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Touristes russes à Tombouctou
ActuSeko ni Donko

Mali : La cité des 333 saints se rouvre au monde

by Sahel Tribune 2 novembre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

On le disait isolé, replié, assiégé par les crises. Mais le Mali, fidèle à son génie de la résistance, surprend encore. À Tombouctou, trente-trois touristes russes viennent d’inaugurer le retour du pays sur la scène culturelle internationale. À la veille de la Biennale Artistique et Culturelle de 2025, le pays se redresse par la culture et la souveraineté, offrant au monde l’image d’un Mali debout, fier et maître de son destin.

Il est des symboles qui parlent plus fort que les discours. Dans la Cité mystérieuse de Tombouctou, berceau de savoirs et de civilisations, un convoi inattendu a résonné comme une réponse aux prophètes de malheur : trente-trois touristes russes foulant le sable d’un pays qu’on disait isolé, fatigué, replié. L’image est forte. Car au moment où certains chancelleries occidentales conseillaient à leurs ressortissants de quitter le Mali, d’autres — venues d’ailleurs — font le chemin inverse, guidées non par la peur, mais par la curiosité et la confiance.

Cette arrivée, fruit d’une collaboration entre Hogon Tours et le Festival Vivre Ensemble de Tombouctou, dépasse la simple anecdote touristique. Elle illustre le retour progressif du Mali sur la carte mondiale des destinations culturelles. Sous la houlette du Général d’armée Assimi Goïta, qui a décrété 2025 « Année de la Culture », le pays retrouve ce qui fait sa force depuis des siècles : l’alliance entre l’esprit, la création et la résistance.

Un voyage hautement symbolique

Ces visiteurs russes ne sont pas seulement venus admirer les mosquées de terre et les manuscrits anciens de la « ville aux 333 saints ». Leur périple a valeur de manifeste. Il dit que le Mali reste debout, ouvert, hospitalier, et qu’il ne cédera ni à la peur ni à l’isolement. Sous la protection vigilante des FAMa, ils ont visité les sites historiques et la Salle Ali Farka Touré, en cours de rénovation, qui accueillera la Biennale Artistique et Culturelle ainsi que le Forum Mondial des Civilisations prévus en décembre prochain. Deux événements phares qui entendent replacer le Mali au cœur du dialogue culturel mondial.

Le ministre Mamou Daffé, artisan infatigable de la renaissance culturelle, l’a souligné : « Cette visite positionne Tombouctou comme un pôle touristique majeur et confirme la relance du tourisme international. » Derrière cette phrase sobre, se cache une vérité plus profonde : celle d’un Mali qui transforme chaque épreuve en tremplin, chaque blocus en opportunité, chaque crise en démonstration de souveraineté. Là où d’autres voyaient la fin, Bamako écrit un recommencement.

Un Mali debout, fidèle à lui-même

On disait le pays replié sur lui-même ; il s’ouvre au monde par la culture. On le disait à genoux ; il se tient droit, sûr de ses choix et de ses alliances. On le disait isolé ; il accueille de nouveaux amis venus saluer la beauté de son patrimoine et la résilience de son peuple. C’est peut-être là, dans ce sable de Tombouctou foulé par des visiteurs étrangers, que s’écrit la véritable image du Mali : celle d’une nation fière, qui reconquiert sa place, non par la soumission, mais par la dignité.

Parce qu’au Mali, la résistance a toujours pris le visage de la culture. Et quand les armes se taisent un instant, ce sont les tambours, les mots et la mémoire des pierres qui rappellent au monde que ce pays, décidément, n’a jamais cessé de tenir debout.

A.D

2 novembre 2025 0 comments
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La mine de lithium de Bougouni en construction au Mali.
A la UneÉconomie

Inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali : Le président Assimi Goïta attendu à Bougouni ce lundi 

by Cheickna Coulibaly 2 novembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

Le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, est attendu ce lundi 3 novembre 2025, dans la région de Bougouni, pour présider la cérémonie officielle d’inauguration de la mine de lithium de Bougouni, un projet stratégique pour l’économie nationale et le développement industriel du Mali. Cette inauguration intervient quelques mois seulement après celle de la mine de Goulamina, ouverte en décembre 2024, faisant du site de Bougouni la deuxième mine de lithium du pays.

