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Oeuvres sociales du Président de la Transition
A la Une

Tribune. Assimi Goïta ou la réinvention du geste social en Afrique

by Sahel Tribune 18 juillet 2025
written by Sahel Tribune 9 minutes read

En allouant une large part de son fonds de souveraineté à des actions sociales concrètes, le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, renoue avec une tradition africaine de gouvernance fondée sur la solidarité et le service public. Une démarche qui s’inscrit non seulement dans l’héritage des grandes figures du continent, mais aussi des penseurs de l’Etat-providence, tout en répondant aux urgences contemporaines du Sahel.

« Je m’emploierai […] à la réduction du train de vie de l’État. D’ores et déjà, j’ai décidé d’allouer les deux tiers, du fonds de souveraineté du président, […] aux œuvres soucieux sanitaires notamment, pour faciliter l’accès à l’eau potable et aux soins de santé primaire dans les zones difficiles de notre. », s’est engagé le président de la transition, le général Assimi Goïta, lors de son investiture le 7 juin 2021. Les œuvres sociales venaient ainsi de naître. 

Retour d’un imaginaire du pouvoir ancré dans les traditions africaines

Il y a des décisions politiques dont l’écho dépasse le cadre strict d’un programme national. Et il y a des gestes de gouvernance qui, par leur résonance symbolique, s’inscrivent dans une filiation continentale plus vaste. L’initiative des œuvres sociales du président de la transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta, appartient assurément à cette seconde catégorie. D’abord parce qu’elle repose sur un principe fondamental : l’allocation directe d’une part substantielle du fonds de souveraineté présidentiel à des actions sociales concrètes. Ensuite, parce qu’elle s’inscrit dans une tradition africaine pluriséculaire de gouvernance par le don, la solidarité et la proximité.

Depuis 2021, Goïta a choisi une voie résolument sociale. Deux tiers de son fonds de souveraineté — cet instrument souvent discret, parfois controversé — sont consacrés à des programmes de développement local. Il ne s’agit ni d’opérations ponctuelles, ni de gestes caritatifs isolés, mais d’un effort systématique de redistribution ciblée : près de 500 forages d’eau potable, électrification solaire de centres de santé, éclairage public dans la capitale, distribution de kits alimentaires aux plus démunis, kits sanitaires et scolaires. Le tout coordonné selon une logique d’urgence sociale et de réponse aux besoins essentiels.

Mais au-delà des chiffres, ce que dessine cette politique, c’est le retour d’un imaginaire du pouvoir ancré dans les traditions africaines du care communautaire, où le chef est celui qui donne, protège, et rend visible l’utilité de son autorité.

Un écho à l’Ubuntu, au Harambee, et à la palabre

« Gouverner, c’est certes prévoir », mais dans l’Afrique d’hier comme celle d’aujourd’hui, gouverner, ce n’est pas simplement édicter des lois ou bâtir des institutions — c’est aussi (et surtout) rendre tangible sa présence dans la vie quotidienne des citoyens. L’initiative du président Goïta s’inscrit ainsi dans l’héritage de philosophies sociales africaines telles que l’Ubuntu, l’Ujamaa, le Harambee, ou encore la pratique de la palabre.

L’Ubuntu, cette philosophie bantoue popularisée par Desmond Tutu et Nelson Mandela, repose sur une vérité simple, mais profonde : « je suis parce que nous sommes ». La logique des œuvres sociales maliennes — écoles, mosquées, centres de santé — reflète précisément cette pensée. C’est dans le renforcement des liens communautaires que se mesure la légitimité de l’autorité.

Le Harambee kenyan — littéralement « tirer ensemble » — incarne une autre facette de cette même idée : celle de l’engagement personnel du dirigeant dans le progrès collectif. Dès l’indépendance, Jomo Kenyatta avait inscrit ce principe dans le projet de nation. En s’inspirant de cette tradition d’effort solidaire, Goïta rappelle que le leadership africain peut aussi s’exercer dans l’exemplarité sociale.

