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Penurie de carburant
A la UneOpinion

Face à la pénurie du carburant, le Mali choisit la raison avant la précipitation

by Mikailou Cissé 27 octobre 2025
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Face à la pénurie de carburant qui paralyse le pays, Bamako a pris une décision rare : suspendre les cours dans toutes les écoles et universités pendant deux semaines. Un choix de lucidité, dicté par les réalités du terrain, qui en dit long sur la manière dont le Mali apprend à gouverner dans l’adversité — avec calme, méthode et souveraineté.

Dans les rues de Bamako, les files d’attente devant les stations-service sont devenues une pratique quotidienne. Des familles patientent des heures pour quelques litres d’essence, des enseignants laissent leurs motos à sec, des élèves parcourent des kilomètres à pied. La scène est connue, presque banale, mais cette fois, elle a pris une ampleur nationale.

Le gouvernement malien a tranché en décidant que les écoles et universités resteront fermées du 27 octobre au 9 novembre 2025. Non par renoncement, mais par réalisme. « Gouverner, c’est prévoir », disait l’adage. À Bamako, on dirait aujourd’hui : gouverner, c’est s’ajuster.

Cette décision, loin d’un simple geste administratif, relève d’une pédagogie de crise : alléger la pression sur les ménages, réduire la mobilité, préserver le peu de carburant encore disponible pour les services essentiels.Dans un pays où l’éducation reste le ciment de la cohésion nationale, ce choix symbolise une forme de discipline collective, signe d’un État qui assume ses contraintes au lieu de les nier.

L’école, miroir de la nation

Dans le silence des classes, c’est toute une société qui s’interroge sur sa propre endurance.
Le Mali suspend l’école, mais pas l’éducation. Dans les familles, les cahiers se ferment, mais la parole circule. Les discussions reprennent, les solidarités s’inventent, les mères s’improvisent enseignantes, les pères philosophes du quotidien.
La fermeture des établissements ne traduit pas un échec, mais une pause lucide, une respiration collective face à une tension logistique devenue insoutenable.

Au-delà de la mesure, c’est une leçon de maturité politique : celle d’un État qui accepte de ralentir pour mieux avancer. La pénurie de carburant n’est plus seulement une crise économique, elle devient un test de gouvernance.

Lucidité et responsabilité partagée

Le professeur Cheikh Yacoub Doucouré, figure morale respectée, le rappelle avec justesse : « Les moments difficiles font partie intégrante de la vie collective. La résilience nationale consiste à affronter l’adversité avec calme, discipline et foi en l’avenir. »

Ses mots résonnent comme un écho au pragmatisme du pouvoir malien.
Le pays n’est pas à genoux. Il s’adapte. Cette pause éducative n’est pas une rupture, mais un acte de gestion lucide d’un contexte régional où les défis énergétiques s’accumulent — du Sahel aux ports de la Méditerranée.

C’est aussi une manière d’exprimer la souveraineté du réel : ne pas céder à la panique, ne pas masquer les difficultés, mais les transformer en espace de réflexion collective. En ce sens, le Mali ne subit pas sa crise ; il l’utilise pour repenser sa trajectoire.

Une leçon africaine de maîtrise et de mesure

La décision de Bamako tranche avec les réflexes habituels des « États fragiles ».
Là où d’autres auraient improvisé, le Mali a choisi l’ordre et la cohérence.
Là où d’autres auraient masqué la crise sous le vernis de la communication, il a préféré la transparence et la prudence.

Cette approche, presque confucéenne, illustre une nouvelle pédagogie de la souveraineté. Une pratique qui consiste à assumer la contrainte comme un passage obligé vers la maîtrise de soi. L’État malien démontre qu’il ne s’agit plus d’obéir à la vitesse du monde, mais d’imposer son propre rythme — celui d’une refondation lente, mais consciente.

Le savoir comme énergie nationale

Dans cette parenthèse forcée, un symbole s’impose : l’école malienne reste debout, même les portes closes.Chaque élève, chaque enseignant, chaque parent porte la conviction que l’éducation est la première énergie d’un pays — plus précieuse encore que le carburant.

Car si le Mali manque aujourd’hui d’essence, il ne manque ni de foi, ni de raison, ni de mémoire. Et dans ce monde de vitesse et de vertige, cette leçon de mesure — presque philosophique — fait du Mali un pays qui, même ralenti, avance avec dignité.