Le projet, qui se déploie progressivement, est développé par Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), filiale de Kodal Mining UK Ltd, en partenariat avec Hainan Mining Co. Ltd, filiale du groupe chinois Fosun. L’État malien et des investisseurs locaux détiennent 35 % du capital, garantissant ainsi une participation directe du pays à la gouvernance et aux retombées économiques.

Une cérémonie riche en symboles 

La première phase d’exploitation, centrée sur le gisement de N’Gouanala, permettra une production annuelle d’environ 120 000 tonnes de concentré de spodumène, un composant essentiel dans la fabrication des batteries au lithium. L’investissement initial pour cette phase est estimé à 65 millions de dollars américains, tandis que la phase 2, prévue à moyen terme, devrait porter la capacité totale à près de 250 000 tonnes par an.

L’arrivée du président de la Transition à Bougouni revêt une portée hautement symbolique, illustrant la volonté du gouvernement de valoriser les ressources naturelles nationales et de stimuler la création d’emplois durables. La cérémonie rassemblera les membres du gouvernement, les responsables de la société minière, les autorités locales et les populations de la région mobilisées pour l’événement.

Des retombées positives pour les communautés

Le projet minier de Bougouni génère déjà plusieurs centaines d’emplois directs et indirects et participe activement au développement local. Parmi les réalisations figurent la construction de routes communautaires, la réhabilitation d’écoles, l’appui aux services de santé, ainsi que des programmes de sensibilisation et de protection de l’environnement. L’entreprise met également en œuvre un plan de gestion environnementale axé sur le recyclage des déchets, le suivi de la qualité de l’eau et la réduction des nuisances sur les populations riveraines.

Après Goulamina, la mise en exploitation de Bougouni confirme sa place parmi les pays africains émergents dans le domaine du lithium, ressource stratégique pour la transition énergétique mondiale. Ce développement renforce la souveraineté économique du pays et ouvre la voie à une meilleure valorisation locale de ses ressources minières.

Cheickna Coulibaly, envoyé spécial à Bougouni 

2 novembre 2025 0 comments
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Penurie de carburant
A la UneAnalyses

Le Mali d’aujourd’hui, la Chine d’hier : l’histoire se répète, autrement

by Chiencoro 1 novembre 2025
written by Chiencoro 6 minutes read

L’histoire, dit-on, est la plus exigeante des maîtresses. Elle n’accorde sa clémence qu’à ceux qui acceptent d’apprendre d’elle. De la Chine de Mao Zedong au Mali du général Assimi Goïta, deux époques, deux contextes, deux civilisations – mais une même obsession : reconstruire un pays jadis humilié, affaibli, morcelé, en lui redonnant la maîtrise de son destin. La révolution chinoise fut un chemin de souffrance ; la refondation malienne, elle, est un chemin de lucidité. Les deux procèdent d’un même impératif : celui de la souveraineté retrouvée.

Lorsque Mao Zedong proclama la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, il ne promettait pas le confort. Il annonçait plutôt la douleur. Pendant une décennie, son peuple connut la faim, la peur, les purges et la désillusion. Le Grand Bond en Avant — qui devait transformer des paysans en sidérurgistes et une nation en empire industriel — se mua en catastrophe.

Mais, sous les cendres de cette tragédie, la Chine comprit qu’aucune souveraineté ne se gagne sans discipline collective, sans sacrifice, sans solidarité et sans endurance nationale. Aujourd’hui, dans le Sahel, c’est ce même principe, transposé au XXIᵉ siècle, que le Mali réapprend à incarner.

Le Mali et la tentation du Bond en Avant

Depuis 2020, Bamako avance à contre-courant du monde, frappé par des sanctions « illégales, illégitimes et inhumaines », fragilisé par la guerre qui lui a été imposée depuis plus d’une décennie par des partisans du chaos contrôlé, mais mû par la certitude qu’il faut se reconstruire par soi-même ou disparaître. Le général Assimi Goïta, à sa manière, mène une révolution silencieuse – non pas idéologique, mais souverainiste. Là où Mao exaltait la dictature du prolétariat, Goïta exalte la « dictature » du devoir national : celle d’un peuple qui refuse d’être administré depuis l’extérieur.