Quant à la palabre, bien plus qu’un mode de discussion, elle fut historiquement une forme de gouvernance délibérative. Le lieu de la décision partagée et du compromis collectif. À sa manière, la politique sociale présidentielle s’inscrit dans cette continuité. Celle d’un pouvoir qui cherche à répondre directement aux besoins exprimés, sans médiation technocratique.

Des figures historiques tutélaires

Le geste de Goïta convoque aussi d’autres figures du panthéon politique africain. Thomas Sankara, au Burkina Faso, reste l’exemple par excellence d’une gouvernance fondée sur la justice sociale : construction d’écoles, vaccination massive, réforme agraire. Le parallèle est tentant — même si les contextes diffèrent profondément — entre les actes concrets du président malien et la vision révolutionnaire de Sankara, pour qui on ne peut pas construire un pays sans soigner, sans instruire, sans nourrir.

Kwame Nkrumah, au Ghana, avait dès les années 1960 mis l’éducation gratuite et la santé au cœur de sa stratégie de développement. Julius Nyerere et son Ujamaa tanzanien, malgré ses limites économiques, avaient tenté de faire émerger un socialisme africain centré sur la dignité et l’autonomie. Même Kadhafi, en son temps, avait su utiliser la rente pétrolière pour bâtir un réseau d’infrastructures sociales généreuses.

En s’inscrivant dans cette lignée, Goïta remet au goût du jour l’idée que la légitimité politique peut — et doit — se construire par l’action sociale directe, hors des logiques purement électorales ou institutionnelles.

Une inspiration au-delà du continent

Le geste présidentiel malien n’est pas uniquement africain dans son inspiration. Il rejoint également une tradition interventionniste occidentale bien connue : celle du New Deal américain de Franklin D. Roosevelt dans les années 1930. Face à la Grande Dépression, le président américain avait multiplié les programmes publics pour soutenir les plus vulnérables, créer de l’emploi, et rebâtir le lien entre État et société.

D’autres figures, comme Lyndon Johnson avec sa « guerre contre la pauvreté », ou plus récemment Joe Biden avec ses plans de relance familiaux, illustrent que la redistribution ciblée n’est pas incompatible avec la modernité démocratique. Ce que montre Goïta, c’est que le modèle malien, bien que nourri de traditions africaines, dialogue avec des principes universels de solidarité nationale.

Entre légitimité sociale et ancrage sahélien

Il serait toutefois réducteur de n’y voir qu’un mimétisme historique. Ce que l’initiative présidentielle malienne révèle, c’est la capacité d’un pouvoir politique à s’adapter à un contexte spécifique : celui du Sahel, de son insécurité chronique, de ses vulnérabilités climatiques et de ses fragilités économiques.

Les forages d’eau, les électrifications solaires, les distributions alimentaires : tout cela répond à des besoins concrets, identifiés, vécus. Dans un contexte de défiance généralisée envers les institutions, ces gestes sociaux deviennent des actes de reconquête du lien entre État et citoyen. Ils incarnent une forme de gouvernance tangible, à hauteur d’homme.

De plus, ils participent d’une stratégie de stabilité par le social, en consolidant les communautés les plus exposées, en prévenant les fractures locales, en réaffirmant la présence de l’État là où celui-ci s’était effacé.

De l’État social à l’État providence 

La philosophie qui sous-tend les œuvres sociales du président Goïta ne relève pas uniquement de la tradition africaine du leadership par le service. Elle rejoint aussi une interrogation plus large sur le rôle de l’État dans la production de justice sociale – un débat qui traverse la pensée politique occidentale moderne depuis la fin du XIXe siècle.

L’idée d’un État-providence, c’est-à-dire d’un État qui intervient activement pour corriger les inégalités, protéger les plus vulnérables et assurer un minimum de sécurité économique et sociale, a trouvé sa formulation classique en Europe après la Seconde Guerre mondiale. Mais elle a aussi été pensée en amont par des intellectuels de premier plan.

Karl Popper, dans La société ouverte et ses ennemis (1945), distinguait avec clarté l’ingénierie sociale fragmentaire (réformiste et empirique) de l’ingénierie utopique (idéologique et totalisante). S’il se méfiait des systèmes clos et doctrinaires, il reconnaissait qu’un État responsable devait garantir un cadre stable et juste pour prévenir les injustices structurelles. Popper plaidait ainsi pour un État qui corrige, ajuste, protège, sans verser dans l’autoritarisme. Une vision qui n’est pas éloignée de l’approche pragmatique que le président malien semble aujourd’hui privilégier.