Mikailou Cissé 

27 octobre 2025 0 comments
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Hydrogène naturel
ActuClimat et environnement

Pénurie de carburant au Mali : l’hydrogène naturel comme alternative durable

by Sidi Modibo Coulibaly 27 octobre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

La pénurie de carburant que vit le Mali depuis septembre 2025 a affecté tous les secteurs de la vie. Certes, les autorités sont au four et au moulin pour assurer l’approvisionnement rapide du pays. Cependant, elles devraient faire de cette crise une opportunité pour se tourner vers d’autres sources d’énergie dont dispose le pays, telles que l’hydrogène naturel.

Le Mali dispose d’énormes potentialités naturelles. Si, ce sont les ressources minières qui sont les plus connues, car les mieux exploitées, il y a l’hydrogène naturel. Cette source d’énergie peut constituer une sérieuse alternative à l’essence, au gaz-oil, etc. Elle avait déjà fait l’objet d’une expérimentation, même si c’était à un niveau moindre. Ce qui est un atout pour relancer son exploitation à grande échelle.

L’hydrogène malien découvert de façon inédite

Le Mali est une référence emblématique d’accumulations naturelles d’hydrogène. Son potentiel a été révélé de façon naturelle. C’était en 1987 à Bourakébougou (à environ 60 kilomètres au nord-ouest de Bamako, la capitale du Mali). C’est à travers un fait inédit : creusement d’un puits pour approvisionner en eau le village. Lorsque l’excavation dépasse cent mètres de profondeur, ce qui ressemble à un courant d’air remonte du puits. 

Pendant sa pause, un ouvrier, en tentant d’allumer sa cigarette, provoque une explosion soudaine. Dans la stupeur, le puits est fermé, cimenté et condamné. Vingt ans s’écoulent. En 2007, des scientifiques étrangers sur initiative de l’homme d’affaires malien, Alou Boubacar Diallo, viennent sur les lieux pour analyser le fameux courant d’air. Le résultat est sans appel : le courant d’air est composé à 98 % d’hydrogène et 2 % de méthane et de diazote.

Une première expérimentation réussie 

Dès 2012, de l’équipement est installé pour convertir cet hydrogène en électricité, ce qui a permis d’alimenter le village en électricité. Via un puits, l’équipement convertit la petite molécule en électricité, d’abord grâce à un générateur en combustion directe de 30 kW, puis, depuis 2022, grâce à l’installation d’une pile à combustible de 5 kW. Ce qui permet l’éclairage public du village et quelques appareils électroniques. Ce qui a fait du Mali, le seul pays au monde où un gisement d’hydrogène naturel est exploité. 

5,4 millions de tonnes exploitables

Cette exploitation à Bourakébougou a suscité la curiosité de la communauté scientifique internationale qui a, depuis fait un certain nombre d’études sur les lieux et découvert d’autres réserves d’hydrogène naturel dans les sous-sols d’autant plus importantes. En plus de ses réserves colossales d’hydrogène naturel, la région possèderait, selon l’équipe de chercheurs de l’Institut de Physique du Globe de Paris (citée dans la revue spécialisée « International Journal of Hydrogen Energy ») « les caractéristiques géologiques et géochimiques uniques d’un système d’hydrogène actif », soit une source de production continue, qui permettrait d’exploiter un flux inépuisable. Ce qui a fait dire aux scientifiques que la ressource exploitable estimée serait de 5,4 millions de tonnes, soit 5 % environ de la production mondiale d’hydrogène, toutes sources confondues. 

L’hydrogène naturel, un enjeu mondial

Plus de 95 % de l’hydrogène produit dans le monde est issu du méthane, du pétrole ou du charbon. C’est un hydrogène industriel. Alors que l’hydrogène naturel appelé hydrogène blanc, est un gaz invisible, inflammable et décarboné exploité sans une transformation industrielle lourde. Il est issu du sous-sol et n’émet quasiment pas de CO₂, car il ne nécessite ni combustion ni électrolyse pour être généré. On ne le trouve que très rarement sous sa forme pure (H2). Et, c’est ce type d’hydrogène qui se trouve au Mali. Potentiellement, l’hydrogène naturel pourrait alimenter des entreprises ou encore toutes sortes de transports (voitures, trains, bateaux, avions). 

