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Le Président Assimi Goïta
A la UnePolitique

Le Président de la Transition à Bougouni : « Le carburant que vous détournez pour nourrir la violence ne vous protégera pas »

by Chiencoro 6 novembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans son discours en langue nationale devant les autorités traditionnelles et coutumières ainsi que les autorités administratives de la région de Bougouni, le Chef de l’État a replacé l’enjeu sécuritaire et politique dans le cadre plus large d’un projet national de refondation, où la lutte contre la subversion se conjugue avec l’exploitation souveraine des ressources et le redressement économique du pays.

À l’occasion de l’inauguration officielle de la deuxième mine de lithium dans la région de Bougouni, le 4 novembre 2025, le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, a prononcé un discours empreint de gravité et de détermination. Il a appelé les Maliens à l’unité et à la vigilance dans un contexte national marqué par des crises multiformes.

Cette cérémonie s’inscrit dans une stratégie de valorisation des ressources naturelles nationales, notamment le lithium, désormais considéré comme un levier majeur de « développement industriel et technologique ». Mais au-delà de la portée économique du projet, c’est un message politique fort que le Chef de l’État a tenu à adresser à ses compatriotes.

La résilience malienne saluée

Le Président Goïta a tout d’abord rendu un vibrant hommage au peuple malien, saluant sa résilience, son patriotisme et sa compréhension, qualités grâce auxquelles « notre pays a su éviter les nombreux pièges tendus contre sa marche souveraine ». Face aux complots et aux tentatives de déstabilisation, il a souligné que c’est dans la mobilisation populaire que le salut de la nation a résidé.

« Chacun a, à sa manière, joué un rôle », a-t-il affirmé, en invitant même ceux qui peinent encore à saisir les enjeux à se rappeler que la patrie est un bien commun, dont la préservation est la responsabilité de tous.

Le Chef de l’État a exprimé une reconnaissance particulière aux chauffeurs et leurs apprentis, aux opérateurs économiques et aux forces de défense, qu’il considère comme des piliers de la nation dans cette période difficile. Ces acteurs, en assurant l’acheminement du carburant, en investissant dans des secteurs à risque, ou en défendant le territoire au péril de leur vie, illustrent selon lui les sacrifices nobles consentis pour préserver la souveraineté nationale.

Une guerre aux multiples visages

Le Président a insisté sur la complexité de la crise actuelle, qu’il qualifie de « guerre psychologique ». Il a dénoncé les stratégies de communication terroriste visant à diffuser la peur par des images d’attaques mises en scène et diffusées sur les réseaux sociaux : « Les ennemis de notre nation cherchent à nous enfermer dans un cycle de crises savamment orchestrées », a-t-il averti.

Dans un ton ferme, le Président Goïta a adressé un message clair à ceux qui, par appât du gain ou par trahison, facilitent les actions des groupes terroristes. Il a notamment dénoncé ceux qui détournent du carburant pour le revendre à prix fort ou approvisionner les groupes armés. Ces actes, a-t-il martelé, sont des formes de collaboration inacceptables avec l’ennemi, et leurs auteurs seront considérés comme complices directs de la déstabilisation du pays. « Le carburant que vous détournez pour nourrir la violence ne vous protégera pas. L’argent que vous touchez ne vous sauvera pas. Les ennemis du Mali n’ont ni loyauté ni fraternité. », a-t-il expliqué

Préserver la souveraineté contre les manipulations extérieures

Le Président a également mis en garde contre les ingérences étrangères masquées sous forme d’aide conditionnée, dénonçant une stratégie bien connue où les mêmes acteurs qui alimentent les crises se présentent ensuite comme sauveurs. « Accepter leur aide conditionnée, c’est céder notre destin à ceux qui ne visent que leurs propres intérêts, et non le bien du peuple malien », a-t-il prévenu, appelant à la lucidité et à la responsabilité collective pour préserver la souveraineté du pays.

Le Président Goïta a lancé un appel à l’unité et à l’action immédiate : « Il convient d’agir une bonne fois pour toutes, afin d’éviter un éternel recommencement. » Inscrivant son propos dans l’héritage des grands empires de l’histoire malienne, il a rappelé que le Mali d’aujourd’hui doit faire preuve de courage et de clairvoyance pour garantir la survie de la nation.