John Rawls, avec sa théorie de la justice (1971), ira plus loin en affirmant que les institutions doivent être conçues pour que « les inégalités économiques soient au bénéfice des plus défavorisés ». Là encore, l’écho est clair : redistribuer les ressources présidentielles vers les zones rurales, les personnes handicapées, les écoles marginalisées, c’est appliquer une justice distributive de terrain.

Réhabilitation de l’État social africain

Même Amartya Sen, prix Nobel d’économie, défendra l’idée que le développement ne peut être réduit à la seule croissance, mais doit se mesurer à la capacité réelle des individus à vivre dignement. L’accès à l’eau, à la lumière, aux soins, comme le promeuvent les œuvres sociales maliennes, correspond exactement à cette « approche par les capabilités ».

En Afrique, des penseurs comme Joseph Ki-Zerbo, Cheikh Anta Diop ou Axelle Kabou ont eux aussi, à leur manière, insisté sur l’urgence de réconcilier action politique et équité sociale, quitte à sortir des schémas importés pour redonner du sens au rôle de l’État dans nos sociétés. Ce que tente aujourd’hui le Mali, c’est peut-être, en filigrane, une réhabilitation de l’État social africain, en phase avec ses racines communautaires, mais aussi avec les exigences contemporaines de justice et d’efficacité.

Une gouvernance par l’exemple… et ses conditions de réussite

L’histoire nous enseigne cependant que ces expériences, aussi inspirantes soient-elles, restent fragiles si elles ne s’accompagnent pas de mécanismes de pérennisation. Le Harambee kényan a parfois dérivé en instrument clientéliste. Le programme social de Sankara n’a pas survécu à sa disparition. L’Ujamaa de Nyerere s’est essoufflé avec les chocs économiques des années 1980.

La leçon a tiré est que sans institutionnalisation, sans ancrage dans des politiques publiques durables, sans garde-fous contre le paternalisme, les œuvres sociales risquent de n’être qu’un feu de paille.

Mais l’expérience malienne d’aujourd’hui semble, elle, chercher à éviter ces écueils. En intégrant ces actions dans une logique de résultats, en articulant les financements aux priorités locales, le président Goïta semble vouloir inscrire sa démarche dans la durée.

Dans un monde où le leadership est souvent déconnecté du terrain, le Mali tente ici quelque chose de rare : un retour à une forme de gouvernance sensible, ancrée, visible. Et si l’histoire nous enseigne la prudence, elle nous rappelle aussi que les plus belles réformes sont celles qui, tout en parlant à la mémoire des peuples, répondent à leurs besoins les plus concrets.

A.D

18 juillet 2025 0 comments
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Financement du terrorisme au Mali.
A la Une

Croissance en recul, intégration en question : la CEDEAO sous pression

by Chiencoro 17 juillet 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que la croissance ouest-africaine marque un léger recul, la CEDEAO fait face à un contexte géopolitique inédit. Entre rupture sahélienne, tensions douanières et fragilités macroéconomiques, le projet d’intégration régionale vacille. La BIDC, elle, tente de maintenir le cap.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se trouve à nouveau confrontée à ses lignes de fracture. Alors que la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) prévoit une croissance régionale de 5,0 % en 2025 – en léger recul par rapport aux 5,1 % enregistrés en 2024 – les fissures politiques et les tensions commerciales continuent de peser lourdement sur les ambitions d’intégration régionale.

Ce ralentissement, apparemment marginal, masque en réalité une série de chocs exogènes et endogènes. « Nous pensons que la sous-région aurait pu réaliser de meilleures performances », reconnaît Joseph Asenso, responsable de la recherche macroéconomique à la BIDC. En cause : l’intensification des barrières commerciales, conséquence directe de la guerre tarifaire entre les États-Unis et leurs partenaires, mais surtout, le départ fracassant du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

La rupture sahélienne complique la donne

Ces trois États, dirigés par des régimes militaires depuis 2020, ont formé en 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), actant leur retrait de la CEDEAO et imposant de nouvelles taxes sur les produits en provenance de l’espace communautaire. Une décision à fort impact économique. Selon la BIDC, si la CEDEAO répliquait conformément à ses règles de réciprocité, le commerce intrarégional déjà affaibli risquerait une contraction brutale.