Au regard de sa nature, on peut affirmer que l’hydrogène naturel est une ressource propre dans un contexte mondial de lutte contre le changement climatique. Celui, qui le maîtrise, pourrait bien s’imposer comme un acteur central de la transition énergétique mondiale. Donc, le Mali devra largement profiter de son potentiel pour assurer son indépendance partielle ou totale en termes d’énergies.

Sidi Modibo Coulibaly

27 octobre 2025 0 comments
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Une salle de classe vide a lecole de Dapchi au Nigeria
A la UneÉducation

Mali : Écoles et universités fermées jusqu’au 9 novembre à cause de la pénurie de carburant 

by Cheickna Coulibaly 27 octobre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

En raison des perturbations dans l’approvisionnement en carburant, le gouvernement malien a décidé de suspendre toutes les activités pédagogiques sur l’ensemble du territoire. La mesure, annoncée dans un communiqué conjoint des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, s’applique du 27 octobre au 9 novembre 2025 inclus.

Les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont annoncé, dans un communiqué conjoint publié le dimanche 26 octobre 2025, la suspension de tous les cours sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure exceptionnelle prend effet à partir du lundi 27 octobre 2025 et se poursuivra jusqu’au dimanche 9 novembre 2025 inclus.

Selon le communiqué, cette décision s’explique par les perturbations dans l’approvisionnement en carburant qui affectent depuis plusieurs jours les déplacements des élèves, des enseignants, des chercheurs et du personnel administratif. Ces difficultés logistiques compromettent le bon déroulement des activités pédagogiques dans les établissements scolaires et universitaires.

Retour rapide à l’approvisionnement normal en carburant 

Les autorités éducatives précisent que les cours reprendront le lundi 10 novembre 2025. En attendant, des dispositions sont en cours pour réaménager les calendriers scolaire et universitaire afin d’assurer la continuité des programmes d’études et de limiter les impacts de cette interruption.

Le communiqué souligne également que le gouvernement travaille activement à un retour à la normale de l’approvisionnement en carburant, afin de permettre une reprise sereine des activités éducatives sur tout le territoire.

Les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont exprimé leur reconnaissance envers la communauté éducative : enseignants, étudiants, parents d’élèves et partenaires  pour leur compréhension, leur engagement et leur sens du devoir patriotique en cette période difficile. « Tout est entrepris par les autorités pour un retour rapide à l’approvisionnement normal en carburant », ont assuré les deux ministères.

Cette suspension temporaire des cours survient dans un contexte où plusieurs secteurs du pays subissent les conséquences de la pénurie de carburant, perturbant les transports et les activités économiques dans plusieurs régions.

La rédaction 

27 octobre 2025 0 comments
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Femmes rurales
A la UneOpinion

Tribune. La femme malienne, socle invisible de la souveraineté

by Mikailou Cissé 25 octobre 2025
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Dans un Mali en reconstruction, souvent décrit à travers ses crises, ses armées et ses réformes, on oublie parfois la colonne vertébrale silencieuse qui soutient la nation : la femme. Ni spectatrice, ni simple héritière, elle est la gardienne de la cohésion, la mémoire du courage et le ferment invisible de la souveraineté. Là où elle s’efface, c’est tout un pays qui vacille.

On la voit dans les champs, les marchés, les écoles ou les foyers — sans uniforme, sans tribune, mais omniprésente. La femme malienne ne gouverne pas, elle tient debout. C’est elle qui, dans les heures sombres, empêche les foyers de sombrer dans le chaos, qui nourrit l’espérance quand les vivres manquent, qui enseigne la patience quand la colère monte. Elle incarne cette stabilité souterraine qui empêche toute nation de se briser.

Dans un pays encore marqué par la guerre et la crise, elle ne se plaint pas — elle agit. Elle ne réclame pas la gloire — elle bâtit dans le silence. Elle est cette énergie sociale qui transforme l’épreuve en continuité, la douleur en résistance. Sans elle, le Mali ne serait pas un pays debout, mais un pays orphelin.