Chiencoro Diarra 

6 novembre 2025 0 comments
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Nuit musicale Mali-Russie
A la UneSeko ni Donko

Mali–Russie : 65 ans de relations diplomatiques célébrés en musique et en mémoire

by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a accueilli, ce mercredi 5 novembre 2025, une soirée exceptionnelle dédiée à la célébration des 65 ans de relations diplomatiques entre le Mali et la Fédération de Russie. Dans la salle Djéli Baba Sissoko, la Nuit Musicale Mali–Russie a réuni diplomates, artistes et responsables institutionnels autour d’un hommage fort à une coopération historique, riche et multiforme.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence de M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra, Secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou Daffé. Il était accompagné de M. Salia Malé, Chef de cabinet, de plusieurs membres du ministère, ainsi que de Son Excellence Monsieur Igor Gromyko, Ambassadeur de Russie au Mali.

Une année diplomatique marquée par des avancées stratégiques

Dans son allocution, SEM Gromyko a rappelé les moments forts de cette année jubilaire : la visite officielle du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, en Russie en juin, suivie de la première réunion de la Commission intergouvernementale russo-malienne à Bamako le 29 juillet. Il a également salué l’essor de la coopération culturelle et humanitaire, illustrée par la rencontre entre les ministres de la culture des deux pays en septembre à Saint-Pétersbourg.

Le discours du directeur du Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté, M. Oumar Kamara, lors de la XVIIᵉ Assemblée du Monde russe à Moscou, a profondément marqué les esprits par son émotion et sa portée symbolique. SEM Gromyko a aussi annoncé la signature imminente d’un accord de coopération entre le Conservatoire de Bamako et le Conservatoire d’État de Moscou Piotr Tchaïkovski, prévue dès le lendemain.

Une scène partagée entre traditions et virtuosité

Cette soirée musicale s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture, décrétée par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. Elle a offert un dialogue artistique vibrant entre les cultures malienne et russe. Le groupe Young BG et l’Ensemble Instrumental du Mali ont partagé la scène avec des solistes russes du Conservatoire de Moscou, dans une fusion harmonieuse de sonorités traditionnelles et classiques, saluée par un public conquis.

Par ailleurs, les artistes russes Oleg Kulko, Ekaterina Skousnitchenko, Victoria Verkhovskaïa, Nicolaï Agueïev, Alexandre Martianov, Danila Alekeseïv et Sofia Chirokova ont livré des prestations d’une grande finesse. À travers cette célébration, le Mali et la Russie ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer les échanges culturels, dans un esprit de fraternité et de coopération durable.

Des distinctions honorifiques pour les acteurs maliens

Autre moment fort de la soirée : la reconnaissance officielle de plusieurs personnalités maliennes par les autorités russes. M. Issa Togo, Maître de conférences à l’Université polytechnique de Saint-Pétersbourg et Consul honoraire du Mali, a été nommé Ambassadeur de l’éducation et de la science russes. Deux autres Maliens ont reçu des lettres de remerciement du Ministère russe des Sciences et de l’Enseignement supérieur, soulignant la place croissante du Mali dans les échanges intellectuels et scientifiques.

À travers cette soirée musicale et diplomatique, le Mali et la Russie ont célébré non seulement une histoire commune, mais aussi une vision partagée de l’avenir. La culture, en tant que vecteur de dialogue et de rapprochement entre les peuples, s’est imposée comme un pilier central de cette relation bilatérale.

Ibrahim Kalifa Djitteye

6 novembre 2025 0 comments
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Colloque de Bamako
ActuSeko ni Donko

Colloque de Bamako 2025 : élus, experts et citoyens pour une culture vivante et locale

by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La salle des Banquets du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce mardi 28 octobre 2025, le colloque de Bamako 2025, placé sous le thème : « Le rôle des Collectivités territoriales dans la revitalisation culturelle des territoires : la prise en compte du secteur culturel dans les PDESC ». Organisé dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, cet événement a réuni des représentants institutionnels, des élus locaux, des universitaires et des professionnels de la culture.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Mahamadou dit Koumbouna DIARRA, Secrétaire Général du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou DAFFÉ. Dans son allocution, il a souligné l’importance de ce rendez-vous pour repositionner la culture comme pilier du développement local. Il a déclaré :  « La culture ne constitue pas un luxe ni un secteur accessoire ; elle est le socle de notre identité et un levier économique de plus en plus reconnu. Prendre en charge suffisamment ou de prioriser la culture dans les PDESC, c’est faire le choix d’investir dans l’humain, dans l’avenir et dans la stabilité ».

