Mali : l’Union africaine appelle à « la mise en place d’une transition civile »

Mali : l’Union africaine appelle à « la mise en place d’une transition civile »
Moussa Faki Mahamat, président de l'Union africaine. Crédit photo: Maliweb

Suite au nouveau coup de forces perpétré le 25 mai par le Colonel Assimi Goita et les siens, l’Union africaine, tout en suspendant le Mali, le mardi 1er juin, de toutes les institutions de l’organisation, appelle à la mise en place d’une transition civile. Tout le contraire de l’organisation sous régionale beaucoup plus conciliante.

Contrairement à la CEDEAO, l’Union africaine sanctionne le Mali. « Conformément aux instruments normatifs pertinents de l’UA, décide de suspendre immédiatement la République du Mali de toute participation à toutes les  activités de l’Union africaine, de ses organes et institutions, jusqu’à ce que l’ordre  constitutionnel normal soit rétabli dans le pays », renseigne le communiqué Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), daté  du mardi 1er juin

A la différence de la CEDEAO, beaucoup plus conciliante, le CPS de l’UA « exhorte vivement les militaires maliens à retourner d’urgence et sans condition dans  leurs casernes et à s’abstenir de toute nouvelle ingérence dans les processus politiques au  Mali ». Aussi, contrairement à l’organisation ouest africaine, qui ne fait plus du départ du colonel Goïta de la présidence de la transition une exigence,  l’UA appelle clairement à la mise en place d’une transition dirigée par des civils.

Faute, l’organisation panafricaine menace « d’imposer des  sanctions ciblées et d’autres mesures punitives à l’encontre de tout trouble-fête de la  transition actuelle ». Cette décision du CPS de l’UA constitue un échec diplomatique pour la junte au pouvoir qui vient d’essuyer un sérieux revers. La conséquence immédiate de cette décision est l’éviction des membres désignés par le Conseil national de transition (Cnt) devant siéger au parlement panafricain.

Ce qui met de facto fin aux ambitions de Aïchata Cissé dite Chato, elle qui était candidate à la présidence du parlement panafricain. L’ex député de Bourem voit ainsi son rêve brisé. A titre de rappel, elle avait été désignée au Cnt en remplacement de l’Imam Oumarou Diarra, démissionnaire avec comme seul objectif être présidente du parlement panafricain. Un objectif désormais hors de portée  avec la  suspension du Mali par le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine.

Abdrahamane SISSOKO

Source: Maliweb.net

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