L’armée malienne n’est pas la Garde rouge, mais elle porte la même fonction symbolique. Car elle est aussi un instrument de régénération, un levier de refondation. Dans les casernes comme dans les villages, la conscience se forge. Dans ces endroits comme dans beaucoup d’autres, les uns et les autres commencent à comprendre que la souveraineté ne se décrète pas, mais qu’elle se construit dans la rigueur, la patience et parfois la douleur.

Du chaos à la reconstruction : la leçon chinoise

La Chine de Mao a saigné pendant dix (10) ans pour renaître. Ses campagnes ont été vidées de leurs forces, ses villes purgées de leurs élites, mais de ce chaos est née une structure d’État qui, quelques décennies plus tard, sous Deng Xiaoping, allait propulser le pays vers la première place mondiale.

Le Mali, lui aussi, traverse son moment dialectique : entre l’effondrement et la renaissance. Le terrorisme a érodé ses territoires, les sanctions économiques d’organisations sous-régionales inféodés aux parrains du terrorisme international, mécontents de leur départ du Mali et des pays du sahel, et donc de la fin de leur entreprise machiavélique dans ces zones, ont paralysé son commerce. Mais dans cette épreuve, un instinct collectif émerge : celui de ne plus confier son destin aux autres. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes de la transition ont ouvert dès leur arrivée au pouvoir un vaste chantier de refondation de l’État du fond en comble. Des réformes qui touchent jusqu’au comportement des citoyens. Car comme préfère le rappeler à juste titre le président de la transition, « il n’y a pas de Mali Kura sans le maliden kura ». Il faut refonder l’État en même temps que les citoyens afin d’éradiquer des maux qui entravent le développement du pays depuis des décennies, à savoir des pratiques de mauvaise gouvernance qui dilapidaient les fonds publics ou pire les extravertissaient. 

Les autorités maliennes ont donc entamé par refonder la loi fondamentale du pays. En juillet 2023, une nouvelle constitution a été adoptée afin de prendre en compte les nouvelles orientations du pays et le propulser au niveau des autres nations émergentes. Dans le secteur économique et financière, plusieurs réformes ont eu lieu, dont la relance des industries et entreprises (COMATEX, UMPP, etc) à l’arrêt depuis belle lurette. Il faut noter aussi la relance du chemin de fer mais aussi la réforme du Code minier et de son Contenu local afin d’augmenter les marges de l’État dans les entreprises minières. 

Aussi sur le plan de la défense et de la sécurité, le pays a directement entamé la dénonciation des accords léonins qui sous-traitaient sa sécurité. Ce qui a rapidement nourri des adversités visant à saboter le grand Bon en avant enclenché par les autorités maliennes de la transition. Mieux, la création du bloc tryptique avec le Niger et le Burkina Faso, dans le cadre de la Confédération des États du sahel (AES), créée le 6 juillet 2024, avec comme mission la restauration de la sécurité et le développement de ces nations sahéliennes longtemps victimes de la mainmise extérieure, a aggravé les choses.   

Comme la Chine, le Mali comprend donc que la souveraineté est un processus, non un slogan. Que la fierté nationale exige des fondations solides : école, armée, industrie, livre, et conscience historique. C’est dans cette dynamique que le président de la transition a entamé la rénovation des établissements scolaires du pays dès son investiture. Cette rénovation a concerné aussi bien les fondamentales que les secondaires, notamment les lycées afin de créer plus de conditions d’études pour les élèves.  

La souveraineté comme école de douleur et de dignité

Entre Mao et Goïta, il y a un demi-siècle et un monde de différences. Mais il y a aussi une vérité commune : toute refondation est une épreuve initiatique. La Chine a survécu à la famine, à la peur, à l’isolement international pour devenir la deuxième puissance mondiale. Le Mali, lui, affronte la pénurie du carburant, la guerre asymétrique, la reconstruction de l’État, également la tentative désespérée d’isolement international.