Entre liberté et devoir : la grandeur silencieuse

Soumise à des traditions souvent pesantes, à des normes qui la consultent rarement, la femme malienne vit dans un équilibre précaire : entre la liberté qu’elle aspire à conquérir et le devoir qu’elle refuse d’abandonner. Elle est à la fois fille du vent et gardienne du foyer.

Dans ce balancement entre émancipation et fidélité, elle incarne la plus haute forme de lucidité : celle de celles qui savent que le progrès n’a de sens que s’il respecte la mémoire.

La modernité lui offre des promesses, parfois des mirages. Mais dans le tumulte des influences étrangères, elle reste fidèle à sa source — cette foi, cette langue, cette tradition qui la relient à la matrice du Mali. Là où certains prêchent le changement par la rupture, elle rappelle que la véritable révolution se nourrit de continuité.

La femme, gardienne du lien et de la mémoire

Des plaines de Sikasso aux dunes de Tombouctou, le fil de l’histoire malienne est tissé par des mains féminines. Quand les hommes prenaient les armes, les femmes prenaient soin. Elles ont protégé la culture, la foi, les enfants, les livres. Elles ont gardé vivante l’idée même de nation — cette idée que l’on ne conquiert pas avec des fusils, mais avec la mémoire.

Aujourd’hui encore, dans les institutions, les champs, les marchés ou les salles de classe, elles perpétuent ce rôle invisible mais essentiel : celui de l’unité. Dans un pays en guerre contre le terrorisme et la pauvreté, elles sont le ciment moral d’une refondation lente mais réelle.

Une force tranquille pour un pays en transition

Dans le Mali de la Transition, où la souveraineté se décline désormais en actes — armée nationale, production locale, autonomie diplomatique —, la femme demeure la garante du sens. Elle rappelle que la force d’un pays ne se mesure pas seulement à ses blindés, mais à la stabilité de ses foyers. Que la véritable indépendance n’est pas seulement militaire, mais aussi morale. Et que l’avenir d’une nation dépend moins de ses conquêtes que de la manière dont elle élève ses enfants.

La femme malienne ne revendique pas le pouvoir. Elle l’exerce par sa seule présence, par la constance de ses gestes, par sa capacité à porter la vie et la mémoire dans un même souffle.

Tant qu’elle parlera au nom du silence, qu’elle préservera la dignité et élèvera la vie, le Mali gardera son âme invincible. Elle n’est ni l’ombre des hommes, ni la vitrine d’un féminisme importé : elle est le cœur battant d’une souveraineté intérieure, enracinée dans la foi, la patience et la dignité.

Dans un monde où les puissances s’effritent, le Mali tient encore debout parce qu’il a aussi des femmes debout. Et c’est peut-être là, dans cette discrétion héroïque, que réside le secret de sa véritable indépendance.

Mikailou Cissé

25 octobre 2025 0 comments
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Penurie de carburant
ActuAnalyses

Pénurie de carburant : l’épreuve, condition de la renaissance

by Chiencoro 24 octobre 2025
written by Chiencoro 6 minutes read

Étouffé par le blocus des groupes armés qui ciblent les camions-citernes et paralysent l’approvisionnement en carburant, le Mali traverse l’une des crises économiques les plus éprouvantes de son histoire récente. Pourtant, au cœur de cette épreuve, une leçon de Charles Darwin résonne : celle de l’adaptation. Comme les espèces confrontées à des bouleversements brutaux, les nations aussi doivent évoluer pour survivre. Dans cette période de pénurie et d’incertitude, le peuple malien doit apprendre à transformer la contrainte en moteur, la crise en mutation. La douleur du présent n’est souvent que le prix de l’évolution vers un avenir plus fort.

Face au blocus des camions-citernes et à la pénurie d’essence orchestrée par les groupes armés avec le soutien des partisans du chaos contrôlé, l’on tente d’asphyxier le Mali, en s’attaquant à son économie. Un complot qui intervient à un moment où l’économie malienne amorçait une croissance exponentielle « de l’ordre de 6% en 2025 contre un déficit budgétaire de -2,7% attendu ».