Ce colloque, porté par la Cellule d’Appui à la Décentralisation/Déconcentration de la Culture (CADD/C), s’inscrit dans une dynamique de réflexion et d’action. Il vise à corriger une tendance préoccupante : la faible prise en compte du secteur culturel dans les Programmes de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) des collectivités territoriales.

Repenser les priorités locales pour une culture vivante

M. Aliou Badra Diakité, chef de la CADD/C, a rappelé que les besoins culturels sont aussi fondamentaux que ceux liés à la santé ou à l’éducation. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer les infrastructures culturelles, bibliothèques, musées, salles de spectacle dans les politiques locales, au même titre que les autres services de base.  « Il est temps de rééquilibrer les priorités. La population n’a pas seulement besoin d’eau ou d’électricité, elle a aussi besoin de lieux d’expression, de mémoire et de transmission »,  estime M. Diakité.

Le vice-président du Haut Conseil des Collectivités territoriales, M. Ahmadou Kisso Cissé, a salué l’initiative du colloque et appelé à une mobilisation accrue des élus. Il a souligné que la culture est un facteur de cohésion sociale et un vecteur de développement économique. « Ce colloque est le cadre idéal pour proposer des réponses concrètes à la faible intégration du secteur culturel dans les documents de planification », dit-il.

Il a également rappelé l’existence du décret 2016 fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales en matière de culture, tout en regrettant que les ressources nécessaires à leur mise en œuvre ne soient pas toujours effectives.

Former les élus, structurer les ambitions culturelles

M. Mohamed Alassane Diarra, représentant du président de l’Association des Municipalités du Mali, a mis en lumière les défis liés à la gouvernance culturelle locale. Selon lui, les maires ne sont pas toujours bien préparés à gérer les compétences culturelles.  « Il n’existe pas d’école pour former les élus à la gestion culturelle. Il est temps de réfléchir à des PDESC sensibles à la culture, comme on l’a fait pour la santé ou l’environnement », a laissé entendre le représentant du président de l’AMM.

Il a également souligné que la culture commence dans les communes, citant l’exemple de la Biennale artistique et culturelle qui débute toujours à l’échelle locale avant de s’élever au niveau national. Pour lui, il est essentiel de renforcer les capacités des élus et de structurer les ambitions culturelles dans les plans de développement.

Les participants ont unanimement reconnu que la culture ne doit plus être considérée comme un secteur marginal. Elle doit être valorisée, financée et planifiée avec rigueur et vision, en lien avec les réalités locales et les aspirations des communautés.

Vers une nouvelle gouvernance culturelle territoriale

Le colloque de Bamako 2025 marque une étape décisive dans la construction d’une gouvernance territoriale plus sensible aux dynamiques culturelles. Les recommandations attendues devraient permettre d’orienter les politiques publiques vers une meilleure prise en compte du patrimoine, de la créativité et des expressions culturelles locales.

En plaçant la culture au cœur des PDESC, le Mali fait le pari d’un développement plus inclusif, enraciné dans ses valeurs et ses savoirs, capable de répondre aux défis contemporains avec créativité et résilience. Ce colloque ouvre ainsi la voie à une mobilisation collective pour faire de la culture un véritable levier de transformation sociale et économique.

Les travaux se poursuivent avec des panels d’experts, des échanges entre collectivités et des ateliers de formulation de recommandations. Tous espèrent que les conclusions de ce colloque inspireront une nouvelle génération de plans territoriaux, plus audacieux, plus sensibles et plus culturellement ancrés.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

4 novembre 2025 0 comments
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Poudre de spodumène
A la Une

Souveraineté et développement industriel : Assimi Goïta inaugure la 2ᵉ mine de lithium à Bougouni

by Sahel Tribune 3 novembre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le président de la Transition du Mali, le Général d’armée Assimi Goïta, a inauguré ce lundi 03 novembre 2025, les mines de lithium de Bougouni, l’un des projets les plus importants de la nouvelle politique minière du Mali. 