Ce climat de tension s’accompagne d’une pression accrue sur les envois de fonds, notamment depuis les États-Unis, où les hausses de taxes sur les transferts pourraient réduire sensiblement les flux vers l’Afrique de l’Ouest. Un coup dur pour plusieurs économies fortement dépendantes de la diaspora.

Des vulnérabilités structurelles persistantes

À ces incertitudes politiques s’ajoute une réalité macroéconomique contraignante : dette publique en hausse (60,1 % du PIB), inflation persistante (24,1 % en moyenne), devises volatiles, et un coût de financement en nette augmentation. Pour les États membres comme pour les entreprises, accéder au crédit reste un défi majeur.

Face à ce contexte, la BIDC poursuit son rôle de catalyseur. En 2024, l’institution a évalué 21 projets pour un montant de plus de 933 millions de dollars et approuvé pour plus de 645 millions de dollars d’investissements. Les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’industrie et du développement rural restent prioritaires.

Une intégration au ralenti

Malgré ces efforts, la dynamique d’intégration sous-régionale marque le pas. La crise sahélienne, combinée à un environnement commercial instable et à une dépendance persistante aux capitaux extérieurs, met en lumière les fragilités de la construction communautaire.

Alors que certains rêvent encore d’une monnaie unique et d’un marché commun robuste, la réalité géopolitique impose une pause. Reste à savoir si la CEDEAO saura transformer ces défis en opportunités ou si elle devra, une fois de plus, revoir ses ambitions à la baisse.

Chiencoro Diarra 

17 juillet 2025 0 comments
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Économie

Économie : Le Mali brise les chaînes du surendettement 

by Sidi Modibo Coulibaly 17 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Ce n’est pas une surprise pour tous ceux qui suivent régulièrement les efforts inlassables déployés par les autorités nationales pour faire du Mali un pays souverain à tout point de vue. Donc, œuvrer à ce que le pays ne soit pas asphyxié par les dettes est une voie pour un véritable développement.

La dette est un sujet crucial pour tout pays, surtout ceux du continent africain. La dette d’un État est essentiellement l’argent emprunté par le gouvernement pour financer divers projets et couvrir les dépenses publiques. Elle est composée de la dette extérieure et de la dette intérieure. 

La dette extérieure est composée de la dette bilatérale et de la dette multilatérale. La dette bilatérale, c’est de l’argent emprunté à des pays spécifiques. Ces pays prêtent de l’argent au pays dans le cadre d’accords bilatéraux. Quant à la dette multilatérale, elle provient d’organisations internationales telles que le Fonds Monétaire international (FMI), la Banque Mondiale, etc. Ces organisations financières soutiennent les pays en leur accordant des prêts pour stimuler le développement économique. 

Bonne gestion de la dette et la priorisation de la dette intérieure

Quant à la dette intérieure, elle est composée des obligations gouvernementales et des bons du Trésor élus sur les marchés locaux. Elle est libellée en monnaie locale tandis que la dette extérieure est libellée en monnaies étrangères qui lorsqu’elles sont librement convertibles sont appelées devises. 

Les deux types de dettes constituent la dette publique. À la date du 31 décembre 2024, le Mali accumulait 6 809,33 milliards FCFA de dette publique. D’après une publication consultable sur le site web de l’UEMOA, la dette du Mali, à la date du 31 mai 2025, est de 2 381,41 milliards de FCFA avec un PIB d’évolution de +1,81 % et un PIB national de 14,93 %.

Par rapport au sujet, d’après l’économiste malien Modibo Mao Makalou, l’État du Mali n’est pas surendetté. Il l’a fait savoir à travers une publication, le mercredi 9 juillet 2025, sur les réseaux sociaux. Cette prouesse du Mali est due à l’adoption d’une approche fondée sur la bonne gestion de la dette et la priorisation de la dette intérieure.