Les routes sont différentes, mais la destination reste la même : la maîtrise de son destin. Et si le Grand Bond en Avant a coûté à la Chine des millions de vies, il a aussi forgé un caractère national inébranlable. Le Mali, fort de sa mémoire, choisit la voie de la patience, de la cohésion et du savoir.

Les nations ne se construisent pas dans la facilité. Elles s’éprouvent dans la faim, dans la peur, dans le doute. Le Mali d’aujourd’hui, comme la Chine d’hier, apprend à vivre debout dans un monde qui le préfère à genoux. Mais là où Mao imposait le silence, le Mali choisit la conscience. C’est là toute la différence entre la révolution et la refondation : la première consume, la seconde éclaire. 

Entre l’ombre de Mao et la lumière de Bamako, il y a la même leçon universelle : aucune douleur n’est vaine quand elle accouche d’une souveraineté lucide.

Chiencoro Diarra 

1 novembre 2025 0 comments
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Pénurie du carburant au Mali
Économie

Vente de carburant au Mali : Le gouvernement met de l’ordre 

by Sidi Modibo Coulibaly 1 novembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Face à la pénurie de carburant, les autorités nationales ont pris des mesures draconiennes pour réapprovisionner en quantité le pays. Et la situation est en train de revenir à la normale. Cependant, les populations peinent à obtenir du carburant tant le circuit de distribution est mal organisé pour diverses raisons. Pour mettre fin à cela, le gouvernement a pris un Arrêté interministériel.

Qui d’entre nous ne vit pas le calvaire dans la recherche du carburant ? Pourtant, les autorités se battent quotidiennement pour que les populations soient ravitaillées. Cette volonté de satisfaire les populations avait été affirmée par le Premier ministre en ces termes : « Même s’il faut aller chercher du carburant avec des cuillères, nous le ferons. » C’est ainsi que des centaines de citernes, sous bonne escorte militaire, ont pu rallier Bamako et d’autres localités de l’intérieur. 

À titre d’illustration, un convoi de 1 233 citernes de carburant a fait son entrée à Bamako dans la nuit du 29 au 30 octobre 2025. Un réapprovisionnement du pays qui se fait au péril de la vie des chauffeurs et des forces de défense et de sécurité. Ce qui a fait dire au Premier ministre : « Le carburant que nous recevons, c’est du sang humain. » Malgré ce réapprovisionnement à hauteur, les populations peinent à obtenir le précieux liquide ou l’obtiennent dans des conditions les plus difficiles, à cause d’une spéculation et d’une anarchie créées autour de la chaîne de distribution.

Spéculation spontanément créée 

Dans le but de se procurer le précieux liquide, les citoyens ont pris d’assaut les stations-service. Beaucoup d’entre eux ont stationné leurs engins motorisés de part et d’autre des voies menant à ces stations. Ce qui a créé de très longues files d’attente d’engins motorisés. Une occasion trouvée par des individus sans foi ni loi pour créer la spéculation. Ces individus arrivent à se procurer facilement du carburant et les revendent à des prix exorbitants. Ainsi, le bidon de 20 litres d’essence qui coûte normalement 15 500 F CFA est revendu à 50 000 voire 60 000 F CFA. Le bidon de 1,5 litre est cédé à 5 000 voire 6 000 F CFA. 

Ces transactions, dans la plupart des cas, se font tout juste à côté des stations-service à la barbe et au nez de citoyens n’ayant pas de moyens financiers nécessaires. Des citoyens qui ont passé des nuits entières à veiller dans ces stations. Cette situation ne pouvait prospérer pour un gouvernement qui a le souci permanent de satisfaire les besoins des populations. C’est pourquoi, les autorités nationales ont frappé fort en prenant l’Arrêté interministériel N° 4930/MIC-MEF-MM-MSPC-MATD-SG du 30 octobre 2025. Un Arrêté qui est signé par cinq (05) ministres de la République.