La cérémonie, qui s’est tenue sur le site de N’Gouanala, a rassemblé des membres du gouvernement, des représentants de la société Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux habitants souhaitant soutenir ce projet porteur d’espoir.

Un partenariat stratégique et une vision d’avenir

Le projet est réalisé par LMLB SA, filiale de Kodal Mining UK Ltd (KMUK), détenue conjointement par Xinmao Investment Co Limited et Kodal Minerals plc. Xinmao est liée à Hainan Mining Co Limited, elle-même appartenant au groupe chinois Fosun International Limited.

En novembre 2023, Hainan a investi 100 millions de dollars dans KMUK, devenant actionnaire majoritaire à 51 %. Cet investissement a permis de lancer la première phase du projet. Le capital de LMLB SA est réparti entre Kodal Mining UK Ltd (65 %) et l’État du Mali (35 %), avec la participation d’investisseurs nationaux.

Des retombées économiques et sociales concrètes

Dans son discours, le ministre des Mines, Pr. Amadou Keïta, a salué la détermination du président Assimi Goïta à valoriser les ressources naturelles du pays. « Avec Bougouni, le Mali franchit une étape majeure dans la diversification de son économie. En combinant la production de Bougouni et celle de Goulamina, notre pays se positionnera dès 2026 comme le premier producteur africain de lithium », a-t-il déclaré.

Le ministre a précisé que les revenus totaux du projet sont estimés à 2,25 milliards de dollars, avec un résultat net après impôts de 374,8 millions de dollars. L’État malien percevra environ 255 millions de dollars, dont 67 millions de redevances minières et 187 millions d’impôts sur les sociétés. Il a également souligné l’impact social du projet : plus de 500 emplois directs et indirects ont déjà été créés et ce chiffre atteindra environ 800 à pleine capacité, offrant ainsi de nouvelles opportunités aux jeunes et aux communautés locales.

Un secteur minier en pleine refondation

Pr. Amadou Keïta a rappelé les efforts pour renforcer la rigueur dans le secteur minier. « Nous avons annulé 121 titres miniers, dont 100 permis de recherche et 21 autorisations de carrières industrielles. Désormais, seule la transparence guidera la gestion de nos ressources », a-t-il souligné.

Le président du Conseil d’administration de Kodal Mining UK Ltd, Teng David Lei, a mis en avant la solidité du partenariat. « Ce projet est le fruit d’une collaboration entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni. Il reflète la synergie entre expertise internationale, vision nationale et engagement communautaire », a-t-il déclaré.

L’inauguration des mines de lithium de Bougouni confirme le rôle moteur du Mali dans le développement du lithium en Afrique de l’Ouest et ouvre de nouvelles perspectives pour la transformation industrielle du pays.

Cheickna Coulibaly, envoyé spécial à Bougouni 

3 novembre 2025 0 comments
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Les mines de lithium de Bougouni
A la UneÉconomie

À Bougouni, un bain de foule pour Assimi Goïta : le Mali inaugure sa deuxième mine de lithium et réaffirme sa souveraineté économique

by Chiencoro 3 novembre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Bougouni a vibré au rythme d’une ferveur populaire rare pour accueillir le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, venu inaugurer la deuxième mine de lithium du Mali. Dans une atmosphère d’unité nationale et de défi adressé à ceux qui prédisaient l’isolement du pays, cette cérémonie symbolise la souveraineté retrouvée d’un État qui transforme ses ressources en moteur de dignité et d’espérance.

Sous un soleil de plomb, la population de Bougouni s’est massée par milliers le long des routes pour accueillir, dans une ferveur patriotique, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Ce lundi 3 novembre 2025, la capitale du Banimonotié vibrait au rythme d’un événement à la fois politique, économique et symbolique : l’inauguration officielle des mines de lithium de Bougouni, la deuxième du pays après celle de Goulamina.


Au moment où certains chancelleries étrangères demandaient à leurs ressortissants de quitter le Mali, redoutant l’insécurité et la pénurie de carburant, le peuple, lui, répondait par un message sans ambiguïté : le Mali est debout, souverain et confiant.

Sous les cris de « Vive le Mali, vive Assimi ! Nous vous soutenons ! Nous sommes fiers de vous ! », le Chef de l’État s’est offert un long bain de foule, levant les mains pour saluer le peuple, saluant des femmes en pagne et des enfants agitant le drapeau national. L’émotion, palpable, traduisait un sentiment de fierté retrouvée : celle d’un peuple qui voit enfin ses ressources valorisées sur son propre sol.