Privilégier la dette intérieure à la dette extérieure 

Selon Modibo Mao Makalou, l’État du Mali rembourse régulièrement sa dette publique (extérieure et intérieure), mais accumule une dette-fournisseurs de plusieurs centaines de milliards FCFA envers le secteur privé. Il poursuit en indiquant que l’État du Mali à travers le Trésor public a emprunté 25 milliards FCFA le 25 juin 2025 sur le marché financier sous régional de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) et le mercredi 9 juillet 2025, il a pu lever 43,999 milliards FCFA sur le même marché.

L’économiste malien affirmait en octobre 2014 que le Mali envisageait d’emprunter environ 150 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA durant le 4e trimestre de 2024. Au regard de tout cela, on peut affirmer que le Mali a préféré la dette intérieure qu’à la dette extérieure. C’est pourquoi, selon Makalou (dans une interview accordée à AM. Thiam, le 14 octobre 2024), le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que la dette extérieure du Mali demeure modérée avec une certaine marge pour absorber les chocs. 

La dette publique (extérieure et intérieure), qui était estimée à 51,6 % du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2024, devrait baisser à 50,6 % du PIB en 2025. Il a, enfin, précisé que la dette intérieure du Mali est composée de 85,7 % de titres publics.

Une approche « budget-programme » payante

Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, dans un entretien accordé, fin mai 2025, à l’ORTM (Office de radiotélévision du Mali) dans le cadre de l’émission « Mali Kura Taa Sira », avait indiqué que le déficit budgétaire est de 2,6 %, en dessous du seuil recommandé par l’UEMOA (Union Économique et Monétaire ouest-africaine) qui est de 3 %. Et le ministre de poursuivre que c’est un déficit modéré qui signifie que le Mali gère bien ses finances publiques et ne dépense pas plus que ce qu’il peut rembourser. 

Cette politique budgétaire est fondée sur l’approche « Budget-programme » adoptée depuis quelques années par le gouvernement. Cette approche permet de savoir si les institutions et ministères ont atteint les cibles ou pas. Car, elles ont une obligation de résultat. Autrement dit, les budgets sont établis sur la base de programmes déclinés en actions avec des objectifs et des indicateurs de performance. C’est ce qu’on appelle la gestion axée sur les résultats (GAR). Pour l’année 2025, la loi des finances a prévu 141 programmes, 331 actions. Auparavant, c’était l’approche « budget des moyens », c’est à dire l’argent était affecté aux structures qui devraient justifier son utilisation.

Ce sont la combinaison de tous ces efforts déployés par le gouvernement qui ont permis au Mali d’être classé en 2025 dans le top 10 des pays africains les moins endettés. Il occupe la 10e place.

Sidi Modibo Coulibaly

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Graphique pour illustrer les billets d'humeur
Billet d'humeur

Sahel : le climat en embuscade, l’État debout

by Chiencoro 17 juillet 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Face au chaos climatique et à l’indifférence internationale, le Mali, le Burkina Faso et le Niger choisissent de tenir bon. Loin d’être les maillons faibles d’un Sahel en crise, ces États redéfinissent, à leur manière, les contours d’une souveraineté face à une menace silencieuse : le dérèglement climatique.

« C’est un horrible et incroyable charnier à ciel ouvert. Des morts et des mourants y sont entassés les uns sur les autres. Certains corps sont enflés au point d’éclater, d’autres se vident de leur contenu, entourés de membres et de chairs éparpillés que se disputent des vautours. »

Cette phrase, terrible, glaçante, n’est pas tirée d’un roman d’apocalypse. Elle est signée d’Amadou Hampâté Bâ, mémoire vive de l’Afrique sahélienne, témoin de la famine de 1914. Une famine née d’un hivernage raté, d’un été sans pluie. Un siècle plus tard, l’histoire, comme un relent de sable chaud et de poussière amère, semble bégayer.