Distribution permanente obligatoire décidée 

Désormais, les établissements de distribution de produits pétroliers visés par l’Arrêté interministériel, sont tenus de vendre le carburant 24 h sur 24 sur l’ensemble du territoire national. Autrement dit, les stations-service ont l’obligation de travailler de façon permanente jusqu’à nouvel ordre (article 2 de l’Arrêté). En outre, elles sont tenues de communiquer par semaine aux services du commerce leur situation sur les quantités reçues et vendues par catégorie de produit et les stocks restants ( article 3 de l’Arrêté). 

Selon l’article 4, la vente de carburant dans les bidons et autres récipients est formellement interdite, excepté celle destinée à alimenter les groupes électrogènes et les machines à usage domestique et professionnel. Toutefois, l’acheteur est tenu de présenter au gérant de la station-service tout document justifiant de l’exercice de ses activités ou de l’utilisation du produit. 

La nouvelle disposition souligne aussi que les services de sécurité et de protection civile assurent la sécurité dans les établissements de distribution de produits pétroliers. Comme pour lier l’écrit à l’acte, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a effectué, le 31 octobre 2025, une visite de terrain dans deux stations-service de Bamako pour évaluer les conditions d’approvisionnement et de sécurité.

Il faut signaler que cette mesure vient s’ajouter à celle instruisant à la police militaire de veiller à ce qu’aucun porteur d’uniforme ne vienne semer l’anarchie dans les stations-service. Des stations-service avaient été, aussi, indiquées pour le ravitaillement de telle ou telle catégorie d’engins motorisés. 

Sidi Modibo Coulibaly

1 novembre 2025 0 comments
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15ème session du Conseil supérieur de l'Agriculture
A la UneÉconomie

MITA 2025 à Bamako : Le Mali révolutionne la productivité agricole 

by Sidi Modibo Coulibaly 1 novembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Le Mali est en train de devenir une locomotive dans l’amélioration de l’agriculture en Afrique à travers la tenue de plusieurs rencontres régionales chez lui. Et cela, à cause de ses performances innovantes. De mai à octobre 2025, il a abrité le forum sur le système de riziculture intensif, celui du développement de l’agriculture dans l’espace AES. Et du 20 au 24 octobre 2025, c’était la 5e édition du marché des innovations et technologies agricoles ( MITA).

L’agriculture en Afrique représente un potentiel immense, non seulement pour la sécurité alimentaire, mais aussi pour le développement économique. L’Afrique dispose d’un énorme potentiel agricole estimé à environ 60% des terres arables mondiales encore inexploitées. Pour libérer ce plein potentiel, un investissement massif et stratégique dans les infrastructures y compris d’innovation technologique est indispensable. Ainsi, le continent pourrait non seulement relever ses défis alimentaires, mais aussi créer des emplois diversifiés et de qualité, stimuler la croissance économique et se positionner comme un acteur incontournable sur la scène agroalimentaire mondiale. 

Pour sa part, le Mali a fait une avancée significative dans ce sens d’où sa sollicitation par les autres pays africains afin de bénéficier de son expertise et de son expérience. La tenue de la 5e édition du MITA couplée à la 2e édition du prix d’Innovation agricole « Abdoulaye TOURE » s’inscrit dans cette dynamique. 

L’agriculture au cœur des priorités du Mali 

Au Mali, l’agriculture occupe 70 % de la population active et contribue à plus de 40 % du PIB (produit intérieur brut). Elle représente la principale source de revenus pour 80 % des populations rurales et génère près de 30 % des recettes d’exportation. Le pays dispose de 43,7 millions d’hectares de terres agricoles utilisables, dont seulement 4,5 % sont cultivés ; de 2,2 millions d’hectares aménageables, dont 23,5 % sont exploités ; de 14 millions de bovins, 58 millions d’ovins et caprins, 1,3 million de camelins, 63 millions de volailles ; de 70 milliards de mètres cubes d’eaux de surface et 2 720 milliards de m³ d’eaux souterraines. 