Une cérémonie hautement symbolique

L’événement s’est tenu sur le site de Foulaboula, dans le cercle de Bougouni, en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers, ainsi que d’une forte délégation chinoise et britannique.
L’ouverture de cette mine marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de diversification minière et de souveraineté économique, portée par la vision du Président Goïta et mise en œuvre par le ministère des Mines.

Dans son mot de bienvenue, le chef de village de Bougouni, N’Togo Diakité, a exprimé sa reconnaissance : « Bougouni est fière aujourd’hui, car l’histoire retiendra que c’est ici qu’a été posée une nouvelle pierre du Mali nouveau. »

Le maire de la commune urbaine, quant à lui, a salué « un projet qui apporte de l’emploi, des infrastructures et la confiance en l’avenir », avant d’ajouter : « Quand d’autres fuient, nous, nous construisons. »

Les partenaires internationaux saluent un modèle de coopération

Le directeur général de Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA) a rappelé la portée internationale du projet : « Ce partenariat entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni prouve que l’exploitation minière peut être éthique, moderne et bénéfique pour tous. Le Mali n’est pas un terrain d’expérimentation, c’est un partenaire d’avenir. »

Fruit de la coopération entre Kodal Mining UK Ltd, Hainan Mining Co. Ltd (filiale du groupe chinois Fosun) et l’État malien (détenteur de 35 % du capital), le projet représente un investissement initial de 65 millions de dollars, avec une production annuelle prévue de 125 000 tonnes de spodumène dès la première phase, et jusqu’à 240 000 tonnes à terme.

Le ministre des Mines : « Le lithium, un levier de souveraineté »

Dans son discours, le ministre des Mines a replacé cette inauguration dans la dynamique de la Vision Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma, rappelant que le secteur minier est désormais un pilier de la refondation nationale : « Nous avons annulé plus de 120 titres miniers pour restaurer la discipline et la transparence. Désormais, chaque gramme extrait du sous-sol malien doit servir la Nation, et non l’enrichissement de quelques-uns. »

Il a insisté sur la dimension sociale du projet : plus de 500 emplois directs déjà créés, près de 317 millions FCFA investis dans le développement communautaire (routes, écoles, santé), et 446 millions FCFA de compensations versées aux populations. Des comités locaux assurent désormais le suivi environnemental et la transparence du recrutement.

Le Mali, puissance émergente du lithium

Le Projet de Lithium de Bougouni s’inscrit dans une perspective durable : 11 années d’exploitation prévues, 19,8 millions de tonnes de minerai à une teneur moyenne de 1,07 % en oxyde de lithium, et un revenu global estimé à 2,25 milliards de dollars.
Pour l’État malien, la part des retombées financières est estimée à 254,9 millions USD, entre impôts, taxes et dividendes.

Au-delà des chiffres, cette cérémonie consacre la montée en puissance du Mali dans la chaîne mondiale du lithium, métal clé de la transition énergétique planétaire.
En l’espace de deux ans, Bamako a réussi ce que beaucoup jugeaient impossible : devenir un acteur incontournable du marché mondial, sans renoncer à son indépendance politique.

Une victoire populaire et géopolitique

Alors que certains misaient sur un Mali fragilisé, la journée du 3 novembre a renversé les pronostics. Bougouni a offert au monde le visage d’un pays uni, fier et productif.
Au milieu des tambours et des chants, le message du peuple au Président a résonné fort : « Nous croyons en ce Mali-là. »

Dans cette région du sud, où les champs côtoient désormais les machines d’extraction, l’histoire s’écrit à la pelle et au cœur. Et dans le grondement des moteurs, il n’y avait pas que le bruit des engins : c’était celui d’une nation qui avance, sûre d’elle-même, vers son destin souverain.