Mais dans cette épreuve, une leçon s’impose : celle de Charles Darwin. Car dans la nature comme dans l’histoire des peuples, ce ne sont ni les plus forts ni les plus riches qui survivent, mais les plus capables d’adaptation. Cela est d’autant plus clair que « Depuis 2020, notre [le Mali] économie fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et de résilience malgré les contraintes sécuritaires et géopolitiques. », avait déclaré le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, dans son adresse à la nation, à l’occasion du 22 septembre 2025.  

La théorie de la survie appliquée au Sahel

Le Mali traverse aujourd’hui une crise d’une intensité rare, où le carburant est devenu symbole de survie. Les files interminables devant les stations-service, les moteurs à l’arrêt, les chauffeurs dormant dans leurs camions, les familles piégées dans la chaleur des villes paralysées — tout cela compose l’image d’un pays que l’on tente de mettre à genoux par l’arme la plus moderne du terrorisme et de ses sponsors étatiques étrangers : l’asphyxie économique. 

En agissant, les acteurs pensent faire du mal aux autorités de la transition, en s’en prenant au peuple, qu’ils prétendent défendre contre le pouvoir en place, alors qu’en réalité ils visent que leurs intérêts géostratégiques au Mali, notamment la dilapidation des ressources du Mali. A ce niveau, il est important de rappeler des faits. 

Le Mali, troisième producteur d’or d’Afrique, a engagé depuis 2023 une réforme ambitieuse de son Code minier pour reprendre le contrôle de ses ressources naturelles et accroître les retombées économiques nationales. Portée par la volonté du gouvernement de transition de faire en sorte que « l’or brille pour les Maliens », cette réforme a relevé la part de l’État dans les projets miniers à 35 %, instauré des obligations de transformation locale et mis fin à de nombreuses exonérations fiscales.

Une loi complémentaire sur le contenu local impose en outre aux compagnies étrangères de privilégier les fournisseurs, les employés et les capitaux maliens. Si ces mesures visent une souveraineté économique accrue, elles ont provoqué de fortes tensions avec les multinationales, notamment Barrick Gold, accusée d’arriérés fiscaux et de blanchiment. Ce qui a aboutit à des saisies d’or et à des suspensions d’activités. Grâce à ces réformes, les recettes minières sont en hausse. C’est aussi cette réussite du pays sans l’appui des partenaires sanguinaires, qui se nourrissaient du sang du pays tels des sangsues, qui a créé des jaloux parmi eux. Du coup, ils ont finit par s’allier au diable pour tenter d’annihiler tous les efforts du pays.   

Darwin, la science de la patience

Dans cette tentative de suffocation, une vérité darwinienne s’impose : la vie ne disparaît jamais, elle s’adapte. Comme les espèces confrontées à un changement brutal de leur environnement, les Maliens, eux aussi, doivent apprendre à évoluer, à inventer, à survivre différemment.

Darwin ne parlait pas de la guerre, encore moins des ruptures d’approvisionnement. Il observait la lenteur des mutations, les transitions forcées, les adaptations douloureuses mais nécessaires. Ses travaux sur l’évolution enseignent une loi universelle : tout organisme doit endurer une phase de déséquilibre avant de retrouver la stabilité.

Ce que vit aujourd’hui le Mali s’inscrit dans cette dynamique. Après des décennies de dépendance énergétique, le blocus actuel révèle les failles d’un modèle économique basé sur l’importation. Il oblige le pays à chercher d’autres voies, d’autres sources d’énergie, d’autres équilibres. Ce moment de crise n’est pas la fin, c’est la mutation, c’est la preuve de la marche inébranlable du Mali vers sa pleine et entière souveraineté. « La voie que nous avons empruntée sera certes semé d’embûches. Mais c’est un chemin de non-retour. », rassure généralement le président Goïta dans ses discours. 

L’épreuve comme étape vitale

Les groupes armés ont voulu étouffer un État en refondation. Mais, sans le savoir, ils accélèrent sa transformation. Dans les capitales sahéliennes, on redécouvre les transports collectifs, on repense la mobilité, on parle enfin de solaire, de biocarburants, de circuits locaux. Comme dans la nature, la contrainte devient le moteur de l’évolution. Le désespoir, s’il est maîtrisé, devient une énergie nouvelle.

Car Darwin, au fond, n’enseignait pas le fatalisme, mais la résistance par la plasticité. Celle par laquelle des êtres et des nations sont capables de se réinventer sous la pression du réel.