En outre, il dispose d’un potentiel de production piscicole d’environ 200 000 tonnes par an et d’un potentiel forestier de 100 millions d’hectares, dont 17 % sont aujourd’hui productifs, avec 7 millions de tonnes par an de potentiel de régénération naturelle. Pour exploiter cet immense potentiel, le Mali a expérimenté beaucoup de stratégies qui ont été des réussites. 

Pour développer davantage le secteur, il l’a placé au cœur de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de son ambitieuse Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable (SNEDD 2024-2033). Dans cette stratégie, il est inscrit comme projet structurant sous le nom de  « FARAFINNA JIGINƐ » qui signifie « Nourrir le Mali et la Sous-région ». 

Les innovations maliennes fortement appréciées

Pendant cinq jours, plus de deux-cents (200) scientifiques, agriculteurs et entrepreneurs ont mené des réflexions pour répondre aux besoins immédiats des producteurs d’Afrique de l’Ouest et du centre, à travers des panels de haut niveau, des marchés B2B. Trente-trois (33) technologies dont 09 pratiques, 08 équipements/outils et 14 produits biologiques ont été présentées en plénière et 30 exposées dans les stands. Il y a eu également 24 engagements d’achat faits par les pays. Parmi ces innovations figurent celles du Mali qui ont été appréciées par les participants à l’occasion de la journée du Mali. Une journée qui s’est tenue le 23 octobre 2025 au parc des innovations et technologies de l’Institut d’Économie rurale (IER) à Sotuba. 

Ces innovations sont les variétés améliorées de maïs, mil, sorgo, fonio, niébé, arachide, sésame ; les spécimens d’élevage de haute qualité tels que les chèvres « Boers » et les poules « Wasase ». Le Mali a également présenté de nouveaux types d’aliments pour bétail optimisés et une variété de produits transformés. En outre, les innovations en matière de solutions digitales ont été une autre prouesse des chercheurs maliens. Les innovations technologiques maliennes ont été vivement saluées par les participants, car d’après eux, elles contribuent positivement à l’amélioration de la productivité agricole du continent africain.

Il faut noter que la présente édition est organisée par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement agricoles (CORAF), créé en 1987 et composé de 23 pays. Elle avait pour thème : « Facilitation de l’accès aux innovations et technologies agricoles de gestion intégrée des sols ». L’édition de 2026 se tiendra en Sierra Leone. 

Sidi Modibo Coulibaly

1 novembre 2025 0 comments
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Présentation des lettres de créance au Mali - Grande
A la UnePolitique

De nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de Bamako : La diplomatie malienne fait respecter ses principes.

by Sidi Modibo Coulibaly 29 octobre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Dès leur installation à la tête de l’État le 24 mai 2021, les autorités nationales ont adopté des principes qui guident l’action publique en matière de diplomatie. Elles tiennent scrupuleusement au respect de ces principes. Même la première puissance du monde a tenu à les respecter en revenant sur sa décision de faire payer aux Maliens une caution pour la délivrance de visas. C’était le jeudi 23 octobre 2025. Et c’est ce même jour que plusieurs nouveaux ambassadeurs ont présenté leurs lettres de créance au Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta.

Ils étaient huit (08) ambassadeurs de divers pays et continents à présenter leurs lettres de créance au Palais de Koulouba. Cette présentation de lettres de créance marque officiellement le début de leur mission au Mali. Lors de la cérémonie de présentation, le Général d’Armée Goïta a souhaité la bienvenue aux nouveaux ambassadeurs et les a assurés de la disponibilité du gouvernement à œuvrer avec eux pour le renforcement des liens d’amitié, de solidarité et de coopération entre le Mali et leurs pays respectifs. Des pays qui sont situés à peu près sur chaque continent.

Trois pays africains

Deux de ces trois pays sont les voisins immédiats du Mali : le Sénégal et la Guinée Conakry. Désormais, ces deux pays sont représentés au Mali respectivement par Madame Fatoumata Binetou Rassoul CORREA et Monsieur Ansoumane CAMARA. Le Sénégal et le Soudan (actuel Mali) ont accédé à l’indépendance en tant qu’une seule entité dénommée fédération du Mali. Quant à la Guinée Conakry, ses différents dirigeants ont toujours soutenu que le Mali et la Guinée sont comme deux poumons dans un même corps humain. 