Une menace permanente

Dans cette partie du monde que certains continuent d’appeler « bande sahélienne » comme on nomme un front oublié, le vent ne souffle plus comme avant. Il brûle. Il emporte les récoltes, fissure les terres, et s’infiltre jusque dans les fondations fragiles des États. Et pourtant, malgré le sable dans les yeux et l’indifférence dans les oreilles, certains gouvernements ont décidé de tenir.

Le Mali, le Burkina Faso, le Niger — trois pays souvent réduits à des acronymes de crise, à des titres d’alerte sur les chaînes d’info. Trois nations qui, ces dernières années, ont osé rompre avec l’ordre établi. On peut en discuter les méthodes, mais pas le diagnostic. Leurs peuples étouffaient sous un double joug — celui d’un terrorisme rampant, et celui, plus insidieux encore, d’un système économique et sécuritaire international aussi distant qu’inefficace.

Car pendant qu’à Paris ou à Bruxelles on découvrait, avec un temps de retard et une pudeur hypocrite, que le climat pouvait tuer, les villageois de Mopti, de Dori ou de Tillabéri le savaient déjà depuis longtemps. Chez eux, la météo n’est pas une rubrique. C’est une menace permanente. Des pluies qui inondent, quand elles ne se font pas attendre. Des récoltes qui disparaissent, des troupeaux sans herbe, des puits sans fond.

Et dans cet enfer lent, les États sahéliens ont choisi de ne plus tendre la main, mais de retrousser leurs manches. D’assumer leur solitude stratégique. De réorienter leur souveraineté vers ce qui compte : la terre, l’eau, la survie.

Le climat, une question de souveraineté

On leur reproche leurs ruptures diplomatiques, leur défiance vis-à-vis de certains partenaires. Mais a-t-on seulement respecté leurs alertes ? Depuis des années, ils crient famine climatique, chaos agricole, démographie en surchauffe. En réponse ? Des financements à la petite cuillère, des troupes étrangères à l’efficacité douteuse, et des sommets à huis clos où l’Afrique est invitée… à se taire.

Alors oui, ces pays ont fait des choix. Et ces choix ont un coût. Mais qui peut leur en vouloir d’avoir voulu redevenir maîtres d’un destin que le climat lui-même s’évertue à leur arracher ?

Il faudra bien, un jour, lire l’histoire autrement. Voir dans ces ruptures non pas des caprices politiques, mais des tentatives — désespérées parfois, courageuses souvent — de tenir tête à une tragédie globale qui les frappe de plein fouet.

Le Sahel ne plie pas. Il résiste. À sa manière. Et les États qu’on croyait faillis sont debout, seuls peut-être, mais lucides. Car ils savent, mieux que quiconque, que le climat n’est pas qu’une question de degrés. C’est une question de souveraineté.

Chiencoro Diarra 

17 juillet 2025 0 comments
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Moussa Mara
Actu

Mali : Moussa Mara ressort libre, mais la procédure reste ouverte

by Sahel Tribune 16 juillet 2025
written by Sahel Tribune 1 minutes read

L’ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été entendu pendant deux jours par la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ) avant d’être présenté, ce mercredi après-midi, au procureur du Tribunal de la Commune IV de Bamako. Il ressort libre, mais l’affaire reste en cours.

Les auditions ont débuté mardi 15 juillet dans l’après-midi et se sont poursuivies ce mercredi matin. Elles porteraient sur un message qui aurait été publié le 4 juillet dernier sur les réseaux sociaux, dans lequel Moussa Mara déclarerait notamment vouloir « se battre par tous les moyens ». Une formulation qui a motivé son audition dans le cadre d’une enquête menée par le pôle anti-cybercriminalité.

Accompagné de son avocat, Me Mountaga Tall — ancien ministre et figure de la défense des libertés démocratiques — Moussa Mara a répondu aux questions des enquêteurs et du procureur. À ce stade, aucune mesure judiciaire ne semble avoir été prise à son encontre, et il a regagné son domicile en fin de journée.

Premier ministre entre 2014 et 2015 sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, Moussa Mara reste une figure politique active au Mali. Il s’est notamment illustré ces derniers mois par ses prises de parole critiques sur la situation politique et sécuritaire du pays.