Chaque être, chaque peuple traverse sa phase d’étouffement, ce moment où tout semble se refermer. Mais l’histoire montre que ces crises sont les matrices du renouveau. Le Mali, par son courage et sa mémoire, saura faire de cette pénurie non pas une impasse, mais une transition — de la dépendance à l’autonomie, du désordre à la refondation.

Darwin aurait reconnu dans cette épreuve le plus beau des laboratoires : celui où l’homme, confronté à l’adversité, découvre qu’il n’est pas condamné à subir, mais à évoluer en s’adaptant aux vicissitudes de la vie.

L’évolution, disait Darwin, n’est pas un choix, mais une nécessité. Le Mali n’échappe pas à cette loi naturelle. Il doit transformer la douleur en intelligence, la crise en opportunité, la pénurie en innovation. 

Entre la survie et le renoncement, le pays choisira la première. Et dans ce combat silencieux, il prouvera au monde que la véritable force d’un peuple ne réside pas dans l’abondance, mais dans sa capacité à renaître de la contrainte.

Chiencoro Diarra 

24 octobre 2025 0 comments
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Année de la Culture
ActuSeko ni Donko

​2025, Année de la Culture au Mali : Le parrain du mois d’octobre vise la pérennité des actions pour le livre et la lecture

by Ibrahim Kalifa Djitteye 24 octobre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

​ La salle de conférence de la Bibliothèque nationale de Bamako a accueilli, ce jeudi 23 octobre 2025, la conférence du parrain du mois d’octobre, M. Diadié Yacouba Dagnoko, ancien ministre de la Culture. Couplé à la cérémonie de remise d’attestations aux familles donatrices de livres. L’événement a été présidé par le chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M.  Salia Malé, représentant le ministre Mamou Daffé.

​La rencontre s’est tenue autour du thème central : « 2025, Année de la Culture : Tremplin pour une promotion véritable du livre et de la lecture au Mali ? ». Ce thème s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de « 2025, Année de la Culture », qui vise à célébrer non seulement le livre et la lecture, mais surtout à honorer ceux qui contribuent à leur promotion par le don, le partage et la transmission du savoir.

L’ensemble de cette initiative est soutenu par la volonté des plus hautes autorités nationales, l’Année de la Culture ayant été décrétée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, à l’occasion de son adresse à la nation à l’occasion du Nouvel an 2025. 

​Hommage aux donateurs, 4 441 ouvrages offerts

​La cérémonie a été rythmée par plusieurs moments protocolaires, incluant les mots de bienvenue du directeur de la Bibliothèque nationale et du représentant des donateurs, ainsi que la projection d’un spot vidéo sur le don des livres. La conférence a été marquée par une vague de générosité concrétisée par la reconnaissance publique des familles donatrices.

M. Diadié Yacouba Dagnoko, le parrain du mois d'octobre
M. Diadié Yacouba Dagnoko, le parrain du mois d’octobre. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/ Sahel Tribune.

​Mme Coulibaly Mafoune Koné a pris la parole en tant que représentante des familles. Le geste de ces citoyens est jugé « noble » et « sublime », car il enrichit le patrimoine de l’institution nationale dont la mission est de veiller à la vulgarisation et à la démocratisation de la lecture. La cérémonie a culminé avec la remise d’attestations à ces familles qui ont fait preuve d’une générosité exceptionnelle, offrant un total de 4 441 livres à la Bibliothèque nationale.

​Le directeur de l’institution a chaleureusement remercié les familles, expliquant que ces dons sont parfois motivés par le désir de partager une collection privée ou par la nécessité de préserver des fonds documentaires après le décès du chef de famille. Il a martelé que laisser des documents dans des malles est une « perte pour l’État » et pour les Maliens, car le livre représente un savoir qui « peut être partagé et gardé en même temps ». Il a lancé un appel aux autres familles à donner leurs collections non traitées pour le partage avec le lectorat.

​Le parrainage au-delà de 2025

​M. Diadié Yacouba Dagnoko, le parrain du mois d’octobre, a exprimé son émotion d’avoir été désigné. Le concept du Parrain du mois, initié par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, vise à mobiliser une personnalité pour renforcer la visibilité des événements de l’Année de la Culture.

