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Rentrée littéraire du Mali : l’écrivaine Aïcha Yatabary, lauréate du prix Massa Makan Diabaté

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Avec « Le Banquet des Cantatrices », l’écrivaine malienne Aïcha Yatabary devient lauréate du prix Massa Makan Diabaté lors de la 14e édition de la Rentrée littéraire du Mali. D’autres œuvres ont été primées lors de la cérémonie de clôture de l’évènement le samedi 14 mai dernier.

L’œuvre Le Banquet des Cantatrices a été récompensée par le célèbre prix Massa Makan Diabaté lors de la 14e édition de la Rentrée littéraire du Mali. C’est une consécration pour l’autrice malienne, Aïcha Yattabary, résidant à Paris. Elle s’est plongée dans le monde de l’écriture depuis l’adolescence, à l’âge de 14 ans, et se préoccupe énormément de la condition de la femme.

En obtenant ce nouveau prix, elle exprime sa joie en ces mots : « A celle d’avoir remporté ce prix, s’ajoute à celle d’être distinguée par un prix portant le nom de mon écrivain préféré, Massa Makan Diabaté. Ma joie est triple même, puisque s’ajoute à tout ceci celle d’avoir obtenu la reconnaissance de mon pays ».

Pour rappel, cette consultante en santé publique et spécialiste en développement durable avait obtenu une autre distinction en 2008 : le Prix   Femme, Enfant et Famille de la Rentrée Littéraire du Mali. Aïcha s’intéresse énormément aux sujets de développement durable et surtout de santé des femmes. Dr Yatabary est par ailleurs la présidente de l’association Femmes santé solidarité internationale, qui existe depuis 2019.

Bibliographie

Elle a écrit et publié de nombreuses œuvres, comme : Le banquet des marabouts, roman en 2015 ; Afrique, développement durable et coopération internationale, essai en 2018 ; Confessions de séductrices africaines, nouvelles en 2019; Le banquet des Cantatrices, Nouvelles en 2021 ; Dans le ventre d’un prince, roman en 2022 ; Le Développement durable à l’épreuve de la politique concrète, essai en 2022.

Le Banquet des Cantatrices (éd. Takaba) décrit la situation de vulnérabilité des femmes, de chute sociale, qui arrivent à parvenir au sommet de l’échelle sociale, tout en se réalisant, grâce au travail et à la remise en question personnelle. Ces femmes connaissent la disgrâce dans leurs foyers respectifs mais parviennent à se départir des pesanteurs auxquelles elles font face pour en sortir grandies.

Il fustige aussi la part d’ombre et de lumière de la pratique de l’art « griotique » : l’ombre, quand les individus cèdent à la tentation du paraître et la lumière quand ceux-ci font des griots une source d’émulation positive, avec leur rôle social  important.

Autres lauréats

Les projecteurs se sont éteints sur la 14e édition de la Rentrée littéraire du Mali, ce samedi 14 Mai 2022. Cinq œuvres y ont été récompensées. Le prix Ahmed Baba a été remporté par le franco-comorien, Nassuf Djailani avec son roman Cette Morsure trop vive. Le Prix Union Européenne du premier roman est décerné à la jeune autrice malienne Djeneba Moumouni Traoré pour L’Empreinte de l’amour (éd. La Sahélienne). Le prestigieux prix Massa Makan Diabaté à la malienne Aïcha Yatabary pour Le Banquet des Cantatrices (éd. Takaba). Le prix Moussa Sow et Plume de Scène ont respectivement été décernés au Pr. Drissa Diakité pour son livre Massaya et la Société Mandingue (éd. La Sahélienne) et Kadi Diarra pour sa pièce de théâtre Nielenie, Bamana Mousso.

A noter que cette 14e édition de la Rentrée littéraire du Mali a coïncidé avec la sanction sous-régionale contre le Mali depuis le 09 janvier 2022. Malgré cela, les hommes et femmes de lettres du Mali et d’ailleurs ont pu se rencontrer à Bamako pendant une semaine. Pour porter un nouveau regard sur le territoire et l’imaginaire africain. Cette 14e édition a tenu toutes ses promesses d’après les responsables de l’activité.

Lauréate du prix Massa Makan Diabaté, Aïcha Yattabary est remplie d’émotion pour cette couronne portant le nom de celui qu’elle ne cesse de lire.  « J’ai dévoré ses romans, Le Boucher de Kouta, Le coiffeur de Kouta et le Lieutenant de Kouta, dès l’âge de 13 ans, les ayant trouvés dans la bibliothèque de feue ma grand-mère qui le lisait beaucoup aussi. Je ne sais même pas combien de fois je les ai lus… », dit-elle.

Mohamed Camara

Mohamed Camara
Mohamed Camarahttps://saheltribune.com
Mohamed Camara est détenteur d’une licence en lettres modernes, décrochée en 2019 à la Faculté des lettres, des langues et des sciences du langage (FSL), Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB). Il évolue dans la presse, son métier de prédilection, depuis 2018. En 2021, il est certifié journaliste culturel suite à une formation de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ). Il a travaillé pour plusieurs journaux dont le projet Kéniéba Média dont il était le coordinateur, et lemalien.com. Il travaille actuellement pour Reflet d’Afrique (Journal hebdomadaire local de Bamako, depuis 2020) et Sahel Tribune (mai 2022). Mohamed Camara aime la lecture, la musique et les échanges interindividuels afin de mieux affiner ses connaissances.

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