La rédaction

16 juillet 2025 0 comments
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Bassirou Diomaye Faye et Patrice Talon entament des démarches pour sauver l'UEMOA
Analyses

UEMOA : De Lomé à Cotonou, la bataille discrète pour sauver l’union monétaire ouest-africaine

by Chiencoro 16 juillet 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Sous pression depuis la création de l’Alliance des États du Sahel, l’Union économique et monétaire ouest-africaine tente de résister à la désintégration silencieuse. À Cotonou, les présidents Talon et Faye ont esquissé un sursaut diplomatique pour sauver ce qui peut l’être d’une union monétaire en perte de cohésion, fragilisée par les tensions politiques et le retrait progressif du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Il y a des photos qui trompent leur monde. Celle prise à Cotonou, ce mardi, montrant les présidents Bassirou Diomaye Faye et Patrice Talon souriants, presque fraternels, en est une. Car derrière les accolades protocolaires et les discours à fleuret moucheté, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) traverse une zone de turbulence qu’aucun euphémisme ne saurait masquer.

Union fracturée, monnaie fragilisée, confiance fissurée. Depuis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), c’est tout l’édifice ouest-africain qui vacille, y compris son pilier monétaire, pourtant longtemps présenté comme l’un des plus stables du continent.

Cotonou, tentative de réanimation politique

« Nous avons convenu […] d’entreprendre des démarches pour travailler à redynamiser l’organisation », a sobrement déclaré Bassirou Diomaye Faye à la sortie de son entretien avec Talon. Traduction : l’UEMOA est à bout de souffle, et les chefs d’État qui y croient encore — ou veulent y croire — cherchent à lui éviter une implosion par défaut d’adhésion.

Le message est limpide. Sans la participation pleine et entière des trois pays sahéliens, l’Union perd sa cohérence géographique, sa pertinence politique et peut-être, demain, sa base monétaire. La récente gifle symbolique infligée par le trio sahélien, qui a quitté avec fracas la session du Conseil des ministres de l’UEMOA tenue à Lomé, en dit long. Motif : l’absence de consensus sur la présidence tournante, que le Burkina Faso revendiquait.

Un désaccord de façade ? Non. Un bras de fer sur fond de guerre d’influences, de souverainetés contrariées et de rancunes géopolitiques.

Quand le franc CFA devient suspect

Officiellement, Mali, Niger et Burkina sont toujours membres de l’UEMOA. Mais leur présence devient de plus en plus théorique, voire hostile. Le projet, non dissimulé, de création d’une monnaie sahélienne autonome, conjugué à des accusations répétées contre le Bénin et la Côte d’Ivoire de « tentative de déstabilisation » (que ces derniers réfutent fermement), fait planer un doute sur la survie même du cadre actuel.

Le franc CFA, jadis ciment de stabilité, devient soupçonné de loyauté étrangère. Et dans un contexte où les pays de l’AES ont tourné le dos à la France pour se rapprocher ostensiblement de Moscou, de la Chine, de la Türkiye, la monnaie commune apparaît à leurs yeux comme un vestige d’un ordre qu’ils contestent désormais sur tous les plans.

Médiation ou dernier sursaut ?

En juillet 2024, Bassirou Diomaye Faye avait été désigné médiateur par la CEDEAO pour ramener les trois pays dans le giron communautaire. Un an plus tard, il tente à nouveau, aux côtés de Talon, de raviver la flamme communautaire. Mais la tâche ressemble désormais moins à une médiation qu’à un exorcisme.

Car ce qui se joue ici dépasse l’arithmétique institutionnelle. C’est la redéfinition même de l’espace ouest-africain qui est en cours, entre ceux qui croient encore à l’intégration régionale telle qu’elle fut conçue dans les années 1990, et ceux qui entendent la refonder, sur d’autres bases, d’autres alliances, d’autres souverainetés.

L’UEMOA, à force de compromis, de silences et de diplomatie d’équilibriste, a longtemps tenu. Mais aujourd’hui, ce sont les fondations mêmes qui craquent : la monnaie, la confiance, la réciprocité. La photo de Cotonou restera peut-être celle d’un dernier sursaut. À moins qu’elle ne devienne, dans quelque temps, l’image de l’acte manqué d’une union qui aura su survivre aux crises économiques… mais pas aux fractures politiques.