Le Sénégal et la Guinée jouent un rôle important dans l’importation et l’exportation de marchandises entre le Mali et l’extérieur à cause des ports maritimes dont disposent ces deux pays. Le troisième pays africain est le Soudan, un pays situé à l’est du continent en proie à une guerre civile et qui a été, auparavant, amputé de sa partie australe qui a pris le nom de Soudan du Sud. Les relations diplomatiques entre le Mali et le Soudan ont pris une nouvelle tournure par la visite, en début d’année, à Bamako du Président Général Aftar. Il est désormais représenté au Mali par Monsieur Khalid Abdelgadir Shukri JADELHAG.

Un pays asiatique 

Il s’agit de l’Inde, le pays le plus peuplé du monde. Un pays qui est très important dans la géopolitique internationale. Avec l’Inde, le Mali entretient des relations diplomatiques dynamiques, surtout à travers de plus en plus la formation de jeunes maliens dans les universités indiennes. C’est Dr Nandakumar NAGENDRAN qui aura, désormais, la charge de renforcer les relations entre les deux pays.

Un pays du Proche-Orient 

C’est un pays qui est au centre de la diplomatie internationale depuis des décennies en raison de son conflit avec Israël. Bien avant que son statut d’État ne soit reconnu un tout petit peu à travers le monde, la Palestine entretenait de bonnes relations diplomatiques avec le Mali. Très longtemps, son ambassadeur, Abou Rabba, a été le doyen diplomatique du corps diplomatique au Mali. Le pays de feu Yasser Arafat, leader de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) est désormais représenté au Mali à travers Monsieur Hassan F. M. AL BALAWI.

Trois pays européens 

Ce sont deux royaumes et une République qui ont changé de représentants diplomatiques au Mali. Il s’agit du royaume uni de Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse, Pays de Galle) et d’Irlande du Nord, et celui de Belgique. Ces deux royaumes européens entretiennent depuis longtemps des relations diplomatiques avec le Mali. Même si à un moment la représentation diplomatique britannique était installée au Sénégal. Quant au royaume de Belgique, il appuie beaucoup le Mali à travers son agence de coopération, ENABEL, qui est représentée à Bamako. Il revient, désormais, à Monsieur Michel André Arnaud DUSAUCY de renforcer cette coopération dynamique. Le royaume uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord aura comme représentant au Mali Monsieur Angus Philip MCKEE. 

Le troisième pays européen, la République fédérale d’Allemagne, a choisi de nommer un nouvel ambassadeur auprès du Mali qui est Dr Corina FRICKE. Ce pays a été le tout premier à avoir reconnu l’indépendance du Mali. Dès lors, elle entretient d’excellentes relations avec le Mali, surtout à travers une coopération au développement très dynamique. Deux agences de développement que sont la GIZ (coopération technique) et la KWF (coopération financière) sont représentées au Mali.

En décidant d’accréditer de nouveaux ambassadeurs auprès du Mali, on peut croire que ces huit pays ont compris et avalisé les principes constitutionnels qui guident, désormais, l’action publique du gouvernement malien. Ces principes, au nombre de trois, sont : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix souverains du peuple malien ; et la défense de ses intérêts. Loin d’un isolement sur la scène internationale, le Mali continue de nouer des relations diplomatiques respectueuses de sa souveraineté. 

Sidi Modibo Coulibaly

29 octobre 2025 0 comments
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Pénurie du carburant au Mali
ActuOpinion

Le Mali, au cœur de la tempête énergétique, forge les bases d’une nouvelle ère

by Mikailou Cissé 28 octobre 2025
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

La pénurie de carburant qui frappe le Mali depuis plusieurs semaines ne relève pas seulement d’un aléa logistique. Elle met à nu les fragilités d’un modèle économique dépendant et invite à une refondation profonde. Derrière la crise, une opportunité se dessine : celle d’un pays qui peut apprendre à redevenir maître de son énergie et de son destin.