Chiencoro Diarra 

3 novembre 2025 0 comments
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Pénurie du carburant au Mali
A la UneOpinion

Carburant, crise et cohésion : quand le Mali se découvre plus fort qu’on ne le croyait

by Mikailou Cissé 3 novembre 2025
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Ce n’est pas qu’une pénurie de carburant. C’est une épreuve nationale, un test de cohésion et de maturité pour le Mali. Dans les files d’attente, dans les convois escortés, dans la patience des citoyens comme dans la détermination de l’État, se joue bien plus que la logistique d’un approvisionnement : la réaffirmation d’une souveraineté qui se forge dans la crise. Le Mali, éprouvé mais debout, transforme l’adversité en leçon de dignité.

La crise énergétique que traverse le Mali est bien plus qu’un simple manque de carburant. Elle agit comme un miroir de la nation, révélant la solidité de ses institutions et la maturité morale de son peuple. Chaque décision, chaque geste, chaque effort collectif devient une réponse à cette épreuve nationale.

Chaque citerne arrivée, un acte de résistance civique

La rareté du carburant, les ruptures d’approvisionnement et les difficultés logistiques n’ont jamais été aussi sévères. Leurs effets dépassent les stations vides ou les longues files d’attente. Ils se mesurent dans les transports paralysés, les activités économiques ralenties et jusque dans le moral des familles. Cette crise met à nu nos fragilités, mais aussi notre résilience. Elle dévoile les manœuvres d’acteurs hostiles cherchant à affaiblir la République, parfois de l’intérieur même du pays. Pourtant, jamais le feu allumé contre le Mali n’a autant éclairé la défaite de ses adversaires. Ils finissent toujours brûlés par la flamme qu’ils ont eux-mêmes attisée.

Un tel incident, d’une ampleur inédite, rappelle que les menaces pesant sur la nation — qu’elles viennent de l’extérieur ou de l’intérieur — sont réelles et organisées. Dans ce contexte, la vigilance, la prudence et la discipline sont vitales. Car la sécurité et la souveraineté d’un État ne reposent pas seulement sur la force de ses armes, mais sur la responsabilité et la solidarité de ses citoyens.

À Bamako, l’arrivée progressive des convois de carburant a ramené la vie dans les rues. Le bruit des moteurs et la reprise du trafic ont offert un souffle nouveau, matériel et moral à la fois. Ces camions qui bravent la route sont les témoins du courage des chauffeurs, du dévouement des forces de sécurité et de l’engagement de l’État. Chaque citerne arrivée à bon port est une victoire collective, un acte de résistance civique.

La consolidation de la base de notre unité nationale

Cette reprise témoigne aussi du retour de l’autorité de l’État lorsqu’elle agit pour le bien commun. L’armée, au service du peuple, en est l’expression la plus visible. Chaque convoi protégé, chaque station réapprovisionnée, chaque difficulté surmontée renforce la confiance du peuple dans ses institutions et dans la République.

Mais cette crise met en lumière une autre bataille : celle contre la spéculation et le marché noir. Certains cherchent à tirer profit de la pénurie, d’autres s’organisent pour aider. C’est là que se joue le vrai combat — entre civisme et cupidité, entre solidarité et égoïsme. Malgré tout, l’amour du pays et le sens du devoir finissent toujours par triompher. Cette épreuve révèle à la fois ce que le Mali a de plus vulnérable et de plus noble. Elle rappelle que la première bataille à gagner est morale et intellectuelle avant d’être matérielle.

La leçon à tirer est qu’il faut une gestion plus souveraine, plus équitable et plus planifiée du carburant. Il ne s’agit pas seulement d’acheminer les citernes vers les grandes villes, mais de penser à une distribution juste, prenant en compte les besoins des zones rurales souvent oubliées. Car c’est dans ces territoires délaissés que naissent les frustrations, les trafics et parfois les résistances. Assurer l’approvisionnement du monde rural, c’est consolider la base même de notre unité nationale.

De cette crise naît une énergie nouvelle

Enfin, cette crise nous enseigne que la souveraineté ne se proclame pas, elle se prouve. Elle se construit par la discipline, la vigilance et la responsabilité de chacun. Chaque difficulté doit devenir une leçon, chaque épreuve une occasion d’avancer.

Le retour du carburant à Bamako et dans les régions n’est pas seulement un signe de normalité retrouvée. Il symbolise une souveraineté qui s’affirme. Chaque litre distribué est une victoire sur le doute. Le grondement des moteurs n’est plus seulement celui du transport, mais celui d’un peuple en marche — uni dans sa diversité, conscient de sa force et de son destin.