​L’ancien ministre a révélé avoir placé son parrainage sous le signe du livre et de la lecture, une orientation qui a reçu l’assurance du soutien personnel du ministre Daffé et de tout son département. Il a indiqué que l’objectif est d’assurer la continuité des actions, des programmes et des politiques au-delà de cette année 2025. Il a surtout décrit le chantier de la promotion de la lecture comme un effort gigantesque et une « longue marche », dont cette conférence marque le premier pas. La soirée s’est conclue avec la remise des attestations et le lancement de la conférence du parrain, structurée comme une « master class à plusieurs voix ».

Ibrahim Kalifa Djitteye 

24 octobre 2025 0 comments
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La jeunesse malienne reçue à Koulouba
A la UneOpinion

L’armée et la jeunesse, les poumons de la souveraineté malienne

by Mikailou Cissé 24 octobre 2025
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Le Mali n’est pas seulement une carte sur le continent africain. C’est un être vivant, un corps collectif façonné par les siècles, nourri de ses douleurs et de ses victoires. De Soundjata Keita à la Confédération des États du Sahel (AES), de l’indépendance à la refondation actuelle, le pays poursuit une même quête : celle de la dignité souveraine. Une souveraineté que l’armée et la jeunesse incarnent aujourd’hui, comme les deux poumons d’une nation décidée à respirer par elle-même.

Le Mali, plus qu’un territoire, est une entité organique : une chair nourrie de mémoire, de courage et de foi. Chaque blessure du passé — colonisation, partitions, insurrections — a laissé une cicatrice, mais aussi une leçon. De la victoire de Soundjata Keita à la résistance héroïque de Sikasso, l’histoire malienne est celle d’un peuple qui, à chaque effondrement, trouve la force de se redresser. Cette mémoire, loin d’être nostalgique, est une énergie active. Elle rappelle que la grandeur d’un pays ne se mesure pas à son confort, mais à sa capacité de se réinventer.

L’armée, colonne vertébrale de la souveraineté

Issue du peuple et forgée dans la rigueur des villages et des familles, l’armée malienne n’est pas une institution parmi d’autres. Elle est le prolongement de la nation. Elle combat sans haine, agit par devoir, et incarne la continuité d’un État que le chaos n’a jamais réussi à dissoudre. En 2025, son industrialisation naissante, sa montée en puissance et son alliance stratégique avec le Niger et le Burkina Faso dans le cadre de l’AES marquent une rupture historique : celle d’un Mali qui ne délègue plus sa sécurité, mais la produit lui-même. L’armée devient ainsi le symbole d’un pays qui assume sa souveraineté sans arrogance — une force tranquille qui protège et bâtit.

Face à cette armée, la jeunesse malienne représente l’autre pilier de la nation. Connectée, diverse, souvent impatiente mais incroyablement inventive, elle se cherche entre tradition et modernité. Dans les villes, elle affronte le chômage et l’influence du monde globalisé ; dans les campagnes, elle résiste à la pauvreté et à l’exode. Mais partout, elle témoigne d’une même vitalité : celle d’un peuple qui refuse la résignation. Elle apprend à transformer la frustration en énergie, le désespoir en création. C’est cette jeunesse, plus encore que les armes, qui assurera au Mali son avenir souverain.

Une souveraineté à l’œuvre

Le Mali s’avance aujourd’hui sur le chemin de la refondation concrète. L’État assume son destin, renforce son outil d’innovation, restructure son économie et fait de la sécurité nationale un levier de développement. Les fractures sociales et territoriales demeurent, certes, mais elles ne sont plus vécues comme des fatalités. Elles deviennent les lignes de force d’un pays en mutation, où la diversité se mue en richesse et la difficulté, en école de résilience.

Un pays debout, fidèle à sa mémoire, porté par sa jeunesse et soutenu par son armée. Un peuple qui sait que la grandeur ne s’improvise pas mais qu’elle se prouve. Lentement mais sûrement, le Mali s’avance vers l’avenir — non comme un miraculé de l’histoire, mais comme un artisan de sa propre destinée. Car le Mali n’est pas seulement une histoire à raconter. Il est une promesse à tenir, une idée vivante. Celle d’une nation qui, entre rêve et devoir, forge son destin à la mesure de son âme.

Mikaïlou Cissé

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