Depuis mi-octobre 2025, le Mali vit au rythme des files d’attente, des stations-service à sec et des transports paralysés. La crise énergétique agit comme un miroir tendu à la nation. Elle reflète à la fois ses vulnérabilités et ses forces latentes. Cette pénurie, plus qu’un simple dysfonctionnement, est une épreuve structurante, un « test grandeur nature » de la capacité du pays à s’adapter, à inventer et à se réorganiser.

Dans les rues de Bamako, l’économie s’ajuste. Des familles partagent leurs trajets, des commerçants rationalisent leurs déplacements, des enseignants improvisent des sessions locales. C’est dans l’adversité que s’exprime la résilience malienne, faite d’ingéniosité, de solidarité et de sens du devoir. Et c’est peut-être là le signe d’une maturité nouvelle : celle d’un peuple qui transforme la pénurie en discipline collective.

L’armée, l’État et la nation en première ligne

Au cœur de cette crise, l’État malien démontre une capacité d’action et de coordination rarement saluée à sa juste mesure. Les forces armées sécurisent les convois de carburant sur des axes rendus dangereux par les attaques terroristes ; les autorités politiques pilotent la réorganisation de la distribution ; et les acteurs économiques soutiennent la continuité des services essentiels.

Ce triptyque — armée, administration, citoyens — illustre une solidarité nationale qui dépasse la simple gestion d’urgence. Le Mali apprend à gérer la crise dans l’ordre et la souveraineté, sans agitation, sans dépendre de la panique extérieure. Le réalisme prévaut sur la précipitation. L’État choisit de ralentir pour mieux maîtriser.

Un potentiel énergétique encore sous-estimé

La crise actuelle a ceci de salutaire qu’elle remet la lumière sur une question stratégique : le Mali regorge d’énergie, mais pas encore d’énergie maîtrisée.
Sous son sol, des richesses inexplorées dorment — pétrole, lithium, hydrogène naturel. À Bourakébougou, à soixante kilomètres de Bamako, jaillit un souffle d’hydrogène presque pur, capable d’alimenter tout un village depuis plus d’une décennie. Cette découverte, unique au monde, témoigne du potentiel de l’Afrique à innover en dehors des modèles importés.

Valoriser ces ressources locales, bâtir une filière nationale d’extraction et de transformation, investir dans la formation technique et industrielle, voilà le véritable pari de souveraineté. Loin des discours abstraits sur la « transition énergétique », il s’agit ici d’une transition patriotique, où l’énergie devient un instrument d’indépendance, non de dépendance.

De la contrainte à la refondation

Ce que vit le Mali aujourd’hui n’est pas seulement une crise énergétique — c’est une leçon politique. Les grands tournants de l’histoire nationale ont souvent émergé de moments d’épreuve : la résistance de Soundjata, la lutte de l’indépendance, la reconquête de la souveraineté politique. Aujourd’hui, l’énergie devient le nouveau champ de bataille de cette indépendance retrouvée.

La refondation malienne, si souvent invoquée, trouve ici son terrain d’application concret : celui d’une autonomie énergétique, fondée sur l’exploitation raisonnée des ressources nationales et la transformation locale des richesses. Car il ne suffit pas de disposer du lithium ou de l’hydrogène ; il faut savoir en faire un moteur de développement, non un mirage extractif.

L’heure de la souveraineté mesurée

Dans un monde de flux tendus, où la dépendance énergétique dicte les rapports de force, le Mali n’a pas le luxe de l’attente. Il doit transformer la crise en opportunité — et la pénurie en planification. La souveraineté énergétique n’est pas un slogan : c’est un projet national à la croisée de la sécurité, de la science et de l’économie.

La leçon de cette crise, au fond, est simple : l’énergie ne se résume pas à l’essence. Elle réside dans le courage d’un peuple, dans la discipline d’un État, dans la lucidité d’une transition. Le Mali, confronté à ses limites, découvre qu’elles peuvent devenir ses forces. Car c’est souvent au bord de la rupture que naissent les refondations les plus durables.

Mikailou Cissé 

28 octobre 2025 0 comments
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