Le Mali se relève, apprend et s’organise. De cette crise naît une énergie nouvelle : celle de la solidarité, de la responsabilité et d’une souveraineté durable, fondée sur la justice sociale et la dignité nationale.

Mikaïlou Cissé 

3 novembre 2025 0 comments
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6ème rapport du GIEC sur le climat
Climat et environnement

Inaction climatique : le monde paie déjà le prix fort, selon l’OMS et le Lancet Countdown

by Chiencoro 2 novembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

L’inaction climatique n’est plus une abstraction. Elle tue, ici et maintenant. Selon le nouveau rapport du Lancet Countdown publié avec le soutien de l’OMS, le réchauffement de la planète provoque déjà des centaines de milliers de morts chaque année, mine les économies et épuise les systèmes de santé. Pendant que les subventions aux énergies fossiles explosent, les pays les plus vulnérables suffoquent. À la veille de la COP30 au Brésil, la science adresse un avertissement sans détour : protéger la planète, c’est désormais protéger la vie.

Le réchauffement climatique n’est plus une menace future : il tue déjà. C’est le constat glaçant dressé par le rapport 2025 du Lancet Countdown sur la santé et le changement climatique, publié le 29 octobre à Genève en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon cette étude mondiale, la dépendance persistante aux combustibles fossiles et le manque d’adaptation à un monde en surchauffe provoquent des conséquences dévastatrices sur la santé humaine et l’économie mondiale.

Une crise sanitaire avant tout

« La crise climatique est une crise sanitaire », a averti le Dr Jeremy Farrar, haut responsable de l’OMS. Chaque fraction de degré supplémentaire coûte des vies, souligne-t-il, alors que 546 000 décès liés à la chaleur sont désormais enregistrés chaque année, soit une augmentation de 23 % depuis les années 1990. En 2024, chaque être humain a subi en moyenne 16 jours de chaleur dangereuse, un niveau inédit.

Les feux de forêt, les sécheresses et l’insécurité alimentaire qui en découlent ont touché 124 millions de personnes supplémentaires en 2023. Sur le plan économique, l’exposition à la chaleur aurait fait perdre 640 milliards d’heures de travail dans le monde, pour un coût estimé à 1 090 milliards de dollars.

Des choix politiques en question

Le rapport fustige les gouvernements qui continuent de subventionner massivement les énergies fossiles : 956 milliards de dollars y ont été consacrés en 2023, soit trois fois plus que le financement annuel promis aux pays vulnérables au changement climatique. Quinze États ont même dépensé davantage pour ces subventions que pour leur budget national de santé.

Pourtant, les bénéfices de l’action climatique sont prouvés : la réduction de la pollution au charbon aurait permis d’éviter 160 000 décès prématurés par an entre 2010 et 2022. La production mondiale d’énergie renouvelable a atteint 12 % de l’électricité mondiale et créé 16 millions d’emplois.

Des signaux d’espoir

La directrice du Lancet Countdown, Dr Marina Romanello, estime que « l’abandon rapide des combustibles fossiles au profit des énergies propres demeure le levier le plus puissant pour protéger des vies ». Elle appelle aussi à repenser les systèmes alimentaires et agricoles : des régimes plus sains et respectueux du climat pourraient sauver jusqu’à 10 millions de vies par an.

Malgré le ralentissement de certains engagements politiques, le rapport note des avancées tangibles : 834 villes sur 858 ont évalué leurs risques climatiques, et le secteur de la santé a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 16 % entre 2021 et 2022. Plus de la moitié des pays membres de l’OMS disposent déjà d’un plan d’adaptation sanitaire.

En route vers la COP30

À l’approche de la COP30 qui se tiendra à Belém (Brésil) en 2025, l’OMS entend placer la santé au cœur des négociations climatiques. Le rapport du Lancet Countdown servira de référence pour le Plan d’action de Belém, attendu comme un tournant vers une action climatique fondée sur la justice et la santé.

Soutenue par Wellcome, pilotée par l’University College London et 71 institutions partenaires, cette neuvième édition du rapport se veut un avertissement sans appel : la santé mondiale dépend désormais de la rapidité avec laquelle l’humanité abandonnera les combustibles fossiles au profit d’un avenir propre, juste et vivable pour tous.

Chiencoro Diarra 

2 novembre 2025 0 comments
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