Chiencoro Diarra 

16 juillet 2025 0 comments
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Passeport AES
A la UnePolitique

Passeport et carte biométrique : vers un meilleur contrôle des mouvements de population dans l’espace AES

by Sahel Tribune 16 juillet 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Conseil des ministres du Mali a adopté, ce 16 juillet 2025, deux décrets majeurs instituant une carte nationale d’identité biométrique et un passeport national. Ces documents, harmonisés avec les spécifications techniques de la Confédération des États du Sahel (AES), marquent une étape importante dans la construction d’une identité confédérale, au service de la libre circulation et du contrôle sécurisé des populations dans l’espace sahélien.

Au palais de Koulouba, dans la salle du Conseil, les décrets s’écrivent avec la gravité des tournants historiques. Ce mercredi 16 juillet 2025, le Général Assimi Goïta, Président de la Transition, n’a pas seulement présidé un Conseil des ministres ordinaire. Il a paraphé, entre deux silences militaires, un pan symbolique de souveraineté nouvelle : l’adoption du passeport national et de la carte d’identité biométrique, désormais estampillés aux couleurs de la Confédération des États du Sahel (AES).

Ce que d’aucuns verraient comme un simple ajustement administratif est en réalité un geste politique ciselé, au cœur de la bataille du Sahel pour exister hors des cadres traditionnels, hors des tutelles anciennes, hors de la CEDEAO. L’Afrique de l’Ouest, naguère espace communautaire, se recompose à coups de décisions stratégiques — et de documents plastifiés.

L’identité AES, ou l’empreinte d’un nouvel ordre sahélien

La carte nationale d’identité biométrique malienne, tout comme le passeport désormais nationalisé, seront fabriqués selon les standards de l’OACI (Organisation de l’Aviation civile internationale). Rien d’anodin. Il s’agit de garantir aux ressortissants burkinabè, maliens et nigériens une reconnaissance technique mondiale — tout en affirmant, dans les moindres puces électroniques, l’existence d’un bloc politique nouveau.

C’est à Bamako, en novembre 2024, que les ministres de la Sécurité des trois pays avaient harmonisé leurs spécifications techniques. Et c’est par une décision présidentielle, en avril 2025, que le Président de la Confédération des États du Sahel (le même Goïta, en l’occurrence) a officialisé la création de deux nouveaux totems administratifs : le e-passeport AES et la carte d’identité biométrique AES.

Ces documents porteront, en plus des données classiques, les éléments graphiques propres à l’AES — comme autant de symboles d’une ambition : faire de l’identité sahélienne une réalité tangible, traçable, visible.

Contrôle, sécurité et affirmation politique

Dans un contexte régional où la circulation des personnes est à la fois un enjeu économique et sécuritaire, la fabrication de ces titres d’identité n’est pas un détail bureaucratique. C’est une question de souveraineté maîtrisée. Désormais, le Sahel entend contrôler lui-même les flux humains qui traversent ses frontières, sans en référer à Abuja, Niamey ou Accra.

Le Conseil des ministres parle d’« amélioration du contrôle de la libre circulation » et de « meilleure traçabilité des mouvements de populations ». L’objectif est donc de filtrer, d’identifier, de protéger. Ne plus dépendre de bases de données extérieures ou de sous-traitants étrangers.

Mais il y a plus. Ces documents incarnent la projection d’un État sahélien à venir, structuré, numérisé, interconnecté. Et dans cette projection, le Mali, le Burkina et le Niger n’attendent plus de consignes. Ils codent leur propre avenir.

Document comme déclaration d’indépendance

À l’heure où les grandes conférences internationales continuent de se perdre en promesses creuses sur le Sahel, le papier d’identité devient un manifeste politique. À défaut de reconnaissance diplomatique immédiate, l’AES imprime sa marque dans les passeports et les cartes nationales. Une diplomatie de la donnée, de la biométrie, du code QR.

Après le drapeau, l’hymne, la dévise, ainsi que le logo et les discours, l’État commence aussi par un numéro de série. Et c’est peut-être là que commence réellement l’émancipation.

A.D

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