la dynamique d’intégration sous-régionale marque le pas. La crise sahélienne, combinée à un environnement commercial instable et à une dépendance persistante aux capitaux extérieurs, met en lumière les fragilités de la construction communautaire.

Alors que certains rêvent encore d’une monnaie unique et d’un marché commun robuste, la réalité géopolitique impose une pause. Reste à savoir si la CEDEAO saura transformer ces défis en opportunités ou si elle devra, une fois de plus, revoir ses ambitions à la baisse.

Chiencoro Diarra 

17 juillet 2025 0 comments
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Économie

Économie : Le Mali brise les chaînes du surendettement 

by Sidi Modibo Coulibaly 17 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Ce n’est pas une surprise pour tous ceux qui suivent régulièrement les efforts inlassables déployés par les autorités nationales pour faire du Mali un pays souverain à tout point de vue. Donc, œuvrer à ce que le pays ne soit pas asphyxié par les dettes est une voie pour un véritable développement.

La dette est un sujet crucial pour tout pays, surtout ceux du continent africain. La dette d’un État est essentiellement l’argent emprunté par le gouvernement pour financer divers projets et couvrir les dépenses publiques. Elle est composée de la dette extérieure et de la dette intérieure. 

La dette extérieure est composée de la dette bilatérale et de la dette multilatérale. La dette bilatérale, c’est de l’argent emprunté à des pays spécifiques. Ces pays prêtent de l’argent au pays dans le cadre d’accords bilatéraux. Quant à la dette multilatérale, elle provient d’organisations internationales telles que le Fonds Monétaire international (FMI), la Banque Mondiale, etc. Ces organisations financières soutiennent les pays en leur accordant des prêts pour stimuler le développement économique. 

Bonne gestion de la dette et la priorisation de la dette intérieure

Quant à la dette intérieure, elle est composée des obligations gouvernementales et des bons du Trésor élus sur les marchés locaux. Elle est libellée en monnaie locale tandis que la dette extérieure est libellée en monnaies étrangères qui lorsqu’elles sont librement convertibles sont appelées devises. 

Les deux types de dettes constituent la dette publique. À la date du 31 décembre 2024, le Mali accumulait 6 809,33 milliards FCFA de dette publique. D’après une publication consultable sur le site web de l’UEMOA, la dette du Mali, à la date du 31 mai 2025, est de 2 381,41 milliards de FCFA avec un PIB d’évolution de +1,81 % et un PIB national de 14,93 %.

Par rapport au sujet, d’après l’économiste malien Modibo Mao Makalou, l’État du Mali n’est pas surendetté. Il l’a fait savoir à travers une publication, le mercredi 9 juillet 2025, sur les réseaux sociaux. Cette prouesse du Mali est due à l’adoption d’une approche fondée sur la bonne gestion de la dette et la priorisation de la dette intérieure.

Privilégier la dette intérieure à la dette extérieure 

Selon Modibo Mao Makalou, l’État du Mali rembourse régulièrement sa dette publique (extérieure et intérieure), mais accumule une dette-fournisseurs de plusieurs centaines de milliards FCFA envers le secteur privé. Il poursuit en indiquant que l’État du Mali à travers le Trésor public a emprunté 25 milliards FCFA le 25 juin 2025 sur le marché financier sous régional de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) et le mercredi 9 juillet 2025, il a pu lever 43,999 milliards FCFA sur le même marché.

L’économiste malien affirmait en octobre 2014 que le Mali envisageait d’emprunter environ 150 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA durant le 4e trimestre de 2024. Au regard de tout cela, on peut affirmer que le Mali a préféré la dette intérieure qu’à la dette extérieure. C’est pourquoi, selon Makalou (dans une interview accordée à AM. Thiam, le 14 octobre 2024), le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que la dette extérieure du Mali demeure modérée avec une certaine marge pour absorber les chocs. 

La dette publique (extérieure et intérieure), qui était estimée à 51,6 % du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2024, devrait baisser à 50,6 % du PIB en 2025. Il a, enfin, précisé que la dette intérieure du Mali est composée de 85,7 % de titres publics.

Une approche « budget-programme » payante

Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, dans un entretien accordé, fin mai 2025, à l’ORTM (Office de radiotélévision du Mali) dans le cadre de l’émission « Mali Kura Taa Sira », avait indiqué que le déficit budgétaire est de 2,6 %, en dessous du seuil recommandé par l’UEMOA (Union Économique et Monétaire ouest-africaine) qui est de 3 %. Et le ministre de poursuivre que c’est un déficit modéré qui signifie que le Mali gère bien ses finances publiques et ne dépense pas plus que ce qu’il peut rembourser. 

Cette politique budgétaire est fondée sur l’approche « Budget-programme » adoptée depuis quelques années par le gouvernement. Cette approche permet de savoir si les institutions et ministères ont atteint les cibles ou pas. Car, elles ont une obligation de résultat. Autrement dit, les budgets sont établis sur la base de programmes déclinés en actions avec des objectifs et des indicateurs de performance. C’est ce qu’on appelle la gestion axée sur les résultats (GAR). Pour l’année 2025, la loi des finances a prévu 141 programmes, 331 actions. Auparavant, c’était l’approche « budget des moyens », c’est à dire l’argent était affecté aux structures qui devraient justifier son utilisation.

Ce sont la combinaison de tous ces efforts déployés par le gouvernement qui ont permis au Mali d’être classé en 2025 dans le top 10 des pays africains les moins endettés. Il occupe la 10e place.

Sidi Modibo Coulibaly

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